20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 09:27

Ce soir, c'est notre pot de fin d'année chorale 2015-2016, et ce sera aussi le pot de départ de Pierre Molina,

ce que j'écris avec une tristesse certaine, même si Pierre part habité de nombreux projets polyphoniques.

 

 

Le nom "Les Choeurs de Paris XIII" part avec lui, puisque pour des motifs personnels, affectifs

(c'est Pierre qui a créé ces choeurs), et juridiques ai-je compris, il est nécessaire que l'association

correspondante cohabite quelque temps avec la nouvelle association "Les Choeurs de Paris Lacryma Voce"

qui s'est créée à Paris et va accueillir les choristes, sous la direction de Matthieu Stefanelli.

 

C'est donc au pot de départ de Pierre que tous les choristes des Choeurs de Paris XIII sont conviés ce soir,

avec boissons, petits gâteaux, petits et gros cadeaux (chut, c'est un secret, ça reste entre nous!)

Nous essayerons de ne pas ressortir divaguant sur la voie publique en état d'ébriété...

Sylvie, blogmestre

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:27

Hier dimanche 19 juin, je suis partie de mon domicile un peu avant 9h30, et suis arrivée en gare d'Arcueil à 9h37*, simultanément

avec un train qui allait à Paris, et donc étais en gare de St Michel Notre-Dame à 9h55**. Comme vous avez pu le constater,

je suis en retard sur le contenu de mes articles, c'est un problème de fatigue générale, je vais faire les grandes lignes

de celui-ci et entrerai dans les détails plus tard, en vous faisant part des images. Pause requise!

 

Cet article a été écrit à 9h27, et mis en ligne à partir de 9h55.

J'ai envoyé 5 notifications, dont une seule est partie, celle de 10h.

Dimanche 19 juin 2016
Dimanche 19 juin 2016

Je suis entrée dans la cathédrale vers 10h avant le début de la messe grégorienne, et ai assisté aux deux

messes grégorienne et internationale. La Maîtrise était composée de quatre jeunes femmes et leur chef

pour la messe grégorienne, et d'un quatuor mixte de solistes pour la messe internationale.

Le compte-rendu de ces deux messes a été rédigé sur le blog Cum sancto spiritu, ici.

Dimanche 19 juin 2016

Je suis ressortie de la cathédrale vers 12h40, et enregistré un petit passage d'orgue qui jouait

du Bach je crois, à la sortie de la messe internationale, puis ai gagné la station de métro

Hôtel de Ville à pied, par le pont d'Arcole, ci-dessous.

Dimanche 19 juin 2016
Dimanche 19 juin 2016

J'ai pris la ligne 1 du métro à 12h59, pour gagner la Comédie Française avant la séance de 14h.

Arrivée avec un peu d'avance, j'ai complété mes emplettes de la veille dans un Franprix ouvert...

Dimanche 19 juin 2016

J'allais voir Un chapeau de paille d'Italie d'Eugène Labiche. La salle Richelieu était remplie

aux trois quarts, environ, quand le spectacle commença.

Dimanche 19 juin 2016

Voici la salle Richelieu, vue de la corbeille côté cour:

Dimanche 19 juin 2016

Le spectacle a duré 2h40 avec un entracte de quinze minutes que j'ai passées au foyer. Dans la salle Richelieu,

la climatisation fonctionnait et il faisait froid...! Cette pièce était franchement burlesque et la noce

m'a parue plus proche de Kusturica (la mariée du Temps des Gitans) que de Molière, j'y reviendrai.

Voici les acteurs à la fin de la pièce:

Dimanche 19 juin 2016

J'ai repris le métro à la station Palais-Royal à 16h40, puis le RER, jusqu'à Arcueil.

Dimanche 19 juin 2016
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 03:23

Il y avait ce samedi soir 18 juin, au Théâtre des Champs-Elysées, un grand concert Offenbach organisé par

Radio classique, et joué par l'Orchestre national d'Ile-de-France, sous la direction de Nicolas Chalvin.

Offenbach en fête

Partie de la gare d'Arcueil plus tôt que la veille, après un trajet exceptionnellement rapide, je suis arrivée en avance à la station

FD Roosevelt, et en ai profité pour faire quelques emplettes au Monoprix des Champs-Elysées, dont je suis ressortie à 19h45*

Je suis arrivée au Théâtre des Champs-Elysées,avenue Montaigne, peu avant 20h. Ma place

était au second balcon. Les flasheuses étaient probablement en panne, nos billets n'ont pas été flashés.

Offenbach en fête

Ci-dessous le Théâtre du de la place Y40, il s'est à une poignée de places près entièrement rempli par la suite.

Il y avait des familles avec enfants, comme lorsque j'avais entendu ici le concert de David Garrett.

Offenbach en fête

Le programme de la soirée était composé d'extraits d'opérette enchaînés et enregistrés pour la radio,

certains exclusivement instrumentaux, d'autres chantés par des solistes. Nous entendîmes ainsi

les extraits les plus connus de La vie parisienne, de La grande duchesse de Gerolstein,

de La belle Hélène, de La Perichole, d'Orphée aux enfers, mais aussi d'oeuvres moins jouées

comme Les brigands ou Robinson Crusoé, et de l'opéra Les contes d'Hoffmann.

Cinq solistes, une soprane très remarquée, deux mezzo-sopranes, un ténor et un baryton,

se partagèrent le casting. Deux présentateurs annonçaient les airs qui allaient suivre.

La jeune femme en robe jaune sur la photo ci-dessous s'appelle Amélie Robins, c'est une soprano dont

l'on va entendre parler, elle a notamment chanté la gantière de la Vie Parisienne, et le Duo de la Mouche

d'Orphée avec beaucoup de succès. J'ai aussi beaucoup aimé le baryton Florian Sempey, qui lui tient

la main sur la photo, et faisait la Mouche, et le Général Boum Boum (bonne fête Papa!... pardon, je m'égare...)

Les trois autres solistes étaient Karine Deshayes et Béatrice Uria Monzon, mezzo-sopranos, en duo

dans la Barcarolle des Contes d'Hoffmann, et Florian Laconi, ténor, bottier dans la Vie parisienne.

Offenbach en fête

Ce fut une soirée joyeuse et agréable, avec cette ambiance légère particulière aux concerts du samedi soir

aux Champs Elysées. Olivier Bellamy et Alain Duault qui présentaient le concert plaisantèrent sur le fait

que cette soirée serait très différente de Tristan et Isolde, qui avait été donné deux semaines plus tôt durant

plusieurs soirées dans le même théâtre, avec un grand succès... certes! Ce n'était pas le

même public non plus, il faut de la musique pour tous les goûts...

 

Nous sommes ressortis du concert un peu avant 22h, j'ai effectué un retrait d'espèces

sur un distributeur près des Champs Elysées à 22h07**. Tous les appareils de la station de métro Franklin D.Roosevelt

étaient en panne aussi (c'était déjà le cas à mon arrivée deux heures et demie auparavant)... mais le métro roulait!

 

Sylvie, blogmestre

Ticket emplettes 19h45

Ticket emplettes 19h45

Ticket retrait d'espèces 22h07

Ticket retrait d'espèces 22h07

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 08:19

Il y avait hier soir un concert dirigé par Mikko Franck au grand auditorium de la Maison de la Radio,

interprété par l'Orchestre philharmonique de Radio France, et le Choeur de Radio France, présentant

des oeuvres qui m'étaient inconnues... mais tous les concerts de Mikko Franck auxquels j'ai assisté

m'avaient beaucoup plu, j'y suis allée en confiance, sachant que ce serait une belle soirée découverte.

Billet de la soirée

Billet de la soirée

Programme

Programme

J'avais une place au 2è balcon, mais celui-ci fut fermé, et ses auditeurs replacés. J'ai occupé la place 46

du 2è rang de la loge 4, me semble-t'il, au premier balcon. Voici l'auditorium vu de ma nouvelle place:

L'auditorium vu du Premier balcon loge 4

L'auditorium vu du Premier balcon loge 4

Le concert se composait de quatre pièces, deux par parties, et de  deux parties. La première oeuvre,

d'Einojuhani Rautavaara, s'intitulait "Apotheosis", et avait été utilisée par Aki Kaurismaki dans l'un de ses films

(là, j'étais en terrain connu, étant une fan de Kaurismaki) (qui a fait jouer Jean-Pierre Léaud, ndlr!). La deuxième et la

troisième pièces, intitulées "Graffiti" et "Arena" étaient de Magnus Lindberg, qui nous fit l'honneur

d'être présent dans le grand auditorium, et de monter sur scène manifester sa joie d'être là (voir photo

ci-dessous). La quatrième pièce était de Claude Debussy, quatre fragments symphoniques extraits du

"Martyre de Saint-Sébastien". Il s'agissait donc d'une soirée franco- finlandaise, deux compositeurs

finlandais et un compositeur français ami de Sibelius au programme, et leurs oeuvres dirigées

par un chef d'orchestre finlandais, pour un public français.

Magnus Lindberg, Mikko Franck, et les violonistes

Magnus Lindberg, Mikko Franck, et les violonistes

Le premier compositeur finlandais, Rautavaara, avait été le professeur du second, Lindberg. L'oeuvre

lyrique post-romantique Apotheosis, composée entre 199é et 1996, est issue d'un opéra et d'une

symphonie dédiées à Vincent Van Gogh. L'oeuvre musicale évoque la lumière de la peinture, avec chants

d'oiseaux et choral de cuivres. Très joli et très agréable à entendre. La première oeuvre de Lindberg était

une commande de 2009, pour choeur et orchestre. Son inspiration est inattendue et amusante: il s'agit

des graffitis en latin trouvés sur les murs de la cité romaine de Pompéi, ensevelie sous la lave en 79 de

notre ère, et découverte conservée à partir du XVIIè siècle. Le livret précise que les inscriptions

découvertes à Pompéi "mêlent insultes, slogans politiques, remarques philosophiques, et descriptions

érotiques", ce qui "instaure dans la partition un dialogue dynamique entre les paroles et la musique".

Et voici le texte (je livre la traduction française par commodité, mais la version latine est plus amusante...) "vingt paires

de gladiateurs combattront aux calendes d'octobre... un pot de bronze a disparu, celui qui le rapporte

recevra 65 sesterces...Caeladus le Thrace fait soupirer les jeunes filles... Quand le soleil a brillé tout

le jour, il retourne à l'océan..." ( la Terre est encore supposée plate), je vous épargne les curiosités plus salaces!

Lindberg avait prévu un jeu de percussions très original, que je n'ai pu m'empêcher d'immortaliser.
 

Rautavaara, Lindberg, Debussy

Ce concert était résolument moderne, mais très accessible. Mes deux oeuvres préférées furent celles

de la première partie, dont la pièce chorale somptueuse interprétée par le Choeur de Radio France

sur les graffitis de Pompéi, une idée très originale et source d'inspiration amusante.

Nous sommes ressortis du concert un peu avant 22h, la Tour Eiffel scintillait encore.

 

 

Je me suis dépêchée de la filmer de la baie vitrée du premier étage de la Maison de la radio,

car quand nous sommes à l'extérieur, elle ne scintille plus! Le scintillement s'arrête peu après 22h.

 

Sylvie, blogmestre

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 13:33

J'ai entendu hier soir le Requiem d'Anton Dvorak en l'église Saint-Roch, dans le 1er arrondissement de Paris.

Une heure avant le concert, j'ai gagné le Châtelet à pied depuis la cathédrale, puis pris le métro jusqu'aux Tuileries.

N'ayant pu réserver de billet pour ce concert, et le placement étant libre, il valait mieux arriver en avance!

 

Jeudi 16 juin 2016

Voici une photo du Choeur philharmonique international, en place dans l'église Saint Roch:

 

Jeudi 16 juin 2016

Le Requiem était accompagné au piano, et placé sous la direction d'Amine Kouider.

En introduction, le Choeur faisant partie des "artistes de l'UNESCO pour la paix", une déléguée de l'organisation internationale

vint nous parler des ventes illicites d'oeuvres d'art réprimées par l'UNESCO et auxquelles le concert contribuait par la vente

de programmes. Je me sentis très décalée par rapport à cette préoccupation honorable, question de quotidien...

 

Jeudi 16 juin 2016

 

Le Requiem de Dvorak est une oeuvre de 1890, écrite dans la tonalité de si bémol mineur, pour grand

orchestre, choeur et solistes, qui a suivi de 14 ans le Stabat Mater. C'est une oeuvre brillante et intellectuelle,

construite, effectivement sans l'émotion que provoque l'audition du Stabat Mater, que nous avions chantée

conjointement avec le choeur Hugues Reiner en l'église de la Trinité, en 2012, accompagnés par l'Euromusic symphonic orchestra,

  qui comptait alors Anne Gravoin parmi les volonistes. La réduction de l'orchestre pour piano, qui est celle qu'utilise

le choeur pour travailler en répétition, enlevait de la brillance instrumentale, et mettait davantage en relief

les voix. Elle rendait aussi plus difficile l'exécution chorale, car comme vous pourrez le constater sur les

extraits vidéos, si vous n'êtes pas familiers de l'oeuvre, celle-ci n'est pas des plus faciles à chanter.

Pour les 140 choristes, le piano s'entend moins que l'orchestre, et on peut moins se reposer sur lui.

Il y avait quatre solistes, dont j'ai apprécié les performances vocales. Un choriste qui a lu cet article, et

que je remercie, m'a envoyé les noms des quatre solistes qui me manquaient, en soulignant qu'il avait

trouvé la soprano exceptionnelle (moi aussi, je parlais de la couleur vocale particulière de l'alto qui est en fait une

mezzo-soprane) Il y avait donc Perrine MADOEUF (soprano), Camille MERCKX (mezzo-soprano),

Paul GAUGLER (ténor), et Virgile ANCELY (baryton-basse).Voici une photo où l'on voit les solistes:

 

Les solistes, au premier rang

 

 

 

Ci-dessus un extrait du Dies irae du Requiem, illustrant la difficulté de l'exécution chorale de l'oeuvre.

La couleurest un peu bizarre,  toutes mes photos et mes vidéos du 16 juin sont sombres, j'ai corrigé du mieux possible.

Le concert fut très applaudi. Le Quam olim Abrahae (fugue, morceau de bravoure choriste de l'oeuvre)

fut magistralement exécuté, je ne l'ai pas enregistré car j'attendais la reprise...mais il ne fut chanté qu'une fois.

Ci-dessous, un extrait mieux coloré du Sanctus, il s'agit des "cloches" du Hosanna:

 

 

 

Un beau concert, et une entreprise courageuse menée à bien. Le public a beaucoup apprécié.

Nous sommes ressortis de l'église Saint-Roch, qui était pleine pour le concert, vers 22h25.

 

Sylvie, blogmestre

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 08:22

Je suis allée hier, 16 juin à Notre-Dame pour la dédicace de la cathédrale, c'est-à-dire le

renouvellement de sa consécration comme lieu de culte. Puis j'ai rejoint l'église Saint Roch,

pour y entendre le Requiem d'Anton Dvorak, interprété par le Choeur philharmonique international.

Partie d'Arcueil-gare à 17h53*, je suis arrivée à St Michel-Notre Dame à 18h17**, après changement de rame de RER en route.

La messe commença vers 18h20, peu après mon arrivée. La célébration est évoquée ici sur le blog Cum sancto spiritu.

 

Que les personnes qui lisent ce blog spirituel ne soient pas surprises: il affiche de la publicité à chaque nouvel article et

me propose obligeamment de choisir mon type de publicité, en attendant Overblog choisit pour moi. Sur le blog des choristes

des CP13, il n'y a pas de publicité parce que je paie un abonnement pour qu'il n'y en ait pas. CQFD...

Jeudi 16 juin 2016

Je suis ressortie de la cathédrale par la porte latérale vers 19h35***, ai rejoint le Châtelet à pied.

La Seine avait baissé, et des péniches passaient sous le Pont-Neuf.

Jeudi 16 juin 2016

Puis j'ai pris le métro jusqu'aux Tuileries. Et de là ai gagné l'église Saint Roch, où la messe n'était pas terminée.

N'ayant pu réserver de billet pour ce concert, et le placement étant libre, il valait mieux arriver en avance!

Jeudi 16 juin 2016

Je fais état de cette journée du 16 juin, et rédigerai les deux articles correspondants durant cette

présente journée du 17 juin, si vous voulez bien.Nous sommes ressortis de l'église Saint-Roch, qui était pleine pour

le concert, vers 22h25. Arrivée à Châtelet, l'un de ces incidents désopilants REResques se manifesta, arghhh!

 

 

Jeudi 16 juin 2016

Mais les choses se sont arrangées assez vite, merci à la RATP!

A très bientôt pour le détail des articles, en vous remerciant pour cette petite attente.

 

Sylvie, blogmestre

Jeudi 16 juin 2016
Jeudi 16 juin 2016
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 08:21

Il y avait hier soir un concert splendide à l'Opéra Bastille, joué par l'orchestre de l'Opéra National

de Paris, dirigé par Philippe Jordan. J'ai eu beaucoup, mais vraiment beaucoup, de mal à trouver une place,

cependant.. in-extremis, la chance de décrocher l'attribution d'un strapontin se présenta :-)

Prokofiev, Ravel, Moussorgski

Je me croyais partie pour le 2è balcon, mais pas du tout: j'étais au parterre... Voici la vue de l'opéra depuis mon strapontin.

Prokofiev, Ravel, Moussorgski

Quand la lumière baissa, le strapontin étant très confortable visuellement, mais un peu moins sur le plan de l'assise,

j'ai migré vers une place de fauteuil restée vacante au milieu de la rangée qui me précédait.

Le programme du concert se composait de la symphonie n°1 en ré majeur de Serguei Prokofiev,

du concerto pour piano en sol majeur de Maurice Ravel, et des "Tableaux d'une exposition"

de Modeste Moussorgski, dans l'orchestration de Maurice Ravel.

Ravel était au centre de ce concert, dont le thème était néoclassicisme et orchestration. La première

symphonie en ré majeur de Prokofiev, qui ouvrait le concert, est une œuvre néoclassique inspirée de

Haydn, dont il partageait le goût avec Maurice Ravel. Selon le compositeur russe, cette symphonie, composée entre

1916 et 1917 ( c'est-à-dire pendant la première guerre mondiale et la révolution russe !), était subversive car les musicologues

attendaient de lui une œuvre moderne, cette œuvre de facture classique allait donc bien les surprendre. Vu le contexte

d'embrasement international, la subversion paraît assez subtile, en effet... D'autres auraient plutôt créé une œuvre de

fracas, mais non, c'est une gentille symphonie néoclassique, très agréable à écouter. En quatre

mouvements dont une gavotte, assez courte, orchestrée pour un petit ensemble, comme ceux de l'époque

de Haydn. Peut-être le fracas des armes et des canons a-t'il produit l'inverse de l'effet attendu ? La deuxième œuvre

de la première partie du concert, le concerto pour piano et orchestre de Ravel, était musicalement plus

attachant. Il datait de 1932, et avait été composé simultanément avec le Concerto pour la main gauche.

Le genre était à l'époque tombé en désuétude, mais Ravel avait toujours ambitionné d'écrire un concerto,

alors pourquoi pas deux ? Ravel écrivait pour le piano des parties tellement virtuoses qu'il ne pouvait les

jouer lui-même, et devait faire créer l'oeuvre par un autre pianiste. Le pianiste soliste, excellent, était dans

le concert d'hier soir Alexandre Tharaud. Il fut abondamment rappelé et nous joua un bis, dont le titre ne nous fut pas

communiqué. Le premier mouvement du concerto était tellement brillant que lorsque Philippe Jordan le

clôtura d'un envol de baguette, le public frémit d'une envie d'applaudir. Mais c'est une assistance mélomane que

celle de l'Opéra Bastille, qui sait qu'un concerto comprend trois mouvements, et que les applaudissements intermédiaires

perturbent la concentration des musiciens... Même si c'est très agréable d'être applaudis !

Il y eut des passages jazzy qui faisaient penser à Gershwin.

Le programme, avec une belle photo de Philippe Jordan

Le programme, avec une belle photo de Philippe Jordan

Ravel, ayant exploré toutes les ressources du piano pour assouvir son génie créatif, se tourna vers

l'orchestration, dont celle (1922) des Tableaux d'une exposition (1874) de Moussorgski est l'un des exemples

les plus connus. Le concert, comme vous pouvez le constater, allait crescendo en émotion et en

aboutissement musical. Les « Tableaux d'une exposition », fresque musicale décrivant en musique les

émotions artistiques d'un promeneur dans une galerie, était l'une de mes œuvres préférées de jeunesse, l'un

des tous premiers disques de musique classique que j'ai achetés. Je crois que je ne l'avais jamais vue jouer. Ce fut un

ravissement, pas seulement pour moi, mais collectif. Toute la salle était particulièrement silencieuse, d'une

qualité de silence extraordinaire. Le thème récurrent de la promenade nous emmenait d'une tableau à l'autre,

vieux château, poussins, catacombes, et lorsque la Grand Porte de Kiev, le dernier tableau, apparut,

d'abord lointaine, puis de plus en plus éclatante, de tous ses cuivres et cymbales (et même un gong!),

un frisson électrique parcourut l'assistance. J'en ai eu les larmes aux yeux (c'est une des œuvres qui déclenchent

chez moi un réflexe lacrymal par la magnificence de l'orchestration...). Le public applaudit frénétiquement l'orchestre

et son chef, du bonheur de cette magnifique interprétation. Philippe Jordan est revenu,

revenu encore, saluant et faisant lever ses musiciens acclamés. Quel succès !
 

Philippe Jordan et l'Orchestre national de l'Opéra de Paris

Philippe Jordan et l'Orchestre national de l'Opéra de Paris

Et ci-dessous, voici le génie de la Bastille, sous un ciel plombé, à la sortie du concert vers 22h.

Je suis rentrée chez moi en fredonnant la Grande Porte de Kiev pendant tout le trajet...

 

Sylvie, blogmestre

Prokofiev, Ravel, Moussorgski
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 08:18

Il y avait hier soir à la Salle Gaveau le concert d'ouverture du Festival des cultures juives 2016,

et j'avais une place très poétique au "Pourtour paradis".

Avishaï Cohen Trio

Le Festival dure du 14 au 28 juin, et présente de la musique, des conférences, spectacles, balades,

lectures, films... On peut s'informer au 01.42.17.10.70, ou consulter le programme et réserver ses billets

en ligne sur le site du Festival, ici. Les maires des 3è et 4è arrondissements étaient présents, ainsi

que de nombreux délégués, ou hauts représentants comme un ambassadeur israélien à la culture.

J'appris que le Festival avait 12 ans cette année, ce qui était "l'année de sa Bar-Mitsva". Une dame protesta,

car les femmes ne sont pas concernées par cette cérémonie...

Le programme du Festival

Le programme du Festival

Petite parenthèse: le pourtour paradis est l'ensemble des sièges qui bordent les murs de la salle, sans visibilité.

Comme il y a toujours des personnes absentes, les bénéficiaires d'un siège au pourtour paradis peuvent

éventuellement trouver une place vacante alternative plus visuelle, ce fut mon cas hier soir.

La Salle Gaveau vue du deuxième balcon

La Salle Gaveau vue du deuxième balcon

Après les discours officiels de Pierre Aidenbaum et de Christophe Girard, on nous demanda

de nous lever et de faire une minute de silence à la mémoire des victimes récentes

du terrorisme, celles d'Orlando, et des policiers tués la veille en région parisienne.

Les élus et délégués

Les élus et délégués

Puis le trio de musiciens entra en scène, sous les applaudissements, composé du contrebassiste

et chanteur israélien Avishaï Cohen, du pianiste Omri Mor, et du batteur Itamar Doari, israéliens aussi.

Omri Mor et Avishaï Cohen

Omri Mor et Avishaï Cohen

Comme vous pouvez le voir, j'avais pu avancer d'un rang, puique j'avais une visibilté. Mais du fait de la balustrade et

du projecteur, il fallait choisir entre voir le pianiste ou voir le contrebassiste, le batteur étant, de ma place, invisible.

C'était un concert de jazz, de type improvisation à trois, mais manifestement maîtrisée et répétée car

ils se concertaient entre eux. Sur le plan acoustique, j'ai apprécié que le batteur connaisse aussi les

nuances piano et mezzo-forte, en plus du forte et du fortissimo habituels aux percussions. La contrebasse,

qui paraissait d'âge vénérable, était électrifiée (on électrifie aussi les dames âgées?) Les trois musiciens étaient

excellents, et jouaient avec élégance en respectant l'esprit de la salle, et ses spectateurs habituels.

Le concert avait commencé avec un peu de retard, car une pluie violente s'était abattue sur le quartier, et une longue file de

postulants sous parapluies attendait devant l'entrée de la salle Gaveau. Il pleuvait tellement fort, avec des bourrasques de vent,

que je n'ai pu lâcher mon parapluie pour prendre une photo... dommage! La pluie avait retardé les entrées.

Il eut donc une musique jazzy à trois instruments pendant la majeure partie du concert. La salle s'échauffa

progressivement, applaudissant après chaque démonstration de virtuosité de l'un ou de l'autre. Puis, ils

firent une fausse sortie, mais personne ne partit, la salle était et restait comble. Quand ils revinrent

sur scène, sous les applaudissements et les acclamations, la dame qui s'était manifestée sur l'affaire

de la Bar Mitsva demanda un chant (enfin, de ma place c'était la même voix venant du même endroit). Le concert se

termina donc par du chant, Avishaï Cohen ayant une très belle voix. Il interpréta plusieurs chants, dont un

en Hébreu, qu'il annonça en disant qu'il était très heureux d'être parmi nous dans cette salle ce soir-là.

Il y eut une deuxième fausse sortie, et juste avant, il a utilisé une percussion inattendue, que j'ai filmée:

 

 

Hein? Vous n'aviez pas pensé à utiliser ce petit utilitaire du musicien à cette fin, n'est-ce pas?

Le troisième retour sur scène fut le dernier, et la lumière se ralluma après les derniers chants.

Le concert s'est achevé vers 21h45, il ne pleuvait plus, ouf! Une belle soirée, dans une ambiance chaleureuse.

 

Sylvie, blogmestre

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 07:58

L'église de la Trinité était pleine hier soir pour notre concert de fin d'année, et le public s'est montré

enthousiaste et chaleureux, comme toujours, merci au public! De l'intérieur, il était plus difficile de

se prononcer.. Après une générale trop réussie on a un peu tendance à se reposer sur ses lauriers, ou inversement,

à trouver que tout ce qui n'est pas aussi réussi que la générale n'est pas satisfaisant. Mon invitée avait pris des notes pour

me les communiquer après le concert: Dies irae du Requiem de Cherubini, "top!"...c'est normal, c'est le passage le

plus animé et expressif de l'oeuvre, avec le Quam olim Abrahae, qui est bien passé aussi. Sur la Messe en ut mineur,

nous avons retrouvé notre forme habituelle sur le Qui tollis, et on m'a dit que la reprise du Gloria en bis

était "top" aussi. Personnellement, j'ai bien aimé les Osanna, quoiqu'un rythme légèrement moins enlevé

aurait permis de mieux en détacher les doubles croches. Les solistes ont assuré, particulièrement les

voix féminines, ainsi que l'orchestre. Voici une photo prise de ma place, à la fin du concert:

Retour sur concert

Il y eut des fleurs, de l'émotion, et de la passation de baguette de Pierre Molina à Matthieu Stefanelli,

qui lui succèdera à partir de septembre à la tête des Choeurs de Paris 13 renommés.

Retour sur concert

Voici, tels que nous les voyions du choeur, les solistes du concert d'hier soir, de gauche à droite

Patrice Berger, Patrick Garayt, au centre Pierre Molina, puis Virginie Besson, et Sylvia Kevorkian.

Retour sur concert

Merci à tous pour cette belle soirée! Et merci à l'église de la Trinité pour son acoustique très

particulière, qui tous les ans nous oblige à nous remettre en question...

 

Sylvie, blogmestre

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 13:47

Aux lecteurs de ce blog qui ne chanteraient pas ce soir: il y a un très beau concert en l'église de la Trinité,

Cherubini et Mozart, 250 choristes, il reste des places... et on va rajouter des chaises...

 

 

Sylvie, blogmestre

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