25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 16:37

En gare d'Arcueil, à 9h30*, le RER se laissait désirer... arrivée à Saint-Michel Notre Dame à 9h57**,

je suis entrée dans la cathédrale juste à l'heure, accueillie par la Maîtrise pour l'introït, que chantaient

deux sopranes, une alto, et un contre-ténor. Nous étions le 5è dimanche de Pâques.

 

Dimanche 24 avril 2016

Le livre des actes des apôtres relatait ce dimanche la suite du périple de Paul et de Barnabé dans le

Moyen-Orient antique, prêchant et structurant une communauté en voie de formation. L'Apocalypse

évoquait une vision de Jérusalem, la Ville sainte, qui descendait du ciel, comme une épouse parée pour

son mari. (Comme beaucoup de chrétiens, j'aimerais beaucoup voir un jour Jérusalem. En attendant, j'ai vu, grâce à une

choriste que je remercie, les 24 heures de documentaire sur Jérusalem, Ville triplement sainte, diffusées par Arte,

passionnantes et addictives, que je peux prêter si quelqu'un est intéressé...) Dans l'Evangile, Jésus donnait

à ses disciples un commandement nouveau, celui de s'aimer les uns les autres.

Dimanche 24 avril 2016

Je suis restée après la messe grégorienne, pour participer à la messe internationale de 11h30 (objectivement,

je suis plus productive dans la deuxième messe, que je connais beaucoup mieux, mais la difficulté accrue de la messe

grégorienne est stimulante) Il y avait à cette seconde messe un choeur espagnol invité, le Zenobia Consort,

qui a chanté un Ave Maria et la Missa laetatus sum de Tomas Luis de Victoria, a capella, sous la

direction de Rupert Damerell. Il s'agit d'une messe à douze voix pour triple choeur...

Dimanche 24 avril 2016

A la fin de la messe, nous avons été informés qu'un grand rassemblement de lycéens se tenait à Lourdes

cette semaine, et qu'un opéra d'images dédié à Marie aurait lieu régulièrement dans la cathédrale, en mai

et juin sur des textes de Claudel et de la musique de Josquin des Prez, de Monteverdi, de Verdi. Et qu'il y

aura un concert de solistes de la Maîtrise mardi soir 26 avril, avec un programme de motets de Bach,

Haendel, Mendelssohn, Monteverdi. Je suis déjà prise ce soir-là, c'est dommage, mais je le mentionne pour leur faire

« un peu de buzz », comme diraient les lycéens chanceux partis au bord du Gave de Pau, dans les Hautes-Pyrénées.

 

Je suis ressortie de la cathédrale vers 12h40 et ai repris le RER pour Arcueil à 12h45***,

à Saint-Michel Notre-Dame, quoique le reçu ne mentionne que Saint-Michel, par concision.

En partant, j'ai photographié le portail de la cathédrale dans la verdure tendre de ce mois d'avril.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 24 avril 2016
En gare d'Arcueil à 9h30

En gare d'Arcueil à 9h30

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 9h57

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 9h57

Retour en RER à 12h45

Retour en RER à 12h45

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 08:00

Samedi soir, je suis allée écouter le Requiem de Mozart en l'église de la Madeleine, chanté par

le Choeur Amadeus, et l'Orchestre Jean-Louis Petit, dirigés par Jean-Louis Petit.

Entrée au concert du 23 avril, église de la Madeleine

Entrée au concert du 23 avril, église de la Madeleine

L'église de la Madeleine appliique, comme Notre-Dame de Paris, le tarif étudiant à tous les possesseurs

d'une carte d'étudiant valide, et je l'en remercie! Partie à 20h07 de la gare d'Arcueil* je suis arrivée vers 20h45,

l'église était dans une ambiance de recueillement reposante, et remplie presque aux deux tiers.

Eglise de la Madeleine avant le concert

Eglise de la Madeleine avant le concert

Programme de la soirée, légèrement modifié dans les faits
Programme de la soirée, légèrement modifié dans les faits

Programme de la soirée, légèrement modifié dans les faits

Sandrine Lebec, soprano solo, ouvrit le concert par l'Ave Maria de Franz Schubert. Puis, le choeur

chanta deux extraits de la Passion selon Saint Jean de JS Bach, le premier et le dernier choeurs,

mais dans l'ordre inverse, soit "Ruht wohl", puis, "Herr, unser Herrscher" (plus long et plus complexe).

 

Puis vint le Requiem de Mozart, toujours dans une ambiance recueillie. Les voix étaient doublées par des 

instruments à vent que je ne voyais pas, étant assise loin dans l'église, je dirais clarinette ou/et trompette, ce qui était

agréable à l'oreille, et permettait de limiter l'effet de diffusion vocale du choeur due à l'acoustique.

Voici le Sanctus, suivi du premier Osanna:

 

 

Le Choeur Amadeus et l'Orchestre Jean-Louis Petit, sous la direction de Jean-Louis Petit

 

Le concert fut très agréable, et très applaudi. Il y eut en bis le Dies irae du Requiem de Verdi,

avec solistes, qui eut beaucoup de succès, comme la première fois que je l'avais entendu en ce lieu.

Une belle soirée! Je suis repartie en chantonnant "confutatis, maledictis!", mais avec Cherubini...

J'ai repris la ligne 14, à la station Madeleine à 22h25**, puis le RER B à la station Châtelet.

 

Sylvie, blogmestre

Les fresques du plafond de l'église de la Madeleine

Les fresques du plafond de l'église de la Madeleine

Départ d'Arcueil gare à 20h07

Départ d'Arcueil gare à 20h07

Reprise du métro à Madeleine (MAD) à 22h25

Reprise du métro à Madeleine (MAD) à 22h25

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 22:27

Samedi après-midi, j'ai entendu l'Orchestre Pasdeloup au Théâtre du Châtelet, sous la direction de

Mykola Diadiura, dans un concert dont le titre, d'après le premier morceau joué, était « Aurore ».

 

Aurore

Le concert était à 16h, il y avait beaucoup de monde dans les entrailles du métro et du RER Châtelet,

qui est le plus gros nœud de lignes ferroviaires souterraines du pays. C'est toujours un peu la jungle à traverser, et hier

ça l'était particulièrement. J'ai émergé de la station sur la place du Châtelet cinq minutes avant le concert, et ai gagné

précipitamment ma place, qui était avec poteau, mais ce n'était pas trop gênant pour voir un orchestre... Ce fut plus

gênant pour l'appareil photo, qui entendait faire sa mise au point sur le poteau, et non sur les musiciens...

 

 

Le Théâtre du Châtelet, du dernier rang de la corbeille

Le Théâtre du Châtelet, du dernier rang de la corbeille

La première œuvre était une courte pièce d'Esteban Benzecry, intitulée Aurore, en création mondiale en

présence de l'auteur, qui vint remercier sur scène. Puis suivit le concerto n°3 pour piano de Ludwig

van Beethoven, interprété au piano par David Kadouch. Ce concerto est le seul qu'a écrit Beethoven

en mode mineur (en ut mineur). C'était un grand plaisir de réentendre ce concerto, que j'avais déjà entendu dans l'année

au grand auditorium de la Maison de la Radio, joué par d'autres interprètes. Le jeune soliste avait un jeu d'une grande

sensibilité, et d'une grande virtuosité, comme l'oeuvre le requiert. C'est ce concerto, vous vous en souvenez

peut-être, que Beethoven avait dans la tête sans avoir eu le temps de l'écrire avant son concert de création

en 1803 à Vienne, ce qui constituait un vrai casse-tête pour le tourneur de pages, qui ne tournait que des pages blanches

avec de vagues signes dessus... Il est très beethovenien et dégagé, parait-il, des influences mozartiennes...

quoique, dans le premier mouvement, il y ait un thème bien mozartien, ai-je trouvé.

 

 

David Kadouch interpréta brillamment sa partition, fut rappelé et nous joua un très joli morceau en bis,

qu'il ne nomma malheureusement pas (et sur lequel je ne pus mettre un titre). L'orchestre se réorganisa pour la deuxième

partie du concert. Je sortis brièvement avant la réinstallation des cordes, et rentrai alors que la première symphonie

de Johannes Brahms débutait. Ne voulant pas faire lever ma voisine en regagnant ma place initiale, je m'assis sur un autre

fauteuil, resté libre en bout de rangée, le D14 je crois. La 1ère symphonie de Brahms présentait avec le concerto

précédent une similitude de tonalité, puisque son premier et son dernier mouvements sont en ut mineur.

On l'a qualifiée élogieusement de « 10è symphonie de Beethoven », il est vrai qu'un passage évoque la

9è symphonie de Beethoven. Il est vrai aussi que le rapprochement de ces deux œuvres, le concerto de

l'un et la symphonie de l'autre, au sein d'un même concert, rendait plus évidente la filiation spirituelle de

Brahms et du maître Beethoven. Le quatrième mouvement de la symphonie, ample et lyrique portait

beaucoup de Beethoven en lui. Il s'acheva peu avant dix-huit heures. Je pris deux photos et ressortis de la salle

de concert, il fallait que je rentre* rapidement, devant sortir à nouveau le soir, pendant que les auditeurs applaudissaient

et rappelaient le chef d'orchestre, qui faisait saluer ses musiciens par pupitre.

 

L'orchestre Pasdeloup et Mykola Diadiura (debout)

L'orchestre Pasdeloup et Mykola Diadiura (debout)

Un très joli concert, interprété avec, comme toujours, beaucoup de sensibilité par

l'Orchestre Pasdeloup, et magistralement dirigé par Mycola Diadiura.

 

Sylvie, blogmestre

Achat de tickets à Châtelet à 18h, et reprise du RER à 18h02
Achat de tickets à Châtelet à 18h, et reprise du RER à 18h02

Achat de tickets à Châtelet à 18h, et reprise du RER à 18h02

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 19:58

Ce message s'adresse à tous les choristes qui ont chanté l'oratorio Elias, de Felix Mendelssohn

en 2011, aux Choeurs de Paris 13, ainsi qu'à tous les lecteurs de ce blog qui souhaiteraient découvrir

cette oeuvre. La version de concert d' Elias par l'Orchestre national de France et le Choeur de Radio France,

sous la direction de Daniele Gatti, sera diffusée sur la chaîne KTO demain lundi 25 avril à 12h,

et jeudi 28 avril à 22h45. L'oratorio dure 145 minutes. A vos magnétoscopes!

 

Ci-dessous, nous voici en concert en l'église de la Trinité en juin 2011, dans "Herr unser Herrscher",

extrait de l'oratorio Elias de Mendelssohn, sous la direction de Pierre Molina

 

 

 

C'est une vidéo amateur avec ses imperfections de son et d'image, mais c'est aussi un bon souvenir!

(toutes les vidéos que j'ai récupérées pour ce concert sont saturées en son, nous sommes trop bruyants ;-)

 

Sylvie, blogmestre

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 08:36

Je suis retournée hier soir au Théâtre des Champs Elysées pour écouter un concert de l'Orchestre

national de France, sous la direction de Daniele Gatti. Il y avait au programme le Divertimento K138

de Wolfgang Amadeus Mozart, Sieben frühe Lieder d'Alban Berg, chantés par la soprano Camilla Tilling,

et la 4è symphonie de Gustav Mahler, avec Elisabeth Glab au violon solo.

Mozart Berg Mahler

Il y avait plusieurs grands concerts hier soir, et le Théâtre était un peu moins plein qu'il aurait pu

l'être, le concert était néanmoins superbe et captivant. Je me suis déplacée vers la rangée devant

la mienne, où il y avait des places libres. Voici le Théâtre vu de la place Q12:

Le Théâtre vu du premier balcon, côté cour

Le Théâtre vu du premier balcon, côté cour

J'ai revu avec grand plaisir Daniele Gatti à la tête de l'Orchestre national de France (ma part de racines

italiennes vibrait en sympathie), avec lequel on le sentait en osmose hier soir. Il connait ses musiciens

par coeur, et réciproquement, et cela se sentait dans l'interprétation des oeuvres du concert.

Le livret de la soirée s'ouvrait, pour le Divertimento de Mozart, sur une citation du compositeur, que chacun

devrait méditer, tant elle est généreuse : "Les passions, violentes ou non, ne doivent jamais être exprimées

jusqu'au dégoût, et la musique, même dans la situation la plus effroyable, ne doit jamais offenser l'oreille

et rester plaisante, et donc rester toujours de la musique." La pièce jouée avait été composée en 1772

par un jeune homme de seize ans, elle était charmante et gracieuse, légère et élégante. A écouter

sans modération, surtout les jours d'humeur sombre! L'Orchestre national de France et son chef étaient

dans l'extrême finesse des nuances, et c'était très beau à écouter et à regarder. La soliste Camilla Tilling,

soprano suédoise, fit son entrée sur scène en robe longue de couleur bouton de rose, ravissante.

Voici Elisabeth Glab, premier violon, Camilla Tilling, et Daniele Gatti, entourés des violons.

Le premier violon, la soliste, et le chef

Le premier violon, la soliste, et le chef

Camilla Tilling interpréta sept Lieder d'Alban Berg, composés de 1905 à 1908, orchestrés et créés

en 1928. Ces Lieder sont des poèmes de sept poètes différents, mis en musique par Berg. Comparés

aux Gurre-Lieder de Schönberg commentés sur ce blog il y a quelques jours, les Lieder de Berg sont

très concis! Les textes des poèmes figuraient sur le livret, c'est aussi du post-romantisme allemand,

avec rossignol, roseaux et clair de lune... "C'est parce que le rossignol chantait toute la nuit, de son

doux chant, dans l'écho et sa reprise, les roses ont jailli". (Eh bien figurez-vous que l'un d'entre eux, rossignol de

son état, m'a réveillée de son doux chant à trois heures du matin la nuit dernière. J'attends les roses qui devraient jaillir...)

Je ne suis pas une spécialiste de Berg, et j'appréhendais un peu. Cependant ces Lieder furent très agréables

à l'écoute, et Camilla Tilling était une interprète d'une grande classe. Elle fut très applaudie, et revint

après l'entracte, pour la 4è symphonie de Mahler, qui comporte une partie chantée.

 

La quatrième symphonie de Gustav Mahler, nous disait le livret, est d'une bonne humeur réjouissante

du début jusqu'à la fin. Le premier mouvement était effectivement fort réjouissant, puisque j'y ai reconnu

"D'r Hans im Schnokeloch", dont la première phrase musicale est jouée par deux fois! (il s'agit d'une

chanson populaire alsacienne, il m'est venu à l'esprit que "Hans" pouvait être pour Mahler son ami Hans Rott, évoqué dans

l'article précédent. En effet, c'est en se rendant en Alsace alors allemande, où il avait trouvé du travail, que Rott fut pris

d'une crise nerveuse qui déclencha son internement, et in fine, sa mort, qui avait tant affecté Mahler). Au deuxième

mouvement, un violon accordé un ton au-dessus de la normale fut utilisé par le premier violon, créant

une impression dissonante, avec un malaise musical. Puis le violon normalement accordé reprit sa

place dans l'orchestre. La soprano chanta dans le quatrième mouvement une ode aux

joies célestes, évoquant les ripailles et abondances supposées de l'au-delà.

 

Ci-dessous, voici l'Orchestre national de France à la fin du concert:

L'orchestre national de France

L'orchestre national de France

Ce concert était beau à entendre et beau à voir (la musique en groupe est un sport d'équipe, il y avait ici

une superbe coordination, un synchronisme magnifique  de l'ONF sous la baguette de son chef), il fut très applaudi,

Camilla Tilling reçut des fleurs, et Elisabeth Glab, deux bises, le violon désaccordé, rien.

 

 

Sylvie, blogmestre

 

En rentrant, lors du changement de ligne à la station Châtelet, mon graffiti préféré avait été repeint par les services

de la RATP, mais comme il me faisait sourire toutes les fois que je passais par là, je l'avais capté la veille au soir,

entre deux têtes, à la volée, pour vous en faire part... le voici. Mozart n'aurait pas dit mieux!

Mozart Berg Mahler
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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 08:39

Il y avait foule hier soir au Théâtre des Champs-Elysées pour entendre l'Orchestra of the Age of

Enlightenment dirigé par Sir Simon Rattle. Une longue file de postulants de dernière minute aux places

libres se déroulait à l'intérieur du théâtre, devant les caisses. J'eus une discussion humoristique avec une dame

qui attendait pour une place, et nous avons, en ces temps de Vigipirate, échangé nos expériences de palpations incongrues...

Enlightenment

Les machines à flasher devaient être en panne, car les billets étaient seulement lus visuellement par le contrôle. Je montai au premier balcon, et comme ma place était tout au bout de la rangée, plutôt que de faire lever les personnes déjà assises, j'y accédai par l'extrémité du couloir. J'appris plus tard que je n'étais pas assise sur le rang R, mais sur le rang S, mais bien à la place n°10.

Voici le théâtre vu de la place S10, et non de la place R10 qui était la mienne:

Le théâtre de la place S10

Le théâtre de la place S10

Le théâtre n'était pas aussi plein que pour le Magnificat, mais peu s'en fallait.

Le programme comportait l'Ouverture tragique opus 81 de Brahms, le Scherzo de la

symphonie n°1 de Rott (ma pièce préférée de la soirée), et la sixième symphonie de Bruckner.

 

Les trois œuvres de la soirée avaient été composées à l'époque d'une vive querelle de musiciens viennois,

revendiquant tous l'héritage beethovenien. Il était intéressant de les entendre dans un même programme

pour apprécier à distance ce qui les séparait. L'Ouverture tragique de Johannes Brahms, dont on ne connait

pas l'histoire (de l'Ouverture), mais qui est peut-être seulement le pendant de son Ouverture pour une fête

académique, déjà commentée dans ce blog, fut créée en 1880 à Vienne. Cette œuvre, qui dure une douzaine

de minutes, est d'une écriture complexe pour cette durée modeste, basée sur deux thèmes principaux

et de nombreux motifs secondaires, selon un art constructif qui serait, nous disait le livret, une technique

dramatique directement héritée de Beethoven. Le deuxième compositeur de la soirée, Hans Rott, était

élève au conservatoire de Vienne avec Bruckner, et Mahler dont il était l'ami. Il est mort à 26 ans après

avoir été interné en psychiatrie, laissant quatre-vingt compositions, dont sa symphonie en mi majeur de

1880. Le scherzo de cette symphonie, qui a été joué en seconde œuvre de la première partie du concert

m'a paru émerger, par sa créativité, de l'académisme ou des convenances des œuvres de Brahms et

Bruckner. Il y avait même une manifestation d'humour, d'un compositeur qui ne se prenait pas trop au sérieux, à écrire

des phrases musicales réparties entre les pupitres, chaque pupitre jouant quelques notes et passant la suite de la phrase,

comme un mistigri, à un pupitre différent. A la mort de Rott, Mahler considéra que ce que la musique avait

perdu avec lui était inestimable. Personnellement, le scherzo de Rott ne m'a pas

évoqué Beethoven, mais plutôt une voie nouvelle dans l'art de la symphonie.

Le livret de la soirée

Le livret de la soirée

Le livret qualifiait la sixième symphonie d'Anton Bruckner, qui formait la deuxième partie du concert, de

relativement concise dans ses dimensions (i.e. seulement 65 minutes). Seuls deux mouvements seront

créés à Vienne en 1883, Bruckner mourra avant sa création complète. Le livret soulignait que cette

symphonie témoignait d'un art inventif et expressif proche du projet beethovenien de renouvellement

des formes. Je l'ai trouvée moins intéressante que la 8è... et plus pesante qu'une symphonie de Beethoven.

Donc, dans le projet beethovenien de renouvellement des formes, pour ce concert, je classerais

de la manière suivante : premier, le scherzo de Rott, deuxième, l'ouverture de Brahms,

troisième, la 6è symphonie de Bruckner. Mais je ne suis qu'une blogueuse mélomane...

L'Orchestra of the Age of Enlightenment

L'Orchestra of the Age of Enlightenment

L'Orchestra of Enlightenment a été formé il y a trente ans par des musiciens londoniens, soucieux de

revisiter la notion d'orchestre. Pas de chef, mais des « artistes principaux », dont sir Simon Rattle fait partie.

Sir Simon avait fait salle comble plusieurs jours d'affilée à la Philharmonie il y a quelques mois, avec

l'intégrale des symphonies de Beethoven, ajoutant son prestige à l'amour du public pour le compositeur.

Les oeuvres de la soirée étaient moins connues probablement, mais le public était averti!

Sir Simon, très gracieux, et l'Orchestra of Enlightenment furent très applaudis.

 

Sylvie, blogmestre

Sir Simon Rattle au Théâtre des Champs Elysées

Sir Simon Rattle au Théâtre des Champs Elysées

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 08:50

J'ai assisté hier soir à un superbe et flamboyant concert d'Arnold Schönberg à la Philharmonie de Paris,

il s'agissait des Gurre-Lieder et du Schönberg post romantique, avec orchestre géant et grand choeur.

Pile en face de la scène, plein centre

Pile en face de la scène, plein centre

Ci-dessous, une photo du gigantesque orchestre (environ 150 musiciens, dont 12 contrebasses!), 

composé de l'Orchestre de l'opéra national de Paris, surmonté du choeur (environ 120 choristes répartis

en un tiers de femmes, deux tiers d'hommes), provenant des choeurs de l'Opéra de Paris, et du Choeur

philharmonique de Prague), sous la direction de Philippe Jordan.

L'orchestre géant

L'orchestre géant

Les Gurre-Lieder ont été commencés en 1900, et appartiennent à la période postromantique de Schönberg,

ils ne seront créés que treize ans plus tard. Les Lieder ont été composés sur des poèmes intitulés

Gurresange, de l'écrivain danois Jans Peter Jacobsen. L'oeuvre musicale aurait été composée en quelques mois,

selon Schönberg, mais le papier musique à 48 portées, indispensable à l'écriture de la monumentale orchestration, manquait,

ce qui retarda la création ! Les poèmes de Jacobsen évoquent les amours impossibles de Waldemar le ténor

et de Tove la soprano au château de Gurre. Dans cette œuvre, les grands solos alternent avec les

séquences chorales, ce qui l'assimile à une grande cantate ou à un oratorio, ou encore à une légende

dramatique telle que la Damnation de Faust de Berlioz. Mais les Gurre-Lieder peuvent aussi être les

héritiers de l'opéra fantastique allemand du XIXè siècle. Lorsque l'oeuvre fut créée dans sa version définitive,

à Vienne en 1913, l'accueil du public fut triomphal, ce qui, selon le livret, sembla contrarier Schönberg, car cet

accueil laissait penser que le style des Gurre-Lieder était plus accessible que celui de ses œuvres suivantes...

La Philharmonie en position de concert, vue de ma place

La Philharmonie en position de concert, vue de ma place

Les deux rôles principaux de Waldemar et de Tove étaient interprétés dans le concert par Andreas Schager,

et Irène Théorin, qui portait une longue robe rouge avec une traîne. Le livret donnait les textes chantés des poèmes

de Jacobsen, dont je vais vous livrer quelques extraits pour vous mettre dans l'ambiance … « Minuit vient de sonner, et de

malheureux morts sont sortis de tombeaux oubliés depuis longtemps, ils regardent avec regret les lumières du bourg, et celles des

maisons, et le vent ironique leur apporte les bruits de fête et les chansons d'amour. » « Vidons une coupe d'or, ensemble, en

l'honneur de cette puissante mort qui rend plus beau » (version XIXè siècle du "Die young, stay pretty!" du XXè siècle)

« Le soleil se coucha, un glas tombait de la cloche, j'ai volé loin, loin vers le deuil et la mort. Le faucon d'Helwig a déchiré le

ramier de Gurre. » Et le final, chanté par le choeur « Vois, le soleil tout brillant au bord du ciel salue votre rêve. Riant, il monte

des flots de la nuit, faisant de son front clair voler l'or de ses rayons. » Romantismes allemand et nordique mêlés.

 

Le choeur

Le choeur

Philippe Jordan dirigeait de sa direction très expressive, de tout son corps en usant de multiples gestes

que ses musiciens suivaient instantanément. A la fin du concert, il a étreint chaleureusement les deux

solistes, on sentait le bonheur d'avoir réussi ce morceau de bravoure collective. C'était agréable de voir

sur scène les musiciens de l'orchestre national de l'Opéra de Paris qui habituellement sont dans la fosse

d'orchestre. J'ai été frappée par la puissance vocale des solistes, ainsi que par celle des choristes. Quand

j'ai vu une quarantaine de sopranes et d'altos pour le double de ténors et de basses (habituellement la proportion

est inverse, on admet qu'un homme peut produire autant de décibels que deux femmes), et que les dames étaient placées

en haut, je me suis inquiétée pour elles. Eh bien pas du tout, les voix féminines du Choeur de l'Opéra

de Paris passaient parfaitement par-dessus celles de leurs collègues masculins. Quelqu'un devant moi s'étonna

de la disposition du choeur, groupé au centre de la « corbeille choeur ». Je pense que si on avait déployé un choeur aussi

sonore sur toute la largeur de la corbeille, les auditeurs les plus proches auraient été un peu assourdis...

Trois solistes et Philippe Jordan

Trois solistes et Philippe Jordan

J'avais hésité à aller entendre ce concert, la suite de l'oeuvre de Schönberg m'étant assez impénétrable.

Je n'ai rien regretté! J'ai beaucoup aimé les Gurre-Lieder, et l'interprétation flamboyante qui en a été faite

hier soir. C'est l'un des plus beaux concerts de mon année musicale. Bravo à tous, et merci !

Merci aussi aux personnes qui ont rédigé le livret, très clair et très intéressant, qui m'a bien aidée.

 

Sylvie, blogmestre

L'orchestre géant et le choeur

L'orchestre géant et le choeur

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 08:27

Hier soir, 18 avril, j'ai entendu et vu en concert-lecture, au Théâtre du Chätelet, le Petit Prince

de Saint-Exupéry, dont le texte était lu par Didier Sandre, accompagné sur trois claviers par

Jean-François Zygel, ponctué de flûtes par Pierre Hamon, et de

chants d'oiseaux par Jean Boucault et Johnny Rasse.

Soirée poétique au Châtelet

J'avais réservé une place sans poteau, au premier balcon de côté.

Voici la scène vue de ma place:

Théâtre du Châtelet

Théâtre du Châtelet

J'avais choisi d'aller à cette soirée car j'aime beaucoup Didier Sandre (qui campait un extraordinaire

et mémorable  Louis XIV dans l'Allée du Roi, et que j'avais vu dans Roméo et Juliette à la Comédie Française

en décembre dernier). Et  la pièce musicale "La Ville" de Jean-François Zygel entendue au

Théâtre des Champs Elysées la semaine dernière m'avait bien plu. Le chef d'oeuvre

d'Antoine de Saint-Exupéry serait entre de bonnes mains!

En guise d'avant-propos, le concert-lecture fut précédé de la projection d'un court dessin animé muet

intertitré des studios Max Fleischer, à qui l'on doit notamment Popeye et Betty Boop. Il s'agissait d'une

créature dessinée, le petit clown ci-dessous, qui prenait vie par la plume de son créateur,

et refusait de regagner sa bouteille d'encre de Chine.

 

Le Petit Prince quitte sa planète

Le Petit Prince quitte sa planète

Après ce prélude, le concert-lecture commença par une introduction à la flûte dans la pénombre.

Les musiques étaient de JF Zygel. Le texte était lu et joué par Didier Sandre, qui s'arrêtait ponctuellement

pour laisser la place aux musiciens, ou continuait sa lecture avec l'un ou l'autre d'entre eux, parfois plusieurs.

Le texte lu était composé d'extraits (je m'en suis aperçue en constatant l'absence du boa ouvert et du boa fermé).

C'était un tour de force, car l'oeuvre de Saint-Exupéry est illustrée d'images, comme celle ci-dessus,

extraite du livret, où le Petit Prince s'envole avec des oiseaux pour visiter les autres planètes.

Les illustrations absentes étaient remplacées par de la musique, l'ouïe se substituant à la vue,

pour créer une perception onirique poétique, revisitée et unique, de l'oeuvre.

Les cinq artistes du concert-lecture

Les cinq artistes du concert-lecture

Les cinq artistes étaient polyvalents dans leur attribution spécifique, c'est-à-dire que le flûtiste Pierre

Hamon utilisa au moins deux flûtes (il traversait la scène et je ne le voyais pas toujours), dont la sonorité m'a laissé

penser qu'il s'agissait d'une flûte droite grave sans bec et de flûtes des Andes. Jean-François Zygel joua du piano, du

célesta (le public du balcon se pencha pour voir d'où provenait ce son de clochettes étonnant), et d'un piano électrique.

Didier Sandre joua l'enfant et l'aviateur, mais aussi la rose, le serpent,et tous les habitants des

planètes visitées par le Petit Prince, Jean-François Zygel jouant, lui, le renard le plus sage que la Terre

ait porté. Quant au duo formé par Jean Boucault et Johnny Rasse, il interpréta de multiples

gazouillis, pépiements, trilles, roucoulements. Pendant deux heures environ, nous avons vécu

dans un conte enchanté. C'était une très jolie expérience, apaisante, pleine de beauté,

de bonté, et d'humanité. Merci et bravo à tous les cinq!

 

Sylvie, blogmestre

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 15:02

Ce matin, je suis partie vers 9h35 de chez moi pour la gare d'Arcueil. Surprise à l'arrivée: impossible de faire entrer un ticket dans les deux machines à oblitérer, dont toutes les ouvertures étaient obturées à l'intérieur (c'est la première fois que je vois toutes les machines bloquées simultanément !) Il y a une deuxième entrée, à l'autre bout du quai, je suis repassée dans la rue, ai descendu puis remonté, et par précaution, tenté d'acheter un ticket à la machine... les commandes en français étaient grisées et inutilisables. Mais je peux acheter un ticket en langue étrangère, et là, ça marchait. Ensuite, coup de chance, les machines à oblitérer n'étaient pas coincées de ce côté, j'ai donc pu valider mon ticket* à 9h45. Une vraie incitation à la fraude!

Gare d'Arcueil à 9h45

Gare d'Arcueil à 9h45

Arrivée à Saint-Michel Notre Dame à 10h04, je me suis hâtée vers la cathédrale pour la messe grégorienne

de 10h. La Maîtrise était composée de deux ou trois jeunes femmes et d'un contre-ténor (étant arrivée

en retard, je n'étais pas visuellement bien placée pour être précise) et de leur chef. La tonalité du Credo m'a

semblée plus grave que d'ordinaire, une tonalité pour alto.Nous étions le 4è dimanche de Pâques.

Le panneau du 4è dimanche de Pâques

Le panneau du 4è dimanche de Pâques

L'en-tête de la feuille liturgique du jour

L'en-tête de la feuille liturgique du jour

Dans les Actes des Apôtres, on voyait Paul convertissant les nations païennes et se faisant expulser

par ses concitoyens, contre lesquels lui et Barnabé "secouèrent la poussière de leurs pieds" (j'aime bien

cette image) avant d'aller prophétiser plus loin. L'Apocalypse selon Jean décrivait une foule immense

vêtue de robes blanches, devant le trône de l'Agneau devenu Pasteur. L'Evangile était celle du

Bon Pasteur, ce qui répondait à la lecture précédente, les fidèles devenant à leur tour des brebis.

La quête du jour était au profit de l'oeuvre des vocations, et le sermon aborda avec tact et pertinence

la question qui agite actuellement l'église catholique, les pasteurs qui guident les brebis dans la foi

étant des humains avec la responsabilité lourde mais exaltante de ceux qui guident les autres.

J'ai personnellement beaucoup d'admiration pour les prêtres. L'un de mes amis proches avait été séminariste et avait renoncé

tardivement à l'ordination pour fonder une famille, mais on sentait que cette vocation était encore très présente en lui.

Le déménagement de mes parents étant assez éprouvant, j'avais un grand besoin de paix intérieure.

Je suis donc restée à la messe internationale après la messe grégorienne.

Extrait de l'Agnus Dei grégorien du jour

Extrait de l'Agnus Dei grégorien du jour

La messe internationale de 11h30 comportait des extraits d'une messe à quatre voix de Domenico

Scarlatti, chantée par quatre solistes, deux jeunes femmes et deux messieurs, dont trois appartiennent à

l'ensemble vocal de Notre Dame (je m'étais déplacée vers l'avant et voyais beaucoup mieux pour cette seconde célébration)

La deuxième jeune femme, une alto avec une très belle voix, était déjà présente, m'a-t'il semblé,

à la messe grégorienne précédente (où je ne voyais que très mal). Etait aussi chantée

une pièce de Matucci relative à l'Evangile du jour "Ego sum pastor bonus".

 

Les voûtes de la cathédrale, un lustre, et l'orgue en fond

Les voûtes de la cathédrale, un lustre, et l'orgue en fond

Je suis sortie de la cathédrale vers 12h40, et ai repris le RER vers Arcueil à 12h43**

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 17 avril 2016
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 14:36

Hier soir samedi 16 avril, j'ai fait la connaissance de l'Opéra de Massy, où se donnait, d'Alessandro

Scarlatti l' "Oratorio per la Passione di nostro Signore Gesù Cristo", par les Folies françoises.

Scarlatti à Massy

J'étais tout en haut de la salle, dans la mezzanine 2, en bord de travée.

Voici l'opéra de Massy, vu de ma place:

Scarlatti à Massy

J'ai gagné Massy en bus, comme le recommandait la RATP, et fis bien, car je me serais à coup sûr perdue si j'avais tenté

d'y aller en voiture... L'opéra est situé à l'intérieur d'une zone dense en immeubles, et même à pied je suis passée devant

deux fois sans rien voir... Enfin, je suis arrivée juste à temps pour m'asseoir avant le début.

Scarlatti à Massy

L'oratorio était chanté par trois solistes, deux contre-ténors et une contralto, et joué par un

orchestre de chambre avec quatre trompettes, un trombone, un théorbe, un clavecin, et des timbales.

Les trois solistes et les musiciens des Folies françoises

Les trois solistes et les musiciens des Folies françoises

Le spectacle de cet oratorio d'Alessandro Scarlatti tourne actuellement en Ile-de-France, il a été donné

à Poissy, ai-je lu, puis à Massy, et sera au Théâtre des Champs Elysées le 22 avril. L'oratorio est placé

sous la direction du premier violon, Patrick Cohen-Akenine, et interprété au chant par les solistes

Philippe Jaroussky, Valer Sabadus, et Sonia Prina. Alessandro Scarlatti a écrit environ 80 opéras, 40 oratorios,

et 800 cantates, et on le considère volontiers comme le fondateur de ces genres musicaux au début du XVIIIè siècle.

Le sujet de l'Oratorio est la Passion de Jésus Christ, comme l'explicite son titre. Mais au lieu de mettre

en scène des humains, Scarlatti fait chanter des entités spirituelles à qui il donne un corps. Ainsi,

La Faute s'exprime par la voix d'un contre-ténor (Ph. Jaroussky), La Grâce par la voix d'un autre

contre-ténor (V. Sabadus), qui a presque un registre de haute-contre, mais une voix très douce et souple

(un bonheur à écouter), et Le Repentir, exprimé par une voix de contralto. En italien comme en français,

ces "vertus" ont un genre différent de l'interprète choisi. Il y avait donc sur une ligne de solistes, du

plus aigu au plus grave, un homme, un homme, et une femme, ce qui était plutôt inhabituel comme répartition!

Le rôle principal est attribué à la Faute, qui dialogue avec La Grâce, et Le Repentir.

Pour les auditeurs qui liraient cet article et envisageraient d'aller entendre cet oratorio, je ne saurais trop conseiller d'obtenir

un livret, il n'y en avait plus à Massy, et la compréhension de cette distribution et de l'oratorio était un peu malaisée sans livret.

L'oratorio dure 1h45 avec entracte. Pendant l'entracte, je suis partie à la chasse au livret, mais il n'y en avait vraiment

plus même dans les recoins. L'entracte était sympathique, l'ambiance à Massy est plus conviviale que dans les

grandes salles parisiennes, il était même possible de manger une glace, ce que j'ai fait avec plaisir.

La deuxième partie m'a parue vocalement meilleure que la première, qui était déjà excellente (ce n'est pas

une vue de l'esprit, ça correspond à une réalité physio-psychologique des interprètes, qui ont pu évaluer la salle et le public

et se sont adaptés, les bis d'un extrait d'une oeuvre sont souvent meilleurs que leur première interprétation).

Le public était conquis, les Folies françoises ont été abondamment applaudies et bissées,

et nous ont fait le plaisir de chanter à nouveau le trio final de l'oeuvre.

 

Les solistes, le chef d'orchestre premier violon, un trombone, des timbales, et des cordes

Les solistes, le chef d'orchestre premier violon, un trombone, des timbales, et des cordes

Le retour de Massy fut intéressant aussi puisque le bus qui m'avait amenée n'était plus en service à 22h15,

heureusement, il y en avait un autre pour rejoindre la station de RER* la plus proche!

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Scarlatti à Massy
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