12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 19:24

J'étais hier soir au premier concert de Bruce Springsteen à Paris Bercy (Accor Hôtel Arena),

ayant acquis un billet d'occasion. Il y avait beaucoup de revente de billets devant Bercy... et les files

de postulants à l'entrée zigzagaient, houspillées par les agents de régulation de la manifestation.

Bruce the Boss

Partie d'Arcueil-gare à 18h37*, j'étais arrivée à la station Bercy à 19h10, le concert commençait à 19h30, précisait le billet.

"Dépêchez-vous", nous pressaient les agents de contrôle," il commence à l'heure et il n'y a pas de première partie". Je fus ravie:

nous allions ressortir tôt, et je rentrerais chez moi à une heure décente... Mais une fois à l'intérieur, j'appris

que Springsteen, also known as "The Boss", était un habitué des concerts de plus de trois heures!

Bruce the Boss

J'ai payé le billet moins cher que sa valeur faciale, mais vu les conditions de spectacle, c'était quand même exorbitant.

La salle était très pleine, la fosse était séparée en deux par une passerelle déambulable pour chanteur déambulateur.

Bruce the Boss

La scène était dépouillée. Pas de grands écrans couverts de vidéos suggestives, pas de tête de

mort géante souriant au plafond, et des auditeurs à l'arrière de la scène comme à la Philharmonie.

C'était un concert de rock pur et dur (enfin, avec quelques slows quand même, heureusement pour moi). Le concert

reprenait les titres des années 70-80 qui avaient fait la gloire du chanteur, dont je connaissais la majeure

partie, en ayant parfois un peu de mal à mettre un titre sur la musique, en partie parce que les paroles

étaient peu audibles. J'appréciais les slows, pour au moins deux raisons: ils étaient joués moins fort que les rocks, et

mes voisins de devant s'asseyaient enfin... (je ne comprends pas comment on peut acheter des places aussi chères pour

ne pas s'y asseoir... la fosse, c'est meilleur marché, et on y est debout tant qu'on veut sans gêner personne !)

Les paroles étaient peu audibles parce que le son était trop fort. Ceci mis à part, c'était une grande fête.

Je pense que les touristes anglophones présents pour l'Euro de foot étaient nombreux, car la participation

chantée avec les paroles était impressionnante. Voici "The River", l'histoire triste d'un amour mort

 

 

Springsteen a changé physiquement depuis la sortie de cette chanson, mais la voix demeure intacte,

absolument reconnaissable, impossible de confondre avec quelqu'un d'autre. J'ai découvert que le site officiel

du chanteur donne les paroles de ses chansons, et me demande si les amateurs ne les apprennent pas par coeur

avant d'aller au concert... hmmm? Il est très charismatique, et va volontiers au contact des fans.

Voici l'usage qu'il fait de la passerelle déambulatoire mentionnée plus haut, tout en serrant des mains,

il avise un panneau "Papa m'a promis un câlin du Boss" (en anglais), brandi par une jeune fille. Ni une

ni deux, la demoiselle est portée par la foule vers le chanteur, étreinte, puis réexpédiée dans la fosse par la même voie!

 

 

L'an dernier, au stade de France, je m'étais demandée à quoi carburait Mc Cartney, qui avait assuré seul trois heures

de concert. Je me pose la même question pour Springsteen. C'est très sérieux, lequel d'entre vous choristes se verrait faire

plus de trois heures de concert sans interruption? Je veux la recette! Le concert avait commencé un peu plus tard

que prévu, à 19h50 environ. Pendant des dizaines de minutes, Bruce enchaîna les rocks de sa voix

grave un peu éraillée (mais il peut chanter aigu aussi, il nous a fait une démonstration), toujours de la même manière,

il terminait un morceau, le batteur faisait un court solo de batterie, Bruce disait "one, two, three, four",

et c'était parti pour la chanson suivante. Sur le site des Inrocks, j'ai lu qu'il enchaînait les titres de l'album "The River".

Voici ci-dessous, non pas la danse des plantigrades comme on pourrait le penser, mais la chanson "Hungry heart"

(everybody's got a hungry heart), telle que je la voyais, assise à ma place, avant de me lever,

histoire de re-voir le chanteur...

 

 

J'ai eu l'impression, probablement justifiée, que le son était de plus en plus fort à mesure que le concert avançait. Par moments,

on n'entendait plus bien ce qui se passait, par saturation, j'étais devenue à moitié sourde. Au début, c'était gênant, mais non

douloureux, puis ça le devint. N'ayant pas emporté de protections auditives, vers 22h30, je suis sortie de la salle, après 2h40 de

concert et une fausse fin. Quand j'atteignis les escaliers, j'entendis "Born to run", et faillis rentrer dans la salle, mais la douleur

me rendit prudente. Je repris le métro à 22h34**, on entendait la musique de l'extérieur du Palais omnisport...  J'ai appris

aujourd'hui que les plombs sautèrent à 22h35, ce qui ne m'a pas surprise, vu la puissance acoustique de la sono.

Le concert a duré 3h45, et Bruce a occupé la panne à signer des autographes aux fans ravis de l'aubaine.

 

Sylvie, blogmestre

 

Bruce the Boss
Bruce the Boss
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 11:54

Pour ménager une transition avec ce qui va suivre, voici une danse du feu exécutée par

une gracieuse jeune femme sur le parvis de Notre Dame, filmée vers 22h, le 7 juin 2016.

 

 

Sylvie, blogmestre

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 14:07

Arrivée en gare d'Arcueil à 9h37* ce dimanche 10 juillet, le train de 9h38 ne passa pas, ou ne s'arrêta pas,

ni celui de 9h45. Je pris celui de 9h52, et arrivai à 10h07** à St Michel Notre-Dame.

Dimanche 10 juillet 2016

La Maîtrise était composée de trois solistes féminines et d'un contre-ténor, pour la messe grégorienne,

puis de deux solistes féminines pour la messe internationale qui suivit, à laquelle un choeur britannique

était invité. L'article développé correspondant a été posté ici sur le blog Cum sancto spiritu.

Dimanche 10 juillet 2016

Il y avait beaucoup de monde à la cathédrale ce dimanche. Je suis repartie vers 12h35***, ayant un

rendez-vous à 13h à honorer, à quelques stations de métro de là. Il faisait encore plus chaud que la veille.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 10 juillet 2016
Dimanche 10 juillet 2016
Dimanche 10 juillet 2016
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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 19:40

Vous avez remarqué? C'est l'été! Samedi soir, la Comédie française avait fait le plein

de spectateurs estivaux hilares, venus déguster un petit Feydeau, et j'étais du nombre.

Un fil à la patte

J'étais placée dans la corbeille, au 3è rang, de trois-quarts.

Un fil à la patte

 Le "fil à la patte" s'appelle Lucette, qui est chanteuse de cabaret de son état, et amante du sieur

de Bois d'Enghien (noblesse d'Empire, dit perfidement quelqu'un). Lequel Bois d'Enghien est sur le point de convoler

avec une jeune Viviane, dans l'ignorance de Lucette. Dans l'antichambre de cette dernière, se croisent un

compositeur amateur minable de chansons égrillardes, clerc de notaire de profession, et la mère de Viviane,

baronne, qui vient proposer à Lucette de chanter au mariage de sa fille. Lucette est courtisée par un

général sud-américain, sur qui Bois d'Enghien compte beaucoup pour le débarrasser de son

encombrante et affectueuse maîtresse. Ajoutez quelques personnages secondaires utilisés comme faire-valoir,

telle la soeur de Lucette, vierge définitive ornée d'une coiffe bigouden, vous avez l'imbroglio complet. Les costumes

féminins, très soignés, ont été réalisés par les ateliers de la Comédie française. La pièce est une reprise,

elle a reçu trois Molières en 2011, dans la présente mise en scène de Jérôme Deschamps.

Un fil à la patte

Feydeau entre au Répertoire de la Comédie française en 1941, en un temps où il fallait rire. On sent que

les comédiens, nombreux sur scène, se font plaisir à jouer Feydeau, dont les oeuvres sont régulièrement reprises.

C'est un théâtre plein d'opportunismes et de petites ou grosses lâchetés. Les personnages de Feydeau

sont pragmatiques et peu glorieux, ils tirent le mieux qu'ils peuvent leur épingle du jeu ("j'pique des épingles",

chante obscènement le clerc Bouzin). La peinture sociale que Feydeau présente du XIXè siècle est assez ravageuse, si l'on

pense aux caractères trempés, nobles ou ignobles, dépeints par les auteurs classiques des siècles antérieurs.

Mais l'on rit beaucoup. Parfait pour une soirée d'été! Les deux personnages les plus comiques sont le

clerc Bouzin, joué par Christian Hecq, et le général Irrigua, joué par Thierry Hancisse, qui n'économisent

pas les facéties pour nous faire rire. Il y eut un moment de comique non prévu par l'auteur, où une dame gloussait

bruyamment à contre-temps à chaque saillie du général, provoquant rapidement l'hilarité de la salle... et de l'acteur.

 

Un fil à la patte

Nous sommes ressortis vers 23h10 dans la touffeur de cette soirée de juillet, saisis après la climatisation de la salle Richelieu.

J'ai pris une photo de la façade de la Comédie française, avant de me tromper de sens dans le métro... (ce n'est pas la première

fois, la station est assez déroutante). Arrivée à Chätelet, le RER B était curieusement dépourvu d'informations et de trains. Des

personnes qui allaient à Laplace, après affichage d'une attente de 27 minutes  sur leur smartphone, décidèrent d'y aller à pied...

Je pris le premier train qui se présenta, vers minuit quelque chose, puis un second, plus loin, qui s'arrêterait à ma gare...

 

Sylvie, blogmestre

Un fil à la patte
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 08:31

J'étais hier soir au concert de musique médiévale du temps de Louis IX, roi capétien, dit Saint Louis,

qui régna 43 ans sur la France du XIIIè siècle. Le concert était donné en la cathédrale Notre-Dame de

Paris par l'ensemble vocal et la Maîtrise d'adultes de la cathédrale, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Musique au temps de Saint Louis

Je suis arrivée sur le parvis ensoleillé (oui!) de la cathédrale vers 20h10 pour me joindre à la file des possesseurs

de tickets, ou de réservations à échanger contre un ticket, et suis entrée dans la nef vers 20h20.

Musique au temps de Saint Louis
Musique au temps de Saint Louis

Le concert, que j'ai déjà entendu antérieurement, retraçait la vie de Saint-Louis, en France d'abord,

puis, lors des croisades, en terre sainte. Un choeur masculin, un choeur féminin, des solistes, des

instrumentistes, un récitant qui parlait dans la savoureuse langue de l'époque, interprétaient un

programme commenté de musique vocale et instrumentale du XIIIè siècle.

Musique au temps de Saint Louis

Il y avait une trentaine de participants, les choristes masculins étaient en ligne, et les choristes féminines

en rond (je ne connais pas la raison de cette disposition particulière, est-ce la même que lorsque nous chantons en pupitre?)

Voici une première vidéo: Felix spina (il s'agit de la couronne d'épines du Christ) chanté par le choeur féminin

 

 

Le programme suivait la vie de Saint-Louis chronologiquement: naissance, éducation, couronnement,

mariage, vie à la cour, dévotion mariale, puis la quête de la Terre sainte, les croisades, la mort, et la

mémoire du roi. J'ai choisi d'illustrer ce concert par trois petites vidéos, une par groupe, hors de la

chronologie de la vie de Saint-Louis. Ci-dessus, le choeur féminin, ci-après, les instrumentistes, et enfin

le choeur masculin. Il y eut aussi de très beaux solos et duos, pour mémoire. Un CD va être commercialisé

de ce programme, qui était en prévente au concert d'hier soir, sous le titre "Saint-Louis", j'illustre sans déflorer!

 

 

Ci-desssus, une danse de cour, il s'agit de l'estampie royale n°6. J'ai relu aujourd'hui le programme,

qui fait 24 pages, et que j'avais seulement survolé hier soir, il contient les paroles des chants, en latin,

en vieux français, et en provencal ancien, Louis IX ayant épousé Marguerite de Provence.

Le plus facile est de lire d'abord la traduction française, et ensuite la version originale pour savourer la langue.

 

 

Ci-dessus le dernier extrait vidéo choisi, interprété par le choeur masculin, dont un soliste. Il s'agit de

Gaudiose Francia, qui date de la première moitié du XIVè siècle, et célèbre la mémoire de Saint-Louis.

Musique au temps de Saint Louis

Un très beau concert de fin d'année! Ci-dessus une photo des saluts, j'ai eu du mal à avoir tous les participants sur

la même photo (il en manque). Tous ont mérité une mention spéciale pour ce concert. Je décernerais en sus

une mention littéraire à Raphaël Boulay pour son interprétation délicieuse des commentaires

en vieux françoys. Puis j'ai rejoint la file d'auditeurs qui allaient féliciter le chef de choeur à la fin du concert, heureux

de la bonne performance de ses musiciens, et quelque peu pris d'assaut par les fans de musique ancienne (j'avoue).

 

Sylvie, blogmestre

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 08:08

Après une première tentative manquée, j'ai vu l'opéra Aïda de Giuseppe Verdi hier soir à l'Opéra Bastille.

Aïda

J'avais une place en galerie sur les côtés, à l'extrémité de la galerie qui est près de la scène.

Voici la salle (très pleine) vue de l'extrémité de la galerie:

Aïda

L'opéra dure deux heures et demie ce qui de mon point de vue est une bonne durée, il est en quatre actes,

entrecoupés d'un entracte d'une demi-heure, soit trois heures au total environ. L'orchestre et les choeurs de l'Opéra

national de Paris étaient placés sous la direction de Daniel Oren, je voyais très bien l'orchestre.

Vous noterez l'à-pic de l'extrémité de la galerie, des spectateurs sont même venus exprès se faire peur à l'entracte...

 

Aïda

Enfin... je voyais très bien la partie à ciel ouvert de l'orchestre, sachant que les trompettes, les fameuses trompettes d'Aïda,

sont localisées sous la scène (une partie était dans les décors aussi).La mise en scène était d'Olivier Py.

Aïda
Aïda

L'intrigue se déroule à Thèbes, en haute Egypte, du temps des pharaons. Aïda est une jeune esclave

éthiopienne, fille d'un roi, qui a été affectée au service de la fille du pharaon, Amneris. Amneris aime le

jeune capitaine Radamès, qui a jeté secrètement son dévolu sur Aïda, dont les sentiments sont

réciproques. Radamès compte se distinguer sur le champ de bataille, ce qui lui permettra de racheter

Aïda et de l'épouser. Mais le père d'Aïda est fait prisonnier par les Egyptiens, et sa fille se retrouve écartelée

entre les sentiments et la loyauté qu'elle doit à son père, et son amour pour Radamès. La jalousie

d'Amneris, les pressions du père d'Aïda sur sa fille, et la position difficile de celle-ci conduisent Radamès à

trahir involontairement les siens en révélant ses plans. Les prêtres, plus puissants que le pharaon, le

condamnent à mort. Il est enfermé dans la crypte d'un temple, et Aîda l'y rejoint pour mourir avec lui.

 

La mise en scène était décalée à bien des égards. Dans le premier acte, une ville détruite par les

bombardements en image de fond plaçait l'action au XXè siècle, et un drapeau italien localisait l'Ethiopie

sous la domination mussolinienne. Les bâtiments du palais royal étaient revêtus de cuivre jaune, ce qui

reflétait l'éclairage de la scène sur les spectateurs. Lorsque le temple (lui aussi cuivré) apparut, du feu fut

allumé sur une maquette, illuminant quelque deux mille spectateurs de la lueur d'un gros feu de camp. 

Le palais royal et la maquette du temple, à la fin de l'entracte

Le palais royal et la maquette du temple, à la fin de l'entracte

Les prêtres, curieusement, étaient vêtus selon les costumes du clergé catholique. Les Ethiopiens

étaient blancs de peau (tous les Ethiopiens que j'ai connus étaient noirs), il y avait un charnier dans la crypte

sous le temple, empli de poupées verdâtres très réalistes, dont l'une fut pendue au dessus de la scène,

et l'on vit des individus de blanc vêtus, coiffés de chapeaux pointus et cagoulés faire un tour sur

la scène, devant une croix dont la branche horizontale était enflammée (Ku Klux Klan, I presume?)

 

De ma place haut perchée, il fallait se pencher sur la rambarde pour voir la scène, je le faisais de temps

en temps, mais majoritairement j'ai profité bien assise dans mon fauteuil de la musique de Verdi,

splendide, magnifiquement interprétée par des artistes lyriques au top de leurs capacités.

Les chanteurs lyriques à la fin de l'opéra

Les chanteurs lyriques à la fin de l'opéra

Le trio amoureux était chanté par Sondra Radvanovsky (Aïda), Marco Berti (Radamès),

et Daniela Barcelona (Amneris).Bravo à tous, il il a des représentations jusqu'à la mi-juillet!

La mise en scène ne m'a pas enthousiasmée, mais j'ai aimé les décors et la flamboyance. A défaut

d'adhérer aux évocations décalées, qui me semblaient superflues dans une histoire antique qui se suffit à elle-même, la

lumière spectaculaire avait un côté barbare et hors civilisation qui créait une atmosphère intéressante.

L'opéra s'est terminé vers 22h40, il a été très applaudi.

 

Sylvie, blogmestre

Aïda
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 20:51

En ce dimanche 3 juillet je suis partie d'Arcueil-gare* par le train de 9h38, et arrivée sur le parvis de Notre-Dame à 9h53**.

La cathédrale émergeait des marronniers, dans un grand soleil estival, et l'on sentait déjà, en cette heure matinale, que la

journée serait très chaude. Les touristes étaient en contemplation sur le parvis.

 

 

D'autres avaient compris comment resquiller à l'entrée, en se mettant dans la mauvaise file. C'était une

matinée de faux-semblants. Juillet, peut-être? La conjonction de l'Euro de foot et des vacances estivales?

Touristes contemplant la façade de la cathédrale, dans le grand soleil d'été

Touristes contemplant la façade de la cathédrale, dans le grand soleil d'été

J'ai participé aux deux célébrations de 10h et 11h30, que j'ai trouvées, autour de moi, d'une agitation inhabituelle.

J'ai détaillé la matinée sur le blog Cum sancto spiritu .

Dimanche 3 juillet 2016

Lors de la messe internationale, on nous fit part d'un concert de musique médiévale qui sera

donné à Notre-Dame mardi 5 juillet à 20h30, curieusement absent de l'officiel des spectacles.

Ce n'est pas la première fois que cette publication oublie les concerts médiévaux de la cathédrale, mais il faut convenir,

à sa décharge, que l'officiel des spectacles annonce aussi parfois des concerts qui n'existent plus, cela fait une moyenne...

Le concert ci-dessous va vraiment exister, vous pouvez y aller!

 

 

Je suis ressortie de la cathédrale vers 12h45*** Evidemment, il n'y avait pas de soleil estival,

et la température était fraîche. Ca correspond mieux à ce dont vous aviez le souvenir, n'est-ce pas?

 

Sylvie, blogmestre

 

Arcueil-gare à 9h30 (la machine est un peu fatiguée elle aussi)

Arcueil-gare à 9h30 (la machine est un peu fatiguée elle aussi)

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 9h53

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 9h53

Retour à 12h47

Retour à 12h47

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 22:54

Je vais laisser à cet article la date du 30 juin 2016, car il a été commencé hier soir, à mon retour

du concert France-Angleterre, clin d'oeil footballistique, en la cathédrale Notre-Dame. Les équipes en

présence étaient le Clare College choir de Cambridge, et la Maîtrise de Notre-Dame de Paris.

Il n'y eut pas de perdant, tout le monde a gagné le droit de chanter ensemble.

France-Angleterre à Notre-Dame

Deux choeurs de haute qualité, dirigés par Graham Ross et Henri Chalet, et accompagnés

à l'orgue par Yves Castagnet et Michael Papadopoulos, pour un concert commun.

Ce concert sera aussi donné à Cambridge pendant le week-end qui vient, nous a-t'on informés.

 

France-Angleterre à Notre-Dame

Le choeur britannique commença seul, du fond du choeur de la cathédrale, par un O salutaris hostia

du XVè siècle, de Pierre de la Rue, puis gagna les praticables devant l'autel pour chanter le Kyrie et

le Gloria de la messe Pange Lingua contemporaine de Josquin des Prés. Les jeunes femmes de la

Maîtrise de Notre-Dame de Paris relayèrent le Clare college choir, et chantèrent  les Litanies à la

Vierge noire de Poulenc, puis les deux choeurs réunis chantèrent le Tantum ergo de Séverac

(début du XXè siècle), sous la ditrection de Henri Chalet, dont un extrait vidéo suit:

 

 

Les deux choeurs réunis chantèrent ensuite un Salve Regina de Poulenc, puis sous la direction de

Graham Ross un Hymne à la Vierge de Villette (XXè siècle). Le Clare college choir chanta ensuite

en disposition dispersée et mélangée, O sacrum convivium de Messiaen (XXè siècle).

France-Angleterre à Notre-Dame

Malgré la disposition des choristes, cette pièce fut interprétée avec un fondu des voix particulièrement

remarqauble, bravo! Les deux choeurs à nouveau rassemblés chantèrent ensuite Nigra sum de

Caroline Marçot, et Veni Sancte Spiritus de Yves Castagnet, qui les accompagnait à l'orgue (j'ai une vidéo,

mais pas optimale), sous la direction de Henri Chalet. Le chef de choeur britannique, Graham Ross prit la

parole avant la fin du concert, pour dire combien son choeur et lui étaient heureux de chanter à

Notre-Dame de Paris avec la Maîtrise, qui allait venir chanter à Cambridge avec eux. Puis les deux

choeurs chantèrent les deux oeuvres finales sous sa direction, trois extraits de la Messe solennelle

de Langlais, et le Cantique de Jean Racine de Fauré dont un extrait suit:

 

 

Les deux chefs furent rejoints aux saluts par les deux organistes.

Michael Papadopoulos, Yves Castagnet, Henri Chalet, et Graham Ross

Michael Papadopoulos, Yves Castagnet, Henri Chalet, et Graham Ross

Un très beau concert, auquel on aurait pu souhaiter un public beaucoup plus fourni, mais c'était la fin de l'année scolaire

et les départs en vacances approchaient, sans doute. Cependant, je constatai, comme lors des précédents concerts à

Notre-Dame, et comme lors de tous les concerts où les participants ont une famille et des amis qui viennent les soutenir,

nos concerts n'y font pas défaut d'ailleurs, qu'il est difficile de simplement aller dire bonjour, car des dizaines d'autres personnes

ont eu la même intention que vous, et qu'elles sont plus proches, plus familières des lieux, et qu'insister donnerait

l'impression d'être intrusif. C'est probablement inexact, mais c'est répétitif, je l'ai déjà vécu plusieurs fois. Hier soir, j'ai mis

beaucoup de temps à ressortir de la cathédrale, marquant des pauses, espérant un éclaircissement des groupes qui me

permettrait de faire acte de reconnaissance et de sympathie, mais sans y parvenir. Je l'ai beaucoup regretté.

 

Sylvie, blogmestre

France-Angleterre à Notre-Dame
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:23

C'est le nom complet de l'opéra de Verdi, dont j'ai vu la dernière représentation de la saison hier soir.

Violetta ossia la Traviata

J'ai eu la chance de trouver un billet de catégorie 2 à prix cassé à la revente par un internaute charmant, qu'il en soit

remercié ici, qui m'a permis d'être au parterre pour cette dernière séance.

Partie d'Arcueil à 18h45*, je suis arrivée à la station de métro Bastille à 19h17**. Je suis entrée à l'Opéra alors que la sonnerie

retentissait, nous invitant à gagner nos places. La salle était pleine, il restait quelques rares places d'absents,

vite occupées. Voici la salle de l'opéra Bastille vue de la place 16, rangée 27 du parterre:

Violetta ossia la Traviata

Et voici l'en-tête et le bas de page de la fiche du spectacle présenté le 29 juin 2016

Violetta ossia la Traviata
Violetta ossia la Traviata

L'Orchestre et les choeurs de l'Opéra national de Paris étaient placés sous la direction de Michele Mariotti.

Ce fut une très belle représentation, que je détaillerai ultérieurement (si vous suivez ce blog, vous remarquerez

j'espère que j'ai actuellement du retard, mais que je le rattrape au fur et à mesure...) ayant des obligations extérieures.

Voici une photo des chanteurs de l'opéra, et du chef d'orchestre, monté sur scène à la fin du spectacle

Violetta ossia la Traviata
Violetta ossia la Traviata

En vous remerciant pour votre compréhension, à très bientôt pour la suite de l'article.

 

Sylvie, blogmestre

Violetta ossia la Traviata
Violetta ossia la Traviata
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 08:05

Hier soir j'ai entendu le concert d'orgue en hommage à Maurice Duruflé qui était donné

en la cathédrale Notre-Dame de Paris par les trois organistes titulaires du grand orgue.

Je suis arrivée sur le parvis de la cathédrale depuis Paris, en métro, ce qui fut une bonne chose car un

colis suspect était en cours d'extermination dans ma station de RER habituelle...

Duruflé, orgue

Il était impossible de traverser la zone située au-dessus de la station de RER, il fallut la contourner par les quais pour revenir sur

le parvis, de l'autre côté. De jeunes militaires expliquaient le chemin à suivre, et les passants étaient plutôt disciplinés.

Entrée dans la cathédrale, au moment où je demandai un billet à l'accueil, un "boum" se fit entendre en sous-sol.

Duruflé, orgue

A l'intérieur de la nef, les auditeurs étaient répartis plutôt vers l'arrière, pour être plus près de l'orgue.

Personnellement, comme je suis hypersensible à certains sons, j'ai préféré me mettre à l'avant de la nef

(d'autres personnes ont bougé vers l'avant en cours de concert, ai-je remarqué). Le Chanoine Dupont-Fauville vint

nous présenter le concert, qui commémorait les trente ans de la mort du compositeur.

Duruflé, orgue

C'était un concert méditatif, composé de trois parties interprétées chacune par l'un des organistes

de la cathédrale. Olivier Latry commença, jouant les trois mouvements de la suite opus 5 ( de 1932):

Prélude, Sicilienne, Toccata. Voici un extrait de la Sicilienne, pour l'atmosphère méditative:

 

 

Puis Philippe Lefebvre interpréta Prélude, adagio et choral varié sur le Veni creator, opus 4 (de 1930).

Enfin, en troisième partie, Vincent Dubois interpréta trois oeuvres de différentes périodes de la vie de Duruflé,

le Scherzo opus 2 (de 1926), la Fugue sur le carillon des heures de la cathédrale de Soissons, opus 12

(de 1962), et Prélude et fugue sur le nom d'Alain, opus 7 (de 1942). Dans la deuxième pièce, contemporaine

des motets et d'une des révisions du Requiem, on retouvait des thèmes vocaux entendus dans Ubi caritas,

Tota pulchra es, ou le" Libera eas de ore leonis" du Requiem. Il y eut un incident technique entre la deuxième et

la troisième pièce de cette troisième partie, qui créa un interlude involontaire. Le concert fut très applaudi, il était très beau

(j'ai souffert des finales fortissimo, mais les personnes en bon état de santé ont beaucoup aimé les fortissimo),

les auditeurs applaudirent debout, tournés vers l'orgue, les trois organistes vinrent saluer ensemble.

Nous sommes ressortis de la cathédrale avant 22h. A l'entrée du portail, un cicerone faisait un discours enflammé en version

originale à des touristes asiatiques, qui buvaient ses paroles. Pas de traduction, dommage!

Duruflé, orgue

A notre sortie, le RER avait rouvert ses portes, et avertissait benoîtement que des pickpockets pouvaient

sévir dans la station, et même sur les escaliers roulants... il était 21h56*

 

Sylvie, blogmestre

 

Duruflé, orgue
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