14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 22:24

Hier soir, je suis allée écouter le choeur Amadeus dans le Requiem de Mozart en l'église de

la Madeleine, avec l'orchestre et sous la direction de Jean-Louis Petit.

 

Contremarque conservée comme billet

Contremarque conservée comme billet

L'église était remplie aux deux-tiers quand je suis arrivée, et s'est encore remplie par la suite. J'ai eu

la chance de trouver une place près d'une travée, d'où l'on voit un peu mieux. Il y avait dans l'église

des statues longilignes avec des ronds alignés côté face, qui s'allumèrent quand la lumière baissa,

c'était joli, on aurait dit des hommes-flûtes.

Hommes-flûtes de la Madeleine

Hommes-flûtes de la Madeleine

L'orchestre entra sous les applaudissements, et accompagna la soliste soprane qui chanta l'Ave Maria

de Schubert. Puis le choeur entra et chanta en prélude deux pièces dont je dirais qu'elles étaient probablement

de Bach, que je connais musicalement, mais pas par leur nom (je vais enquêter auprès d'une choriste). Nous n'avions

pas de programmes, je ne connais pas non plus les noms des solistes. Environ cinquante choristes,

l'orchestre, les solistes, et un orgue participaient au concert. Il y avait un grand recueillement dans le

public, des spectateurs étaient venus en famille, il y avait même de jeunes enfants.

Le choeur prit de l'ampleur en avançant dans l'oeuvre. J'ai filmé le début du Lacrimosa, tout en

entendant un père de famille derrière moi dire à son fils « tu vas voir, c'est très beau »...

 

 

Il n'est pas aisé de commenter une oeuvre que l'on a chanté de nombreuses fois en concert, que l'on

chante mentalement en écoutant le choeur parce qu'on la sait par cœur, et que le dernier choeur avec qui

on l'a chanté, c'est précisément celui que l'on écoute... J'étais là davantage en communion spirituelle

que comme blogueuse en mission de découverte. Le concert plut au public, qui applaudit beaucoup.

Je me levai pour prendre quelques photos sous un angle plus favorable, lors des rappels, et là, surprise !

Un bonus inattendu. Le Dies irae du Requiem de Verdi...

 

 

 

...dans une version avec solistes en liberté chantant par-dessus le choeur. Quelle surprise !

J'ai beaucoup aimé, il y avait une grande fougue dans ce morceau, une chance que l'appareil photo ait été

en service à ce moment-là ! Il s'agissait du premier Dies irae, Verdi en a inclus trois dans son Requiem.

On avait l'impression que ce bis réjouissait beaucoup le choeur, le chef, les solistes et les musiciens !

L'effet de surprise sur le public était très réussi, en tout cas, et très tonique. Bravo et merci !

Ce dies irae était assorti aux éléments, car la pluie tombait dru à la sortie de l'église, rendant les marches glissantes,

personne ne s'est attardé pour prendre des photos de l'obélisque et de l'Assemblée nationale qui luisaient dans le lointain...

 

Sylvie, blogmestre

 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 08:51

Chers camarades choristes, j'espère que vous n'avez pas oublié que nous travaillons la Messe

en ut mineur de Mozart ce week-end. Le Requiem de Cherubini en option pour le Choeur Deux, il ne faut

plus s'en séparer jusqu'au concert. Dimanche, repas de fête puisque c'est la Saint-Valentin, débridez

votre imagination culinaire et gustative, mais dans les limites d'une bonne tenue vocale l'après-midi

quand même! Entrée par la rue de Lagny, horaires de week-ends, 14h-19h le samedi,

11h-18h le dimanche. Bon travail et bon week-end à toutes et à tous!

 

Sylvie, blogmestre

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 08:21

Hier, j'ai eu la très grande chance de pouvoir obtenir un billet de classe 7 à la revente pour

le Barbier de Séville de Gioacchino Rossini à l'Opéra Bastille. La salle était comble, je n'ai pas osé

quitter mon strapontin à l'entracte de peur qu'on me le prenne!

Billet racheté d'occasion (rachat régulier)

Billet racheté d'occasion (rachat régulier)

Voici un extrait de la petite notice distribuée à l'entrée

Notice du spectacle

Notice du spectacle

Et voici une photo de la grande salle de l'Opéra Bastille vue de ma place, à l'entrée de la porte 13,

au deuxième balcon, vue imprenable, beaucoup de personnes s'y sont arrêtées, d'ailleurs.

Vue de la salle depuis ma place

Vue de la salle depuis ma place

Il barbiere di Siviglia est l'opéra le plus connu de Rossini. Créé en 1816 d'après un ouvrage de

Beaumarchais, il est aussi considéré comme le chef d'oeuvre de l'opéra-bouffe italien (opéra comique).

Ici, Figaro, barbier dans la ville espagnole de Séville, s'efface devant un duo amoureux, dont il est le

conseiller et l'entremetteur: le comte d'Almaviva, et la jeune Rosina qui est la pupille d'un barbon, il dottore

Bartolo (notons que le personnage du dottore est récurrent dans la comedia dell'arte...). Almaviva a rencontré Rosina

dont il est tombé amoureux. Mais Bartolo a un projet de mariage avec la jeune femme, dont il convoite

l'héritage. Figaro, qui coiffe la demoiselle et le barbon, et a travaillé pour Almaviva, lui prodigue ses bons

conseils, comme s'installer chez eux avec un billet de logement, en faux soldat. Pas de chance,

le barbon a une dispense d'hébergement! Almaviva et Rosina ont échangé des petits billets, celui-ci revient

à la charge en professeur de musique, Bartolo s'endort, et les amants batifolent. Bartolo se réveille, et

entre dans une fureur noire. Il entreprend de salir Almaviva aux yeux de sa pupille, et de hâter son mariage

avec elle au lendemain. Almaviva, qui s'était présenté à Rosina sous une fausse identité,

se dévoile et emporte la main de la belle. J'ai un peu simplifié l'intrigue qui est pleine de quiproquos.

 

L'opéra joué actuellement à la Bastille comporte quelques particularités notables. Tout d'abord la

distribution: le comte Almaviva est noir et la jeune Rosina est métisse. Joués par Lawrence Brownlee,

et Pretty Yende, le jeune couple amoureux évolue dans le monde actuel, tous les autres acteurs étant

blancs m'a-t'il semblé. Je le souligne, parce qu'il serait difficile de ne pas y voir une intention délibérée!

La jeune femme a d'ailleurs sur la porte de sa chambre, que l'on voit à l'intérieur de sa maison, qui

tourne sur elle-même sur la scène, une affiche de Will Smith, acteur, notamment pour Spike Lee,

chantre notable de l'identité noire. Le barbon et Figaro sont blancs. La mise en scène introduit par

ce biais une dimension supplémentaire que Rossini n'avait pas préméditée, celle des relations inter-

ethniques. Les deux chanteurs ont une très belle voix, Rosina chantera plusieurs contre-uts, et même

un contre-ré avec une facilité déconcertante, ils seront tous deux très applaudis, à la fin du spectacle,

et à chaque prouesse vocale. Les décors méritent qu'on parle d'eux puisqu'on a reproduit une portion

de rue espagnole, avec ses maisons, son bistrot, ses balcons, ses pavés, ses habitants qui forment

le choeur. Dans cette portion de rue, la maison qu'habitent Rosina et Bartolo est montée sur un disque

qui tourne et nous présente à volonté la façade, les escaliers, ou les chambres et les pièces de service.

Devant la porte de la maison, Almaviva a garé une vraie automobile, puis il garera une moto, sur laquelle

les jeunes mariés s'en iront en traînant un bouquet d'ustensiles bruyants, comme le veut la tradition...,

Il y a beaucoup d'imagination dans ces décors et cette transposition, parfois c'est presque trop, ajouté

à l'intrigue pleine de quiproquos, on s'y perd un peu. Mais l'essentiel est de proposer de la musique

de qualité dans une histoire agitée qui fait rire et se termine bien, c'est le principe de l'opéra-bouffe.

Sur la photo ci-dessous prise aux rappels, les chanteurs du choeur, et la maison qui tourne...

 

Ici ce sont les chanteurs du choeur, devant la maison en 3 dimensions

Ici ce sont les chanteurs du choeur, devant la maison en 3 dimensions

Je ne suis pas parvenue à prendre une photo nette des quatre chanteurs principaux, mais une petite vidéo

correcte, qui rend bien l'ambiance enthousiaste de la fin du spectacle. Je vous la mets ci-dessous.

Au centre, Almaviva, Rosina, Figaro (joué par Alessio Arduini), et Bartolo (joué par Nicola Alaimo),

tous les quatre excellents, ainsi que les quatre autres chanteurs.

 

 

Si cet opéra vous intéresse, je ne saurais trop vous conseiller de chercher un billet d'occasion, il y a

tous les jours des personnes empêchées qui revendent leurs billets... 

Sylvie, blogmestre

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 11:29

Il y a actuellement, et jusqu'au 14 février, à la Maison de la Radio, un festival de création musicale

italienne, Oggi Italia ! Cet événement est accessible en faisant l'acquisition d'un passe et en choisissant les

concerts auxquels l'on souhaite assister (si vous réservez en ligne, je vous conseille de choisir les concerts

d'abord, puis d'acheter le passe, que l'on vous imposera pour conclure la transaction).

Hier soir, j'assistai au concert n°8 du Festival, il s'agissait de musique contemporaine.

Billet pour l'Italie aujourd'hui!

Billet pour l'Italie aujourd'hui!

La population dans l'auditorium était regroupée au parterre et en corbeille, où je m'installai, du côté

des premiers violons. Le programme m'était complètement inconnu, c'était une soirée découverte.

Le concert commençait par une pièce de Marco Stroppa, intitulée « Metabolai », qui relevait de la

musique expérimentale, et des sons alternatifs que l'on peut obtenir à partir des instruments de musique.

Ainsi, nous vîmes deux hautboïstes utiliser leurs instruments sans l'anche, ce qui produit des bruits d'air,

puis faire claquer les clapets des-dits instruments sans souffler dedans (le bruit de clapet est un son dont on

se passerait volontiers, quand on joue d'un instrument à vent!), mais aussi un bel envol de timbales. Vint ensuite

une pièce plus articulée de Stefano Gervasoni, intitulée « Un leggero ritorno di cielo », pour 22 cordes.

Le compositeur qui était présent dans la salle nous parla de Bach qui avait inspiré son œuvre, et nous

chanta même quelques mesures de la cantate particulière où il avait puisé l'inspiration. Il parlait français

avec un charmant accent italien, et expliqua qu'il avait fait chuter la cantate. Les cordes jouèrent l'oeuvre

dans un registre aigu, avec effectivement une impression de chutes répétées, j'y ai aussi

décelé des expressions animales, chats et mouches, mais c'est peut-être mon imagination !

Le compositeur Stefano Gervasoni devant les violons

Le compositeur Stefano Gervasoni devant les violons

La troisième œuvre était encore plus construite, et s'appelait « Times like that », de Ivan Fedele, qui

était dans la salle et monta sur scène lui aussi. L'orchestre était au complet, avec une soliste soprano,

Valentina Coladonato, qui pouvait chanter très aigu super pianissimo, ce qui emporte toujours mon respect. Ivan Fedele

nous expliqua que l'oeuvre était pour soprano et orchestre, la partie de la soprano consistant en textes en

anglais de Lech Walesa, Barak Obama, et Aung San Suu Kyi. J'aime beaucoup celui-ci, du président Obama :

« It's easy to sing when times are good. But hard to sing in the face of taunts, and fear, and the constant threat of violence,

amidst the deafening silence of inaction. » La soprano était gracieuse et talentueuse et fut applaudie et rappelée.

La soprano Valentina Coladonato

La soprano Valentina Coladonato

Après l'entracte, nous écoutâmes la création mondiale d'une commande de Radio France à Alberto Colla,

intitulée « Sérénade sur la modulation des vents ». Le compositeur était dans la salle et monta lui aussi

sur scène, mais il ne parlait pas le français, et la présentatrice du concert ne parlait pas l'italien. Ce fut le chef d'orchestre,

Enrique Mazzola, de nationalité espagnole, dont on nous dit qu'il parlait très bien l'italien mais moins bien le français, qui

assura la traduction (avec brio). L'oeuvre revendique une écologie du son, un aspect psycho-acoustique,

et des solutions tantriques d'orchestration... C'était agréable, faisant par moments penser aux

tourbillons de l'eau dans Vltava de Smetana, avant la grande phase mélodique finale.

Le compositeur Alberto Colla devant les violons

Le compositeur Alberto Colla devant les violons

Les deux dernières œuvres du concert étaient de Bruno Maderna, la première s'intitulait « Serenata per

un satellite ». De fait, la partition, que nous montra Enrique Mazzola, décrivait une trajectoire erratique de portées sur

format A3, et n'était certainement pas une sérénade pour satellite géo-stationnaire ! Le chef d'orchestre nous expliqua

qu'il s'agissait d'un système aléatoire, et que la direction était improvisée, renouvelant l'oeuvre à chaque fois.

L'on apprit aussi que les indications de volume étaient « pianissimo à forte », donc nuances ad libitum.

La partie de flûte soliste fut interprétée par une flûtiste en robe longue de velours dévoré noir, que j'ai trouvée très jolie.

L'oeuvre était encore plus construite que les précédentes, le concert allait crescendo dans la construction,

comme nous pûmes le constater dans la dernière œuvre. Il s'agissait d'une deuxième œuvre de Bruno Maderna,

intitulée « Music of Gaiety », interprétée par les cordes en formation de taille moyenne, deux bassons

et trois hautbois, et un très beau duo de hautbois et violon. Surprise de taille, la musique de gaieté était

du type musique de chambre néo-baroque, donc parfaitement construite, mélodieuse, et respectant

toutes les règles de la musique classique ! Les bois jouaient le thème, qui était repris amplifié par

les cordes, avec des interventions du duo de solistes aux hautbois et violon.

Le duo de solistes et le chef d'orchestre

Le duo de solistes et le chef d'orchestre

J'ai pensé que cette musique néo-baroque avait pu inspirer un groupe italien de musique pop néo-classique qui a eu

un grand succès dans les années 80 en pratiquant les mêmes dialogues instrumentaux, Rondo Veneziano. L'oeuvre

de Maderna est néanmoins plus complexe. Nous avons été saisis par cette intrusion de musique mélodique

néo-classique en fin de concert, au point qu'Enrique Mazzola et l'orchestre ont dû attendre un peu les

applaudissements de la fin. Mais c'était très réussi ! J'ai été sensible à l'interprétation graduée d'oeuvres

déstructurées jusqu'à la structure très contraignante (mais habituelle pour les musiciens et le public) du

néo-baroque, il y avait autant d'attention et de précision dans tout le concert, structuré ou pas,

bravo à l'Orchestre national d'Ile-de-France et à son chef !

L'Orchestre national d'Ile-de-France et Enrique Mazzola

L'Orchestre national d'Ile-de-France et Enrique Mazzola

Et merci aux compositeurs qui sont venus nous présenter leurs oeuvres.

Sylvie, blogmestre

(qui a pris beaucoup de notes pour ne rien oublier...)

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 17:09

Inès, alto du Choeur Un, nous informe que le Conservatoire national supérieur d'art dramatique

propose trois représentations gratuites du Malade imaginaire de Molière, sur invitations, les 18, 19,

et 20 février, en soirée, et en après-midi le dimanche, avec les ballets de Marc-Antoine Charpentier!

 

 

Sous la direction d'Alain Zaepffel, que j'ai connu contre-ténor soliste dans...

le Te Deum de Charpentier, lors d'un Festival Europa cantat. C'est un spécialiste de Marc-Antoine!

Les représentations sont à la salle du Conservatoire, les réservations au 01 53 24 90 16.

 

Sylvie, blogmestre

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 22:18

Aujourd'hui, mercredi 10 février, était le mercredi des Cendres, marquant le début du Carême pour les

chrétiens. Le Carême est une période de jeûne, de pénitence et d'ouverture aux autres. Le jeûne peut

être une notion élargie. Ainsi, certaines catégories de personnes, notamment les malades, sont dispensés

de se sous-alimenter, mais peuvent manger autrement, moins riche. Il s'agit de purifier le corps et l'esprit

en préparation pour Pâques. Je suis allée aujourd'hui à Notre-Dame pour la messe de 18h30.

Cendres

Arrivée en avance, j'ai fait un panoramique depuis le parvis (c'est le vent qu'on entend!)

 

 

Il y avait beaucoup de monde déjà placé, et la cathédrale s'est encore remplie après le début de la messe.

Nous avons reçu une feuille liturgique. Etant dispensée de jeûne, je n'avais plus participé à cette messe depuis très

longtemps. J'ai été surprise de l'affluence, le Carême était-il si populaire ? Malraux avait-il raison

en affirmant que le XXIè siècle serait religieux ou ne serait pas ?

 

 

Cendres

La cérémonie de l'imposition des Cendres fut instituée par le pape Grégoire Ier au VIè siècle, c'est un

symbole de mort. Les cendres bénies avec lesquelles le prêtre trace une croix au front des catholiques

proviennent, ai-je lu, de la combustion des Rameaux bénis de l'année précédente. Les Rameaux célèbrent

le point culminant de la vie sociale de Jésus. Le catholique qui reçoit l'imposition des cendres s'engage

activement dans le Carême. Le jeûne rappelle celui de Jésus dans le désert.

L'Evangile du jour, selon Matthieu, recommandait toute absence d'ostentation dans les bonnes actions,

et mettait en garde contre la tentation d'exploiter de la main gauche le bien que faisait la main droite

(dans les civilisations méditerranéennes, la main gauche est peu recommandable...) C'était une messe fervente.

Le chant était conduit par la Maîtrise d'adultes, en formation mixte. Il y eut une procession pour

l'imposition des Cendres et une autre pour la communion, nous sommes ressortis vers 19h40.

Il ne pleuvait plus, et les statues du portail devisaient dans la nuit.

Cendres

Dans le RER, en rentrant chez moi, j'ai croisé d'autres personnes portant une petite tache grise au front,

une communauté engagée dans le Carême avec un discret signe de reconnaissance.

 

Sylvie, blogmestre

 

Ci-dessous, l'achat des tickets de transport, portant l'heure d'arrivée à Saint-Michel Notre-Dame, et l'heure de retour.

 

Cendres
Cendres
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 14:48

Il y avait hier soir un concert de musique médiévale et de chant grégorien en la cathédrale Notre-Dame,

composé d'extraits du livre vermeil de Montserrat et de cantiques à la Vierge provenant du monastère

royal de l'Escurial, que je suis allée écouter. Ce concert était interprété par la Maîtrise de Notre-Dame

de Paris, et l'ensemble vocal de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Billet pour concert intemporel

Billet pour concert intemporel

Le livre vermeil est une compilation datant de la fin du XIVè siècle, de chants qui étaient proposés aux

pélerins se rendant au monastère de Notre-Dame de Montserrat, en Catalogne. L'idée était que les pélerins

avaient envie et besoin de chanter, et de danser. On leur proposait donc des compositions musicales dont les paroles

étaient convenables, à la gloire de Marie, et des musiques de complexité variée, avec la possibilité de chanter en canon, et

de danser sur ces musiques. L'ensemble de ces chants était regroupé dans un livre, qui était couvert

de rouge au XIXè siècle, d'où le nom Llibre vermell.

O Virgo splendens

O Virgo splendens

Je reproduis un extrait explicite de la traduction du texte original, provenant du livret : « Lorsqu'ils veillent dans l'église de

Notre-Dame de Montserrat, les pélerins veulent parfois chanter et danser […] En ce lieu, ils ne doivent que chansons

honnêtes et dévotes […] il faut les exécuter avec honnêteté et sobriété, de manière à ne pas déranger l'assistance dans

ses prières, et les pieux dans leurs contemplations, chacun doit veiller à se tenir correctement et à se disposer dévotement. »

De nos jours, les pélerinages, de Chartres, Lourdes, ou ailleurs, ont aussi leurs chants dédiés servant à fédérer et à

s'exprimer en musique, tout en entretenant les pélerins dans une attitude propice au respect, et à l'élévation spirituelle.

 

En feuilletant le livret du concert, qui contenait les textes des œuvres chantées, et leurs traductions en

français et en anglais, j'ai constaté que ces textes étaient écrits en latin, en espagnol ancien, ou en

catalan médiéval, et conclu que les jeunes interprètes avaient du mérite de chanter ces textes difficiles !

Les enfants et jeunes de la Maîtrise, en chasuble bleue, s'installèrent en arc-de-cercle à la gauche du

transept, et commencèrent à chanter de là le canon O Virgo splendens, pendant que les musiciens et les

solistes de l'ensemble vocal, vêtus de noir, s'installaient sur les marches devant l'autel. Puis les enfants et

le jeune ensemble se mirent en marche pour gagner leur place derrière les adultes. Le concert se déroula

ensuite dans la même disposition, alternant les canons et les chansons dont les couplets étaient

chantés par un ou deux solistes, et dont les enfants chantaient les refrains.

 

 

Il y avait des enfants solistes, mais je n'ai filmé que des adultes solistes, de l'ensemble vocal de Notre-Dame, pour

des questions de droit à l'image. Cependant, ces enfants solistes avaient une très jolie voix, et je leur souhaite

une belle destinée dans le chant. Il y avait de très jeunes enfants, qui chantaient avec autant d'entrain

que les grands, plus aguerris. Les chanteurs étaient accompagnés par les instruments de l'ensemble vocal, il

y avait une harpe, deux vièles, des percussions, un luth, des flûtes, et une cornemuse (mention spéciale à

Solène Riot qui a joué avec beaucoup d'aisance d'une demi-douzaine d'instruments différents, dont l'épuisante cornemuse!)

 

 

Les deux solistes de l'ensemble vocal étaient Cécile Dalmon, soprane, et Raphaël Mas, contre-ténor.

Les pièces rythmées, très agréables à écouter, se sont enchaînées les unes aux autres. Habituellement,

les concerts de musique médiévale de la cathédrale ne sont pas entrecoupés par des applaudissements (qui perturbent

l'oreille des chanteurs et des instrumentistes), mais eu égard à la présence des enfants, qui avaient besoin d'être informés

de la satisfaction du public, et de l'appréciation positive que nous faisions de leur travail, nous avons rapidement

applaudi après chaque pièce. J'ai noté que les enfants solistes avaient bénéficié d'un soutien supplémentaire

du public, comme une prime au courage, bien méritée.

 

 

Le concert était joyeux, et très agréable, exécuté avec beaucoup de soin, dans le cadre somptueux

et irremplaçable de la cathédrale. C'était une belle soirée, mes félicitations à toutes et à tous!

 

Sylvie, blogmestre

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 17:03

Un petit exercice de prononciation rythmée d'un extrait du Credo de la Messe en ut mineur,

immortalisé hier soir en répétition. Voici la partition ci-dessous,

Rythmique mozartienne

et voici ce que ça donne avec le son et l'image

 

 

Elles ont demandé un droit de réponse et se sont réclamées du droit à l'image...

(l'exercice était à cinq voix, mais je n'ai pu filmer que le pupitre le plus proche de moi).

Sylvie (non, pas de tomates!)

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 11:10

Hier après-midi, j'ai vu le film muet Le Fantôme de l'Opéra de Rupert Julian

à la Philharmonie, en ciné-concert.

Billet de parterre

Billet de parterre

Il s'agissait d'un spectacle en famille, et l'audience était composée de grands et de petits spectateurs,

lettrés nécessairement, à cause des intertitres. Il y avait quand même majoritairement des adultes.

 

Les spectateurs arrivent au ciné-concert

Les spectateurs arrivent au ciné-concert

J'étais placée au premier rang du parterre, c'est la première fois depuis que je fréquente la Philharmonie que

je suis au parterre. Le dispositif était le suivant : un très grand écran à l'arrière de la scène, pas de spectateurs

devant, évidemment, et sur la scène, une console d'orgue. Mes voisins de rangée s'allongèrent sur leur siège pour ne

pas avoir mal à la nuque à regarder en l'air. J'en fis autant, c'était très confortable quoique un peu incongru pour le lieu.

 

Le grand écran au fond de la grande salle, et la console de l'orgue

Le grand écran au fond de la grande salle, et la console de l'orgue

Le Fantôme de l'Opéra est l'adaptation du livre homonyme de Gaston Leroux, de 1910, et son action

se déroule à l'Opéra Garnier, au début du XXè siècle . Il s'agit d'un film d'horreur muet,

interprété principalement par Mary Philbin et Lon Chaney. Pendant la projection, le film

était accompagné musicalement par une improvisation somptueuse de Thierry Escaich à l'orgue.

 

Le Fantôme de l'Opéra a connu des adaptations multiples, plus ou moins réussies. Celle-ci est réputée

la plus fidèle au roman de Gaston Leroux. Elle a été tournée par un réalisateur américain, avec des

acteurs américains, mais certaines scènes sont presque documentaires. Ainsi il est très amusant de voir

s'animer le Palais Garnier à la Belle Epoque, avec ses spectateurs en hauts-de-forme, queues de pie, ou

crinolines, ses ballerines en tutu, ses machinistes... D'autres scènes situées à Paris ont manifestement été

tournées en studio, peut-être à partir de décors élaborés précédemment pour Notre-Dame de Paris, où le même

Lon Chaney jouait  Quasimodo. En effet, on aperçoit en plan court quelques bâtisses qui n'ont rien de haussmannien,

et les portes de la cathédrale ne sont pas celles de l'époque considérée. Le sixième sous-sol de l'Opéra avec lac

souterrain, qui aurait été une chambre de torture pendant la deuxième révolution (1848) laisse perplexe...

Une chambre des tortures secrète au XIXè siècle? Une improbable remontée de la nappe phréatique, affleurant très

en-dessous du niveau de la Seine, et vidangeable de surcroît ? (c'est-à-dire que l'eau s'écoulerait encore plus bas, mais

vers où?)  Très peu crédible, Leroux n'aurait pas validé un examen d'histoire ou de mécanique des fluides, à mon avis.

 

L'intrigue est la suivante : l'Opéra est vendu avec, dans sa loge 5, une créature nommée le Fantôme, qui

porte un masque. La créature est amoureuse d'une cantatrice, Christine, et va menacer le directeur du

théâtre et sa rivale Carlotta pour que sa favorite interprète Marguerite dans Faust de Gounod. Carlotta

passe outre, et tandis qu'elle rit de se voir si belle en ce miroir, sous sa perruque de fausses tresses

blondes, les vibrations de sa voix décrochent le grand lustre du Palais Garnier, qui écrase quelques

spectateurs et provoque une grosse panique. Christine accède au rôle, et le Fantôme lui déclare sa flamme.

Ayant aperçu son visage monstrueux, Christine tente d'échapper à son emprise avec l'aide de son amant

Raoul. Il y a une scène où les amants montent nuitamment sur le toit de l'Opéra et échafaudent des plans de fuite près

d'une statue, dans un vol de chauves-souris dérangées par leur présence, qui m'a beaucoup réjouie (pour les

chauves-souris!) Ce film qui se veut d'horreur recèle de nombreux gags hilarants. C'est une histoire

fantastico-abracadabrante à grand spectacle, mais sympathique à regarder, le méchant finit dépecé par

la foule portant des torches sur un quai de Seine (on a des antécédents dans l'Histoire de France),

où ses restes sont jetés, et les tourtereaux sont saufs. Finis (sic), c'est la fin.

Christine et le Fantôme, photo du livret extraite du film

Christine et le Fantôme, photo du livret extraite du film

La musique de Thierry Escaich magnifie le film, en appuyant les intentions du réalisateur. Le livret écrit

qu'il a vu le film plusieurs fois pour bien l'appréhender avant le spectacle. Il est en effet indispensable

qu'il sache avant nous ce qui va suivre à l'écran pour pouvoir anticiper musicalement. La musique conduit

le spectateur, elle révèle l'atmosphère de la séquence et se substitue au contenu verbal que nous

n'avons pas, elle soutient l'expressivité amplifiée des comédiens, elle supplée même à Gounod dans l'air

des bijoux de Faust...Le très grand écran, une copie du film restaurée et partiellement colorisée pour

accentuer certains passages importants, et la musique de Thierry Escaich en liant magnifique, quel

bonheur ! J'aime beaucoup le cinéma muet, et manifestement, je n'étais pas seule à prendre un très grand plaisir à

cette projection musicale. J'ai lu que Thierry Escaich avait accompagné Metropolis, qui est l'un

de mes films muets préférés.Thierry Escaich a été fort applaudi, par une salle enthousiaste.

Thierry Escaich devant la console de l'orgue

Thierry Escaich devant la console de l'orgue

Il pleuviotait à la sortie de la Philharmonie, et curieusement, dix kilomètres plus au sud, à la sortie des tunnels, le soleil

était toujours présent. Ayant oublié de remettre un pull sous mon manteau, je suis rentrée un peu gelée quand même...

 

Sylvie, blogmestre

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 23:10

Ce matin je suis arrivée involontairement un peu après 10h à Notre-Dame, pour la messe grégorienne.

En me présentant au contrôle à l'entrée de la cathédrale, il y avait un haut-parleur, et j'ai entendu la Maîtrise.

C'était un dimanche de ténors et de basses, le 5è du temps ordinaire.

En-tête de la feuille liturgique du jour

En-tête de la feuille liturgique du jour

L'Evangile du jour racontait l'histoire de la pêche miraculeuse : Jésus requit le bateau de Simon, et

enseigna à la foule depuis le bateau, puis il demanda aux pêcheurs qu'ils lancent leurs filets au large

dans le lac. Ceux-ci obéirent parce qu'il le demandait, et ramenèrent une foule de poissons, alors qu'ils

n'avaient rien pris jusque là. Ce qui plongea Simon dans un grand effroi. Les pêcheurs savent en effet que

lorsque le poisson ne veut pas se laisser prendre, il ne veut pas ! Soit il a déserté les fonds pour raisons de lui seul

connues, soit il n'a pas faim, soit il vous a vu, ou entendu, et se méfie... Comment expliquer l'afflux de poissons

dans les filets de Simon ? Les vibrations du discours de Jésus transmises par la barque à l'eau du lac ?

Il serait très intéressant que ce soit cela, car la voix de Simon produisait probablement un tout autre effet

sur le poisson. Qu'y avait-il dans les vibrations de la voix de Jésus qui pouvait entraîner un déplacement

massif de la population poissonneuse ? Même présenté ainsi, en supposant que l'hypothèse soit fondée,

on comprend l'effroi de Simon, pêcheur chevronné, qui avait obéi par déférence, devant ce grand mystère.

Pêcheurs d'hommes...

Pêcheurs d'hommes...

Nous fûmes incités à participer au denier du culte, et l'on annonça l'entrée en carême avec le mercredi

des cendres le 10 février, la fête de Notre-Dame de Lourdes et la journée mondiale des malades le

11 février, et l'arrivée d'un nouvel organiste, Vincent Dubois. Ainsi que deux concerts de la Maîtrise

de Notre-Dame, le 9 février à 20h30 un concert de musique médiévale, et le 16 février à 20h30

un concert de motets de Bach et de Mendelssohn, dont les places peuvent être réservées à l'accueil

de la cathédrale, jusqu'au soir du concert, les renseignements et programmes sont

sur le site de musique sacrée de la cathédrale.

 

J'ai tourné une petite vidéo de sortie entre les deux messes, vers 11h15.

 

Puis je suis rentrée chez moi, avant de ressortir en début d'après-midi.

Il faisait beau, et il y avait du soleil!

 

Sylvie, blogmestre

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