23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 08:40

Le Théâtre des Champs Elysées m'avait fait une offre promotionnelle pour un récital de piano hier soir donné par David Fray,

à laquelle j'avais souscrit volontiers mais... des places en galerie se sont libérées tardivement pour le concert d'Accentus à

la Cité de la Musique. Ayant essayé sans succès jusqu'ici d'assister à un concert d'Accentus, j'ai décidé in-extremis de changer

de destination pour la soirée. Que le Théâtre des Champs Elysées et David Fray ne m'en veuillent pas, je suis avant tout

une choriste qui aime entendre d'autres choristes, et parler chant choral... L'esprit de corps! Partie remise...

Accentus

En gare d'Arcueil à 19h23*, le transport fut fluide et sans incidents. Je suis arrivée peu après 20h à l'entrée de la Cité de

la Musique, où j'ai été sondée deux fois, une fois sommairement sur mes habitudes philharmoniphiles, puis une deuxième fois

de manière approfondie, avec questionnaire personnalisé, et tirage au sort pour gagner des places de concert (whaouh!)

Avez-vous un abonnement? Non. Etes-vous déjà venue dans cette salle ou dans la grande salle? Oh, oui, souvent!

Puis je suis entrée et j'ai gagné l'entrée K de la galerie, où était ma place. La vue n'était pas réduite du tout!

Accentus

La salle s'est remplie progressivement, mais il restait quelques places libres, on nous a proposé

de descendre dans les rangées latérales, j'ai rejoint la porte G qui nous faisait face, un étage plus bas.

Voici la vue de la salle depuis le premier rang de la porte G:

Accentus

J'étais juste en surplomb de la scène... une chance inespérée. L'Orchestre de chambre de Paris se mit en

place sous les applaudissements, une cinquantaine de musiciens environ. Le concert, intitulé "Légendes"

comprenait des pièces de Liszt et de Gounod, d'inspiration religieuse, instrumentales et chorales.

Accentus

La première partie du concert comportait deux pièces de Franz Lizst, "Du berceau jusqu'à la tombe",

instrumentale, et la "Légende de Sainte Cécile", instrumentale et chorale, avec une soliste mezzo-soprano.

La partie de soliste était chantée par Karine Deshayes (entendue dans Offenbach samedi dernier), je n'ai pas de

photo, mais j'ai beaucoup aimé Karine Deshayes dans ce répertoire. Le concert était enregistré pour la réalisation d'un CD.

Laurence Equilbey arriva, nous salua, et le premier mouvement "Le Berceau" commença. J'ai été saisie par

la douceur et la délicatesse de cette introduction de l'oeuvre, andante et toute en nuances, quoique à la

limite du dépouillement comme le précise le livret, et à effectif réduit. Le "Combat pour la vie" qui suivit

était plus âpre, et sur un tempo agitato rapido. Dans ce passage, deux thèmes alternent, l'un violent, et

l'autre issu du thème du berceau, l'enfant devenu adulte confronté à la tourmente de la vie. Le dernier mouvement

"Vers la tombe" fait évoluer les deux thèmes vers la conclusion de l'existence. J'ai retrouvé le Lizst du Via Crucis

que j'avais chanté dans les années 80, un compositeur habité par la religion et sans concession dans les évocations.

Le choeur Accentus entra en scène pour la Légende de Sainte Cécile qui suivit, soit une quarantaine de

choristes répartits en 4 pupitres. Il faisait trop sombre dans la salle pour suivre sur le programme simultanément, j'ai été

un peu suprise que les paroles de la Légende soient en français (surtitrées). C'est dans le livret: le texte,

en français, est de Mme Girardin, qui était l'amie du compositeur, et date de 1839. Les parties vocales

sont simples et ai-je trouvé, dépouillées. A l'inverse, les textes sont d'une extrême dévotion religieuse, démonstrative,

très appuyée, paraissant aujourd'hui surannée, ou du moins qui ne s'exprimerait plus actuellement de cette manière. Je cite les

propos de Lizst, issus du livret, tenus en 1835: "La création d'une musique nouvelle est imminente,

essentiellement religieuse, forte et agissante [...] elle sera à la fois dramatique et sacrée, pompeuse

et simple, pathétique et grave, ardente et échevelée, tempétueuse et calme, sereine et tendre."

Accentus

La partie composée par Charles Gounod du concert, suivait, dédiée à Sainte Cécile d'une part, et à

Saint François d'Assise, d'autre part, et répartie avant et après l'entracte. La première oeuvre, présentée

par l'orchestre et un violon solo, était l'Hymne à Sainte-Cécile. Cette petite pièce assez courte existe en

plusieurs versions, dont une vocale comprend les paroles de l'Ave verum corpus. Cécile était une jeune chrétienne

vivant à Rome au 2è siècle après JC, vierge et martyr, qui, canonisée par la suite, est devenue la patronne des musiciens.

Nous avons entendu une version instrumentale, avec la violoniste solo Deborah Nemtanu (qui est la soeur de

Sarah Nemtanu, premier violon à l'Orchestre national de France, avec Luc Héry), très élégante, moins rugueuse que les

pièces de Liszt qui avaient précédé, typique du romantisme français selon les critiques de l'époque.

Après l'entracte, le choeur Accentus revint pour interpréter l'ultime oratorio écrit par Gounod, "Saint François

d'Assise". François était un religieux catholique italien des XIIè-XIIIè siècles qui fonda l'odre des franciscains, et fit voeu de

pauvreté. Il fut canonisé peu après sa mort, et devint ultérieurement le "patron des animaux" et aussi de "ceux qui s'occupent

d'écologie" (Jean-Paul II). J'étais donc placée sous le double patronnage des saints révérés de la soirée, Cécile et François.

Les textes de l'oratorio, que le livret décrit comme des archaïsmes savoureux, mettaient en scène François à la fin

de sa vie, et le crucifix, qui s'animait pour lui répondre. François était chanté par Stanislas de Barbeyrac,

ténor, et le Crucifix par Florian Sempey, baryton (entendu lui aussi dans Offenbach la semaine dernière).

Il s'agissait selon Gounod d'un diptyque musical, qui date de 1891. Le compositeur avait une vocation

religieuse, qu'il n'a pas suivie, au bénéfice de la musique, mais qui transparait dans cette oeuvre.

Accentus

Sur la photo ci-dessus, on voit de gauche à droite Deborah Nemtanu, Laurence Equilbey,

Stanislas de Barbeyrac, et Florian Sempey, au premier rang, devant les violonistes.

Ce fut un concert d'une grande beauté, inspiré, extrêmement riche de nuances. J'ai apprécié le fondu

parfait des voix du choeur Accentus, de la courte distance à laquelle j'étais placée. Nous avons beaucoup

applaudi, et il y eut un bis: le Berceau de Liszt, aussi beau qu'à la première écoute, régénérant.

Le concert s'est terminé vers 22h15, c'est l'orchestre qui a donné le signal du départ à des auditeurs résistants.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Accentus
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 16:55

Jacques, ex-chef de pupitre des ténors du Choeur Deux, nous invite aux trois concerts

du Choeur Note et Bien, les 23 juin, 25 et 26 juin 2016, avec trois lieux et trois heures différents.

Le 23 juin à 20h45 à Saint-Denys du Saint-Sacrement (3è arrdt) à 20h45, le 25 à Notre-Dame du

Perpétuel Secours (Ménilmontant) à 21h, et le 26 juin à 16h à l'église de l'Immaculée Conception

(Boulogne-Billancourt). Au programme: le Stabat Mater d'Anton Dvorak.

 

 

Trois concerts extérieurs Dvorak

Le choeur et l'orchestre Note et Bien seront placés sous la direction de David Molard.

L'entrée est libre, votre contribution volontaire servira à aider des associations humanitaires soutenues

par Note et Bien, dont la liste pour ces trois concerts est sur leur site, avec les adresses précises des lieux

de concerts. Si vous avez aimé chanter cette oeuvre en 2013, prenez plaisir à l'entendre à nouveau!

 

Sylvie, blogmestre

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 08:23

Comme je l'avais annoncé sur ce blog, les grandes salles donnaient hier soir des concerts gratuits,

avec entrée sur réservation préalable de sa place, j'en avais une pour la Maison de la radio,

où l'Orchestre philharmonique de Radio France fêtait la Musique, sous la direction de Marzena Diakun.

Le Philhar' fête la musique

Nous avions été priés d'arriver en avance, j'étais en gare d'Arcueil à 19h15*, et pris la ligne 6 du métro à Denfert-Rochereau,

direction Etoile. A La Motte-Piquet, on nous informa que deux stations étaient fermées au public, Dupleix, et Passy (?!)

(Passy était celle où j'allais et Dupleix était la station près de laquelle mes parents ont habité 17 ans, ce sont deux petites

stations situées  entre deux grosses, qui étaient ouvertes, pour quelle raison  les avait-on fermées?) Je descendis donc à

Bir-Hakeim à 19h45**, et fis un peu de chemin à pied en plus. Voici la Tour Eiffel vue du Pont de Bir-Hakeim:

La Tour Eiffel vue du Pont de Bir-Hakeim

La Tour Eiffel vue du Pont de Bir-Hakeim

Je suis arrivée à la Maison de la Radio un peu après 20h, il y avait une animation sur le parvis. Nous sommes entrés

facilement, les arrivées plus précoces facilitent l'entrée et le contrôle. Le grand auditorium était déjà plein au niveau du parterre

et de la corbeille. Comme le placement était libre, les hôtes et hôtesses procédaient méthodiqueent, en remplissant les loges

au fur et à mesure des arrivées. J'ai inauguré le premier balcon avec une dizaine d'autres auditeurs,

j'étais à la place 10 de la rangée O, au premier rang de face, avec une vue superbe sur l'orchestre.

L'auditorium du premier rang du premier balcon, de face

L'auditorium du premier rang du premier balcon, de face

Le premier balcon a continué à se remplir sans bruit, même après le début du concert. L'orchestre arriva par bribes (je crois

que les musiciens avaient une autre prestation dans la Maison avant la nôtre), un monsieur en short assis au parterre

applaudissait chaleureusement dès qu'un musicien se présentait (un fan!). Alors que l'orchestre était complet et que

l'on n'attendait plus que Marzena Diakun, une algarade éclata quelques rangs derrière moi, une dame voulait

absolument s'asseoir là où une autre avait gardé une place pour son mari parti aux toilettes, puisque le placement était libre.

Marzena Diakun entra. Applaudissements. Quand le silence se fit, on entendit "mais vous êtes cinglé!" et "c'est vous

qui êtes cinglée!"  Marzena noya magistralement les cris et les noms d'oiseau sous les accords tonitruants

de la 5è symphonie de Beethoven, dont le premier mouvement débutait le concert. Quand l'orchestre joua

mezzo-forte, on n'netendit plus rien... les belligérants, venus aux mains, avaient probablement été embarqués discrètement par

la sécurité! Il y avait un public différent du public habituel que l'on rencontre dans cette salle, la Fête de

la Musique étant une opportunité de découverte sans frais d'une grande salle et d'un concert de qualité.

Derrière moi, des parents mélomanes avaient amené un bébé gazouilleur, qui appréciait particulièrement les flûtes et les

haubois, et formait un trio là où le compositeur n'avait prévu qu'un duo... En revanche, les bassons le laissaient coi (ça a une

grosse voix, le basson!) Nous avons donc entendu de très beaux airs de musique classique, populaires, pour orchestre

symphonique, avec improvisation de bébé soliste gazouilleur. Mais c'était plutôt amusant.

Une partie de l'orchestre philharmonique, et Marzena Diakun

Une partie de l'orchestre philharmonique, et Marzena Diakun

Le concert était majoritairement d'inspiration slave, avec quatre compositeurs slaves sur les sept

présentés: Tchaikovski, Borodine, Rimski-Korsakov, et Dvorak, dirigé par Marzena Diakun, qui est

d'origine polonaise et a mis toute la passion de l'âme slave dans sa direction. L'exécution a été superbe.

Bravo! On nous a dit que le concert était diffusé en direct, mais c'est un autre concert qui était à l'entenne sur France Musique

hier soir à cette heure-là. Peut-être a-t'il été enregistré pour être diffusé ultérieurement, à moins que les incidents du début

aient empêché la diffusion... Ce serait dommage. J'avais incrusté le fichier audio proposé, qui est vide, je l'ai ôté.

 

Nous avions donc au programme le premier mouvement de la 5è symphonie de Beethoven, puis un extrait

de Peer Gynt d'Edward Grieg, puis l'ouverture de Roméo et Juliette de Piotr Ilitch Tchaikovski, particulière-

ment impressionnante avec des syncopes et contretemps et beaucoup de volume dans les cuivres et les

cordes, très applaudie par le public, de plus en plus démonstratif. Puis vint le vol du bourdon de Nicolaï

Rimski-Korsakov, très court par rapport à la pièce précédente, et plein d'humour, qui amuse toujours beau-

coup les auditeurs, suivi des Danses polovtsiennes du Prince Igor d'Alexandre Borodine (dans lesquelles il y a

un thème secondaire joué par les cuivres qui a été utilisé pour la musique de générique entêtante de la série de dessins

animés des aventures de Tintin) Gros succès, bien entendu! Dans toutes ces pièces, j'ai remarqué que le

hautbois était particulièrement sollicité, suivi de près par la flûte solo, en vermeil,dotée d'un très joli son

(le bébé gazouilleur était comblé!). Le concert se poursuivit avec la Danse macabre de Camille Saint Saëns,

seul compositeur français de la soirée, et se termina par la danse slave n°1 d'Anton Dvorak, qui fait partie de

mes premiers vinyles de coeur d'adolescence. L'interprétation d'hier soir, plus puissante et cuivrée

que je l'avais entendue jusque là, plus symphonique que bohémienne, m'a bien plu!

Marzena Diakun, qui est très jeune, gracieuse silhouette féminine longiligne en frac, dirige de tout

son corps, et y met beaucoup d'âme et d'énergie. Le résultat était superbe, la salle l'a rappelée,

jusqu'à ce que l'orchestre se disperse. C'était un splendide concert classique accessible à tous.

Bravo le Philharmonique, bravo Marzena Diakun, et bonne continuation! Et merci pour cette belle soirée!

Marzena Diakun et les violons

Marzena Diakun et les violons

N'ayant aucune envie de refaire 20 minutes de marche pour rejoindre la station Bir-Hakeim, j'ai testé le RER C,

repris à 21h45*** avenue du Président Kennedy, avec vue sur la Maison de la Radio, ci-dessous:

 

Sylvie, blogmestre

La station de RER C et la Maison de la Radio en arrière plan

La station de RER C et la Maison de la Radio en arrière plan

Départ d'Arcueil-gare à 19h15

Départ d'Arcueil-gare à 19h15

Sortie du métro à Bir-Hakeim à 19h43

Sortie du métro à Bir-Hakeim à 19h43

Reprise du RER C à la station Avenue du Président Kennedy à 21h45

Reprise du RER C à la station Avenue du Président Kennedy à 21h45

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 13:40

C'est l'été et la Fête de la musique depuis cette nuit!

 

 

Voici sur le site "Sortir à Paris" une sélection de propositions pour tous les quartiers de Paris

et sa petite couronne, avec les liens vers les événements listés. Les grandes salles publiques comme

la Philharmonie (19è arrdt), l'Opéra Bastille (12è arrdt), ou la Maison de la Radio (16è arrdt) proposent

aussi des concerts gratuits, il faut s'inscrire en ligne sur leur site, s'il reste de la place...

Joyeuse fête de la musique à tous les musiciens!

 

Sylvie, blogmestre

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 07:47

Hier soir, comme annoncé dans l'article précédent, nous avons arrosé le départ de Pierre Molina,

avec pot, cadeaux, discours (Jean-Marie, je peux avoir le discours pour mettre sur le blog s'il-te-plaît?), applaudis-

sements, et larmes à l'oeil. Nous avons chanté l'Ave verum de Mozart, dirigés par Matthieu Stefanelli.

Suzon nous a informés que pour raison de santé elle ne serait pas des nôtres l'an prochain.

Départ de Pierre

Avant les au-revoir, nous avons quelque peu festoyé, mais raisonnablement (j'ai le souvenir d'une

redoutable bouteille d'hydromel rencontrée au même pot en 2008, et d'un retour subséquent hasardeux !)

Départ de Pierre

Il y eut après le pot la première assemblée générale de la jeune association Lacryma Voce,

qui reprendra l'effectif des Choeurs de Paris XIII à la rentrée prochaine. Ayant matière à discuter avec

Pierre à propos de ce présent blog (je n'avais jamais imaginé qu'il survivrait aux CP13 parisiens!),

je n'ai pas assisté à l'AG, mais j'avais des informateurs en place :-)

Nous sommes sortis discuter dans la cour, où une petite créature poilue attendait son papa avec impatience!

Départ de Pierre

Il me reste à résoudre la quadrature du cercle concernant ce blog... encore un casse-tête juridique!

(son nom comporte un choeur qui appartient dorénavant à Pierre et sa propriété intellectuelle est mienne)

Nous souhaitons une bonne continuation à Pierre et à Suzon, et espérons les revoir et avoir des nouvelles!

Merci à tous les deux pour ces belles années partagées.

 

Sylvie, blogmestre

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 09:27

Ce soir, c'est notre pot de fin d'année chorale 2015-2016, et ce sera aussi le pot de départ de Pierre Molina,

ce que j'écris avec une tristesse certaine, même si Pierre part habité de nombreux projets polyphoniques.

 

 

Le nom "Les Choeurs de Paris XIII" part avec lui, puisque pour des motifs personnels, affectifs

(c'est Pierre qui a créé ces choeurs), et juridiques ai-je compris, il est nécessaire que l'association

correspondante cohabite quelque temps avec la nouvelle association "Les Choeurs de Paris Lacryma Voce"

qui s'est créée à Paris et va accueillir les choristes, sous la direction de Matthieu Stefanelli.

 

C'est donc au pot de départ de Pierre que tous les choristes des Choeurs de Paris XIII sont conviés ce soir,

avec boissons, petits gâteaux, petits et gros cadeaux (chut, c'est un secret, ça reste entre nous!)

Nous essayerons de ne pas ressortir divaguant sur la voie publique en état d'ébriété...

Sylvie, blogmestre

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:27

Hier dimanche 19 juin, je suis partie de mon domicile un peu avant 9h30, et suis arrivée en gare d'Arcueil à 9h37*, simultanément

avec un train qui allait à Paris, et donc étais en gare de St Michel Notre-Dame à 9h55**. Comme vous avez pu le constater,

je suis en retard sur le contenu de mes articles, c'est un problème de fatigue générale, je vais faire les grandes lignes

de celui-ci et entrerai dans les détails plus tard, en vous faisant part des images. Pause requise!

 

Cet article a été écrit à 9h27, et mis en ligne à partir de 9h55.

J'ai envoyé 5 notifications, dont une seule est partie, celle de 10h.

Dimanche 19 juin 2016
Dimanche 19 juin 2016

Je suis entrée dans la cathédrale vers 10h avant le début de la messe grégorienne, et ai assisté aux deux

messes grégorienne et internationale. La Maîtrise était composée de quatre jeunes femmes et leur chef

pour la messe grégorienne, et d'un quatuor mixte de solistes pour la messe internationale.

Le compte-rendu de ces deux messes a été rédigé sur le blog Cum sancto spiritu, ici.

Dimanche 19 juin 2016

Je suis ressortie de la cathédrale vers 12h40, et enregistré un petit passage d'orgue qui jouait

du Bach je crois, à la sortie de la messe internationale, puis ai gagné la station de métro

Hôtel de Ville à pied, par le pont d'Arcole, ci-dessous.

Dimanche 19 juin 2016
Dimanche 19 juin 2016

J'ai pris la ligne 1 du métro à 12h59, pour gagner la Comédie Française avant la séance de 14h.

Arrivée avec un peu d'avance, j'ai complété mes emplettes de la veille dans un Franprix ouvert...

Dimanche 19 juin 2016

J'allais voir Un chapeau de paille d'Italie d'Eugène Labiche. La salle Richelieu était remplie

aux trois quarts, environ, quand le spectacle commença.

Dimanche 19 juin 2016

Voici la salle Richelieu, vue de la corbeille côté cour:

Dimanche 19 juin 2016

Le spectacle a duré 2h40 avec un entracte de quinze minutes que j'ai passées au foyer. Dans la salle Richelieu,

la climatisation fonctionnait et il faisait froid...! Cette pièce était franchement burlesque et la noce

m'a parue plus proche de Kusturica (la mariée du Temps des Gitans) que de Molière, j'y reviendrai.

Voici les acteurs à la fin de la pièce:

Dimanche 19 juin 2016

J'ai repris le métro à la station Palais-Royal à 16h40, puis le RER, jusqu'à Arcueil.

Dimanche 19 juin 2016
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 03:23

Il y avait ce samedi soir 18 juin, au Théâtre des Champs-Elysées, un grand concert Offenbach organisé par

Radio classique, et joué par l'Orchestre national d'Ile-de-France, sous la direction de Nicolas Chalvin.

Offenbach en fête

Partie de la gare d'Arcueil plus tôt que la veille, après un trajet exceptionnellement rapide, je suis arrivée en avance à la station

FD Roosevelt, et en ai profité pour faire quelques emplettes au Monoprix des Champs-Elysées, dont je suis ressortie à 19h45*

Je suis arrivée au Théâtre des Champs-Elysées,avenue Montaigne, peu avant 20h. Ma place

était au second balcon. Les flasheuses étaient probablement en panne, nos billets n'ont pas été flashés.

Offenbach en fête

Ci-dessous le Théâtre du de la place Y40, il s'est à une poignée de places près entièrement rempli par la suite.

Il y avait des familles avec enfants, comme lorsque j'avais entendu ici le concert de David Garrett.

Offenbach en fête

Le programme de la soirée était composé d'extraits d'opérette enchaînés et enregistrés pour la radio,

certains exclusivement instrumentaux, d'autres chantés par des solistes. Nous entendîmes ainsi

les extraits les plus connus de La vie parisienne, de La grande duchesse de Gerolstein,

de La belle Hélène, de La Perichole, d'Orphée aux enfers, mais aussi d'oeuvres moins jouées

comme Les brigands ou Robinson Crusoé, et de l'opéra Les contes d'Hoffmann.

Cinq solistes, une soprane très remarquée, deux mezzo-sopranes, un ténor et un baryton,

se partagèrent le casting. Deux présentateurs annonçaient les airs qui allaient suivre.

La jeune femme en robe jaune sur la photo ci-dessous s'appelle Amélie Robins, c'est une soprano dont

l'on va entendre parler, elle a notamment chanté la gantière de la Vie Parisienne, et le Duo de la Mouche

d'Orphée avec beaucoup de succès. J'ai aussi beaucoup aimé le baryton Florian Sempey, qui lui tient

la main sur la photo, et faisait la Mouche, et le Général Boum Boum (bonne fête Papa!... pardon, je m'égare...)

Les trois autres solistes étaient Karine Deshayes et Béatrice Uria Monzon, mezzo-sopranos, en duo

dans la Barcarolle des Contes d'Hoffmann, et Florian Laconi, ténor, bottier dans la Vie parisienne.

Offenbach en fête

Ce fut une soirée joyeuse et agréable, avec cette ambiance légère particulière aux concerts du samedi soir

aux Champs Elysées. Olivier Bellamy et Alain Duault qui présentaient le concert plaisantèrent sur le fait

que cette soirée serait très différente de Tristan et Isolde, qui avait été donné deux semaines plus tôt durant

plusieurs soirées dans le même théâtre, avec un grand succès... certes! Ce n'était pas le

même public non plus, il faut de la musique pour tous les goûts...

 

Nous sommes ressortis du concert un peu avant 22h, j'ai effectué un retrait d'espèces

sur un distributeur près des Champs Elysées à 22h07**. Tous les appareils de la station de métro Franklin D.Roosevelt

étaient en panne aussi (c'était déjà le cas à mon arrivée deux heures et demie auparavant)... mais le métro roulait!

 

Sylvie, blogmestre

Ticket emplettes 19h45

Ticket emplettes 19h45

Ticket retrait d'espèces 22h07

Ticket retrait d'espèces 22h07

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 08:19

Il y avait hier soir un concert dirigé par Mikko Franck au grand auditorium de la Maison de la Radio,

interprété par l'Orchestre philharmonique de Radio France, et le Choeur de Radio France, présentant

des oeuvres qui m'étaient inconnues... mais tous les concerts de Mikko Franck auxquels j'ai assisté

m'avaient beaucoup plu, j'y suis allée en confiance, sachant que ce serait une belle soirée découverte.

Billet de la soirée

Billet de la soirée

Programme

Programme

J'avais une place au 2è balcon, mais celui-ci fut fermé, et ses auditeurs replacés. J'ai occupé la place 46

du 2è rang de la loge 4, me semble-t'il, au premier balcon. Voici l'auditorium vu de ma nouvelle place:

L'auditorium vu du Premier balcon loge 4

L'auditorium vu du Premier balcon loge 4

Le concert se composait de quatre pièces, deux par parties, et de  deux parties. La première oeuvre,

d'Einojuhani Rautavaara, s'intitulait "Apotheosis", et avait été utilisée par Aki Kaurismaki dans l'un de ses films

(là, j'étais en terrain connu, étant une fan de Kaurismaki) (qui a fait jouer Jean-Pierre Léaud, ndlr!). La deuxième et la

troisième pièces, intitulées "Graffiti" et "Arena" étaient de Magnus Lindberg, qui nous fit l'honneur

d'être présent dans le grand auditorium, et de monter sur scène manifester sa joie d'être là (voir photo

ci-dessous). La quatrième pièce était de Claude Debussy, quatre fragments symphoniques extraits du

"Martyre de Saint-Sébastien". Il s'agissait donc d'une soirée franco- finlandaise, deux compositeurs

finlandais et un compositeur français ami de Sibelius au programme, et leurs oeuvres dirigées

par un chef d'orchestre finlandais, pour un public français.

Magnus Lindberg, Mikko Franck, et les violonistes

Magnus Lindberg, Mikko Franck, et les violonistes

Le premier compositeur finlandais, Rautavaara, avait été le professeur du second, Lindberg. L'oeuvre

lyrique post-romantique Apotheosis, composée entre 199é et 1996, est issue d'un opéra et d'une

symphonie dédiées à Vincent Van Gogh. L'oeuvre musicale évoque la lumière de la peinture, avec chants

d'oiseaux et choral de cuivres. Très joli et très agréable à entendre. La première oeuvre de Lindberg était

une commande de 2009, pour choeur et orchestre. Son inspiration est inattendue et amusante: il s'agit

des graffitis en latin trouvés sur les murs de la cité romaine de Pompéi, ensevelie sous la lave en 79 de

notre ère, et découverte conservée à partir du XVIIè siècle. Le livret précise que les inscriptions

découvertes à Pompéi "mêlent insultes, slogans politiques, remarques philosophiques, et descriptions

érotiques", ce qui "instaure dans la partition un dialogue dynamique entre les paroles et la musique".

Et voici le texte (je livre la traduction française par commodité, mais la version latine est plus amusante...) "vingt paires

de gladiateurs combattront aux calendes d'octobre... un pot de bronze a disparu, celui qui le rapporte

recevra 65 sesterces...Caeladus le Thrace fait soupirer les jeunes filles... Quand le soleil a brillé tout

le jour, il retourne à l'océan..." ( la Terre est encore supposée plate), je vous épargne les curiosités plus salaces!

Lindberg avait prévu un jeu de percussions très original, que je n'ai pu m'empêcher d'immortaliser.
 

Rautavaara, Lindberg, Debussy

Ce concert était résolument moderne, mais très accessible. Mes deux oeuvres préférées furent celles

de la première partie, dont la pièce chorale somptueuse interprétée par le Choeur de Radio France

sur les graffitis de Pompéi, une idée très originale et source d'inspiration amusante.

Nous sommes ressortis du concert un peu avant 22h, la Tour Eiffel scintillait encore.

 

 

Je me suis dépêchée de la filmer de la baie vitrée du premier étage de la Maison de la radio,

car quand nous sommes à l'extérieur, elle ne scintille plus! Le scintillement s'arrête peu après 22h.

 

Sylvie, blogmestre

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 13:33

J'ai entendu hier soir le Requiem d'Anton Dvorak en l'église Saint-Roch, dans le 1er arrondissement de Paris.

Une heure avant le concert, j'ai gagné le Châtelet à pied depuis la cathédrale, puis pris le métro jusqu'aux Tuileries.

N'ayant pu réserver de billet pour ce concert, et le placement étant libre, il valait mieux arriver en avance!

 

Jeudi 16 juin 2016

Voici une photo du Choeur philharmonique international, en place dans l'église Saint Roch:

 

Jeudi 16 juin 2016

Le Requiem était accompagné au piano, et placé sous la direction d'Amine Kouider.

En introduction, le Choeur faisant partie des "artistes de l'UNESCO pour la paix", une déléguée de l'organisation internationale

vint nous parler des ventes illicites d'oeuvres d'art réprimées par l'UNESCO et auxquelles le concert contribuait par la vente

de programmes. Je me sentis très décalée par rapport à cette préoccupation honorable, question de quotidien...

 

Jeudi 16 juin 2016

 

Le Requiem de Dvorak est une oeuvre de 1890, écrite dans la tonalité de si bémol mineur, pour grand

orchestre, choeur et solistes, qui a suivi de 14 ans le Stabat Mater. C'est une oeuvre brillante et intellectuelle,

construite, effectivement sans l'émotion que provoque l'audition du Stabat Mater, que nous avions chantée

conjointement avec le choeur Hugues Reiner en l'église de la Trinité, en 2012, accompagnés par l'Euromusic symphonic orchestra,

  qui comptait alors Anne Gravoin parmi les volonistes. La réduction de l'orchestre pour piano, qui est celle qu'utilise

le choeur pour travailler en répétition, enlevait de la brillance instrumentale, et mettait davantage en relief

les voix. Elle rendait aussi plus difficile l'exécution chorale, car comme vous pourrez le constater sur les

extraits vidéos, si vous n'êtes pas familiers de l'oeuvre, celle-ci n'est pas des plus faciles à chanter.

Pour les 140 choristes, le piano s'entend moins que l'orchestre, et on peut moins se reposer sur lui.

Il y avait quatre solistes, dont j'ai apprécié les performances vocales. Un choriste qui a lu cet article, et

que je remercie, m'a envoyé les noms des quatre solistes qui me manquaient, en soulignant qu'il avait

trouvé la soprano exceptionnelle (moi aussi, je parlais de la couleur vocale particulière de l'alto qui est en fait une

mezzo-soprane) Il y avait donc Perrine MADOEUF (soprano), Camille MERCKX (mezzo-soprano),

Paul GAUGLER (ténor), et Virgile ANCELY (baryton-basse).Voici une photo où l'on voit les solistes:

 

Les solistes, au premier rang

 

 

 

Ci-dessus un extrait du Dies irae du Requiem, illustrant la difficulté de l'exécution chorale de l'oeuvre.

La couleurest un peu bizarre,  toutes mes photos et mes vidéos du 16 juin sont sombres, j'ai corrigé du mieux possible.

Le concert fut très applaudi. Le Quam olim Abrahae (fugue, morceau de bravoure choriste de l'oeuvre)

fut magistralement exécuté, je ne l'ai pas enregistré car j'attendais la reprise...mais il ne fut chanté qu'une fois.

Ci-dessous, un extrait mieux coloré du Sanctus, il s'agit des "cloches" du Hosanna:

 

 

 

Un beau concert, et une entreprise courageuse menée à bien. Le public a beaucoup apprécié.

Nous sommes ressortis de l'église Saint-Roch, qui était pleine pour le concert, vers 22h25.

 

Sylvie, blogmestre

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