19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 08:06

Hier soir, j'ai traversé Paris, les contrôles, palpations, cordons de CRS, pour aller entendre

le 3è et dernier concert à Paris du groupe anglais pop-rock Coldplay, au Stade de France.

Quoi que l'on aille y faire, le Stade de France est en soi un spectacle. J'avais jeté un coup d'oeil sur les

critiques des deux premiers concerts, et savais que le groupe commencerait à jouer après 21h. Nous étions

conviés à 19h, et même à partir de 17h (!), mais je pris mon temps pour aller à Saint-Denis, et, vu le prix élevé

du billet de RER Arcueil-La Plaine Saint-Denis (5,10€ l'aller), je choisis d'acheter plutôt une semaine

de passe Navigo, en gare d'Arcueil à 19h23, lors de mon départ.

Coldplay au Stade de France

Je n'ai pas acheté de billet en plus, on peut vérifier, je pense sur le compte du-dit passe que je suis arrivée à La

Plaine Saint-Denis vers 20h15, et que j'en suis repartie vers 23h30. A l'arrivée de la station de RER, on nous informa

qu'il fallait acheter tout de suite nos billets RER de retour, car nous ne pourrions plus le faire en ressortant.

Coldplay au Stade de France

J'avais acheté une place d'occasion, sur laquelle le vendeur avait opéré un rabais de 30€ (voir attestation d'achat*).

Le prix d'origine était voisin de celui que j'avais payé pour le concert de Paul Mc Cartney, dans ce stade, en 2015,

où j'étais alors mieux placée, plus bas, de face, sans clôture. Je me suis posé des questions...

Coldplay au Stade de France

J'étais sur la dernière rangée, dos au mur, mais je voyais la scène sans treillage, ce qui n'était pas le

cas de mes voisins de gauche, une jeune couple qui me fit rapidement remarquer que je n'avais

"pas de bracelet". Les autres spectateurs avaient un bracelet connecté distribué à l'entrée qui s'éclaira

de lueurs colorées changeantes au fil de la soirée (voir plus loin sur la vidéo). On ne souhaitait peut-être

pas que je rapporte un souvenir de ce concert? Voici les bracelets en action, à vos LED, toutes !

Coldplay au Stade de France

A mon arrivée à 20h+, mettons 20h30, en comptant les contrôles et filtrages, une jeune fille en lederhose de

simili-cuir échancré et sexy, porté avec des bas noirs à ramages, occupait la scène, en première partie (Tove Lo,

je crois). Les CRS dehors trouvaient la sono un peu violente quand j'étais passée devant eux. Je sortis mon

pique-nique pendant ce prélude, c'est l'avantage du stade: on peut manger sur place.

Vers 20h45, le stade bascula dans la ola pour une bonne demi-heure.

Puis on nous donna des instructions pour télécharger l'application

"Hypnotized" (ce n'est pas un gag) qui permettait de créer des relais d'allumage des bracelets.

 

 

 

Ci-dessus l'effet bracelets lumineux, et un extrait du concert, que je qualifierais de psychédélique-

onirique-rythmique. Musique assez basique, facile à chanter par la foule, sono très puissante,

effets visuels nombreux, amplifiés par la multitude, un concert 3.0, paillettes et feux d'artifice, lasers,

ballons, LED, un spectacle sur mesure pour tous les smartphones présents.

Je ne connaissais pas ce groupe. Il m'a semblé être un grand héritier, des Blur, Oasis, et autres

groupes de pop-rock anglais des années 90, avec un import de type disco non négligeable, pour

les pulsations et les effets lumineux, un héritier qui a le sens de ce qui plaît à la foule,

intelligent, qui sait utiliser l'engouement du public pour les objets connectés, et se sert de sa

participation pour améliorer le spectacle... Je me pris à imaginer le public de l'opéra Bastille équipé de

bracelets à LED, balançant les poignets dans la barcarolle des Contes d'Hoffmann (génial, non?)

 

 

 

Voici une deuxième vidéo, je ne peux pas nommer les morceaux, je n'en connaissais aucun (à part

une citation rapide d'Amazing grace...) Pour moi, cela tient davantage du spectacle son et lumières que du

concert, par moments on se serait cru dans une gigantesque boîte de nuit à ciel ouvert, mais les sièges gênent pour

danser! Une suggestion, qui est le miroir de ma boutade sur l'utilisation des LED dans l'opéra classique: un surtitrage,

comme cela se fait à l'opéra, eut été bien utile, car la puissance de la sono et la distortion du son rendaient les

paroles incompréhensibles, et je n'ai pas pu apprécier la poésie des lyrics vantée par les chroniqueurs musicaux.

Coldplay au Stade de France

Coldplay est un groupe formé de quatre musiciens, dont le leader chanteur compositeur est

Chris Martin, qui a clairement du charisme. Le groupe fut formé dans les années 90, et prit

graduellement de la notoriété et du succès. Le chanteur, qui parle français (un peu) nous raconta.

Il nous dit aussi combien il était content d'être à Paris, et qu'il nous remerciait pour les panneaux que

les fans de la pelouse brandissaient devant lui, nous citant des propositions aguichantes (?)

D'après ce que j'ai pu lire, Coldplay serait un groupe engagé dans les bonnes actions. Cependant,

à aucun moment je n'ai ressenti hier l'émotion qui m'avait saisie dans ce grand stade en écoutant

chanter Mc Cartney (je ne suis pas revenue depuis). Je n'ai pas senti les musiciens émotionnellement

impliqués dans une relation avec le public, leur implication consistait à réussir le show, pas à

nous transmettre quelque chose, une expérience personnelle, un enseignement.

Coldplay au Stade de France

Ce fut une soirée agréable et spectaculaire, mais en ce qui me concerne, un peu superficielle. Le concert se termina

vers 23h20, soit deux heures après son début. Je pensais qu'il s'agissait d'une fausse sortie, comme font tous les chanteurs,

et entrepris de partir du stade pour éviter de tenter de prendre le RER avec 80.000 personnes... Ce n'est qu'à

l'extérieur que j'entendis qu'il n'y avait pas de rappel... Ceci recoupe ce que j'ai écrit plus haut sur l'impression d'absence

d'émotion partagée entre le groupe de musiciens et le public. Le public était resté en place à 95%, sûr qu'il y aurait

des bis... et il n'y en eut pas. Mc Cartney, qui a 30 ans de plus, chantait en concert  pendant 3 heures.

Pour des places aussi chères, Coldplay chantait deux heures et ne faisait pas de rappel. Générosité?

Je pus monter dans le premier RER qui s'arrêtait à Arcueil-Cachan, où j'arrivai juste après minuit, non sans avoir

envoyé un message de la première gare à ciel ouvert possible, Port-Royal, pour dire où j'étais, vers 23h50.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Coldplay au Stade de France
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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 14:36

Je ne sais si c'était la visite de Brigitte Macron et de Melania Trump à Notre-Dame pour la Fête nationale, relayée

par les télévisions, mais il y avait foule dimanche soir pour la messe de 18h30 en la cathédrale. Arrivée à 18h* en

gare d'Arcueil, j'avais attendu un train un quart d'heure, et étais arrivée à 18h33** à St Michel-Notre-Dame.

Dimanche 16 juillet 2017

Le buisson de rosiers au bout du parvis montrait des velléités de refloraison. Sur le parvis, la foule des visiteurs attendait

en sinuosités mouvantes de pouvoir entrer dans l'édifice. Les places restantes à l'avant de la nef étaient sur les côtés.

Les écrans étaient allumés, et compensaient la vision réduite. Les touristes étaient bruyants, estivaux, un peu gênants.

L'Evangile évoquait les paraboles destinées à ceux qui ne peuvent pas comprendre, comme celle

du grain que l'on sème et qui pousse et fructifie selon l'endroit où il est tombé. Le prêche insistait sur

notre civilisation d'images qui ne nous facilite pas l'écoute. Je n'y avais pas pensé. La mémoire visuelle

dominante est la plus répandue, mais il y a d'autres formes de mémoires. Il est vrai que notre civilisation cultive la

mémoire visuelle, confortant la dominance de celle-ci par la multiplication actuelle des écrans. Il est pourtant

intéressant de s'abstraire de la vision, parfois, le son prend alors une autre importance.  La messe était animée par

quatre solistes SATB de la Maîtrise d'adultes, qui chantèrent du Claudio Monteverdi, le Kyrie et

l'Agnus Dei d'une messe à 4 voix, ainsi qu'un hymne de Benjamin Britten, l'assemblée chantant les

psaumes avec les solistes, et le grand orgue, ainsi que le Sanctus, chanté en français.

 

Dimanche 16 juillet 2017

Il est actuellement plus facile pour moi d'aller à Notre-Dame le soir que le dimanche matin, mais le bruit des touristes

me fera peut-être changer d'avis (ils sont plus tranquilles le matin). Un concert aura lieu mardi prochain, ce soir,

donc un concert de solistes avec Bach, Charpentier, Caldara, Vittoria, Dufay, Haydn au programme, et

des compositeurs contemporains. La messe s'est terminée sur un Salve Regina chanté par l'assemblée.

Dimanche 16 juillet 2017

Nous sommes ressortis vers 19h45, j'ai repris le RER à 19h52***

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Dimanche 16 juillet 2017
Dimanche 16 juillet 2017
Dimanche 16 juillet 2017
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 08:36

Hier soir, je devais aller au concert du Champ de Mars. C'était prévu de longue date. J'étais inscrite dans un groupe, mais l'heure ne me convenait pas. J'ai changé de groupe, et le second groupe est devenu pléthorique. En même temps, ces groupes n'apparaissaient pas au grand jour sur internet, il fallait être connecté au forum de sorties OVS pour les voir.
Curieux. Connaissant la dureté des conditions de participation au concert au Champ de Mars (il faut arriver très en avance, se battre pour sa place, ne pas se faire marcher dessus pendant la soirée par les personnes qui déambulent en flots incessants, piétiner avec quelques centaines de milliers d'âmes qui cherchent un métro pour rentrer après la fin, et faire plusieurs kilomètres à pied dans la nuit avant de pouvoir reprendre un moyen de transport pour rentrer chez soi, très tard), j'hésitai beaucoup à me lancer dans une expédition qui me paraissait plombée au départ.

N'ayant pas le tonus physique pour cumuler autant d'obstacles j'avais réservé un billet, qui s'était laissé

acheter sans problème, à ma grande surprise, pour un ballet à l'Opéra Garnier, en toute dernière extrémité,

vers 18h, sans savoir si j'y parviendrais à temps, le spectacle étant à 19h30.

Un tiens valant mieux que deux tu l'auras, le Champ de Mars devenait le plan B de la soirée.

La Sylphide

J'ai récupéré le billet de la main à la main, de la personne qui me l'a vendu, à l'entrée de l'Opéra.

La spectatrice qui m'avait vendu le billet est restée avec moi pendant le spectacle car elle avait un second billet.

La Sylphide

La Sylphide est un ballet en deux actes de 1832, qui se passe en Ecosse, avec sorcières,

kilts, et créatures éthérées vivant dans les forêts. Le billet était pour un 3è rang de loges de côté.

Il fallait rester debout, car quand les deux premiers rangs étaient assis, on ne voyait plus la scène.

La Sylphide

Ci-dessous les Ecossais, les Ecossaises et la Sylphide (qui est une briseuse de ménage).

La musique était agréable, romantique, facile. Elle a été écrite par Jean-Madeleine Schneitzhoeffer.

La chorégraphie était de Pierre Lacotte qui était présent. Le décor et les costumes étaient

délicieusement désuets, surtout après Carmen la veille au soir, mais ça convenait tout à fait à l'intrigue.

C'était très joliment dansé, nous avons compati pour les messieurs en kilt qui portaient des

chaussettes jusqu'aux genoux, et qui devaient avoir très chaud !

La Sylphide (en blanc) et les Ecossais, à la fin du premier acte

La Sylphide (en blanc) et les Ecossais, à la fin du premier acte

Sommairement, deux clans écossais ont chacun un couple vedette, un en tartan bleu, et un en tartan

rouge, et la Sylphide séduit l'Ecossais au kilt rouge, qui en tombe amoureux et s'enfuit avec elle.

Au deuxième acte, ils sont dans la forêt avec d'autres Sylphides, et des sorcières. L'une des sorcières

laide et répugnante, donne à l'amoureux un voile pour immobiliser la Sylphide, et lui casser les ailes.

Il faut dire que si les ailes sont minuscules, les Sylphides se déplacent quand même en l'air !

La perte de ses ailes la tue, elle meurt progressivement sous nos yeux. Fin de l'idylle.

L'Orchestre de l'Opéra national de Paris était dirigé par Ermanno Florio (sur la photo ci-dessous).

La Sylphide

Voici une photo du second acte après l'entracte. Ma voisine était une grande connaisseuse de ballet,

nous avons bien discuté, c'était très sympathique, mais je me demandais toute la soirée pourquoi et

comment j'avais pu être à Garnier au lieu du Champ de Mars prévu... J'aime beaucoup le Palais Garnier,

heureusement. Même si j'ai le rhume des théâtres près des cloisons classées...(pas seulement à Garnier).

 

La Sylphide

Je suis rentrée ruminant toujours sur la bizarrerie de cette soirée, et arrivai vers 22h45 chez moi. Je n'ai pas vu le feu

d'artifice de la Tour Eiffel, ni entendu le concert du Champ de Mars, mais si vous voulez, je peux vous parler du feu

d'artifice de Bourg-la-Reine, qui a commencé peu après mon retour. De jeunes voisins l'ont applaudi.

Le plus désopilant reste celui du Plessis-Robinson, vu près de la mare artificielle devant la mairie, laquelle mare, à

l'époque où j'habitais au Plessis, était peuplée de grenouilles voulant chanter plus fort que le feu d'artifice... coââh!

Feu d'artifice gagnant, et pétage de cordes vocales batraciennes. Ce monde est impitoyable.

 

Sylvie, blogmestre

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 08:34

2017 aura été une année Carmen... Au Théâtre des Champs Elysées, à la Seine musicale, à l'Opéra

Bastille, on a produit l'oeuvre de Georges Bizet, l'un des opéras les plus connus au monde.

Ayant enfin, après 5 semaines d'attente et d'imbroglio, récupéré une carte bancaire valide, j'ai pu acheter

une place pour l'avant-dernière représentation de Carmen à l'Opéra national... il était temps!

Carmen à la Bastille

Carmen est une bohémienne qui travaille dans une fabrique de cigarettes, en Espagne. Si l'on en

juge par ses succès masculins, elle est irrésistible, piquante et provocante. Une femme libérée

avant l'heure. Ses camarades le sont aussi, mais elle est la personnalité dominante du groupe.

Elle jette son dévolu sur un brigadier, Don José, lui-même aimé d'une certaine Micaela, qu'il aimait

jusque là. Micaela et Don José sont très bien assortis, leurs personnages sont assez fades,

quoiqu'ils aient de belles parties de soli. José et Carmen, c'est le feu et l'eau... Carmen se veut libre,

et José lui pèse, elle a jeté son dévolu sur un torero, Escamillo. José est malade de jalousie.

Il fait deux mois de prison pour l'avoir délivrée des soldats, puis déserte, rejoint des tire-laine

dans la montagne pour être avec elle, et finalement la tue, comprenant qu'elle ne l'aimera plus.

Carmen à la Bastille

J'étais tout en haut de la salle, à l'avant-dernière rangée, avec une vue plongeante

sur l'orchestre de l'Opéra national de Paris, dirigé ce soir là par Mark Elder.

Carmen à la Bastille
Carmen à la Bastille

Le décor était minimal, mais les chanteurs étaient colorés, avec une transposition vers le XXè siècle

plutôt que dans le XIXè siècle dont l'opéra est issu. Minijupes et Mercedes Benz. Le torero était

vêtu de jaune avec des chaussettes roses, et Carmen d'une petite robe noire seyante.

Don José portait un jean, et Micaela un patchwork coloré. Les choristes étaient habillés en

soldats simplifiés (en vert), ou en foule bigarrée, avec quelques individualités de costumes.

Au premier acte, un homme en slip armé d'une mitrailleuse courait autour des soldats, et finissait par s'écrouler au

bord de la fosse d'orchestre (je n'ai pas compris...), au 3è acte, un faisceau de véritables Mercedes occupait la scène,

créant une ambiance "foraine" surprenante, au 4è acte, un gigantesque taureau métallique en deux

dimensions était érigé, que l'on abattait finalement pour le découper (gros bruit sur la scène), et la partie des

cornes manoeuvrée par deux figurants fonçait sur le toréador qui agitait un mouchoir rouge.

Carmen à la Bastille

Ayant travaillé l'opéra Carmen dans l'année, qui correspondait à mon programme choral, ce fut

un plaisir de retrouver tous les choeurs, même si je n'ai pu les chanter en concert.

Le Choeur de l'opéra de Paris était magnifique, et les solistes tout aussi splendides.

Carmen à la Bastille

Pendant l'entracte je goûtai le Bourgogne blanc alligoté en regardant au loin Montmartre et le Sacré-Coeur..

Je peux confirmer que le vin blanc bu à l'entracte désinhibe et fait crier "bravo!" à la fin du spectacle...

Avec ou sans bulles ! Ci-dessous les applaudissements du Choeur de l'Opéra de Paris aux saluts:

 

 

 

L'opéra se termina vers 22h45. Nous avons mis du temps à ressortir (du 6è étage). Le retour en métro,

puis en RER se passa sans incidents. A Châtelet, un touriste extrême-oriental portait un grand sac de toile

sur lequel il était imprimé "L'amour est enfant de Bohême". J'aurais dû dégainer l'appareil photo...

 

Sylvie, blogmestre

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 07:58

Hier, dimanche 9 juillet, n'étant pas très fringante le matin, j'ai décidé de concentrer mes activités sur l'après-midi,

sans beaucoup plus de bonheur. Je suis quand même allée à Notre-Dame pour la messe de 18h30,

partie d'Arcueil vers 17h45, et arrivée sur le parvis de la cathédrale à 18h18*

Dimanche 9 juillet 2017

Il ne pleuvait plus, mais de gros nuages laissaient prévoir une suite arrosée de la journée. Au-dessus de

la crypte archéologique, les rosiers avaient été taillés, et le dernier carré de fleurs n'en était que plus joli.

Nous étions le 14è dimanche du Temps ordinaire.

Dimanche 9 juillet 2017

La messe de 18h30 en la cathédrale était célébrée par Mgr de Sinety, vicaire général du diocèse

de Paris, et diffusée en direct sur la chaîne de télévision KTO. J'avais bien fait de participer à une messe

de fin d'après-midi, mon esprit était plus clair que le matin (la pratique des sorties en soirée décale le rythme de vie

vers le soir)... Désolée de vous faire profiter de mes remarques in petto de fatiguée chronique, paradoxalement,

ce blog n'existerait pas si je n'étais pas malade... si j'étais un ingénieur en bonne santé, j'aurais beaucoup trop d'activité

professionnelle pour avoir le temps de tenir un blog. Ce blog est un réinvestissement alternatif de matière grise.

 

La messe était animée par quatre solistes SATB de la Maîtrise d'adultes, qui chantèrent

le Kyrie et l'Agnus Dei d'une messe à 4 voix de William Byrd, le Sanctus étant chanté par toute

l'assemblée. Les solistes chantèrent aussi une pièce de Franz List, O salutaris Hostia.

 

 

 

C'était une messe fervente et recueillie, avec une bonne participation de l'assemblée.

Olivier Latry a tiré du grand orgue de splendides ressources, qui faisaient se retourner les auditeurs

au début de la messe (on a toujours envie de visualiser l'instrument qui émet de tels sons!). La cathédrale est entrée

en période de vacances, avec des prêtres étrangers invités à co-célébrer la messe. Le concert

annoncé pour mardi prochain, 11 juillet à 20h30 est un récital d'orgue. La messe s'est terminée sur

un Salve Regina chanté par l'assemblée et le choeur. Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 19h40,

Dimanche 9 juillet 2017

J'ai décidé de ne pas prolonger la soirée à Paris et de rentrer chez moi, ce qui s'avéra une sage décision, et

repris le RER B à 19h44**. Je suis arrivée à domicile vers 20h20, et une heure après ressortie précipitamment pour

vérifier que ma voiture, garée en bas d'une pente près d'une bouche d'égout, n'était pas en train de flotter

sur le courant qui charriait des mètres-cubes d'eau dans ma rue... mais non, ouf.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 9 juillet 2017
Dimanche 9 juillet 2017
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 08:39
Ave maris stella

J'étais hier soir au dernier concert médiéval de l'année 2016-2017 donné par l'Ensemble vocal

de Notre-Dame, intitulé "Ave Maris stella", interprété par quatre choristes et

trois/quatre instrumentistes, dont et sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Ave maris stella

Le premier concert de musique médiévale auquel j'ai assisté à Notre-Dame était le concert

"Assumptio" d'août 2015. Le prochain concert médiéval en la cathédrale sera le concert "Assumptio"

d'août 2017. J'ai donc suivi l'Ensemble vocal dans ses concerts médiévaux pendant deux années.

Je peux dire qu'il y en a plusieurs sortes, des recueillis, des contemplatifs, des complexes,

des joyeux... Indéniablement, le concert du 4 juillet 2017 appartenait à la catégorie des joyeux.

Composé de chansons, d'hymnes à la Vierge et d'estampies (musiques de cour), il était très enlevé.

Voici un extrait vidéo ci-dessous, je pense qu'il s'agit du rondeau "O summis regis"

 

 

 

Le concert était d'ailleurs tant enlevé que l'estampie n°8 a bloqué les deux cartes SDHC de l'appareil photo...

détail technique tueur de poésie médiévale, mais qui explique pourquoi je ne me retrouve pas dans mes

enregistrements, consignés par écrit au cours du concert, et que je ne sois pas sûre du titre de la vidéo...

Si ce n'est pas le Rondeau, que quelqu'un d'autorisé me prévienne, merci d'avance!

Ave maris stella

Les paroles des chansons et hymnes étaient en latin ou en vieux français, avec traduction

en français moderne et en anglais. J'aime bien lire et entendre du français ancien, j'avais présenté au bac

Villon, Rabelais, Ronsard, Montaigne, du Bellay... au risque de passer pour farfelue ; et en punition de mes goûts

dissidents, on m'a imposé... Rousseau. Le français ancien se goûte comme un mets corsé, se déguste.

Ci-dessous une deuxième vidéo d'une chanson de Gautier de Coincy, en vieux français:

 

 

 

Cependant, vous pouvez constater qu'il est plus aisé de lire les paroles et leur adaptation en

français moderne que de comprendre le texte chanté, avec la prononciation d'époque.

Il y eut aussi des hymnes en plain chant, conduits à deux voix, qui ajoutaient une note plus

céleste et recueillie au concert. Je ne les ai pas choisis comme vidéos d'illustration de l'article, car les

pièces rythmées passent mieux sur un blog. La troisième vidéo est un extrait de l'estampie n°8:

 

 

 

C'est la deuxième fois qu'une estampie bloque un enregistrement vidéo, cet incident étant déjà survenu lors d'un

précédent concert. D'après les protestations de l'appareil photo, la carte mémoire ne parvient pas à enregistrer assez

vite toutes les données... j'aimerais comprendre pourquoi seules les estampies créent ce problème!

La vidéo ci-dessus a été prise avec l'appareil photo de secours, qui est "moins HD" que l'autre.

 

C'est sur cette danse joyeuse de musique de cour que je terminerai l'article.

Ci-dessous, voici les choristes et les musiciens aux saluts, à la fin du concert:

 

Ave maris stella

Le concert fut très apprécié, il y avait beaucoup de touristes, qui s'empressèrent de venir photographier de près

à la fin l'avant de la cathédrale, inaccessible pendant la journée. Je suis allée faire quelques bises aux chanceux qui

partent en vacances, avant de reprendre le RER avec méfiance (en arrivant, on m'avait refait le gag du ticket valide

qui n'ouvre pas le portillon, mais un autre usager m'avait aidée à sortir...) mais le retour fut normal,

malgré un "incident technique" à Châtelet, perturbant la circulation de la ligne B...

 

Sylvie, blogmestre

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:17

Ce matin, le départ dans la pluie et la grisaille fut assez difficile... Vers 9h30, une grosse pie vint sans vergogne se

percher sur la balustrade de mon balcon et lorgner à l'intérieur de l'appartement, me vit et manifesta de la curiosité,

moi aussi ! C'est très musclé et presque aussi gros qu'une corneille, une pie. Je me suis approchée, et elle a préféré

partir en craquetant. J'en fis autant peu après, mais sans craqueter, et arrivai en gare d'Arcueil à 9h53*, pris un train

à 10h02 et arrivai à Saint-Michel Notre-Dame à 10h18**, pour la messe grégorienne, bien commencée.

Dimanche 2 juillet 2017

Seize choristes mixtes animaient cette messe grégorienne, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Ce fut un peu frustrant pour moi, car étant arrivée après 10h15, la moitié des chants avaient déjà été chantés... Mais

une messe ne se compose pas que d'activité participative, il y a aussi une partie d'écoute et de méditation importante.

A la fin de la messe grégorienne, les annonces nous firent part du prochain concert de l'Ensemble

vocal, le 4 juillet, qui continue ses productions vocales grégoriennes et médiévales pendant l'été.

Autant la messe grégorienne fut recueillie, autant la messe internationale qui suivit fut démonstrative.

 

Dimanche 2 juillet 2017

 Cette deuxième messe nous fut présentée comme la messe de clôture de l'année scolaire

pour la Maîtrise de Notre-Dame. Petits et grands choristes y étaient réunis, sous les directions de

Henri Chalet et d'Emilie Fleury. Les enfants faisaient face aux jeunes et aux adultes dans

le chœur de la cathédrale. Tous chantèrent une messe de Vierne, le chœur adulte chantant les trois

voix graves et le chœur d'enfants la voix de soprane. Un de mes voisins agita les bras au début de la messe

en direction des enfants, j'en conclus qu'un contingent de parents de choristes près de moi participait à la célébration.

La messe internationale fut célébrée par Mgr Chauvet, et par plusieurs autres prêtres.Voici le Kyrie

de la Messe solennelle de Louis Vierne (1870-1937), une messe pour orgue et chœur composée

spécialement pour Notre-Dame de Paris, interprétée par la Maîtrise de la cathédrale en 2010.

 

 

 

La Maîtrise interpréta aussi un chœur d'Anton Bruckner, Os Justi, après la communion.

Je suis ressortie de la cathédrale vers 12h35, et suis allée acheter des tickets à la station Cité***, pour faire un tour

au marché aux oiseaux avant de rentrer chez moi. Nulle pie craquetant dans les cages...

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Dimanche 2 juillet 2017
Dimanche 2 juillet 2017
Dimanche 2 juillet 2017
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 14:40

Comme les années précédentes, l'Orchestre national de France, le Choeur et la Maîtrise de

Radio France, et des solistes, donneront un grand concert gratuit sur le Champ de Mars, au pied de

la Tour Eiffel le soir du 14 juillet 2017, à partir de 21h15 (devant un demi-million de personnes...)

concert qui sera retransmis en direct sur France 2 et sur France Musique.

 

Concert du 14 juillet

Au programme de nombreux extraits lyriques classiques de Verdi, Mozart, Gounod, Puccini, Delibes,

Bizet, ou symphoniques, de Brahms, Moussorgski.... ou moins classiques, de Vangelis... Vous pouvez

prendre connaissance du programme exact en suivant le lien ci-dessus vers le site de la Maison de la radio, où l'ONF

est en résidence. Voici un extrait des Chariots de feu (Vangelis), enregistré à Athènes en 2001, au

Temple de Zeus olympien, et tout rapprochement avec une personne connue serait involontaire et fortuit.

 

 

 

Le concert se terminera par les deux premiers couplets de la Marseillaise, dans l'harmonisation de

Berlioz avec un contre-ut par refrain (seulement en sopranes !), celui-ci étant double (le refrain, pas le contre-ut).

Participation du public bienvenue, les solistes et le Choeur de Radio France assureront pour les contre-uts...

Le concert sera suivi du feu d'artifice annuel du 14 juillet.

Sylvie, blogmestre

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 09:34

Vous n'aurez pas cette année d'article de blog sur le Festival de Saint-Denis, et je n'irai pas entendre

Monterverdi, Beethoven ou Mozart parmi les gisants en pensant que cette musique les distrait de

l'Eternité... Il est déjà difficile d'obtenir une place avec une carte bancaire, alors sans carte bancaire et

avec des jambes trop faibles, ça devient mission impossible. Ne vous faites pas d'illusion, tout est plein.

Je viens de découvrir avec regret qu'il y avait hier soir un écran géant devant la basilique pour

diffuser le Requiem de Mozart qui se donnait simultanément à l'intérieur, ce que j'ignorais.

Dommage que l'information n'ait pas été diffusée (je devrais être sur la liste de diffusion pourtant...)

 

 

Sylvie, blogmestre

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:43

On donnait hier soir, dans la version "opéra en concert", au Théâtre des Champs-Elysées,

Les Noces de Figaro de Mozart. L'Orchestre de chambre de Paris était dirigé par Douglas Boyd.

Les chanteurs étaient solistes ou choristes du Garsington Opera. Ci-dessous un ajout:

la bande-annonce de l'opéra, trouvée sur le compte YouTube du Garsington Opera

 

 

 

La bande-annonce montre Douglas Boyd, en français, Suzanne et Chérubin, en italien.

(admirez la jolie voix nuancée de Chérubin...)

Noces de Figaro

J'avais une place sur un strapontin en corbeille, et pus avancer d'un rang vers le strapontin

de la rangée précédente, qui était libre, c'était très près de la scène, et je vis très bien.

Noces de Figaro

Il s'agissait bien d'un opéra, car il y avait une mise en scène et de l'action, quoique les décors

fussent réduits aux bases nécessaires à l'intrigue, cependant les musiciens étaient déployés

sur scène, derrière les solistes. Les musiciens furent rejoints par le choeur, composé de deux

parties, féminine et masculine d'une demi-douzaine de choristes chacune, sur les côtés

à l'arrière. Voici ci-dessous les chanteurs et Douglas Boyd devant l'orchestre, aux saluts;

on voit aussi les musiciens, et la partie féminine du choeur, debout au fond à droite.

Noces de Figaro

L'opéra, en quatre actes, avait une durée estimée de 1h40 pour les deux premiers actes, et de 1h20

pour les deux derniers, soit trois heures, entrecoupées d'un entracte (pendant lequel il y eut une ruée

sur les boissons et les glaces). En changeant d'étage (je suis au premier balcon habituellement), j'avais changé de

voisins, et d'habitudes. Mes voisines revinrent du bar avec une coupe de champagne, qui me parut doté d'un effet

désinhibant certain, surtout en fin de concert. Il faudra que j'enquête sur ce champagne une fois prochaine...

 

Je voyais Les Noces de Figaro en "réel" pour la première fois. J'en avais déjà vu des extraits à la

télévision, et trouvai l'intrigue complexe et bouffonne. L'opéra est en italien, quoiqu'il se situe en

Espagne, car l'italien est la langue de l'opéra bouffe, n'est-ce pas, et la scène offrait un surtitrage en

français. Les chanteurs étaient anglais mais ça ne s'entendait pas... (pendant mes études, j'ai passé

deux mois en Allemagne en Institut Goethe, et parmi mes condisciples germanisants, il y avait des solistes qui

apprenaient l'allemand pour chanter correctement les opéras... l'équivalent existe probablement pour l'italien).

 

Noces de Figaro

Avant de vous exposer l'intrigue, faisons quelques présentations préliminaires. Les personnages

vont par paires, à l'exception notable du page Chérubin. Ils sont onze. Il y a le couple Figaro-Suzanne,

le coiffeur et la camériste, le comte et la comtesse Almaviva, il dottore Bartolo et Marcelline, Barberine

et son père Antonio le jardinier, et deux messieurs: Basile le maître de chant et Curzio le légiste.

Et Chérubin, Narcisse mâle à la voix haute, qui s'éprend de toutes les dames jeunes, elles lui res-

semblent tant, ce qui est souligné car interprété ici par une mezzo-soprano, à cheveux longs.

Comme toujours dans les opéras comiques, le quiproquo est roi. Ajoutons un peu d'absurde: le comte,

dont l'épouse est splendide, est un coureur de jupons impénitent, qui envisage de rétablir le droit

de cuissage pour pouvoir s'approprier Suzanne. Figaro de son côté est convoité par une femme plus

âgée, de la domesticité, qui lui a prêté de l'argent, appuyée par Bartolo. Suzanne et Figaro veulent se

marier, et Chérubin est amoureux de la comtesse... le comte l'expédie aux armées, mais Chérubin

s'incruste, déguisé en femme par Suzanne. Tout ceci s'agite et la tension va crescendo jusqu'à

l'entracte. Coup de théâtre: à une tache de naissance, Marcelline reconnait dans Figaro le fils qu'elle

a eu avec Bartolo, disparu après sa naissance. Voici Figaro et Suzanne dotés d'une famille !

Encore un subterfuge et le comte se retrouve à faire la cour à son épouse voilée qu'il prend pour

Suzanne, qui lui pardonne, et ouf, tout s'arrange, chacun retrouve sa chacune !

 

 

Voici l'ambiance de la fin de l'opéra-concert. Très belles voix des solistes.

J'ai personnellement beaucoup aimé celle de Marta Fontanals-Simmons, qui interprétait Chérubin

avec conviction, et beaucoup de nuances vocales. Personnage ambigu s'il en était, mais très à l'aise

dans son ambiguité ! Le ballet ne fut pas dansé, faute de danseurs (je me suis demandé s'ils n'allaient pas

inventer quelque chose... mais on se limita à la musique, impossible de trouver une vidéo extérieure de ce ballet

comme je l'espérais... Une très belle soirée, très agréable., le Théâtre était plein d'auditeurs ravis.

Douglas Boyd était en nage à la fin de l'oeuvre, le pauvre (il aurait dû diriger en chemise noire... mais peut-être que

ça ne se fait pas sur scène, je me souviens que Daniele Gatti l'avait fait l'an dernier, mais dans la fosse)

L'opéra, très applaudi, bissé, se termina vers 23h10 environ, je suis rentrée chez moi après minuit.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Noces de Figaro
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