13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 08:13

Hier soir, j'ai entendu la 6è symphonie de Gustav Mahler au Théâtre des Champs-Elysées,

jouée par l'Orchestre Colonne, sous la direction de Roger Epple.

Fracassante de Mahler

De ma place initiale le théâtre se présentait comme ci-dessous. Ensuite, je suis descendue

de deux rangs, ce qui ne fut pas une bonne idée finalement car il y avait une barre visuellement un peu gênante.

Théâtre des Champs Elysées vu de la place R16 au premier balcon

Théâtre des Champs Elysées vu de la place R16 au premier balcon

Il y avait en première partie une composition pour orchestre de Jean-François Zygel, intitulée "La Ville",

inspirée par sa première incursion à New-York, que le pianiste médiatique nous a présentée, avec aisance et

ce caractère volubile qu'ont les animateurs de télévision. Un gros contraste avec la sobriété habituelle de parole des

musiciens, qui vous jouent très volontiers en bis une petite pièce charmante, au nom inaudible, en guise de mots.

(Je vous aime, les musiciens!)

Jean-François Zygel remerciant l'orchestre

Jean-François Zygel remerciant l'orchestre

 J'ai bien aimé la pièce de Zygel, qui pourrait être utilisée comme musique d'un petit film sur

New-York, tant elle était évocatrice d'images. L'auteur était dans un taxi qui roulait trop vite, et découvrait

cette ville verticale qu'est New-York. Ses impressions liées à la vitesse du véhicule et à la hauteur

des immeubles qu'il voyait étaient traduites en musique. Il nous avait bien expliqué avant

la pièce... Jean-François Zygel revint pour nous présenter le chef d'orchestre Roger Epple, et la 6è

symphonie de Gustav Mahler, sachant que le chef était un spécialiste de Mahler. Le livret était bref sur

cette oeuvre, Mahler était dans une période faste de sa vie, en 1907 quand il l'a écrite, et pourtant

la symphonie est désespérée (j'exagère un peu, c'est plus fourni, mais pas beaucoup). Zygel fut un peu

plus disert, il nous parla de l'inversion des 2è et 3è mouvements après la création de l'oeuvre, et

de la double "surprise" du 4è mouvement. Le premier mouvement m'évoqua, comme je l'avais écrit ce matin,

le thème de Dark Vador dans Starwars, et j'en conclus que John Williams devait connaître cette symphonie, et qu'il

s'était inspiré de son caractère désespéré. Enfin, c'était sombre, mais supportable (j'appréhendais un peu),

c'était même très écoutable. L'obscurité fait aussi partie de nos vies. Mahler avait prévu très grand

en instruments, deux harpes, quatre flûtes, quatre haubois, quatre clarinettes, un nombre conséquent

(je ne voyais pas tout) de cuivres, et toutes sortes de percussions, des cloches de vache

(que j'ai prises pour des casseroles...) des timbales, une caisse claire, un xylophone, et aussi un célesta,

bref, de quoi émettre beaucoup de décibels. Peut-être est-ce ma longue pratique de la musique de

cinéma, je n'ai pas trouvé cette musique" desespérée", mais sombre, certes, et vivante, expressive,

jusqu'à ce qu'elle... meure. Dans le très long 4è mouvement, la symphonie subit deux chocs. La

première fois, j'ai sursauté, croyant que le percussioniste avait crevé la caisse claire! Un voisin de concert a parlé de

"coup de hache". La caisse claire paraissant toujours fonctionnelle, la musique a continué,jusqu'à un

second coup fracassant identique. Le 4è mouvement s'est poursuivi dans le bruit et la fureur, jusqu'à

perdre de sa vigueur, le son devenait ténu. Il y eut un dernier poum des percussions et un dernier

ting des cordes pincées, et la symphonie expira. Laissant le silence et la surprise s'installer,

le chef d'orchestre baissa les bras, déclenchant les applaudissements. Le chef Roger Epple était très

sympathique et charismatique, il a embrassé le premier violon à la fin du concert qui a paru un peu surpris.

Voici Roger Epple avec JF Zygel, et les violons du premier rang:

Le chef d'orchestre Roger Epple avec JF Zygel

Le chef d'orchestre Roger Epple avec JF Zygel

Je pense qu'il était très content de l'interprétation de la symphonie par  l'Orchestre Colonne,

qui était brillante. Et voici l'orchestre Colonne aux saluts, ci-dessous.

 

Sylvie, blogmestre

 

Orchestre Colonne, Théâtre des Champs Elysées

Orchestre Colonne, Théâtre des Champs Elysées

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 08:30

Hier, dimanche 10 avril, je suis partie d'Arcueil gare à 9h37* pour arriver à 10h01* en gare de Saint-Michel Notre-Dame.

J'ai traversé le parvis de la cathédrale en hâte, zigzagant entre les touristes, pour rejoindre la messe grégorienne,

dont l'introït venait de commencer. Nous étions le troisième dimanche de Pâques.

Panneau du troisième dimanche de Pâques

Panneau du troisième dimanche de Pâques

Liturgie du 3è dimanche de Pâques

Liturgie du 3è dimanche de Pâques

La Maîtrise était ce dimanche composée de jeunes femmes avec de très belles voix (elles ont toujours

de très belles voix). Il y avait trois lectures, les actes des apôtres, l'apocalypse de Jean, et l'Evangile

également selon Jean (il y avait une erreur dans la feuille liturgique, qui comporte deux fois le même texte). La première

lecture parlait de flagellation des disciples, dont ils se réjouissaient, et l'Evangile était une nouvelle

pêche miraculeuse, pleine de symboles, servant à identifier le ressuscité. Le sermon qui a suivi

était très intéressant, le développement sur les 153 poissons du filet particulièrement.

La liturgie grégorienne fut un peu plus facile que la semaine précédente à chanter.

Extrait du Gloria grégorien

Extrait du Gloria grégorien

La messe s'est terminée vers 11h15, je suis ressortie de la cathédrale dans les cinq minutes,

et ai pris une photo du soleil dans les vitraux.

Soleil du matin dans les vitraux

Soleil du matin dans les vitraux

Puis j'ai rejoint la Porte de Vincennes, en reprenant le métro à Hôtel de Ville à 11h31**

Détail de la façade de l'Hôtel de Ville de Paris

Détail de la façade de l'Hôtel de Ville de Paris

J'y suis arrivée à 11h46***. Mes camarades travaillaient le Kyrie de la Messe en ut mineur de Mozart.

Nous avons déjeuné avec le Choeur Un, puis repris nos répétitions respectives.

Ci-dessous le Choeur Deux dans un extrait du Cum sancto spiritu:

 

 

 

J'ai bien aimé la qualité vocale de cette vidéo. Ce n'était qu'une répétition, et c'était

le second filage, sans direction, bravo à toutes et à tous!

 

Je suis repartie en même temps que le Choeur Un, vers 17h30, alors que mes camarades du Choeur Deux attaquaient le

Credo de la Messe en ut, pour lequel je n'avais plus assez de souffle, après cette journée de travail (petite santé...)

J'ai repris le tram Porte de Vincennes à 17h38***. Désolée d'être aussi perso!

 

Sylvie, blogmestre

 

Départ d'Arcueil à 9h37

Départ d'Arcueil à 9h37

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 10h01

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 10h01

Métro Hôtel de Ville à 11h31, direction Porte de Vincennes

Métro Hôtel de Ville à 11h31, direction Porte de Vincennes

Arrivée Porte de Vincennes à 11h46

Arrivée Porte de Vincennes à 11h46

Ticket de tram T3b pris Porte de Vincennes à 17h38

Ticket de tram T3b pris Porte de Vincennes à 17h38

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 21:30

Et puis hier soir 9 avril, j'ai entendu un deuxième concert, au Palais Garnier. Deux concerts à quelques heures

d'intervalle, c'est beaucoup, c'est le régime festival de musique... Initialement, j'avais une place pour le concert à l'Opéra, qui

a été perdue. J'ai choisi la Pastorale à la salle Gaveau. Puis la place à l'Opéra a été retrouvée... Banco pour deux concerts!

Mozart à l'opéra

La place que j'avais rachetée était au troisième étage, au premier rang d'une loge, un placement superbe,

j'ai néanmoins reculé ma chaise en voyant la faible hauteur du balcon, et évité d'être debout ou de me pencher.

Voici l'opéra Garnier vu de ma place:

L'opéra Garnier vu des loges de côté du 3è étage

L'opéra Garnier vu des loges de côté du 3è étage

Il s'agissait d'un "concert de l'académie", composé d'extrait d'opéras de Mozart, en version concert.

Les opéras dont des extraits étaient proposés étaient Cosi fan tutte, Le Nozze di Figaro,

Idomeneo, la Clemenza di Tito, et Don Giovanni. Cosi fan tutte occupait la première partie, avant

l'entracte, qui durait une quarantaine de minutes, avec quatre extraits. La seconde partie d'une durée

identique, comprenait trois extraits des Nozze di Figaro, un d' Idomeneo Re di Creta, un de la

Clemenza di Tito, et le concert se terminait par la finale du premier acte de Don Giovanni. 

Jean Deroyer dirigeait l'orchestre de l'Opéra national de Paris pour ce concert. Les solistes

étaient des artistes de l'Académie nationale de l'Opéra de Paris.

L'orchestre de l'Opéra national de Paris

L'orchestre de l'Opéra national de Paris

En voyant le grand lustre seuspendu au plafond peint par Chagall, je n'ai pu m'empêcher de penser au film muet

"Le Fantôme de l'Opéra", vu à la Philharmonie, et dont le compte-rendu a été fait dans ce blog. Les solistes de ce

9 avril n'ont heureusement pas produit des vibrations de nature à faire choir le lustre sur les auditeurs innocents...

Les voici, aux saluts:

L'orchestre et les solistes

L'orchestre et les solistes

Le jeune chef d'orchestre Jean Deroyer, dirigeait lui aussi sans baguette, avec des mouvements

amples. Ce concert thématique d'extraits d'opéras de Mozart m'a bien plu. C'était la musique

dégagée du jeu de rôles, pour elle-même, à un stade pré-spectaculaire. Et l'idée de compiler

des extraits de différents opéras du même auteur était intéressante aussi, une lecture en hyperliens

de l'oeuvre du compositeur, en alternative à la lecture linéaire classique d'un seul opéra.

Le concert a eu beaucoup de succès, et les artistes ont été très applaudis.

Jean Deroyer et les premiers violons

Jean Deroyer et les premiers violons

Je suis ressortie de la loge et redescendue par l'escalier, en m'arrêtant plusieurs fois pour

admirer le cadre grandiose (et très mégalomane) du Palais Garnier, et prendre des photos.

Les spectateurs sortant de l'Opéra Garnier

Les spectateurs sortant de l'Opéra Garnier

J'étais physiquement fatiguée, mais intellectuellement en forme en ressortant.

La musique à haute dose a des effets inattendus...!

 

Sylvie, blogmestre

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 20:50

Hier après-midi, samedi 9 avril, j'ai écouté un concert d'après-midi de l'orchestre Pasdeloup à

la Salle Gaveau, sous la direction de Christoph Altstaedt. Le programme comprenait une courte œuvre

d'Esteban Benzecry, « Ritos del Sol y la Luna », le concerto n°2 pour violon et orchestre de

Felix Mendelssohn, et la symphonie pastorale, c'est-à-dire la 6è symphonie de Ludwig van Beethoven.

 

Benzecry, Mendelssohn, Beethoven

Quand j'ai réservé pour ce concert, il ne restait plus que la dernière catégorie de places disponible, en pourtour. A mon arrivée,

peu avant le début du concert, on m'a dit de me mettre où je voulais. Coup de chance, quelques places étaient vides au-dessus

de la scène, au premier balcon, j'ai pu en gagner une avant que le concert commence. En ouverture, il y eut une très courte

pièce de Benzecry, compositeur contemporain franco-argentin, qui vint remercier l'orchestre sur scène.

La deuxième oeuvre jouée était un concerto pour violon, interprété par la jeune violoniste Alexandra Soumm,

d'origine russe. La jeune femme, très gracieuse, ravissante, et jouant énergiquement de son instrument,

était habillée d'une robe longue fourreau noire en dentelle, avec un bustier sans bretelles, il fallait oser... mais

la robe et le bustier restèrent parfaitement en place malgré les puissants mouvements d'archet. On fait des textiles intelligents

de nos jours, celui-ci devait être garanti à l'épreuve des concertos ! Mendelssohn n'a écrit que deux concertos, et

celui-ci, nous dit le livret, occupe une place privilégiée dans le répertoire des violonistes, par la virtuosité

requise et la subtilité de son style. Alexandra Soumm y fut très impressionnante. La voici aux saluts :

Alexandra Soumm, son violon et sa jolie robe

Alexandra Soumm, son violon et sa jolie robe

Elle fut très applaudie, rappelée, bissée, et elle revint nous jouer une pièce moderne dont nous n'avons

pas entendu le nom de l'auteur, mais il s'agissait d'un extrait de sonate. Elle reçut un bouquet de fleurs.

 

L'orchestre Pasdeloup et Alexandra Soumm

L'orchestre Pasdeloup et Alexandra Soumm

La troisième œuvre du programme était une symphonie que j'aime beaucoup, et que j'ai très rarement

entendue en concert, peut-être n'était-ce que la deuxième fois. En revanche, je l'ai abondamment entendue en

enregistrement, et plusieurs fois comme musique de film, puisqu'elle a été le support musical d'une partie du dessin animé

Fantasia de Walt Disney, dont les images défilaient dans ma tête pendant que je l'entendais, Bacchus chevauchant son

tonneau, les petits amours, le chant des oiseaux, l'orage, le soleil après la pluie... Mon père étant un fan de dessins animés

et de musique classique, Fantasia était un must familial de mon enfance. La symphonie pastorale de Beethoven

aussi. Christoph Altstaedt dirigeait sans baguette, avec des gestes dansants. Je reconnus le trio

d'oiseaux joués par la flûte, le haubois et la clarinette, et toutes les images évoquées par le

compositeur, et m'appliquai à regarder l'exécution de cette œuvre musicale que je connaissais

globalement par cœur, décomposée par les instruments. Ce fut un grand bonheur. L'orchestre Pasdeloup,

brillant et subtil, était un enchantement à l'écoute de cette pièce pittoresque. Le jeune chef d'orchestre,

à qui je promets volontiers beaucoup de succès à venir, le dirigea d'une main sûre pendant plus d'une heure et

demie de musique sans entracte. Il a reçu, ainsi que l'orchestre, des applaudissements mérités.

Christoph Altstaedt et les violons

Christoph Altstaedt et les violons

Une formule très sympathique, ce samedi après-midi musical, et un très beau concert.

A refaire!

 

Sylvie, blogmestre

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 10:33

Andrée, soprane 1 du Choeur Deux, nous fait part d'un concert de gospel donné ce soir 9 avril 2016

au profit d'une association de lutte contre les manipulations mentales (sectes).

C'est à 20h30, en l'église Sts Cyrille et Méthode, 124 bis rue de Bagnolet dans le 20è.

Chef de choeur : Marc Mir, Pianiste : Pierre- Michel Kuss, Percussionniste : Ricardo Garate

renseignements et réservations 06 07 59 83 12 et/ou 06 63 86 32 17 prix des places

réservé:15€,  sur place : 18€, tarifs réduits ( étudiants et chômeurs ) : 10€

Merci Andrée!

Concert caritatif
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 22:59

Ce soir, j'ai entendu le Robinson College chapel choir en concert à Saint-Louis en l'Ile.

Robinson college Chapel choir

Les choristes du Robinson choir seront en concert samedi 9 avril après-midi en l'église

de la Madeleine à 16h, et c'est en entrée libre.

The Robinson college Chapel choir

The Robinson college Chapel choir

Le choeur comprend une trentaine de choristes, qui sont principalement de jeunes étudiants

de l'université de Cambridge, avec quelques personnes plus âgées, et qui ont de très belles voix claires.

Dirigés par Simon Brown, ils ont donné ce soir un concert d'une grande beauté et d'une grande spiritualité.

Le programme, intitulé "Musique sacrée d'Angleterre et de France", comprenait de petites pièces

anglaises du XVIè siècle, deux morceaux d'orgue, puis quatre choeurs du Requiem de Duruflé.

Dans les pièces anglaises, il y avait quatre choeurs de Batten, Tallis, Farrant, et Byrd.

Suivait une pavane pour orgue de William Byrd, jouée par l'un des étudiants. Une deuxième partie

chorale présentait trois choeurs d'Orlando Gibbons. Une seconde pièce d'orgue, a Voluntary de Purcell,

fut jouée par un autre étudiant, qui accompagna par la suite les extraits du Requiem. Enfin,

du Requiem de Maurice Duruflé, ont été chantés le Kyrie, le Sanctus, Lux aeterna, et In paradisum

(c'est le mouvement de plus qui distingue Duruflé). Les vidéos sont extraites du Sanctus et du Lux aeterna:

 

 

 

Si vous avez envie d'une heure de très belle musique chorale, allez les écouter à la Madeleine!

 

 

Sylvie, blogmestre

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 14:56

Dès demain samedi 9 avril 2016 pour le Choeur Un, et dimanche pour tous les choeurs de Paris 13,

travail de la Messe en ut mineur de Mozart, et du Requiem de Cherubini pour le Choeur Deux et le

petit choeur. Horaires 14h-19h samedi, et 11h-18h dimanche, entrée par la rue de Lagny, repas de

dimanche pris en commun pour ceux qui le souhaitent, avec ce que vous aurez apporté de délicieux,

comme d'habitude. Aux choristes nouveaux qui ont des scrupules: n'hésitez pas à vous joindre

à la joyeuse assemblée déjeûnante du dimanche! Aux étourdis... suite au redécoupage régional

les dates de vacances ont changé, ce week-end de travail était initialement prévu les 16 et 17 avril,

qui tombent à présent pendant les vacances scolaires, il a été en conséquence déplacé aux 9 et 10 avril.

Bon travail à toutes et à tous!

 

Sylvie, blogmestre

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 13:43

Le chef d'orchestre et de choeur Jean-Pierre Ballon propose un stage de chant choral d'une semaine,

en août et en Bretagne, avec deux concerts inclus qui seront donnés par les choristes

et les musiciens stagiaires. J'ai chanté avec Jean-Pierre pendant quatre ans, notamment le Requiem de Duruflé,

à Mulhouse dont il était le directeur du Conservatoire. Vous pouvez vous inscrire en confiance si ce stage vous tente.

 

 

Il faut s'engager à travailler avant le stage, sur partition et CD voix par voix. Au programme des choristes,

Mendelssohn, mais pas Felix... Fanny, sa soeur. Et Gustav Mahler, ainsi qu'un petit morceau de

la Création de Haydn pour le bis. Pour l'orchestre, il y aura en plus Mozart et Carl Emmanuel Bach.

Tous les renseignements et la fiche d'inscription sont disponibles sur le site du stage.

NB: le second chef de choeur a changé, il s'agira de Jérôme Boudin Clauzel.

 

Sylvie, blogmestre

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 00:32

J'ai quand même fini, après deux tentatives infructueuses, par parvenir à entendre les Arts florissants

et William Christie en concert. C'était hier soir à la Philharmonie 2, et le concert s'intitulait

« Airs sérieux et à boire ». J'avais une place à la galerie, tout en haut.

Airs sérieux et à boire

J'ai passé la première partie à la galerie, puis voyant tous mes voisins migrer vers le balcon

d'en-dessous où il restait de la place, je suis descendue aussi.

 

La salle vue du balcon latéral

La salle vue du balcon latéral

Il s'agissait d'un concert de petites pièces du XVIIè siècle, d'auteurs français, en français et en italien.

Les auteurs étaient Marc-Antoine Charpentier, Etienne Moulinié, Michel Lambert, et Sébastien Le Camus.

C'est Charpentier qui avait composé une pastorale italienne « Amor vince ogni cosa », dont plusieurs

extraits nous furent proposés, Le Camus et Moulinié faisaient dans le joyeux, et Lambert, élève du

précédent, dans les amours contrariées (y compris par l'excès d'appâts de la dame convoitée...)

Les musiciens et solistes étaient dix. Un violon, un alto, une viole de gambe, un archiluth, un clavecin

(William Christie), une « dessus » (soprano), une « bas-dessus » (mezzo-soprano), un haute-contre

(plutôt contre-ténor), une « taille » (ténor), une basse. Les cinq chanteurs ne se contentaient

pas de chanter, ils jouaient aussi, mimaient, comme dans un opéra miniature.

C'était soit joyeux et enlevé, parfois gaillard, ou mélancolique et douloureux, mais toujours

remarquablement bien joué et chanté, et très agréable à écouter. Les morceaux étaient enchaînés

sans temps mort. J'eus la surprise de découvrir deux chansons où l'une de mes homonymes était

évoquée (j'en connaissais déjà deux, j'ai doublé mon capital de chansons d'homonymes en une soirée !)

Une bergère probablement, il y avait aussi un certain Sylvio, un berger sans doute ! C'était de Lambert,

m'a-t'il semblé, dans le registre passionné douloureux. Dans la pastorale de Charpentier, tout allait bien

au début. Puis un loup arriva dans le scénario et nous eûmes la surprise d'entendre un long hurlement

à la lune, émis par notre célébrité claveciniste, chef d'un ensemble de renommée mondiale.

Malepeste, aurait dit d'Artagnan, voilà qui ne manquait pas de piquant ! Les chanteurs se ruèrent à l'assaut de la

bête féroce. Et, savez-vous ? Ils nous l'ont bissée, la chasse au loup, avec son hurlement introductif.

William Christie hurle très bien à la lune... il faut une sérieuse dose d'humour et de fantaisie pour

casser son image en poussant des cris de bête à un concert classique tout ce qu'il y a

de respectable, j'ai bien ri ! Nous les avons beaucoup applaudis. Voici une photo aux saluts :

Les Arts florissants

Les Arts florissants

Il y avait une séance de dédicaces post-concert de William Christie, pour les disques. La file n'avançait pas, et j'avais

une heure de trajet pour rentrer... J'ai renoncé et bien m'en a pris, un accident sur le RER B avait bloqué les trains,

je suis arrivée chez moi par l'avant-dernier bus, à minuit moins le quart...

 

Sylvie, blogmestre

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 08:15

L'ensemble vocal de Notre Dame de Paris donnait hier soir un concert de musique médiévale

sur le thème de la résurrection de Jésus. J'y suis allée avec grand plaisir.

Contremarque de réservation de ma place

Contremarque de réservation de ma place

Treize choristes et solistes masculins du Choeur d'adultes de la Maîtrise, et de l'Ensemble vocal

de Notre-Dame de Paris ont interprété ce concert divisé en trois tableaux, sous la direction

de Sylvain Dieudonné. Le premier tableau s'intitulait "Le matin de Pâques", le deuxième

"La célébration de Pâques", et le troisième "Les pélerins d'Emmaüs".

 

Ci-dessous une photo de l'ensemble vocal, dans sa composition du 5 avril 2016:

 

L'ensemble vocal, concert du 5 avril 2016

L'ensemble vocal, concert du 5 avril 2016

Le concert m'a semblé assez exigeant, pour les chanteurs et pour le public. Dès que je filmais un peu,

je perdais le fil conducteur du livret, que j'étais obligée de poser pour tenir l'appareil photo... J'avais emporté un matériel

plus conséquent, soigneusement vérifié avant le concert. J'ai pris beaucoup de petites vidéos de ce concert, j'en ai mis deux

en ligne, et vais travailler sur les autres, dont le réglage de la température des couleurs n'est pas satisfaisant.

Voici le premier extrait vidéo:

 

 

Il n'y avait pas d'instruments: excepté quelques cloches, Pâques oblige, tout était a capella.

Les choristes étaient aussi solistes pour la plupart, avec des voix travaillées, très belles. Dans le livret,

ils sont répartis entre ténors et basses, mais il y a là de quoi faire quatre voix, au moins. Le premier

tableau évoquait la découverte du tombeau de Jésus vide, le matin de Pâques, et l'annonce de sa

résurrection. Le deuxième tableau était constitué de morceaux de la célébration pascale, du XIIIè siècle,

provenant de Chartres ou de l'Ecole de Notre-Dame (de Paris). Le troisième tableau était un drame

liturgique du XIIIè siècle, Jésus apparait en pélerin à des hommes qui parlaient du prophète puissant

qu'il était, puis dîne avec eux, et s'en va discrètement, après leur avoir révélé qui il était. Puis il

réapparait vêtu de rouge et montre ses stigmates aux incrédules, surtout à Thomas.

Le concert s'achève sur une hymne "Salve festa dies", salut, jour de fête...

Voici la deuxième vidéo mise en ligne:

 

 

Il y ut un petit flottement à la fin du concert, quoique le chef eût baissé les bras, ce qui signifie que le concert est fini, nous

n'en étions pas bien sûrs... Nous avons alors applaudi, puis les chanteurs ont changé de position derrière l'autel, provoquant

une déroute des spectateurs lointains (on ne voit que des premiers rangs que les chantres se disposent autrement

pour revenir devant l'autel), qui a du être compensée par des applaudissements nourris pour que tout le monde soit d'accord!

Morale: ne laissez pas l'espace devant l'autel vide quand le public applaudit, sinon il se méprend sur vos intentions...

Il y eut quand même ensuite une standing ovation, ç'aurait été dommage de rater cela! Très beau concert, bravo!

 

Sylvie, blogmestre

La nef de Notre-Dame à la sortie du concert le 5 avril

La nef de Notre-Dame à la sortie du concert le 5 avril

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