22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:46

Hier matin, une série de contretemps m'ont empêchée d'aller à Notre-Dame, mais j'y suis allée en fin d'après-midi.

Partie d'Arcueil-gare à 18h07* (le ticket existe, il faut que je le retrouve), je suis arrivée à la station Saint-Michel Notre-Dame un peu avant 18h30. Sur les trois portiques possibles pour sortir du RER en direction du parvis, un était au rouge, un deuxième était bloqué par un ticket, et une jeune femme japonaise (m'a-t'il semblé) avec valise se débattait avec le troisième qui refusait de s'ouvrir. Il était impossible de passer. J'ai demandé à cette dame qu'elle veuille bien me laisser sortir avant elle, et comme le portillon était ouvert derrière moi, lui ai dit de passer. Mais elle a fait passer sa valise d'abord... et s'est ensuite  fait coincer par les mâchoires du portillon qui s'est refermé sur elle. Le blocage entre les mâchoires du portillon m'est arrivé au même endroit, avec un passe Navigo pourtant valide. Ca fait mal. Elle a crié et son conjoint m'a regardée comme si je l'avais fait exprès... Il n'y a pas de personnel RATP à cette sortie, ni de guichet. Pas d'autre solution que de s'en sortir seuls entre voyageurs. La valise était passée, je suppose que la dame, elle, a pu sortir avec un autre voyageur. Mais j'ai porté ce cri de douleur en moi avec le regard de reproche de son conjoint pendant toute la messe à laquelle j'ai participé. Drôle de bienvenue à Paris ! Un autre dérangement semblait affecter les machines à tickets, réparé quand je suis repartie. Je suis entrée dans la cathédrale vers 18h35, avant le Kyrie. Initialement placée latéralement, j'ai rapidement été encadrée par un homme de chaque côté et derrière par un troisième planté dans l'allée transversale. J'ai jugé préférable d'aller m'asseoir ailleurs dans la nef, à un endroit où les caméras vidéo voient les paroissiens,  pour préserver autant que possible la sérénité spirituelle que j'étais venue chercher en ces lieux.

 

Dimanche 21 mai 2017

La messe fut célébrée par Mgr de Moulins-Beaufort, et animée par huit jeunes femmes de

la Maîtrise de Notre-Dame, sous la direction de Henri Chalet. Les premiers rangs étaient réservés

aux boulangers d'Ile-de-France qui avaient participé à la Fête du Pain sur le parvis. Il y avait aussi la

confrérie des talmeliers (ancien nom des boulangers), et des panières de rotin posées devant l'autel

contenaient des petits pains qui furent bénis à la fin de la messe et nous furent distribués à la sortie.

Ci-dessous une photo KTO qui provient de l'enregistrement de la messe, aussi diffusée en direct, où l'on voit les

boulangers dans l'allée centrale de la nef de la cathédrale, se dirigeant vers la sortie avec leurs panières pleines.

 

Dimanche 21 mai 2017

La Maîtrise a chanté une messe basse de Gabriel Fauré, Kyrie et Agnus Dei, le Sanctus étant chanté

en français par l'assemblée et le choeur. La Maîtrise chanta une oeuvre de Jean Langlais "O bone Jesu"

à la communion. Un concert "Ave Maria" fut annoncé pour le mardi 23 mai en la cathédrale.

Nous sommes ressortis de la cathédrale  vers 19h55, j'ai repris le RER à 19h58* avec le présent des boulangers.

J'avais oublié mon appareil photo chez moi, mais j'ai immortalisé le petit pain reçu à mon retour

Dimanche 21 mai 2017

Sylvie, blogmestre

Dimanche 21 mai 2017
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 08:36

J'étais hier soir au concert de la Philharmonie, donné par l'orchestre de Paris, sous la direction

de Thomas Hengelbrock. Nous sommes arrivés sous une pluie battante Porte de Pantin !

(article en cours de rédaction) (désolée, j'ai beaucoup de retard)

Ravel, Canteloube, Moussorgski

Il pleuvait tant que j'ai renoncé à sortir l'appareil photo pour immortaliser la cohorte de parapluies...Ma place

était au premier balcon, dans une zone que je n'avais connue qu'une fois, la première, en 2015.

Ravel, Canteloube, Moussorgski

Le programme se composait de Daphnis et Chloé de Maurice Ravel, de 7 chants d'Auvergne

(en auvergnat) de Joseph Canteloube, et des Tableaux d'une exposition de

Modest Moussorgski, dans l'orchestration de Maurice Ravel.

Ravel, Canteloube, Moussorgski

Je fais état de ma présence à ce concert, et continuerai la rédaction de l'article dès que possible

si vous le voulez bien. Le concert fut magnifique, très applaudi. Il y eut un bis, une valse, dont le nom

me reste à trouver. Voici ci-dessous l'orchestre et Thomas Hengelbrock.

Ravel, Canteloube, Moussorgski
Ravel, Canteloube, Moussorgski

Et voici les percussions, avec huit percussionnistes dans Daphnis et Chloé, et six dans les Tableaux

d'une exposition. En vedette, la cloche des dernières évocations de la Grande Porte de Kiev.

Ravel, Canteloube, Moussorgski

Je vous donne rendez-vous plus tard pour l'article complet, merci de votre compréhension.

 

Sylvie, blogmestre

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 13:02

La Philharmonie de Paris propose prochainement deux concerts participatifs, l'un le 20 mai,

l'autre le 4 juin. Le premier est un concert en famille, à 11h un samedi matin, l'autre un concert

d'après-midi à 17h. Dans le premier, on chante des petites phrases de l'Enlèvement au sérail

de Mozart, dans le second, deux cantates de Bach, le tout à apprendre chez soi.

Chanter Mozart ou Bach dans une salle de 2000 personnes, ça vous dit?

Suivez-les liens, achetez une place, et apprenez vos parties !

(téléchargement des fichiers audio par clic droit de la souris)

 

Sylvie, blogmestre

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 10:32

Je relaie ici, à la demande, l'information d'un stage de chant choral au mois d'août 2017 à

Saint-Brieuc, proposant des oeuvres de Scarlatti, Vivaldi, Pergolese, Respighi, Verdi.

 

 

Le stage est organisé par l'association Mélodine, et se terminera par un concert en la cathédrale de

Saint-Brieuc. Ce stage s'effectuera sous la direction de Jean-Pierre Ballon et de Jérôme Bourdin-Clauzel.

 

Tous les détails sont disponibles ici, sur le site de l'association Mélodine, tarifs, hébergement,

fiche d'inscription, programme détaillé, partitions et CD de travail préalable (conseillé).

Il faut s'inscrire avant le 15 juin 2017.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 08:34

Hier soir, j'ai assisté à la dernière représentation de Wozzeck, d'Alban Berg, à l'Opéra Bastille.

Wozzeck

Ce fut une heureuse surprise. Je redoutais un peu la musique atonale de l'oeuvre, mais j'ai été

séduite par l'énergie sauvage quoique savante qui s'en dégageait, et par le réalisme brutal

de la pièce de Georg Büchner dont cet opéra est inspiré. J'étais placée au dessus de l'orchestre,

au coin de la plus haute galerie côté jardin, une sorte de nid d'aigle, voyant l'avant de la scène et l'orchestre.

La grande salle de l'Opéra Bastille vue depuis la galerie 7

La grande salle de l'Opéra Bastille vue depuis la galerie 7

L'oeuvre est écrite pour un gros orchestre. De fait, les musiciens étaient très serrés à l'intérieur

de la fosse, j'ai compté 4 flûtes, 4 hautbois, 4 clarinettes, 1 saxophone, 4 bassons, 5 trombones,

des trompettes, un tuba, 2 harpes, des cymbales, un tambour, beaucoup de cordes...

Ca ne devait pas être facile pour eux !

Une partie des musiciens dans la fosse d'orchestre

Une partie des musiciens dans la fosse d'orchestre

Les petites fiches de spectacle quotidiennes sont distribuées aux niveaux principaux, je vais habituellement en

chercher une avant le spectacle ou à l'entracte, mais il n'y avait pas d'entracte. Je n'en ai donc pas eu.

J'ai admiré les chanteurs, qui avaient eux aussi des parties atonales, de style "parlé-chanté",

ce qui m'a semblé beaucoup plus difficile que de s'insérer dans un opéra mélodique classique.

L'opéra de Berg, en quinze tableaux, a été créé à Berlin en 1925. L'oeuvre littéraire Woyzeck de

Brüchner datait de 1837, et sera popularisée par Brecht. C'est précisément à Brecht que j'ai pensé

en voyant l'opéra de Berg. Et aussi à Fritz Lang, et ses créatures manichéennes et exaltées.

Berg, Brecht, et Lang étaient contemporains dans l'Allemagne des années 1920.

Le choeur d'enfants (Maîtrise 92 et Opéra de Paris)

Le choeur d'enfants (Maîtrise 92 et Opéra de Paris)

L'intrigue est la suivante: Wozzeck est un soldat, père d'un enfant, qu'il a eu avec Marie, sa compagne,

sans être marié. Il a des visions, et s'exprime avec une certaine violence dans l'expression. Deux

autres soldats interviennent, un capitaine qui tente de raisonner Wozzeck, et un tambour-major,

qui profite de son absence pour séduire Marie. Wozzeck est "soigné" par un médecin qui l'a mis au

régime mouton-haricots secs pour l'empêcher d'uriner dans la rue... Le praticien ambitionne de

devenir une gloire de la recherche médicale ! Mais Wozzeck se détraque de plus en plus du

cerveau, il voit rouge, du sang. Et  le tambour-major est vantard. Le médecin et le capitaine

renseignent  Wozzeck sur l'infidélité de Marie, le rendant encore plus fou qu'il n'est déjà (on sent

très bien sa folie monter dans l'opéra). Wozzeck poignarde Marie, et l'abandonne. Margret, l'amie

de Marie, voit du sang sur le bras de Wozzeck, revenu à la vie sociale, et il s'enfuit à nouveau.

Au centre, Wozzeck et Marie

Au centre, Wozzeck et Marie

Il y avait aussi des instruments sur scène. Selon la documentation, une fanfare et un groupe musical

contenant un accordéon (c'est ce que je voyais de ma place). Le décor ressemblait, toujours de ma place,

à une cantine sise dans un hangar. Vocalement, Marie (Gun-Brit Barkmin) et Wozzeck (Johannes

Martin Kränzle) dominaient le spectacle. Ils furent très applaudis. L'Orchestre et les Choeurs

de l'Opéra national de Paris étaitent dirigés avec .énergie par Michael Schonwandt.

 

Wozzeck, le chef d'orchestre, l'enfant, et Marie

Wozzeck, le chef d'orchestre, l'enfant, et Marie

L'opéra a duré 1h40 environ. Nous sommes ressortis vers 21h15, et j'ai repris le métro vers 21h21 *

 

Sylvie, blogmestre

Wozzeck
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 08:17

Hier en fin de journée, je suis allée à la messe de 18h30 à Notre-Dame (vu ma petite forme actuelle,

le spectacle Gospel de la veille m'avait suffisamment fatiguée pour motiver le repos le dimanche matin).

Partie d'Arcueil vers 17h45, je suis arrivée sur le parvis de Notre-Dame de Paris vers 18h23*.

C'était la Fête du Pain, de bonnes odeurs de panification avaient envahi les lieux.

Des touristes prenaient en photo leurs baguettes toutes fraîches, toutes chaudes !

Dimanche 14 mai 2017
Dimanche 14 mai 2017

J'eus le temps de m'installer dans la cathédrale avant le début de la messe, qui fut célébrée par Mgr Beau,

évêque auxiliaire de Paris, et animée par trois solistes féminines de la Maîtrise de Notre-Dame.

Elles chantèrent le Kyrie et l'Agnus Dei de la messe Regina pacis de Joseph Noyon, ainsi qu'un

Adoramus Te de Roland de Lassus pour la communion, et firent chanter les fidèles pour les

psaumes et la liturgie en français et en latin, ainsi que le Sanctus, qui fut chanté en français.

Des invités étaient présents pour la préparation d'une commémoration à venir de l'armistice de 1918.

Dimanche 14 mai 2017

A la fin de la messe, on nous fit part des annonces, notamment des conférences, et d'un concert

Bach, Charpentier, Fauré, le 16 mai. La feuille liturgique mentionne aussi le retour de Mgr Vingt-Trois,

dont je me réjouis. Ce fut une belle messe, retransmise en direct sur la chaîne KTO.

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 19h45**

Dimanche 14 mai 2017

Sylvie, blogmestre

 

 

Dimanche 14 mai 2017
Dimanche 14 mai 2017
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 08:21

J'ai vu hier soir le show "Gospel pour 100 voix" au Dôme de Paris, Porte de Versailles.

J'avais acheté un billet de catégorie 2 avec une réduction, et étais placée sur le côté vers l'avant.

Gospel pour 100 voix

Il y avait déjà beaucoup de monde à mon arrivée, et le public continuait d'entrer ... Des couples, des familles,

des amis, des personnes seules. Le siège qui m'était réservé penchait un peu d'un côté, et, par précaution pour mes

vertèbres, lorsque les lumières ont baissé, j'ai occupé un autre siège resté vide au bord de la rangée, de l'autre côté.

Vue du Dôme depuis ma place d'origine

Vue du Dôme depuis ma place d'origine

Le spectacle (c'était plus un spectacle qu'un concert) commença par un duo de batteries, très amplifié,

puis les choristes montèrent sur scène, et, accompagnés d'une soliste, chantèrent une pièce inconnue

(le niveau sonore était trop puissant pour comprendre les paroles sans aide, et nous n'avions pas les titres)

 

 

 

Une dizaine de danseurs de style hip-hop  accompagnaient ce début. Après quelques chants,

un crooner vint nous faire chanter sur les gospels traditionnels très connus. En voici un:

 

 
 

La majeure partie du concert alterna les deux types de gospels, avec une prédominance de la forme

soliste jazzy et choeur chantant et dansant. Nous ne savions toujours pas, à part sur les classiques

du gospel, qui furent numériquement moins nombreux, ce que nous entendions. Je reconnus "I got

my mind set on you", de George Harrison, qui n'est pas un gospel, mais une bluette néo-Beatles, et me suis

interrogée sur l'opportunité de l'appellation "gospel" (ç'aurait été "My sweet Lord", j'aurais été d'accord...)

Il y eut aussi des chants africains, dont un en swahili, avec danseurs, dont un extrait est ci-dessous:

 

 

Quand je vais à un concert rock, j'emporte des protections auditives, que j'utilise habituellement au début du concert,

ensuite, mes oreilles s'habituent (sauf pour Bruce Springsteen, où j'étais sortie prématurément du concert, juste avant

qu'il fasse disjoncter tout le POPB...!) Pour le spectacle Gospel, ça a été l'inverse, j'ai gardé les protections pendant

presque tout le concert, à l'exception des gospels traditionnels, un peu moins abondants en décibels. Les protections

ramenaient le choeur à une puissance normale de choeur sans amplification, ce qui aurait suffi. Je n'ai pas compris

pourquoi la sono était poussée à fond, il y avait de la distortion dans le son, et trop d'aigus, alors que les gospels sont

populaires, parmi d'autres raisons, pour la beauté de leurs graves (les protections filtraient les aigus, et pas les graves).

 

Un spectacle agréable et de bonne qualité, mais j'aurais préféré moins d'amplification et plus de

gospels traditionnels (il y eut Go down Moses, il aurait pu y avoir aussi Freedom, Steel away, Swing low

sweet chariot, etc... il m'a semblé que le public français était là pour chanter, ça s'entend ci-dessus).

Ce sont mes quelques suggestions de choriste qui a déjà chanté du gospel en choeur, en France ...

Gospel pour 100 voix

Ci-dessus le choeur et la soliste peu avant mon départ, je suis sortie de la salle un peu avant 23h*, entre

deux morceaux, ayant donné quelques signes neurologiques de fatigue, et arrivée chez moi un peu avant minuit.

 

Sylvie, blogmestre

Gospel pour 100 voix
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 08:36

J'ai vu hier soir au Théâtre des Champs Elysées un drame lyrique de Claude Debussy, d'après le

poème de Maurice Maeterlinck, Pelléas et Mélisande, dans une mise en scène d'Eric Ruf de la Comédie

Française, avec l'accompagnement musical de l'Orchestre national de France, dirigé par Louis Langrée.

Pelléas et Mélisande

J'avais bénéficié d'un tarif Comédie française (merci !) pour cette place au 2è balcon.

Pelléas et Mélisande

Une fois installée, constatant la gêne d'obstacles visuels (projecteurs), et des places vides alentour, j'ai finalement

passé la première partie de l'opéra sur la même rangée mais plus près de la scène, place V8 je crois.

A l'entracte, j'ai trouvé une meilleure place, restée vacante, au 1er balcon, à l'extrémité du 2è rang.

Pelléas et Mélisande

Ce drame lyrique est en cinq actes et douze tableaux.

Il sera diffusé sur France Musique le 4 juin à 20h.

Pelléas et Mélisande

J'étais enchantée d'entendre à nouveau l'Orchestre national de France, et de découvrir Louis Langrée, que je

connaissais par ses disques. J'ai aussi connu son père, Alain Langrée, qui avait dirigé la chorale A Cœur Joie de

Mulhouse, dont j'ai fait partie pendant dix ans. Alain Langrée revenait nous voir de temps en temps et c'est

avec lui que j'ai appris l'Ave verum corpus de Mozart, dans les années 80.

Pelléas et Mélisande

L'histoire: dans un pays fantasmatique, au bord de la mer, omniprésente, un homme, Golaud,

rencontre une mystérieuse inconnue, Mélisande. Il l'épouse sans la connaître vraiment, puis la

présente à ses parents. En jouant avec son alliance au bord de la mer, Mélisande la perd dans

l'eau. Elle rencontre le frère cadet de son époux, Pelléas, et l'on sent immédiatement que le duo

fonctionne mieux, et nourrit des sentiments réciproques de plus en plus tendres, quoique non

exprimés. Golaud s'en rend compte aussi et se renseigne en interrogeant Yniold, enfant de son

épouse précédente, décédée. Persuadé que Mélisande le trompe avec son frère, Golaud le tue,

puis il la brutalise. Elle meurt de la mort de son amour, et de la brutalitéde son époux,

sans avoir fauté, avec la petite fille qu'elle venait d'avoir de Golaud dans les bras.

Pelléas et Mélisande

Il s'agit d'un de ces drames d'inspiration médiévale, comme les aimait le XIXè siècle. Eric Ruf a fait

le pari d'une mise en scène minimaliste et monochrome: beaucoup de noir, décor, costumes, un peu

de blanc, la robe de Mélisande, virginale à son arrivée et lors de sa mort, les linges du bébé, et, en tache

de couleur, la chevelure rousse de Patricia Petibon qui chante le rôle féminin principal, augmentée et

allongée pour l'occasion. En myope ordinaire que je suis, tout ce noir vu de loin avait quelque chose de fatigant,

empêchant de distinguer les contours et les personnages, qui ne ressortaient pas sur le fond, sauf Patricia Petibon.

Symboliquement, le texte parlant beaucoup de clarté et d'obscurité, le parti pris du noir se justifiait.

Le drame s'annonçait dès le titre, et la constatation que l'époux de Mélisande ne s'appelait pas... Pelléas.

Pelléas et Mélisande

L'accord des voix permettait d'accentuer celui des cœurs. Mélisande peut être chantée par une soprano

ou une mezzo-soprano. Elle était ici inteprétée par Patricia Petibon qui a une voix claire de soprano.

Golaud (ici Kyle Ketelsen) est baryton-basse, et Pelléas (ici Jean-Sébastien Bou) ténor-baryton.

On constate que les choix des chanteurs favorisaient l'harmonie musicale de Mélisande avec Pelléas.

L'enfant Yniold, dont les "petit-père" et "petite-mère" sont datés, était chanté par une soprano, Jennifer Courcier.

L'opéra est un peu déroutant, quand on ne le connaît pas (ce n'était pas mon cas, c'est une œuvre qui avait

beaucoup de succès dans ma famille !), cependant la musique de Debussy est tout à fait belle, les voix l'étaient,

l'orchestre était à son niveau d'excellence habituelle, le chef était formidable, et le drame sentimental

parlait à chacun, avec la terrible méprise finale de l'époux bafoué que l'on sent venir. Une très belle

soirée pour les amateurs d'opéra, que je recommande chaudement, jusqu'au 17 mai. Placez-vous

plutôt près de la scène si vous avez une vision corrigée, vous serez mieux. Nous sommes ressortis vers 23h.

Pelléas et Mélisande

La Tour Eiffel, par delà le Pont de l'Alma, avait un scintillement nocturne prolongé.

 

Sylvie, blogmestre

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 08:30

Hier soir, j'ai entendu à la Philharmonie de Paris un concert mi-italien, mi russe, joué par

l'orchestre romain de l'Académie nationale de Sainte Cécile, sous la direction d'Antonio Pappano.

Rossini, Tchaïkovski, Respighi

Le programme se composait de l'Ouverture du siège de Corinthe, de Gioacchino Rossini,

du concerto pour piano n°1 de Piotr Ilitch Tchaïkovski, et de deux poèmes symphoniques

d'Ottorino Respighi: Les Fontaines de Rome et les Pins de Rome.

Rossini, Tchaïkovski, Respighi

Ma place était très bien située, tout en haut du 2è balcon, avec une vue dégagée. L'orchestre avait

déployé sur scène une centaine de musiciens (ils sont plus nombreux sur le papier, environ 130).

Rossini, Tchaïkovski, Respighi

L'orchestre était superbe, et fut dirigé à mains nues par un chef enthousiaste et souriant.

L'ouverture de Rossini, et sa fin "alla turca", donna le ton de la soirée: brillante et enlevée.

Le concerto de Tchaïkovski, que j'ai toujours trouvé d'un romantisme absolu, alliait la virtuosité de la

pianiste au velouté des cordes, et au soutien éclatant des cuivres, bois et percussions.

La pianiste du concerto était Yuja Wang. Nous avons entendu une artiste remarquable,

qui nous a gratifiés de trois bis, dont l'un a fait l'objet d'une captation vidéo qui devrait vous faire sourire,

je vous laisse reconnaître le morceau*, c'est archi-connu, mais un peu déconcertant au début (j'ai même pensé un

moment que le piano avait été trop "orientalisé" la semaine dernière, et qu'il improvisait tout seul !)

 

 

 

Les poèmes symphoniques de Respighi m'avaient à eux seuls décidée pour ce concert. Dans

les Fontaines de Rome, quatre fontaines célèbres inspiraient une musique, en quatre mouvements,

(dont, il me semble, la fontaine de la Dolce Vita... à vérifier !) Dans les Pins de Rome, c'était l'inverse,

la musique suscitait l'évocation de quatre lieux où il y avait des pins. L'orchestre enchaîna les huit

tableaux des deux poèmes symphoniques. Je ne connaissais pas les Fontaines, mais très bien

les Pins de Rome. Le deuxième mouvement de ce second poème musical était inratable, il s'agissait

des catacombes de Rome, des pins des catacombes, donc. Ralentissement du rythme, qui

devenait funèbre, instruments graves, ambiance mortuaire, monde des gisants. Puis nous changions

de voie romaine, pour finir sur la Via Appia, où la musique faisait penser à des légions de gladiateurs

entravés, marchant d'un pas lourd. Soudain, un oiseau gazouillait, et s'imposait par-dessus

l'orchestre (n'ayant trouvé nul volatile sur scène, j'ai supposé qu'il s'agissait d'un enregistrement...)

Rossini, Tchaïkovski, Respighi

Voici l'orchestre à la fin du concert, avec Antonio Pappano de dos, ci-dessus, et avec les cordes,

ci-dessous. Un très beau concert, avec un orchestre magnifique, superbement dirigé. Bravo maestro !

Rossini, Tchaïkovski, Respighi

Sylvie, blogmestre

 

* vous aviez reconnu la Marche turque de Mozart, j'espère !

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 08:14

Ce deuxième dimanche d'élections était couvert à pluvieux. Je suis allée en voiture jusqu'au 14è

arrondissement de Paris, ai parqué le véhicule et rejoint l'école de la rue Pierre Larousse, où je vote,

vers 17h30. Il y avait moins de monde que la première fois, ce fut rapide.

Dimanche 7 mai 2017
Dimanche 7 mai 2017

Ressortie du bureau de vote vers 17h40, je suis allée à pied à la station de métro Alésia,

et me suis arrêtée en chemin au Monoprix de la rue d'Alésia, pour acheter un petit goûter.

Dimanche 7 mai 2017

J'ai pris la ligne 4 du métro et suis sortie avec un flot de touristes à la station Saint-Michel à 18h16.

Dimanche 7 mai 2017

Notre-Dame de Paris carillonnait et tout le quartier l'entendait ! (c'est aussi sa fonction)

 

 

 

J'ai rejoint la cathédrale pour la messe de 18h30. Elle était animée par une vingtaine de choristes

SATB de la Maîtrise sous la direction de Henri Chalet. La messe était célébrée par Mgr de Sinety.

Dimanche 7 mai 2017

La Maîtrise chanta le Kyrie et l'Agnus Dei d'une messe "Ad majorem Dei gloriam" de Campra,

et un "O salutaris" de Yves Castagnet, qui jouait de l'orgue de choeur. Le Sanctus fut chanté en

français par le choeur et l'assemblée. La quête fut faite au profit des séminaristes. La messe s'est

terminée sur les annonces, dont celle d'un concert de musique médiévale ce soir, 9 mai.

Dimanche 7 mai 2017

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 19h40, et j'ai repris le RER puis le métro

pour retrouver ma voiture dans le 14è arrondissement, et rentrer chez moi, à Arcueil.

 

Sylvie, blogmestre

 

Dimanche 7 mai 2017
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