4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 09:04

J'ai vu hier soir, au Dôme de Paris (Palais des Sports), la fresque musicale "Jésus, de Nazareth

à Jérusalem". La semaine de la Toussaint paraissait être une période appropriée.

Partie de chez moi vers 18h30, je pris une photo du chantier de la future ligne 15 sud qui nous prive actuellement

de RER B, en attendant le bus pour Paris, vers 18h50 (lundi prochain, nous récupérons le RER !)

De Nazareth à Jérusalem

Eu égard à mes déboires de la veille, j'avais compté le temps de trajet largement, et comme j'étais très

en avance, je pus faire de petites courses en route. Le spectacle commençait à 20h, Porte de Versailles.

De Nazareth à Jérusalem

J'étais assez partagée par rapport à ce spectacle: il est difficile et délicat d'aborder un récit historique,

devenu religieux, sans risque. Il y a le risque de blesser les convictions ou les croyances, le risque d'en

faire trop ou trop peu, de verser dans le ridicule, ou dans le fanatisme. En même temps (par Jupiter!),

la musique sacrée abonde d'oeuvres mettant en scène les mêmes textes évangéliques. J'étais donc

allée voir ce que Pascal Obispo et Christophe Barratier avaient fait de Marc, Matthieu, Luc, Jean,

Jésus, Jean-Baptiste, Marie, Judas, Marie-Madeleine... en ce début de XXIè siècle.

De Nazareth à Jérusalem

Nous avions été replacés dans la partie centrale de la salle, que voici du replacement où j'étais

initialement. Consatant au début du spectacle qu'une rangée surélevée derrière moi était vide,

j'y ai occupé une place, qui me permettait de mieux voir la scène. Voici la troupe de la fresque:

De Nazareth à Jérusalem

La fresque se compose de multiples tableaux successifs, parlés et chantés, et aussi dansés.

Les auteurs se sont exprimés dans les médias, Pascal Obispo, qui a écrit la musique, voulait parler

de l'homme Jésus, un individu extraordinaire, peut-être le plus connu de l'histoire humaine. Mais

l'objectif du musicien n'était pas religieux. On apprend quand même que les auteurs ont travaillé

avec un théologien, et qu'ils étaient en contact avec les associations religieuses, qui avaient un

regard sur le script. Christophe Barratier, qui a réalisé le film "Les choristes" avec le succès que l'on

sait, s'est soucié de ne pas choquer et de respecter les spectateurs. C'est ce qui explique que l'on ne

se soit pas appesanti sur les scènes violentes, pas de crucifixion visible, la flagellation est donnée

hors de la vision directe, en ombres chinoises sur le fond de la scène, avec la couronne d'épines.

Les costumes et les décors, qui peuvent être complexes, sont fidèles à la notion que nous en avons.

La mise en scène est soignée et très efficace. Il y a des trouvailles, comme les statues animées.

Les écueils que je craignais ont été soigneusement évités. Le spectacle est prenant, les personnages

sont extraordinairement vivants, quoique je les pense un peu infidèles aux originaux. Ce qui n'est

pas surprenant, puisqu'ils sont pensés exclusivement en humains, la dimension divine étant

seulement suggérée, par les propos que l'on rapporte avoir entendus.

 

 

Le chanteur qui interprète Jésus est Libanais et s'appelle Mike Massy. Les chants qui ont été écrits pour

lui nécessitent une tessiture assez aiguë, et quoique j'aime beaucoup les voix hautes chez les hommes, Jésus me

semble plus conforme à son rôle en baryton ou en deuxième ténor. Mais je pense à son rôle messianique, le

compositeur le voit seulement comme un homme remarquable... C'est là que nous touchons à l'ambiguïté de

la position des auteurs. Ce n'est pas une oeuvre pédagogique chrétienne, mais il est quand même

nécessaire de connaître le Nouveau Testament pour comprendre tout ce qui n'est pas dit ni montré.

Les miracles, par exemple, sont suggérés, car trop difficiles à mettre en scène: on voit Pierre et ses amis partir à la

pêche sur l'injonction de Jésus. Si l'on ne sait pas que la pêche sera miraculeuse, on reste un peu court. En revanche,

nous voyons bien Lazare sortir de son tombeau entortillé de bandelettes (ce n'est pas difficile à mettre en scène,

et les morts-vivants effraient peut-être moins les gens qu'une pêche miraculeuse!) Ci-dessous un reportage de

la chaîne KTO, qui voit dans cette fresque l'occasion de plonger dans le monde de Jésus:

 

 


La première partie de la fresque va du baptême de Jésus, à la décapitation de Jean le Baptiste sur

demande d'Hérode. La deuxième partie va de la Cène à la résurrection de Jésus, seulement évoquée.

Le Golgotha est ... la travée centrale de la salle, que Jésus remonte dans le noir, faiblement éclairé,

portant sa croix, entouré de soldats romains. Il y a de la subtilité dans la fresque, la scène de la tentation

dans le désert, et surtout le personnage de Satan, inattendu, peuvent être lus à plusieurs niveaux.

De la même manière, la confrontation de Jésus à Pilate, au milieu des marbres de dieux romains

qui s'égaient en présence du Messie chrétien était politiquement intéressante...

Joseph est le grand absent de cette fresque, dommage. Les deux personnages féminins principaux

ont des voix remarquables, Marie (Anne Sila) et Marie-Madeleine (Crys Nammour), superbe.

Je ne l'ai pas trouvé dans les articles en ligne, mais il y a eu un précédent fameux de musicalisation

de la fin de la vie de Jésus, auquel la chanson de Marie-Madeleine dans la fresque faisait penser,

à moins qu'il s'agisse d'une référence discrète, Christophe Barratier qui fait des films musicaux

ne pouvant ignorer "Jesus-Christ superstar" de 1973 (mais qui était clairement dans la religion,

sous ses aspects provocants et politiquement incorrects... voir Jésus et Pilate ici) Je dirais que c'est un

spectacle tout public, agréable, une bonne soirée, qui peut donner envie d'en savoir plus.

 

 

Ci-dessus les saluts, sur fond de musique orientale. L'homme en bleu est Satan (vous ne l'auriez

pas reconnu?), puis il y a le grand prêtre Caïphe, Ponce Pilate (vous l'avez reconnu!), Pierre,

Matthieu et Judas, Marie-Madeleine, Marie, et Jésus. Le public a beaucoup aimé! (moi aussi).

Musicalement je préfère néanmoins Jesus-Christ Superstar, qui est plus torturé et plus poignant, une vraie Passion.

Nous sommes sortis un peu avant 23h,je suis rentrée chez moi un peu avant minuit.

 

Sylvie, blogmestre

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 09:30

Pour ses 50 ans, l'Orchestre de Paris et son choeur ont donné les 1er et 2 novembre 2017 deux grands

concerts gratuits à la Philharmonie, à guichet fermé, avec liste d'attente. Découvrant l'événement

un peu tard, je me suis néanmoins inscrite sur la liste d'attente, le 1er (mon jour de préférence), puis le 2

(n'ayant pas eu de place le 1er). Le 2 entre 17 et 18h, je suis parvenue à avoir une place qui s'était libérée.

Je m'étais malheureusement abîmé quelque chose dans le dos l'après-midi en bricolant, et malgré les anti-douleurs

absorbés et appliqués, le mouvement aggrava le problème. Je pris néanmoins le bus, qui avait un quart d'heure de

retard, puis le métro, appris que "la ligne 7 aurait 5 à 10 minutes de retard suite à un dégagement de fumée",

puis la ligne 5 me conduisit (de plus en plus en retard) vers la Porte de Pantin. A Gare du Nord, la douleur

étant devenue insupportable, je fis demi-tour par prudence, pendant que j'en étais encore capable, vers 20h25.

Vous n'avez pas tout perdu, et moi non, plus, le concert est visible en replay sur le site d'Arte :

 

 

Je vous conseille de le regarder en plein écran, en cliquant en bas à droite de la vidéo quand elle a démarré,

sur le carré blanc. Bravo et merci à l'Orchestre de Paris, à son choeur, et à Daniel Harding !

 

Sylvie, blogmestre

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 09:23

Hier, 1er novembre, c'était la Fête de tous les saints, la Toussaint. Depuis un bon mois, des panneaux

avertissaient les usagers du RER B que celui-ci serait coupé entre Laplace et Bourg-la-Reine du 1er au 5 novembre,

mais pas d'inquiétude: des bus de remplacement seraient mis en place. Le 31 octobre, je me suis inquiétée des

horaires des bus de remplacement, obtenant cette réponse vague "passe toutes les 32 minutes", à l'heure concernée.

J'ai donc choisi de rallier la station Laplace, en voiture, à 9h du matin. pour y prendre le RER de 9h23*.

Je suis arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 9h39**, et ai profité du parvis et des cloches jusqu'à 10h.

Dimanche 1er novembre 2017

La messe grégorienne était célébrée par Mgr Chauvet, recteur de la cathédrale, et animée par quatre

choristes féminines, sous la direction de Sylvain Dieudonné. Les chants liturgiques avaient changé.

Dimanche 1er novembre 2017

La première lecture était un extrait de l'Apocalypse, qui évoquait "les quatre anges qui avaient le

pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer", et je me demandai si c'était là l'explication des quatre statues

d'anges noires qui sont à l'arrière du choeur de la cathédrale, et des anges blancs, qui étaient 144.000.

L'Evangile, toujours selon Matthieu, louait les coeurs purs.

Dimanche 1er novembre 2017

Aujourd'hui 2 novembre, nous sommes le jour des morts... Des célébrations ont lieu toute la journée

à la cathédrale en souvenir des défunts. On nous fit part lors des annonces d'une audition et d'un

concert d'orgue, les 4 et 7 novembre, et de la reprise des conférences les dimanches à 17h,

à partir du 12 novembre. Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 11h10, j'ai repris le RER

à 11h13, achetant pour l'occasion spécialement un ticket pour la station Laplace (en fait les tickets pour

Arcueil-Cachan sont utilisables pour Laplace aussi, en revanche l'inverse n'est probablement pas vrai).

Dimanche 1er novembre 2017

Sylvie, blogmestre

 

 

Dimanche 1er novembre 2017
Dimanche 1er novembre 2017
Dimanche 1er novembre 2017
Dimanche 1er novembre 2017

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 08:37

Lors de ma sortie à Versailles, le 28 octobre, j'eus quelques problèmes avec le RER. Je pris

le B à 15h à Arcueil, ce qui laissait présumer une arrivée vers 15h45 à Versailles. A Saint-Michel Notre-Dame, j'ai sauté

dans un RER C, qui n'allait qu'aux Invalides. Là, je tentai de changer de train, mais constatai une absence totale de

trains affichés vers Versailles-Rive Gauche (Château)... en revanche il y avait des trains pour Versailles-Chantiers qui

repassaient par Saint-Michel Notre Dame, puis par Choisy, Igny, etc... soit plus d'une heure de trajet et une arrivée plus

distante. Très surprise, je repris le RER C dans l'autre sens, et redescendis à Saint-Michel Notre-Dame... Encore plus

surprise: tous les trains pour Versailles Chäteau apparaissaient à l'affichage et tous s'arrêtaient aux Invalides... (???!!!)

J'ai pensé (charitablement) qu'il y avait peut-être deux quais et que ce n'était pas assez bien indiqué...

 

 

Au retour, reprenant le RER C à Versailles Chäteau, la direction indiquée est "Versailles-Chantiers" (il faut comprendre

que le RER C fait une boucle de Versailles à Versailles, d'une gare à l'autre, et que Paris est entre les deux gares).

J'imagine la confusion que ça doit être pour les étrangers qui se frottent à ce moyen de transport... J'étais montée

dans le train à quai à mon arrivée à 18h05, et en étais ressortie égarée après avoir entendu "Choisy le Roi". Après avoir

compris que les trains allaient bien à Paris d'abord, par Viroflay, je pris le train suivant... qui s'arrêta dans un tunnel,

nous interdisant de sortir sur la voie. Le train d'avant avait un incident technique et bloquait la gare d'après,

qui était Meudon-Val-Fleury. J'espérai que nous ne passerions pas la soirée dans le tunnel... Mais on nous informa

que le train précédent avait avancé un peu pour que nous puissions sortir du tunnel... (???!!!) Voici la suite:

 

 

 

J'étais la seule Française du wagon, nous avons perdu quelques Russes qui ont fini par descendre du train et ne

sont pas remontées... Les passagers "vidés" du train précédent sont montés dans le nôtre à Issy, et j'ai changé de

mode de locomotion à la première occasion, et laissé le RER C à ses tribulations, vers 19h20.

 

M'installant devant Arte, enfin de retour chez moi, je m'aperçus que l'on m'avait privée de télévision pour la soirée,

en aspirant ma bande passante puis en empêchant mon décodeur TV de s'allumer. Chance: l'accès internet était là!

Tracasseries

Je pus grâce à cela regarder le documentaire sur la famille Romanov et la Révolution russe, ouf!

Un excellent documentaire, si vous êtes curieux de l'Histoire du début du XXè siècle, suivez le lien.

 

Sylvie, blogmestre fatiguée

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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 09:37

Depuis plusieurs mois, j'avais envie d'aller voir les grandes eaux musicales dans les jardins du

Chäteau de Versailles... Samedi, je mis le projet à exécution, il faisait beau, c'était parfait.

Dimanche 29 était le dernier jour pour profiter des grandes eaux cette année, avis aux amateurs...

Grandes eaux musicales

Je suis arrivée sur place une heure plus tard que prévu, suite à un imbroglio

dans le RER... Enfin, à 16h42, j'y étais !

Grandes eaux musicales
Grandes eaux musicales

J'avais au passage attrapé un plan des jardins (en anglais...), mais il se trouve que je connais bien

la topographie des jardins, pour en avoir peint une reproduction grand format quand j'avais douze ans,

à usage scolaire, après avoir passé une semaine de vacances à Versailles chez une amie.

Grandes eaux musicales

Je suis descendue dans les parterres, en commençant par l'Orangerie, jusqu'au bassin d'Apollon,

et ai vu de loin le Grand canal et ses petites barques. Ce qui me plait dans les jardins de Versailles,

ce sont les perspectives et les parterres, les jardins à la française et les bassins. Les bosquets

me semblent un peu tristes, témoins intimes d'une splendeur passée et disparue. Tout le domaine

pourrait être concerné, et quand il est moins fréquenté que l'été, c'est un peu ce que l'on ressent,

une mélancolie de ce qui a été, et n'est plus. Le Grand canal est un lieu de vie, puisqu'il est ouvert

aux activités, encadrées. Si l'on fait un parallèle avec le Louvre, également château royal devenu

musée, le bourdonnement nocturne de la rue de Rivoli et des quartiers voisins maintiennent une vie

externe au musée, mais qui l'inclut dans le quartier. C'est, paradoxalement, ce que Louis XIV avait

fui (la vie parisienne et ses agitations) en transportant la cour à Versailles, qui donne de

la langueur au lieu, à présent que royauté et courtisans ont transporté leurs pénates à Paris.

Voici le montage des petites vidéos filmées ce 28 octobre dans les jardins de Versailles:

 

 

 

 

Sur la vingtaine de petites vidéos filmées, j'ai conservé 11 extraits pour le montage ci-dessus, qui m'a pris

beaucoup de temps pour cause d'hétérogénéité des prises (avec ou sans musique, musiques différentes, vent,

instabilité de l'appareil, ...) Finalement, j'ai choisi de superposer aux pistes sonores modulées une musique

utilisée dans les Jardins musicaux de Versailles, en fil conducteur du montage: un extrait d'Atys de JB Lully.

Et voici le Graal de la journée... en l'occurrence il s'agit du Bassin de Latone, mis en eau.

La musique des jardins ne s'entend pas ici car les haut-parleurs sont ...dans les bosquets.

 

 

 

Pour tout savoir sur les Jardins de Versailles, les perspectives, les circuits d'eau et son

acheminement (une réalisation extraordinaire pour l'époque), je vous conseille l'espace didactique des

jardins de Versailles, avec explications et photos, et localisation de chaque partie du domaine.

Grandes eaux musicales

Voici la fin de mon périple dans la perspective: le bassin d'Apollon, fréquenté aussi par les

mouettes et les poules d'eau. A cet endroit, les allées forment une croix exposée à tous les vents.

Les grandes eaux ont cessé, il reste la musique, et les cris des oiseaux et des enfants.

Des barques naviguent sur le Grand canal, je n'irai pas jusque là, la lumière décline.

Grandes eaux musicales

L'air devenant de plus en plus vivifiant, je suis remontée vers le château,

et en suis ressortie peu avant 18h*. En même temps que les derniers visiteurs du Château...

Le billet de RER retour avait été prudemment acheté à Paris il y a quelques semaines, heureusement !

Puis j'ai repris le RER à Versailles-Château à 18h05**, avec un 2è imbroglio... affaire à suivre.

 

Sylvie, blogmestre

Grandes eaux musicales
Grandes eaux musicales
Grandes eaux musicales

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 07:55

J'ai vu hier soir une pièce de Georges Feydeau, mise en musique par Maurice Desvallières, et

en scène par Isabelle Nanty à la Comédie Française, l'Hôtel du Libre-Echange.

L'Hôtel du Libre-Echange

La pièce avait déjà été donnée au printemps et jusqu'en juillet, et je n'étais pas parvenue à avoir une place.

Ce fut encore plus difficile cette fois-ci, la Comédie Française ayant changé son système de réservation en ligne,

le nouveau est tellement performant que la pleine réservation est réalisée à chaque spectacle.

Mais je me suis obstinée, et je l'ai eue (la place)! C'était un strapontin, au bout du 2è rang de la corbeille.

L'Hôtel du Libre-Echange

J'étais très bien, je crois que je n'avais jamais été aussi près de la scène dans la salle Richelieu.

Voici un reportage vidéo de la chaîne TF1, tourné le jour de la première du spectacle:

 

 

Je suis désolée pour la pub qui précède, impossible de l'enlever!

Voici le propos de la pièce: deux couples vivent à Paris, dans une maison, sur le même palier,

les Pinglet, et les Paillardin. Pinglet est un architecte qui se qualifie de "volcan sans cratère", marié

depuis 20 ans à une épouse vertueuse et assez raide. Paillardin est expert auprès des tribunaux,

marié depuis 5 ans à une épouse magnifique et insatisfaite. Un soir, Paillardin est désigné pour

aller expertiser les esprits frappeurs qui séviraient dans un hôtel borgne de la rue de Provence,

l'Hôtel du Libre-Echange. Malheureusement, c'est aussi là que Pinglet et Mme Paillardin se rendront

pour une soirée coquine. Et, comme chez Feydeau il faut toujours brouiller le jeu, s'y rendront aussi

l'avocat Mathieu, dont le bégaiement est sensible à la météo, avec son quatuor bruyant de jeunes filles

en fleur, qui s'étaient d'abord invités chez les Pinglet. Ainsi que Maxime, le neveu adepte de l'amour

cartésien, qui sera déniaisé par Victoire, la femme de chambre des Pinglet. Madame Pinglet sera

pour sa part emportée par un cheval de fiacre fou sur la route de Ville d'Avray, où elle allait voir sa soeur.

La police débarquera à l'hôtel et coffrera les amants, chacun ayant déclaré un faux nom.

Au matin, tous se retrouvent chez les Pinglet pour un renversement de situation...

L'Hôtel du Libre-Echange

Ce qu'on remarque en premier, c'est l'abattage de Michel Vuillermoz, en Pinglet éruptif.

Son épouse et le couple Paillardin sont en sourdine au début. Puis arrive Mathieu (Thierry Hancisse),

qui déclenche les fous-rires. Madame Pinglet (Anne Kessler) fait une très jolie prestation comique

au retour de sa folle équipée en fiacre, avec son oeil poché et sa convocation à la préfecture de police.

Et en contrepoint, de jolis passages chantés de Desvallières ou Offenbach, par Laurent Lafitte.

Tous les acteurs secondaires apportent le foisonnement de folie qui entretient l'hilarité.

La pièce est très drôle, on rit beaucoup, j'ai même pleuré de rire... elle sera à l'affiche

de la Comédie Française jusqu'au 1er janvier, et notamment pendant les fêtes de fin d'année.

Je ne saurais trop vous recommander d'aller la voir.

La bouche du métro Palais-Royal de la Place Colette

La bouche du métro Palais-Royal de la Place Colette

C'est un peu plus long qu'indiqué, environ 2h40.Je suis ressortie du théâtre vers 23h10.

 

Sylvie, blogmestre

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 17:26

Je relaie un appel aux dons individuels que je viens d'entendre à la radio. Voici l'affaire: jadis, au

XVIè siècle, Soliman le Magnifique, sultan de Turquie, offrit un livre d'heures au roi François Ier...

L'objet est relié d'or et garni de pierreries, il a quitté la France il y a longtemps, et son propriétaire

actuel souhaite le vendre au Musée du Louvre, qui ne dispose pas de la somme totale de sa valeur

estimée, et fait un appel aux donateurs. Vous, moi, pouvons devenir mécènes du Louvre, et associer

notre nom à l'objet acheté, ou le nom d'une autre personne. Voici le livre d'heures:

 

Tous mécènes du Louvre!

L'idée me parait intéressante, car elle révèle la conscience d'une identité collective de tous les

amateurs d'art ancien et de beaux objets, d'une part, et la générosité éclairée d'un chef d'Etat

musulman qui a offert à un chef d'Etat chrétien ami un livre dans sa propre religion.

 

 

La page du don est ici toutes les sommes sont possibles. Et je vous rappelle qu'il y a

des nocturnes au Louvre, où l'on peut visiter tranquillement le Musée après 18h.

Un vrai plaisir! Bien plus cool que pendant les horaires de journée.

 

Sylvie, blogmestre

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 09:37

Et ça continue... Ce matin vers 10h, plus de connexion filaire à internet. Etant filaire, justement,

l'obstruction ne doit pas venir de bien loin! Dimanche en rentrant de Notre-Dame, après avoir croisé un

pitbull de dissuasion agressive dans la rue, impossible de me connecter en filaire ni en wifi. A propos,

la plainte que j'avais déposée auprès du commissariat de police local pour intrusions et viols de

domicile répétés n'a jamais été instruite... Pourquoi suis-je la seule à faire quelque chose?

Il y a bien encore des autorités dans ce pays? Ou n'est-ce plus qu'un fantasme?

 

Sylvie, blogmestre dégoûtée

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 08:31

Hier après-midi, j'avais une place pour le spectacle "Sgt Pepper's live" à la Philharmonie, en

l'honneur des 50 ans de l'album des Beatles "Sgt Pepper's lonely hearts club band".

Pepper's live!
Pepper's live!

L'idée était bonne et le remplissage de la grande salle sur les deux concerts prévus le prouvait.

Nous avons appris qu'elle venait de la Philharmonie, il s'agissait d'interpréter en concert l'album des

Beatles, les chanteurs et musiciens recrutés, britanniques, m'étaient personnellement inconnus.

Pepper's live!

Les Beatles avaient connu la gloire en 1962 avec "Love me, do", et enchaînèrent les succès.

L'époque était aux yéyés, aux "idoles", et aux jeunes fans hystériques qui hurlaient dans les concerts.

Ils firent des tournées au Royaume-Uni et ailleurs jusqu'en 1966, où la cohue et les cris de ce qu'on

appelait la "Beatlemania" étaient tels qu'ils décidèrent d'arrêter les tournées. Il fallait faire autre chose...

Un album concept. Jusque là, les albums (disques vinyles 33 tours/minute) collationnaient des

chansons sorties préalablement par 2 ou 4, en 45 tours. 1967 fut l'année de la création des albums

concept, il y eut "Sgt Pepper's" au Royaume Uni, et "Pet sounds" des Beach boys aux USA.

Ces albums furent conçus dès le départ comme un recueil de chansons cohérentes entre elles,

comme on écrirait un recueil de poèmes, ou une symphonie. La musique pop des années 60

et des décennies qui suivirent venait de changer de dimension.

 

 

L'album (que j'ai quelque part chez moi... en CD hélas) commence et se termine par "We're

Sgt Pepper's lonely hearts club band, we hope you will (have) enjoy(ed) the show", encadrant dix

chansons, de "With a little help from my friends", à "Good morning, good morning", qui présentent

une recherche musicale et sonore inouïe à l'époque. Le deuxième Sgt Pepper's est une fausse sortie

puisqu'il y a encore "A day in the life" ensuite. Je n'ai pas trouvé d'enregistrement filmé original, et

comme le groupe s'est séparé en 1970, on ne trouve que des interprétations de Paul Mc Cartney,

ci-dessous une vidéo de 1990, la plus ancienne que j'ai trouvée.

 

 

Le Théâtre des Champs Elysées avait programmé une soirée sur le thème du même album des Beatles deux jours

plus tôt, avec des chanteurs pop ou lyriques français. J'avais choisi le spectacle de la Philharmonie, qui propose des

concerts participatifs où le public peut chanter des polyphonies avec un orchestre symphonique (je l'ai déjà fait),

il me paraissait donc évident que l'on chanterait sur Sgt Pepper's à la Philharmonie. Raté... J'avais entendu le

Stade de France chanter avec Paul Mc Cartney en 2015, et suis prête à parier que la plupart des spectateurs de ce

concert d'hier connaissaient l'album de 1967 par coeur, et auraient adoré participer. Peut-être que les interprètes

choisis l'ignoraient, Pourtant c'est dans le texte "and the singer wants you all to sing along", ha!

Ce fut malheureusement seulement eux sur la scène, et rien que nous dans la salle. Dommage.

Voici la reprise de Sgt Pepper's dans le concert d'hier, depuis ma place du 1er balcon:

 

 

 

Après cette reprise de "Sgt Pepper's", il y eut encore, en bonus, "Penny Lane", puis "Strawberry fields

forever", émotion!  (je ne me souviens plus si "A day in the life" était placé avant ou après la reprise).

J'ai gardé les applaudissements et l'ambiance de la salle, toute nimbée de lumière...

J'ai particulièrement aimé les cuivres et les cordes, excellents. Les chanteurs étaient meilleurs à la fin

qu'au début, et oui oui, messieurs, les Froggies savent aussi les paroles en anglais... La sono était trop puissante,

à mon avis, pour une salle à l'acoustique délicate où tout s'entend, d'où distortion du son.

Mais les auditeurs étaient heureux de cette séquence souvenir, cela s'entend très bien!

Merci la Philharmonie!

 

Le concert a été filmé hier soir, il a été redonné en soirée. Vous pouvez le voir en replay sur le site

de la Philharmonie live, ou sur le site d'Arte, qui a assuré l'enregistrement du concert.

Nous sommes ressortis de la Philharmonie vers 17h45.

 

Sylvie, blogmestre

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 08:04

Hier je suis partie de chez moi un peu avant 9h30 pour aller à Notre-Dame de Paris, et le RER m'a déposée vers 10h

à la station Saint-Michel Notre-Dame. J'ai eu un peu de mal à obtenir un ticket, il y avait une restriction sur les tickets,

mais j'y suis parvenue à 10h02*, et suis entrée rapidement dans la cathédrale.

Dimanche 22 octobre 2017

La messe grégorienne était animée par trois messieurs de l'ensemble vocal de Notre-Dame.

L'Evangile selon Matthieu parlait des deniers de César et de l'hypocrisie pharisienne.

Il fut fait appel à notre générosité au bénéfice des missions de l'église catholique.

On annonça un concert de la Maîtrise le 24 octobre, au programme Bach et ses prédécesseurs,

et un spectacle son et lumières sur le parvis de la cathédrale du 8 au 11 novembre, auquel il faut

réserver sa participation avant ici pour raisons de sécurité.

 

 

La messe grégorienne s'est terminée vers 11h10, j'ai repris le RER à 11h12**

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 22 octobre 2017
Dimanche 22 octobre 2017

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  • : Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
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