6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 00:16

Hier soir samedi 4 juin, en rentrant de la Philharmonie de Paris, j'ai eu la surprise de voir ma box internet partir en vrille sous

mes yeux. Je regardais un documentaire sur les animaux marins, quand raies manta, requins marteau, et autres baleines et

baleineaux commencèrent à se figer et à pixelliser sur mon écran de télévision, qui me proposa de zapper, puis émis un avis définitif

sur ma connexion qui serait insuffisante pour l'usage que j'en fais... Comme j'ai le minimum minimorum d'appareils minuscules

branchés dessus, j'ai eu des doutes. Ensuite la box a viré à l'orange, et n'ayant plus aucune connexion, j'ai du squatter une

connexion extérieure à vitesse escargotine pour mettre en ligne l'article précédent. Aujourd'hui, ce fut pareil toute la journée.

Mais ce soir, vers 21h, le voyant de la box redevint vert... bonne nouvelle, ce n'était pas elle! Dix minutes de télévision

plus tard, c'était reparti. Ma box est à nouveau à l'orange, et ne connecte plus rien. Je soupçonne un piratage de ligne.

 

Mise à jour le 6 juin à 13h51: ma connexion internet est revenue toute seule, bonne surprise!

 

Néanmoins... ce matin je suis allée à Notre-Dame, et l'article correspondant est sur le blog Cum sancto

spiritu, ici. Je suis partie d'Arcueil-gare à 9h30*, suis arrivée à Cité à 9h52**, et repartie à 12h53***

A ma sortie de Notre-Dame, la Seine était toujours en crue, mais un peu moins haute que

la nuit précédente, impressionnante quand même!

 

On entend les cloches de Notre-Dame sonner 12h45, et le bruit qui suit, c'est mon zoom.

 

Si vous ne parvenez pas à me joindre par courriel, c'est parce que je ne peux plus ouvrir mon courriel...

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 5 juin 2016
Dimanche 5 juin 2016
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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 22:35

Je suis allée ce soir à la Philharmonie pour un nouveau concert en famille. Il s'agissait d'un

ciné-concert, plus précisément d'exraits de films d'animation Disney-Pixar, accompagnés

par l'Orchestre national de Lyon, placé sous la direction de Timothy Brock.

Pixar en concert

J'étais au premier rang du 2è balcon, de côté. Voici ce que donnait la scène vue de ma place:

La grande salle de la Philharmonie transformée en cinéma de luxe

La grande salle de la Philharmonie transformée en cinéma de luxe

Le ciné-concert durait 1h50, avec entracte. Nous vîmes dans l'ordre un extrait musicalisé de Toy story

(John Lasseter, 1995), du Monde de Nemo (d'Andrew Stanton et Lee Ukrich, 2003), de Ratatouille

(Brad Bird, 2007), de 1001 pattes (John Lasseter et Andrew Stanton, 1998), de Wall-e (Andrew Stanton,

2008), de Cars (John Lasseter et Joe Ranfi, 2006), de Là-haut (Pete Docter et Bob Peterson, 2009),

des Indestructibles (Brad Bird, 2004), de Monstres et Cie (Pete Docter, 2001), de Rebelle (Mark Andrew

et Brenda Chapman). L'orchestre était très cuivré, puisqu'il comptait 4 trombones, un tuba, 4 trompettes,

6 cors, un cor anglais, auxquels s'ajoutaient 3 hautbois, 3 flûtes, un piccolo, 4 clarinettes, 3 bassons

et un contrebasson! Beaucoup de percussions, et de cordes, une harpe, et, plus insolite dans un

orchestre de type philharmonique, il y eut aussi une guitare, et ... une cornemuse.

 

Le Monde de Nemo (c'est le poisson-clown)

L'Orchestre national de Lyon, dans la pénombre

L'Orchestre national de Lyon, dans la pénombre

Ci-dessus l'Orchestre national de Lyon, les musiciens étaient très nombreux, comme vous pouvez

le constater. Timothy Brock est un chef d'orchestre et compositeur d'origine américiane qui s'est spécialisé

dans l'accompagnement de films muets, pour lesquels il a aussi écrit de la musique. Il a en particulier

restauré des oeuvres de Charles Chaplin. Les extraits de films que nous avons vus étaient muets.

Les musiques qui les accompagnaient étaient de Randy Newman, Thomas Newman,

Michael Giacchino, et Patrick Doyle.

Timothy Brock et son pupitre spécial

Timothy Brock et son pupitre spécial

Voici ci-dessus Timothy Brock, et derrière lui on voit le dispositif qui lui permettait d'accompagner le film

en dirigeant: un petit écran sur lequel le film était projeté en même temps que sur le grand écran que

nous voyions, avec des signaux supplémentaires, et juste devant, la partition. Sur le petit écran du chef

s'affichait, par exemple, une barre blanche qui défilait de gauche à droite et qui correspondait à un tourner

de page de la partition, une barre verte marquait le début de la partition, et une barre rouge, sa fin.

 

Ratatouille contemple Paris

 

Wall-e (c'est le robot à chenilles) s'est trouvé une amie

 

Une soirée amusante, qui mettait en évidence la mutation du dessin d'animation depuis la fin

des années 80. "Qui veut la peau de Roger Rabbit?" avait marqué un tournant technique et créatif,

et ce qu'on appelait jusque là du dessin animé, est devenu depuis du film d'animation.

Très bel acompagnement de l'Orchestre national de Lyon, j'ai souvent lâché les images projetées

pour regarder jouer les musiciens, perdant le fil de l'histoire mais ce n'était pas bien grave...

Une belle soirée pour petits et grands enfants, et mélomanes curieux.

 

Sylvie, blogmestre

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 08:23

J'étais hier soir à la cathédrale américaine de Paris, pour entendre le premier concert des 3 Glorias

de la Paris Choral Society, le second ayant lieu ce soir, même lieu, à 18h.

La cathédrale américaine de Paris, avenue George V

La cathédrale américaine de Paris, avenue George V

Je suis arrivée à la station Franklin D. Roosevelt à 19h36*, ai descendu la rue Marbeuf jusqu'à l'avenue George V,

où la cathédrale américaine apparut dans une couronne de feuillage, voir ci-dessus.

Trois Glorias!

Ignorant quelle allait être l'affluence, j'avais réservé une place en ligne, en notant l'existence d'un tarif étudiant, merci

beaucoup! L'intérieur de la cathédrale était décoré de drapeaux, bannière étoilée et drapeau français en tête.

L'intérieur de la cathédrale américaine

L'intérieur de la cathédrale américaine

En attendant le début du concert, j'ai feuilleté les livres disposés là pour les fidèles, dont le "Hymnal" que je connais,

un pasteur américain chez qui j'ai séjourné en Floride m'en ayant donné un exemplaire réformé, c'est le livre des chants en usage

dans les églises américaines. Le choeur se mit en place vers 20h. On nous annonça que le chef de choeur,

Zacchary Ullery était souffrant et serait remplacé par Ryan Connolly, puis le concert commença.

Paris Choral Society et Paris Symphonic Orchestra brass ensemble

Paris Choral Society et Paris Symphonic Orchestra brass ensemble

Le Gloria de Francis Poulenc fut créé à Boston, puis à Paris en 1961, deux ans avant le décès du

compositeur. C'est une oeuvre tantôt drôle, tantôt grave, qui illustrerait la personnalité de son auteur.

Il forme un tout à lui seul, et a ici été chanté en entier par le choeur, avec en soprano solo Elisa Doughty,

semblant planer au dessus du choeur (c'est écrit ainsi) et accompagné à l'orgue de choeur.

Le Gloria de la Messa a quattro voci de Giacomo Puccini est la partie la plus importante de la messe,

une oeuvre de jeunesse créée en Italie en 1880. Après la mort de Puccini, l'oeuvre fut "redécouverte"

dans les années 50 aux Etats-Unis, où elle devint la "messe du Gloria", à cause de l'inhabituelle longueur

de cette partie de la liturgie dans l'oeuvre. Dans le concert proposé, l'extrait de la messe allait du Gloria

in excelsis Deo au Cum sancto spiritu, soit les 9 mouvements à l'intérieur de la partie du Gloria dans

la messe de Puccini. L'orchestre de cuivres, les timbales, et l'orgue accompagnaient le choeur et le soliste.

La voix de ténor solo était chantée avec puissance par Georges Wanis. Les deux solistes des deux Glorias

avaient une très belle voix. Le Gloria de Rutter, créé par le compositeur britannique en 1974, est aussi

une oeuvre de jeunesse, il était en trois mouvements, avec de brefs passages de solistes qui furent

interprétés par des choristes. C'est Rutter qui imposait les cuivres pour le concert, mais j'ai trouvé

que le Gloria de la messe de Puccini sonnait très bien en version cuivrée!

Trois Glorias!

Ce fut un concert superbe, splendide, un bouquet flamboyant de Glorias, chanté par un choeur en

pleine forme et accompagné par un orchestre de cuivres, des timbales et un orgue assortis. Il y eut une

standing ovation à la fin, bien méritée. Si vous êtes libres ce soir et que vous avez envie

d'entendre un concert à 18h, plein de joie et d'enthousiasme, courez-y!

Nous sommes ressortis vers 21h20**

 

 

Sylvie, blogmestre

Trois Glorias!
Trois Glorias!
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 08:11

Il y avait hier soir un concert exceptionnel en la cathédrale Notre-Dame de Paris, auquel j'ai assisté.

Il s'agissait de l'ultime étape de la tournée en Italie et en France du Choeur de la Chapelle royale de

Copenhague, sous le patronage de son Altesse royale le Prince Henrik du DanemarK,

présent au concert, en compagnie de Monseigneur l'Archevêque de Paris.

Copenhagen Royal chapel choir

Partie d'Arcueil-gare à 19h37, je suis arrivée sur le parvis de la cathédrale avant 20h, et avant l'ouverture des portes.

Tandis que je faisais la queue sur le parvis pour entrer dans la cathédrale, j'ai remarqué deux gargouilles près de

la tour sud, qui semblaient surveiller la montée de la Seine... le RER C était fermé, mais le B roulait toujours.

Copenhagen Royal chapel choir

A l'intérieur, le public était très cosmopolite. Le centre avant de la nef était réservé et ceint de rubans bleus, je me suis faufilée

dans une travée latérale d'où l'on voyait bien, en compagnie de trois dames danoises, et d'une Suédoise qui m'a dit

être à Paris pour chanter dans des concerts de jazz, peut-être un concert à venir sur ce blog...

Copenhagen Royal chapel choir

La clarté du jour, même sous un ciel très couvert, permettait encore d'apprécier le jeu de la lumière dans la rosace qui était à

ma gauche, à l'extrémité du transept (dans celle de droite aussi, mais j'étais trop près pour qu'une photo soit intéressante).

Copenhagen Royal chapel choir

Le choeur s'est mis en place vers 20h40, mais pas sur les praticables prévus à cet effet devant l'autel.

Composé d'une cinquantaine de choristes, de jeunes garçons en costume marin bleu marine (comme le

Tomanerchor de Leipzig), et d'hommes en costume noir, sous la direction de Ebbe Munk, les choristes sont

venus se placer autour de l'espace réservé à l'avant de la cathédrale, et ont chanté le premier choeur

a capella dans cette disposition, il s'agissait d'une pièce de Carl Nielsen, "Star of the night".

Puis les choristes se sont disposés sur les praticables, les plus jeunes à l'avant.

Copenhagen Royal chapel choir

Le concert présentait des oeuvres scandinaves, italiennes, et françaises. La partie d'introduction était

composée de quatre pièces de Carl Nielsen, Edvard Grieg, Poul Ruders, et Frode Bitsch. Puis venaient des

pièces "de Pâques à la Pentecôte", de Palestrina, Couperin, Nielsen, Fleury, et de Morten Laurisden qui

est un compositeur américain contemporain d'origine danoise. En conclusion, venaient une oeuvre

de Laurisden sur la naissance du Christ et une oeuvre du soir, une prière, de Nielsen.

 

Voici le  Dominus regit me de Carl Nielsen:

 

 

Le choeur est un choeur de voix de garçons et d'hommes, dans la tradition européenne, nous dit le livret,

une Maîtrise de garçons, dirait-on en français.Il est le seul choeur de ce type en Scandinavie, et a été créé

en 1924 par Mogens Wöldike. Les enfants y reçoivent une éducation générale et une éducation musicale

et vocale complète. Le choeur réside dans la cathédrale de Copenhague depuis 1959. Ebbe Munk en a pris

la direction en 1991, et a initié les concerts et tournées internationales. Le choeur de la chapelle royale de

Copenhague chante pour les événements de la famille royale danoise, mariages, funérailles, baptêmes.

 

Voici un extrait de Lux aeterna de Morten Laurisden, intitulé "O nata lux"

 

 

Vous pouvez remarquer que le choeur avait changé de disposition, et s'était placé devant son Altesse royale

et Monseigneur l'Archevêque pour la fin du concert. Il s'agissait d'un excellent choeur et d'un très beau

concert. Certaines pièces étaient accompagnées à l'orgue de choeur par Hanne Kuhlmann, ou jouées à

l'orgue seul. Dans ce cas, les enfants du choeur s'asseyaient alignés sur les praticables, les jambes croisées comme

en cours de gymnastique, sur injonction de leur chef de choeur, ce que je n'avais encore jamais vu faire. Les auditeurs

se levèrent pour applaudir le choeur, l'organiste, et le chef de choeur, qui nous adressa un petit discours en

français qu'il parlait très bien, pour remercier et annoncer le bis du concert, une prière de Nielsen.

Le concert se termina vers 22h, la nuit n'était pas encore tombée mais peu s'en fallait.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Copenhagen Royal chapel choir
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 11:50

M. Rémi Dropsy, qui est le Président de l'association des amis de l'orgue de l'église Saint-Gabriel,

Paris 20è, à côte de notre lycée d'attache, nous convie à deux concerts de chant choral donnés par

la Paris Choral Society  les vendredi 3 juin 2016 à 20h, et samedi 4 juin 2016 à 18h, en la cathédrale

américaine de Paris, 23 avenue George V, dans le 8è arrondissement. Le programme est

réjouissant, puisqu'il s'agit des trois Glorias de Poulenc, Puccini, et Rutter.

 

 

Excellent programme en perspective, si vous voulez mon avis...!

Plus de renseignements sur le site de Paris Choral Society

Merci beaucoup pour cette information.

Sylvie, blogmestre

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 08:34

Ce dimanche 29 mai 2016, après la Comédie Française, je devais rejoindre Massy avant 19h pour le

concert de l'orchestre symphonique de l'Opéra de Massy, qui donnait, notamment la Messe du

couronnement de Wolfgang Amadeus Mozart, que nous avons chantée en 2014. Eu égard à l'accident survenu

à Massy (un camion est tombé sur le RER) qui a entraîné une coupure d'une partie de la ligne, j'ai préféré prendre

l'autobus 197 Porte d'Orléans, après avoir travaillé sur les photos de mes sorties antérieures pendant la pause

goûter, à Montparnasse. Le bus 197 a pour terminus « Massy Opéra », je ne risquais pas de me tromper !

Mozart à Massy

Le bus comportait des sièges larges, ce qui m'a permis, pendant les 50 minutes du trajet, de rédiger un article de blog

sur mon ordinateur. A mon arrivée à l'opéra, j'ai demandé un duplicata de mon billet réservé, parce que j'avais

emporté seulement le courriel de confirmation, sans le billet...

 

Mozart à Massy

Ma place était en haut de l'amphithéâtre, en mezzanine 2.

 

L'opéra de Massy vu de la place X13

L'opéra de Massy vu de la place X13

J'ai croisé de nombreux choristes en arrivant, je savais qu'ils chantaient ce concert pour la deuxième

fois dans l'après-midi à Massy. Ils étaient aussi la veille en concert à Yerres. Un week-end très dense !

Le choeur, très nombreux, comportait des choristes venant de dix chorales différentes d'Ile-de-France,

très majoritairement en provenance de l'Essonne. Ils eurent du mal à tenir sur les praticables mis

en place sur la scène, ce qui est un problème récurrent des choeurs à fort effectif...

Le grand choeur composé de dix chorales

Le grand choeur composé de dix chorales

L'orchestre de l'opéra de Massy était composé de trente instrumentistes. Leur chef, Dominique Spagnolo,

nous expliqua qu'il s'agissait d'un orchestre dans une configuration mozartienne, sans violons alto

(il n'y avait pas de flûtes non plus). En revanche, l'orchestre était très cuivré, puisqu'il comptait 7 cors,

trompettes, et trombones, outre 4 hautbois et bassons. Des timbales et des cordes complétaient l'effectif.

 

Les trois œuvres au programme étaient un motet de Mozart, Exultate Jubilate K165, puis la Messe

du Couronnement, et enfin une cantate composée par le chef d'orchestre, intitulée « Jubilate Domino »,

d'après le psaume 100. Les trois œuvres se succédaient sans entracte.

 

Mozart à Massy

Initialement composé pour un castrat, le motet Exultate Jubilate de Mozart, correspondant à la liturgie

catholique du jour, est à notre époque chanté par une soprano « agile », il s'agissait ici de Fanny Crouet,

qui vocalisa brillamment, avec beaucoup de succès. L'Alleluia final, très connu, suscita un fort engoue-

ment de l'audience, la soliste reçut des fleurs et fut rappelée par nos applaudissements.

 

Quand Mozart composa la Messe du Couronnement, il avait 23 ans. Il était alors maître de chapelle à

Salzbourg, sa ville natale. Les messes commandées par l'archevêque se devaient d'être courtes et

solennelles (trompettes et timbales), celle-ci est « ramassée », dit le livret du concert, que l'on pense au

Credo qui expédie en quelques portées ce que Bach exprimait en plusieurs choeurs ! C'est une messe

essentiellement chorale, avec quelques passages pour quatre solistes. Le choeur prit vite ses marques,

et s'avèra excellent, ce qui était remarquable puisqu'il s'agissait d'un choeur composé de multiples

chorales. La Messe du Couronnement, splendidement exécutée, fut très applaudie.

 

 

Mozart à Massy

Avant d'entendre la troisième œuvre, la cantate de Dominique Spagnolo intitulée Jubilate Domino, qui est

une création, le compositeur nous expliqua son intention de créateur, et la manière dont il avait travaillé.

Il décrivit l'objectif : intégrer un concert comportant deux pièces de Mozart, en restant dans la même tonalité,

avec le même orchestre, le même choeur. Il nous fit écouter quelques détails de l'oeuvre, puis nous l'avons

entendue en entier. C'est une œuvre en do majeur, comme la Messe du Couronnement, sur un texte

religieux, le psaume 100, qui est un chant de louange et d'allégresse, déjà mis en musique par

d'autres compositeurs comme Purcell, Delalande, Britten... Le dernier mouvement, particulièrement

éclatant sera repris en bis après les applaudissements nourris de l'assistance, ravie de cette belle

composition moderne, sous-tendue de références musicales antérieures.

Les solistes et le chef

Les solistes et le chef

Les solistes revinrent pour les saluts, et plusieurs autres personnes parmi les organisateurs.

Nous sommes ressortis du théâtre après de longs et chaleureux applaudissements, vers 20h40.

 

J'ai repris le bus 197 vers 20h50, qui nous déposa à Bourg-la-Reine, suite à un incident inconnu, puis le 297 qui passait par là,

jusqu'à Arcueil, puis le 162 qui va de la nationale 20 jusqu'au au bas de ma rue. Il pleuvait de plus en plus fort...

Je fus de retour chez moi vers 21h40, mouillée, malgré la précaution d'un parapluie emporté le matin.

 

Sylvie, blogmestre

 

Mozart à Massy
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 14:03

Partie de Notre-Dame vers 12h45, je suis arrivée au métro Cité à 12h49, pour me rendre à la Comédie

Française, station Palais-Royal, mais le temps qui me restait avant la représentation, et la faible distance

(et la météo encore clémente!) m'ont convaincue d'y aller à pied, avec un sandwich acheté à la Fête du Pain.

Au-dessus du métro Cité

Au-dessus du métro Cité

Marché aux fleurs, Quai de Corse, Seine, Place du Châtelet, rue de Rivoli, Louvre... Palais Royal,

nous y voici. J'ai récupéré mon billet à l'accueil. J'avais réservé cette place, en galerie, vingt-quatre jours

plus tôt, c'était la seule représentation du mois de mai où il restait de la place... Quel succès!

Tartuffe

La galerie, c'est le poulailler du théâtre, mais j'étais au premier rang, et suffisamment au centre

pour bien voir, en se penchant au besoin par-dessus la balustrade. Autre surprise, je n'ai plus le vertige

à force de fréquenter tous ces lieux musicaux ou théâtraux haut-perchés, une fort bonne chose, bien pratique!

Tartuffe

Tartuffe, l'une des meilleures pièces de Molière, selon moi, est mise en scène ici par Galin Stoev, d'origine

bulgare, qui a écrit dans le livret que Molière avait « un regard profondément lucide et perçant, ainsi qu'une

écriture aussi subtile que féroce ». C'est pour cela que nous l'aimons, et qu'il perdure des siècles plus tard...

Dans Tartuffe, Molière s'attaque aux faux dévots. Le dénommé Tartuffe, nom ridicule s'il en est, s'est insinué

dans une famille, en séduisant Orgon, le chef de famille, et sa mère, Madame Pernelle. Séduction morale,

s'entend, car Tartuffe se pique de religion et de hauteur d'âme. Orgon en a fait son directeur de conscience,

puis son directeur tout court. Se reposant sur le bonhomme, Orgon ne voit rien de son hypocrisie, qui

apparaît cependant parfaitement  à sa fille, son fils, sa femme, son beau-frère, et aux domestiques.

Curieux aveuglement ! Orgon a même envisagé de rompre le lien promis entre sa fille

Marianne et son soupirant Valère, pour la marier de force à Tartuffe. Mais à trop vouloir en faire...

Tartuffe lorgne de moins jouvencaux appâts, en la personne de l'épouse d'Orgon, Elmire. Celle-ci le

repousse, puis devant la cécité de son époux à l'endroit du faquin qui a osé la courtiser sous le toit

de son bienfaiteur, Elmire envisage un moyen radical de tous les débarrasser de son encombrante

présence: en faisant semblant de lui céder, en présence d'Orgon. Tartuffe ne se fait pas prier,

et c'est en tenue légère qu'Orgon le surprend à entreprendre sa femme. Chassé par le maître de céans,

dont les yeux se sont enfin décillés, il profère que la demeure lui appartient, car Orgon lui en a fait

précédemment la donation, et envoie un huissier pour en expulser les occupants. Le cauchemar prend

fin par ordonnance royale, qui met Tartuffe à l'ombre et restitue leurs biens aux propriétaires.

Tartuffe

Orgon était joué par Didier Sandre, que j'ai revu sur scène avec beaucoup de plaisir, Tartuffe par

Michel Vuillermoz, et le beau-frère Cléante par Denis Podalydès. L'affrontement Orgon-Cléante était l'un des

sommets de la pièce, en termes de jeu. L'assaut de Tartuffe sur Elmire, jouée par Elsa Lepoivre, en était

un autre. J'ai aimé les costumes, d'époque-mais-point-trop, le décor en trompe-l'oeil. La fin est un peu

sortie du chapeau (deus ex machina, c'est le cas de le dire!), on sent que Molière devait avoir de solides comptes

à régler avec les faux dévots de son temps ! La troupe a été très applaudie, et la difficulté à réserver

une place parle d'elle-même quant à l'attente du public pour cette pièce.

Tartuffe

Je suis ressortie un peu en retard de la Comédie Française, ne retrouvant plus le vestiaire

où j'avais laissé mon blouson... Pour ne pas risquer aussi de me perdre dans les entrailles du métro, je l'ai pris

Place du Palais royal, où les visiteurs du Louvre déboulaient par flots, sous la pluie qui commençait à tomber.

Direction Montparnasse, où je pourrais travailler un peu, avec une boisson, avant de prendre le bus pour Massy.

 

Sylvie, blogmestre

Départ à la station Palais-Royal à 16h27

Départ à la station Palais-Royal à 16h27

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 08:34

Hier, dimanche, j'ai déployé beaucoup d'activité, puisque je suis partie d'Arcueil-gare à 9h37, soit

une dizaine de minutes plus tôt de chez moi, et n'ai été de retour à domicile que vers 21h40 !

Arrivée à Arcueil-gare à 9h37 après une dizaine de minutes de marche

Arrivée à Arcueil-gare à 9h37 après une dizaine de minutes de marche

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 10h10

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 10h10

Je suis allée d'abord à Notre-Dame où je suis restée jusque vers 12h40, vous remarquerez le temps anormalement

long du trajet: c'est parce que le train que j'avais pris a été arrêté en gare de Laplace avec ses voyageurs pour laisser passer

le train suivant. L'article concernant Notre-Dame est en ligne sur le blog Cum sancto spiritu, ici.

La voûte de la nef de la cathédrale et l'orgue

La voûte de la nef de la cathédrale et l'orgue

Métro Cité à 12h49

Métro Cité à 12h49

Puis j'ai gagné la Comédie Française, où j'avais enfin une place pour voir le Tartuffe de Molière!

Tartuffe, enfin! (après un mois d'attente)

Tartuffe, enfin! (après un mois d'attente)

Bas-relief, Comédie Française

Bas-relief, Comédie Française

Après Tartuffe, une petite collation en chemin avant de rejoindre l'opéra de Massy,

par le bus 197 depuis la Porte d'Orléans, pris à 17h50.

Reprise du métro station Musée du Louvre Palais Royal

Reprise du métro station Musée du Louvre Palais Royal

Goûter en chemin (Montparnasse)

Goûter en chemin (Montparnasse)

Bus 197 pris Porte d'Orléans, direction Massy

Bus 197 pris Porte d'Orléans, direction Massy

Arrivée à Massy place de France vers 18h45, le concert de l'orchestre symphonique de l'opéra de Massy

présentait la messe du Couronnement de Mozart, un Exultate Jubilate de Mozart, et un Jubilate Domino,

du chef d'orchestre, Dominique Spagnolo, qui était une création, et fut très apprécié.

Dimanche 29 mai 2016
Le programme du concert

Le programme du concert

Le concert qui commençait à 19h, s'est terminé vers 20h40, j'ai repris le bus pour repartir vers Arcueil

à 20h49, et suis arrivée, trois bus plus tard, chez moi, sous la pluie, vers 21h40...

 

Les trois articles correspondants ont été rédigés, et mis en liens, bonne lecture!

 

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 29 mai 2016
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 21:50

Samedi 28 mai, au soir, j'ai entendu le concert de David Garrett, violoniste virtuose, qui se produisait

au Théâtre des Champs Elysées, accompagné par le pianiste Julien Quentin.

Garrett et Quentin

J'étais au deuxième rang du premier balcon, presque au centre, d'où la vision était très bonne.

 

Garrett et Quentin

Le théâtre était très plein, et le public très chaleureux.

Garrett et Quentin

Je fis l'acquisition d'un programme, qui ne donnait pas de détails sur les œuvres, hélas, seulement

leur nom. En revanche, toute la vie du jeune virtuose y était. J'appris ainsi qu'il était Allemand, d'Aachen, et avait

perfectionné ses études musicales à New-York. Il fit cependant l'effort de nous parler en français, jusqu'à laisser échapper

un « how was my French so far ? » pour s'assurer qu'il faisait bien en persévérant dans la langue d'outre-Rhin.

 

Le programme du concert était composé de deux parties, séparées par un entracte. David Garrett

nous dit d'emblée que ce concert était « la bande originale de sa vie ». La première partie comprenait

deux pièces, dont la première était française, il s'agissait de la sonate pour violon et piano en la majeur

de César Franck, une oeuvre gracieuse que je connaissais. Le duo violoniste-pianiste était très fonctionnel,

bien assorti. La deuxième pièce de la première partie était la Légende en sol mineur de Henryk Wienawski.

David Garrett et Julien Quentin

David Garrett et Julien Quentin

Après l'entracte, la seconde partie fut composée de plus petites pièces, plus nombreuses. Je ne vais pas

tout citer, je me limiterai aux compositeurs : Sarasate, Dvorak, Prokofiev, Kreisler, Monti, Elgar, Wieniawski,

Tchaïkovski, Rimski-Korsakov, et Bazzini. David Garrett continuait à nous annoncer la pièce qui allait

suivre, en français, avec la décontraction d'un étudiant américain, habillé de noir avec une couette de

cheveux blonds dans le cou, et un grand sourire. Très charismatique et très à l'aise. Manifestement,

l'audience était conquise. Julien Quentin était plus en retrait mais son camarade de scène lui fit un joli

compliment en le comparant à son frère Alexandre avec qui il interprétait ces duos quand il était jeune.

 

C'était un concert agréable, et paradoxalement sans surprise. J'appris que David Garrett était un spécialiste

du cross-over (qui consiste, si j'ai bien compris à mélanger les genres pour attirer vers la musique classique des personnes

qui n'y sont pas enclines, ou qui n'ont pas de connaissances en la matière). Mais nous faisons tous ça, non ? Même moi, avec

mon blog polygenres... J'appris aussi que le violon dont il jouait était un Stradivarius de 1714. Pleine de respect,

je me suis concentrée le reste du concert sur le son de l'instrument d'exception ! L'absence de surprise

est venue de la succession de petites pièces estampillées "virtuose". Je crois que j'aurais préféré un

concerto, même si c'était remarquablement interprété (mais un concerto aurait demandé plus qu'un pianiste).

Heureusement qu'il y avait eu la sonate de César Franck au début, s'il n'y avait eu que des petites pièces,

mêmes virtuoses, j'aurais été déçue. Il est vrai que ce programme était plus fédérateur pour le public varié

de la soirée. Il y eut beaucoup d'applaudissements, pendant lesquels l'assistance se leva.

Nous eûmes en bis une oeuvre américaine, dont je n'ai pas compris le nom. J'en ai enregistré le début,

puisque ce n'était plus le concert, et que les autres spectateurs avaient sorti leurs téléphones

portables pour le faire. L'interdiction d'enregistrer portait sur le concert...

 

 

Après un an de musique en tous genres, mes goûts ont évolué... ce fut la surprise de la soirée!

Anecdote: dans ma rame de RER de l'aller, un jeune homme était entré, coiffé rappeur, tenant un instrument

de musique à la main.Un violon. Il joua le Canon de Pachelbel et la Marche turque de Mozart, et ramassa

nettement plus de pièces que ce que les voyageurs ont l'habitude de donner... A méditer!

 

Sylvie, blogmestre

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 23:30

Ce matin du samedi 28 mai, je suis allée à la Philharmonie de Paris, voir un spectacle intitulé

"Alice au pays des merveilles". Il s'agissait d'une composition musicale de Matteo Franceschini, à partir

de l'oeuvre de Lewis Caroll. L'oeuvre était interprétée par cinq chanteurs, des écoliers et des collégiens,

des élèves de conservatoire, et l'Orchestre national d'Ile de France, sous la direction de Jean Deroyer.

Le spectacle était proposé à 11h, comme concert en famille.

Merveilleuse Alice

De fait, vers 10h45, quand je suis arrivée, des familles convergeaient vers la Philharmonie...

mais aussi des adultes sans enfants! (dont j'étais... à moi, le chat du Cheshire!)

Merveilleuse Alice

J'avais une place à la première rangée du deuxième balcon, vers l'arrière-scène.

Merveilleuse Alice

Les jeunes choristes étaient habillés de T-shirts multicolores et assis en dessous de nous.

La salle s'est, par la suite, bien remplie.

Merveilleuse Alice

Il s'agissait d'une création, sur une mise en scène d'Edouard Signolet. Je découvris dans le livret que

le chef de choeur était Sophie Boucheron, au moins, j'aurai vu ce concert-là, avec sa participation préliminaire! L'oeuvre

reprenait la trame de l'histoire d'Alice, le lapin blanc, la reine de coeur qui tranche les têtes, la tortue,

les nonos, l'éventail qui fait rapetisser, le jeu de cartes, et le chat qui disparait en ne laissant plus voir

que son sourire grimaçant. Le spectacle tenait de la comédie musicale, pour le style musical, et de

l'opéra-bouffe, pour l'orchestre symphonique. Il était écrit dans le livret qu'il durait une heure, mais il en

dura deux. C'était long pour les enfants, dont certains furent emmenés par leurs parents avant la fin.

Comme l'Enfant et les sortilèges, j'incline à penser qu'il s'agit d'une oeuvre sur les enfants plus recevable

par des adultes. Les jeunes choristes chantèrent bien leurs parties quoique un peu trop mezzo-forte.

Il y eut une chanson qui les motiva, ce fut le "Ah, ça ira, ça ira, les aristocrates on les pendra!",

où, là, ils chantèrent vraiment forte (fils de sans-culottes!)... je me suis perdue en conjectures...

Les enfants, en couleurs par école, derrière l'orchestre

Les enfants, en couleurs par école, derrière l'orchestre

Ci-dessus, l'orchestre et les jeunes choristes. La majeure partie de l'oeuvre était chantée par les cinq

solistes, dont quatre jouaient de multiples rôles. Seule Alice, en robe bleu clair et jupon blanc, joué et

chantée par Elise Chauvin, restait unique durant tout le spectacle. C'était un divertissement très agréable,

qui a dû nécessiter beaucoup de travail, et mériterait d'être donné à nouveau. Des sous-titres

seraient peut-être utiles, on ne comprenait pas tout ce qui était chanté, même si l'histoire est globalement connue.

 

Sylvie, blogmestre

Les saluts à la fin, Alice est au milieu, en robe bleue

Les saluts à la fin, Alice est au milieu, en robe bleue

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