30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 13:26

Lundi dernier, j'ai vu, au cinéma La Pléiade de Cachan, le dernier film de Stephen Friers, réalisateur

britannique très estimé (My beautiful laundrette, Les liaisons dangereuses, The Snapper, Mrs Henderson presents,

The Queen...), un rien provoquant, appréciant les personnalités remarquables et les situations insolites.

Florence Foster Jenkins

Florence Foster Jenkins, c'était cette riche New-Yorkaise voulant être cantatrice malgré une voix

manifestement inadaptée, qui avait déjà inspiré un film, relocalisé à Paris, à Xavier Giannoli, avec Catherine

Frot dans le rôle principal, projeté en salles sous le titre de "Marguerite", en 2015. Si vous vous en souvenez,

je ne l'avais pas vu car entendre une cantatrice chanter faux pendant deux heures me semblait un exercice difficile.

Intriguée par cette persistance des cinéastes à vouloir nous  raconter la vie de Mrs Jenkins,

j'ai regardé la bande-annonce du film de Frears, que j'incruste ci-dessous:

 

 

Le rôle principal est tenu par Meryl Streep, et celui de son mari par Hugh Grant. La bande-annonce m'a

parue très soutenable, musicalement parlant, et j'aime beaucoup ces deux acteurs. Va pour Foster Jenkins!

 

 

Dès le début du film, Florence est décrite à petites touches successives, qui montrent certes la cantatrice

insuffisante, mais aussi une personne d'une grande qualité humaine et morale, avec cependant un défaut

manifeste de jugement musical, pourrait-on dire. On voit la dévotion manifestée par son second mari, les soins

dont il l'entoure, comme si elle était très fragile. Son premier mari lui a transmis la syphilis lors de sa

nuit de noces. Elle survit depuis, anormalement longtemps, après avoir subi les traitements aux métaux

lourds toxiques qui se pratiquaient au XIXè siècle. Son esprit est altéré, et son corps est faible.

Dans ce contexte, le défaut de jugement musical prend une autre couleur... Florence FJ organise des

galas de charité au Club Verdi de New York, qu'elle a créé, et se produit devant une audience choisie.

Puis, un jour, elle décide de chanter au Carnegie Hall, malgré la résistance de ses proches. Elle y parvient.

Cependant, la presse, que l'on n'a pu éviter, l'étrille, ce qui la détruit émotionnellement, puisqu'elle était

jusque là entretenue dans la croyance que ce qu'elle faisait était parfait. Elle meurt peu après, en 1944.

C'est une tragi-comédie. On rit beaucoup, mais la vulnérabilité de cette chanteuse, qui ne peut plus jouer

de piano de sa main gauche parce que les nerfs de cette main ont été colonisés par la maladie, émeut.

Meryl Streep chante habituellement très bien (voir la comédie musicale "Mamma mia" sur la musique du groupe Abba,

dont elle était la vedette), je n'ai pas vu de mention de doublage du chant, je pense que c'est bien elle qui chante.

Meryl /Florence ne chante pas faux, mais hors tempo, avec des saillies burlesques, et des notes

approximatives.Le discours musical est déconcertant, mais écoutable (l'original, ci-dessous, l'était un peu moins!)

 

 

Vous pouvez aller voir ce film sans souffrir. C'est l'histoire de quelqu'un qui vit dans un monde musical

merveilleux, et qui va au bout de son rêve grâce au manque de discernement imputable à sa maladie,

et grâce à l'amour de son époux et de ses proches. Et comme c'est un film britannique, le récit

est raconté avec délicatesse, et drôlerie, sans en rajouter dans le pathos. Merci Mr Friers!

 

Sylvie, blogmestre

 

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 07:29

Mercredi 27 juillet, il y avait un concert en l'église de la Madeleine, à 16h, en entrée libre, donné

par l'excellent choeur de l'église Trinity-St Paul de Toronto, Canada, qui a publié un article sur son site, ici.

 

Je suis allée les écouter, c'était la première fois depuis que je suis tombée malade que j'allais aussi loin... le samedi 23,

j'avais un billet pour la messe en sol de Schubert par le choeur Hugues Reiner, à la Madeleine, que je n'ai pas pu utiliser.

Partie difficilement d'Arcueil-gare à 15h39 (difficile d'acheter un ticket...), je suis arrivée à la station Madeleine à 16h15,

le concert était commencé, et les dahlias avaient encore prospéré, créant une petite oasis multicolore.

L'oasis fleurie des marches de l'église de la Madeleine

L'oasis fleurie des marches de l'église de la Madeleine

Il n'y avait pas de programme, mais j'avais lu sur le site de l'église de la Madeleine que l'on entendrait

des oeuvres de Bruckner, Byrd, Duruflé, Fauré, Palestrina, Rutter, Tallis. Le chef de choeur se retournait

vers nous pour annoncer les oeuvres et les compositeurs, en anglais et sans micro, sans soupçonner les

facéties de l'acoustique de l'édifice. Je suis parvenue à entendre "a short mass" de Byrd,en extraits le Kyrie

et l'Agnus Dei, et auparavant le Ubi caritas de Duruflé, que j'ai filmé, suivi d'un réarrangement de cet

Ubi caritas par un autre compositeur, je suppose que c'est Rutter (je préfère la version originale, plus douce).

 

 

Comme vous pouvez l'entendre c'était un excellent choeur. Le public était massé devant, clairsemé derrière,

comme souvent dans ces concerts d'après-midi, il y avait des anglophones qui réagissaient aux propos du chef de choeur,

très sympathique et plein d'humour, qui nous échappait un peu, à nous autres francophones, mais mettait une bonne ambiance.

Le sympathique et talentueux chef de choeur s'appellait Brad Ratzlaff.

Le choeur Trinity St Paul's et Brad Ratzlaff (de dos)

Le choeur Trinity St Paul's et Brad Ratzlaff (de dos)

Pendant mon quart d'heure de retard, en début du concert, il y eut le Locus iste de Bruckner, si

j'en juge par le programme que le même choeur a donné en la cathédrale de Reims, que j'ai chanté il y a longtemps...

Le concert se termina vers 17h, je profitai de l'absence de nécessité de me hâter pour aller voir de

plus près les statues exposées sous le titre "L'humanité", qui sont de Josette Rispal.

L'humanité, de Josette Rispal

L'humanité, de Josette Rispal

A ce moment-là, si j'avais su qu'il y avait une messe à Notre-Dame à 18h15, en hommage aux victimes

de Saint-Etienne du Rouvray, j'y serais allée directement (Notre Dame est sur mon trajet, je suis passée deux fois

à la station Saint Michel Notre Dame dans l'après-midi, avant cette messe). Mais je ne le savais pas. Nous n'en avions pas été

informés lors du concert de la veille, et je n'avais probablement pas écouté la bonne radio au bon moment dans la journée...

Je suis donc allée faire des courses vestimentaires à la sortie du concert***, puis j'ai repris le métro à la station Madeleine,

ai refait des courses à Châtelet, au magasion d'alimentation Marks et Spencer, à 17h56**** en compagnie des forces

de l'ordre, d'ailleurs. J'ai repris le RER B, et suis passée à St Michel Notre Dame sans me douter de cette célébration, dont

je n'ai connu l'existence qu'à mon retour chez moi, par la radio, ce qui m'a permis d'en voir la fin à la télévision.

Très estomaquée de ne pas avoir croisé l'information de toute la journée, quand même...

 

Je préfère expliquer ce qui s'est passé car ma présence à proximité sans m'être arrêtée pourrait

laisser penser que je n'ai pas participé volontairement, mais il n'en est rien: je ne savais pas.

Il y eut beaucoup de monde à cette messe, on ne peut que s'en réjouir.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

 

 

Départ d'Arcueil-gare à 15h39

Départ d'Arcueil-gare à 15h39

Arrivée place de la Madeleine à 16h15

Arrivée place de la Madeleine à 16h15

Courses vestimentaires à 17h37, Madeleine

Courses vestimentaires à 17h37, Madeleine

Courses alimentaires à 17h56, Chätelet

Courses alimentaires à 17h56, Chätelet

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 08:35

J'ai entendu hier soir le récital d'orgue de Johann Vexo en la cathédrale Notre-Dame,

qui fut dédié au père Jacques, victime d'un attentat le même jour.

Récital d'orgue

Partie d'Arcueil-gare à 20h*, je suis arrivée juste à temps, vers 20h20, à Notre-Dame.

Il y avait de nombreux auditeurs, pour la plupart tournés vers le choeur, avec quelques uns en biais

pour voir aussi le grand orgue. La lumière était basse pendant le concert, seul l'orgue était éclairé.

Récital d'orgue

Le programme était en deux parties, la première comportait deux musiciens de l'époque baroque,

Marchand et Bach, la deuxième, quatre musiciens des XIXè-XXè siècle, Franck, Widor, Alain, et Dupré.

Récital d'orgue

C'était un beau concert médiatif, très apprécié et applaudi, il y eut un bis.

Je le détaillerai dans la journée si vous voulez bien, et ajouterai un peu de vidéo.

Récital d'orgue

Le concert s'est achevé vers 21h45. Nous sommes ressortis de la cathédrale, et j'ai repris le RER à 21h52**

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: l'article a été mis en ligne à 9h38, mais la notification

n'est jamais arrivée... Deuxième notification à 10h02

 

 

Récital d'orgue
Récital d'orgue
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 17:02

Appartenant à la famille des "croisés", je ne sais par quels mots traduire ce que m'inspire

l'assassinat de Saint Etienne du Rouvray, et tout ce qu'il recouvre de symbolique. Sidération et horreur.

Toutes mes condoléances aux proches des deux victimes, et mes pensées aux otages.

Que le prêtre assassiné repose en paix... dans l'éternelle lumière.

Lux aeterna
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 07:54

Hier, j'étais à Arcueil-gare à 9h45* (un peu tard, je suis malade depuis cinq jours, c'était déjà sensible dans la rédaction

de l'article précédent), puis sur le parvis de Notre-Dame à 10h08**, où il y avait beaucoup de monde pour cette heure matinale.

Bougies

Bougies

J'ai participé aux deux messes, de 10h et de 11h30. Pour la messe grégorienne, la Maîtrise était

composée de deux sopranes, une alto et un contre-ténor. Il m'a semblé que l'on entendait mieux l'alto et le

contre-ténor que d'habitude, et j'ai pensé que peut-être on avait tiré partie de ma remarque de l'article précédent.

Pour la messe internationale, célébrée par un prêtre de Brooklyn qui nous a salués en allemand, en

italien, en hébreu, en arabe, probablement en espagnol, et en d'autres langages que je n'ai pas identifiés,

quatre solistes ont chanté une messe brève de Mozart, puis le Pange Lingua de Bruckner.

En-tête de la feuille liturgique

En-tête de la feuille liturgique

L'article correspondant a été publié sur le blog Cum sancto spiritu, sur lequel je publierai aussi le concert

de mercredi 20 juillet. Je suis ressortie de NotreDame vers 12h45, il y avait beaucoup de monde.

L'affluence dans la nef vers 12h45

L'affluence dans la nef vers 12h45

Et le parvis était rempli de files de touristes qui attendaient de pouvoir entrer... Le célébrant de la

messe internationale a dit qu'ils arrivaient en touristes et devenaient pélerins dès qu'ils étaient entrés.

Le parvis de Notre Dame à 12h50

Le parvis de Notre Dame à 12h50

J'ai repris le RER à 12h51*** La narration est succinte, je ne peux pas faire mieux, j'en suis désolée.

 

Sylvie, blogmestre

Départ d'Arcueil-gare à 9h45

Départ d'Arcueil-gare à 9h45

Arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 10h08

Arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 10h08

Départ de St Michel Notre Dame à 12h51

Départ de St Michel Notre Dame à 12h51

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 08:17

J'ai entendu hier soir en la cathédrale de Paris un concert de musique polyphonique des XVIIè-XVIIIè siècles,

donné par quatre jeunes solistes de la Maîtrise de Notre-Dame, accompagnés à l'orgue ou a capella.

Le programme du concert

Le programme du concert

Partie d'Arcueil-gare à 19h45, je suis arrivée sur le parvis de Notre Dame à 20h12*, et me suis rangée

à la fin de la file qui attendait pour entrer. A l'intérieur, la nef était déjà bien remplie.

Billet du concert

Billet du concert

Le programme proposait neuf pièces de Claudio Monterverdi, réparties en trois oeuvres, un Ave Maria,

une messe à quatre voix, et des extraits des Vêpres de la Vierge. Suivaient deux pièces de Henry Purcell,

trois de Johann Sebastian Bach, et concluait sur un  Beati omnes de Purcell. J'avais déjà entendu les quatre

solistes en qualité de choristes, lors de concerts précédents de la Maîtrise et de l'Ensemble vocal de Notre-Dame, mais

c'était la première fois, je crois, que je les entendais en solo. Il s'agissait d'Hélène Picard, soprano, de

Floriane Hasler, alto, de Damien Rivière, ténor, et de Maxime Saïu, basse, a capella, ou

accompagnés à l'orgue positif puis à l'orgue de choeur par Yves Castagnet.

Les quatre solistes

Les quatre solistes

Les pièces chantées étaient à une, deux, trois ou quatre voix. Voici ci-dessous un extrait

de l'Agnus Dei de la messe à quatre voix accompagnée à l'orgue, de Monteverdi

 

 

Ci-dessous une seconde vidéo, il s'agit d'un duo masculin dans un motet de Bach, avec orgue de choeur.

 

 

C'était un beau concert, très agréable à écouter. Sur le plan de la sonorisation, il y a peut-être quelque chose à

vérifier pour la voix d'alto, qui est moins audible que les trois autres voix dans les oeuvres à quatre voix, alors qu'elle l'est

parfaitement lorsque les deux voix féminines sont en duo (j'avais déjà remarqué que l'on entend moins les altos féminines,

dans d'autres concerts à Notre-Dame avec d'autres solistes (il n'y a que le contre-ténor qui s'entend aussi bien que les STB,

peut-être une question de timbre?) Au demeurant, quatre très belles voix, pour notre plus grand plaisir.

 

Voici ci-dessous une photo de la fin du concert, où l'on voit aussi Yves Castagnet de face:

Les quatre solistes en position SATB, et l'organiste Yves Castagnet

Les quatre solistes en position SATB, et l'organiste Yves Castagnet

Le concert a duré un peu plus d'une heure. Nous sommes ressortis de Notre Dame vers 9h40, il y avait beaucoup

de monde, et j'étais au deuxième rang... J'étais de retour à Arcueil-gare à 22h09**

 

Sylvie, blogmestre

Monterverdi, Purcell, Bach
Monterverdi, Purcell, Bach
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 08:04

Il y avait hier soir deux concerts en entrée libre susceptibles de m'intéresser, un visible, et un caché.

Le visible était référencé par l'officiel des spectacles, il s'agissait d'un concert de l'orchestre Altissimo

de Bucarest, comprenant des pièces du Chevalier de Saint-George, donné en l'église des

Blancs-Manteaux (4è arrdt). Le concert caché n'était pas référencé par l'officiel des spectacles, il s'agissait

d'un concert de deux choeurs, le choeur canadien Cantabile of Kingston, entendu dimanche à Notre Dame,

dont j'avais pu apprécier l'excellence, et le choeur de Meudon, en l'église Saint Eustache (1er arrdt).

Le site internet de Saint-Eustache avait... disparu. Impossible d'avoir des détails.

Je décidai par prudence d'aller au concert référencé, et arrivai à la station Hôtel de Ville à 20h22*.

 

Périple musical

Puis à l'église des Blancs-Manteaux avant 20h30. Une petite exposition retraçait la vie du

chevalier de Saint-George, seul homme de couleur parmi les Lumières du XVIIIè siècle.

Les panneaux sur la vie du Chevalier de Saint-George disposés au fond de l'église

Les panneaux sur la vie du Chevalier de Saint-George disposés au fond de l'église

Le concert prit du retard, les musiciens ne se mirent en place qu'un quart d'heure plus tard environ.

L'église des Blancs-Manteaux et le jeune orchestre Altissimo (assis)

L'église des Blancs-Manteaux et le jeune orchestre Altissimo (assis)

Il s'agissait de jeunes musiciens, adolescents ou un peu plus. On m'avait distribué le programme.

La première partie du concert de l'orchestre Altissimo

La première partie du concert de l'orchestre Altissimo

J'étais cependant taraudée par le concert choral de Saint Eustache... il fallait que je sache. Avant que

le jeune orchestre commence à jouer, je décidai d'aller voir si ce concert choral existait ou pas, je pourrais

toujours revenir aux Blancs Manteaux ensuite. Je ressortis discrètement avant le début du concert,

et remontai à pied la rue Rambuteau jusqu'à Saint Eustache. J'arrivai aux Halles à 21h02**.

Périple musical

Le concert existait bien. Hélas, il avait commencé une heure plus tôt... J'arrivai pendant la deuxième partie

et me plaçai avec le choeur de Meudon, sur le côté, c'était la partie où chantait le choeur Cantabile.

Le choeur Cantabile of Kingston, et au premier plan, le choeur de Meudon

Le choeur Cantabile of Kingston, et au premier plan, le choeur de Meudon

J'aurais dû alller à Saint-Eustache d'abord, mais il était très difficile de décider quelque chose en ayant juste lu une rumeur de

concert à St Eustache sur une page Facebook... Enfin, cette demi-heure de concert à Saint Eustache justifait ma

quête du concert caché, car l'acoustique de Saint Eustache est plus propice aux choeurs que celle de

la Madeleine où le choeur Cantabile de Kingston chantera aujourd'hui (néanmoins, allez y si vous etes disponibles,

ils sont vraiment excellents). Voici une petite vidéo pour vous en donner le goût, comme on dit au Québec.

 

 

Nous sommes ressortis de Saint Eustache vers 21h40, en laissant une participation aux frais dans une

grosse urne transparente (une urne à voter?) Les deux choeurs se retrouvèrent pour un pot. Je récupérai une

affichette du concert oubliée par un auditeur et me demandai comment un si beau concert avait pu ne pas être référencé?

L'affichette du concert caché

L'affichette du concert caché

Il faisait très chaud à l'extérieur, je pris une photo de Saint Eustache, dont les petits clochetons Renaissance

affrontent fièrement la modernité des Halles, et partis en quête, cette fois, du RER.

Saint-Eustache dans la lumière de ce soir d'été

Saint-Eustache dans la lumière de ce soir d'été

Mes pieds pleins d'ampoules n'étaient malheureusement plus en état de retourner à l'église des Blancs-Manteaux

de leur plein gré... c'est l'été, avec ses petits désagréments! Toutes mes excuses à l'ensemble Altissimo et aux deux choeurs

Cantabile et de Meudon pour ma conduite erratique involontaire. J'ai quitté les Halles par la Porte Berger à 21h49***

 

Sylvie, blogmestre

 

Les Cantabile choirs of Kingston seront en concert le 19 juillet à 16h en l'église de la Madeleine (Paris 8è)

L'orchestre Altissimo de Bucarest sera en concert le 19 juillet à 20h30 en l'église Sainte Baudile

à Neuilly s/Marne, et le 20 juillet à 20h30 en l'église Sainte Marie-Madeleine à Genevilliers.

Périple musical
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 14:43

Si vous avez été lycéen (ne) vous n'avez pu échapper à Britannicus. Cette tragédie de Racine est

officiellement au programme de la classe de seconde. Elle est la deuxième tragédie la plus jouée à la

Comédie française, où je suis allée la voir vendredi 15 juillet. Dans une salle pleine, grâce à un billet acheté

d'occasion, car toutes les réservations sont complètes jusqu'au 23 juillet, qui est la dernière avant la pause estivale.

Britannicus

Un petit rappel: il s'agit d'une tragédie en cinq actes, écrite en alexandrins, avec dans

la déclamation le balancement caractéristique à ces vers, dont la césure est à l'hémistiche,

c'est à dire au milieu du vers à douze pieds: à six pieds du début, et six pieds de la fin.

"Il sait, car leur amour   ne peut être ignoré,

Que de Britannicus   Junie est adorée.

Et ce même Néron,   que la vertu conduit,

Fait enlever Junie   au milieu de la nuit."

La salle Richelieu vue des loges du parterre

La salle Richelieu vue des loges du parterre

Avant la représentation, les acteurs montèrent sur scène et demandèrent une minute de silence

en hommage aux victimes de Nice. Toute la salle se leva silencieusement.

 

 

 

La pièce fut représentée pour la première fois à l'Hôtel de Bourgogne, qui était situé dans le

2è arrondissement de Paris, en 1669, et publiée en 1670.

 

L'action se passe à Rome, au premier siècle après JC. L'empereur Claude a eu un fils, Britannicus, de

son épouse Messaline. Puis il a épousé Agrippine, qui avait elle aussi un fils, Néron. Agrippine parviendra

à convaincre Claude de laisser l'Empire à Néron, déshéritant ainsi son propre fils Britannicus. Néron a

épousé Octavie, la soeur de Britannicus, lequel aime Junie. La pièce commence alors que Néron vient de

faire enlever Junie, dont il veut faire sa femme, après avoir répudié Octavie, ce qui lèsera Britannicus une

deuxième fois. Agrippine s'oppose à son fils, car elle continuait à régner avec Octavie comme bru,

et Junie s'annonce comme une rivale. Elle veut récupérer son emprise sur Néron, et fait alliance avec

Britannicus. Hélas, celui-ci est conseillé par Narcisse, un proche de Néron, qui apprend au fut et à mesure

tout ce que fait et pense son rival. Le conseiller de Néron, Burrhus, est honnête mais ne suffira pas à

contrer Narcisse. Après avoir ravi Junie, Néron décide d'assassiner Britannicus par empoisonnement

lors d'un banquet. Il y perd Junie, qui décide de se faire Vestale pour lui échapper.

 

La mise en scène était de Stéphane Braunschweig, qui a choisi de faire jouer les acteurs en vêtements

de ville noirs, gris, ou noirs et blancs, du XXIè siècle, et de situer l'action dans un bureau à sept portes

blanches, sur murs noirs, avec une grande table et des chaises de bureau, où ont lieu les échanges.

Cette transposition complique la pensée du spectateur, car lorsqu'il entend "César", et qu'il voit Néron en costume-cravate,

il faut quelques connexions neuronales supplémentaires pour que l'esprit associe les deux. Agrippine, en tailleur-pantalon,

avec boutons de manchettes, était jouée par Dominique Blanc que j'aime beaucoup au cinéma, et que je voyais

au théâtre pour la première fois. Comme le personnage a une force et une volonté masculines, c'était bien vu.

Peut-être était-ce la transposition dans le temps, la tragédie était décalée, avec des pointes d'humour

de la part des acteurs. Ca ne m'a pas gênée, personnellement, surtout ce soir-là où la tragédie était

malheureusement présente dans notre vie collective, et où cette mise à distance dans une tragédie antique apportait

un peu de répit. Certains l'ont regretté, mais la pièce a été très applaudie. Mon grand bonheur a été de

retrouver les alexandrins, j'ai toujours aimé la poésie et les pièces de théâtre en vers.

A voir, si vous trouvez un billet d'occasion... ou un billet à 5€ de dernière minute.

 

Les acteurs de Britannicus

Les acteurs de Britannicus

Sylvie, blogmestre

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 08:31

Partie hier matin d'Arcueil-gare à 9h37*, j'ai eu la chance d'attraper le train de 9h38,

et suis arrivée sur le parvis de Notre Dame à 9h55**, sous un beau soleil.

Dimanche 17 juillet 2016

J'ai participé à la messe grégorienne de 10h, puis à la messe internationale de 11h30. La Maîtrise

était composée de quatre solistes, trois jeunes femmes, deux sopranes et une alto, et d'un contre-ténor

pour la première, et de deux jeunes femmes sopranes pour la deuxième, dans laquelle chantaient

aussi les Cantabile choirs of Kingston, venus de l'Ontario, au Canada.

L'article complet a été posté le 19 juillet sur le blog Cum sancto spiritu.

 

Le bourdon Marie de Notre Dame sonna à midi pour les victimes de l'attentat de Nice.

Dimanche 17 juillet 2016

Un concert fut annoncé à la fin des messes, celui du 20 juillet en la cathédrale Notre Dame, chanté par

cinq solistes de la Maîtrise accompagnés à l'orgue, au programme: Bach, Monteverdi, Purcell.

 

 

Et un deuxième concert me fut communiqué sous forme de tract par les choristes canadiens

des Cantabile Choirs of Kingston, invités hier à Notre-Dame, qui chanteront en l'église de la Madeleine

le 19 juillet à 16h. Programme de musique sacrée américano-européenne, et entrée libre.

Je suis ressortie de Notre-Dame vers 12h45***, et suis rentrée sous un soleil  très chaud.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 17 juillet 2016
Dimanche 17 juillet 2016
Dimanche 17 juillet 2016
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 18:41

L'Opéra Bastille, pour le 14 juillet, donnait une représentation gratuite, sur réservation individuelle, du

spectacle de ballet chorégraphié par Justin Peck, sur une musique de Francis Poulenc, et par George

Balanchine, sur une musique de Johannes Brahms, orchestrée par Arnold Schönberg. Il s'agissait de la 6è

représentation du ballet, qui a été donné 7 fois à l'Opéra Bastille, la dernière étant le 15 juillet 2016.

Billet gratuit pour ballet nouveau

Billet gratuit pour ballet nouveau

J'avais eu la chance de trouver l'information assez tôt: il n'y avait plus de place en catégorie 1, mais toutes les autres catégories

étaient disponibles, d'où la catégorie 2. Arrivée devant l'opéra, ma surprise fut grande de voir une foule de personnes,

certaines en files incertaines, d'autres en gros rassemblement serré devant l'entrée (habituellement l'entrée des spectateurs 

est très fluide, je n'ai jamais vu d'attroupement serré). Les personnes qui arrivaient étaient égarées comme moi par le

nombre de postulants à l'entrée au spectacle. Il m'a fallu une dizaine de minutes pour comprendre que les files incertaines

étaient les possesseurs de billets, et que le gros rassemblement serré était formé par ceux qui n'en avaient pas,

qui empêchaient involontairement ceux qui en avaient d'entrer normalement, en tentant, devant les portes,

de récupérer une place inutilisée. Ca marchait, d'ailleurs, un peu. Je n'avais réservé qu'une place.

 

La salle de l'Opéra Bastille vue de la place 39 rangée 26 du parterre

La salle de l'Opéra Bastille vue de la place 39 rangée 26 du parterre

Une fois assise, je constatai que l'entrée se faisait plus lentement que d'habitude. La sonnerie retentit,

la représentation commença un peu en retard mais finit à l'heure prévue. Il devait y avoir des personnes

qui entraient dans cette salle d'opéra pour la première fois, ce qui était probablement l'un des objectifs

de l'Opéra de Paris: ouvrir un lieu culte à toutes les populations, en ce jour de Fête nationale. L'idée de

réserver des places numérotées, même gratuites, était bonne, puisque l'algarade déroutante de spectateurs qui s'em-

poignent pour une place, dont j'avais été témoin le 21 juin au grand auditorium de la Maison de la Radio, ne se renouvela pas.

Les personnes qui connaissaient la salle et ses usages entraînaient ou guidaient les autres. Arrivée de l'orchestre

et salut du chef d'orchestre à la salle: applaudissements (ne riez pas, ce n'est pas automatique pour tout le monde!)

Personnes mal placées: autorisation possible d'occuper des places libres voisines, mais juste avant le début du spectacle...

Ballet Peck/ Balanchine

Après avoir applaudi l'orchestre de l'Opéra national de Paris et son chef, Patrick Lange, la lumière

s'éteignit, et l'orchestre joua la Marseillaise. Tous les spectateurs se levèrent. Certains chantèrent un peu,

mais la version orchestrale était splendide, il eut été dommage de chanter par-dessus. L'hymne terminé

fut salué par des applaudissements, puis nous nous rassîmes dans le noir, pour le spectacle.

 

Habituellement, je me documente avant d'aller à l'opéra Bastille, sur l'opéra que je vais voir. J'aurais du le

faire aussi pour ce ballet, ce qui m'aurait appris que George Balanchine (1904-1983) fait partie des

chorégraphes à l'origine de la danse néo-classique, dont Justin Peck (28 ans) est un admirateur.

Voici la bande-annonce du spectacle:

 

 

N'ayant aucune formation en danse classique ou néo-classique, j'ai eu la chance d'avoir quelques commentaires subséquents

d'une enseignante en danse qui faisait partie du groupe avec lequel j'ai été au concert du Champ de Mars le soir du 14 juillet,

et qui m'a expliqué qu'il s'agissait de pliés de bras et de positions de pieds (ah oui, j'avais remarqué!). Je ne peux pas vous

en dire davantage. Les personnages de Peck sont arrivés en combinaison noire à liseré coloré, dans un décor

moderne, chic. Ils avaient un masque rond coloré sur le visage, qu'ils ont perdu au cours de la chorégraphie,

que j'ai trouvée très belle. L'oeuvre jouée par l'orchestre était le concerto pour deux pianos et orchestre

de Poulenc.Voici une photo des danseurs à la fin de la première partie du spectacle:

Ballet Peck/ Balanchine

La deuxième partie était de mon point de vue de néophyte en danse classique, beaucoup plus classique

que la première, et d'esprit, dirais-je, "Lac des cygnes". Des tutus en ligne, en rond, des demoiselles avec

des serre-têtes, pas en plumes mais en fleurs, des jeunes gens avec des bottes de cosaques... L'oeuvre

jouée par l'orchestre de l'Opéra national de Paris était le Quatuor pour piano n°1 de Brahms, orchestré par

Schönberg. Une peinture de fond représentait un château qui évoquait Charlottenburg, concession à la

nationalité germanique du compositeur (?) mais il me semble qu'il vivait plutôt à Vienne qu'à Berlin, notre ami Johannes...

Voici une photo des danseurs et danseuses, et du chef d'orchestre Patrick Lange:

Ballet Peck/ Balanchine

Il y eut à la fin de l'oeuvre de Brahms un rondo tzigane (ah, les tziganes de Brahms!:) mais les jeunes

gens n'avaient rien de tzigane dans leur costume, plutôt d'inspiration géorgienne. Qu'importe,

Balanchine et Brahms ont fait un tabac dans la grande salle de l'opéra Bastille, et c'était l'essentiel.

Personnellement, je retiens Justin Peck, un jeune homme qui a de l'avenir...

 

Sylvie, blogmestre

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