25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 14:11

Dimanche soir, il y avait à Notre-Dame une messe à la mémoire de Mgr Jean-Marie Lustiger.

Je suis retournée à Notre-Dame en fin d'après-midi, arrivée à 18h18* à St Michel Notre-Dame.

La cathédrale carillonnait joyeusement. Je parvins à trouver une place dans le premier quart de l'édifice,

qui fut rempli comme pour les grandes fêtes. Mgr Vingt-Trois présidait la célébration, qui était animée par

la Maîtrise de Notre-Dame, sous la direction de Henri Chalet. Un très nombreux clergé arriva en

procession, et se plaça dans le choeur de la cathédrale, autour de la Maîtrise.

(cet article ayant été partagé par plusieurs internautes, je ne l'ai pas fondu avec le précédent

comme j'en avais initialement l'intention, je l'ai seulement amélioré un peu)

(15h: l'inspecteur de réseau intégré dans Firefox m'a débarrassée du problème de texte disparu...)

 

Mgr Jean-Marie Lustiger, cardinal archevêque de Notre-Dame de Paris

Mgr Jean-Marie Lustiger, cardinal archevêque de Notre-Dame de Paris

Mgr l'archevêque évoqua son prédécesseur, qui reposait précisément sous le choeur de la cathédrale.

Ce fut une très grande célébration diffusée en direct sur la chaîne KTO, et visible en replay.

Dans son prêche, à propos de l'Evangile que j'ai évoqué ce matin dans l'article précédent, Monseigneur

insista sur la miséricorde de Dieu, qui est infinie (c'est la clé de la parabole). Dans ces très grandes

assemblées, lorsque l'on chante, j'ai toujours l'impression de faire partie d'un faisceau de lumière cohérente...

 

 

 

La Maîtrise chanta le Kyrie et l'Agnus Dei (ci-dessus en 2010, trouvé sur YouTube) de la

Messe solennelle de Louis Vierne, et un motet de Felix Mendelssohn, "Lass o Herr".

(Le Kyrie de cette messe avait été ajouté à l'article du 2 juillet 2017, interprété par la Maîtrise aussi).

Nous chantâmes ensemble les autres parties de la liturgie chantée, Sanctus inclus.

Dimanche 24 septembre 2017 (suite)

La messe, qui dura longtemps, du fait de l'imposante assemblée, fut très belle, et se termina

par les annonces de concert, audition d'orgue, conférences, et des remerciements à la Maîtrise,

ce qui fut l'occasion de rappeler que Mgr Lustiger en était à l'origine. Nous avons terminé la célébration

par un Salve Regina, et sommes sortis à la suite de la procession du clergé. Pour prolonger cette

célébration commune, une petite photo de Mgr Lustiger nous fut offerte à chacun(e), délicate attention.

Dimanche 24 septembre 2017 (suite)

En ressortant par les grandes portes, vers 20h, une dame près de moi, voyant la façade de la Préfecture

de police illuminée, subjuguée, dit à son époux: "regarde comme c'est beau, le Palais de Justice!"...

J'ai repris le RER à 20h03**, sans touriste à dépanner (Versailles étant fermé à cette heure-là).

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 24 septembre 2017 (suite)
Dimanche 24 septembre 2017 (suite)
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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 08:22

Hier, je suis partie un peu plus tard que souhaité de chez moi, ayant dû multiplier les précautions de porte (quoique

je sache depuis le 21/9 que ça ne sert strictement à rien, puisque l'on n'hésite pas à utiliser des professionnels

pour l'ouvrir, il faut quand même un énorme culot pour faire ça... et la certitude de ne rien risquer). Je suis arrivée

en gare d'Arcueil à 9h47*, mais l'horodateur de la machine, habituellement en retard, affichait "9h53".

(cet article a été rédigé à partir de 9h22, et mis en ligne à 9h59)

Dimanche 24 septembre 2017

Le premier train qui s'arrêta était, à ma grande surprise, plein aux trois quarts dans le wagon que je prends habituellement

(quasiment vide le dimanche à cette heure), trois personnes par carré, et un parfum entêtant qui flottait dans tout le

wagon, j'en suis redescendue à la première occasion, vers un autre wagon inodore. Je suis arrivée sans autre encombre

sur le parvis de Notre-Dame à 10h11**, où les voitures de police bordaient une foule de touristes abondante.

Dimanche 24 septembre 2017

La messe grégorienne était commencée, animée par dix voix féminines de la Maîtrise, sous la

direction de Sylvain Dieudonné. Je m'étais isolée en face du grand portrait de Mgr Lustiger,

souriant, accroché dans le transept droit de la nef, pour le dixième anniversaire de son décès.

L'Evangile, selon Matthieu, était l'un de ceux dont la compréhension est, au premier abord, déroutante.

Il s'agissait de vignes, c'était de saison, et d'un maître de domaine qui embauchait de nouveaux ouvriers

toute la journée, les payant tous autant à la fin, quelque ait été leur travail journalier. Les premiers

embauchés récriminaient, et le maître leur disait qu'il disposait de ses biens à sa guise et qu'ils

avaient tous accepté le même contrat à un denier la journée, quelque soit sa durée. La méthode est

surprenante, pour des humains dont les ressources sont limitées, mais celles de Dieu sont infinies...

Dimanche 24 septembre 2017

Ce fut une belle messe. Ma voix s'était améliorée depuis le traitement en cours. Ayant besoin de la fin de la

matinée, je suis ressortie de Notre-Dame vers 11h15. Puis j'ai aidé une touriste embrouillée avec les machines,

qui allait à Versailles (c'est toujours des billets pour Versailles qui embrouillent ces pauvres touristes!), et ensuite j'ai

acheté mon propre billet... mais j'ai récupéré le reçu de l'achat précédent, pour Versailles, indiquant 11h22***

Je suis cependant bien rentrée à Arcueil, où je suis arrivée un peu avant midi.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 24 septembre 2017
Dimanche 24 septembre 2017
Dimanche 24 septembre 2017
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 07:36

Hier 21 septembre, dernier jour de l'été, après une journée mouvementée, j'ai décidé in-extremis

de sortir de chez moi, et d'aller entendre la symphonie pathétique à la Philharmonie. Partie vers

19h35, je suis arrivée juste à temps pour acheter un billet au 2è balcon, dernier rang, ci-dessous.

Prokofiev, Chostakovitch, et Tchaïkovski

La salle n'était pas entièrement remplie, on me dit que je pouvais me placer où je voulais.

J'avançai donc de quelques rangs, et me rapprochai de la scène. J'étais à peine assise

que les lumières ont baissé, l'orchestre étant déjà installé à mon entrée dans la salle.

Prokofiev, Chostakovitch, et Tchaïkovski

Ce concert, qui proposait en première partie l'ouverture de Guerre et Paix de Sergeï Prokofiev,

et le concerto n°1 pour violoncelle de Dimitri Chostakovitch, et en deuxième partie la

symphonie n°6 de Piotr Ilitch Tchaïkovski, était le deuxième sur deux jours consécutifs.

Il était joué par l'Orchestre de Paris sous la direction du jeune chef israélien Lahav Shani, avec

en solistes Edgar Moreau et son violoncelle tricentenaire, et Philippe Aïche au violon.

Prokofiev, Chostakovitch, et Tchaïkovski

Guerre et Paix est un opéra écrit par Prokofiev à partir de 1930, qui fut créé en 1942, alors que l'URSS

était en guerre avec l'Allemagne, en hommage à Léon TolstoÏ, auteur du roman adapté à la musique

lyrique, qui sera aussi l'objet d'une adaptation cinématographique par King Vidor. L'ouverture proposée,

avec l'orchestre au grand complet, durait cinq minutes. C'était brillant, et pour ma part inconnu,

mais je n'ai pas ressenti d'émotion particulière. Il en fut tout autrement avec la suite du programme.

Prokofiev, Chostakovitch, et Tchaïkovski

Voici ci-dessus l'orchestre un peu resserré qui accompagnait le concerto pour violoncelle, créé

en 1959 à Leningrad (Saint-Petersbourg). J'avais déjà entendu ce concerto, à la Philharmonie, par l'Orchestre

de Paris, et avais trouvé l'oeuvre assez aride. Hier soir, je l'ai trouvée extraordinaire. J'avais déjà constaté que

cette plongée prolongée dans le bain des concerts avait fait évoluer mes goûts et ma perception musicale (et c'est très

bien ainsi!) dans le sens d'une capacité à mieux apprécier ce qui me paraissait à l'origine difficile d'abord.

Le concerto n°1 de Chostakovitch comporte quatre mouvements, le premier mouvement est détaché,

et les trois suivants enchaînés. C'était tellement beau, qu'il y eut des applaudissements après le

premier mouvement. Dans le second mouvement, moderato, il y eut un duo violoncelle-celesta,

une association étonnante de vibrations profondes et de petites notes argentines, qui força la salle

dans un silence quasi-religieux. Le troisième mouvement contenait un long solo du violoncelle de

307 ans, que j'avais déjà entendu joué par Edgar Moreau au grand auditorium de la Maison de la radio, il y a 2 ans.

Deux mille personnes s'abstinrent de tout bruit pendant que la plainte du violoncelle s'exprimait dans

la grande salle, tour à tour grave et solennelle, ou miaulante dans les aigus comme un chat.

Le dernier mouvement allegro terminait l'oeuvre dans l'énergie sauvage d'une danse endiablée...

Ci-dessous Edgar Moreau, le violoncelle solo, et Lahav Shani, et les premiers violons.

Prokofiev, Chostakovitch, et Tchaïkovski

Je changeai de place à l'entracte, essayant de trouver une place visuellement meilleure, en me rapprochant de la scène.

Ce fut la place A77, dont les titulaires avaient avancé d'une rangée. Malgré les garde-fous, je voyais mieux.

Prokofiev, Chostakovitch, et Tchaïkovski

La symphonie "pathétique" n°6 en si mineur de Tchaïkovski fut créée en 1893 à Saint-Petersbourg

elle aussi (les trois oeuvres de la soirée avaient été créées dans la même ville), elle comporte quatre

mouvements et dure une cinquantaine de minutes. C'était la deuxième partie du concert. L'orchestre

revint en grande formation. L'oeuvre est la dernière de Tchaïkovski, qui mourut peu après dans des

circonstances obscures, nous disait le livret. Il s'agit d'une pièce considérée comme le testament du

compositeur, que l'on considère parfois comme un Requiem instrumental. Elle m'a plutôt évoqué

un récapitulatif de la vie de Tchaïkovski, ce que l'on est supposé faire peu avant l'heure dernière.

Prokofiev, Chostakovitch, et Tchaïkovski

Il y a trois mouvements "pathétiques", dans le sens du pathos grec, c'est à dire de l'expression de la

douleur, et non "qui font pitié", signification actuelle fréquente de l'adjectif, ce sont les premier, deuxième,

et quatrième mouvements, le troisième mouvement allegro molto vivace étant très énergique.

On y sent quand même un pointe dissonnante. C'est un peu comme si Tchaïkovski revisitait son

oeuvre (on pense particulièrement aux musiques de ballets, qui sont les plus dansantes) avec

un recul un peu grinçant, un regard désenchanté sur cette musique joyeuse. Pas de célesta dans

cette oeuvre, la fée Dragée et les multiples personnages du Casse-noisette sont bien loin.

Voici l'allegro molto vivace, troisième mouvement de la symphonie:
 

 
 

Ce qui fait penser qu'il s'agit d'une sorte d'ode funèbre auto-orchestrée, c'est l'adagio lamentoso du

finale, inattendu dans la forme symphonique, où le quatrième mouvement est volontiers guilleret.

Voici ci-dessous l'adagio lamentoso, 4è mouvement de la symphonie:
 

 
 

Je fus frappée par l'énergie du jeune chef Lahav Shani, qui va succéder cette saison à

Yannick Nézet-Séguin à la direction de l'Orchestre Philharmonique de Rotterdam.

Prokofiev, Chostakovitch, et Tchaïkovski

Le voici ci-dessus faisant lever les musiciens par pupitre à la fin du concert.

J'étais levée aussi pour applaudir et prendre cette photo du chef, ainsi qu'une dernière photo de l'orchestre,

sans les barres et les câbles! Le concert, que j'ai beaucoup aimé, s'est terminé approximativement  vers 22h30.

 

Sylvie, blogmestre

Prokofiev, Chostakovitch, et Tchaïkovski
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 08:38
Le couronnement de Poppée

J'ai entendu hier soir à la Philharmonie le dernier opéra de la trilogie proposée par The English

Baroque Soloists et le Monteverdi Choir, sous la direction de sir John Eliot Gardiner.

Le couronnement de Poppée

J'avais pu acheter le billet d'occasion** sans difficulté, ce qui m'avait beaucoup surprise...

Partie d'Arcueil à 18h30*, j'arrivai à la Philharmonie vers 19h20. La place F34 du deuxième balcon était à l'avant

dernière rangée , en bout de rangée. Voici une vue de la salle depuis cette place:

Le couronnement de Poppée

La photo ci-dessus a été prise les bras tendus au-dessus de ma tête. En pratique, il y avait quelques gênes visuelles

qui m'ont conduites à monter d'une rangée, à la place juste au-dessus de la mienne, et à passer néanmoins la

première partie de l'opéra en torsion sur mon siège pour voir les solistes de très loin entre deux obstacles.

A l'entracte, vers 21h15, j'ai donc changé de place, et, toujours au 2è balcon, me suis rapprochée de la scène

en trouvant une place libre au premier rang de côté, qui était la place AA81. Voici la vue depuis cette place.

Le couronnement de Poppée

Ce changement de siège m'a permis de constater de visu que Néron était bien un contre-ténor, et non une alto,

comme il me semblait depuis ma première place!... (n'ayant pas encore eu le temps de lire le programme).

Le couronnement de Poppée

Le voici ci-dessus en bleu, avec John Eliot Gardiner, et Poppée en blanc, Octavie et sa nourrice

à droite de Néron. Le couronnement de Poppée est le dernier opéra de Claudio Monteverdi.

Il fut créé à Venise en 1642. J'avais vu L'Orfeo de Monteverdi l'hiver dernier, par les Arts florissants,

et j'aurais du le revoir samedi soir, mais un problème physique m'en empêcha. Trente-cinq ans séparent les

deux oeuvres, et bien d'autres considérations. L'Orfeo avait été créé à Mantoue, il s'agissait du tout

premier opéra, visant à présenter à la Cour un spectacle mythologique musicalement brillant et

conséquent pour l'époque, dont l'intrigue était pleine de bons sentiments et d'émotions.

Dans le Couronnement de Poppée, un certain cynisme désabusé, qui doit être d'essence

vénitienne, est à l'oeuvre. Oubliez Racine et Britannicus, c'est une autre facette de l'empereur Néron

que nous allons voir, quoiqu'elle soit dans la même veine. Voici l'orchestre de chambre:

Le couronnement de Poppée

L'opéra comporte un prologue et trois actes. La première partie de la soirée comprenait le prologue

et le premier acte, et la seconde les deux actes restant, séparées par un entracte d'environ un quart d'heure.

Le prologue met en scène la Vertu, la Fortune, et l'Amour, qui l'emporte et exerce ses ravages sur la

suite de l'oeuvre. Néron (interprété par Kangmin Justin Kim), a épousé Octavie (Marianna Pizzolato),

qu'il voudrait répudier pour épouser Poppée (Hana Blazicova) qui était l'amante de son ami Othon.

L'histoire officielle évoque un triangle amoureux entre Néron, Othon, et Poppée. Néron veut que Othon renonce

à Poppée. L'empereur subit la tutelle intellectuelle de Sénèque, philosophe stoïcien (interprété par

Gianluca Buratto). Musicalement, Néron est contre-ténor, Poppée soprano, Octavie mezzo-soprano,

et Sénèque a une belle voix de basse profonde (il y a une note extrêmement grave dans sa partie chantée).

Le couronnement de Poppée

Parmi les personnages secondaires, une nourrice jouée par un contre-ténor, en turban emplumé,

mit de l'ambiance dans la salle. Néron ordonna à Sénèque de se suicider car il l'avait offensé.

Il y eut un très beau choeur "No morir, Seneca, no, no!", mais Sénèque s'exécuta. Octavie monta

une intrigue pour faire tuer Poppée, qui fut éventée et permit à Néron de la répudier, et d'épouser

son amante, qu'il couronnera de lauriers au milieu des choeurs. L'opéra, qui dura plus de trois heures,

se termina par un duo amoureux superbe, tout en nuances, entre Néron et Poppée.

Je l'ai trouvé sur Youtube par les mêmes interprètes, le voici ci-dessous:

 

 

Si vous souhaitez voir l'ensemble de l'opéra par le même orchestre et les mêmes chanteurs, il a été filmé à

la Fenice de Venise, et est mis en ligne par Culturebox, c'est ici. En jetant un coup d'oeil aux commentaires, je retrouve

ce que j'ai éprouvé hier soir: les deuxième et troisième actes sont meilleurs que le premier... ça doit venir de l'écriture.

Pour moi, la deuxième partie de l'opéra fut beaucoup plus fascinante que la première, du fait de la

proximité avec les chanteurs, le choeur (qui ne fait que quelques brèves apparitions, mais de grande qualité,

Monteverdi reste un très grand compositeur de musique chorale...). La salle manifesta sa joie par ses

applaudissements et quelques cris à la fin du spectacle, qui clôturait ce triptyque musical lyrique.

 

Le couronnement de Poppée

Ci-dessus, sir John Eliot Gardiner, à la fin du concert.

Nous sommes sortis de la grande salle un peu après 23h, et je suis rentrée chez moi peu avant minuit.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Le couronnement de Poppée
Le couronnement de Poppée
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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 19:03
 Dimanche 17 septembre 2017

Ce matin, je suis partie vers 9h30, direction Paris, arrivée à Arcueil-gare à 9h37*, et à Saint-Michel

Notre-Dame à 10h03**. La messe grégorienne venait de commencer.

 Dimanche 17 septembre 2017

Elle était animée par 3 ou 4 choristes féminines ( j'étais complètement sur le côté, et ne voyais

qu'une partie du choeur), dirigées par Sylvain Dieudonné. La messe était célébrée par

Mgr Chauvet, recteur de la cathédrale, assisté de plusieurs prêtres et célébrée en latin.

 

 

Mon attention fut attirée par la première lecture, extraite du Livre de Ben Sira, portant sur le pardon.

C'est un texte de l'Ancien testament (je crois), qui existe aussi dans le Talmud, ai-je lu (si je fais erreur

vous pouvez rectifier). Le texte, avec beaucoup de force et de bon sens, exhorte à ne pas rester dans la

haine ou la colère, et à pardonner, sinon qui nous pardonnera? On ne ne saurait mieux dire. Mais le

texte de l'Evangile selon Matthieu introduisait une condition supplémentaire: que celui qui demande le

pardon pour ses énormes péchés remette ceux, beaucoup plus modestes, de ses propres créanciers.

J'ajouterais qu'il me semble que la remise des créances doit suivre un ordre d'importance, sans lequel

le pardon pourrait masquer le sacrifice d'une vie. Se pose alors la question de la justice des hommes,

lorsque les fautes ont entraîné un tel préjudice qu'un simple pardon ne saurait suffire.

 Dimanche 17 septembre 2017

Les annonces nous firent part des conférences du dimanche après-midi et de deux concerts

d'orgue, le samedi 16 septembre et le mardi 19 septembre, à 20h et 20h30 respectivement.

Je suis ressortie de Notre-Dame vers 11h10, et ai repris le RER à 11h15***car j'avais l'intention

d'aller aux Journées du Patrimoine (j'avais un billet de concert à la Maison de la Radio pour l'après-midi),

mais ma petite condition physique m'en a empêchée (c'était déjà le cas la veille au soir...)

J'espère que, pour votre part, vous en avez bien profité.

 

Sylvie, blogmestre

 

 Dimanche 17 septembre 2017
 Dimanche 17 septembre 2017
 Dimanche 17 septembre 2017
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 08:34

Hier soir, j'ai entendu le concert de musique au temps de Saint-Louis donné par l'Ensemble vocal

de Notre-Dame de Paris sous la direction de Sylvain Dieudonné. En ce jour de grèves,

un RER bondé me déposa vers 20h15 à Saint-Michel Notre-Dame, où je pris un billet à l'entrée.

Chroniques et musiques du XIIIè siècle

J'étais au premier rang de côté, ce qui donne de meilleures photos. Le choeur de la cathédrale semblait

sommeiller, sous la garde de la petite statue mariale à l'enfant, entourée de son buisson de lys.

Chroniques et musiques du XIIIè siècle

Je n'avais pas entendu ce concert depuis un an, qui a fait l'objet du dernier disque, très réussi,

de cet ensemble médiéval. Il comptait hier soir 9 choristes, 4 instrumentistes, et un chef,

ce qui fait au total douze personnes, divisées entre voix graves et voix aiguës, et instrumentistes.

Chroniques et musiques du XIIIè siècle

Les articles de blog précédents sur ce programme de musique au temps de Saint-Louis sont ici et .

Je me suis attachée à prendre des vidéos différentes de celles de l'an dernier.

Chroniques et musiques du XIIIè siècle

Le concert débutait par un prélude, sous le titre "un monde entre sacré et profane", constitué

d'un motet à trois voix aiguës "Et gaudebit" (qui porte aussi d'autres titres, ce qu'on trouve fréquemment

dans la musique ancienne, qui se transmettait de cour en cour à l'oreille par les musiciens ambulants)

 

 

 

Composé de deux parties, intitulées "Saint-Louis roi de France", et "De Paris à Jérusalem",

le concert retraçait la vie de Louis de sa naissance à sa mort, en passant par les croisades en

Egypte et à Carthage, avec en interlude entre ces deux parties sa dévotion particulière à Marie.

Les pièces musicales étaient introduites par des extraits de la Vie de Saint-Louis, de Jean

de Joinville, lus en français du XIIIè siècle (à peu près incompréhensible sans écrit, mais intéressant

car nous disposions de l'écrit, ce qui permettait de mesurer l'évolution de la langue entre XIIIè et XVIè siècle,

François Ier imposa le français comme langue administrative, ce qui le modernisa et l'harmonisa).

Ci-dessous un extrait vidéo du conduit à deux voix "Gaude felix Francia", qui parle du

couronnement de Louis IX, en latin (Réjouis-toi, heureuse France)

 

 

 

J'ai pris deux autres vidéos, dans les batailles des croisades, dont les voix disparaissent derrière les instruments,

par un fondu que je ne m'explique pas, inutilisables... Je terminerai donc par l'estampie, quoiqu'elle soit

déjà dans l'un des articles précédents, car... tout le monde aime les estampies (musiques de cour)!

 

 

 

J'invite les lecteurs de ce blog qui souhaiteraient entendre d'autres extraits à se reporter aux articles précédents,

et rappelle qu'un excellent CD, très bien enregistré, existe de ce concert, on le trouve en ligne.

Le concert, assez dense, dura plus d'une heure et demie. Il fut très applaudi.

Voici l'Ensemble vocal et les instrumentistes (et la harpe) aux saluts.

Chroniques et musiques du XIIIè siècle

Nous sommes ressortis vers 22h15 de Notre-Dame.

 

Sylvie, blogmestre

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 07:31

Hier, en descendant ma rue vers 9h30, déserte à cette heure un dimanche, un 4x4 noir roulant trop vite a foncé sur moi

alors que je traversai sur un passage piéton. Je n'ai pas eu la présence d'esprit de relever le numéro, l'urgence étant

de gagner le trottoir, mais n'ai aucun doute sur le caractère intentionnel du geste. La conductrice de l'arme par

destination était blonde. Partie de la gare d'Arcueil-Cachan à 9h37*, j'arrivai à Saint-Michel Notre-Dame à

9h59, puis passai quelques minutes à aider des touristes avec les machines. Je suis sortie de la station à 10h03*

Dimanche 10 septembre 2017

L'image du parvis de la cathédrale ci-dessus a été prise au retour. Quand je suis arrivée, il y avait sur le

parvis des voitures de police, et des CRS qui contrôlaient les sacs des personnes qui entraient qu'ils filtraient une par

une. Le parvis avait été délimité par des barrières, pour éviter les mouvements de foule en raison d'une ordination

épiscopale qui devait avoir lieu l'après-midi... ce qui n'expliquait pas ce contrôle matinal, à 5 heures de l'événement...

Je n'en sus pas plus. J'entrai dans la cathédrale pendant le Kyrie. La messe grégorienne de 10h était

animée par dix choristes masculins, sous la direction de Sylvain Dieudonné. Voici le Sanctus XI :

 

 

Les lectures du jour donnaient un mode opératoire pour sortir le méchant de son mal. J'étais perturbée

par ce qui m'était arrivé plus tôt dans la matinée, et mon attention en souffrait un peu. A la fin de la messe

grégorienne, il nous fut rappelé l'ordination de l'après-midi, et annoncé des conférences et un concert

de musique grégorienne et médiévale le 12 septembre, par l'ensemble vocal de Notre-Dame.

Je restai à la messe internationale qui suivit, dans laquelle quatre solistes SATB chantèrent une jolie

messe brève, probablement du XVIè siècle, dont  le titre ne figurait pas sur la feuille liturgique

Dimanche 10 septembre 2017

C'était probablement la fatigue, je fus prise de faiblesse, et dus m'asseoir pendant le Sanctus, chanté

par le choeur de la Maîtrise, et décidai de rentrer chez moi. Je suis sortie de la cathédrale vers 12h15,

il n'y avait plus de CRS sur le parvis

Dimanche 10 septembre 2017

L'air vif me fit du bien, je repris le RER à 12h18**. A mon arrivée à Arcueil, je constatai qu'on était entré dans

mon appartement pendant mon absence, malgré la serrure neuve posée sur la porte avant mon départ.

Le malaise était peut-être une manifestation de 6è sens, finalement... J'ai regardé l'ordination épiscopale de

Mgr Romanet, nommé à la tête du diocèse aux Armées qui siège en la cathédrale Saint-Louis des

Invalides, présente sur ce blog, à la télévision, ne pouvant envisager de ressortir de chez moi hier.

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: le retard pris sur l'article précédent est imputable aux événements de la journée d'hier

Dimanche 10 septembre 2017
Dimanche 10 septembre 2017
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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 07:52

C'était hier soir à la Philharmonie, Le Staatskapelle Berlin sous la direction de Daniel Barenboïm

interprétait la 8è symphonie de Bruckner. Ci dessous le billet acheté d'occasion, et ma place dans

la grande salle, au milieu du premier rang de l'arrière scène, c'était très impressionnant.

Bruckner et Barenboïm

La Philharmonie continue le cycle Bruckner Mozart commencé l'an dernier avec Daniel Barenboïm

et la Staatskapelle Berlin (saviez-vous que cette formation musicale s'appelait jusqu'à la Première

guerre mondiale Königlich Preussiche Hofkapelle, c'est-à-dire Chapelle royale de la Cour de Prusse?)

Bruckner et Barenboïm

La 8è symphonie de Bruckner est un monument musical en 4 mouvements, pour gros orchestre.

Je l'avais entendue au Théâtre des Champs Elysées l'an dernier, l'article est ici. Il y a un excellent

article sur Wikipedia, auquel je vous renvoie pour les détails musicaux, n'ayant pas les connaissances

pour écrire tout cela aussi bien, c'est ici. En revanche, je peux vous parler de l'orchestre et du chef...

 

Bruckner et Barenboïm

Daniel Barenboïm dirige la Staatskapelle Berlin depuis 25 ans. Il dirigeait sans noeud papillon, avec

chemise blanche ouverte dans son habit de concert noir. J'avais souffert pour Daniel Harding, quelques jours

plus tôt, dirigeant sanglé pendant deux heures en costume et noeud papillon... La symphonie de Bruckner s'ouvre

par un allegro moderato. De ma place, juste derrière les contrebasses, percussions, tuba et Tuben,

je voyais les pupitres se répondre, ce qui constituait un spectacle captivant, puisqu'à un mètre près

j'étais dans l'orchestre. Cependant sur le plan de l'appréciation symphonique, cette proximité

manquait du fondu optimal des instruments. J'entendais les pupitres individuellement, j'y ai gagné

en spectacle, mais perdu en construction musicale (que le compositeur s'est quand même évertué à réaliser).

Je crois qu'il est important de le savoir lorsqu'on choisit sa place, une très grande proximité

avec les instruments parcellise la perception que l'ouïe a de l'orchestre.

Bruckner et Barenboïm

J'étais tellement absorbée dans la contemplation de l'orchestre par pupitres se renvoyant

les notes comme des balles, que je regardais moins le chef, qui habituellement me captive.

Je finis quand même par suivre sa gestuelle, très expressive, et dans laquelle il mettait une

énergie considérable, ce qui est quand même extraordinaire, car il connait son ensemble depuis

un quart de siècle, et pourrait les diriger d'un battement de paupières, je suppose. Il pourrait

s'économiser, mais pas du tout. En fait, en déployant toute cette énergie, il contraignait les notes à

lui obéir, et tenait l'auditoire en haleine, sous le charme. C'était une sorte de bataille entre lui et la

musique, pour la plus grande gloire d'Anton Bruckner, et le plus grand plaisir de la salle mélomane.

Bruckner et Barenboïm

Après presque deux heures de recueillement, ce fut l'expression du public, debout, très nombreux,

toujours transporté par cet ensemble et son chef (chapeau bas pour les deux!)

Une petite vidéo de la fin des saluts, brute, que je n'ai pas encore eu le temps de monter.

 

 

 

Une très belle soirée, d'autant que mon voisin de droite était un fan absolu de Bruckner, qui connaissait toutes

les variations de la symphonie et parlait de la Totenuhr (l'horloge de la mort, à la fin du premier mouvement)

avec de l'émotion dans la voix. Nous sommes ressortis de la salle après de multiples rappels.

J'étais arrivée vers 20h14* et suis repartie vers 22h25. La symphonie a duré environ 1h 45 minutes.

 

Sylvie, blogmestre

Bruckner et Barenboïm
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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 08:25

Hier soir, c'était le concert d'ouverture de la saison 2017-2018 à la Philharmonie. L'Orchestre de Paris

et son chœur sous la direction de Daniel Harding présentaient Music for the funeral of Queen Mary

de Henry Purcell, et la 6è symphonie, en quatre mouvements, de Gustav Mahler.Toutes les places

avaient été vendues sur le site, mais on en trouvait encore chez les revendeurs attitrés, ce qui me permit d'en

acquérir une, au premier balcon sur le côté, avec une très belle vue sur l'orchestre.

Purcell et Mahler

J'étais partie d'Arcueil gare à 19h37*, tout alla bien jusqu'à Chätelet, où un énergumène tira le signal d'alarme, mais rien

de trop perturbant. Gare du Nord, un homme jeune gisait au sol entouré par la sécurité, nombreuse. On n'en sut pas plus.

J'arrivai Porte de Pantin vers 20h20, avec quelques retardataires qui se pressaient vers la grande salle.

Purcell et Mahler

L'entrée 3D est bien pratique, elle est en bas de l'édifice, pas d'escalier. Ma place était au milieu de la dernière rangée.

Les lumières baissèrent peu après mon arrivée et l'orchestre se mit en place, le voici ci-dessous installé.

Purcell et Mahler

Puis les choristes entrèrent et s'installèrent sur les deux rangées de praticables dressées de part

et d'autre de l'orgue de chœur que l'on voit au fond de la scène sur la photo ci-dessus. Il s'agissait de la

formation petit chœur, les choristes étaient mélangés, ce qui donnait au chant une grande homogénéité.

Le choeur de l'Orchestre de Paris dispose de trois formations, un petit choeur très confirmé, un grand choeur

symphonique, et un très grand choeur élargi aux enfants. Je n'ai pas de photos du chœur d'hier soir, car je pensais

pouvoir en prendre aux saluts, avant que les choristes sortent de scène, mais il n'y eut pas d'entracte, ni de saluts.

Les choristes interprétèrent l'œuvre de Purcell avec deux trompettes, deux trombones, l'orgue de

chœur, et deux ou trois timbales, chantant tout en retenue puis ressortirent.

L'orchestre au complet enchaîna alors directement sur la 6è symphonie de Mahler.

Voici les cuivres et les percussions, l'orchestre était très conséquent.

Purcell et Mahler

Dans ma zone de la grande salle, il n'y avait plus de programmes quand je suis arrivée. Les deux

œuvres entendues à ce concert ont déjà fait l'objet d'articles dans ce blog, dans d'autres salles, avec

une autre interprétation: la 6è de Mahler, au Théâtre des Champs Elysées, Funérailles de la reine Mary,

(entendue précédemment à la Maison de la radio), qui est un Requiem anglais, nous était proposé

hier soir par un chef britannique, je vous assure que cela ajoute à l'interprétation.

La reine Mary était la fille de Jacques II d'Angleterre auquel avait succédé Guillaume III d'Orange qui

l'avait épousée. A la suite de son mariage, Purcell, qui était le compositeur en vogue à la cour

anglaise, et  l'auteur d'une production musicale considérable, écrivit une ode d'anniversaire "Music

for the Queen Mary", dont les airs les plus connus sont "Come ye sons of arts" et "Sound the

trumpet", une musique joyeuse pour une jeune reine populaire. Hélas, Mary mourut de la variole un

an plus tard. Purcell composa alors en 1695 la Marche funèbre en ut mineur connue sous le nom

de "Music for the funeral of Queen Mary". Il ne survivra à sa reine que six mois, et la musique

de funérailles qu'il avait écrite pour Mary sera jouée à son propre enterrement.

 

Mahler composa sa 6è symphonie en 1903, à une époque où tout allait bien dans sa vie.

Pourtant l'oeuvre montre des angoisses prémonitoires. Elle est spectaculaire par l'utilisation d'un très

gros orchestre, avec beaucoup de cuivres et de percussions (il y a même des cloches de vaches

bucoliques... et un énorme maillet). Je ne l'ai pas trouvée "fracassante" comme l'an dernier.

Affaire d'acoustique: le Théâtre des Champs Elysées où je l'avais entendue est disposé en arrondi

face à la scène, qui est entourée pendant les concerts d'une conque acoustique renvoyant le son

vers les spectateurs, d'où l'impression de fracas. D'autant que je pense que les deux coups du sort

qui ponctuent le 4è mouvement y étaient beaucoup plus terrifiants que les coups de maillet d'hier soir.

A la Philharmonie, la disposition des lieux est telle que l'on entend bien partout, le fracas se disperse...

 

 

A part le deuxième mouvement qui est doux et tranquille, la symphonie est agitée de soubresauts

musicaux, de passions, avec de furieux emballements de percussions ou des cris de cuivres.

Dans le 4è mouvement, un passage plus funèbre de trompettes rappelle l'introduction de la Marche

funèbre de Purcell. A la fin de cet ultime mouvement, la symphonie meurt après un dernier

petit râle de violons. C'est une extraordinaire musique et un extraordinaire spectacle.

Purcell et Mahler

Un très beau concert d'ouverture de la saison. Daniel Harding fut rappelé plusieurs fois, jusqu'à ce

qu'il donne le signal du départ à ses musiciens. Bravo pour la performance, presque deux heures

de musique soutenue, dans le pianissimo pour Purcell et le fortissimo pour Mahler.

Le concert sera redonné demain 8 septembre, précipitez-vous sur les places restantes!

Il sera aussi diffusé en direct sur Radio Classique puis réécoutable en ligne.

 

Sylvie, blogmestre

 

Purcell et Mahler
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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 08:03

Hier dimanche je suis partie vers 9h30 de chez moi vers Notre-Dame de Paris, en gare à 9h37*,

et arrivée sur le parvis de la cathédrale à 10h03**, pour la messe grégorienne, juste avant le Kyrie.

Dimanche 3 septembre 2017

Malgré la tenue estivale des promeneurs, on voit que les marronniers qui bordent le parvis sont déjà en automne,

ils perdent même leurs marrons... Curieusement, si l'air était frais à l'extérieur, il faisait chaud à l'intérieur de la cathédrale.

La messe grégorienne était célébrée par plusieurs prêtres et animée par trois choristes masculins

de l'ensemble vocal de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Dimanche 3 septembre 2017

L'Evangile était celle du "Vade retro, Satanas!" où Jésus reproche à Pierre de le tenter par les pensées

des hommes, en l'incitant à rester en vie, alors qu'il s'apprête à la mort. Je n'ai pas de connaissances

en théologie, mais ce passage des Ecritures mériterait au moins une dissertation philosophique, tant

il est difficile à appréhender. Comment peut-on reprocher en des termes aussi rudes à son ami le

plus proche, celui que l'on a choisi pour bâtir son Eglise de souhaiter votre bonne santé? Le dessein

divin est-il tellement complexe que sa portée échappe à l'intelligence humaine? J'ai été contente

d'entendre deux prêches à ce sujet, mais la question reste insoluble. Mystère évangélique.

Dimanche 3 septembre 2017

Je suis restée à Notre-Dame pour la messe internationale de 11h30, dont la deuxième lecture fut

faite en espagnol. Elle fut célébrée par un nouveau chapelain, à qui fut souhaitée la bienvenue, et animée

par un quatuor SATB de solistes de la Maîtrise de Notre-Dame, qui interprétèrent le Kyrie et l'Agnus Dei

de la Messe nos autem gloriari de l'italien Francesco Soriano (et non d'un joueur de football espagnol...)

et un Domine fac mecum d'Orlando de Lassus, trouvé en vidéo dans une chapelle, le voici ci-dessous:

 

 

 

Le Sanctus fut chanté par l'assemblée. Il y eut à la fin de cette seconde messe comme de la première

des annonces de conférences, d'une ordination, du souvenir de Mgr Lustiger, décédé il y a dix ans,

et d'un prochain concert de solistes, le 5 septembre, programme Bach, Charpentier, Fauré.

Dimanche 3 septembre 2017

Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 12h40*** La roseraie du parvis était proliférante, bientôt on se

croira dans un champ de centifolia, au parfum près (la centifolia est la rose à parfumerie de Grasse).

Cet article a été mis en ligne aujourd'hui 4 septembre à 9h56, et notifié.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Dimanche 3 septembre 2017
Dimanche 3 septembre 2017
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