12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 09:49

Hier matin, eu égard aux diverses manifestations qui avaient lieu à Paris et aux coupures annoncées de

connexions ici ou là, je partis vers la capitale en voiture. Très mauvaise idée, car les places de parking y

étaient saturées. Après avoir beaucoup tourné, je trouvais finalement un parking privé, arrivai

à 10h31* sur le parvis de Notre-Dame, et participai à la deuxième partie de la messe

grégorienne, qui était de surcroît un peu plus courte qu’à l’accoutumée.

 

Dimanche 11 novembre 2018

La nef était remplie de drapeaux pour le centenaire de l’armistice de la guerre de 1914-1918.

La messe était célébrée par Mgr Chauvet, et une douzaine de messieurs de l’Ensemble vocal

de Notre-Dame assuraient avec une belle intensité la liturgie musicale, sous la direction de

Sylvain Dieudonné. Nous sommes ressortis de cette messe grégorienne à peu près à 11h,

alors que Notre-Dame sonnait la fin de la guerre, comme elle le fit exactement,

jour pour jour et heure pour heure, cent ans plus tôt.


 

Dimanche 11 novembre 2018

Lors des annonces, furent évoqués un concert de musique médiévale dans le cadre du Festival

du Collège des Bernardins, en la cathédrale le 16 novembre, et ce même jour du 11 novembre,

une messe de commémoration de la Grande Guerre, avec les délégations des ex-pays belligérants.

 

Je décidai de rentrer chez moi et de revenir à la célébration de 18h30, et partis vers 11h07**

Peu après 18h*** j’étais de retour sur le parvis (le ticket ne m’appartient pas, j’ai du récupérer

celui de la personne précédente mais l’heure est presque correcte). A mon arrivée sur le parvis,

le bourdon de Notre-Dame recommença de sonner la fin de la guerre.

 

 

 

A l’intérieur la cathédrale était très pleine, je m’installai d’abord sur le côté, puis au 1er rang de

la deuxième partie de l’église. La messe était célébrée par Mgr Aupetit et par les évêques

auxiliaires, ainsi que Mgr Romanet, évêque aux Armées, en présence de Mgr Matthias Heinrich,

évêque auxiliaire de Berlin, qui nous lut une déclaration qui fut traduite, mais où je compris

d'emblée par les mots employés qu’il était très heureux d’être avec nous ce soir là, et souhaitait

que nous construisions des ponts entre les peuples pour éviter d’autres hécatombes. Il fut

applaudi. Un peu avant, un cuivre que je ne voyais pas joua la sonnerie aux morts, qui fut

suivie d’un silence recueilli, pendant plusieurs minutes. Je pensai à Edmond, le fiancé de l'une de

mes arrière-grands-mères, qui écrivait d'émouvantes et magnifiques lettres du front et mourut à Verdun en

1916... Il est probable que tous les participants à cette célébration avaient un aïeul à évoquer à ce moment.

Une très forte participation de prêtres donnait à cette messe une grande solennité. La Maîtrise

de Notre-Dame, très nombreuse et mixte, chanta la messe brève d'Yves Castagnet, qui

l’accompagna à l’orgue, sous la direction de Henri Chalet. La messe se termina par un

Te Deum, comme lors de la messe initiale du 11 novembre 1918.

Dimanche 11 novembre 2018

Nous sommes ressortis de la cathédrale dans le froid vers 20h, j’ai repris le RER à 20h02,

sans reprendre de ticket car les machines étaient embouteillées, et que mon train arrivait…

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: l'administration des blogs vient d'être modifiée par Overblog, et je m'aperçois qu'à chaque

mise-à-jour du texte il a envoyé une notification, sans mon accord, je suis désolée!

 

Dimanche 11 novembre 2018
Dimanche 11 novembre 2018
Dimanche 11 novembre 2018

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 09:46

Hier soir j’avais prévu initialement d’aller au concert commémoratif donné par l’Orchestre de la

Garde républicaine en la cathédrale Saint-Louis des Invalides. Puis une répétition chorale avec audition

s’ajouta pour le même soir, les deux horaires se chevauchant. Je partis de chez moi vers 18h50*, mais le RER, plein

à cette heure, opposait son lot habituel de malaises voyageurs et autres incidents chronophages à une progression

normale. J’arrivai très tard sur la ligne 1, trop tard pour la répétition. Et aussi en retard pour le concert aux Invalides,

l’on eut la bonté de me laisser néanmoins entrer, entre les deuxième et troisième pièces proposées.

 

Centenaire de la fin de la guerre aux Invalides

Le concert s’ouvrait sur la Marseillaise, en version orchestrée par Hector Berlioz, et orchestrale,

avec en soliste vocale Nathalie Manfrina. Suivaient une mélodie pour orchestre, soprano solo et

violoncelle de Francis Poulenc et Guillaume Apollinaire, intitulée “Bleuet”, puis l’extrait “Ballet”

de la Petite Suite de Claude Debussy, pour orchestre, et une autre mélodie de Jules Massenet,

“Elégie”, pour soprano et violoncelle. Cette première partie était dirigée par le colonel François

Boulanger. Elle évoquait la Belle Epoque et sa fin brutale en 1914, dans un conflit généralisé.

Du fait de mon retard, je n’entendis que les deux derniers mouvements de cette partie.

Centenaire de la fin de la guerre aux Invalides

La deuxième partie, la plus longue m’a-t’il semblé, était constituée du concerto pour violoncelle

et orchestre “Requiem. Chemin des Dames” du compositeur néo-zélandais Gareth Farr. Ce concerto,

contemporain, était dirigé par le chef d’orchestre australien Daniel Linton. Ainsi étaient réunies la

mémoire des combattants français, mais aussi celle des combattants australiens et néo-zélandais,

dans un même concert. Gareth Farr a perdu trois arrière-grands-oncles en France, dans les combats,

le violoncelliste Sébastien Hurtaud y avait perdu son arrière-grand-mère. Le concerto fut dédié à tous

les combattants, mais aussi aux femmes de la Grande Guerre, qui les relayèrent à l’arrière.

Cette oeuvre d’une grande puissance était pleine de bombardements suggérés et de stridences.

La partie de violoncelle était virtuose, et fut remarquablement interprétée par Sébastien Hurtaud.

 

Centenaire de la fin de la guerre aux Invalides

La troisième partie, à nouveau dirigée par le colonel Boulanger, revenait à un langage musical

plus léger, en proposant l’air de Salomé de Hérodiade de Massenet, pour soprano solo, où je fus

particulièrement impressionnée par la puissance vocale de la soprano solo. Suivit la Marche

héroïque pour orchestre de Camille Saint-Saëns, qui doit correspondre à une armée de poilus partant

la fleur au fusil sans savoir ce qui les attend, une belle composition guerrière et fière, dont j’ai prélevé

un petit extrait vidéo ci-dessous (pardon pour l’éblouissement du micro…) en espérant que personne

ne s’y opposera (sinon merci de contacter la blogmestre, colonne de droite du blog).

 

 

Amazing Grace, chant populaire anglophone, qui fut chanté par Nathalie Manfrino, en solo

a capella d’abord, puis rejointe progressivement par l’orchestre, clôturait la soirée.

 

Centenaire de la fin de la guerre aux Invalides

Le concert fut très applaudi, et je regrettai que la cathédrale n’ait pas été complètement pleine,

suite à une partie des sièges réservée aux invitations, quoique les billets aient aussi pu

être achetés. Mais le public présent, très cosmopolite, était enchanté. Le public était différent

de celui que je croise habituellement aux concerts de Saint-Louis des Invalides, qui a ses

habitués. Souhaitons que les nouveaux auditeurs reviendront pour d’autres concerts.


Lors de la présentation du concerto, on nous fit part d’une collecte au profit de l’oeuvre nationale du bleuet de

France. Les bleuets sont de petites fleurs de papier ou de tissu qui sont venduesau profit des victimes de guerre

et de leurs familles, et s’accrochent aux vêtements (les Britanniques ont des coquelicots), cette pratique

remonte à la Grande Guerre, quand l’Hôtel des Invalides accueillait des blessés par milliers qui arrivaient du front.

Ayant un père invalide de guerre, je connais bien l’Institution nationale des Invalides (le nom actuel de l’hôpital),

où je l’emmenais consulter, toujours sidérée de le voir entrer dans les chambres pour saluer les pensionnaires,

être reconnu et abordé par le personnel et embrassé par les aides-soignantes… Il y a dans cet hôpital des

blessés qui y finiront leurs jours car c’est le seul lieu où l’on sait comment s’occuper d’eux. C’est une institution

émouvante, et je ne saurais que vous engager à acheter et porter des bleuets,

quand vous en rencontrerez, pour soutenir ses actions.

 

Nous sommes ressortis de l’Hôtel des Invalides vers 21h45, j‘ai repris le métro à Varenne peu après**

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: je n'ai pas eu de billet car il n'y avait plus de vente à mon entrée,

mais je ferai provision de bleuets...

Centenaire de la fin de la guerre aux Invalides
Centenaire de la fin de la guerre aux Invalides

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 09:26

Après une dizaine de jours sans activité extérieure pour cause de santé, je suis allée hier soir avec

beaucoup de plaisir entendre la Maîtrise et l’Ensemble vocal de Notre-Dame, sous la direction de

Henri Chalet, accompagnés par Yves Castagnet à l’orgue de choeur, dans un programme baroque.

Bach et l'Italie

Pour cette semaine de commémoration et de centenaire de la fin de la guerre de 1914-1918,

le choeur (architectural) de la cathédrale était tapissé de drapeaux européens, et baigné d’un

éclairage tricolore. Partie d’Arcueil-gare à 19h45*, j’étais arrivée sur le parvis peu après 20h,

et pus m’installer dans les premiers rangs latéraux, avec une belle ouverture visuelle.

 

Bach et l'Italie
Bach et l'Italie

Le concert débuta par une introduction musicale, l’allegro du concerto en la mineur de Vivaldi,

à l’orgue de choeur, pendant lequel les choristes vinrent lentement se mettre en place,

en disposition dispersée sur les marches de l’autel et devant.

Bach et l'Italie

Le programme choral se composait d’une première partie de musique italienne baroque, par ordre

chronologique des compositeurs, et d’une deuxième partie composée d’une cantate de JS Bach.

La première partie proposait un Adoramus Te de Claudio Monteverdi, suivi d’un Miserere mei

de Gregorio Allegri, puis un Crucifixus à 8 voix d’Antonio Lotti, et enfin un Stabat Mater de

Domenico Scarlatti. Cette partie fut très appréciée et applaudie, j’ai personnellement beaucoup

aimé l’oeuvre d’Allegri, dans laquelle une voix soliste de soprane montait très haut dans l’aigu

avec une aisance nuancée, apportant une touche presque surnaturelle à l’ensemble.
 

 

La deuxième partie était la cantate “Ich hatte viel Bekümmernis”, comportant des choeurs,

un récitatif et une aria. Le coeur de Bach était plein d’affliction au début de l’oeuvre, ce qu’il

traduisait en musique, en particulier dans le récitatif et l’aria. Le choeur venait ensuite apporter

à l’âme un soutien, et progressivement la musique se transformait pour devenir éclatante.
 

Le concert, très beau, avec des voix superbes, fut très applaudi. Yves Castagnet vint saluer avec

les choristes et le chef de choeur (malheureusement, mes photos de fin de concert ne sont pas

nettes, suite aux mouvements des auditeurs en fin de concert qui ont perturbé l’appareil), ainsi que

les solistes des différentes pièces interprétées, qui sortirent du choeur pour se présenter seuls.
 

 


Nous avons quitté la cathédrale aussi laborieusement qu’à la sortie d’une messe, un peu

avant 22h, après que j'ai eu le plaisir de croiser Sylvain Dieudonné parmi les auditeurs, et je suis

rentrée le plus vite possible, car le froid devenait sensible. Une très belle soirée, un très

beau programme, je vais creuser Allegri pour ma connaissance personnelle…

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: le lien pour partager cet article ayant à nouveau disparu, vous pouvez copier-coller son adresse URL

ci-après sur votre mur Facebook si vous le souhaitez http://blog.cp13.over-blog.net/2018/11/bach-et-l-italie.html

 

 

Bach et l'Italie

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 08:32

Hier matin, je me suis préparée pour participer à la messe grégorienne. Un beau soleil accompagné d’un petit

froid piquant donnait envie de sortir. Au moment de quitter mon logement, un incident me retarda suffisamment

longtemps pour que je décide de participer plutôt à la messe polyphonique de 11h30. Je partis de chez moi vers

10h50, arrivai en gare d’Arcueil-Cachan à 11h*, et entrai dans la cathédrale pile à 11h30.

Dimanche 21 octobre 2018

La messe, en français, était co-célébrée par plusieurs prêtres, avec des passages dits en anglais,

et était musicalement animée, en latin, par un quatuor de solistes de l’Ensemble vocal de Notre-Dame,

qui chanta une très jolie messe de Soriano, et pour la communion, un Gaudete cum laetitia de Morago.

Les autres chants de la liturgie furent aussi chantés par la foule. La quête fut faite au profit des missions.

Dimanche 21 octobre 2018

Les lectures évoquaient le serviteur, sa souffrance, sa vie sacrifiée pour la multitude. Dans l’Evangile

selon Marc, deux disciples souhaitaient occuper des places de choix aux côtés de Jésus, dans sa gloire,

ce qui provoqua l’émoi des autres. Jésus ne parla pas de remaniement ministériel, l’empire romain s’étendant alors

sur la Galilée, mais parla des chefs des nations, et des grands qui ont du pouvoir, qui ne sont pas grands

selon son enseignement, car celui qui veut se grandir doit devenir serviteur et “donner sa vie en rançon

pour la multitude” (expression très forte à violente, qui correspond à ce que firent les martyrs chrétiens).

La messe s’acheva sur un Salve Regina, après le rappel des annonces. Nous sommes ressortis vers

12h40 de Notre-Dame. Il faisait beau, et j’ai un peu traîné dans les rues de Paris avant de rentrer chez moi**.

Dimanche 21 octobre 2018

Arrivant à Arcueil-Cachan un peu après 13h, je croisai une corneille décatie qui nourrissait sa tribu élargie, en

extrayant laborieusement des grains de riz d’une poubelle municipale, qu’elle déposait sur le sol accompagnés

d’autres débris comestibles, que d’autres corvidés, plus fringants et plus imposants, venaient quérir pour eux-mêmes.

Elle était déjà à l’oeuvre lors de mon premier passage, en étrange illustration animale du serviteur.

 

Sylvie, blogmestre

 

Dimanche 21 octobre 2018
Dimanche 21 octobre 2018

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 19:18

Il y a, ce soir, en ce moment, à la Philharmonie, “Judith triomphante” par l’ensemble de Jordi Savall.

J’avais prévu d’aller à ce concert, mais pensais qu’il était programmé plus tard dans le mois. Je

me suis aperçue de mon erreur ce soir vers 18h45, donc trop tard, mais j’ai quand même été

intriguée que la page de la Philharmonie affiche des places achetables qui disparaissaient ensuite

sur la page d’achat… On se souvient de ce concert où le plan de salle que je voyais depuis mon

ordinateur ne correspondait pas du tout à la réalité (18 janvier 2018) Voulant avoir une deuxième

vision de la page, hors de Firefox dont le caractère open-end fait qu’il est manipulable à merci, j’ai

téléchargé un autre navigateur. L’ordinateur a été planté lourdement de l’extérieur pendant le

téléchargement. J’ai ma réponse: la page de la Philharmonie visible sur mon ordinateur a très

vraisemblablement été bidouillée pour m’empêcher d’acheter un billet. Je trouve cette situation

totalement insupportable. Je ne suis pas la possession de la police, ni de n’importe

quelle officine, alors lâchez ma connexion et fichez-moi la paix !

 

Sylvie, blogmestre

 

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 08:40
Dimanche 7 octobre 2018

Je suis partie hier plus tôt que d’habitude vers Notre-Dame de Paris (tout arrive!), et suis arrivée en gare RER

côté Saint-Michel à 9h46*, ce qui m’a permis de suivre l’intégralité de la messe grégorienne de 10h.

Dimanche 7 octobre 2018

Elle était animée par dix choristes féminines, dont une soliste confirmée, et 9 du Jeune Ensemble,

sous la direction de Sylvain Dieudonné. La messe était célébrée par M. le chanoine Dupont-Fauville,

dont le sermon porta à la fois sur le livre de la Genèse dont provenait la première lecture et sur

l’Evangile selon Marc, les deux évoquant la relation de l’homme à la femme. Ce qui frappe, lorsque l’on

lit ces deux textes, et que l’on est soi-même une femme, c’est que la situation inverse n’est jamais évoquée: la femme

est bien le deuxième genre humain, par référence à l’homme qui est considéré d'emblée comme le premier.

Ca ne me dérange pas, personnellement, car historiquement et biologiquement c’est justifié, et pour les organismes

sociaux tels que la sécurité sociale, il faut bien, prosaïquement, choisir parmi les bénéficiaires qui sera “1” et qui sera “2”.

Dimanche 7 octobre 2018

Le premier texte, de la Genèse est très poétique, c’est celui où l’homme nomme les animaux et où Dieu

crée la femme à partir de l’une des côtes de l’homme. Le second texte est littéralement dur, c’est celui

de la répudiation (de la femme), et (en clair) de l’interdiction du divorce et du remariage par Jésus. Le

sermon d’hier était plein de bonté et parvint à gommer les aspects difficiles de ce deuxième texte, qui

feraient hurler bien des féministes, en mettant l’accent sur l’adéquation de la femme à l’homme, et sur

leur égalité. Le sujet est à la pointe de l’actualité… J’ai eu en 1986 l’occasion d’entendre Sa Sainteté le pape

Jean-Paul II à Lyon, avec une dizaine de mes élèves, dans une position beaucoup plus rigide par rapport à ce texte,

et j’avoue mon incompréhension d’alors d’avoir vu mes adolescentes pleurer en l’écoutant, chez qui il a fallu restaurer

ensuite la confiance perdue dans leur esprit et dans leur coeur. Je suis vraiment heureuse de l’évolution

positive de l’interprétation actuelle que l’ Eglise catholique fait de ce texte, merci beaucoup pour les

jeunes femmes, bien représentées hier par la Maîtrise de la cathédrale, et pour les autres.


Les annonces nous rappelèrent le spectacle “Dame de coeur” sur le parvis de la cathédrale, gratuit, auquel il faut

s’inscrire par mesure de sécurité, et les conférences du dimanche après-midi à 17h. Nous sommes ressortis vers 11h15,

après avoir chanté un Salve Regina. Il s’était mis à pleuvoir, et une forêt de parapluies couvrait la sortie de l’édifice.

Dimanche 7 octobre 2018

J’ai pris le métro à la station Cité à 11h22** pour aller faire quelque courses du côté du marché

de Montrouge, puis un bus*** à 12h41 pour rentrer chez moi.

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: ce n'est pas moi qui ai imposé des publicités sans rapport avec ce blog, encore moins les vidéos d'un "humour"

douteux qui coupent les articles en deux, dont il semble qu'elles viennent de Montpellier, et sont mises là par

une agence inconnue, "Teads". Explications bienvenues, Overblog, merci! ...

 

Dimanche 7 octobre 2018
Dimanche 7 octobre 2018
Dimanche 7 octobre 2018

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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 16:40

Hier après-midi, après avoir constaté que les deux voyages réservés le 28 septembre, puis le 1er

octobre après constatation de l’annulation de la première réservation, avaient bien été payés par ma

carte bancaire, j’ai appelé le service téléphonique d’aide d’Easyjet. On m’a dit qu’on ne savait pas

ce qui s’était passé, que les réservations avaient bien été annulées, on ne savait pas pourquoi, et que

les billets m’avaient été remboursés. Ce que j’ai pu vérifier ultérieurement en me connectant sur mon

compte en ligne: les billets ont été remboursés le 1er octobre, et m’ont été crédités le 2 octobre.

Voyage raté (suite)

Je n’ai reçu aucune information à ce propos de la part d’Easyjet, aucun courriel, aucune explication.

Je suis donc partie à l’embarquement avec des billets annulés sans savoir qu’ils l’étaient. Le plus

étrange est que lors du premier scan à Orly hier matin, le billet annulé n’a pas été repéré (ce qui

m’aurait permis d’être informée une heure plus tôt et de pouvoir acheter un billet d’avion valide en

espèces au guichet. Une autre étrangeté s’est produite hier soir, j’ai reçu un courriel d’Easyjet me

demandant comment j’avais trouvé mon retour de Toulouse, par la réservation EVVJ2JS.

Voyage raté (suite)

La réservation EVVJ2JS est la première, celle dont le débit n’apparaissait pas sur ma carte

bancaire le 1er octobre, et qui ne figurait plus dans mon compte Easyjet à cette date, me conduisant

à craindre une annulation, et à refaire une réservation, portant référence EVW37C8, celle dont le

boarding pass figurait dans l’article précédent. La réservation EVVJ2JS a été remboursée, donc à

ma connaissance annulée aussi, et je suis repartie d’Orly hier matin avec ma carte d’identité,

nécessaire au voyage d’un éventuel passager qui se serait présenté sous mon nom à l’aéroport

de Toulouse pour retourner à Orly… Une homonyme utilisant un billet fantôme, peut-être?

 

La personne avec qui j'ai parlé au téléphone était très sympathique et m'a conseillé de réclamer

pour savoir quelle cause était à l'origine de ces annulations (actuellement je ne peux plus réserver

un billet sur Easyjet, que je fréquente depuis plusieurs années sans qu'il y ait eu aucun incident).

A mon avis, Easyjet n'y est pour rien, le problème vient de l'extérieur. Mais qui et pourquoi?

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: à ma sortie du RER hier, sur le chemin du retour, j'ai falli être accrochée par une voiture sans frein

qui suivait la pente de la rue... et a fini sur une glissière, c'était mieux que ma jambe!

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 16:59

Le 28 septembre, semblant plus en forme que les semaines précédentes, j’ai acheté un aller-retour

en avion pour aller voir mes parents, au-delà de Toulouse. Trois jours plus tard, comme j’en étais

toujours capable, j’ai voulu enregistrer les billets… mais ma commande avait disparu. Pourtant

j’avais bien reçu un n° de dossier, une facture, cependant le débit n’apparaissant pas sur ma carte

bancaire, j’ai repassé la commande. Cette deuxième fois, je me suis empressée de m’enregistrer,

ai reçu le n° de dossier, le boarding-pass, les factures. Le tout en ligne, payé par carte bancaire.

Voyage raté

Après avoir prévenu mes parents depuis deux jours, qui se réjouissaient de mon arrivée,

je suis partie ce matin vers 7h15 de chez moi, et arrivée à Orly vers 8h.

 

Voyage raté
Voyage raté

Le boarding-pass a été scanné, sans problème, puis ce fut le contrôle des bagages, puis celui

des identités. Ensuite nous avons attendu l’embarquement. Et là, à quelques dizaines de mètres

de l’avion, le scan a refusé mon billet. On en a tapé devant moi les références à la main sur un

ordinateur, j’ai vu l’écran, mon nom n’existait plus, j’avais disparu des passagers !

Je n’ai donc pas pu prendre l’avion prévu, puisque je n’avais plus d’existence…

 

Imaginez la scène, vous allez voir vos parents que vous n’avez pas vu depuis très longtemps,

vous vous réjouissez de la journée à venir. Vous avez un billet d’avion en bonne et due forme,

vous l’avez payé normalement, vous êtes parmi des dizaines de personnes qui passent toutes,

sauf une : vous, parce que votre nom n’est plus dans le listing des passagers. Evidemment,

vous soupçonnez une manipulation du-dit fichier, surtout que c’est le 2è dossier qu’on vous

fait disparaître pour les mêmes vols, le même jour, il y a forcément un lézard.

 

L’avion avait été retardé de 20 minutes, il devait partir à 9h30 au lieu de 9h10. On m’a envoyée

aux renseignements au bureau de la compagnie. J’ai dû mettre 3 quarts d’heure à le trouver,

renvoyée comme une balle de ping-pong par les uns et les autres, pour finalement entendre que

c’était probablement ma carte bancaire qui ne pouvait pas être débitée (sous-entendu suspicieux),

ou alors que c’est moi qui étais interdite par la compagnie (encore mieux!) d’achat de billets.

Que les billets avaient été annulés et ne seraient pas débités…

L’avion était de toute manière parti quand j’ai su.

 

Voyage raté

Un achat sur internet est une procédure sécurisée, qui est encadrée par la loi. On ne peut pas se

permettre de dire à quelqu’un: vous avez acheté un billet, mais votre billet n’est pas valable, parce

que ceci cela. La délivrance du billet est la conclusion du contrat de vente. Si le billet est délivré,

le vendeur doit l’honorer, et si la procédure de vente a été viciée, il faut prouver que le client est

en faute, avant de lui faire subir l’anomalie. Il ne suffit pas de dire “on est désolés” alors qu’on

vous a détruit votre voyage, sans être à même d’y remédier. D’autant que les deux commandes

de billets avaient entretemps été débitées sur mon compte, ma carte bancaire était donc (comme

on peut le constater ci-dessus par les tickets Orlyval achetés ce matin) parfaitement fonctionnelle.

 

Quant aux manipulateurs, quelle absence d’empathie... (gros euphémisme)

 

Sylvie, blogmestre

 

 

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 08:41
Dimanche 30 septembre 2018

Je suis allée hier à la messe grégorienne à Notre-Dame, il faisait un beau soleil engageant, mais

la température était assez fraîche. Je suis arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 10h04* après quelques

rencontres métropolitaines inattendues, et une rétention passagère sympathique en sous-sol avec une petite équipe de

jeunes Roumains, en conversation multilingue. Les touristes faisaient sagement la file sur le parvis pour

pouvoir entrer dans la cathédrale, et les fidèles se faufilaient, sous le regard minéral des rois du portail.

Dimanche 30 septembre 2018

J’arrivai pour la première lecture. Les trois lectures abordaient deux thèmes: l’exploitation des petits

par les riches, et les prophètes qui n’étaient pas des disciples de Jésus ou de Moïse. Dans l’Evangile

selon Marc, Jésus avait cette parole très politique “celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas,

aussitôt après, mal parler de moi”, puis suivait l’énumération des organes malades dont il faut se

séparer s’ils conduisent à la géhenne, ce feu éternel “où le ver ne meurt pas”. La messe était animée

par quatre solistes féminines de la Maîtrise de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

 

Dimanche 30 septembre 2018

Il nous fut annoné à la fin de la messe la reprise du spectacle “Dame de coeur”, qui avait fait parvis

comble l’an dernier (il s’agit d’un spectacle son et lumière racontant l’histoire de Notre-Dame de Paris,

projeté sur la façade de la cathédrale, du 18 au 25 octobre), d’un grand concert mardi prochain 2 octobre

pour fêter les 30 années de titulariat de l’orgue de choeur d’Yves Castagnet, sous la direction de

Henri Chalet, concert chant et orgue, et d’une ordination diaconale samedi matin 6 octobre.

Dimanche 30 septembre 2018

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 11h15. Sur le parvis, une jeune Rom captait les regards

et les objectifs en reine des ramiers, qui accouraient se faire flatter le jabot et l’entouraient d’une cour picorante

et voletante. En regardant les petits volatiles si sociables et pourtant si décriés, je repensai au Fort de Vaux,

et à leurs ancêtres bravant la mitraille pour délivrer les messages de détresse attachés à leurs pattes.

Après tout, 2018 est aussi le centenaire de la bravoure des pigeons voyageurs…

Dimanche 30 septembre 2018

J’ai repris un bus près de la place Saint-Michel à 10h23**, direction le sud de Paris.

 

Sylvie, blogmestre

 

Dimanche 30 septembre 2018
Dimanche 30 septembre 2018

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 08:45

Hier soir, et le soir d’avant, l’Orchestre de Paris proposait deux concerts, j’ai assisté au second.

J’avais prévu de prendre ma voiture, mais un grand déploiement de camions de pompiers dans ma rue m’en priva
à
l’heure où elle m’était nécessaire. Vu mes difficultés des jours précédents (ratage successif de deux concerts
pour
problèmes de santé), j’ai un peu hésité à partir à pied pour le RER, mais m’y suis finalement résolue,
alors que
les camions avaient bougé, mais trop tard pour moi. L'aller fut un peu difficile, le retour, mieux.

Le programme proposait en première partie l’ouverture de Coriolan de Ludwig van Beethoven et

une création européenne de Jörg Widmann, le concerto pour violon n°2, interprété par sa soeur

Carolin, et l’orchestre. La 2è partie du concert proposait la 6è symphonie de Beethoven.

L’orchestre de Paris était placé sous la direction de Daniel Harding.

 

Beethoven, Widmann, Beethoven

J’avais une place au 2è balcon, aussi proche de la scène que j’avais pu trouver. J’arrivai à la

Philharmonie juste avant le début du concert, et entendis les deux premières oeuvres depuis cette place.

Beethoven, Widmann, Beethoven

L’ouverture de Coriolan, en ut mineur, fait partie des pièces écrites par Beethoven en introduction

d’une pièce de théâtre, ou de son unique opéra, qui en connut quatre successives! Ecrite et créée

en 1807, cette oeuvre musicale de 8 minutes accompagnait une pièce de Heinrich Joseph von Collin.

Elle fut exécutée deux fois en ouverture de la pièce, puis vécut sa vie comme oeuvre musicale seule,

qui se suffit à elle-même. Il s’agit d’une pièce tragique, un condensé musical du drame écrit dans

lequel Coriolan préfère mourir plutôt que de détruire Rome et les siens. La matière sonore se dissout

avec le personnage, en conclusion, ce qui est exceptionnel pour l’époque.

La salle Boulez et l'Orchestre de Paris depuis le 2è balcon

La salle Boulez et l'Orchestre de Paris depuis le 2è balcon

Le 2è concerto pour violon de Widmann est une oeuvre contemporaine, commportant un violon

solo, beaucoup de percussions, cloches de vaches, gongs, dont un trempant dans un bain, un célesta,

et l’orchestre qui produit des sons étranges. Il s’agit au départ de la naissance de la voix du violon,

qui apprend à chanter en se découvrant bruyamment, tapoté plus ou moins vigoureusement (les autres

cordes aussi). La violoniste avait étalé devant elle des pages de partition collées entre elles, j’ai pensé

qu’elle ne devait pas avoir le temps matériellement de les tourner aux passages les plus exigeants.

Progressivement le violon acquiert une voix de violon et les instruments de l’orchestre se mettent

à sonner comme nous en avons l’habitude. L’oeuvre dure 35 minutes, et fut très applaudie.

L'Orchestre de Paris depuis le 2è rang de l'arrière-scène

L'Orchestre de Paris depuis le 2è rang de l'arrière-scène

La salle n’étant pas pleine en ce deuxième soir de concert, j’ai rejoint le 1er balcon d’abord,

puis l’arrière-scène où il y avait des places libres, où j’ai fini par m’asseoir au 2è rang, du côté droit.

 

Beethoven, Widmann, Beethoven

J’avais retrouvé mes repères acoustiques (position de concert!), et profitai pleinement d’une de mes

oeuvres préférées d’enfance, la 6è symphonie en fa majeur de Ludwig van Beethoven, connue sous

le nom de “Symphonie pastorale”. Parents, méfiez-vous si vous biberonnez vos enfants avec Fantasia

de Walt Disney… chaque Pastorale de leur vie d’adulte ressuscitera dans leur mémoire les petites créatures du dessin

animé (je crois que cela s’appelle une ancre psychologique). L’un de mes voisins m’avait dit que l'Ouverture

de Coriolan lui avait paru plus emphatique que d’ordinaire, je compris en entendant le début de

la symphonie (du 2è balcon, l’emphase s’envole vers les oubliettes de la salle), plus lente,

plus… emphatique que d’ordinaire, et tout d’un coup, c’était parti pour un rythme enjoué et guilleret.

Orage, trio d’oiseaux, soleil, libations, ruisseaux, gloire de la nature triomphante dans sa beauté et sa

simplicité, un hymne écologique, avec soli de bois et cors, qui comme l’on sait ont dans l’imaginaire

collectif un côté bucolique, champêtre, forestier. Les oiseaux perçoivent d’ailleurs la flûte à bec comme

l’expression d’un autre oiseau concurrent ou amical, selon leur caractère… J’ai adoré hier soir

la symphonie pastorale, magistralement interprétée, et toujours aussi chantante et expressive.

Daniel Harding, très énergique, avait une partition dont on voyait qu’elle avait été beaucoup

travaillée et compulsée, j’aime bien les partitions qui ont du vécu, c’est une marque de fidélité.

 

Beethoven, Widmann, Beethoven

Ce fut un très beau concert, assez long (nous sommes ressortis vers 22h45), très applaudi et rappelé.


Sylvie, blogmestre

 

Ci-dessous : un petit interlude coloré, dédié à tous les enfants que nous avons été

 

 

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