9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 08:14

Ce deuxième dimanche d'élections était couvert à pluvieux. Je suis allée en voiture jusqu'au 14è

arrondissement de Paris, ai parqué le véhicule et rejoint l'école de la rue Pierre Larousse, où je vote,

vers 17h30. Il y avait moins de monde que la première fois, ce fut rapide.

Dimanche 7 mai 2017
Dimanche 7 mai 2017

Ressortie du bureau de vote vers 17h40, je suis allée à pied à la station de métro Alésia,

et me suis arrêtée en chemin au Monoprix de la rue d'Alésia, pour acheter un petit goûter.

Dimanche 7 mai 2017

J'ai pris la ligne 4 du métro et suis sortie avec un flot de touristes à la station Saint-Michel à 18h16.

Dimanche 7 mai 2017

Notre-Dame de Paris carillonnait et tout le quartier l'entendait ! (c'est aussi sa fonction)

 

 

 

J'ai rejoint la cathédrale pour la messe de 18h30. Elle était animée par une vingtaine de choristes

SATB de la Maîtrise sous la direction de Henri Chalet. La messe était célébrée par Mgr de Sinety.

Dimanche 7 mai 2017

La Maîtrise chanta le Kyrie et l'Agnus Dei d'une messe "Ad majorem Dei gloriam" de Campra,

et un "O salutaris" de Yves Castagnet, qui jouait de l'orgue de choeur. Le Sanctus fut chanté en

français par le choeur et l'assemblée. La quête fut faite au profit des séminaristes. La messe s'est

terminée sur les annonces, dont celle d'un concert de musique médiévale ce soir, 9 mai.

Dimanche 7 mai 2017

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 19h40, et j'ai repris le RER puis le métro

pour retrouver ma voiture dans le 14è arrondissement, et rentrer chez moi, à Arcueil.

 

Sylvie, blogmestre

 

Dimanche 7 mai 2017

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 16:43

Jean-Pierre Ballon, ancien directeur du CRR de Saint-Maur, et du Conservatoire de Mulhouse

(grâce aux Ateliers musicaux duquel j'ai étudié la flûte traversière pendant 3 ans), nous invite à un concert

de saxophones au Temple de Saint-Maur, joué par l'ensemble SaxoVoce qu'il dirige.

 

Les musiques de l'Est (Prokofiev, Kodaly, Rachmaninov) et de l'Ouest (Bernstein, Gershwin,

John Williams) seront au programme. Un voyage musical qui se joue des frontières...

Et une promesse de surprises en bis (attendues...) Le concert aura lieu le samedi 13 mai 2017,

à 20h30, au Temple de Saint Maur, 42 avenue Joffre. Et c'est en entrée libre !


 

 

 

Sylvie, blogmestre

 

 

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 14:16

J'ai passé la soirée d'hier en l'église de la Madeleine, dans laquelle le choeur Amadeus chantait

le Requiem de Mozart, avec l'orchestre et sous la direction de Jean-Louis Petit.

Requiem de Mozart

Les marches de l'église avaient leur parure verdoyante estivale toute nouvelle, composée

cette année de capucines, dahlias, cosmos, oeillets d'Inde... du plus joli effet.

Requiem de Mozart

Arrivée vers 20h55, je me suis installée rapidement sur le côté, une moitié de l'église était déjà pleine.

Requiem de Mozart

Le concert commença par deux Ave Maria, de Schubert et Gounod, chantés par Sandrine Lebec,

accompagnée par l'orchestre (ci-dessous, un extrait de l'Ave Maria de Schubert)

 

 
 

 Le choeur prit le relais dans cette première partie avec le Cantique de Jean Racine,

de Gabriel Fauré, et l'Ave verum corpus de Mozart.

Puis le choeur et les solistes chantèrent le Requiem de Mozart accompagnés par l'orchestre

et l'orgue. C'est un concert régulier que j'entends volontiers, il y a une ambiance recueillie dans cette

grande église extraordinaire. Ci-dessous, le premier "Quam olim Abrahae" avec l'amorce des

solistes "Sed signifer sanctus Michael"... et la résonance célèbre de l'église de la Madeleine.

 

 

Il y avait quatre autres choristes travaillant le Requiem de Mozart autour de moi...

Le concert fut très applaudi (y compris après le Kyrie !) et les interprètes rappelés.

 

Sylvie, blogmestre

(un peu en retard, excusez-moi)

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 08:33

Hier soir, la Philharmonie de Paris proposait un concert qui faisait recette puisque toutes les

places avaient été vendues: un concert d'Europe orientale et du Moyen-Orient, par l'Orchestre

national d'Ile-de-France, sous la direction de Julien Leroy, et par Marcel et Rami Khalifé.

Concert oriental

J'avais un billet acheté d'occasion, tout en haut du 2è balcon de face. Belle vue !

Concert oriental

La première partie du programme proposait deux mouvements des Ruines d'Athènes (1811),

Ouverture et Marche turque, de Ludwig van Beethoven, et les Danses de Galanta (1933), de

Zoltan Kodaly. Entre les deux, il y eut une création (2016) de Matthieu Lemennicier, jeune compositeur

de musique contemporaine, et lauréat du concours Ile de créations,  intitulée "De la ligne à la peau".

L'oeuvre comportait 5 courts mouvements de 2 minutes, format imposé. Le prix gagné

comprenait un brevet, un chèque, des fleurs, et... trois représentations de l'oeuvre par un orchestre.

Nous avons entendu la troisième représentation, par l'Orchestre National d'Ile-de France, qui fut

dirigé par Julien Leroy, le jeune compositeur n'étant pas remonté sur scène après l'oeuvre, je n'ai pas de photo.

Concert oriental

Ci-dessus l'Orchestre national d'Ile-de-France pour la première partie du concert, et ci-dessous,

Julien Leroy, très applaudi pour sa brillante direction de l'orchestre. Beethoven et Kodaly furent dirigés

avec élégance, d'une direction ferme, précise, et dansante. Très belle interprétation de L'ONIdF.

Julien Leroy aux saluts

Julien Leroy aux saluts

La seconde partie était faite de musique orientale, avec Marcel Khalifé à l'oud et au chant, et

Rami Khalifé, son fils, au piano, accompagnés par l'orchestre dans des compositions du père

ou du fils. Nous étions passés pendant l'entracte de l'orient de l'Europe au Liban...


Ci-dessous Marcel et Rami Khalifé, Julien Leroy, et l'avant des cordes. L'oud (instrument à cordes

oriental ci-dessus) était sonorisé par un micro relié à des hauts parleurs, pour qu'on l'entende malgré l'orchestre !

Concert oriental

Le programme comportait deux chants de Marcel Khalifé avec orchestre, accompagnés à l'oud,

puis le Requiem pour Beyrouth de Rami Khalifé, pour piano et orchestre, spectaculaire, puis

à nouveau un chant avec oud de Marcel Khalifé. Les chants étaient, pour moi qui ai une oreille occidentale,

dépaysants, évoquant de lointaines vacances... les paroles étaient universelles, des paroles du peuple.

Le Requiem pour Beyrouth évoque la tragédie de la guerre civile qui a déchiré le pays pendant quinze

ans, et conduit la famille Khalifé à en partir dans les années 80. Il s'agit d'une oeuvre sombre, poignante.

 

Gag: ci-dessous, voici comment transformer votre banal piano à queue en piano oriental, grâce à une partition

que vous donnerez à mâcher à ses petits marteaux, ce qui le fera régurgiter des sons intéressants !


 

 

Je ne sais pas exactement quand le concert prit fin... Après le programme prévu, il y eut des chants

supplémentaires, sans, puis avec la foule, sous les acclamations (il y avait une forte présence d'auditeurs de langue

arabe qui manifestaient leur joie, les autres aussi d'ailleurs!), je suis partie vers 23h pour ne pas rentrer chez moi trop tard...

Ce fut une soirée très agréable, différente, avec une très bonne ambiance, j'étais enchantée !

 

Sylvie, blogmestre

 

Ce concert a été enregistré par Arte, on peut le voir et l'entendre en ligne sur le site "live"

de la Philharmonie, ici. France Musique l'a aussi enregistré pour le diffuser.

 

Concert oriental

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 08:52

Il y avait un concert de musique grégorienne et médiévale hier soir en la cathédrale Notre-Dame

de Paris, intitulé "Ressurrectio" (Résurrection), chanté a capella par l'Ensemble vocal

de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Resurrectio

Dans le livret, on trouvait que le choeur était composé de douze choristes, ténors et basses.

Comme il est d'usage, le texte intégral des oeuvres chantées y figurait en latin, la langue dans

laquelle elles avaient été écrites et étaient chantées, avec traductions en français et en anglais.

Resurrectio

Le concert présentait en trois tableaux la résurrection de Jésus à Pâques. Le premier tableau,

intitulé "Le matin de Pâques" commençait par un Alléluia, chanté de l'extrémité du transept.

Puis le choeur se déplaçait jusqu'à l'autel pour chanter la pierre du tombeau trouvée déplacée.

Un drame liturgique se jouait ensuite au sépulcre entre les femmes et les anges...

 

 

Le deuxième tableau décrivait la célébration de Pâques.

Voici un extrait vidéo du deuxième tableau, Hec dies, graduel-organum
 

 

Enfin, le troisième et dernier tableau débutait par un Alléluia, et évoquait dans un drame liturgique

assez long du XIIè siècle les pélerins d'Emmaüs. Voici un carillon de cloches extrait de ce drame:

 

 

 

Les extraits vidéos ne sont pas complètement représentatifs du concert. Ils sont adaptés à un blog, c'est à dire à

une petite lucarne de 500 pixels, dans laquelle les longs récitatifs que je trouve si beaux sous les grandes voûtes

de la cathédrale, ne peuvent pas produire le même effet sonore et visuel. Aussi, je choisis des passages qui sont

plus soutenus, ou plus intrigants, pour compenser la petitesse du cadre et la médiocrité des hauts-parleurs de

l'ordinateur. Si vous le souhaitez, vous pouvez profiter de l'original en grandeur nature à Notre-Dame!

Le concert dura environ 1h15, je l'ai trouvé très beau (et je suis sûre que la cathédrale l'a aimé aussi!)

Voici l'Ensemble vocal de Notre-Dame à la fin du concert, aux saluts:

Resurrectio

 

Sylvie, blogmestre

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 08:41

Ce 28 avril, il y avait Ton Koopman à la tête de l'Orchestre philharmonique de Radio France.

Alors que les réservations étaient complètes partout, quelques rares places se libérèrent sur le site de la Maison de

la radio. Je me décidai à en acquérir une, la veille du concert, sans encombre, ce qui me surprit, tant je suis habituée

à devoir me battre en ligne... J'arrivai avenue du Président Kennedy sans encombre, en avance d'une demi-heure,

et fis l'emplette d'une boisson sucrée, et d'un petit bouquet de muguet. L'arrivée sur la Maison de la radio

était bordée de narcisses blancs, avec quelques boutons d'or, c'était champêtre et odorant.

 

Parterre de narcisses parfumés devant la Maison de la radio

Parterre de narcisses parfumés devant la Maison de la radio

Ma place pour la soirée était à la corbeille. Je dus partir à la chasse au programme, il n'y en avait plus

de mon côté. Ma voisine de droite me dit qu'elle avait reçu sa place en don de la part d'une amie, quelques

heures plus tôt dans l'après-midi, nous avons discuté un peu, c'est devenu rare, la plupart des personnes que je croise

ne me parlent plus, sans que je sache pourquoi. Une paria musicale, suis-je devenue. Deux personnes sont

arrivées de l'autre côté de mon siège, des hommes, alors que le concert était sur le point de commencer.

 

Rameau, Mozart, Beethoven
Rameau, Mozart, Beethoven

Le programme comprenait en première partie Les Indes galantes de Jean-Philippe Rameau,

et le concerto pour piano et orchestre n°17 de Wolfgang Amadeus Mozart. La deuxième partie

proposait la huitième symphonie de Ludwig van Beethoven.

L'orchestre vu depuis ma place à la corbeille

L'orchestre vu depuis ma place à la corbeille

L'Orchestre philharmonique avait un son particulier ce soir, par adjonction d'un clavecin pour Rameau.

J'aime beaucoup Les Indes galantes, et leurs danses, jouées d'oreille à la flûte à bec quand j'étais

adolescente (un de mes must de l'époque!) Dans la suite originelle de Rameau, constituant l'opéra-ballet

"d'un exotisme de fantaisie" disait le livret, intitulé Les Indes galantes, Ton Koopman avait choisi

7 mouvements, que l'orchestre joua avec brio. J'ai beaucoup aimé cette partie du concert.

Malheureusement, une odeur alcoolisée laissait penser depuis le début du concert qu'un auditeur avait forcé sur

l'apéritif avant le grand auditorium. Contrairement à mon espoir, ça ne s'atténua pas avec le temps, bien au

contraire, et j'attendis avec impatience la fin du concerto de Mozart pour pouvoir changer de place, ce que je fis

à l'entracte avec soulagement. Une rangée était restée vide devant nous, mais elle se remplit à l'entracte.

J'allai nettement plus loin. Je ne crois pas que je connaissais ce concerto de Mozart, créé en 1784.

Il fut joué au piano par Daria van den Bercken, et il est écoutable sur le site de France Musique,

qui a diffusé le concert en direct hier soir, je vais pouvoir le ré-écouter dans de meilleures conditions.

Citons le livret: Mozart écrivant à son père à propos de ses récents concertos: "ils sont très

brillants - sans tomber dans l'inanité - il est des endroits que les connaisseurs peuvent

seuls goûter entièrement, mais de telle façon que les non-connaisseurs ne puissent

se sentir que satisfaits, sans savoir pourquoi"... Subtil Wolfgang.

La pianiste fut très applaudie et reçut des fleurs, puis nous joua un bis délicat.

L'ochestre vu depuis le 1er balcon, après changement de place

L'ochestre vu depuis le 1er balcon, après changement de place

J'avais migré vers le 1er balcon, pour la deuxième partie du concert. On pouvait voir de ma place à

la corbeille que des sièges y étaient restés vides. Voici l'orchestre, ci-dessus, du haut du premier balcon,

avant-dernière place à gauche de la dernière rangée de face. On respirait mieux à cette place!

J'avais entendu la 8è symphonie de Beethoven en mars, par l'orchestre baroque de Philippe

Herreweghe. L'orchestre philharmonique de Radio France jouait sur instruments modernes, mais

sous la direction d'un chef baroque. La symphonie était très enlevée, brillante, classique sans

héroïsme, mais avec un martèlement final beethovenien bien senti. L'Orchestre philharmonique

de Radio France est un excellent ensemble, musicalement subtil, que je retrouve toujours avec bonheur.

Rameau, Mozart, Beethoven

Ton Koopman, que l'on voit sur la photo ci-dessus, était, comme je m'en souvenais, très gracieux et

élégant (dans sa direction également). Nous avons bissé la 8è symphonie, et il a circulé dans les

pupitres des musiciens, pour serrer les mains, manifestement enchanté du concert. Nous aussi !

Nous sommes sortis de la Maison de la radio vers 21h50, la Tour Eiffel scintillait encore.

 

Sylvie, blogmestre

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 08:44

Il y eut cette semaine deux concerts Vivaldi à Notre-Dame de Paris, les 16 et 17 avril,

j'y assistai pour cette deuxième soirée. Le concert était donné par la Maîtrise de Notre-Dame,

et l'Orchestre de chambre de Paris, sous la direction d'Andrea Marcon.

Vivaldi à Notre-Dame

Je suis arrivée vers 19h45 (le concert commençait à 20h, et non à 20h30), et me suis placée dans la nef,

à proximité de la station III (pour les lunettes perdues...) Souffrant depuis le milieu de l'après-midi de douleurs

dorsales vives, je suis ressortie de la cathédrale, puis j'y suis rentrée à nouveau, juste avant le début du concert.

Je m'installai à une autre place, plus en avant, restée vacante à la location, pour les photos.

 

Vivaldi à Notre-Dame

Le programme se composait de trois oeuvres d'Antonio Vivaldi: Magnificat, Nisi Dominus, et Gloria.

Le Magnificat (il s'agissait ici d'une sélection des oeuvres référencées RV 610 et RV 611, Vivaldi ayant composé

plusieurs Magnificat) a été écrit pour choeur à quatre voix SATB et solis. Il s'agit d'un cantique

de 25 minutes, qui célèbre les grandes fêtes mariales. Ci-dessous un extrait vidéo

du 5è mouvement "Deposuit potentes", vu du côté des altos du choeur.

 

 

Le livret, que je découvre ce matin, était impossible à lire hier soir, du moins pour moi, même avec lunettes,

dans l'éclairage restreint de la partie latérale extrême de la nef où j'étais. Le livret, donc, parlait d'une grande

intensité, à propos du Magnificat, c'est ce qui ressort de la vidéo, et ce que j'ai ressenti en l'écoutant.

Il nous dit aussi que les solos étaient à l'origine chantés par des chanteuses que l'on ne voyait pas,

et dont on ne connaissait que le prénom. Ici, les solistes étaient bien visibles, il s'agissait de

sopranes et mezzo-sopranes du choeur d'adultes de la Maîtrise, et d'une soliste extérieure.

 

Le Nisi Dominus qui suivit est la mise en musique du psaume 126 de Salomon

"Si l'Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain". Ici un contre-ténor sublime

intervint, il s'agissait de Carlos Mena, originaire du pays basque espagnol, de Vitoria (dont je garde un grand

souvenir pour y avoir participé à un festival Europa Cantat en 1990 sous la direction d'Edmon Colomer).

J'ai beaucoup aimé ces deux premières oeuvres de Vivaldi, que je connaissais peu. La troisième

et dernière pièce du programme était le Gloria RV 589, l'oeuvre chorale la plus connue du compositeur.

 

Ci-dessus un extrait du "Domine Jesu unigenite", toujours du côté des altos, on voit et

on entend la construction du mouvement, en motifs qui se répondent d'un pupitre à l'autre.

Le Gloria me surprit un peu, c'est la dernière oeuvre que j'ai chantée en concert, il y a un mois en l'église

Saint-Louis en l'Ile, nous l'avions chanté très sonore, détaché et éclatant. Il était ici plus lié et plus intériorisé,

plus fondu aussi. Les solis furent très beaux. Les choristes ne tombèrent pas dans les pièges

tendus par le compositeur vénitien, ce sont des professionnels, présents ou futurs (je pense

particulièrement au Cum sancto spiritu, une petite fugue à chausse-trapes en forme de bouquet final).

Vivaldi à Notre-Dame

Ci-dessus, voici Andrea Marcon et les solistes aux saluts, à la fin du concert. Et ci-dessous,

le choeur presque entier, et l'orchestre vus depuis le côté arrière de la cathédrale.

Vivaldi à Notre-Dame

Un beau concert Vivaldi, spirituel, qui s'est terminé vers 21h40.

 

Sylvie, blogmestre

PS: J'ai perdu au concert d'hier soir une paire de lunettes transparentes avec des branches roses,

si quelqu'un les a trouvées, merci beaucoup de me prévenir ici

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 08:23

Vous n'allez pas me croire... J'ai entendu hier soir pour la troisième fois depuis le début du mois d'avril

le 2è concerto pour piano de Brahms (Johannes liebe Ich sehr, aber drei mal sind genug!) Ce concerto me poursuit...

Brahms et Tchaïkovski

Il y avait hier soir, et il y aura ce soir, un concert de l'Orchestre de Paris dirigé par James Gaffigan.

Quand j'ai regardé le programme, j'ai vu d'abord le Lac des cygnes en version concert, puis une oeuvre

de Brahms sur laquelle je ne me suis pas attardée, du moment que c'était du Brahms, ça m'allait.

 

Brahms et Tchaïkovski

J'avais une place achetée d'occasion au 2è balcon, dernière rangée, place près de l'allée.

Brahms et Tchaïkovski

Voici la salle vue de ma place d'origine (j'ai bougé vers le centre de la rangée pour la deuxième partie).

La position haute du 2è balcon de la Phllharmonie conduit certains spectateurs à se pencher en avant, ce qui prive

les personnes qui sont derrière eux de vue sur la scène. C'était mon cas pendant le concerto, j'ai donc bougé

vers une place plus dégagée qui était restée libre pour la partie Tchaïkovski, qui s'annonçait spectaculaire.

Brahms et Tchaïkovski

Voici la disposition de l'orchestre de Paris pour le concerto de Brahms (la photo a été prise debout

dans l'allée avant l'entracte). Je compris, en entendant à nouveau le concerto dans la grande salle de la Philharmonie,

qu'il était nécessaire de frapper les touches du piano plus fort dans cette grande salle, ce qui faisait disparaître le

velouté de l'interprétation que j'avais admiré la veille à Saint-Louis des Invalides. Quoique... Je me souviens de

concerts à la Philharmonie dont le volume musical était plus faible et pour lesquels le public  réduisait de lui-même

tout bruit parasite. Il doit y avoir aussi un choix d'interprétation. Le pianiste était Arcadi Volodos, qui après

le concerto, étant fortement applaudi et redemandé, nous joua un bis, et même un ter... Il annonça

le nom des pièces qu'il jouait, mais le parterre fut seul à l'entendre correctement, je pense.

Cette troisième écoute du 2è concerto pour piano fut aussi plaisante que les deux autres pour moi,

tant l'oreille se forme progressivement lors des écoutes répétées (et je suis formatée pour ces écoutes par

la longue pratique du chant choral !) Les points de repère devenaient différents, la luxuriance du quatrième

mouvement faisait place au violoncelle solo du troisième, tout en délicatesse poignante.

Brahms et Tchaïkovski

Voici ci-dessus Arcadi Volodos lors des rappels. Il y eut un entracte après le concerto, et le piano

fut enlevé de la scène. L'orchestre se redéploya, le voici ci-dessous prêt pour le Lac des cygnes.

Brahms et Tchaïkovski

Tout le monde connaît le Lac des cygnes de Piotr Ilitch Tchaïkovski : c'est l'une des oeuvres préférées

de musique classique, tous publics confondus. Habituellement, sauf si vous l'écoutez chez vous, le Lac

des cygnes, ce sont des danseuses et des danseurs, et les musiciens audibles mais invisibles,

enfermés qu'ils sont sous la scène, dans la fosse d'orchestre. Ici, c'était un concert sans danseurs.

Fini les serre-têtes à plumes du ballet classique! Le spectacle, c'était les musiciens jouant leur partie.

Ils étaient en formation nombreuse, plus nombreux que dans la fosse d'orchestre d'un ballet.

Une vraie formation de concert. Les extraits de l'oeuvre de Tchaïkovski avaient été choisis pour

permettre la mise en valeur des différents pupitres et de quelques solos (je pense au premier violon,

et au premier hautbois, très sollicité dans ce concert, c'est lui qui joue l'air du cygne blanc).

Brahms et Tchaïkovski

Ci-dessus, James Gaffigan félicite le premier hautbois à la fin du concert. Comme on peut le voir

sur la photo d'ensemble, il y avait beaucoup de percussions et de percussionistes: gong, cymbales,

timbales,triangle, castagnettes, métallophone. Ces percussions montèrent en puissance au cours

du concert pour culminer dans le bouquet final de la conclusion de l'oeuvre: la mort du cygne.

C'était un concert formidable, magnifiquement interprété, nous faisant redécouvrir une oeuvre très

connue, où le spectacle de la danse a généralement éclipsé celui de la virtuosité musicale, alors

que la partition mérite largement d'être aimée pour elle-même. Bravo et merci à James Gaffigan

(ci-dessous devant les violons) et à l'Orchestre de Paris d'avoir proposé cette redécouverte

de la musique dansante de Tchaïkovski, pour mélomanes.

James Gaffigan à la fin du concert

James Gaffigan à la fin du concert

Le concert se termina vers 23h15, sous les rappels. Je rappelle que le même concert est proposé

ce soir à la Philharmonie, et le recommande chaudement. J'arrivai chez moi un peu après minuit...

 

Sylvie, blogmestre

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 07:32

Hier soir je suis allée entendre l'Orchestre symphonique de la Garde républicaine, et

le Choeur de l'Armée française, en la cathédrale Saint-Louis des Invalides.

Bizet, Brahms, Wagner

Arrivée diurne à l'extrémité de l'Esplanade, contrôle, pavés du roi, et, une surprise: de petits commis à la tonte

bucolique des pelouses, très efficaces, qui s'activaient et réjouissaient les auditeurs remontant l'allée.

 

 

Etant en avance, comme ce soir là il n'y avait que 2 catégories de places, j'ai changé de quartier,

avançant d'une bonne douzaine de rangs, et ai choisi un siège en bout de rang.

Bizet, Brahms, Wagner

Voici la cathédrale Saint-Louis des Invalides, aux deux tiers de la nef.

Bizet, Brahms, Wagner

Une fois que tout le monde fut assis, je ne voyais pas mieux que d'habitude, sauf le chef, dans une trouée... Pour les

concerts "à plat", mieux vaut être grand. L'avantage de ce nouveau placement était surtout de pouvoir me lever pour

prendre des photos à la fin sans gêner personne, et d'être plus proche des musiciens, améliorant la qualité photo.

 

L'Orchestre de la Garde républicaine, sous la direction de François Boulanger, présentait en première

partie une Marche issue des Scènes bohémiennes de Georges Bizet, puis le concerto n°2 pour

piano et orchestre de Johannes Brahms. Si vous vous en souvenez le concerto n°2 pour piano de Brahms a

déjà fait l'objet d'un article récent sur ce blog, le 9 avril, je l'avais entendu joué par Andras Schiff à la Philharmonie

de Paris, qui dirigeait aussi l'orchestre. Hier, le pianiste était Michel Dalberto (et c'est quand même mieux quand

le pianiste et le chef ne sont pas la même personne), qui avait un jeu velouté et splendide. On avait envie de

fermer les yeux, et de se laisser porter par la musique, lâcher prise, ne plus penser. Après les scènes bohémiennes

de Bizet, nous étions dans la continuité d'un souffle romantique d'Europe centrale avec l'inspiration

hongroise de ce concerto à quatre mouvements (personne n'applaudit après le 3è, le public connaissait).

Bizet, Brahms, Wagner

Le Choeur de l'Armée française, en seconde partie, présentait seul sous la direction d'Aurore Tillac

diverses pièces de Richard Wagner, a capella (La Cène des Apôtres), ou avec orchestre, la direction

était alors alternée avec François Boulanger. Il y eut un extrait des Maîtres chanteurs de Nuremberg,

de Parcifal, du Vaisseau fantôme, et pour terminer, de Tannhäuser (Choeur des pélerins)

Bizet, Brahms, Wagner

Ci-dessus, devant l'orchestre et le choeur, on voit Aurore Tillac à gauche, François Boulanger

au centre, et Michel Dalberto à droite. Aurore Tillac est lieutenant-colonel, et chef d'un choeur d'hommes

(le Choeur de l'Armée française n'est pas mixte) depuis 2007. François Boulanger est colonel

et dirige l'Orchestre de la Garde républicaine depuis 1997. Début 2008, il y eut un concert 9è symphonie

de Beethoven auquel les Choeurs de Paris 13 avaient participé avec l'Orchestre de la Garde républicaine.

J'ai beaucoup aimé l'ensemble du concert, mais particulièrement Wagner. Le Choeur des pélerins

, dernier morceau de la soirée, donnait des frissons. J'ai regardé ce qu'on trouve dans les enregistrements

en ligne, mais rien qui sonne aussi bien. Effet combiné de l'excellence du choeur et de l'acoustique

de la cathédrale Saint-Louis des Invalides. A enregistrer sur place, en résidence, messieurs!

Bizet, Brahms, Wagner

Le concert a été très apprécié, et s'est terminé vers 22h15, avec les regrets de quelques auditeurs

(je crois qu'ils espéraient un petit bis de Wagner...)

 

Sylvie, blogmestre

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 08:50

Hier 23 avril fut une journée chargée. Ayant un peu trop profité le samedi 22 d'une petite forme

à peine retrouvée, je n'étais plus trop apte à aller à Notre-Dame le dimanche matin... je choisis d'y

aller après le devoir électoral, dans l'après-midi de ce beau dimanche de printemps.

Dimanche 23 avril 2017

Je partis d'Arcueil vers 16h30 et arrivai vers 17h15 à l'école élémentaire de la rue

Pierre Larousse (j'ai oublié de changer de bureau de vote en 2016), dont je récupérai

la carte d'électeur au bureau d'accueil, contre signature.

Dimanche 23 avril 2017

Voici la moitié du côté interne de la carte, datée du 1er mars 2017. Bizarrement (enfin,

tout est devenu bizarre dans ma vie...) le tampon d'après le vote indique 23 avril 2016.

Dimanche 23 avril 2017

N'ayant pas mes lunettes, sur le moment je n'ai rien remarqué. Heureusement,

Marianne des invalides était sur place pour protéger les créatures dans mon genre !

Dimanche 23 avril 2017

Il y avait de l'attente, mais moins qu'à la redoutable primaire de novembre 2016.

Je ressortis du bureau de vote le devoir accompli vers 17h30. J'allai rue Didot, en face de l'ex-immeuble

de mes parents, voir le magasin de Frédéric, un copain camerounais que je connaissais depuis des années, et qui est

décédé à peu près aux Rameaux, dans des conditions inconnues. Son petit commerce de services en téléphonie et internet

était fermé, et des voisins avaient laissé là des cartes en témoignages d'amitié et de condoléances. Je n'avais pas

de stylo sur moi, mais le Franprix en face de la rue avait l'équipement nécessaire pour participer.

Dimanche 23 avril 2017

Comme vous pouvez le lire sur le ticket, je serais passée dans ce magasin à 18h43, en fait il était 17h43.

Le magasin était encore à l'heure d'hiver, comme le bureau de vote était encore à l'année bissextile... Il y a deux ans,

quand mes parents habitaient toujours le XIVè, quelqu'un m'avait suggéré de changer d'arrondissement, une suggestion

qui n'avait pas manqué de m'étonner à l'époque, mais qui prenait tout son sens hier. Constatons qu'entre la fausse

heure du magasin, et la fausse date du bureau de vote,  les preuves de ma présence au jour et à l'heure dite devenaient

très aléatoires. J'ai signé deux fois on ne sait quand, avec le seul indice que:j'étais aux environs du 1100è électeur votant !

Un détail: je me suis enquise de la procuration que j'avais tenté de faire établir pour que mon père puisse voter.

C'est-à-dire que j'avais rempli les formulaires disponibles sur internet. J'avais informé mon père de ma démarche par

téléphone (une erreur, difficile de vivre sur écoutes sans commettre des erreurs...) et le dimanche matin, ma sœur m'avait

prévenue qu'il n'y aurait pas de vote par procuration. Ayant du mal à croire qu'on l'avait aussi privé de son droit de vote,

j'ai cependant constaté que la carte d'électeur de mon père était au bureau de vote, qu'il était inscrit sur la liste  électorale

mais que la mairie n' avait  effectivement pas reçu de procuration m'autorisant à voter pour lui. Fin de l'épisode électoral.

 

J'écrivis un petit mot de condoléances pour la famille de Frédéric, déposé sur sa porte, et repartis en direction du métro

Alésia, pour prendre la ligne 4 vers Notre-Dame. J'arrivai à la station Cité à 18h17 (voir ci-dessous).

Dimanche 23 avril 2017
Dimanche 23 avril 2017

 

Notre-Dame, à mon arrivée sur le parvis était entourée de fourgons de police, avec des CRS armés.

La messe de 18h30 était dite à la mémoire de Xavier Jugelé, policier mort en service dans l'attentat

des Champs Elysées, la semaine dernière. Une importante délégation de la Préfecture de police

occupait les premiers rangs au centre de la cathédrale. Il y avait aussi des CRS en civil, avec casques.

Je ne sais pas si cette messe avait été annoncée, je n'en avais pas eu connaissance. Il y avait beaucoup de participation,

et j'y étais à ma place puisque mon grand-père maternel était inspecteur de police. J'ai été heureuse que ce jeune homme

ait une belle messe avec beaucoup de participants, témoignant par là de l'attachement des Français à leurs forces de

l'ordre, et de notre compassion pour lui et pour ses proches. La messe de 18h30 fut célébrée par Mgr Jachiet,

évêque auxiliaire de Notre-Dame, en l'absence de Mgr Vingt-Trois convalescent. Elle était animée par

un quatuor SATB de solistes, de l'Ensemble vocal de Notre-Dame, et fut diffusée en direct par la

chaîne de télévision KTO. C'était une bonne idée que la messe à l'attention de ce jeune policier victime de l'attentat

soit visible par l'ensemble des Français qui le souhaiteraient. Elle est visible en replay sur le site de KTO. L'Evangile

parlait d'espoir et de résurrection, ce qui était adapté. La messe s'est terminée vers 19h45, les invités

de la Préfecture de police et les proches de Xavier Jugelé sont sortis d'abord, et la foule ensuite.

Dimanche 23 avril 2017

Nous sommes ressortis dans le calme sur le parvis où il y avait beaucoup de monde.

J'ai repris le RER pour Arcueil à 19h51*

 

Sylvie, blogmestre

 

Il y aura deux concerts Vivaldi (Magnificat, Nisi Dominus, Gloria) en la cathédrale Notre-Dame

de Paris,  donnés par la Maîtrise et l'Orchestre de chambre de Paris les 26 et 27 avril 2017,

sous la direction d'Andrea Marcon. Il reste des places en vente à l'accueil de la cathédrale,

ou en ligne sur le site de l'Orchestre de chambre de Paris.

 

 

Dimanche 23 avril 2017

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