29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 08:13

Il faisait hier dimanche encore très chaud, mais avec une brise froide. Je suis partie d'Arcueil-gare à 15h*, vers

Saint-Louis en l'Ile pour le concert Requiem de Mozart de clôture du mois d'août du Festival Musique en l'Ile

qui serait donné à 16h, avec moult bagages: tenue de concert, pastilles pour la gorge, boisson, pull au cas où,

partition au cas où panne de mémoire, etc, etc. Vous connaissez le refrain.

Dimanche 28 août 2016

J'ai raté le raccord, mais vocalement, il valait mieux que je garde ma voix pour le concert. Sortie du RER à Saint-Michel

Notre Dame, traversée des deux îles, grouillantes de touristes, un peu difficile. Arrivée à Saint-Louis en l'Ile vers 15h40,

mise en tenue de concert, puis tous assis près du choeur de l'église pour écouter la suite Holberg

d'Edvard Grieg, qui ouvrait le concert. Holberg était un dramaturge norvégien du XVIIè siècle originaire de

la même ville que Grieg. La suite Holberg est d'inspiration baroque, avec une touche folklorique

caractéristique, et le romantisme de l'époque de son écriture. Elle est très jolie, et bien interprétée par

l'orchestre de l'Académie de Saint-Louis en l'Ile, dirigé pour l'occasion par Laurent Brack. Puis c'est la

seconde partie du concert, nous nous mettons en place. L'église est pleine, des auditeurs continueront

même à arriver pendant le Requiem de Mozart. Le choeur est composé de l'ensemble Sequana Voce,

et du Choeur du Festival Musique en l'Ile. Le Requiem est chanté plus rapidement que sous la

direction des chefs russes qui nous ont dirigés les années précédentes.

L'orchestre, le chef et les solistes, le public, à la fin du concert

L'orchestre, le chef et les solistes, le public, à la fin du concert

Voici une photo de la fin du concert, qui s'est bien passé, qui a été beaucoup applaudi, nous avons

salué et encore salué, avant de quitter le choeur de l'église vers 17h45. Retour aux vêtements civils...

Je voudrais remercier ici tout spécialement Laurent Brack pour sa gentillesse et sa patience à notre égard.

Mes remerciements vont aussi à l'ensemble Sequana Voce, et aux solistes Mishiko Takahashi (S),

Catherine Cardin (mS), Patrick Garayt (T) et Jean-Louis Serre (B), ainsi qu'à l'orchestre.

Après le concert, je retraverse l'île Saint Louis vers l'île de la Cité, et arrive vers 17h55 à la pointe est de celle-ci,

où je fais une pause d'un quart d'heure, à l'ombre sur un banc, près du mémorial de l'Holocauste.

Dimanche 28 août 2016

Puis à 18h15, sur fond de cloches, je rejoins Notre-Dame pour la messe de 18h30.

Dimanche 28 août 2016

La messe est animée par un quatuor de solistes SATB, qui chanteront le Kyrie et l'Agnus Dei seuls,

nous chanteront le Sanctus collectivement. Ma voix a souffert du concert... ça va revenir. Le matin, il y a eu

à Notre-Dame une messe de commémoration de la Libération de Paris,

il y a des nombreuses bougies et des drapeaux.

Dimanche 28 août 2016

La messe, qui est retransmise à la télévision, est assez longue, et il y a beaucoup de monde.

Nous ressortons de Notre-Dame vers 19h45, je reprends le RER à 19h50**

 

Dimanche 28 août 2016

Sylvie, blogmestre

 

 

Dimanche 28 août 2016
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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 08:22

Quelle température faisait-il hier, samedi 27 août à Paris? Dans mon studio, la cuisine a dépassé 30°C... Vers 15h30, un peu plus

tard que je l'aurais souhaité, je me suis mise en route vers le Parc floral de Paris. Partie d'Arcueil-gare à 15h45*, j'y suis

arrivée à 16h48**, après une marche d'une dizaine de minutes à partir du métro Château de Vincennes.

Samedi 27 août 2016
Samedi 27 août 2016

Depuis l'entrée Pyramide du Parc Floral, on entend le concert du jour donné par l'Orchestre National

d'Ile-de-France, dans l'espace couvert nommé Delta, sous la direction d'Enrique Mazzola.

Samedi 27 août 2016

Je me dirige vers le lieu de concert, entouré d'auditeurs assis ou allongés sur les pelouses.

A mon arrivée, Tchaïkovski se termine, et l'orchestre passe à Ligeti.

Samedi 27 août 2016

On me donne un programme du Festival Classique au vert à l'entrée du Delta,

dans lequel il y a la page du concert ci-dessus.

Samedi 27 août 2016

Après le concert Romanesc, nous entendons des danses de Béla Bartok, puis de Zoltan Kodaly.

Le programme du jour est hongrois, et me rappelle un sejour choral à Budapest, dans une chaleur d'août

encore plus prononcée que celle d'aujourd'hui à Paris, une de ces touffeurs de l'Est où l'on ne bronze même pas...

Ici, les derniers rangs ont le dos au soleil, et au bout d'un moment, ça cuit un peu. L'orchestre est superbe, comme

je le connais. Le premier violon hongrois Kristof Barati est impressionnant, et Enrique Mazzola a son

enthousiasme et son grand sourire communicatifs. Une belle après-midi. Le public est ravi!

L'Orchestre national d'Il-de-France au Festival Classique au vert

L'Orchestre national d'Il-de-France au Festival Classique au vert

Le concert se termine vers 17h40, sous les applaudissements. L'orchestre national d'Ile-de-France

nous gratifie d'un bis, en rejouant l'un des mouvements du concert Romanesc. Puis nous nous dispersons,

et je ressors du Parc Floral, car il faut retourner vers le centre de Paris, pour la répétition du concert du

Requiem de Mozart du 28 août à Saint Louis en l'Ile, et manger avant, et boire, boire, boire... (de l'eau!)

Mais je ne quitte pas les lieux sans aller saluer le château royal, une vieille connaissance.

Donjon du Château de Vincennes

Donjon du Château de Vincennes

Samedi 27 août 2016

Je vais faire une pause en plein air, dans cette belle journée d'une belle fin d'été, aux Tuileries,

et voir si la biquette rencontrée l'an dernier dans les fossés y tond toujours les pelouses.

Mais d'abord, halte ravitaillement.

Samedi 27 août 2016
Le Jardin des Tuileries, en face du Musée d'Orsay

Le Jardin des Tuileries, en face du Musée d'Orsay

Après un repas restructurant (et beaucoup d'eau!), je repars vers l'Ile Saint-Louis.

Des cris d'émoi viennent de la fête foraine... rien de grave, juste de l'émotion circulaire de manège.

Samedi 27 août 2016
Samedi 27 août 2016

Arrivée Pont-Marie à 19h52, et à l'église Saint-Louis en l'Ile vers 20h. Pointage à l'entrée,

les musiciens se mettent en place, et les choristes suivent peu après. Répétition du Requiem de Mozart,

sous la direction de Laurent Brack, avec l'Orchestre de l'Académie de l'Ile Saint Louis.

Répétition générale Requiem de Mozart à Saint Louis en l'Ile

Répétition générale Requiem de Mozart à Saint Louis en l'Ile

Nous terminons la répétition un peu avant 22h, je traverse les deux îles pour reprendre le RER à Saint Michel

Notre-Dame, deux trains passent qui ne s'arrêtent pas chez moi, où j'arrive vers 23h.

Ce matin mes jambes ne vont plus nulle part, ce n'était pas prévu...

 

Sylvie, blogmestre

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 08:38

J'ai vu hier soir le spectacle son et lumières donné dans la Cour d'Honneur de l'Hôtel des Invalides,

sous le nom de "Nuit aux Invalides", 4è saison.

Le billet acheté en ligne et flashé à l'entrée

Le billet acheté en ligne et flashé à l'entrée

Partie d'Arcueil-gare à 21h30*, j'arrive devant les fossés qui bordent l'entrée principale vers 22h05,

et prends quelques photos, avant de m'apercevoir qu'une file de spectateurs attend de l'autre côté

des douves, dont elle borde exactement le tracé. Nous sommes très nombreux. Heureusement,

le contrôle est rapide. Nous attendons devant l'entrée, en foule.

La façade de l'Hôtel des Invalides, côté esplanade

La façade de l'Hôtel des Invalides, côté esplanade

Nous entrons laborieusement dans la Cour d'Honneur, où l'on rend hommage aux soldats morts

pour la France, et où mon père fut décoré Grand officier de la Légion d'Honneur en 1989 par François Mitterrand,

ce n'est pas inutile de le préciser, au regard de ce qu'on lui a fait subir au cours de l'année écoulée.

Surprise: il n'y a pas de sièges. Nous nous asseyons à même les pavés du roy Louis XIV.

La foule assise par terre dans la Cour d'Honneur

La foule assise par terre dans la Cour d'Honneur

Les autres spectateurs ne paraissant pas surpris, j'en déduis que ce doit être une situation habituelle. Assis par terre pour

une vingtaine d'euros le billet, c'est moyen quand même. A moins que l'on ait voulu nous faire toucher la rudesse de

ces temps anciens...Pour ceux qui n'auraient jamais vu de près les pavés du roy, voici un gros plan:

Pavés de la Cour d'Honneur

Pavés de la Cour d'Honneur

Si vous avez envie de voir ce spectacle, je ne saurais trop vous conseiller d'emporter un coussin, et de ne pas mettre

vos mains sur le sol, cette cour étant fréquentée par des chevaux, qui n'ont pas les mêmes notions d'hygiène

que vous et moi. La dernière représentation de la saison a lieu ce soir, à 22h30.

Dôme doré brillant dans la nuit

Dôme doré brillant dans la nuit

"Pour le confort de tous", l'organisateur nous demande de ne pas prendre de photos pendant le spectacle. Expression

malheureuse, s'adressant à des gens assis sur des pavés bien durs, ou restés debout pendant le spectacle. Je ne prendrai

donc qu'une seule photo, à la fin, de la façade de la Cour d'Honneur colorisée, que vous verrez à la fin de l'article.

Voici l'une des bandes-annonces disponibles sur internet, choisie car, quoique datant de 2013, elle est fidèle à

ce que j'ai perçu du spectacle d'hier soir, y compris la proximité du pavé de la Cour d'Honneur...

 

 

Il s'agit donc d'une fresque épique de l'Histoire de France, une machine à remonter le temps

spectaculaire. Le texte est lu par des acteurs, j'ai reconnu André Dussollier, il m'a aussi semblé reconnaître

Claude Rich et Fanny Ardant, il y a d'autres lecteurs que je n'ai pas reconnus. L'histoire commence à Lutèce comme il

se doit, et la destinée de l'Hôtel des Invalides s'intègre et se confond avec celle de la Nation. Clovis,

Saint Louis, Louis XIV, Napoléon, de Gaulle, ils sont tous là... réunis sur cette façade de la Cour d'Honneur

de l'Hôtel des Invalides, en projection à plus de 180 degrés. Le spectacle est très impressionnant.

L'aspect hébergement et soins des Invalides de guerre, qui est la destination première du lieu, est malheureusement oublié,

ce qui est assez habituel, la pompe médiatique des funérailles nationales éclipsant les anciens combattants et mutilés de

l'hôpital des Invalides, qui ont survécu, et y résident en pensionnaires où s'y font soigner. Dommage pour la dimension humaine.

Le ton du récit est très fleuri  poétique, emphatique, grandiose. Les allégories vont bon train et l'image nationale

qui se dégage du récit est assez proche de celle des livres d'Histoire de France de l'après-guerre, ce qui m'amuse bien car

d'aucuns pourraient crier au populisme. La phrase finale d'André Dussolier, que l'on entend dans la vidéo, est, en

revanche contextuelle et très fine, disant en substance que cette histoire racontée est à tous, que l'on

peut s'approprier ces vieux murs et tout ce qu'ils rappellent, à condition d'en aimer les pierres.

Colorisation de la façade de l'Hôtel par effets de lumières

Colorisation de la façade de l'Hôtel par effets de lumières

Le spectacle lumineux est bluffant, j'aimerais bien savoir comment c'est fait... (ingénieur un jour, ingénieur toujours!)

Ci-dessus, la photo que je me suis autorisée à prendre, tout à la fin, de la façade colorisée de l'Hôtel.

Je recommande chaudement, mais avec coussin. Le spectacle dure une heure. Ayez une pensée,

si vous y allez, pour les pensionnaires mutilés qui résident à l'Hötel des Invalides. Merci pour eux.

 

Sylvie, blogmestre

 

Une notification de publication de cet article a été envoyée à 9h52 le 27 août 2016

 

Nuit aux Invalides
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 08:13

J'ai entendu hier soir le récital d'orgue de Vincent Dubois, en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Récital d'orgue

A mon arrivée vers 20h20, un public nombreux remplissait déjà la nef, plutôt assis dans le fond

de l'église, au plus près du grand orgue, comme on le voit sur la photo ci-dessous.

Récital d'orgue

Le programme comportait deux parties de trois oeuvres chacune. La première partie était composée

de la Sinfonia de la cantate 146 de Jean Sébastien Bach, de l'adagio et de la fugue en do mineur de

Wolfgang Amadeus Mozart, et de la sonate n°6 de Felix Mendelssohn, trois compositeurs allemands.

La seconde partie était composée de l'allegro vivace du 1er mouvement de la 5è symphonie de

Charles Marie Widor, des Aubades et Naïades de Louis Vierne, qui fut organiste à Notre-Dame,

et de la danse macabre de Camille Saint-Saëns, trois compositeurs français.

Récital d'orgue

Je suis une néophyte en orgue, comme vous le savez déjà, mais vous pouvez constater que je m'applique à combler

mon ignorance. Je connaissais de ce concert la première et la dernière pièces, interprétées par

d'autres instruments. J'aime bien ces concerts d'orgue, méditatifs et contemplatifs, du fait de la position

du public. Etant tournés vers le choeur de l'église, nous pouvons fixer la galerie, les vitraux, une statue,

et nous laisser emporter par la musique, sans avoir besoin de voir le concert, ce qui serait

de toute manière impossible. Cela crée un certain détachement, une passivité visuelle agréable.

Voici ci-dessous un extrait de la sonate n°6 de Mendelssohn:

 

 

Vincent Dubois est le troisième organiste titulaire actuel de Notre-Dame, avec Olivier Latry et

Philippe Lefèbvre.Il a des références impressionnantes, nationales et internationales. Le concert

fut très beau, très recueilli. A la fin, le public se leva pour l'applaudir et il fut rappelé plusieurs fois.

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 21h40, le parvis était rempli d'humanité, comme d'habitude.

 

Sylvie, blogmestre

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 07:48

Comme chaque été, le Festival Musique en l'Ile, que je n'ai pu fréquenter cet été, mais que j'avais beaucoup

fréquenté l'été dernier, proposera un Requiem de Mozart, donné en l'église Saint-Louis en l'Ile

le dimanche 28 août à 16h, par l'ensemble Sequana Voce et le choeur et l'orchestre du Festival,

sous la direction de Laurent Brack. En première partie, la suite Holberg de Grieg.

Affiche du concert du 28 août 2016

Affiche du concert du 28 août 2016

Le choeur du Festival Musique en l'Ile compte un certain nombre de choristes des Choeurs de

Paris 13 / Lacryma Voce (période de transition), qui participent tous les ans à ce concert, pour lequel je travaille

assidûment à la récupération complète de mes capacités vocales...Vous pouvez acheter des billets en ligne ou sur place

le jour du concert, les choristes participants peuvent aussi acheter des places à tarif préférentiel pour leurs amis, contactez-les!

Ci-après, un lien vers le site de la Toison d'Art, et le programme 2016 du Festival Musique en l'Ile.

 

Sylvie, blogmestre

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 20:56

Le second film de ma soirée cinéma de dimanche soir, à la Grande Halle de la Villette, se passait à

Rochefort, Charente-Maritime, ville de garnison et de pêcheurs, à l'embouchure de la Charente, dont la

première scène se déroule sur le pont transbordeur de 1900, classé depuis monument historique.

Le film est très coloré, et le régisseur aurait fait repeindre un millier de volets sur la place Colbert...

La comédie musicale a été tournée simutanément en français et en anglais, tous les acteurs sont doublés

pour le chant, sauf Danièle Darrieux, qui joue la mère des jumelles Delphine (Catherine Deneuve) et

Solange (Françoise Dorléac). "Nous sommes deux soeurs jumelles, nées sous le signe des Gémeaux,

mi fa sol la, mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do" chantent elles sous leurs brushings laqués faisant ressembler

Deneuve à une poupée Barbie, avant qu'on la décoiffe un peu... Si la chanson parait niaise à une oreille

peu attentive, en l'écoutant mieux, on y décèle une solide dose d'humour, ou d'auto-dérision: les

demoiselles n'ont pas leur langue dans leur poche, pour les standards du langage parlé en 1966.

 

 

L'histoire: une troupe de forains s'installe dans une petite ville de province (Rochefort, donc), sur une place

un estaminet tout de verre abrite les déambulations des uns et des autres, se croisant parfois sans

se voir, ratant l'amour de leur vie à deux secondes près, fatalité! Les deux soeurs rêvent de Paris, leur

mère (Danielle Darrieux) pense à son amour passé, qui est revenu à Rochefort sans qu'elle le sache.

Jacques Perrin, en marin improbable et joyeusement désespéré, cherche son idéal féminin et dessine

Delphine qu'il n'a jamais rencontrée. Un certain Subtil Dutrouz découpe les vieilles dames qui lui ont

autrefois résisté, et dont le souvenir ne le lâche pas, tout particulièrement une certaine Lola Lola

(Marlène Dietrich dans " L'Ange bleu" de Sternberg). Les forains perdent leurs cavalières et tentent de

séduire celles qu'ils ont sous la main. Solange-Françoise rencontre Andy le pianiste (Gene Kelly), son

sourire radieux, et en tombe raide amoureuse, et lui aussi. Mais sous la surface futile de la comédie

musicale, il y a un vrai jeu de marionnettes, celui du destin. Le réalisateur démiurge choisit de réunir in

extremis chacun avec sa chacune, mais nous savons bien que la vie lance les dés à l'aveugle.

Alors nous acceptons d'y croire, pour deux heures, à cette histoire rose, et nous repartons contents.

C'est le principe des comédies musicales. On gardera l'image émouvante de Françoise Dorléac, dont le visage n'a pas la

sérénité de sa jumelle, comme si l'accident de voiture qui lui coûtera la vie était déjà inscrit dans son inconscient, prémonitoire.

Mon film préféré de Françoise Dorléac est "La Peau douce" de François Truffaut, elle y est unique, et toute en féminité.

Une place de Rochefort porte aujourd'hui le nom de Françoise Dorléac. Une place du XIVè arrondissement

de Paris porte le nom de Jacques Demy, baptisée solennellement par, entre autres, le père d'icelle blogueuse, eh oui.

 

Sylvie, blogmestre

 

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 19:26

Premier film vu hier soir à la Ciné Cité des Halles, à la séance de 18h45, "Moka" de Frédéric Mermoud

fait référence à la couleur d'une automobile, celle qui a percuté et tué, près du Conservatoire

de musique de Lausanne, le fils de Diane (Emmanuelle Devos), jeune violoniste de 14 ans.

 

 

Après la mort de l'enfant, Diane s'est séparée de son compagnon, et l'idée fixe de retrouver l'auteur de

l'accident la hante. Trouvant la police trop peu inquisitrice, elle mène sa propre enquête et retrouve le

véhicule, et ses propriétaires, un couple d'Evian, de l'autre côté du lac. Une artisane (Nathalie Baye)

et un animateur de centre de remise en forme. Diane se procure une arme, et pénètre dans la vie

de ces personnes, s'y incruste même, au point de créer un grand malaise chez le spectateur. Le

conducteur qui a renversé son fils ne s'est pas arrêté, c'est un homicide involontaire et un délit de fuite.

Que ne va-t'elle faire part à la police de ses découvertes, au lieu de tourner autour de ces gens? Elle

"cherche à comprendre", avec son revolver dans la poche... Va-t'elle en abattre un pour se faire justice?

 

 

Sur les affiches de promotion du film, on peut lire "qu'auriez-vous fait à sa place?" Je crois que j'aurais

pris de la distance, parce que le contact direct avec des personnes qui vous ont causé un tort irréparable

conduit soit au pardon total (à condition d'être un saint), soit à la haine avec risque de surenchère, soit

à une position intermédiaire déstabilisante, un mélange malsain d'attraction et de répulsion. Ce côté

malsain de la quête de Diane, qui est dans la position intermédiaire déstabilisante, puisque son approche

a révélé la coupable présumée plus attachante qu'on l'aurait cru, pèse sur tout le film. On se demande

quel est le propos du réalisateur, où veut-il en venir? Marlène (Nathalie Baye) échappe de justesse à la

balle vengeresse, au milieu du thym et du serpolet en fleurs, au flanc des Alpes... Le renversement de

situation final est assez classique dans les séries policières, mais la violence qui l'entoure l'est moins.

Malgré toute l'émotion que suscitent les flashbacks sur le jeune musicien, malgré le jeu sans faille des

deux actrices principales, le malaise engendré par la pénétration de Diane dans la vie de ce couple

a dominé mon ressenti pendant le film. J'ai aimé les magnifiques vues du Lac Léman et des Alpes.

 

Sylvie, blogmestre

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 08:02

Hier dimanche 21 août à 9h30* j'ai enfin réussi à prendre un train partant avant 9h52... Je suis donc arrivée à Saint-Michel

Notre-Dame à 9h53**, pendant que les cloches carillonaient encore, et suis entrée dans la cathédrale juste

avant le début de la messe grégorienne, animée ce jour-là par quatre jeunes femmes.

Dimanche 21 août 2016

Je serais très reconnaissante à la personne qui voudrait bien me donner les références du

Sanctus, sur lequel je bute encore par endroits... Merci beaucoup par avance.

Sanctus grégorien

Sanctus grégorien

J'ai participé aux deux célébrations de 10h, et 11h30. La messe internationale qui suivit était animée

par un quatuor mixte, qui chanta une messe brève, et nous fit chanter les psaumes.

J'ai détaillé ces deux célébrations le 23 août sur le blog Cum sancto spiritu.

La messe internationale se termina vers 12h35, j'ai repris le RER à 12h38***

Dimanche 21 août 2016
Dimanche 21 août 2016
Dimanche 21 août 2016

Je suis rentrée chez moi, puis ressortie en fin d'après-midi: soirée cinéma.

Deux films, sinon rien! (vieille habitude du Festival de Cannes fréquenté en cinéphile pendant 20 ans)

Partie d'Arcueil-gare à 18h05 (ticket illisible), je suis sortie du RER à Châtelet, pour la séance de 18h45

à la Ciné Cité des Halles. Le film choisi était "Moka" de Frédéric Mermoud avec Emmanuelle Devos

et Nathalie Baye. Un thriller psychologique, avec de très belles vues du Lac Léman.

Dimanche 21 août 2016

Je suis ressortie de la Ciné Cité vers 20h30, puis des Halles par la Porte du Louvre, ai repéré Saint-Eustache,

Au-dessus des Halles, Saint-Eustache en repère

Au-dessus des Halles, Saint-Eustache en repère

 et me suis dirigée en surface vers la ligne 4 du métro, qui me permettrait de rejoindre la Grande Halle de la Villette,

pour l'ultime projection de l'année 2016 du cinéma en plein air ...en salle.

Départ des Halles, vers la Porte de Pantin
Départ des Halles, vers la Porte de Pantin

Départ des Halles, vers la Porte de Pantin

Arrivée Porte de Pantin vers 21h, j'ai constaté que ma carte bancaire était refusée par le distributeur de tickets. Comme ça

m'est déjà arrivé lorsque je suis allée à la Villette la semaine précédente, et plusieurs fois à la station Saint-Michel

Notre Dame, je le mentionne. A 21h03*, je parvins à obtenir un reçu Porte de Pantin, après avoir payé en espèces.

Dimanche 21 août 2016

J'arrivai dans la Grande Halle un quart d'heure plus tard que le mercredi précédent, il y avait

plus de monde (au début du film, je crois que la salle était quasiment pleine). J'étais un peu plus

loin de l'écran et un peu plus décentrée, mais ce serait très bien.

Les transats de la Grande Halle

Les transats de la Grande Halle

Nous assistions à la projection du film culte de Jacques Demy "Les demoiselles de Rochefort",

avec les soeurs Dorléac, Catherine (Deneuve) et Françoise. Je n'avais de ce film qu'une connaissance

de rediffusions télévisées sur un écran de 17'', et m'attendais à un opus kitchissime. Pas du tout!

Drôle, enlevé, musicalement très construit, chorégraphiquement aussi, digne des grandes comédies

musicales américaines. D'ailleurs nous vîmes apparaître à l'écran un Gene Kelly solaire... dansant sur

la musique de Michel Legrand. Un film de la Nouvelle Vague, citant "Jules et Jim" de Truffaut.

Ambiance joyeuse dans la salle, tout le monde est ressorti avec le sourire, en chantonnant.

Fin de la projection des Demoiselles de Rochefort

Fin de la projection des Demoiselles de Rochefort

Il s'agissait d'une belle version restaurée. Nous sommes sortis de la Grande Halle

un quart d'heure avant minuit, j'ai repris le métro à 23h48** et suis arrivée chez moi vers minuit et demi.

Les détails de la soirée ont fait l'objet de deux articles, à lire ci-dessus:

Moka, les Demoiselles de Rochefort

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 21 août 2016
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 07:26

Ayant retrouvé une autonomie relative, je me suis risquée plus loin hier soir, que je ne l'avais fait ces dernières semaines,

dans l'exploration nocturne des activités parisiennes de ce mois d'août. Je suis allée Porte de Pantin, non pas à la

Philharmonie, qui surveille la vie aoûtienne du quartier d'un air débonnaire, mais absent, mais à la Grande Halle de la Villette.

Ciné La Villette

Le Parc de La Villette héberge l'été, sur une pelouse qui peut accueillir 15.000 personnes, des projections

gratuites de cinéma en plein air, avec possibilité de louer des transats. Cette année, après l'attentat de Nice,

les projections de cinéma en plein air ont été suspendues. La Villette est parvenue à sauver la manifestation

en relogeant les spectateurs à l'intérieur de la Grande Halle, dans un espace qui compte un millier de

sièges, des transats, pour le coup gratuits. On accède à l'espace de cinéma en contournant le bâtiment

de la Grande Halle par la droite, en arrivant de la Porte de Pantin, presque jusqu'à son extrémité.

A l'entrée, une équipe de vigiles très sympathiques vous orientent, contrôlent, fouillent, palpent.

A l'intérieur, il y a une buvette, des muffins et du pop-corn, et des transats devant l'écran...

Les projections commencent à 21h30, nous attendons au rythme de vieilles chansons des années 30-40.

Ciné La Villette

Ignorant la fréquentation du lieu depuis sa relocalisation intérieure, je suis arrivée hier soir assez en avance.

Partie d'Arcueil-gare à 19h53*, je suis arrivée Porte de Pantin à 20h39**.

L'écran étant plat, je me suis installée près du centre pour éviter une déformation de la vision.

 

Ciné La Villette

Le film de la soirée était "Fargo" de Joel et Ethan Coen, film américain présenté au Festival de Cannes

en 1996, ressorti en juillet 2016 en version restaurée, oscarisé pour le rôle de Frances Mc Dormand.

Le film met en scène une poignée de personnages minables dont certains ont la gâchette très facile,

dans une affaire crapuleuse de faux enlèvement avec rançon qui tourne encore plus mal qu'on pourrait

l'imaginer. Dans cette lie, surnage un couple de policiers dont l'amour et le bonheur simple détonent sur la

toile de fond nauséeuse de l'intrigue. La beauté des paysages de plaine enneigés (comme on en voyait dans

l'est de la France il y a trente ans...), et la musique néo-Marin Marais ajoutent une dimension somptueuse

et intemporelle, contrastant avec la sordidité et la violence des protagonistes principaux.

 

 
Le film s'est terminé vers 23h10, j'ai repris le RER à 23h17***.
Je vais mettre une annonce de concerts entre cet article et le précédent, pour faire une transition.
 

Je recommande chaudement cette manifestation. Personnes sensibles, renseignez-vous avant d'y aller

sur le contenu du film... N'emmenez pas vos enfants si le film a été interdit en salle aux moins de 12 ans.

 
 
Sylvie, blogmestre
 
Ciné La Villette
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 07:08

Le Parc Floral de Paris, au Bois de Vincennes, accueille ce mois d'août le Festival Classique au vert.

Pour 6€ d'entrée au Parc floral, vous pourrez en sus, les week-ends, voir et entendre le concert du jour,

dont le programme est donné sur le site du Festival, en suivant le lien ci-dessus.

Les concerts sont à 16h, la station de métro est Château de Vincennes (voir le site indiqué).

Ce week-end, samedi 20 août, concert de piano de Vassili Varvaresos,

et dimanche 21 août, ensemble de cordes Quatuor Michalakakos

 

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