21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:17

Hier soir se tenait au Palais omnisports de Bercy (Accor Arena Hôtels) la répétition générale du

spectacle 2016 des Enfoirés, visant à collecter des fonds pour permettre aux restos du cœur d'aider

des milliers de personnes en France à s'alimenter décemment. J'avais une place assise

pour cette soirée de répétition, dans les balcons latéraux.

 

Billet pour balcon avec grillage et barres (mais assise!)

Billet pour balcon avec grillage et barres (mais assise!)

On constatera que le prix du billet pour la générale était conséquent, c'est à peine moins que pour les trois ou quatre

spectacles enregistrés par la télévision qui se tiendront les jours suivants. Mais, bon ! C'est pour une bonne cause.

Les restos du cœur, lancés par Coluche dans les années 80, devaient répondre à un besoin urgent qu'on

espérait limité dans le temps. Trente ans après, ils secourent de plus en plus de personnes... Or donc,

hier soir, après un trajet contrariant (dix minutes perdues à Denfert-Rochereau à changer de train, ressortir sur le boulevard,

puis rentrer dans le métro), j'arrivai avec une foule un peu perdue, canalisée par des hommes en jaune

agitant des signes lumineux, aux alentours du POPB. Quand je suis entrée dans la salle, la répétition

n'avait pas commencé, mais la lumière était éteinte pour une projection des spectacles antérieurs, et

personne ne nous a indiqué où nous placer. Il fallait donc chercher sa place dans le noir, sans écraser

les pieds ou les sacs de ceux qui étaient déjà installés, et sans chuter non plus... J'ai fini par trouver

la mienne, à côté d'une famille sympathique à l'accent du Nord.

L'arrière du POPB, et le public

L'arrière du POPB, et le public

Lorsque le spectacle a commencé, les quatre places vacantes devant moi ont été occupées par des personnes paisibles

probablement moins bien placées, qui ont été délogées une demi-heure plus tard par les locataires des places en question.

Lesquelles ne les ont pas occupées, mais y ont laissé leurs manteaux pour rester debout toute la soirée à se trémousser,

agitant leur brushing, gênant dix personnes derrière elles, qui ne voyaient plus que leurs fesses... quelle élégance !

Vue presque dégagée sur la fosse du temps des voisines de devant paisibles

Vue presque dégagée sur la fosse du temps des voisines de devant paisibles

Le principe de ces soirées Enfoirés, croyais-je, c'était de chanter en groupe des chansons à succès

pour le plus grand plaisir des auditeurs / spectateurs présents. Ca a dû un peu changer, parce que les

prestations de groupe n'étaient pas majoritaires. Il y avait aussi beaucoup de chansons que je ne connaissais pas.

En revanche, le plus gros succès auprès du public a été sur un solo chanté par son créateur,

Jean-Louis Aubert de l'ex- groupe Téléphone, « Je rêvais d'un autre monde ».

 

 

Nous avons vu Jean-Jacques Goldman, mais n'avons entendu que des parodies de ses chansons dans

un sketch de Michael Young. Il y eut un vrai-faux hommage aux Hôtels Arena, qui était en fait un hommage

au guitariste du groupe Eagles décédé récemment, dans « Hôtel California » (somptueuse interprétation

 

 

professionnelle de l'orchestre), et un hommage à Daniel Balavoine, mort il y a trente ans sur le Paris-Dakar,

dans « La vie ne m'apprend rien », avec une participation étonnante de la foule. De manière générale,

le public a participé à fond, et le spectacle était autant parmi nous que sur la scène.

Il y eut des olas, et une grande puissance vocale déployée par cette foule enthousiaste,

qui venait participer à une superbe communion des voix, chacun agitant la petite lumière

de son téléphone mobile, qu'on ne nous avait pas demandé d'éteindre.

Une interprétation en noir et blanc d'une chanson de moi inconnue

Une interprétation en noir et blanc d'une chanson de moi inconnue

Et il y avait Mimi Mathy, Pierre Palmade, Michelle Laroque, Patrick Bruel, Patrick Fiori, Maxime Leforestier,

Pascal Obispo...Je n'ai pas pu identifier tout le monde, j'étais, comme on le voit sur les vidéos, derrière des barres

et du grillage, loin de la scène, et les deux écrans (moins géants qu'on l'aurait souhaité) étaient à moitié masqués

de ma place. Mention spéciale à Mimi Mathy, qui a joué R2D2 avec un naturel parfait, puis une psy

 

 

improvisée psychanalysant Maxime Leforestier sur un divan. Excellente cliente pour ce type de

représentation, Mimi. J'ai bien aimé aussi la séquence Eurovision (oh, le Te Deum de Charpentier!)

 

 

avec Michelle Laroque, et quelques interprètes malheureusement pas très visibles de ma place.

 

 

Il ne me reste plus qu'à coller tous ces petits morceaux de vidéos ensemble...

Vous les verrez en mieux filmés à la télévision dans quelques jours!

Les enfoirés de la soirée

Les enfoirés de la soirée

Je suis ressortie vers 23h30, et tombée dans le noir en ratant une marche... pour éviter que les 20.000 à 23.000 personnes

présentes bloquent le métro devant moi et m'empêchent d'arriver au RER pendant qu'il y en avait encore ! La soirée

était sympathique, mais je suis restée sur ma faim. Peut-être parce que c'était la générale.

Il faisait très froid dehors, j'ai pris une petite photo souvenir de Bercy avant de m'engouffrer dans le métro.

 

Sylvie, blogmestre

Panneau indicateur à l'entrée du POPB, et derrière, le ministère des finances

Panneau indicateur à l'entrée du POPB, et derrière, le ministère des finances

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 11:39

Je suis désolée que les abonnés reçoivent deux courriels par nouvel article publié sur ce blog.

Pour une raison inconnue, le premier courriel ne part pas tant que je n'en ai pas envoyé un second...

C'est-à-dire que j'ai le choix entre ne pas vous avertir d'un nouvel article ou vous avertir deux fois.

Je clique une première fois sur "prévenir mes abonnés", et constate que je ne reçois aucun courriel

du blog, même après plusieurs minutes. Je clique une deuxième fois sur "prévenir mes abonnés",

et là dans la minute, je reçois deux courriels à la fois. Apparemment, c'est deux sinon rien!

Vous voilà prévenus, vérifiez que c'est le même titre, et jetez l'avertissement inutile à la corbeille...

 

Sylvie, blogmestre

PS: ah tiens, ce courriel-ci a accepté de partir en un seul exemplaire ...

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 11:06

C'était mon troisième concert d'affilée à la Maison de la Radio, ce dimanche 17 janvier avec l'Orchestre

national de France, sous la direction de James Conlon, qui a dirigé plusieurs orchestres américains

prestigieux. J'étais loge 5, à une place presque symétrique de celle que j'occupais le soir précédent.

Billet pour musique d'Europe centrale joyeuse

Billet pour musique d'Europe centrale joyeuse

Le programme était composé d'une ouverture pour une fête académique de Johannes Brahms,

ainsi que de trois danses slaves et de la 8è symphonie d'Antonin Dvorak. Le grand auditorium était

bien rempli de public, un peu moins que la veille cependant. Il y avait un très grand nombre de musiciens.

Le grand auditorium vu de la loge 5, premier balcon

Le grand auditorium vu de la loge 5, premier balcon

Le concert commença par une œuvre de Brahms datant de 1881, dédiée à l'Université de Breslau,

laquelle avait décerné le titre de docteur honoris causa au compositeur, qui en était très fier. Brahms

s'était amusé à citer des chansons à boire d'étudiants dans son ouverture pour une fête académique !

La musique était joyeuse, mais l'ambiance dans l'auditorium était redevenue sérieuse, en comparaison

de ce qu'elle avait été un jour plus tôt. Nul Desproges ne venait plus semer le trouble dans l'esprit des lecteurs du livret...

L'entreprise brahmsienne était plutôt réussie, et brillamment interprétée. Aucun compositeur français ne s'est

lancé dans la compilation orchestrée des épouvantables scies que l'on subit sur les bancs de l'enseignement supérieur

national, heureusement ! Vinrent ensuite trois danses slaves de Dvorak, le fil conducteur étant les danses

hongroises de Brahms, et l'éditeur commun des deux ensembles de danses. Il s'agissait des danses 1, 2,

et 7 créées à Prague en 1887. J'aime beaucoup les danses slaves de Dvorak, c'est pour elles que j'avais

pris un billet pour ce concert. Elles sont vives, enjouées, virtuoses, on imagine de joyeuses fêtes de village

(avec beaucoup de violons quand même!) auxquelles on aimerait se joindre... Les danses slaves passèrent vite,

trop vite à mon goût. Après avoir été très applaudi, James Conlon, qui est à la fois rigoureux dans

sa direction et généreux dans sa gestuelle, revint saluer plusieurs fois.

Le chef d'orchestre américain James Conlon

Le chef d'orchestre américain James Conlon

Puis il enchaîna la suite du programme sans entracte. Les danses slaves furent suivies de la

8è symphonie de Dvorak, celle qui a précédé la Symphonie du Nouveau monde. Le livret parlait

d'une histoire simple et d'un succès immédiat de cette œuvre, d'un hommage à Brahms, et de la

création d'un folklore imaginaire « comme la plupart des grands compositeurs d'Europe centrale ».

Voilà qui laissait à penser... Cette œuvre était profuse et débordante de vitalité, et l'abondance

d'instruments accentuait l'effet d'abondance musicale. Je remarquai que le flûtiste solo avait changé

d'instrument et que cette flûte traversière nouvelle venue, noire et argentée, avait un bien joli timbre.

Le concert fut très applaudi, et le chef revint à nouveau saluer plusieurs fois.

L'Orchestre national de France aux saluts, et le chef James Conlon

L'Orchestre national de France aux saluts, et le chef James Conlon

Les trois œuvres enchaînées durèrent environ une heure et quart. Nous sommes ressortis du concert plus tôt

qu'à l'usuelle, dans le froid qui s'installait sur la capitale. On attendait de la neige, même en plaine...

Finalement les ours ne s'étaient pas trompés dans leurs prévisions météorologiques !

 

Sylvie, blogmestre

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 05:25

En gare du RER Arcueil-Cachan à 9h30, je suis arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 9h54. En sortant

de la station, j'ai acheté mon billet de métro pour aller Porte de Vincennes, plus tard dans la matinée.

Départ et arrivée du RER
Départ et arrivée du RER

Départ et arrivée du RER

A 10 h, j'ai participé à la Messe grégorienne à Notre-Dame de Paris, l'évangile du jour était celle des

Noces de Cana. La transformation de l'eau en vin devrait entrer en collision brutale avec le cartésianisme

de mes études de chimiste. Mais la chimie est l'univers des miracles, ils existaient bien avant que nous les

ayons mis en équations. Il faut du merveilleux pour que les hommes rêvent, et espèrent. Le merveilleux

miraculeux cohabite très bien avec les sciences exactes, si l'on admet que l'on ne comprend pas tout.

Dimanche 17 janvier au matin

Le choeur était féminin, la semaine dernière, il était masculin. Mais que les choristes de Notre-Dame

soient des hommes ou des jeunes femmes, ils ont tous des voix splendides. J'ai constaté avec plaisir

que j'avais un peu progressé dans le déchiffrage des partitions grégoriennes. Il faudrait

quand même que je me fasse expliquer quelques particularités d'écriture...

Extrait de la liturgie, Sanctus grégorien

Extrait de la liturgie, Sanctus grégorien

Après cette heure de ressourcement spirituel, je suis aller quérir un DVD

de la cathédrale (c'est pour moi !)

Reçu pour le DVD

Reçu pour le DVD

Puis je suis ressortie sur le parvis et j'ai gagné l'Hôtel de Ville à pied.

A ce moment, la cathédrale a carillonné joyeusement pour la grand-messe de 11h30.

 

 

J'ai pris la ligne 1 du métro et suis arrivée au lycée Maurice Ravel, Porte de Vincennes vers 11h45.

Mes camarades choristes étaient en train de répéter le Kyrie de la messe en ut dans une salle,

Mozart, Kyrie de la Messe en ut mineur, extrait

Mozart, Kyrie de la Messe en ut mineur, extrait

et le Graduel du Requiem de Cherubini, puis le Qui tollis de la messe en ut, dans l'autre.

Répétition du matin du 17 janvier, Choeur Deux

Répétition du matin du 17 janvier, Choeur Deux

A 13h, nous avons réuni les deux choeurs pour festoyer ensemble. Il fut un temps où je parvenais à

prendre des photos, et même des vidéos des repas de choristes, et aussi à manger. A présent, il me

faut choisir entre l'une ou l'autre activité, qu'y a-t'il de changé ? Un choriste du Choeur Un m'a promis

la recette d'un pâté de poisson succulent pour mettre sur le blog ! A suivre...

><> ><> ><>

Sylvie, blogmestre

 

NB: j'enlève du blog la vidéo incrustée du concert Messie de Haendel à la Philharmonie, qui présente la particularité

de se lancer toute seule, ce que je ne parviens pas à empêcher. Je remplacerai la vidéo par un lien vers la page.

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 22:34

Il y avait samedi soir un concert au grand auditorium de la Maison de la Radio, proposant trois œuvres

de Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, et Franz Schubert, et affichant « complet ». Ces trois œuvres

étaient interprétées par l'Orchestre philharmonique de Radio France, sous la direction de Sir Roger

Norrington. J'étais partie plus tôt que la veille pour arriver avec une marge,  il y eut d'autres personnes, retardataires,

qui n'entrèrent qu'après la première œuvre (c'est toujours dommage de passer une partie du concert hors de la salle...)

 

Billet pour espièglerie concertante

Billet pour espièglerie concertante

J'étais dans la loge 6, et l'orchestre était disposé différemment de sa disposition usuelle. Il s'agissait d'une

petite formation, il y avait huit premiers violons, six seconds violons en face d'eux, quatre altos, cinq violoncelles au centre,

et disposés derrière eux une ou deux flûtes, deux hautbois, deux cors, deux trompettes, des timbales, deux clarinettes,

et deux bassons en arc de cercle. Plus un piano pour le concerto. La salle était très pleine.

Le grand auditorium vu de la loge 6, premier balcon

Le grand auditorium vu de la loge 6, premier balcon

La première œuvre était la symphonie n°103 de Haydn, de 1795, en mi bémol majeur. Le livret citait Philippe

Sollers : « il n'y aura jamais de commémoration romantisée de Joseph Haydn, que Mozart, ce Christ, appelait papa. »

Le ton était donné ! Nous avions d'abord une symphonie de papa Haydn, puis un concerto du fils christique, puis une

autre symphonie du petit-fils... c'était une soirée familiale. La symphonie de Haydn commençait par un roulement

de timbales, soudain, puis décroissant, qui revint dans l'oeuvre. Le chef britannique, Sir Roger Norrington,

était espiègle et s'amusa beaucoup. Il dirigea cette symphonie avec une grande aisance assis sur une

chaise de bureau à roulettes montée sur une estrade (ce qui est assez casse-cou), donnant des mains des

impulsions aux musiciens, puis les laissant continuer seuls. A la fin du premier mouvement, il y eut

des applaudissements qu'il encouragea. Nous avons donc applaudi à la fin de chaque mouvement

pour chaque oeuvre, ce qui semblait tout à fait de son goût!

 

Sir Roger et sa chaise de chef d'orchestre

Sir Roger et sa chaise de chef d'orchestre

A la symphonie de Haydn, très agréable, très classique, succéda le concerto pour piano n°23 de Mozart,

de 1786, la partie de piano étant jouée par une jeune pianiste japonaise, Momo Kodama, superbe dans

une robe fourreau vert bleuté. Le livret n'épargnait pas Mozart, gratifié d'une épitaphe irrévérentieuse

signée Desproges... (dont j'aime beaucoup l'humour noir). Le piano fut placé dans le cercle des instruments,

et sir Roger dirigea le concerto debout au milieu d'eux. Ce concerto a des passages mélancoliques dont

l'écriture est plus romantique que son époque le laisserait attendre. Momo Kodama fut très appréciée

du public. Nous avons docilement applaudi tous les mouvements, elle a été rappelée et bissée,

et a reçu un gros bouquet de fleurs.

La pianiste Momo Kodama et trois violonistes, dont le premier violon

La pianiste Momo Kodama et trois violonistes, dont le premier violon

Après l'entracte, la deuxième partie proposait la 5è symphonie de Schubert, écrite en 1816 et créée à titre

posthume en 1841. Le livret, décidément peu sérieux ce soir, citait le compositeur lui-même évoquant de

multiples galanteries avec des jeunes filles charmantes... La symphonie est gracieuse, joyeuse, mozartienne.

Curieusement, elle était plus légère et plus classique que le concerto qui l'avait précédée. C'est là qu'une

dame protesta à voix haute contre nos applaudissements après chaque mouvement encouragés par le chef, suscitant les

rires. Je pensai que si le concert était diffusé en direct à la radio, les auditeurs devaient bien s'amuser aussi... Sir Roger

fit son plus gracieux sourire, et demanda de nouveaux applaudissements ! La symphonie de Schubert et

le concert s'achevèrent dans la grâce, la bonne humeur, et... les applaudissements.

 

Sylvie, blogmestre

L'orchestre philharmonique et Sir Roger circulant parmi les musiciens

L'orchestre philharmonique et Sir Roger circulant parmi les musiciens

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 12:15

La Philharmonie de Paris a répondu à mon article de blog, ou c'était une coïncidence...

Dans ma boîte-aux-lettres, un message me proposant de regarder l'enregistrement d'un concert

auquel je n'ai pu participer, il s'agissait du Messie de Haendel donné le 22 décembre 2015,

sous la direction de Douglas Boyd, je vous mets la vidéo en incrustation ci-dessous.

 

La vidéo a été enlevée car elle se diffuse dès l'ouverture de la page du blog.

Je vais mettre le lien vers le site à la place...

 

 

Merci pour cette attention. Et puis je signale aux amateurs d'orgue que Radio France cherche

des parrains pour les tuyaux du nouvel orgue du grand auditorium, ils sont 5320 petits et gros!

Toutes informations sur http://www.fondationmusiqueetradio.fr

 

 

Enfin, j'ai un billet de concert en trop pour la Philharmonie le 20 janvier à 20h30,

concert dirigé par Paavo Järvi, avec au violon Lisa Batiashvili.

Je l'échange contre un rapport en bonne et due forme à mettre sur le blog ;-)

Sylvie, blogmestre

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 11:47

Je rappelle aux choristes étourdis que nous avons un week-end de travail, ce samedi 16 janvier,

et demain dimanche 17 janvier. Entrée par la rue de Lagny, horaires de week-end. Au programme,

la messe en ut mineur de Mozart pour tous, et par précaution, le Choeur Deux peut apporter à tout hasard

le Requiem de Cherubini, dont nous ne sommes pas supposés nous défaire avant le concert de juin!

Demain à treize heures repas en commun, apportez vos dernières trouvailles culinaires et

gastronomiques, vinicoles aussi, mais pas trop, il faut encore pouvoir chanter l'après-midi!

 

Sylvie, blogmestre

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 11:29

Il y avait hier soir un concert à dominante tchèque et à sous-dominante fantastique au grand auditorium

de la Maison de la radio. Josef Suk, Bohuslav Martinu étaient au programme, interprétés par

l'Orchestre philharmonique de Radio France, dirigé par Jakub Hrusa, avec au milieu, une petite

intrusion fantastique d'un autre compositeur slave non tchèque, Stravinsky.

Billet redescendu d'un étage

Billet redescendu d'un étage

L'entrée de la Maison de la radio se fait toujours par l'arrière, et mine de rien, cela prend plus de temps pour arriver

depuis Passy. Le second balcon était fermé, on me replaça au premier balcon, loge 1, deuxième rangée, je choisis

une place avec vue dégagée, puisque j'avais le choix, et rapidement, car l'orchestre philharmonique était déjà installé.

 

L'orchestre philharmonique vu du premier balcon loge 1

L'orchestre philharmonique vu du premier balcon loge 1

La première œuvre de la première partie était le Scherzo fantastique de Suk, qui était le gendre de Dvorak,

et son élève. Avec son caractère slave marqué, cette pièce de 1903, tour à tour lyrique et mélodieuse,

confidentielle ou éclatante, est très agréable à écouter. Le livret évoquait d'incontestables références à

Dvorak ; personnellement le Scherzo fantastique m'a fait penser à Bizet, par ses alternances de modes et

de rythmes, avec cette capacité à susciter l'engouement immédiat de l'auditeur. Puis vint le concerto pour

violoncelle et orchestre n°1 de Martinu, de 1930, la partie de violoncelle étant jouée par Johannes Moser,

qui est un jeune violoncelliste germano-canadien. Le livret parle des pages les plus charmantes de son

répertoire, que Martinu, qui m'est inconnu, aurait offert au violoncelle. J'ai vu dans ce concerto qu'un

violoncelle pouvait aussi gazouiller lorsqu'on pinçait ses cordes très loin sur le manche, d'un gazouillis plus

grave que celui du violon, évidemment. Mais l'impression générale donnée par cette œuvre était une partition

âpre et ardue, très physique pour l'instrument principal, jouée avec brio et beaucoup de mérite par Johannes

Moser, qui fut applaudi à la mesure de sa performance, c'est à dire longuement et chaleureusement.

Après plusieurs rappels et saluts, il nous annonça dans un français parfait une Sarabande

extraite d'une suite de Bach, en bis.

Le violoncelliste Johannes Moser, debout et le chef Jakub Hrusa, de dos

Le violoncelliste Johannes Moser, debout et le chef Jakub Hrusa, de dos

Le jeune chef tchèque Jakub Hrusa, qui avait laissé la vedette au violoncelliste pendant la première

partie, récupérait les feux des projecteurs pour la seconde. Très efficace mais discret, il avait la sensibilité

adéquate pour diriger ce concert, et servir de passeur à nos oreilles françaises, puisqu'il est président

de l'International Martinu Circle. L'intrusion d'Igor Stravinsky dans un concert tchèque tient je suppose

au caractère fantastique de son Scherzo, créé en 1909 à Saint-Petersbourg, et proposé en début de

deuxième partie. C'est une pièce pleine de bourdonnements, les violons bourdonnent, tout l'orchestre

bourdonne, même les cors émettent un vrombissement étranglé étrange, qui fait se pencher les auditeurs

par dessus la balustrade pour voir qui dans l'orchestre produit ce son curieux... Quelles références,

Mendelssohn ou Rimski-Korsakov ? Les avis étaient partagés, mais le Scherzo fantastique a eu beaucoup

de succès. Puis nous avons entendu la sixième symphonie de Martinu, datant de 1955, dédiée à

Charles Münch, qui fut le chef de l'Orchestre philharmonique de Radio France. La symphonie était pour

moi plus impénétrable que le concerto, j'écoutais et je regardais, mais je ne saurais la commenter.

Le livret évoque un bref motif peut-être emprunté au Requiem de Dvorak, qui reviendrait dans deux

mouvements, et que je n'ai pas détecté, alors que nous avons chanté le Requiem de Dvorak, peut-être

le motif venait-il d'ailleurs... ou peut-être ne l'ai-je pas reconnu. L'orchestre et le jeune chef tchèque

ont été très applaudis à la fin de la symphonie, dont l'interprétation était très réussie.

 

L'orchestre philharmonique de Radio France et Jakub Hrusa

L'orchestre philharmonique de Radio France et Jakub Hrusa

Nous sommes ressortis de l'auditorium, et je me suis aperçue juste avant la sortie de la Maison de la radio que j'avais perdu

un gant... Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! A tout hasard, le vestiaire m'a indiqué le numéro des objets

trouvés. Il faisait froid dehors, la Tour Eiffel brillait de sa parure lumineuse, et les feux tricolores étaient de la fête...

 

Sylvie, blogmestre

Scherzo parisien

Scherzo parisien

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 11:26

Hier soir, j'ai entendu les quatre premières sonates pour violon et piano de Beethoven au

Théâtre des Champs Elysées, interprétées par Julia Fischer et Igor Levit. C'était la première soirée

d'un cycle de trois, durant lesquelles sera jouée l'intégrale des sonates de Beethoven.

 

Billet au premier balcon, côté cour

Billet au premier balcon, côté cour

J'ai commencé le piano à 18 ans, sur un Steinway droit appartenant à une jeune voisine choriste de la Maîtrise de

Radio France, qui avait la gentillesse de me laisser travailler sur l'instrument. Puis mes parents ont déménagé...

interrompant brutalement l'idylle musicale avec l'extraordinaire piano. La sonate est une forme musicale que je connais peu,

n'ayant pas pratiqué suffisamment; les compositions orchestrales, plus populaires, me sont plus familières.

Le Théâtre des Champs Elysées, de la place R15

Le Théâtre des Champs Elysées, de la place R15

J'avais une place au deuxième rang du théâtre, nous pûmes nous avancer d'un rang, car la rangée devant nous

était vide. On voyait bien le piano, et les interprètes. Julia Fischer est une jeune violoniste allemande virtuose,

d'une trentaine d'années, qui a commencé le violon à l'âge de trois ans... Elle a joué toute la soirée

sans partitions, avec une grande maîtrise, et une grande fluidité. Très féminine, en robe verte et escarpins

argentés, son jeu au violon aurait cependant pu être celui d'un homme, tant il était déterminé. Igor Levit

est un jeune pianiste d'origine russe, établi en Allemagne depuis l'enfance. Les deux interprètes sont

habitués à jouer ensemble, on les sentait très complices. Selon le livret, les sonates de la fin du XVIIIè

siècle étaient des commandes de princes, destinées à être jouées dans des concerts privés.

Joseph Gelinek, pianiste de renom de l'époque, faisait de Beethoven, qui était l'élève de

Joseph Haydn, une description qui prête à rire aujourd'hui : « un concurrent redoutable, habité

par Satan ». Si Satan ne recrutait que des Beethoven, cette Terre serait un endroit ô combien paisible...

La fresque du haut de la salle, évoquant les fonctions de l'opéra

La fresque du haut de la salle, évoquant les fonctions de l'opéra

Les trois premières sonates, opus 12, ont été éditées en 1799. Le livret parle d'une fluidité mozartienne,

je les ai personnellement trouvées de plus en plus détachées des références antérieures, de plus

en plus beethoveniennes. Le jeu de cache-cache entre violon et piano s'accentue, la virtuosité se donne

à voir pour les deux instruments. Pendant que ses sonates connaissaient le succès, et qu'il devenait

un compositeur bien payé, Beethoven se battait avec les journalistes des gazettes musicales,

qui ne le « comprenaient pas », et profèraient des « criailleries humiliantes » à son encontre.

La quatrième sonate sera un peu mieux commentée à Bonn, faisant la part belle au dialogue entre le piano et le violon.

Ici, au XXIè siècle, de nombreux applaudissements ont salué l'ensemble des quatre sonates,

tant pour l'écriture et l'auteur, que pour la performance impeccable des deux jeunes musiciens.

 

Julia Fischer et Igor Levit

Julia Fischer et Igor Levit

Si vous aimez les sonates, Julia Fischer et Igor Levit jouent ce soir les sonates 5 à 8, et demain soir,

les sonates 9 et 10 pour violon et piano de Beethoven, toujours au Théâtre des Champs Elysées.

Il y a des places à des prix tout à fait abordables.

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: je signale qu'il m'est certains jours très difficile voire impossible de réserver une place de concert sur certains sites,

et que celui de la Philharmonie de Paris en particulier se comporte différemment selon le système d'exploitation

de l'ordinateur utilisé (j'ai pu réserver avec un vieux Linux une place qui n'existait pas sur un récent Windows,

bizarre, non?) Quand on arrive dans la salle on se rend compte que, finalement, il reste des places... Ceci n'altère en rien

ma sympathie pour la Philharmonie, qui n'est pas responsable du comportement erratique de ma connexion internet

(que je n'impute pas non plus à mon fournisseur d'accès, mais plutôt à des cyberparasites)

 

Vade retro, parasites!

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 11:46

Hier soir, entre deux concerts, j'ai eu l'envie d'aller entendre un humoriste, pour changer un peu.

J'ai pris un billet au Palais des Glaces pour le spectacle de Christophe Alévêque, "Ca ira mieux demain". 

Le Palais des Glaces est situé Faubourg du Temple, près du canal Saint-Martin, dans le 10è arrondissement.

A la sortie du métro République, j'aperçois les hommages aux victimes des attentats de novembre,

et me promets d'aller visiter le mémorial improvisé avant de rentrer chez moi.

Billet pour spectacle humoristicaustique

Billet pour spectacle humoristicaustique

J'avais choisi le spectacle d'après la bande-annonce disponible sur internet. J'avais le souvenir d'un

humoriste très caustique, de l'époque où il participait à une émission de radio sur France Inter.

D'un humour un peu trop violent pour moi, d'ailleurs, mais la bande-annonce m'avait rassurée.

 

Contrairement à mes supputations, la salle n'a pas servi à héberger des pains de glace à une époque

anté-réfrigérateurs, comme les mammouths du fronton auraient pu le suggérer, les glaces en question étaient

des miroirs, et la dénomination date de 1924, après reconstruction. La salle est longue et rectangulaire.

Il y a marqué sur mon billet qu'il est interdit de photographier lors de l'évènement... Je constate à l'entrée que

les vérifications de sécurité sont plus marquées ici que dans les autres arrondissements parisiens.

La salle du Palais des Glaces, avant l'événement, de la place U5

La salle du Palais des Glaces, avant l'événement, de la place U5

J'ai une place dans les dernières rangées, mais nous pourrons avancer un peu. Je comprends très vite

que la bande-annonce n'est que partiellement représentative du spectacle. Personnellement, ce n'est

pas mon genre d'humour, il y a, à mon avis, trop d'outrance, et si l'on peut rire de tout, je crois que ce n'est pas

n'importe comment. Cependant, le spectacle prend un tournant au cours de la soirée. Alévêque se

révèle être un diesel : un peu cafouilleux au départ, nettement meilleur ensuite, et même franchement

très bon comme lorsqu'il interprète la Quête de Brel. Je finis par le trouver attachant. La dernière partie

sur les attentats de 2015 est vraiment drôle, elle suscite un rire en forme d'exorcisme. Il y a une dame juste

devant la scène avec un rire particulier qui déclenche l'hilarité des autres spectateurs, c'est toujours un plus, il faudra

réinviter cette spectatrice, c'est une précieuse auxiliaire ! Cher Christophe, je préconise la chanson, puisque vous

avez une belle voix, que vous chantez bien, que vous jouez du piano, que vous avez un acolyte avec une

chemise fripée, certes, mais qui a une si bonne tête, et il joue de la guitare. Ecrivez des textes satiriques

pas trop hard (le monde entier ne vous en veut pas, je vous l'assure!) sur des airs de chansons connues,

chantez les avec votre compère guitariste, vous aurez un succès assuré. Signé : une choriste qui ne

partage pas tout votre humour, mais qui a apprécié une partie de votre spectacle.

 

Le Palais des Glaces à la sortie du spectacle

Le Palais des Glaces à la sortie du spectacle

Chose promise... je vais passer un petit moment de recueillement sur le mémorial de la Place de la

République en sortant. Le Fluctuat nec mergitur tout neuf surmonte le dallage de la place, brillant d'une fine pluie.

La devise de Paris sur la place de la République

La devise de Paris sur la place de la République

Les petits témoignages et soutiens multicolores forment une fresque touchante, éclairée par les bougies dont

beaucoup se sont éteintes. Y a t'il quelqu'un qui rallume les bougies quand elles s'éteignent ? Garder la flamme...

Je prends des photos de loin, de près, horizontales, verticales, j'essaie de capturer l'esprit du lieu.

Finalement, j'ai choisi de mettre en ligne celle qui dit « même pas peur ! » parce que c'est la réponse la plus digne,

faussement gamine et un peu fiérote, mais finalement très française.

 

Sylvie, blogmestre

Le mémorial aux victimes des attentats, place de la République

Le mémorial aux victimes des attentats, place de la République

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Published by Blog des choristes des CP13
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