28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 16:36

Je suis allée hier soir, dans le cadre du Festival de Saint-Denis, écouter la 3è symphonie de

Gustav Mahler qui était donnée en concert dans la basilique, par l'orchestre philharmonique de

Radio France, avec le choeur et la Maîtrise de Radio France, sous la direction de Mikko Franck.

 

La basilique Saint-Denis, pour tout amateur d'Histoire, est un lieu à visiter, puisqu'elle abrite les tombeaux

des rois et reines de France. Cette particularité a d'ailleurs instillé un doute, pendant que j'étais dans les transports

en commun... ce concert avait-il bien lieu dans la basilique ? J'avais omis de vérifier... Heureusement pour moi, c'était bien là.

La basilique Saint-Denis

La basilique Saint-Denis

La basilique avait été nettoyée, on voyait la pierre bien claire, comme neuve. J'ai retiré ma place, puis suis entrée dans l'édifice.

Tiens, il me semblait qu'il y avait des gisants dans les allées latérales autrefois, ils étaient à présent regroupés à l'avant

de la basilique, le concert ayant lieu à l'arrière. La catégorie B de ma place me permettait de m'asseoir au centre en partie

arrière, ou sur les côtés où je voulais. L'histoire de la basilique est assez complexe, vous pouvez la trouver ici

Billet de Festival

Billet de Festival

Il faisait très froid dans le fond, j'ai choisi le côté droit, abrité et d'où l'on voyait mieux. Je voyais l'orchestre et le choeur,

coupés cette fois par deux piliers vénérables de huit siècles d'âge, mais c'était très satisfaisant. La chaîne de télévision Arte

a enregistré le concert, et nous étions dotés d'écrans de télévision, qui révélaient ce que les piliers masquaient.

L'enregistrement de la symphonie est visible sur le site de Radio France, ici

 

 

La basilique et la scène vues de ma place

La basilique et la scène vues de ma place

La 3è symphonie de Mahler, datant de 1896, est la deuxième plus longue symphonie classique écrite,

elle dure environ 1h40. Elle compte six mouvements, dont le premier est exceptionnellement long.

Le compositeur a voulu décrire dans sa symphonie la création du monde. Je me suis un peu perdue dans le

décompte des mouvements, le public applaudissait quand Mikko Franck faisait une pause, ce qui l'a peut-être conduit

à enchaîner certains. Cette symphonie, que je ne connaissais pas, m'a semblé flamboyante, il y avait des

embrasements de cuivres et de percussions, et je me suis surprise à penser que finalement c'était une bonne idée

que ce concert parmi les tombeaux royaux, une manière de révérence faite à leurs augustes propriétaires.

Et que cette musique percutante devait bien leur plaire, eux qui partaient guerroyer au son des tambours...

 

Vitraux des rois de France, nef de la basilique

Vitraux des rois de France, nef de la basilique

La fin de la symphonie était plus douce, il y eut un solo d'alto, chanté par Mihoko Fujimura, sur un texte

issu de « Ainsi parlait Zarathoustra » de Nietzsche. Puis il y eut le choeur des enfants et des femmes

(je n'avais pas remarqué qu'il n'y avait pas d'hommes, j'étais trop loin), chantant l'histoire de trois anges. Enfin le dernier

mouvement qui est un hymne à l'amour reprenait en citation une phrase musicale connue de Beethoven,

dans une tonalité altérée. Il y eut un très beau solo de trompette, pensais-je, avant de voir sur les images

télévisées qu'il s'agissait de cors et qu'ils étaient plusieurs, mais c'était imperceptible, et pianissimo.

La symphonie se termina dans un nouveau flamboiement. La public se montra très enthousiaste, beaucoup

de spectateurs se levèrent pour applaudir. L'interprétation était superbe, sous la direction d'une grande

sensibilité de Mikko Franck. Sofi Jeannin, chef des choeurs de Radio France, rejoignit sur scène

la soliste et le chef d'orchestre, devant l'orchestre.

Mikko Franck, Mihoko Fujimura, Sofi Jeannin et les musiciens

Mikko Franck, Mihoko Fujimura, Sofi Jeannin et les musiciens

Un superbe concert dans un cadre magnifique, et une très belle soirée. Le livret m'a un peu manqué...

Nous sommes ressortis de la basilique vers 22h20, non sans prendre des photos de l'édifice dont la

blancheur calcaire retrouvée, typique du bassin parisien, se détachait dans la nuit.

 

La basilique Saint-Denis de nuit

La basilique Saint-Denis de nuit

et repartis par le métro vers Paris à 22h31**

 

Sylvie, blogmestre

Festival de Saint-Denis
Festival de Saint-Denis
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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 07:52

Voici l'intégralité du compte-rendu du concert Fauré-Mc Millan donné mardi soir en la cathédrale Notre Dame.

Partie d'Arcueil à 19h15*, je suis arrivée sur le parvis de Notre-Dame vers 19h45, ou une file d'attente conséquente serpentait.

La file d'attente devant Notre-Dame

La file d'attente devant Notre-Dame

Voici le billet qui a été flashé, puisque j'avais deux billets (je ne suis pas parvenue à donner le deuxième,

les personnes qui m'entouraient dans la file d'attente étaient toutes déjà pourvues de billets).

Billet de catégorie 2 Orchestre de chambre de Paris

Billet de catégorie 2 Orchestre de chambre de Paris

A l'intérieur, la cathédrale semblait quasiment pleine. La catégorie 2 de mon billet était placée sur les côtés,

je suis allée vers l'avant et après avoir essayé plusieurs places, me suis positionnée de manière à voir

l'orchestre, le chef et le choeur, de chaque côté d'un très beau pilier vénérable de 850 ans.

La scène et le très beau pilier vus de ma place

La scène et le très beau pilier vus de ma place

Le programme se composait du Cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré, du Credo de James Mc Millan

(qui est une composition en trois mouvements correspondant à la Trinité, datant de 2012), et du Requiem de Fauré.

L'Orchestre de chambre de Paris, et la Maîtrise d'adultes et d'enfants de Notre-Dame étaient placés sous

la direction de John Nelson. Il n'y avait pas un programme par personne, et comme je suis entrée assez tardivement

dans la cathédrale, il m'a seulement été possible de prendre brièvement connaissance de celui d'une de mes voisines.

J'ai fait le tour des rangs en sortant, mais chaque heureux possesseur d'un programme l'avait emporté avec soi !

La partie du choeur qui était visible de ma place

La partie du choeur qui était visible de ma place

Ci-dessus, la partie du choeur qui était visible de ma place, et ci-dessous, celle de l'orchestre.

La partie de l'orchestre visible de ma place

La partie de l'orchestre visible de ma place

J'incruste ci-dessous une petite vidéo du Cantique de Jean Racine, qui a été montée. Il y avait dans

la première partie du concert de très jeunes choristes (au premier rang), manifestement très motivés. Musicalement,

la première partie du concert était plus facile que la deuxième, constituée du Requiem de Fauré.

A l'entracte, il y eut une réorganisation du choeur et des musiciens, moins nombreux pour le Requiem.

 

 

 

Voici une deuxième petite vidéo, c'est le début du Sanctus du Requiem de Fauré:

 

 

Quelques mots sur les oeuvres présentées: le Cantique de Jean Racine a été créé par Fauré en 1856

d'après un texte en français du dramatuge du XVIIè siècle, qui reprenait une hymne médiévale

chantée aux matines. C'est une pièce à quatre voix mixtes, initialement accompagnée à l'orgue ou

au piano, qui était présentée lors de ce concert en version orchestrale. C'est une oeuvre douce et

mélodieuse, une prière. Le Credo de James Mc Millan, compositeur écossais, qui suivit fut créé en 2012

au Royal Albert Hall de Londres. Il comporte trois parties, intitulées Pater, Filius, Spiritus Sanctus,

nous étions dans la semaine de la solennité de la Trinité.Il s'agit d'une oeuvre résolument moderne, pour choeur

et orchestre, avec trompettes et percussions, très souvent écrite fortissimo, avec des acords dissonnants,

mais musicalement assez facile. Les références seraient la musique de la Renaissance et Olivier Messiaen,

plutôt le second que la première de mon point de vue. Le Requiem de Gabriel Fauré a été créé en 1888,

à l'occasion des obsèques d'un paroissien inconnu, le compositeur était à l'époque maître de chapelle

en l'église de la Madeleine. Las d'accompagner des enterrements lugubres, il a créé une messe de

Requiem, qui est douce et pleine d'espérance, comportant cependant aussi des passages

de frayeur comme le Libera me et son Dies irae. L'oeuvre compte sept mouvements, six choeurs et

un solo de soprano sur le Pie Jesu central (une disposition que reprendra Duruflé ultérieurement). Ce fut

une jeune soliste de la Maîtrise d'enfants qui interpréta le solo de soprano. Il y eut un silence

extraordinaire dans la cathédrale pendant que cette jeune fille chantait... Il y eut aussi un baryton solo,

mais il était placé pour moi derrière le pilier vénérable, donc une très belle voix invisible.

La jeune soliste avec John Nelson

La jeune soliste avec John Nelson

C'était un magnifique concert, avec un splendide choeur, un excellent orchestre,

et la direction inspirée du chef d'orchestre John Nelson. Félicitations aux jeunes choristes

et aux deux chefs de choeurs de la Maîtrise, Emilie Fleury et Henri Chalet, pour le travail accompli !

Les deux chefs de choeur de la Maîtrise de Notre-Dame

Les deux chefs de choeur de la Maîtrise de Notre-Dame

Le concert s'est terminé vers 21h45, il faisait encore jour pour rentrer chez soi, ce qui était bien sympathique.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Fauré et Mc Millan
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 08:40

Hier, dimanche 22 mai 2016, j'ai pris le RER à 9h30*, et suis arrivée

sur le parvis de Notre-Dame vers 9h50, où se tenait la Fête du Pain.

Le hangar de la Fête du Pain devant Notre-Dame

Le hangar de la Fête du Pain devant Notre-Dame

Comme je l'ai annoncé la semaine dernière, j'ai créé un deuxième blog relié à celui-ci pour séparer

les articles à caractère spirituel des articles profanes. Le deuxième blog s'appelle

"Cum sancto spiritu", en l'honneur de mon choeur préféré dans la messe en si mineur de Bach.

Et ausi parce qu'il a été imaginé un jour de Pentecôte! L'article du 22 mai 2016 a été publié sur Cum sancto spiritu.

Si ce second blog vous intéresse, abonnez-vous sur sa page d'accueil. Je continuerai à

annoncer ses articles sur le blog des choristes des Choeurs de Paris 13, auquel il est lié.

 

Je continue sur le blog CP13 pour vous parler de la Fête du Pain, qui se situe dans un grand hangar

dont la bonne odeur de cuisson se répand alentour. La Fête du Pain se déroule du 21 mai au 30 mai 2016

sur le parvis de la cathédrale, on peut voir comment se fait la préparation du pain et des gâteaux

nous dit-on ici.Sauf que quand j'y suis allée hier dimanche vers 12h45, tant de personnes attendaient

leur baguette, que je n'ai même pas pu approcher d'un comptoir. Heureusement, il y avait quelques

kugelhopfs, dont un géant, en expo. Les appareils de cuisson m'ont intéressée aussi, de loin.

Tout cela est extrêmement appétissant, sauf pour les allergiques au gluten

évidemment, qui ont toute ma sympathie. :-)

 

 

Le moule à gauche est "grand format", que dire de la pâtisserie à droite?

Le moule à gauche est "grand format", que dire de la pâtisserie à droite?

Ceci pour vous inciter, si vous passez à proximité, et que vous aimez le pain fraîchement cuit,

à allez voir ce qui se passe dans ce hangar. Rien que l'odeur vaut le détour!

 

Sylvie, blogmestre

 

Dimanche 22 mai 2016
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 20:53

Hier soir, j'ai vu au Palais des Congrès le Ballet Revolucion (sans bien comprendre pourquoi il s'appelait ainsi),

composé, si j'ai bien compté, de 16 excellents danseurs et de 6 musiciens non moins excellents.

 

 

Quoique cela change du Lac des cygnes, ces danseurs avaient manifestement tous une formation de danse

classique à la base, et probablement beaucoup de gymnastique et d'autres danses par-dessus!

Partie d'Arcueil vers 19h30, je suis arrivée un peu en avance Porte Maillot, et, avisant des Galeries gourmandes encore ouvertes,

j'en ai profité pour acheter* deux produits indispensables pour le week-end, puis j'ai pris mon billet.

Revolucion

Comme lors de mes passages précédents au Palais des Congrès, les files de spectateurs étaient

impressionnantes, mais on avance vite. La salle était presque pleine, j'étais dans les dernières rangées.

A ma gauche il y avait une famille avec plusieurs enfants, de l'autre côté un jeune couple. Un public diversifié.

Revolucion

Je vous mets la bande-annonce du spectacle, parce que mes photos sont prises de trop loin.

 

 

Il y eut du mambo, du hip-hop, de la capoeira, de la lambada... et beaucoup d'autres bondissements

et voltes innommés. Il y eut aussi une référence à Michael Jackson et un hommage à Prince.

Les danseurs et les musiciens du ballet étaient de jeunes Cubains, issus d'une école d'art.

C'était sympathique et dynamique. Je me suis demandée comment ils pouvaient dépenser autant d'énergie

pendant aussi longtemps (la recette, please...) Il y eut un moment où les danseuses/eurs

effeuillaient leur costume en coulisse, car à chaque réapparition elles/Ils montraient un peu de peau en plus.

L'un d'entre eux finit quand même en caleçon, c'est ma seule photo presque nette... pas fait exprès!

Revolucion

Amusant, sur leur page Facebook France, il y a une vidéo encore plus minuscule que mes photos, du spectacle d'hier soir,

quelqu'un qui ne devait pas être loin de moi. Une soirée divertissante, pour le plaisir.

Le spectacle s'est terminé après 23h, et nous sommes ressortis qui vers la ville, qui vers le métro**

 

Sylvie, blogmestre

 

Petites courses à 20h18

Petites courses à 20h18

Retour Porte Maillot à 23h09

Retour Porte Maillot à 23h09

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 08:14

C'est avec émotion que j'annonce le dernier concert des Choeurs de Paris 13, qui aura lieu

le 13 juin 2016 en l'église de la Trinité, place d'Estienne d'Orves, 9è arrondissement, à 20h30.

Les trois choeurs réunis seront placés sous la direction de Pierre Molina.

 

 

Il reste des places, réservables au n° de téléphone figurant sur l'affiche.

Mais le soir du concert, l'église sera pleine, voire outre-pleine... c'est comme ça tous les ans!

Sylvie, blogmestre

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 07:59

Il y avait hier soir au Théâtre des Champs Elysées un concert de l'Orchestre national de France, qui était

en partie la suite, d'une certaine manière, de l'opéra que j'y avais vu la veille. J'y étais aussi, en pensant qu'il

s'agissait des hasards du calendrier, mais non. Ce concert apportait un complément musical à Tristan et Isolde.

Liszt, Wagner, Bruckner

Le programme était composé du poème symphonique n°4, de Franz Liszt, intitulé Orphée,

de cinq Wesendonck Lieder de Richard Wagner, et de la 7è symphonie d'Anton Bruckner.

L'Orchestre national de France, dans une formation différente de la veille, était dirigé par Daniele Gatti.

 

Le Théâtre était dans une plénitude des grands soirs (c'était déjà le cas la veille).

J'avais une place sur le côté du deuxième balcon.

Le Théâtre des Champs-Elysées avant le concert

Le Théâtre des Champs-Elysées avant le concert

Il s'agissait bien d'un concert complémentaire à l'opéra Tristan et Isolde, évoquant le mythe d'Orphée, qui suit Eurydice

aux Enfers, vu par Liszt, ami de Wagner, dont la fille Cosima deviendra la seconde épouse; puis l'amour de Wagner pour

Mathilde Wesendonck, qui écrivit le texte de ces Lieder; et enfin la dévotion d'Anton Bruckner au maître Wagner, à travers sa

7è symphonie dédiée à Louis II de Bavière, dont Wagner usa du château de Neuschwanstein, en Bavière, comme résidence.

 

Le château de Neuschwanstein

Le Théâtre manquait de programmes hier soir, mais j'ai pu prendre connaissance d'un de ceux qui avaient été

distribués à d'autres spectateurs, à l'entracte. Le poème symphonique Orphée de Liszt a été créé à la cour

de Weimar en 1854 et dirigé par le compositeur hongrois en personne, après qu'il avait été touché par

une représentation de l'Orphée de Gluck, remis à l'honneur par Berlioz. Quoique le style musical de Liszt

et celui de Gluck soient très différents, on retrouve une transparence commune dans les deux oeuvres.

J'ai trouvé ce poème symphonique très beau, d'une grande douceur, soulignée par les harpes.

 

Venaient ensuite les Wesendonck Lieder, cinq poèmes écrits par Mathilde Wesendonck, épouse

de l'un des mécènes de Wagner, et son amour secret, douloureux et impossible. Ces poèmes, mis en

musique par Wagner, avec amour car il ne mettait habituellement en musique que ses propres écrits, s'intitulent

Der Engel, Stehe still, Im Treibhaus, Schmerzen, Träume, et expriment une passion tourmentée.

"Ralentissez le souffle, calmez le désir, donnez seulement une seconde de silence, pouls emballés

retenez vos battements..." (Stehe still) "Ah, pourquoi devrais-je me lamenter, pourquoi, mon coeur,

devrais-tu être si lourd, si le soleil lui même doit désespérer, si le soleil doit disparaître?" (Träume)

Composés initialement par Wagner pour voix de femme et piano, et créés en 1862, ces Lieder furent

par la suite orchestrés par le chef d'orchestre de Wagner, et depuis les années 2000,

les voix masculines se sont approprié ces oeuvres. Dans ce concert, le ténor Jonas Kaufmann

chanta une partie qui est plutôt de la tessiture d'un baryton, avec beaucoup de succès.

Jonas Kaufmann avec Daniele Gatti, et les violons

Jonas Kaufmann avec Daniele Gatti, et les violons

Après l'entracte, fut jouée la 7è symphonie de Bruckner, qui débuta par un doux piano de cordes,

dans le silence total de la salle, attendu par le chef. Cette symphonie, profuse, est la plus jouée des

symphonies de Bruckner. Elle a été écrite sur la fin de la vie de Wagner, et Bruckner en modifia l'adagio

(troisième mouvement) pour y inclure quatre Wagnertubens, qui sont des tubas modifiés, à l'embouchure

de cor, introduits dans le cycle des Nibelungen pour leur couleur musicale plus sombre que les tubas habituels, après

l'annonce du décès de son maître vénéré. Dans le même troisième mouvement, j'ai reconnu une citation

du Te Deum (de Bruckner), qui sera à notre programme musical l'an prochain, le thème du "Non confundar in aeternum",

le Te Deum et la 7è symphonie ayant été écrits à la même époque par Bruckner, vers 1883.

Cette symphonie m'a impressionnée par son ampleur, mais je n'ai pas eu le coup de foudre de la 8è.

Probablement était-ce du à la fatigue accumulée en fin de soirée, après l'opéra de la veille. L'interprétation était

remarquable, comme toujours lors des concerts de l'Orchestre national de France.

Liszt, Wagner, Bruckner

Et voici tout à la fin Daniele Gatti, dont c'est l'un des derniers concerts à la tête de l'Orchestre

National de France, puisqu'il dirigera la saison prochaine le Royal Concertgebouw d'Amsterdam.

Daniele Gatti et les violons de l'Orchestre national de France

Daniele Gatti et les violons de l'Orchestre national de France

Nous le regretterons. Merci maestro!

 

Sylvie, blogmestre

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 08:05

Hier soir, j'ai entendu et vu les deux tiers de l'opéra Tristan et Isolde de Richard Wagner au Théâtre

des Champs Elysées. La représentation commençait à 18h, et compte-tenu de la distance qui me sépare du Théâtre et

de la journée d'action sociale dans les transports en commun, il aurait fallu que je parte vers 16h30. N'y étant pas parvenue,

et, quitte à rater le premier acte, autant partir plus tard, j'étais en gare d'Arcueil à 18h45*, et suis arrivée à Franklin Roosevelt

à 19h27**, c'est-à-dire au début du premier entracte. Je suis entrée au Théâtre sans difficulté, ai présenté mon billet

au contrôle, puis suis montée occuper ma place au deuxième balcon, la dernière de la première rangée, côté pair.

Tristan et Isolde

Mon billet n'a pas été flashé, lorsqu'on arrive en retard, les flasheuses sont rentrées. Je le savais,

je suis déjà arrivée en retard dans ce théâtre, une fois, il y a longtemps. Pour compenser mon retard, je suis redescendue

au rez-de-chaussée acheter un programme, et un Schweppes, puis j'ai dégusté les deux assise sur une marche.

Tristan et Isolde

Le programme comprenait deux fascicules, dont un "carnet de répétitions" bonus, qui contient une

belle collection de photos noir et blanc, de Patrick Messina. L'autre fascicule, qui est un vrai programme,

comporte l'intégralité du texte de l'opéra, d'après Gottfried von Strassburg, des commentaires

sur l'oeuvre, le déroulement de l'intrigue, les biographies des chanteurs et du chef.

L'Orchestre national de France qui interprétait l'opéra, était placé sous la direction de Daniele Gatti.

 

Ma place était située au dessus des projecteurs, et, bonheur, surplombait la fosse d'orchestre.

Théâtre des Champs Elysées vu de l'extrémité du deuxième balcon, côté pair

Théâtre des Champs Elysées vu de l'extrémité du deuxième balcon, côté pair

Ayant préparé l'opéra par des lectures préliminaires, je n'ai pas eu de mal à m'intégrer au deuxième acte.

La mise en scène était minimaliste, les costumes aussi, mais la musique était somptueuse, et les voix

des chanteurs lyriques l'étaient autant. C'est un opéra plutôt statique, dans lequel Wagner aurait traduit ses propres

tourments amoureux, d'un amour impossible pour Mathilde Wesendonck, qui était mariée, alors qu'il l'était aussi.

 

L'histoire est une légende celtique dont la première trace écrite date du XIIè siècle. La reine d'Irlande avait

une fille, Yseult (plusieurs orthographes existent), dont le roi de Cornouailles Marc'h avait demandé la main.

Il avait dépêché son neveu Tristan en Irlande pour ramener la princesse en bateau. Mais il y avait un

contentieux entre les deux jeunes gens, Tristan ayant précédemment tué le fiancé d'Yseult. Alors qu'il

était lui-même blessé, sous un nom d'emprunt, celle-ci l'avait soigné et sauvé. Elle lui proposa de boire

à leur réconciliation. Le breuvage qu'ils absorbèrent était en réalité un philtre d'amour très puissant.

Ils furent condamnés à une passion qui les détruisait, sans espoir. Dans leurs échanges, au cours du

second acte, on mesure à quel point le monde entier a disparu pour eux, et combien plus rien n'existe

hormis le désir de l'autre. Les dialogues sont hallucinés, le philtre a manifestement un puissant effet psychotrope!

Ils seront surpris dans leur relation, et Tristan sera à nouveau blessé. Séparé d'Yseult, il ne guérira pas.

A sa demande, elle le rejoindra pour le soigner, mais il mourra dans ses bras. Elle mourra aussi, après,

de la mort de son amant, pendant qu'autour d'elle on s'entretue. La mort a vaincu l'insupportable désir.

 

A la différence de ce qui se pratiquait au XIIè siècle, il ne s'agit pas ici d'amour courtois, mais d'un désir

réciproque incontrôlable et ravageur, une plongée dans l'enfer d'une liaison amoureuse qui abolit tout ce

qui n'est pas elle. C'est peut-être pour le caractère exceptionnel de cette relation que la légende l'a

conservée. Il est surprenant que Wagner ait choisi cette exposition aussi extrême de l'addiction de deux

êtres l'un à l'autre, à l'époque pudibonde qu'était le XIXè siècle. Fallait-il que son histoire avec Mathilde W.

l'ait retourné pour qu'il en fasse une telle démonstration. Les personnages sont douloureux, souffrants.

Ce n'est pas le genre d'amour qui fait envie, on a plutôt l'impression d'une malédiction.

La musique est superbe (je le redis!) Voici la fosse d'orchestre, vue de l'extrémité du deuxième balcon:

 

 

Fosse d'orchestre

Fosse d'orchestre

Seuls les cordes étaient à l'air libre, les bois et les cuivres étaient sous la scène.

Voici les chanteurs et le chef, monté sur scène à la fin du spectacle:

Les chanteurs et le chef à la fin de la représentation

Les chanteurs et le chef à la fin de la représentation

 

Nous sommes ressortis vers 23h25, j'ai repris le métro à 23h36*** à la station Franklin Roosevelt.

 

Sylvie, blogmestre

Départ d'Arcueil-gare à 18h45

Départ d'Arcueil-gare à 18h45

Arrivée à la station Franklin Roosevelt à 19h27

Arrivée à la station Franklin Roosevelt à 19h27

Retour de Franklin Roosevelt à 23h36

Retour de Franklin Roosevelt à 23h36

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 08:24

Hier soir j'ai participé, en spectatrice seulement, hélas, à une soirée spéciale valses, dans la

grande salle de la Philharmonie de Paris, un concert intitulé "Vertiges", donné par

l'Orchestre national d'Ile-de-France, sous la direction d'Ainars Rubikis.

Valses vertigineuses

Pour accroître la sensation vertigineuse, j'avais une place au dernier rang du deuxième balcon.

La salle était pleine, à l'exception de la bulle blanche où il restait quelques sièges vides.

La grande salle de la Philharmonie vue de ma place

La grande salle de la Philharmonie vue de ma place

Le programme se composait d'extraits ou de courtes pièces de compositeurs variés.

Dans l'ordre, nous avons entendu l"'Invitation à la valse" de Carl Maria von Weber et Hector Berlioz,

le deuxième mouvement du concerto pour violon de Piotr Ilyitch Tchaïkovski, et le premier mouvement

de "Souvenirs d'un lieu cher", du même auteur, puis "Liebesleid" de Fritz Kreisler, et à nouveau

de Tchaïkovski un extrait du Lac des cygnes, puis la "Valse sentimentale".

Après l'entracte, nous avons entendu la "Valse triste" de Jean Sibelius, puis de Frédéric Chopin,

orchestrés par Igor Stravinski, le Nocturne en la bémol majeur n°1, et la "Grande valse brillante", suivis

de la valse extraite de "Mascarade" d'Aram Katchatourian, et enfin de "La Valse" de Maurice Ravel.

 

Un programme étourdissant et très enlevé, dont la partie de violon solo était jouée par la jeune et

très talentueuse Alexandra Soumm, que nous avons déjà rencontrée sur ce blog à la salle Gaveau.

Elle était vêtue d'une robe en écailles dorées qui scintillaient sous les projecteurs, c'était très joli. Quand elle a eu fini

de jouer, et reçu ses fleurs avec grâce, l'orchestre a entonné un "Joyeux anniversaire" qui lui était destiné...

 

La violoniste Alexandra Soumm

La violoniste Alexandra Soumm

Il est toujours difficile de commenter un concert qui comprend autant de pièces diverses.

Il y avait le fil rouge de la valse, une danse à trois temps, mais certaines des oeuvres présentées

ce soir auraient été, à mon avis, assez difficiles à danser pour des valseurs. Le livret était particulièrement

soigné, donnant des indications sur chaque pièce jouée, mais aussi des citations poétiques comme

celle-ci, d'Alfred de Vigny "La harpe tremble encore et la flûte soupire, car la valse bondit dans son

sphérique empire, des couples passagers éblouissent les yeux, volent entrelacés en cercles gracieux",

ou des extraits de prose, tirés des Mémoires d'Alexandre Dumas, ou même du Michel Audiard...

Le concert a été enregistré par France Musique, et sera donné ce soir à Maisons-Alfort, demain à Chaville,

vendredi à Vélizy-Villacoublay, et dimanche à Yerres. Si vous aimez la valse, ne le ratez pas!

L'orchestre national d'Ile-de-France

L'orchestre national d'Ile-de-France

Ci-dessous, le chef d'orchestre Ainars Rubikis, originaire de Lettonie, lui aussi extrêmement talentueux,

qui nous a proposé ce concert tournoyant et apprécié. Il avait une direction précise et très pensée, avec

des effets qui nous ont parfois surpris. Ainsi, un point d'orgue presque à la fin de l'Invitation à la valse de Weber

nous a conduit à applaudir dix mesures avant la fin... le seul indice que la pièce n'était pas finie était les bras

non abaissés du chef d'orchestre... par la suite, la salle a été plus attentive! L'Orchestre national d'Ile-de-France

l'a suivi au doigt et à l'oeil, tour à tour retenu ou bondissant, et terminant sa prestation

dans une grande fanfare de cuivres et de percussions qui a enthousiasmé le public.

Le chef d'orchestre Ainars Rubikis, avec fleurs

Le chef d'orchestre Ainars Rubikis, avec fleurs

Ce fut un très beau concert, dansant, élégant, enjoué, un superbe divertissement.

 

 

Sylvie, blogmestre

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 16:24

Cet article est probablement le dernier de ce blog sur Notre-Dame de Paris. Je vais basculer prochainement

la mise en ligne des articles concernant la cathédrale sur un autre blog, pour qu'il y ait une séparation

entre les concerts ou offices spirituels, et ceux qui ne le sont pas.

 

Ce dimanche 15 mai, c'était la solennité de la Pentecôte. Partie d'Arcueil à 9h23*, arrivée sur le parvis

de Notre-Dame à 9h50**, j'ai pu entendre les cloches, que voici (vous aviez compris que j'aime beaucoup

les cloches) annoncer la célébration de 10h (notez qu'à 9h50, il faisait soleil)

 

 

 

La messe grégorienne a commencé peu après mon arrivée. La Maîtrise était mixte, composée

d'une partie des choristes qui avaient participé au concert "Musique au temps des papes

en Avignon" de la semaine dernière. Après l'Introït, il y eut un très joli Kyrie:

 

Kyrie grégorien

Kyrie grégorien

Les Actes des Apôtres parlaient de l'Esprit Saint se manifestant sous forme de langues de feu qui se

posaient sur chacun d'eux. Et tous, de toutes origines géographiques, les entendaient parler dans leur

propre dialecte... Quelle tonalité symbolise l'Esprit Saint en musique sacrée? Je ne me souviens plus... Paul rejetait

l'emprise de la chair, qui s'opposait à l'emprise de l'Esprit. Dans l'Evangile, Jésus envoyait l'Esprit en

Défenseur des hommes, qui leur enseignerait tout et leur ferait souvenir de ce que lui leur avait enseigné.

Dimanche 15 mai 2016

La Maîtrise comme au dernier concert, chanta par groupes masculins ou féminins.

J'eus l'impression globale de tonalités plus hautes. Il y eut aussi un très joli Hosanna:

Dimanche 15 mai 2016

Il y eut de l'émotion lors des annonces, je suis trop fraîchement arrivée en la cathédrale pour en parler, et

ce n'est de toute manière pas à moi de le faire. Ce fut donc une Pentecôte assombrie.

Dimanche 15 mai 2016

Ayant prévu d'aller à un concert ce 15 mai à 15h, je suis rentrée chez moi à la fin de la messe, vers 11h20*

A ma sortie de la cathédrale, le carillon de la messe de 11h30 carillonna, le temps aussi

s'était assombri, derrière la verdure tendre d'un marronnier à fleurs roses.

 

 

 

Sylvie, blogmestre

*Départ d'Arcueil-gare à 9h23

*Départ d'Arcueil-gare à 9h23

**Arrivée à St Michel Notre-Dame à 9h50

**Arrivée à St Michel Notre-Dame à 9h50

***Retour à 11h24

***Retour à 11h24

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 17:36

Ce 15 mai après-midi, partie d'Arcueil-gare à 14h23, j'avais l'intention d'aller entendre Boréale, l'un des choeurs de notre camarade

Louis-Michel, mais j'étais fatiguée, c'était loin, et je suis descendue du train en route... Il y avait un autre concert à 15h

en l'église Notre-Dame du Liban, un Requiem de Mozart arrangé pour quatre voix égales de femmes,

chanté par l'ensemble vocal Aliénor, sous la direction de Paul-Marcel Nardi, accompagné par l'ensemble

instrumental Villa-Bohême. Je me suis arrêtée au Quartier latin, moins éloigné pour moi que Daumesnil, et curieuse

d'entendre ce que donnait un arrangement pour voix féminines seules du Requiem de Mozart.

 

Notre-Dame du Liban est une jolie église néo-gothique, située rue d'Ulm, déjà rencontrée sur ce blog.

Je pus bénéficier du tarif étudiant, une bonne surprise!

Notre-Dame du Liban

Notre-Dame du Liban

Billet de concert à tarif réduit acheté sur place

Billet de concert à tarif réduit acheté sur place

Je suis arrivée vers 14h50, me suis assise à une place avec visibilité (réduite car l'orchestre

et les choristes étaient au même niveau que nous, mais j'ai pu monter sur des marches pour les photos).

Les choristes étaient disposées en arc de cercle autour de l'orchestre et du chef, sur un seul rang.

Les choristes, en noir avec des foulards de couleur

Les choristes, en noir avec des foulards de couleur

Il y avait en première partie le Magnificat d'Antonio Vivaldi, qui est une pièce de durée moyenne, que je ne connais

pas particulièrement. J'ai été involontairement déroutée de ne pas entendre de sonorités graves (l'habitude...)

Pourtant mon tout premier choeur, à douze ans, était un choeur à voix égales... il faut croire que j'ai oublié.

Puis vint le Requiem de Mozart arrangé pour quatre voix féminines. Les hommes parviennent à chanter

aigu puis grave, mais pas les femmes. Arranger une oeuvre pour voix mixtes pour en faire une oeuvre pour

voix égales revient en pratique à supprimer une octave de la tessiture globale du choeur, sauf erreur de ma part.

Le début fut prometteur, auditivement rien ne manquait dans les entrées. La suite confirma cette opinion,

quoique -c'est mon point de vue de choriste qui a beaucoup chanté le Requiem de Mozart- les mouvements

m'ont semblé inégalement arrangés, je veux dire que certains sonnaient mieux que d'autres. J'attendais avec

impatience le Confutatis, sommet masculin de l'oeuvre. Eh bien il était excellent, et l'on aimerait que les

ténors et basses des choeurs mixtes montrent autant de pugnacité, ce qui n'est pas toujours le cas, hum !

 

 

L'ensemble vocal Aliénor, que je ne connaissais jusque là que de nom, est un choeur de haute qualité.

Connaissant tous les pièges de l'oeuvre dans ma voix de soprane, j'ai entendu les choristes sopranes les surmonter

l'un après l'autre, avec une grande élégance. Le fatidique Ne cadant fut un régal auditif, merci mesdames !

 

Concernant l'adaptation du Requiem de Mozart, le pari est gagné et l'adaptation validée. Elle pourra

servir aux multiples choeurs de femmes, et d'enfants, qui n'ont pas les harmoniques graves permettant

de chanter l'original. Ce qui permettra de populariser davantage le Requiem de Mozart.

Ce raisonnement peut s'appliquer d'ailleurs à d'autres grandes oeuvres du répertoire, quelque chose me

dit que le Requiem de Mozart n'était qu'un précurseur, et que l'accueil qui serait fait à ce Requiem au

féminin sera déterminant pour la suite des adaptations pour choeurs à quatre voix égales.

Si je peux me permettre la suggestion de redonner cette oeuvre en concert hors d'un week-end prolongé,

cela lui assurerait plus d'auditeurs. Je contribue modestement par mon petit blog à en parler...

Bonne continuation à toutes, et mes félicitations au choeur, à l'orchestre, aux solistes, et

au chef de choeur! Le concert s'est terminé dans les applaudissements, vers 16h30**

 

Sylvie, blogmestre

 

Erratum: l'ensemble vocal Aliénor, par un message de sa présidente que vous pouvez lire au bas

de cet article, m'a informée que le Magnificat et le Requiem avait tous deux été chantés

à quatre et non à trois voix... C'est corrigé. Merci de m'avoir avertie.

 

PS: à l'attention du choeur Boréale, Louis-Michel a imaginé une solution pour que ce blog

parle de votre concert du 15 mai, à laquelle je souscris... à très bientôt.

 

*Départ d'Arcueil-gare à 14h23

*Départ d'Arcueil-gare à 14h23

**Retour à 16h38 de la gare RER Luxembourg

**Retour à 16h38 de la gare RER Luxembourg

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