5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 08:08

Après une première tentative manquée, j'ai vu l'opéra Aïda de Giuseppe Verdi hier soir à l'Opéra Bastille.

Aïda

J'avais une place en galerie sur les côtés, à l'extrémité de la galerie qui est près de la scène.

Voici la salle (très pleine) vue de l'extrémité de la galerie:

Aïda

L'opéra dure deux heures et demie ce qui de mon point de vue est une bonne durée, il est en quatre actes,

entrecoupés d'un entracte d'une demi-heure, soit trois heures au total environ. L'orchestre et les choeurs de l'Opéra

national de Paris étaient placés sous la direction de Daniel Oren, je voyais très bien l'orchestre.

Vous noterez l'à-pic de l'extrémité de la galerie, des spectateurs sont même venus exprès se faire peur à l'entracte...

 

Aïda

Enfin... je voyais très bien la partie à ciel ouvert de l'orchestre, sachant que les trompettes, les fameuses trompettes d'Aïda,

sont localisées sous la scène (une partie était dans les décors aussi).La mise en scène était d'Olivier Py.

Aïda
Aïda

L'intrigue se déroule à Thèbes, en haute Egypte, du temps des pharaons. Aïda est une jeune esclave

éthiopienne, fille d'un roi, qui a été affectée au service de la fille du pharaon, Amneris. Amneris aime le

jeune capitaine Radamès, qui a jeté secrètement son dévolu sur Aïda, dont les sentiments sont

réciproques. Radamès compte se distinguer sur le champ de bataille, ce qui lui permettra de racheter

Aïda et de l'épouser. Mais le père d'Aïda est fait prisonnier par les Egyptiens, et sa fille se retrouve écartelée

entre les sentiments et la loyauté qu'elle doit à son père, et son amour pour Radamès. La jalousie

d'Amneris, les pressions du père d'Aïda sur sa fille, et la position difficile de celle-ci conduisent Radamès à

trahir involontairement les siens en révélant ses plans. Les prêtres, plus puissants que le pharaon, le

condamnent à mort. Il est enfermé dans la crypte d'un temple, et Aîda l'y rejoint pour mourir avec lui.

 

La mise en scène était décalée à bien des égards. Dans le premier acte, une ville détruite par les

bombardements en image de fond plaçait l'action au XXè siècle, et un drapeau italien localisait l'Ethiopie

sous la domination mussolinienne. Les bâtiments du palais royal étaient revêtus de cuivre jaune, ce qui

reflétait l'éclairage de la scène sur les spectateurs. Lorsque le temple (lui aussi cuivré) apparut, du feu fut

allumé sur une maquette, illuminant quelque deux mille spectateurs de la lueur d'un gros feu de camp. 

Le palais royal et la maquette du temple, à la fin de l'entracte

Le palais royal et la maquette du temple, à la fin de l'entracte

Les prêtres, curieusement, étaient vêtus selon les costumes du clergé catholique. Les Ethiopiens

étaient blancs de peau (tous les Ethiopiens que j'ai connus étaient noirs), il y avait un charnier dans la crypte

sous le temple, empli de poupées verdâtres très réalistes, dont l'une fut pendue au dessus de la scène,

et l'on vit des individus de blanc vêtus, coiffés de chapeaux pointus et cagoulés faire un tour sur

la scène, devant une croix dont la branche horizontale était enflammée (Ku Klux Klan, I presume?)

 

De ma place haut perchée, il fallait se pencher sur la rambarde pour voir la scène, je le faisais de temps

en temps, mais majoritairement j'ai profité bien assise dans mon fauteuil de la musique de Verdi,

splendide, magnifiquement interprétée par des artistes lyriques au top de leurs capacités.

Les chanteurs lyriques à la fin de l'opéra

Les chanteurs lyriques à la fin de l'opéra

Le trio amoureux était chanté par Sondra Radvanovsky (Aïda), Marco Berti (Radamès),

et Daniela Barcelona (Amneris).Bravo à tous, il il a des représentations jusqu'à la mi-juillet!

La mise en scène ne m'a pas enthousiasmée, mais j'ai aimé les décors et la flamboyance. A défaut

d'adhérer aux évocations décalées, qui me semblaient superflues dans une histoire antique qui se suffit à elle-même, la

lumière spectaculaire avait un côté barbare et hors civilisation qui créait une atmosphère intéressante.

L'opéra s'est terminé vers 22h40, il a été très applaudi.

 

Sylvie, blogmestre

Aïda
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 20:51

En ce dimanche 3 juillet je suis partie d'Arcueil-gare* par le train de 9h38, et arrivée sur le parvis de Notre-Dame à 9h53**.

La cathédrale émergeait des marronniers, dans un grand soleil estival, et l'on sentait déjà, en cette heure matinale, que la

journée serait très chaude. Les touristes étaient en contemplation sur le parvis.

 

 

D'autres avaient compris comment resquiller à l'entrée, en se mettant dans la mauvaise file. C'était une

matinée de faux-semblants. Juillet, peut-être? La conjonction de l'Euro de foot et des vacances estivales?

Touristes contemplant la façade de la cathédrale, dans le grand soleil d'été

Touristes contemplant la façade de la cathédrale, dans le grand soleil d'été

J'ai participé aux deux célébrations de 10h et 11h30, que j'ai trouvées, autour de moi, d'une agitation inhabituelle.

J'ai détaillé la matinée sur le blog Cum sancto spiritu .

Dimanche 3 juillet 2016

Lors de la messe internationale, on nous fit part d'un concert de musique médiévale qui sera

donné à Notre-Dame mardi 5 juillet à 20h30, curieusement absent de l'officiel des spectacles.

Ce n'est pas la première fois que cette publication oublie les concerts médiévaux de la cathédrale, mais il faut convenir,

à sa décharge, que l'officiel des spectacles annonce aussi parfois des concerts qui n'existent plus, cela fait une moyenne...

Le concert ci-dessous va vraiment exister, vous pouvez y aller!

 

 

Je suis ressortie de la cathédrale vers 12h45*** Evidemment, il n'y avait pas de soleil estival,

et la température était fraîche. Ca correspond mieux à ce dont vous aviez le souvenir, n'est-ce pas?

 

Sylvie, blogmestre

 

Arcueil-gare à 9h30 (la machine est un peu fatiguée elle aussi)

Arcueil-gare à 9h30 (la machine est un peu fatiguée elle aussi)

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 9h53

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 9h53

Retour à 12h47

Retour à 12h47

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 22:54

Je vais laisser à cet article la date du 30 juin 2016, car il a été commencé hier soir, à mon retour

du concert France-Angleterre, clin d'oeil footballistique, en la cathédrale Notre-Dame. Les équipes en

présence étaient le Clare College choir de Cambridge, et la Maîtrise de Notre-Dame de Paris.

Il n'y eut pas de perdant, tout le monde a gagné le droit de chanter ensemble.

France-Angleterre à Notre-Dame

Deux choeurs de haute qualité, dirigés par Graham Ross et Henri Chalet, et accompagnés

à l'orgue par Yves Castagnet et Michael Papadopoulos, pour un concert commun.

Ce concert sera aussi donné à Cambridge pendant le week-end qui vient, nous a-t'on informés.

 

France-Angleterre à Notre-Dame

Le choeur britannique commença seul, du fond du choeur de la cathédrale, par un O salutaris hostia

du XVè siècle, de Pierre de la Rue, puis gagna les praticables devant l'autel pour chanter le Kyrie et

le Gloria de la messe Pange Lingua contemporaine de Josquin des Prés. Les jeunes femmes de la

Maîtrise de Notre-Dame de Paris relayèrent le Clare college choir, et chantèrent  les Litanies à la

Vierge noire de Poulenc, puis les deux choeurs réunis chantèrent le Tantum ergo de Séverac

(début du XXè siècle), sous la ditrection de Henri Chalet, dont un extrait vidéo suit:

 

 

Les deux choeurs réunis chantèrent ensuite un Salve Regina de Poulenc, puis sous la direction de

Graham Ross un Hymne à la Vierge de Villette (XXè siècle). Le Clare college choir chanta ensuite

en disposition dispersée et mélangée, O sacrum convivium de Messiaen (XXè siècle).

France-Angleterre à Notre-Dame

Malgré la disposition des choristes, cette pièce fut interprétée avec un fondu des voix particulièrement

remarqauble, bravo! Les deux choeurs à nouveau rassemblés chantèrent ensuite Nigra sum de

Caroline Marçot, et Veni Sancte Spiritus de Yves Castagnet, qui les accompagnait à l'orgue (j'ai une vidéo,

mais pas optimale), sous la direction de Henri Chalet. Le chef de choeur britannique, Graham Ross prit la

parole avant la fin du concert, pour dire combien son choeur et lui étaient heureux de chanter à

Notre-Dame de Paris avec la Maîtrise, qui allait venir chanter à Cambridge avec eux. Puis les deux

choeurs chantèrent les deux oeuvres finales sous sa direction, trois extraits de la Messe solennelle

de Langlais, et le Cantique de Jean Racine de Fauré dont un extrait suit:

 

 

Les deux chefs furent rejoints aux saluts par les deux organistes.

Michael Papadopoulos, Yves Castagnet, Henri Chalet, et Graham Ross

Michael Papadopoulos, Yves Castagnet, Henri Chalet, et Graham Ross

Un très beau concert, auquel on aurait pu souhaiter un public beaucoup plus fourni, mais c'était la fin de l'année scolaire

et les départs en vacances approchaient, sans doute. Cependant, je constatai, comme lors des précédents concerts à

Notre-Dame, et comme lors de tous les concerts où les participants ont une famille et des amis qui viennent les soutenir,

nos concerts n'y font pas défaut d'ailleurs, qu'il est difficile de simplement aller dire bonjour, car des dizaines d'autres personnes

ont eu la même intention que vous, et qu'elles sont plus proches, plus familières des lieux, et qu'insister donnerait

l'impression d'être intrusif. C'est probablement inexact, mais c'est répétitif, je l'ai déjà vécu plusieurs fois. Hier soir, j'ai mis

beaucoup de temps à ressortir de la cathédrale, marquant des pauses, espérant un éclaircissement des groupes qui me

permettrait de faire acte de reconnaissance et de sympathie, mais sans y parvenir. Je l'ai beaucoup regretté.

 

Sylvie, blogmestre

France-Angleterre à Notre-Dame
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:23

C'est le nom complet de l'opéra de Verdi, dont j'ai vu la dernière représentation de la saison hier soir.

Violetta ossia la Traviata

J'ai eu la chance de trouver un billet de catégorie 2 à prix cassé à la revente par un internaute charmant, qu'il en soit

remercié ici, qui m'a permis d'être au parterre pour cette dernière séance.

Partie d'Arcueil à 18h45*, je suis arrivée à la station de métro Bastille à 19h17**. Je suis entrée à l'Opéra alors que la sonnerie

retentissait, nous invitant à gagner nos places. La salle était pleine, il restait quelques rares places d'absents,

vite occupées. Voici la salle de l'opéra Bastille vue de la place 16, rangée 27 du parterre:

Violetta ossia la Traviata

Et voici l'en-tête et le bas de page de la fiche du spectacle présenté le 29 juin 2016

Violetta ossia la Traviata
Violetta ossia la Traviata

L'Orchestre et les choeurs de l'Opéra national de Paris étaient placés sous la direction de Michele Mariotti.

Ce fut une très belle représentation, que je détaillerai ultérieurement (si vous suivez ce blog, vous remarquerez

j'espère que j'ai actuellement du retard, mais que je le rattrape au fur et à mesure...) ayant des obligations extérieures.

Voici une photo des chanteurs de l'opéra, et du chef d'orchestre, monté sur scène à la fin du spectacle

Violetta ossia la Traviata
Violetta ossia la Traviata

En vous remerciant pour votre compréhension, à très bientôt pour la suite de l'article.

 

Sylvie, blogmestre

Violetta ossia la Traviata
Violetta ossia la Traviata
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 08:05

Hier soir j'ai entendu le concert d'orgue en hommage à Maurice Duruflé qui était donné

en la cathédrale Notre-Dame de Paris par les trois organistes titulaires du grand orgue.

Je suis arrivée sur le parvis de la cathédrale depuis Paris, en métro, ce qui fut une bonne chose car un

colis suspect était en cours d'extermination dans ma station de RER habituelle...

Duruflé, orgue

Il était impossible de traverser la zone située au-dessus de la station de RER, il fallut la contourner par les quais pour revenir sur

le parvis, de l'autre côté. De jeunes militaires expliquaient le chemin à suivre, et les passants étaient plutôt disciplinés.

Entrée dans la cathédrale, au moment où je demandai un billet à l'accueil, un "boum" se fit entendre en sous-sol.

Duruflé, orgue

A l'intérieur de la nef, les auditeurs étaient répartis plutôt vers l'arrière, pour être plus près de l'orgue.

Personnellement, comme je suis hypersensible à certains sons, j'ai préféré me mettre à l'avant de la nef

(d'autres personnes ont bougé vers l'avant en cours de concert, ai-je remarqué). Le Chanoine Dupont-Fauville vint

nous présenter le concert, qui commémorait les trente ans de la mort du compositeur.

Duruflé, orgue

C'était un concert méditatif, composé de trois parties interprétées chacune par l'un des organistes

de la cathédrale. Olivier Latry commença, jouant les trois mouvements de la suite opus 5 ( de 1932):

Prélude, Sicilienne, Toccata. Voici un extrait de la Sicilienne, pour l'atmosphère méditative:

 

 

Puis Philippe Lefebvre interpréta Prélude, adagio et choral varié sur le Veni creator, opus 4 (de 1930).

Enfin, en troisième partie, Vincent Dubois interpréta trois oeuvres de différentes périodes de la vie de Duruflé,

le Scherzo opus 2 (de 1926), la Fugue sur le carillon des heures de la cathédrale de Soissons, opus 12

(de 1962), et Prélude et fugue sur le nom d'Alain, opus 7 (de 1942). Dans la deuxième pièce, contemporaine

des motets et d'une des révisions du Requiem, on retouvait des thèmes vocaux entendus dans Ubi caritas,

Tota pulchra es, ou le" Libera eas de ore leonis" du Requiem. Il y eut un incident technique entre la deuxième et

la troisième pièce de cette troisième partie, qui créa un interlude involontaire. Le concert fut très applaudi, il était très beau

(j'ai souffert des finales fortissimo, mais les personnes en bon état de santé ont beaucoup aimé les fortissimo),

les auditeurs applaudirent debout, tournés vers l'orgue, les trois organistes vinrent saluer ensemble.

Nous sommes ressortis de la cathédrale avant 22h. A l'entrée du portail, un cicerone faisait un discours enflammé en version

originale à des touristes asiatiques, qui buvaient ses paroles. Pas de traduction, dommage!

Duruflé, orgue

A notre sortie, le RER avait rouvert ses portes, et avertissait benoîtement que des pickpockets pouvaient

sévir dans la station, et même sur les escaliers roulants... il était 21h56*

 

Sylvie, blogmestre

 

Duruflé, orgue
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 08:31

Hier soir, pendant que mes camarades choristes prenaient de l'avance en commençant l'étude du programme musical

de l'année 2016-2017 (que je connais déjà), j'ai délaissé Schubert pour aller entendre Pergolèse

en son Stabat Mater, au Théâtre des Champs Elysées... Le concert comportait une première partie de

musique instrumentale, et, en seconde partie, le chef d'oeuvre de Giovanni Baptista Pergolesi, interprété

par Sonya Yoncheva et Karine Deshayes, accompagnées par l'ensemble baroque Amarillis.

Pergolèse

Voici la localisation de ma place, j'étais au premier rang du premier balcon.

Pergolèse

La première partie du concert proposait le concerto grosso n°1 de Francesco Durante, la sonate

n°14 de Francesco Mancini, et le concerto grosso n°3 d'Alessandro Scarlatti. L'ensemble Amarillis était

composé de cordes, violons, altos, violoncelles, contrebasse, théorbe, clavecin, et d'un instrument à vent,

flûte à bec alto pour les deux premières pièces, et hautbois baroque pour la troisième. Héloïse Gaillard,

directrice artistique de l'ensemble, et soliste, semblait se battre contre toutes les cordes qui l'entouraient.

Mais il est dans l'esprit du concerto que l'instrument solo mène une joute musicale contre l'orchestre!

L'orchestre était conduit par Violaine Cochard, au clavecin, et par Alice Piérot, premier violon.

Sonya Yoncheva, Héloïse Gaillard, Alice Piérot, Violaine Cochard, Karine Deshayes, et les violons

Sonya Yoncheva, Héloïse Gaillard, Alice Piérot, Violaine Cochard, Karine Deshayes, et les violons

Ci-dessus, une photo prise à la fin du concert, où l'on voit Héloïse Gaillard, Alice Piérot,

et Violaine Cochard, entourées par les deux solistes sopranos, et l'orchestre.

J'ai bien aimé les trois pièces de musique instrumentale de la première partie, représentantes

gracieuses de la musique de chambre italienne du début du XVIIIè siècle. La flûte et le hautbois auraient

gagné à être sonorisés, mais je ne sais pas si cela se fait dans un orchestre baroque. Ma voisine de rangée était hautboïste

baroque, nous avons échangé nos impressions... La soliste flûtiste-hauboïste a été très applaudie.

Après l'entracte, les musiciens revinrent sur scène avec les deux solistes vocales, une soprano et

une mezzo-soprano. Le Stabat Mater de Pergolèse, datant de 1736, est une très belle oeuvre quoique

simple, voire dépouillée. Ecrite pour deux voix féminines, on en rencontre différentes déclinaisons,

choeurs féminins, ou d'enfants, ou sopraniste et contre-ténor, je n'ai pas encore entendu une adaptation grave...

L'oeuvre comprend dix mouvements, le texte étant identique à celui du Stabat Mater de Dvorak.

Sonya Yoncheva créa un peu d'agitation à son arrivée, saluée de cris (?!) par un amateur de musique du parterre. Elle était

vêtue d'une robe noire que ce monsieur trouvait suggestive... Karine Deshayes, que j'entendais en concert pour la troisième

fois depuis une dizaine de jours, était en robe bleue. Le duo était vocalement très bien assorti. L'oeuvre

commença doucement, puis les voix prirent de l'ampleur. L'interprétation fut d'une grand beauté tout

du long, accompagnée cette fois non par le clavecin, mais à l'orgue positif, en plus des cordes de l'orchestre.

Le "Quando corpus morietur", qui doit être le mouvement le plus connu de l'oeuvre, et son "Amen" final encore

plus connu, jusque dans Amadeus* de Milos Forman, concluaient la deuxième partie et le concert.

 

L'ensemble Amarillis et les solistes

L'ensemble Amarillis et les solistes

Il y a une particularité au Théâtre des Champs Elysées: c'est, des salles de concert que je connais, celle où les auditeurs

parviennent le plus rapidement à demander un bis en synchronisant leurs applaudissements. Ce sont des auditeurs

chevronnés, rompus aux techniques manuelles. Amis musiciens, si vous voulez être bissés, vous savez où vous produire!

Nous entendîmes donc une deuxième fois le Quando corpus morietur et son Amen, pour notre très

grand plaisir. Le concert s'est terminé vers 21h45, il faisait encore jour avenue Montaigne. Je suis rentrée en chantant,

Amen... amen... amen, amen, amen! (une/un volontaire pour la deuxième voix?)

 

Sylvie, blogmestre

 

* Amadeus: on entend le Amen du Stabat Mater de Pergolese après la scène où le père Salieri s'étouffe

avec une arête de poisson, laissant ainsi le champ libre à son fils pour faire de la musique

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 10:05

Ce dimanche matin, je suis partie d'Arcueil-gare à 9h37*, et arrivée sur le parvis de Notre-Dame à 10h02**,

et entrée rapidement dans la cathédrale, un peu chargée pour le reste de la journée.

Dimanche 26 juin 2016

J'ai participé aux deux messes de 10h et de 11h30. Les détails de ces célébrations ont fait l'objet d'un article

sur le blog Cum sancto spiritu. Je suis ressortie de la cathédrale vers 12h40, puis ai gagné une station de métro, étant

invitée à déjeuner avec d'autres choristes à Maisons-Alfort. Au passage sur le Pont d'Arcole, j'ai constaté que

la Seine continuait de baisser, mais était toujours haute, les regards des quais étant encore sous l'eau.

 

Dimanche 26 juin 2016

Pour éviter un changement de ligne fastidieux à Châtelet, j'ai eu l'idée (lumineuse!) de gagner la station Pont-Marie à pied,

qui est au bout du deuxième pont que l'on devine sur la photo ci-dessus. Pourquoi Pont-Marie? Parce que cette station

est sur une ligne rose que je pensais être la bonne. Arrivée à Pont-Marie à 13h07***, je découvris que la ligne rose

était la 7, et qu'il, fallait que je prenne la ligne 8, qui est mauve sur les plans de métro, et non rose... ou l'inverse!

Enfin, j'aurais mieux fait de passer par Châtelet, il m'a fallu 45 minutes de métro pour arriver à destination.

Juste avant le dessert! Jolie tablée, jardin très sympathique, et nous avons chanté...

Un rossignol opiniâtre vint s'imposer, il commença à tomber quelques gouttes, le voisin

donna quelques coups, nous vînmes à bout du rossignol, et tout s'arrangea.

Merci à Jean et à France pour leur accueil, et aux autres choristes présents pour leur bonne humeur.

Dimanche 26 juin 2016

Sylvie, blogmestre

Dimanche 26 juin 2016
Dimanche 26 juin 2016
Dimanche 26 juin 2016
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:10

Ah, les dernières semaines de juin... Tout le monde fait des concerts, il y a des pots de fin d'année, des projets à remettre

sans délai, comme si la vie s'arrêtait au 1er juillet! On veut tout faire, et bien sûr on n'y arrive pas.

Je suis en retard sur mes comptes-rendus, vivre ou écrire, il faut choisir...

Le mois de juillet s'annonçant plus calme en termes d'activité, je vais faire état de ce qui est vécu, et compléter ensuite.

Il va y avoir à nouveau de la publicité sur ce blog, le temps que je décide de son affectation, c'est transitoire.

Je vous présente toutes mes excuses "pour la gêne occasionnée" (formule consacrée horripilante).

 

Place à la narration: samedi soir 25 juin, j'ai bénéficié d'une des 15.000 places en promotion à 15€

pour retourner voir la comédie musicale Résiste avant qu'elle quitte les planches parisiennes.

Il s'agit de la comédie musicale construite à partir des chansons de Michel Berger et de France Gall,

qui est donnée au Dôme de la Porte de Versailles avec beaucoup de succès depuis la mi-novembre.

J'avais déjà vu ce spectacle le 17 novembre pour sa séance de réouverture après les attentats.

Sur l'affiche il y a écrit "la comédie musicale qui fait du bien". Et c'est vrai! On ressort heureux.

 

Résiste, en promo!

Partie d'Arcueil à 19h*, arrivée Porte de Versailles vers 19h40. Malgré la modicité du prix de la place, j'étais

très bien, au 3è rang latéral, voici la salle en cours de remplissage le 25 juin au soir, de ma place:

Résiste, en promo!

La partie centrale de la salle était pleine, et il y avait des spectateurs au bas des parties latérales, dont j'étais.

L'ambiance était festive-amusante, mes voisins étaient venus en famille avec leurs boîtes de tomates et de tartines aux céréales.

Il y avait sur les grands écrans (derrière moi) l'affichage en direct des photos que le public qui était  dans la salle prenait

de soi et envoyait sur Twitter au hashtag Résiste, puis que le même public prenait en photo sur l'écran quand

elles y apparaissaient. Vertigineux jeu de miroirs narcissique! La foule du samedi soir était bien participative!

Résiste, en promo!

Et voici une photo de la jeune troupe, avec en fond de scène Michel Berger et France Gall.

Résiste, en promo!

La première fois que j'avais vu ce spectacle, j'étais en fond de salle, on pouvait voir et bouger. Cette fois-ci, je voyais beaucoup

plus de détails, mais bouger était difficile (quand mes voisines de devant l'ont fait, dix personnes n'ont plus vu la scène...

elles ont du se rasseoir) Le changement de perspective était très intéressant (je voyais les trucages, les rails

du piano, un peu les coulisses, très bien les musiciens, l'histoire passait presque au second plan).

Je vous invite à vous reporter au premier article paru sur ce blog relatif à cette comédie musicale, et à profiter

de la promotion sur les places, en vigueur jusqu'au 3 juillet, si vous êtes tentés, bonne soirée garantie!

 

Sylvie, blogmestre

Résiste, en promo!
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:41

Hier soir j'ai entendu le premier des trois concerts Stabat Mater de Dvorak par le choeur et l'orchestre

Note et Bien sous la direction de David Molard, en l'église Saint-Denys du Saint-Sacrement, rue de Turenne,

Paris 3è. La RATP avait été optimiste dans ses prévisions de trajet,il me fallut  plus d'une heure de voyage pour arriver à

Saint-Denys, pendant le discours présentant l'association Basiliade soutenue ce soir-là, et juste le temps de m'installer

avant le début du concert! Voici une photo du choeur prise des derniers rangs de l'église:

Le choeur Note et Bien vu du fond de l'église Saint-Denys du Saint-Sacrement

Le choeur Note et Bien vu du fond de l'église Saint-Denys du Saint-Sacrement

De mémoire, il y avait environ 80 choristes et 70 musiciens, plus cinq choristes CP13 du petit choeur,

en renfort. Ce fut un très beau concert. L'église est très réverbérante, et dans le premier choeur, on avait

un peu de mal à distinguer les parties des uns et des autres, mais ensuiste la clarté sonore

s'est améliorée. Le volume sonore était remarquable (85 choristes chantant à pleins poumons).

Ci-dessous une vidéo du 5è mouvement, qui a été éclaircie et découpée, la qualité visuelle n'est pas top,

désolée, le son est correct, pour vous donner envie d'aller les entendre samedi et dimanche prochains.

Vous pouvez consulter le site de l'association Note et Bien pour les deux concerts à venir!

 

 

 Il y eut une standing ovation à la fin de ce concert, qui était bien méritée.

 

Je poursuis la mise en ligne de l'article présent en alternance avec mes autres activités de la journée, et vais compléter celui

de la Comédie Française, qui n'est pas fini. En vous remerciant pour votre compréhension de ce petit différé...

Sylvie, blogmestre

 

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:39

Inès, alto du Choeur Un nous propose un concert ce soir dans la chapelle de la clinique

Notre-Dame de Bon-Secours dans le 14è arrondissement (68 rue des Plantes, métro Alésia ou Porte d'Orléans),

au profit du Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes. Le Choeur symphonique de Paris

chantera des oeuvres de Rossini, Schubert, Brahms, Schumann, Fauré, sous la direction de Xavier Ricour.

Le concert sera donné à 21h, l'entrée est à 20€ et l'intégralité des recettes ira au GIAA.

Tous les détails concernant ce concert sont disponibles en suivant le lien ci-dessus. Le site du Choeur symphonique est ici.

Contact pour les places:  01 47 34 30 00 ou par mail : stephanie.zoccola@giaa.org ou achat sur place le soir du concert.

 

Sylvie, blogmestre

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