28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 10:55

Je signale que j'essaie d'acheter une place pour un ballet, et c'est la n-ième fois que l'on

m'en empêche depuis ce matin, apparemment par action directe sur le contenu de mon navigateur.

Nous sommes en république, et en démocratie, officiellement, mais bonjour les méthodes totalitaires!

Dans le meilleur des cas, j'obtiens ce qui suit (décoiffant quand même!)

 

 

Interception de mes données internet

Mais la plupart du temps, on se contente de briser le lien qui permet de sélectionner le billet,

je clique sur "acheter" et rien ne se passe. Tant pis, cher Piotr Ilitch, j'irai voir un autre spectacle!

 

Sylvie, blogmestre

 

28 décembre à 23h15, je jette par curiosité un coup d'oeil sur la page de la bourse aux billets de l'Opéra,

il y a à présent 2 fois 2 billets à vendre au prix unitaire de 140€, pour ce 28 décembre...

ce doit être une proposition pour les amateurs de symbolique éclairés, je suppose!

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 17:26

La Comédie Française a exhumé une pièce de 1734, enterrée à la suite d'une cabale, après

seulement deux représentations. L'heureux auteur du trésor retrouvé s'appelle Pierre de Marivaux,

académicien à venir en 1734, et l'oeuvre remise sur les planches, "Le petit-maître corrigé".

Le Marivaux nouveau est arrivé!

La mise en scène est de Clément Hervieu-Léger, à qui l'on doit aussi l'idée de reprendre cette pièce

oubliée, trois siècles après la cabale. Elle se joue actuellement dans la salle Richelieu,

en alternance avec les Damnés, complet jusqu'à l'ultime représentation. Je l'ai vue le 24 décembre.

Le Marivaux nouveau est arrivé!

J'avais une place à l'extrémité de la galerie, au 3è rang, mais avec une très bonne visibilité sur la partie

de la scène visible de cet angle. A notre arrivée dans la salle Richelieu, le rideau était ôté, les entrailles

de l'arrière-scène étaient visibles, et la scène était couverte d'un monticule d'herbe mi-verte, mi-séchée.

Le Marivaux nouveau est arrivé!

Ayant commencé à ressentir des démangeaisons légères, je me suis demandé si l'herbe artistiquement arrangée sur

la scène n'y était pas pour quelque chose... Ce n'est pas allé plus loin. Néanmoins, pour les personnes au terrain atopique,

je suggèrerais d'emporter un comprimé anti-histaminique avec vous, si vous êtes sensible au foin et allez voir cette pièce.

Autrement, c'était sympa, la scène transformée en dune couverte d'herbes, avec la mer peinte au fond!

 

 

Ci-dessus, une photo du site de la Comédie Française, on s'y croirait, n'est-ce pas?

La pièce est en costumes d'époque néo-Louis XV, que j'ai toujours trouvés particulièrement seyants,

que ce soit les robes à paniers et corsets féminins, ou les justaucorps et habits masculins.

Loïc Corbery, le petit-maître de l'histoire, est très à l'aise en vêtements XVIIIè et catogan, qu'il prend bien soin de

remettre en place lorsqu'il enfile sa veste, et que l'on a même maquillé pour la circonstance.

Avant les muscadins et les merveilleuses, il y eut donc les petits-maîtres... Ce sont de jeunes gens

parisiens, dont le physique avantageux leur vaut de multiples conquêtes, et qui ont l'habitude de prendre

leur succès à la légère, légèreté qu'ils montrent en tout. La vie est une grande fête où l'on s'amuse!

Le petit-maître de Marivaux s'appelle Rosimond, et il vient en province épouser la jeune et belle Hortense.

Le Marivaux nouveau est arrivé!

Celle-ci est choquée par sa désinvolture, et son incapacité à manifester ses sentiments.

Avec sa suivante Marton, fine mouche qui joue les benêtes, elle décide de lui donner une leçon.

Comme toujours chez Marivaux, il y a un pendant à Marton, qui s'appelle Frontin, valet de Rosimond.

Nous avons aussi un couple parental, le comte, père d'Hortense, et la marquise, mère de Rosimond.

L'affaire se complique avec l'arrivée de Dorimène, amante parisienne de Rosimond, qui vient en province

empêcher le mariage, avec Dorante, ami du fiancé, qu'elle va tenter de lui substituer dans les faveurs

d'Hortense. Le pauvre Rosimond, Parisien précieux qui craint le ridicule de l'aveu de sentiments tendres

qu'il redoute d'éprouver, et qui en est incapable, décalé dans une province plus directe, s'enferre.

Mais Hortense qui l'a bien secoué le prend en compassion et lui tend des perches pour qu'il se sorte de

ce marécage de faux-semblants, fut-ce au prix d'un aveu douloureux et bien peu parisien. Enfin, il y

parvient, Dorimène repart pour Paris avec Dorante, et tout finit pour le mieux.

Le Marivaux nouveau est arrivé!

Je ne dirais pas que c'est un très grand Marivaux, mais c'est subtil et bien vu, très bien joué et la

distribution est très belle, parfaite pour un soir de Noël! La marquise était Dominique Blanc, le comte

Didier Sandre, Marton Adeline d'Hermy, Dorimène Florence Viala, Hortense Claire de la Rüe du Can,

Frontin Christophe Montenez, Dorante, Pierre Hancisse, et Ji Su Jeung la suivante de Dorimène.

Et bien sûr Loïc Corbery, dans le rôle titre (déjà vu en duo avec Adeline d'Hermy dans "La double inconstance"  du

même Marivaux l'an dernier). Une soirée très agréable, bienvenue donc, et longue vie au nouveau Marivaux!

 

Sylvie, blogmestre

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 08:56

Dimanche soir, j'avais trouvé une place pour aller voir l'opéra "Iphigénie en Tauride" de

Christoph Willibald Gluck au Palais Garnier, dont c'était la dernière représentation. Le RER qui m'amena

à la station Auber s'appelait modestement "Zeus", ce qui me parut de bon augure!

Iphigénie en Tauride

J'avais une place en troisièmes loges de face... trois étages à monter,

des étages de Palais Garnier, démesurés et grandioses...

Iphigénie en Tauride
Le grand escalier de l'opéra Garnier

Le grand escalier de l'opéra Garnier

mais la vue valait l'effort! Ce fut d'autant plus gratifiant que les personnes qui avaient réservé

devant moi ne vinrent pas, et qu'il nous fut possible d'avancer au premier rang.

La vue depuis les 3è loges de face

La vue depuis les 3è loges de face

La scène était équipée de panneaux de miroirs sans tain, qui reflétaient le public quand l'arrière-scène était

obscure, et laissaient voir celle-ci quand elle était éclairée. Voici ce que nous voyions à notre arrivée:

Les miroirs sans tain de la scène

Les miroirs sans tain de la scène

Je ne connaissais pas cet opéra, mais l'ai trouvé très beau, la musique, les solistes, les choeurs,

la direction de Bertrand de Billy, tout était superbe. L'opéra était en version française et les solistes

principaux, Véronique Gens, déchirante Iphigénie, Oreste et Pylade, les baryton et ténor inséparables,

respectivement interprétés par Etienne Dupuis et Stanislas de Barbeyrac étaient français et donc

parfaitement compréhensibles sans sous-titres, quoiqu'il y en eut. Les choeurs de l'opéra étaient

dans leur excellence habituelle, ainsi que l'orchestre. En revanche la mise en scène était bizarre, mais pas

seulement: elle était contre-productive. La plupart des humains privilégient la vision sur tout autre sens.

Le parterre

Le parterre

Quand ils voient un spectacle et entendent une musique simultanément, la vue prime sur l'ouïe pour la plupart d'entre-eux.

L'opéra est supposé accompagner par la vue l'intrigue composée par le compositeur et son librettiste, aider à comprendre.

Ici, la vue embrouillait la compréhension et substituait des images incongrues à l'intrigue mythologique de Goethe et Gluck.

Quel dommage! Nous vîmes ainsi les pensionnaires de ce qui semblait être une maison de retraite, dont une Iphigénie dorée

âgée qui se roulait par terre sous un lavabo, un couple enlacé dont un superbe jeune homme nu, sculptural, et d'autres

scènes traduisant davantage les fantasmes du metteur en scène qu'une vision éclairée de l'opéra de ce cher Willibald...

Je ne sais pas si cela se voulait provocant, c'était surtout inutile et gênant pour la compréhension de l'oeuvre!

Plafond de l'opéra Garnier

Plafond de l'opéra Garnier

Voici pour comprendre ce qu'il valait mieux savoir de l'intrigue avant de voir cet opéra. Au départ, il s'agit

d'une oeuvre de l'auteur grec antique Euripide. Iphigénie est la fille aînée d'Agamemnon et de Clytemnestre,

de la famille des Atrides, celle qui est restée dans la légende comme vouée à s'entretuer.

Iphigénie a échappé par miracle à la mort, et a été recueillie par la déesse Diane en Tauride (Arménie), où

elle a épousé le roi Thoas. Un jour, elle rencontre deux prisonniers grecs qu'elle veut sauver, parce qu'ils

sont grecs comme elle. Ils lui apprennent la mort d'Agamemnon, tué par son épouse, et celle de

Clytemnestre, tuée par ses enfants, pour venger leur père. Dans l'un des prisonniers, Iphigénie reconnait

son frère cadet, Oreste, à qui elle sauve la vie, rompant par là la malédiction des Atrides.

Le choeur, et devant Thoas, Oreste, Iphigénie, Pylade, et Iphigénie âgée

Le choeur, et devant Thoas, Oreste, Iphigénie, Pylade, et Iphigénie âgée

J'ai choisi de me concentrer sur la musique et les voix, et de cesser de tenter de comprendre les allusions

de la mise en scène, de déguster cet opéra comme s'il s'agissait d'un oratorio, et ce fut la bonne solution.

Il était dommage que le splendide choeur fut enfermé dans la fosse d'orchestre (d'autant que les lavabos

présents sur scène lui auraient offert une résonance tout à fait intéressante... hum, je m'égare!) Ci-dessus

les chanteurs, choeurs et solistes principaux, et la fosse d'orchestre en dessous.

Il y eut des sifflets (pour la mise en scène je suppose), et beaucoup d'applaudissements pour les

musiciens et les chanteurs, qui finirent par couvrir les sifflets. Très belle prestation des musiciens!

Il faut que je trouve l'enregistrement musical... La salle était très pleine, la sortie fut longue...

 

Sylvie, blogmestre

Iphigénie en Tauride
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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 09:34

En ce dimanche de Noël, hier, je m'étais méfiée de l'affluence habituelle à Notre-Dame de Paris, que j'ai longtemps

fréquentée à cette date, avant de m'y rendre régulièrement. Arrivée à 9h53* à la station Saint-Michel

Notre Dame, l'accès au parvis était fermé, il fallait sortir par les quais. Un premier contrôle par les CRS avait lieu

à l'entrée du parvis (nous étions contents, au vu des événements récents, qu'ils soient là).

Dimanche 25 décembre 2016

J'eus le temps d'entrer avant l'arrivée de la procession et le début de la messe grégorienne de 10h.

Il y avait une double feuille de liturgie grégorienne, commençant par une page de tropes suivi d'un

Kyrie tropé (les tropes sont des enrichissements textuels et musicaux). Le choeur de la Maîtrise était

formé d'une vingtaine de choristes, jeunes femmes et messieurs, dirigés par Sylvain Dieudonné.

La messe grégorienne fut dite par Mgr Chauvet, recteur-archiprêtre de la cathédrale.

Ce fut une très belle messe de Noël en latin, retransmise par la télévision KTO, et visible en vidéo en replay.

Le fond du choeur de la cathédrale était tapissé de bougies rouges, et l'étoile de Béthléem scintillait au dessus du transept.

Dimanche 25 décembre 2016

Une foule considérable entra dans la cathédrale pour la grand messe de 11h30, et croisa avec difficulté celle un peu

moins nombreuse qui sortait de la messe de 10h. Enfin, chacun trouva sa place.

Dimanche 25 décembre 2016

La grand messe de 11h30 était célébrée par Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

Les choristes de la Maîtrise revinrent, dans la même formation que pour la messe précédente,

me sembla-t'il chanter une Missa brevis en sol (Kyrie et Agnus Dei) de Mozart, et O Magnum Mysterium

de Vittoria, sous la direction de Henri Chalet, ainsi que les psaumes et la liturgie, couronnés d'un Gloria

in excelsis final. Je me permis de participer discrètement aux oeuvres de Mozart et de Vittoria, dans les eleisons

et les alléluias. Le Sanctus fut chanté en français par l'assemblée, le Credo et le Gloria étant en latin.

Ce fut une deuxième très belle messe, fervente et très participative, dans une ambiance de fête.

A la fin de la messe, j'allai voir la crèche, il est de tradition de visiter Jésus dans sa mangeoire le jour de Noël...

Nous étions nombreux à avoir eu la même idée en même temps! Voici une photo de la crèche prise à la volée:

 

Dimanche 25 décembre 2016

Je suis ressortie tardivement de Notre-Dame, après le début de la messe de 12h45. Je pus encore accéder au RER

à 12h59** par l'entrée des quais de Seine, qui fut fermée peu après, les visiteurs étant alors priés de sortir

au Musée de Cluny pour cause d'affluence... Je rajouterai des documents visuels dans la journée.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 25 décembre 2016
Dimanche 25 décembre 2016
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 14:22

Joyeux Noël à toutes et à tous!

 

 

Hier soir fut diffusée sur France 3 l'émission "300 choeurs pour les fêtes", à laquelle les Choeurs

de Paris Lacryma Voce ont participé. Cette participation fut enregistrée pour l'image avec les vedettes,

Laurent Voulzy et Alain Souchon, d'une part, Gérard Lenorman d'autre part, le 4 octobre 2016 dans

les studios de la Plaine Saint-Denis, et pour la partie son, à laquelle j'ai contribué, le lundi 26 septembre...

 

Pour ceux qui auraient raté cette prestation très réussie, elle est visible en replay sur le site de

France TV, après moult publicités, vous êtes environ à la 50è minute pour "Belle-Isle en mer",

et environ à 1h40' pour "Si tu ne me laisses pas tomber". Bonjour à mes copines de pupitre

Sylvia, Bernadette, Andrée, Martine, Geneviève, et à tou(te)s les autres, vous avez bien assuré!

La bande-son était très réussie aussi, on avait tous (une centaine, chut!) bien chanté avec vous...

J'ai trouvé Lenorman très à l'aise, très en forme! Et la chanson, bien choisie.

 

 

Ce soir, 24 décembre, diffusion sur France-Musique du concert de Noël du 19 décembre dernier

de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, à partir de 22h. Et pour tous les béotiens en matière d'orgue

comme j'en suis une, voici une vidéo documentaire sur le grand orgue de Notre-Dame qui participait à ce concert!

 

 

Sylvie, blogmestre

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:24

Hier soir, Daniel Harding était de retour à la tête de l'Orchestre de Paris et de son Choeur,

dans la grande salle de la Philharmonie, avec un oratorio profane de Robert Schumann.

Ce concert sera redonné ce soir, et il me semble qu'il reste quelques places, je recommande!

Le Paradis et la Péri

Il y a quelques semaines, j'avais acheté, quelle aubaine, une place de catégorie 6, très musicale, puisque placée

derrière la scène, sans sous-titres, mais quand on écoute un disque, il n'y a pas de sous-titres non plus!

Ce qui était intrigant c'était le titre "Concert de Noël". En voyant les quatre caméras de télévision sur le plateau,

j'ai compris que le concert serait enregistré et diffusé pendant les Fêtes (sur Arte).

Le Paradis et la Péri

Dans les années 1840, Schumann rêve d'opéras allemands qu'il pourrait écrire. Avant les

"Scènes de Faust", déjà présentées par Daniel Harding et l'Orchestre de Paris en septembre 2016

à la Philharmonie (visibles en vidéo sur Arte concerts en suivant l'hyperlien), il a écrit un oratorio profane à

partir d'un conte initiatique de Thomas Moore,"Lalla Rookh". La Péri est une fée indienne déchue,

qui doit offrir au ciel ce qu'il désire le plus pour gagner le paradis. Elle fait diverses tentatives, sans

succès, et ce sont finalement les larmes d'un criminel repenti qui lui vaudront la rédemption.

Le Paradis et la Péri

L'oeuvre de Schumann est enchaînée par le Choeur et l'Orchestre de Paris sans entracte pendant

environ 100 minutes, intenses, durant lesquelles nous sommes emportés par la beauté de la musique,

la virtuosité du jeune chef, et le talent des interprètes, tant musiciens que solistes et choristes.

Le Paradis et la Péri

Les amoureux des oratorios de Mendelssohn, dont je suis, et qui sont nombreux parmi les lecteurs de ce blog,

retrouveront dans la Péri des accents similaires, des envolées chorales qui rappellent "Paulus",

sans cependant l'illumination biblique de l'ami de Schumann, ni sa filiation spirituelle avec Bach.

Le Paradis et la Péri

Etant un peu déconnectée du sujet de l'oratorio, puisqu'il ne s'agit pas d'un récit sacré dont je pourrais

avoir une connaissance antérieure, et que les sous-titres ne sont pas visibles de ma place, je savoure

la musique, le spectacle (le chef qui dirige fascine toujours une choriste...), l'interprétation remarquable

(si le concert intéresse Arte pour les Fêtes, c'est un gage de haute qualité!), le bonheur qui nous envahit

dès le début du concert pour ne plus nous lâcher. S'il reste des places libres ce soir, précipitez-vous!

Le Paradis et la Péri

J'ai pris une dizaine de photos à la fin du concert, quand c'est autorisé, dont neuf sont de qualité discutable. La dernière

photo est très nette et charmante, puisque c'est celle prise lorsque les musiciens et choristes se sont

retournés vers l'arrière scène. C'est cette photo dont j'ai choisi de vous faire part pour illustrer cet article, en

quatre parties agrandies. Voyez le sourire des musiciens, et vous comprendrez le bonheur de cette soirée!

Merci à tous pour ce somptueux concert! Dernière minute: la diffusion de ce concert a lieu ce soir sur

Arte concerts à 20h30, simultanément avec le deuxième concert donné dans la grande salle de la Philharmonie.

 

 

Sylvie, blogmestre

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 11:04

Hier soir, pendant que nous partagions la joie d'un concert de Noël à Paris, une soixantaine de

personnes étaient tuées ou blessées sur un marché de Noël, au pied de la Gedächtnis Kirche

de Berlin, près du Kurfürstendamm, par un terroriste armé d'un camion assassin.

 

Berlin lors de la réunification, Ku-damm et Gedächtnis Kirche, novembre 1989

Berlin lors de la réunification, Ku-damm et Gedächtnis Kirche, novembre 1989

Toutes nos pensées et notre compassion aux Berlinois...

 

Sylvie, blogmestre

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 09:36

Comme je l'écrivais dans un article précédent, le concert de Noël de Notre-Dame était à guichets fermés hier soir...

Une semaine plus tôt, j'avais retiré un billet gratuit et étais arrivée à 19h45 à la cathédrale! *

Concert de Noël à Notre-Dame

Trois files attendaient sur le parvis, selon la couleur de leur ticket, voire sans ticket,  dans l'hypothèse où

des possesseurs de tickets s'abstiendraient et laisseraient leur place à d'autres.

Concert de Noël à Notre-Dame

A 20h, ma file entra lentement, et vers 20h15 j'étais en place au 2è rang latéral. La nef était en cours de remplissage.

On vit plus tard des personnes apporter des chaises supplémentaires pour asseoir un peu plus de public.

Concert de Noël à Notre-Dame

Le programme présenté par la Maîtrise de la cathédrale au sens large, c'est à dire avec toutes ses

formations d'enfants et d'adultes, était composé de quatre types d'oeuvres, en alternance:

des improvisations au grand orgue par Philippe Lefebvre, des chants contemporains et

des Noëls classiques dirigés par Henri Chalet, accompagnés à l'orgue de choeur par

Yves Castagnet, et des chants médiévaux dirigés par Sylvain Dieudonné.

Concert de Noël à Notre-Dame

Voici un montage vidéo de quelques extraits de concert, deux chants médiévaux d'abord, sous la

direction de Sylvain Dieudonné, puis des chants d'harmonisation contemporaine ou des chants

traditionnels de Noël, sous la direction de Henri Chalet, accompagnés par Yves Castagnet à l'orgue.

 

 

Après avoir entendu la Maîtrise, nous avons été invités à chanter les refrains des chants de Noël

populaires: Venez, divin Messie, Les anges dans nos campagnes, et Il est né le Divin enfant.

Je n'ai pas chanté pendant la prise de vidéo, à cause de la proximité du micro, mais ensuite!

Concert de Noël à Notre-Dame

Ci-dessus une photo des plus jeunes chanteurs de musique grégorienne... ils chantent par coeur,

sont bien sages, et ont remarqué l'appareil photo! Bravo à Emilie Fleury pour la tenue des plus petits,

et leur participation musicale où ils mettent tout leur entrain. Et ci-dessous voici une photo

des animateurs de la soirée, sollicités par les enfants qui les applaudissaient aussi...

Concert de Noël à Notre-Dame

Merci à tous pour ce superbe moment de grâce et de spiritualité musicale!

 

Sylvie, blogmestre

Concert de Noël à Notre-Dame
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 09:13

Hier soir, j'ai pu avoir une place (très chère!) pour le quatrième ciné-concert sur le film de 1984

de Milos Forman, retraçant la vie de Mozart à Vienne," Amadeus".

Amadeus live

J'étais curieuse de voir, comme toutes les personnes présentes, je suppose, ce que donnait un

film musical accompagné de musique vivante in-situ. Etant une adepte de Forman, je connaissais le film

depuis très longtemps, l'ayant vu à sa sortie en salle, et revu plusieurs fois, dont une fois mémorable en plein air pour

la Fête de la Musique à Strasbourg, où il était projeté sur écran géant sur le parvis de la cathédrale (pour faire le lien

avec un article précédent!) et où j'avais passé la soirée assise par terre directement  adossée à la cathédrale,

avec le sentiment étrange d'être traversée par les forces cosmiques et telluriques recueillies par l'édifice...

 

Amadeus live

J'étais au deuxième balcon. La scène était occupée par les instrumentistes et les choristes, derrière

lesquels était déroulé un grand écran. Comme on peut le voir, j'avais une rambarde dans le champ de vision

(la photo a été prise décalée, depuis le siège d'à-côté), qui masquait en partie les sous-titres du film...

Amadeus live

Voici ci-dessus le dispositif avec les musiciens et choristes en place. Le principe du ciné-concert

était que tous les morceaux instrumentaux ou chorals étaient interprétés par Les siècles pop

(instrumentistes) et le cas échéant par l'ensemble Aedes (choeur), sous la direction de Ludwig Wicki.

Les parties de solistes, en revanche étaient chantées à l'écran par les interprètes originaux,

accompagnés par les instrumentistes présents. Les oeuvres musicales utilisées dans le film sont

essentiellement de Mozart, Wolfgang Amadeus: extraits de Don Giovanni, de la Flûte enchantée,

de l'Enlèvement au sérail, extraits de concertos, sérénades, symphonies, extraits de la Messe en ut

mineur et du Requiem. Il y a aussi un extrait du Stabat Mater de Pergolèse, et un d'une pièce de Salieri.

Tout ce programme splendide fut très splendidement interprété par le choeur et l'orchestre, avec la

précision qui convenait pour coller aux images dans une synchronisation optimale.

Cependant, étant l'heureuse propriétaire du double album de la bande originale du film, qui est interprétée

par le choeur et l'orchestre de l'Académie de Saint-Martin-in-the-fields dirigés par sir Neville Mariner

et Laszlo Heltay, tous excellentissimes, que pouvait ajouter une interprétation alternative live?

Sachant que les musiciens et choristes sont dans la semi-pénombre pendant le ciné-concert, et que les

images du film sollicitent notre attention visuelle, que la qualité musicale de l'enregistrement d'origine

est quasiment indépassable, et restituée en haute fidélité, il ne reste à l'interprétation live que la

prouesse technique de jouer parfaitement les extraits du film dans le rythme et les espaces idoines.

Je reste donc un peu perplexe sur l'exercice, tout en saluant le brio et la dextérité des exécutants.

Autant l'accompagnement d'un film muet par un ou plusieurs instrumentistes pendant la projection

m'enchante, autant je suis restée sur ma faim pour le ciné-concert de film musical. Je crois que j'aurais

préféré un vrai concert avec le choeur et les instruments, interprétant les extraits musicaux non

tronqués du film, en bande originale live sans le film, qui se suffisait à elle même.

C'est l'enseignement que je retire de cette soirée, que l'abondance de plaisirs peut empêcher d'en

savourer pleinement une partie. Que cela ne vous dissuade pas d'aller entendre et voir ce ciné-concert

ou un autre. A ceci près que le prix élevé des places s'explique par la création artistique que représente

l'exécution live de la bande sonore. Sachant que chaque concert est aussi une création artistique unique

je m'interroge quand même sur le caractère très dispendieux de la place de ciné-concert, par rapport à la place de

concert  sans ciné, dans la même salle prestigieuse, où j'ai rarement (jamais?) atteint le prix de 60€ pour un 2è balcon.

J'ai passé une excellente soirée (le film est toujours aussi bon, et les musiciens étaient excellents), mais j'ai des

doutes sur la pertinence de l'apport du ciné-concert pour un film musical doté d'une magnifique bande-son.

Amadeus live

Ci-dessus les musiciens, les choristes, et Ludwig Wicki. Nous les avons beaucoup applaudis,

bissés, ils le méritaient bien pour cette très belle performance, spectaculaire par son synchronisme

avec les images du film et musicalement excellente.

 


 

Ci-dessus, la bande originale du film de Milos Forman. Salieri a t'il tué Amadeus?

Le film "Amadeus" a été tourné à Prague au début des années 80 par le réalisateur, qui est tchèque,

et avait déjà réussi l'exploit d'obtenir les droits pour l'adaptation cinématographique de la très américaine

comédie musicale "Hair", sortie en 1979, dont il fit un excellent film. Il était donc prêt à faire encore plus

fort avec "Amadeus", qui connut un succès phénoménal, et fit découvrir Mozart à beaucoup...

 

Sylvie, blogmestre

 

 

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 16:03

D'une cathédrale l'autre... pour ce quatrième et dernier dimanche de l'Avent, j'étais revenue à Notre-Dame

de Paris. Arrivée ce 18 décembre pour la messe grégorienne à 10h01*, je trouvai la cathédrale parisienne

brillant d'une étoile de Bethléem devant l'autel, et de couronnes lumineuses disposées dans la nef.

 Dimanche 18 décembre 2016

Nous étions à une semaine de Noël. La Maîtrise, pour la messe grégorienne était composée de 9 jeunes

femmes dirigées par Sylvain Dieudonné, puis pour la messe internationale de 11h30, de onze choristes

et solistes masculins dirigés par Henri Chalet. Le Credo fut le même aux deux messes.

 Dimanche 18 décembre 2016
 Dimanche 18 décembre 2016

Je manquais de puissance aujourd'hui, dommage pour le "Venez divin Messie", qu'il est souhaitable de chanter fort!

L'Evangile selon Matthieu évoquait la gestation de Marie et le rôle de Joseph, son époux, dans des termes

où la foi le disputait au pragmatisme, ce qui était inattendu et très intéressant. Le choeur d'hommes de la

messe internationale chanta la Messe cum Jubilo de Maurice Duruflé, et un psaume d'Yves Castagnet.

Nous fûmes informés des horaires des prochaines célébrations, et des prochains concerts, dont le plus

proche est le concert de Noël qui aura lieu demain soir lundi 19 décembre 2016 à 20h30, dans lequel la

Maîtrise de Notre-Dame chantera, dirigée alternativement par ses trois chefs de choeur. L'entrée est gratuite

sur tickets à retirer à l'accueil de la cathédrale, mais je viens de voir sur le site que le concert est complet pour les étourdis.

 Dimanche 18 décembre 2016

Les quatre bougies de la couronne de l"Avent qui surplombe la nef étaient toutes allumées.

Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 12h45, j'ai repris le RER à 12h49**

 

Sylvie, blogmestre

 

 

 Dimanche 18 décembre 2016
 Dimanche 18 décembre 2016
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