13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 08:42

Hier soir, j'ai entendu au grand auditorium de la Maison de la radio, un concert dirigé par Ton Koopman

qui est un grand spécialiste de musique baroque. Il y avait au programme une suite de Bach,

un concerto de Mozart, et une symphonie de Beethoven.

Bach, Mozart, Beethoven

J'avais une place de face, pour la première fois depuis que je fréquente cet auditorium,

au premier balcon, voici ce qu'on voyait du grand auditorium de cette place:

 

Bach, Mozart, Beethoven

La photo ci-dessus a été prise avant le concert, vous pouvez voir l'orchestre prêt pour la suite n°3

de Jean-Sébastien Bach. Il y a cependant un intrus (que j'aime bien), c'est le celesta, à gauche sur la photo.

L'auditorium était complètement réservé, mais comme toujours, il y avait quelques absents ça et là.

 

Ton Koopman dirige l'orchestre et le choeur baroque d'Amsterdam, il a été cité dans ce blog lorsque

nous avons chanté la Passion selon Saint-Matthieu de Bach, en 2010, il y a une vidéo du premier mouvement de cette

Passion "Kommt ihr Töchter", à double choeur et Knabenchor, sous sa direction, visible en plus grand ici.

 

Il a dirigé le concert d'hier soir de la même manière, sans baguette, en petits gestes expressifs,

doublés d'un grand sourire. La suite de Bach sous sa direction fut un enchantement baroque.

La suite n°3 date de 1727, elle est en ré majeur, et c'est la plus connue des quatre suites pour

orchestre composées par Bach. Une suite, nous disait le livret, est une forme ancienne héritée de

la Renaissance, composée d'une succession de mouvements de danse régie par deux principes

fondamentaux, le lien tonal et l'unité de style. Le premier mouvement de cette suite est une longue

ouverture, comme on en entend plutôt dans les opéras ou les oratorios. Vient ensuite une aria popularisée

par une publicité télévisée et son usage ponctuel au cinéma, puis deux gavottes, une bourrée, une gigue.

Autant vous dire que, si les musiciens n'avaient pas l'espace pour s'exprimer physiquement, ce fut la

direction qui exécuta des mouvements dansants. L'orchestre était composée de hautbois, basson,

trompettes, timbales, clavecin, et cordes. J'ai noté les croches inégales, et l'appui sur la première par deux.

Une interprétation très raffinée, subtile, enchanteresse, qui m'a donné envie de trouver le CD!

La formation orchestrale pour la suite de Bach

La formation orchestrale pour la suite de Bach

Sur la photo qui précède, on voit mieux l'instrument intrus, à gauche. Il fut utilisé dans le concerto

pour piano et orchestre n°26 de Mozart, qui suivit, anachronisme flagrant puisque le celesta a été

inventé en 1886, Mozart ne pouvait pas l'avoir inclus dans la formation orchestrale de son concerto,

ce qui nous a un peu... déconcertés. L'intrus à la jolie sonorité s'est substitué au piano dans une

phrase musicale du concerto, piano qui a ensuite pris le relais pour terminer la phrase.

C'était un celesta farceur. Mais l'effet était très réussi! Le concerto n°26 de Mozart fut créé en 1789.

Il est contemporain des 39è, 40è, et 41è symphonies du compositeur. Le livret nous explique que Mozart

n'a pas pris la peine de noter l'intégralité de la main gauche du piano, ce qui était fréquent chez lui, mais

jamais avec une telle ampleur. Dans ce concerto, il a fallu compléter ultérieurement tout le second mouvement!

Le celesta farceur s'était peut-être glissé dans un vide de la partition originale, qui sait? Ce concerto, dit

"du couronnement" parce qu'il emploie trompettes et timbales, en conformité avec la pompe d'un couronnement impérial,

est gracieux, sage, et déférent. C'est une oeuvre galante, qui fut très en vogue au XIXè siècle.

L'orchestre philharmonique de Radio France, était, dans cette oeuvre composé de flûtes, hautbois,

clarinettes, bassons, cors, trompettes, timbales et cordes. Le pianiste virtuose, Suisse, était

Francesco Piemontesi, il fut très applaudi, rappelé et bissé.

 

Francesco Piemontesi et Ton Koopman

Francesco Piemontesi et Ton Koopman

Après l'entracte, la deuxième partie du concert proposait la deuxième symphonie de Ludwig van Beethoven.

A l'époque, l'auteur s'était retranché dans la solitude après avoir appris que sa surdité commençante était incurable.

Cependant, la symphonie n°2 n'en porte aucun stigmate. Elle marque un tournant important dans la production du

compositeur, ouvrant sa période dite "héroïque". On peut parfaitement comprendre qu'il ait voulu se sublimer

en sachant que le temps lui était compté pour le faire, pendant qu'il jouissait encore de facultés auditives suffisantes.

Cette symphonie est plus classique dans sa forme que celles qui suivront, mais elle comporte déjà un

élément de rupture: un scherzo qui s'est substitué au classique menuet du troisième mouvement.

Sans surprise, c'est le scherzo inattendu qui est le mouvement le plus attachant de l'oeuvre. Un autre élément novateur,

caractéristique du style beethovenien héroïque, est la longueur du développement final de la coda.

C'est une symphonie agréable, quoique moins connue que ses suivantes. La formation orchestrale était

composée de flûtes, haubois, clarinettes, bassons, cors, trompettes, timbales, et cordes. Les cors n'étaient

pas les cors d'harmonie usuels, mais des cors à tons de rechange (avec des tuyaux supplémentaires amovibles).

Cors à tons de rechange

Cors à tons de rechange

Il s'agissait peut-être d'une demande du chef, dont l'orchestre néerlandais joue sur instruments d'époque,

ces cors à tons de rechange, antérieurs aux cors à pistons actuels, étaient utilisés au XVIIIè et XIXè siècles.

Voici l'orchestre à la fin de la symphonie, avec Ton Koopman:

L'orchestre philharmonique de Radio France et Ton Koopman

L'orchestre philharmonique de Radio France et Ton Koopman

Le concerto de Mozart et la symphonie de Beethoven furent très agréables à écouter, sous la direction

de Ton Koopman, mais mon éblouissement fut vraiment la suite de Bach, dans laquelle le chef

d'orchestre néerlandais apportait une vraie différence d'interprétation, un très joli bonus.

 

Ton Koopman saluant parmi les violons

Ton Koopman saluant parmi les violons

Un très beau concert, qui a été enregistré (celesta compris), et sera diffusé sur France Musique

le 24 juin 2016 à 20h. Bravo et merci à tous! Bedankt veel, heer Koopman!

 

Sylvie, blogmestre

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 16:10

Il chantait déjà des textes plus explicites que les autres quand j'étais enfant... Il portait des lunettes noires

bordées de blanc et une coiffure peroxydée permanentée... Alors que nos autres chanteurs pop prenaient

gentiment de l'âge, il est parti aux Etats-Unis, nous adressant un message de regrets sous la forme

d'une chanson. Il est revenu en France pour un concert du 14 juillet, il y a 9 ans.

Il était à Paris Bercy en concert pour quatre soirs, dont hier 11 mai, et j'y étais.

Ladies & gentlemen, Michel Polnareff!

Polnareff, Michel

Contrairement à ce qui était écrit sur le billet, le concert commence à 21h. Ca laisse le temps

aux retardataires d'arriver... Le stade, qui compte plus de 20.000 places est plein.

Je suis dans les gradins, en hauteur, sur le côté droit. Un clone du chanteur s'est assis à proximité,

qui accepte que je prenne une photo de lui (ravi!) (il ne sait pas ce que je vais en faire...)

Polnareff, Michel

On a eu la courtoisie de transformer la fosse en parterre, où les auditeurs sont assis. Notre voisin

le clone polnarévien nous dit qu'il y avait une ambiance d'enfer ce week-end, que le spectacle est

magnifique, et que ce soir l'assistance est plus posée, ce qui se vérifiera. Lui est venu à chacun des

quatre concerts de sa star... Je remarque que les sièges ont été changé, les nouveaux sont plus confortables,

on a aussi entouré les classes 3 de parois vitrées (VIP?), je suis en classe 4, le nez au vent.

Le palais omnisport couvert de spectateurs

Le palais omnisport couvert de spectateurs

L'artiste entre en scène est démarre très fort tout de suite, avec une chanson de 1970 (ai-je lu),

qui s'appelle "Je suis un homme", et que j'ai découverte plus tardivement à cause de ses paroles, crues

pour l'époque. Et le voici qui nous demande de chanter. Je me distingue en étant la seule de mon entourage à

connaître paroles et musique de la-dite chanson, et j'y vais bravement "Je suis un homme, je suis un homme, quoi de

plus naturel en somme? Oh oui mon style correspond bien à mon état civil !" Personne ne me jette de projectiles, ouf!

Pas très convaincu par notre prestation notre chef d'un soir ne nous sollicitera plus que pour chanter

de petites choses, sauf à la fin. Il enchaîne avec "La poupée qui fait non", puis avec un

troisième tube à caractère sexuello-courtois explicite, "L'amour avec toi".

 

 

Quand j'étais adolescente, j'aimais beaucoup Polnareff, parce que c'est un musicien, parce qu'il a écrit de très belles chansons,

et aussi pour cette sincérité. En plus de sa voix de ténor qui grimpe haut, dont la clarté du timbre a été préservée .

Il y eut dans ce concert principalement des chansons anciennes, "Le bal des Laze", "Holidays",

"La mouche", "Qui a tué grand-maman?"...Voici "Ame câli-ine, cherche coeur libre tous les jours..."

 

Il y eut évidemment "Lettre à France", que la salle acclama plus que d'autres chansons plus anciennes,

ce qui me laissa penser qu'il y avait majoritairement des fans plus récents du chanteurs (c'est pour ça qu'ils ne

connaissaient pas "je suis un homme"!), et "Goodbye Marilou", cet hymne au minitel rose. A la fin de cette

chanson, tous agitèrent la main et la scène disparut dans le noir... Des spectateurs partirent...

mais la scène se ralluma et le programme reprit. La scénographie était raffinée, des goutelettes

tombaient, un arbre poussait, un écran hexagonal invisible au dessus du centre de la scène

permettait de projeter de très gros plans, le spectacle était visuellement très beau et très au point.

Le tube qui manquait arriva enfin, "On ira tous au paradis", karaoké, tout le monde!

 

 

Peut-être que si Michel avait essayé de nous faire chanter d'autres chasons avec le texte affiché, ça eut marché aussi, hmm?

Une très bonne soirée, qui a passé très vite.

Sylvie, blogmestre

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 08:25

Hier soir, je suis allée au dernier concert de Michel Polnareff à Bercy. Par respect pour le concert

de musique médiévale à Notre-Dame qui précède sur ce blog, je fais un interlude, une sorte de sas

musical et spirituel, en vous proposant une vidéo de musicien de rue, rencontré un soir sur le Pont

Saint-Louis, entre les deux îles Saint-Louis, et de la Cité, qui avait accepté de se laisser filmer.

 

 

 

Il joue la petite rengaine entêtante du fabuleux destin d'Amélie Poulain, ne cliquez que

si vous ne craignez pas de l'avoir ensuite dans la tête pendant toute la journée! Vous voici prévenus.

L'article sur le concert Polnareff sera mis en ligne dès que possible, dans la journée j'espère.

 

Sylvie, blogmestre

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 08:14
Rosace du transept de Notre-Dame, côté nord

Rosace du transept de Notre-Dame, côté nord

Il y avait hier soir un splendide concert en la cathédrale Notre-Dame de Paris. L'ensemble vocal de

Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné, interprétait un programme de chants très

  virtuoses de musique du XIVè siècle, à l'époque où la papauté était installée en Avignon.

 

Avignon, le Palais des papes

 

Au début du XIVè siècle, le pape Clément V s'installe en Avignon, et neuf papes s'y succèderont.

Ces papes avignonnais, dont la majorité étaient français, sont des hommes de goût et de raffinement.

Ils font édifier le Palais des papes, ci-dessus, et entretiennent une cour, en mécènes des arts et des lettres.

Parallèlement, la musique médiévale, qui était monophonique, devient aussi polyphonique, grâce

au mouvement de composition Ars nova. On développe le rythme et l'architecture de pièces

musicales savantes, dans lesquelles les voix sont soigneusement positionnées et articulées.

La cour des papes en Avignon était le lieu rêvé pour entendre ces polyphonies nouvelles.

Au temps des papes en Avignon

Le concert était composé de seize pièces, mêlant les oeuvres grégoriennes monophoniques,

et les oeuvres polyphoniques à deux ou trois voix. L'introït grégorien fut initié du fond de la cathédrale

par l'ensemble vocal, qui descendit l'allée centrale en chantant pour se positionner devant l'autel.

Les choristes, très nombreux, se relayaient par sous-groupes pour chanter. Il y avait un groupe de voix

graves exclusivement masculin, et un groupe de voix aiguës, féminin à l'exception notable d'un contre-ténor,

et des sous-groupes des deux groupes de base. La succession des morceaux était comme d'habitude

très organisée, dans un ballet gracieux (en musique, les silences sont aussi de la musique).

Les pièces présentées, qui formaient le déroulement d'une messe étaient musicalement riches et

certaines étaient très ornées. On sentait qu'il ne s'agissait pas d'une liturgie de chapelle médiévale,

mais d'une cour raffinée, ecclésiastique, certes, mais un lieu de haute connaissance musicale.

 

Voici deux extraits du concert, un extrait du Kyrie eleison, à trois voix, chanté par les voix graves

masculines, puis un extrait de l'Agnus Dei, à trois voix, chanté par les voix aiguës,

majoritairement féminines, mais comprenant aussi un contre-ténor.

 

 

 

 

Le concert a eu beaucoup de succès, c'était bien mérité. Mention spéciale à Raphaël Mas, contre-ténor,

qui faisait partie des sous-groupes masculins, et des voix aiguës, ce qui lui a fourni double tâche.

Bravo à toutes et à tous, et merci pour cette belle soirée hors du temps!

 

Sylvie, blogmestre

L'ensemble vocal de Notre-Dame dans sa composition du 10 mai 2016

L'ensemble vocal de Notre-Dame dans sa composition du 10 mai 2016

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 08:26

Hier soir, suite à une après-midi difficile passée en partie au Palais de justice, dans la galerie marchande, qui fait salle

d'attente pour la chambre qui juge les appels en matière de tutelle, et en rechute de bronchite, je suis allée à l'opéra

au lieu d'aller à la répétition chorale. S'abstenir de chanter avec une bronchite permettait d'éviter d'aggraver la

situation, et j'avais besoin de distraction pour ne pas ruminer toute la soirée. Mais j'ai pensé à vous!

L'Opéra Bastille donnait hier soir le Chevalier à la rose de Richard Strauss.

 

Der Rosenkavalier
Der Rosenkavalier

J'avais une place achetée à un autre amateur d'opéra, tout en haut du deuxième balcon.

Heureusement, j'ai fini par m'habituer à la pente des lieux, et n'ai plus d'impression de vertige!

Der Rosenkavalier
La grande salle de l'opéra vue de ma place

La grande salle de l'opéra vue de ma place

L'opéra de Strauss date de 1911, et il comprend trois actes. Le premier acte est assez statique,

mais les deux actes suivants sont très énergiques et joyeux. La mise en scène de Herbert Wernicke

est très réussie, et les décors sont étonnamment somptueux, en panneaux et jeux de glaces géantes

pivotantes. L'interprétation est assurée par l'orchestre et le choeur de l'Opéra national de Paris sous

la direction de Philippe Jordan, les enfants sont ceux du choeur d'enfants de la Maîtrise des Hauts-de-Seine.

 

Somptuosité des décors (image du site de l'Opéra de Paris)

 

L'histoire est une intrigue à un couple, puis à deux couples, puis à un couple. Le très jeune Octavian

est l'amant d'une femme plus âgée, la Maréchale. Laquelle a un cousin, Ochs, assez mal dégrossi,

qui va épouser une jeune femme, Sophie. Octavian va être le Rosenkavalier pour ce mariage, c'est,

dans la coutume viennoise, un chevalier qui donne à la mariée une rose d'argent de la part du marié.

Mais il tombe amoureux de Sophie, et réciproquement. Ochs, convaincu d'être un coureur de jupons

invétéré est écarté par le père de la fiancée, et La Maréchale comprend qu'elle a perdu Octavian.

C'est une histoire du temps qui passe, et qui nous change. La Maréchale se demande comment

elle a pu être "la petite Resi", et si elle sera bientôt "la vieille Maréchale"... Les amants se donnent

des petits surnoms, Octavian appelle la Maréchale "Bichette", et elle l'appelle "Quinquin", ce qui est

plus affectueux que passionné. Toutes les glaces qui entourent les acteurs sur la scène reflètent leur

image (et aussi les nôtres et celles de l'orchestre!), nul ne peut ignorer son reflet. Cruauté de la position

parallèle de la Maréchale qui sait que le jeune Octavian va la quitter, et de son cousin Ochs, gros

rustaud entre deux âges, qui va épouser une jeune fille vierge et richement dotée, et trouve la chose

normale. Au dernier acte, Octavian déguisé en femme se laisse séduire par Ochs, et démontre la

veulerie du personnage, poursuivi sur la scène par une nuée d'enfants qui l'agrippent en criant "Papa".

 

 

Les acteurs chanteurs à la fin de l'opéra

Les acteurs chanteurs à la fin de l'opéra

Octavian était joué par une jeune femme mezzo-soprano, Daniela Sindram. En cherchant les

interprétations fameuses de cet opéra, on constate qu'Octavian est toujours joué par une femme... Et comme le personnage

Octavian se fait passer, dans l'opéra, pour la chambrière de la Maréchale, voici encore une farce en miroir: c'est une femme

qui joue un homme, et qui s'amuse à se faire passer pour une femme! On peut se demander si, en écrivant pour le personnage

d'Octavian une musique correspondant à la tessiture d'une mezzo-soprano, Strauss ne faisait pas de l'humour au second degré.

La musique est très viennoise, et même valsante, le style du Rosenkavalier est musicalement plus

accessible, plus populaire (dans le bon sens de l'expression) que les poèmes symphoniques du compositeur.

La Maréchale était interprétée par Michaela Kaune, le baron Ochs, en knickers et tenue de chasseur autrichien,

par Peter Rose, et Sophie par Erin Morley. L'opéra dure 3h15, et il y a 55 minutes d'entractes.

Il y avait un entracte entre les deux premiers actes, et entre les deux derniers. Je suis allée

me promener au premier entracte, et boire une bière au deuxième, à la santé de mes camarades choristes,

qui sortaient de répétition à cette heure là. Excellente bière d'ailleurs!

Der Rosenkavalier

L'opéra Der Rosenkavalier est une réussite, on passe une excellente soirée.

Si vous avez l'occasion d'aller le voir, n'hésitez pas!

 

Sylvie, blogmestre

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 20:49

Aujourd'hui, j'ai participé à la messe grégorienne à Notre-Dame, à 10h. En gare d'Arcueil ce matin à 9h37*,

je suis arrivée à Notre-Dame pendant l'introït. Nous étions le 7è dimanche de Pâques.

Panneau du 7è dimanche de Pâques

Panneau du 7è dimanche de Pâques

Les chantres de la cathédrale comptaient deux sopranes, une alto, un contre-ténor, qui se sont

relayés pour nous faire chanter, ou chanter ensemble sous la direction de leur chef.

 

Dimanche 8 mai 2016

Le livre des actes des apôtres parlait de la lapidation d' Etienne, et de son extraordinaire capacité

de pardon, l'Apocalypse de Jean proposait à celui qui a soif de venir, et de recevoir gratuitement l'eau

de la vie (un beau cadeau dans un pays de désert), et l'Evangile, selon Jean aussi, parlait de l'unité de Jésus,

de Dieu, et de la communauté chrétienne. Dans le sermon, il fut souligné que nous étions dans une

période particulière, entre l'Ascension de jeudi dernier, et la Pentecôte de dimanche prochain, une

période d'attente. Dans le Sud-Est de la France, au bord le plus oriental de la Méditerranée, il pleut

souvent entre l'Ascension et la Pentecôte, des larmes célestes coulant on ne sait pourquoi.

Dimanche 8 mai 2016

Le Gloria grégorien avait changé, juste comme je maîtrisais le précédent.... Les Kyrie, Sanctus et Agnus Dei sont les plus

redoutables à déchiffrer, courts mais bien denses en difficultés. C'est aussi ce qui fait leur charme et leur beauté.

 

Je suis rentrée chez moi à la fin de la messe, trop fatiguée pour rester une deuxième heure. J'ai repris le RER à 11h13**,

et ne me souviens pas qu'il y ait  eu d'annonces (si je ne les ai pas entendues, mon état était pire que je pensais!)

Je relaie donc à nouveau l'annonce d'un concert de musique médiévale à Notre-Dame de Paris

mardi 10 mai à 20h30. Les statues en chuchotaient entre elles quand je suis ressortie.

Statues du portail de la cathédrale

Statues du portail de la cathédrale

Sylvie, blogmestre

Départ d'Arcueil à 9h37

Départ d'Arcueil à 9h37

Retour en RER à 11h13

Retour en RER à 11h13

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 21:21

Il y avait hier un concert d'après-midi en entrée libre, en l'église de la Madeleine, à 16h. Le choeur

qui donnait ce concert était américain, de Salt Lake City, dans l'Utah. Les choristes étaient jeunes,

c'était une chorale d'étudiants, nommée Westminster College chamber singers,

d'après leur université, et dirigée par Christopher Quinn.

 

Partie d'Arcueil-gare à 14h23*, je suis passée d'abord au Palais de justice pour quelques renseignements à propos des dix

ou onze convocations (vous avez bien lu) que j'ai reçues pour une audience lundi prochain, 9 mai, concernant mes parents.

Ensuite je suis allée à la Comédie française voir s'il restait des places pour Tartuffe qui ne seraient pas accessibles sur internet.

Bingo, mais peu pratique pour moi. Puis, j'ai rejoint la Madeleine, où je suis arrivée vers 16h10**. Le concert avait commencé.

Chapelle illuminée

Chapelle illuminée

Il y avait des auditeurs, à l'intérieur, en nombre plus élevé que je n'aurais pensé, en cet après-midi

ensoleillé et chaud. Le principe du concert gratuit n'est pas contraignant, on écoute un peu, ou beaucoup,

et on repart quand on veut, dans la discrétion. Je me suis rapprochée du noyau dur d'auditeurs qui occupait

le centre avant de l'église, et ne montrait pas de velléités de s'en aller avant la fin du concert.

Les Westminster College chamber singers

Les Westminster College chamber singers

C'était un joli ensemble qui chantait a capella des pièces courtes qui m'étaient inconnues. Le programme

du jour était choisi dans leur répertoire de l'année, ce qui ne facilitait pas les choses (il est toujours plus facile

de suivre une liste présentée dans l'ordre), les titres du répertoire et leurs auteurs figurant sur le programme

cartonné que nous avions reçu. Je vis Purcell, Vivaldi, Dvorak, Monteverdi, Rachmaninov, et de nombreux

autres auteurs dont le nom ne m'évoquait rien de précis... Un jeune homme présentait les pièces sans

micro (aïe), et l'acoustique magdalénienne embrouillait les informations données (aïe). Ce fut donc une

découverte musicale. Après tout, avons-nous besoin de connaître le nom de tout ce que nous écoutons ?

Le début du répertoire du choeur

Le début du répertoire du choeur

Voici une vidéo du dernier morceau chanté avant la fin du concert, dans un style différent de la suavité

des pièces précédentes, très bien exécutées au demeurant, à dominante de mouvements lents.

 

 

Le jeune choeur et son chef ont été très applaudis. Je crois qu'ils sont en tournée à Paris pour

quelques jours, vous aurez probablement d'autres occasions de les entendre. Le concert se termina

à 17h, il n'y eut pas de bis (les auditeurs furent un peu surpris), et nous sommes ressortis sur les marches de l'église,

dans le beau soleil. L'opération fleurissement des marches avait été reconduite très récemment (la semaine précédente

quand j'étais brièvement venue à la Madeleine, il n'y avait rien), et je devinai que sous peu, les voisins viendraient avec

leurs chaises lire leur journal auprès des dahlias, impatiens, géraniums... (ce ne sont pas les mêmes fleurs

que l'an dernier). Ce sera très agréable et coloré. D'ailleurs, certains en profitent déjà !

 

La végétalisation des marches de l'église de la Madeleine

La végétalisation des marches de l'église de la Madeleine

Sylvie, blogmestre

Départ d'Arcueil à 14h23

Départ d'Arcueil à 14h23

Arrivée à la Madeleine à 16h10

Arrivée à la Madeleine à 16h10

Retour de la Madeleine à 17h07

Retour de la Madeleine à 17h07

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 08:09

Ce jeudi 5 mai, je suis partie d'Arcueil-gare à 9h23*, et arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 9h49**. Les deux messes de

10h et de 11h30 étaient très belles. Plus je suis fatiguée, plus j'ai tendance à rester longtemps, peut-être parce qu'il me

faut plus de temps pour émerger de la matérialité du trajet et entrer dans la spiritualité, opérer une transition intérieure...

 

Jeudi 5 mai 2016

Nous étions donc le jeudi de l'Ascension, quarante jours après Pâques.

J'étais arrivée en avance, Notre-Dame carillonnait dans les feuillages, la voici à 9h50 :

 

 

 

La solennité du jour était de celles qui dépassent l'entendement : Jésus, qui était ressuscité (déjà!)

s'élevait vers les cieux, en chair, sous les yeux de ses apôtres.

 

Jeudi 5 mai 2016

L'Evangile et la lecture des actes des apôtres concordaient sur la description de l'ascension céleste

(mais il m'a semblé entendre qu'ils étaient de la main du même Luc), alors que Paul donnait des explications et

des instructions. J'entendis deux sermons, deux interprétations différentes de l'Ascension, que

personnellement, je serais bien incapable de commenter, mais que j'ai écoutés attentivement.

Jeudi 5 mai 2016

La Maîtrise était conséquente, composée de jeunes gens, chantant à l'unisson dans la messe grégorienne,

puis en polyphonie dans la messe internationale, sous la direction de leurs chefs respectifs. Je pus constater

que j'avais fait ponctuellement et globalement quelques progrès en déchiffrement de portées grégoriennes,

grâce à l'entraînement à domicile sur les pièces que j'avais trouvées enregistrées en vidéo.

Kyrie graphiquement très joli, le liriez-vous?

Kyrie graphiquement très joli, le liriez-vous?

Une messe courte de Duruflé, la Missa cum jubilo, fut chantée par la Maîtrise dans la messe

internationale, ainsi qu' un Cantate Domino de Leo Hassler, que je connaissais pour l'avoir chanté

à quatre voix mixtes, et qui était ici chanté exclusivement en voix d'hommes.

 

 

On annonça un concert de musique médiévale « Musiques au temps des papes d'Avignon » qui sera donné

en la cathédrale par le choeur d'adultes de la Maîtrise, le 10 mai à 20h30, dont je relaie l'annonce ici.

 

Vitraux côté sud de la nef vers 12h40

Vitraux côté sud de la nef vers 12h40

Je suis ressortie de la cathédrale vers 12h40, Notre-Dame carillonnait à nouveau dans le grand soleil

 

 

 

du milieu du jour, ai repris le RER à 12h41*** (il y a quelques divergences de minutes entre ma montre et les tickets),

suis arrivée chez moi vers 13h10.

 

Sylvie, blogmestre

En gare d'Arcueil à 9h23

En gare d'Arcueil à 9h23

Arrivée à St Michel-Notre-Dame à 9h49

Arrivée à St Michel-Notre-Dame à 9h49

Départ en RER à 12h41

Départ en RER à 12h41

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 08:23

Il y avait hier soir concert extraordinaire en la cathédrale Notre-Dame de Paris, dont le parvis

s'ornait d'une longue file polyglotte de postulants à l'entrée. Toute la communauté britannique parisienne

semblait s'être donné rendez-vous dans la nef pour le concert du Parliament Choir, qui rassemble des

députés des deux chambres du Parlement du Royaume Uni, et des personnes y travaillant.

Poulenc, Gounod, Williams, Howells, O'Neill

Ce qui faisait environ une centaine de choristes (il y avait une grande photo dans le programme).

L'orchestre, le Southbank symphonia, était composé d'une trentaine de musiciens.

Notre-Dame était en disposition retournée. Je trouvai une place au troisième rang latéral.

L'orchestre sur son estrade, à l'arrière de la nef

L'orchestre sur son estrade, à l'arrière de la nef

Le programme se composait de deux grosse pièces majeures françaises, de deux pièces anglaises

plus petites, et d'une création anglaise néo-médiévale à la gloire de Notre-Dame de Paris.

Le concert s'ouvrait donc sur le Gloria de Francis Poulenc, qui était suivi de deux pièces de

Ralph Vaughan Williams et de Herbert Howells, puis d'une création de Nicholas O'Neill,

Tu es Petrus, et se terminait par la Messe solennelle de Sainte-Cécile de Charles Gounod.

Poulenc, Gounod, Williams, Howells, O'Neill

Dans le texte de présentation du livret du concert, rédigé par Nicholas O'Neill, je retrouvai les souvenirs qui

me restaient du Gloria de Poulenc, que j'ai chanté en choeur de 300 choristes devant quelques milliers de personnes dont un

président et un chancelier en exercice, sous la baguette de Theodor Guschlbauer, c'est-à-dire qu'il s'agit d'une oeuvre

mi-religieuse, mi-amusée, comme en témoigne ce "lauda... lauda... laudamus te! " qui clôt le Laudamus te où les

pupitres semblent se renvoyer une balle de l'un à l'autre. Ci-dessous le début du Laudamus te:.

 

 

Nicholas O'Neill écrivait que Poulenc "n'est sûrement pas un compositeur léger, même s'il se prend

lui-même rarement au sérieux". Ce Gloria, qui m'avait semblé difficile à l'époque où je l'ai appris, par son balancement

entre deux tonalités m'a paru beaucoup plus simple hier soir, côté choristes. La partie de soprano solo recèle en

revanche quelques pièges subtils que notre interprète d'hier soir, Ilona Domnich, a évités avec grâce.

Voici un extrait du Qui sedes ad dexteram Patris, où l'on entend bien les modulations de tonalité:

 

 

Le Gloria, qui était le morceau de bravoure du concert, fut très applaudi. Je verrais bien la Maïtrise d'adultes

de Notre-Dame dans cette oeuvre... Les Cinq variations sur Dives et Lazare qui suivirent mettaient en scène

harpes et cordes sur une pièce folklorique anglaise, sans choeur, une oeuvre très agréable à écouter.

Suivit un choeur de Howells, "Behold O God our defender", écrit en prévision du couronnement

d'Elisabeth II en 1952, puis vint "Tu es Petrus", une création de Nicholas O'Neill.

 

Ce concert à Notre-Dame de Paris était sa seconde exécution. L'auteur a qualifié Notre-Dame

de "lieu béni musical dont l'importance est immense pour tout compositeur féru d'histoire". Il faisait

allusion à la toute première polyphonie grégorienne à voix indépendantes, qui fut composée par Perotin

de l'Ecole de Notre-Dame il y a huit cents ans (que l'ensemble vocal me corrige si je me trompe), ouvrant la voie

à toute la musique polyphonique occidentale. Perotin est un diminutif de Pierre, Petrus en latin, comme

Pierre le disciple sur qui l'Eglise catholique serait bâtie, d'où le nom "Tu es Petrus" de la composition

de Nicholas O'Neill, considérant Perotin comme la pierre sur laquelle la polyphonie moderne était bâtie.

J'ai trouvé l'hommage à la cathédrale et aux premiers compositeurs de polyphonies touchant.

 

 

Poulenc, Gounod, Williams, Howells, O'Neill

Pour terminer, le second gros oeuvre de la soirée, la Messe solennelle de Sainte-Cécile de Gounod,

comprenant Kyrie, Gloria, Sanctus, Benedictus, et Agnus Dei. Insolite: l'Agnus Dei comprenait des paroles

supplémentaires "Domine, non sum dignus...", par rapport au texte habituel de cette pièce. La partition du choeur

semblait plus simple que celle du Gloria de Poulenc, mais celle des trois solistes, soprano, ténor et

baryton était très élaborée. Je ne connaissais pas cette oeuvre, ce fut une découverte. L'oeuvre fut créée

en 1855 pour la Sainte-Cécile, en l'église Saint-Eustache. Selon le livret, cette oeuvre de Gounod

porte "toutes les caractéristiques de l'opéra", ce qui doit être la raison de la prééminence des parties de solistes

sur les parties du choeur, en termes de difficulté musicale. Saint-Saëns pensait que cette messe

survivrait mieux que les opéras de Gounod, mais Faust lui donna tort!

Voici une photo du chef Simon Over, et de deux solistes:

Simon Over, Ilona Domnich, David Webb

Simon Over, Ilona Domnich, David Webb

Ce fut un beau concert. J'ai aimé la simplicité de ces parlementaires anglais (le pupitre de basses

comptait plusieurs Lords et plusieurs Sirs, et les sopranes et alti plusieurs Baronesses), venant nous chanter

de la musique française à domicile, un hommage d'une élégance toute britannique.

 

Sylvie, blogmestre

Le dispositif de gradins vu du fond de la nef

Le dispositif de gradins vu du fond de la nef

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 21:56

Ce matin le RER arriva en même temps que moi en gare d'Arcueil, mais la machine refusa mon ticket. Les quelques secondes

qu'il me fallut pour avoir la présence d'esprit d'essayer la seconde machine suffirent à la rame à quai pour s'en aller, ce qui

sembla mettre en joie (?!) un jeune homme apparemment bien sous tout rapport qui passait par là. La seconde machine

valida mon ticket sans problème, et je continuai à me demander qui "bricole" les appareils à valider de cette gare...

 

Entrée en gare d'Arcueil à 9h30*, je ne suis arrivée à Saint-Michel Notre-Dame qu'à 10h01**. Après une

rapide traversée du parvis, j'entrai dans la cathédrale pendant l'Introït, et trouvai une place vers l'avant.

En-tête de la feuille liturgique de la messe grégorienne du jour

En-tête de la feuille liturgique de la messe grégorienne du jour

La nef et les vitraux ensoleillés

La nef et les vitraux ensoleillés

Nous étions le sixième dimanche de Pâques, et la Maîtrise, pour cette messe grégorienne,

était composée de quatre messieurs qui font partie de l'ensemble vocal de Notre-Dame,

au moins pour deux ou trois d'entre eux que j'ai vus plusieurs fois en concert.

Panneau de la 6è semaine de Pâques

Panneau de la 6è semaine de Pâques

Je m'étais promis de travailler les partitions de la liturgie grégorienne, et n'ai pas eu le temps, mais j'ai trouvé

quelques vidéos chantées avec partitions sur internet qui devraient s'avérer utiles. En attendant, je déchiffre

avec plus ou moins de pertinence selon ma forme du jour, appliquant la formule de Pierre Molina qui soutient qu'il vaut

mieux déchiffrer en faisant de fausses notes, que ne pas chanter (je souscris à cette opinion!)

Avant la première lecture, on nous prévint qu'il y avait une erreur dans la feuille liturgique, l'Evangile

du jour ayant disparu, remplacée par un doublon des Actes des apôtres (c'est le maquettiste qui a collé

le texte qu'il ne fallait pas au mauvais endroit...) Curieusement, en langue étrangère l'Evangile était bien là, à la bonne

place. C'était l'Evangile où Jésus dit qu'il nous donne la paix, qu'il nous donne sa paix.

Les Actes des apôtres évoquaient Paul et Barnabé dans leur enseignement, il s'agissait cette fois de

circoncision, et de s'abstenir de viandes non saignées, et d'unions illégitimes. L'Apocalypse était une

déclinaison du nombre douze, douze tribus, douze portes, douze anges... Douze étant réparti en quatre fois trois.

La communion, vers 11h, fut assez insolite, une rangée de visiteurs mitraillait la file des fidèles de leurs

téléphones portables, tablettes, appareils photos... Nous devons déjà être en ligne sur Facebook Japan, ou ailleurs.

Dimanche 1er mai 2016

Je restai à la messe internationale de 11h30, me déplaçant de quelques rangs vers l'avant. Il y avait

une chorale invitée que j'avais croisée sur le parvis, en arrivant pour la messe grégorienne, un peu plus d'une heure

auparavant. Il s'agissait d'un choeur d'enfants et de jeunes filles, la Maîtrise de la cathédrale de

Saint-Bavon à Haarlem, aux Pays-Bas. Je n'ai pas pu trouver le programme qu'ils ont chanté.

Dimanche 1er mai 2016

La chorale d'enfants interpréta un très beau Kyrie, un Sanctus, et un très bel Agnus Dei

(dont je dirais qu'il ressemblait beaucoup à du Mozart). Nous avons chanté le Notre Père de Rimsky-Korsakov

(dans la messe grégorienne, le Pater noster est grégorien, en latin). Nous fumes autorisés à applaudir

les enfants, qui avaient de très jolies voix fraîches, à la fin de la messe.Sur les quatre solistes

ténors et basses de la messe grégorienne, deux étaient restés pour animer la messe internationale.

Je suis repartie de Notre-Dame un peu avant 12h40,  et ai repris le RER à 12h41*** .

 

Sylvie, blogmestre

Soleil matinal dans les vitraux

Soleil matinal dans les vitraux

En gare d'Arcueil à 9h30

En gare d'Arcueil à 9h30

Arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 10h01

Arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 10h01

Retour en RER à 12h41

Retour en RER à 12h41

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