20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 08:30

Hier soir, le ciel s'étant dégagé en fin de journée, je suis retournée au cinéma en plein air de

la Villette, qui présentait un film des studios Walt Disney, sorti en 2008, Ratatouille. Un hommage

animé à Paris et à la gastronomie française, sauce Disney, c'est à dire avec petits et gros rats.

Ratatouille

J'avais gardé une excellente opinion de mon expérience transat de la semaine précédente,

et puis la prairie était mouillée de la pluie du jour, ce fut donc transat et couverture.

J'étais partie d'Arcueil à 20h53*, et arrivée Porte de Pantin à 21h40**, un peu en retard, heureusement,

la projection n'était pas commencée. Il y avait foule, beaucoup d'enfants de 3 à 93 ans (et même plus jeunes).

J'ai juste eu le temps de m'installer avant que la séance commence!

 

Ratatouille

Comme nous étions samedi soir, le film était précédé d'un court-métrage. Il s'agissait ce soir

d'un film d'animation intitulé "Le Génie de la boîte de raviolis", de Claude Barras. Un film dont les sujets

sont en pâte à modeler, que l'on prend en photo en modifiant un peu la pâte à chaque image, sur le

principe du dessin animé, on assemble les images, et on a le mouvement.

 

 

L'histoire est celle d'un ouvrier vérificateur des boîtes de raviolis que produit son usine, qui un jour, en

ouvrant l'une d'entre elles, voit un gros génie en sortir, lui proposant d'exaucer deux vœux.

L'ouvrier souhaite une prairie fleurie et un banquet auquel le génie est convié. Mais celui-ci ne parvient

plus à réintégrer sa boîte de conserve! Alors l'ouvrier lui propose d'exaucer un vœu. Le génie

demande une rivière, et les voilà trempant leurs pieds dans un ruisseau qui borde la prairie en fleurs...

 

Ratatouille, c'est l'histoire d'un rat qui s'appelle Rémi. Un petit rat français, bien mignon et bien propre,

qui sait lire, comprend les humains, et ambitionne de devenir chef cuisinier comme feu Gusteau,

chef officiant dans un restaurant très étoilé à Paris. Mais comment s'y prendre, quand on est un rat?

 

Rémi a lu l'ouvrage du chef Gusteau "Tout le monde peut cuisiner" chez la vieille dame dans

la maison de laquelle sa tribu habite. Il a pris l'habitude de marier les saveurs des ses larcins

alimentaires et de subtiliser des épices. Mais un jour, la dame s'en rend compte et sort la carabine

pour se débarrasser de lui et de son frère, provoquant l'invasion puis la débandade de la famille

de rats, qui s'enfuient par les égouts. Rémi, chargé du précieux ouvrage de Gusteau, se perd dans le

dédale souterrain. Il émerge à Paris, et l'esprit du chef lui apparaît, le persuadant qu'il peut réussir

son rêve de devenir cuisinier. Rémi pénètre dans les cuisines du restaurant de Gusteau, où un jeune

homme vient d'être embauché comme commis. Alors que le garçon est en train de gâcher une soupe,

Rémi intervient et sublime le plat, qui devient très couru parmi les clients. Une curieuse association

rat-homme se forme alors: Rémi, juché sur la tête de son protégé, sous la toque, le dirige par

les cheveux. Et ça fonctionne, jusqu'au jour où la présence du rat en cuisine est découverte.

Le départ des cuisiniers s'ensuit, alors qu'un critique culinaire doit venir! Mais les rats, qui ont participé

à sa déroute, sont solidaires de leur petit prodige, et se mettent aux fourneaux sous ses ordres.

Rémi choisit de préparer au critique culinaire une ratatouille dont la présentation est soignée, et le

goût apparemment sublime. Le féroce critique y retrouve les saveurs de son enfance, et fond...

Le jeune commis était finalement le fils caché de Gusteau dont il récupère le restaurant, et Rémi

se voit attribuer un petit entresol à la taille de sa race, où il régale ses compères de mets raffinés,

une petite brasserie pour rats, tout ce qu'il y a de charmant, nommée "Ratatouille".

 

 

 

 

La projection s'est terminée un peu avant minuit. Impossible d'utiliser un dateur, il y avait trop de monde!

Par une chance extraordinaire, j'ai fait le retour en une trentaine de minutes, et suis arrivée à Arcueil à 00h25***

 

Sylvie, blogmestre

 

NB: la ratatouille est un ragoût rustique de légumes provençaux (courgettes, tomates, poivrons, aubergines) dont

personnellement je ne suis pas friande, mais la manière dont elle est préparée dans le film (légumes coupés en tranches

fines et cuisson en croûte) vaudrait peut-être d'être assayée pour revoir cet avis !

Ratatouille
Ratatouille
Ratatouille
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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 08:40

Il était logique, après les Plantes et les Animaux, que j'aille m'intéresser à l'Homme.

Hier, après une matinée pluvieuse, sous un ciel chargé, j'ai visité le nouveau Musée de l'Homme.

Musée de l'Homme

J'ai beaucoup fréquenté l'ancien Musée de l'Homme, enfant, qui était le musée de prédilection de

mon père à Paris, où il emmenait la fratrie enfantine le dimanche. On aurait pu y passer la journée,

c'était un lieu foisonnant de collections dans des vitrines, comme sur cette photo d'époque:

Musée de l'Homme

Le Musée de l'Homme actuel a beaucoup changé, il s'est "mondialisé" et adapté au tourisme,

proposant une exposition permanente visitable en une heure ou guère plus. Les collections multiples

ont été dispersées et regroupées dans d'autres musées thématiques: musique, arts et métiers, arts

premiers, paléontologie... Il a été fermé de 2009 à 2015, et a rouvert sous sa forme actuelle.

Cette évolution m'a laissée assez perplexe. Comme les scientifiques qui avaient protesté à l'époque

de sa fermeture contre la dispersion des collections, j'estime qu'on ne peut plus le qualifier de musée.

C'est une exposition de pièces choisies subjectivement. Un musée a le caractère objectif de présenter

la somme des connaissances que l'on a pu réunir. Il vaut mieux utiliser la dénomination "Galerie de

l'Homme" qui figure sur le billet et qui est plus exacte.L'entrée actuelle de la galerie donne le ton:

 

Musée de l'Homme

Cette galerie est placée sous le double patronage du ministère de l'enseignement supérieur et de

 la recherche, et du ministère de l'environnement et du développement durable (à 5% pour le budget,

mais à un fort pourcentage pour l'idéologie qui s'en dégage). Je doute que ce soit des chercheurs universitaires qui

aient enfermé le crâne de Descartes avec quelques orangs-outangs, alors que les restes de ce grand penseur devraient

être honorés. L'exposition est distrayante, mais elle aurait pu être montée par n'importe quel autre pays,

avec ce parti-pris mondialisant qui fait qu'on finit par ne plus savoir où on habite et à quelle société

on appartient. Présenter une yourte, c'est sympa, mais pourquoi pas une hutte gauloise? Une collection de pochettes

de téléphones portables, c'est mignon, mais scientifiquement ça apporte quoi? Enfin, cet endroit était une mine

de science, je constate qu' il a été pillé avec l'aval des gouvernements successifs, c'est triste.

 

Voici ci-dessous les photos que j'ai prises, triées et réunies par thème dans un diaporama.

Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme
Musée de l'Homme

Cependant une nouveauté m'a bien plu: le morphing participatif néanderthalien (on est soulagé

du retour final de son image à l'homo sapiens...) C'est typiquement une évolution de cet endroit dans le bon

sens: adapter les nouvelles technologies pour en faire une source de connaissance supplémentaire.

 

 

 

Mais pas substituer des gadgets spectaculaires (le mur des langues) à la connaissance approfondie

de l'espèce humaine et de son évolution, même si c'est moins "ludique" à regarder pour certains.

Globalement, je partage entièrement les critiques de mes confrères scientifiques sur l'éclatement

des collections: la vocation du Musée de l'Homme créé en 1937, était de réunir le plus vaste ensemble

 possible, quel dommage de l'avoir démantelé ! Et le crâne de Descartes mériterait un peu plus de respect...

 Je suis ressortie de la galerie vers 17h50*, et du Palais de Chaillot vers 17h55, après un passage à la boutique.

 

Sylvie, blogmestre (et titulaire d'un doctorat scientifique de 3è cycle)

Musée de l'Homme
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 08:21

Hier 15 août, Notre-Dame de Paris, et toutes églises catholiques de France et d'ailleurs fêtaient

l'Assomption de Marie, mère de Jésus. Comme je l'avais écrit dimanche, les célébrations de l'Assomption

y étaient présidées cette année par un prélat du Vatican, son Eminence le cardinal Mamberti (qui est Français).

Retour sur une belle journée.

Mardi 15 août 2017

Je suis partie assez tard le matin de chez moi, et ne suis arrivée en gare d'Arcueil qu'à 10h* Arrivée sur le parvis de

Notre Dame à 10h28**, je constatai qu'un important dispositif policier s'y mettait en place. Il y avait déjà un double

contrôle, et le parvis était quadrillé de barrières, empêchant les mouvements de foule importants. Je participai

à la messe grégorienne, animée par 4 solistes féminines de l'Ensemble vocal de Notre-Dame,

sous la direction de Sylvain Dieudonné. C'était une messe de fête avec une abondante liturgie chantée.

Mardi 15 août 2017

La messe grégorienne, du fait de sa longueur exceptionnelle, se termina vers 11h10.

Je participai aussi à la messe internationale de 11h30, qui eut un afflux de fidèles important.

Cette messe était célébrée par son Eminence le cardinal Mamberti, et animée par 7 à 8 solistes

SATB de la Maîtrise, dirigés par Henri Chalet, qui chantèrent le Kyrie et l'Agnus Dei d'une messe

à 8 voix de Leo Hassler, et un Ave maris stella de Claudio Monteverdi.

Mardi 15 août 2017

Ce furent deux très belles célébrations. On nous rappela la procession de l'après-midi, en compagnie

de la statue toute d'argent de Marie, à l'exception d'un lapis-lazuli de belle taille, offerte à la cathédrale par

Charles X. La statue avait envie de se promener et de voir les îles... Nous étions invités à l'accompagner

nombreux...Nous sommes ressortis de Notre-Dame après 13h, et j'ai repris le RER à 13h06***

 

J'étais de retour sur le parvis de Notre-Dame à 16h12**** pour la procession, ayant enfin trouvé par quel contrôle

on pouvait entrer! Je salue la courtoisie et la bonne humeur des CRS qui effectuaient les contrôles.

Mardi 15 août 2017

Parvenue dans les premiers rangs qui attendaient devant la cathédrale la sortie des Vêpres et

le départ de la procession, ça y était enfin, nous partions. Après les bannières, la statue, le clergé,

les fidèles présents dans la cathédrale, c'était au tour des extérieurs de se joindre au cortège.

Mardi 15 août 2017

Nous avons longé la cathédrale en direction de l'Ile Saint-Louis, pour une première station, puis

avons marché le long du quai Bourbon, avec une deuxième station près de la statue de Sainte Geneviève,

patronne de Paris, entourés de barrages de police, les passants pouvant néanmoins passer.

Mardi 15 août 2017

Nous avons sillonné l'Ile Saint-Louis, en repartant par le Quai Bourbon, puis rejoint l'Ile de la Cité.

Il y avait comme l'année dernière beaucoup de monde. Le regard des passants avait un peu changé,

comme si cette démonstration pacifique les surprenait et les séduisait simultanément. Puis nous

sommes retournés sur l'île de la Cité, c'est là que j'ai quitté la procession, vers 17h45,

en filmant les deux tiers de processionnaires qui étaient derrière moi.

Ci-dessous, voici un montage vidéo de petites séquences de la procession:

 

 

 

Je suis ressortie sans difficulté de la procession, la station de RER du parvis n'avait pas été fermée,

contrairement à l'année dernière où j'avais dû rejoindre la Place Saint-Michel pour trouver enfin une

station de métro ou de RER ouverte! Je repris le RER à 17h48****, après un ultime contrôle, où l'on fit

remarquer qu'il pleuvait et qu'il fallait sortir les parapluies (quel humour... vous croyez que je ne comprends pas?)

 

Sylvie, blogmestre

 

Mardi 15 août 2017
Mardi 15 août 2017
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Mardi 15 août 2017
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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 19:18

Ce blog a 9 ans depuis le 10 août ! 1197 articles et 76 pages ou albums photos..

Je n'ose pas compter le nombre d'heures que cela représente... Bon anniversaire, le blog!

 

 

Sylvie

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 08:26

Hier soir, je suis allée revoir Amarcord de Federico Fellini au cinéma en plein air de la Villette.

Ce film faisait partie du programme de ciné-club qui nous était proposé quand j'étais adolescente et je ne l'avais

plus revu depuis. C'est une oeuvre d'auteur de 1974, oscarisée, évoquant l'existence d'une famille italienne dans

une bourgade à l'époque mussolinienne, avec toute la verve exubérante et provocante du cinéaste.

Amarcord

J'avais planifié ce film avant de connaître la date du concert médiéval à Notre-Dame, qui par malchance, s'y est

superposée récemment, avec un horaire plus tardif qu'habituellement (si le concert avait été plus tôt, j'aurais pu faire

les deux). Ayant déjà entendu le concert l'année dernière et l'année d'avant, j'ai choisi de voir le film et présenté mes

excuses pour mon absence. Lors de la présentation du film, il nous fut précisé qu'il s'agissait du seul film non numérique

de la saison, et de la seule copie en 35mm disponible en France... une occasion peut-être unique de le revoir.

Amarcord

J'étais arrivée Porte de la Villette à 21h23*, et, eu égard à la pluie de la veille, avais choisi de louer un transat

(voir billet ci-dessus), puis trouvé un endroit sur la pelouse (humide) où installer le siège sans gêner personne.

La projection commença un peu plus tard que prévu, peut-être du fait qu'il s'agissait d'une pellicule,

avec tous les bruits qui accompagnent la projection de bobines de film, et dont nous avons perdu

l'habitude à l'ère du numérique. C'était probablement la meilleure méthode pour voir du Fellini...

Le transat s'avéra très confortable, avec sa couverture (et la multiplication des couches vestimentaires que j'avais

opérée en dessous), et au lieu de ressortir de la projection pleine de crampes et frigorifiée, je suis repartie en forme,

un peu avant minuit pour cause de transports en commun, j'ai passé un excellente soirée bien au chaud.

Amarcord

Le film raconte des scènes de vie dans la campagne italienne, le personnage central est un collégien,

que l'on voit dans ses différentes activités, à l'école, avec une bande de loustics, dans sa famille,

entouré d'un grand-père toujours vert, de deux parents hauts en voix, d'un oncle attardé mental que

l'on sort de l'hospice une fois par mois, des obsessions et fantasmes des uns et des autres,

de personnages féminins qui dominent les hommes par l'appât qu'elles constituent, et des

manifestations de puissance du régime fasciste qui enrôle les enfants et détruit les communistes.

Tout ceci est filmé dans la plaine italienne aride, en Emilie -Romagne, en bord de mer,  au nord-est

de la péninsule, ce qui apparait dans les brouillards et la neige de la fin. Le titre vient du dialecte

local, le romagnol, et les comédiens ont été doublés en romagnol dans la version italienne.

 

 

Mes arrière-grands parents paternels étaient italiens issus de la ruralité du nord-est de l'Italie, mes grands parents

paternels, nés en France, avaient passé leur enfance, en Italie dans la famille italienne, pendant la guerre de 14-18.

Quand j'étais enfant, je passais mes vacances d'été chez eux, et le dialecte d'origine ressortait souvent, avec cette

théâtralité du comportement. Il y avait des histoires épouvantables qui se colportaient dans le milieu franco-italien,

d'un goût plus que mauvais, à l'instar de ce que l'on voit dans le film, comme celle des cendres d'un soldat que l'on

avait confondues avec de la farine et avec lesquelles on avait tenté de faire un gâteau, qui avait refusé de monter...

Fellini puise dans un genre local existant la moëlle de ses films. Il le fait avec talent. Quoique j'aie lu Cavanna,

il y a longtemps, j'avais un peu oublié ce qu'étaient "les Ritals", cet héritage génétique aussi attachant

qu'insupportable par ses outrances, progressivement gommé en France au fil des générations.

Ce qui m'a frappée d'emblée, en revoyant ce film, découvert à l'adolescence, c'est-à-dire à une période

où la partie italienne de ma famille était encore bien présente, c'est combien la société a changé...

Même Nanni Moretti s'est "civilisé" au cours de ses films! Nous avons oublié le chemin parcouru.

Hier soir, j'ai reçu Amarcord dans la figure comme une grande bassine d'eau des origines.

 

 

 

Ci-dessus une bande-annonce italienne du film, que j'ai mis du temps à trouver, choisie parce qu'elle

me semble respecter le film pour ce qu'il est, une peinture de moeurs, un témoignage historique

à peine outré (dans la veine Pagnol, mais en bien pire!), avec le fascisme en bruit de fond, une

communauté humaine qui vit et trucule, au milieu du XXè siècle après Jésus-Christ. Ce film est

contemporain des oeuvres de Visconti, Scola, Pasolini, et de l'autre côté de l'Atlantique, de Coppola.

L'Italie a beaucoup donné au cinéma, je préfère personnellement les ruraux aux maffiosi...

J'ai rendu mon transat peu avant minuit, et suis ressortie de l'enceinte vers 23h56**, rentrée chez moi vers 1h.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Amarcord
Amarcord
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 17:07

Ce matin, je suis partie à 9h45 d'Arcueil-gare et arrivée à 10h08 en gare de Saint-Michel Notre-Dame.

Le parvis était plein de lacis de touristes attendant de pouvoir entrer...

Dimanche 13 août 2017

La messe grégorienne de 10h était célébrée par le cardinal Mamberti, qui est venu du Vatican

présider la Fête de l'Assomption à Notre-Dame de Paris, ce dont nous le remercions beaucoup.

Cette messe grégorienne, célébrée en latin et en français, était animée par quatre choristes

féminines de l'Ensemble vocal de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Nous étions le 19è dimanche du temps ordinaire, et Jésus marcha sur l'eau...

Dimanche 13 août 2017

La première lecture, extraite du premier livre des rois, était le texte dont Mendelssohn a fait un choeur

dans son oratorio Elias "Der Herr ging vorüber" où Dieu n'est ni dans l'ouragan, ni dans le tremblement de

terre, ni dans le feu... mais dans la petite brise légère. La messe grégorienne était plus dense en fidèles que d'habitude

m'a-t'il semblé, et j'ai constaté que nombre d'entre eux se pressaient pour communier avec notre cardinal invité.

La procession ressortit lentement à la fin de la messe, pour les bénédictions des fidèles et touristes.

Aux annonces qui terminèrent cette messe grégorienne, furent évoqués les trois jours de la Fête de

l'Assomption, qui commencent ce soir avec le concert grégorien et médiéval "Assumptio",

sous la direction de Sylvain Dieudonné, dont voici ci-dessous un extrait vidéo de l'année dernière.

Le concert de ce soir, à 21h, sera donné en présence du cardinal Mamberti.

 

 

La messe internationale qui suivit fut dite en français, anglais, allemand et italien, et célébrée par

un prêtre originaire de Brooklyn, qui vient l'été nous rendre visite à Paris. Les quatre choristes de

la messe précédente chantaient cette fois la Missa in simplicitate de Jean Langlais (à une voix)

et une pièce d'Alain à la communion "Adoro te" (à deux voix). Le Sanctus fut chanté par l'assemblée,

ainsi que le Notre-Père sur la musique de Rimski-Korsakov... et il y eut un petit bug d'Evangile.

Ce sont des choses qui arrivent...

Dimanche 13 août 2017

Il y aura demain lundi une messe solennelle à 18h30, suivie d'une veillée mariale, à 20h30,

animée par la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, et d'une procession aux flambeaux à 21h30,

l'ensemble est présidé par le cardinal Mamberti. Le 15 août, jour de l'Assomption, la messe

internationale  de 11h30 et la procession dans les îles seront également présidées

par le cardinal Mamberti. Je suis ressortie vers 12h35 de Notre-Dame un peu avant l'assemblée,

dans un grand choeur de cloches, et ai repris le RER à 12h38***.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

 

 

Dimanche 13 août 2017
Dimanche 13 août 2017
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 08:16

Hier, je suis retournée au Museum d'Histoire naturelle, pour voir, après le Jardin des Plantes,

la grande galerie de l'évolution, une exposition permanente sur 6000m2 retraçant l'évolution animale,

dans un très beau pavillon, à l'entrée du Jardin des Plantes, rue Geoffroy Saint-Hilaire.

Partie d'Arcueil en bus à 15h13*, je suis arrivée à la galerie à 16h06.

Grande galerie de l'évolution
Grande galerie de l'évolution

Le Museum national d'histoire naturelle fut créé par la Convention en 1793. Le pavillon d'origine étant

devenu trop étroit pour abriter l'ensemble des collections montées au XIXè siècle, Adolphe Tiers fit construire une

nouvelle galerie de zoologie, en 1889, qui est donc contemporaine de la Tour Eiffel. La disposition des collections

de l'époque est très classique. Après la 2è guerre mondiale, le pavillon se dégrade et ferme en 1966. En 1988,

François Mitterrand décide de redonner vie à la galerie, sous une forme plus moderne. Le chantier débute en 1991,

les animaux sont restaurés par des taxidermistes, les fondations de la nef sont creusées, on ajoute une structure

métallique interne dans le style des structures en fonte du XIXè siècle. La nouvelle galerie est inaugurée en 1994.

Cette galerie dite de l'évolution présente les collections restaurées mises en scène et en lumière

naturelle (le toit est une verrière tamisée)  dans un pavillon dont l'intérieur actuel rappelle le style

Baltard (espace central vide et coursives avec piliers métalliques massifs). Les cloisons ouvertes

sont transparentes, et l'ensemble baigne dans des lumières changeantes d'éclairages d'appoint.

C'est un énorme loft animal à plusieurs niveaux où les collections de nos frères inférieurs

(le sont-ils vraiment?) sont disposées de manièreà restituer au mieux l'illusion du vivant.

Grande galerie de l'évolution

Il y a plusieurs niveaux, celui de la diversité du vivant, milieux marins (vignette du montage) est au

rez-de-chaussée, surmonté du niveau des milieux terrestres, avec sa cohorte d'animaux africains.

Il est interdit de toucher les animaux naturalisés, bien entendu, pourtant il serait bien tentant de

passer la main sur l'un ou l'autre petit ou gros crâne... Il y a encore deux niveaux supérieurs, sur

l'homme facteur d'évolution, et sur l'évolution de la vie, qui n'utilisent que les espaces périphériques

des niveaux, permettant de voir le troupeau d'animaux de partout depuis ces deux niveaux.

Grande galerie de l'évolution

Et sur les côtés du pavillon, on peut voir d'énormes squelettes comme celui sur la photo

ci-dessus, qui appartenait à une baleine à fanons. Voici ci-dessous le montage des photos que j'ai prises,

(sur le Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns: Aquarium, Marche royale du lion, l'Eléphant, Fossiles, et Volière)

 

 

Le site internet du Museum indique que la visite dure environ 1 heure... j'aurais pu y passer une

demi-journée, tant il y a à voir, à lire, à entendre. Si vous y allez, j'aurais deux conseils: prévoyez plus d'une

heure, et restez après la fin de l'entrée des derniers visiteurs à 17h15, on circule alors beaucoup plus facilement

dans les collections. Une boutique de souvenirs vend divers articles estampillés Museum.

Pour toutes les personnes qui s'intéressent aux sciences naturelles, c'est une très belle visite.

Grande galerie de l'évolution

La galerie fermait à 18h, j'ai repris le bus 47 à Censier-Daubenton à 17h58**.

 

Sylvie, blogmestre

Grande galerie de l'évolution
Grande galerie de l'évolution
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 08:27

Hier dimanche 6 août, étant rentrée assez tard dans la nuit, je suis partie plus tard dans la matinée

pour Notre-Dame, vers 10h45, et suis arrivée sur le parvis à 11h17* La foule était encore plus dense qu'à 10h...

Dimanche 6 août 2017

La messe internationale de 11h30 était célébrée par Mgr Chauvet, en présence de plusieurs autres

prêtres, elle fut dite en français et partiellement en anglais. Nous étion le jour de la Transfiguration.

Dimanche 6 août 2017

  Cette messe internationale était animée par quatre solistes de la Maîtrise de Notre-Dame, qui

chantèrent une messe de Joseph Haydn (Kyrie, Sanctus, Agnus Dei), et un psaume

de Felix Mendelssohn, Zum Abendsegen.

 

 

 

(Haydn ayant écrit plus d'une messe brève, en l'absence d'informations supplémentaires, je propose celle-ci,

c'est la "Kleine Orgelmesse" , merci de corriger le cas échéant si je n'ai pas choisi la bonne).

 

A la fin de la messe, on annonça deux concerts, dont un de musique baroque le 8 août interprété

par des solistes de la Maîtrise, et un second de musique médiévale le 13 août, par l'ensemble

vocal de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné. La Fête de l'Assomption,  le 15 août,

donnera lieu à de nombreuses célébrations et manifestations à partir du 13 août.

Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 12h35, j'ai repris le RER à 12h37**

 

Sylvie, blogmestre

 

Dimanche 6 août 2017
Dimanche 6 août 2017
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 08:40

J'ai vu hier soir un film de Martin Scorsese au cinéma en plein air de la Villette, intitulé

"Les affranchis", précédé d'un court-métrage. Samedi soir oblige, il y avait beaucoup de monde.

Partie d'Arcueil-gare à 21h*, je suis arrivée sans encombre Porte de Pantin à 21h40**

Les affranchis

Une foule de spectateurs faisaient la queue pour louer un transat à l'entrée. Sachant que le film durait presque

2h30 et le court métrage une dizaine de minutes je restai au fond de la pelouse pour pouvoir en ressortir

avant la fin, et ne pas rentrer chez moi tôt le lendemain matin par d'hypothétiques bus de nuit.

Les affranchis

Le court-métrage fut perturbé par l'introduction d'un transat devant moi, dans le champ de vision d'une dizaine

de personnes non consultées, sans aucune manifestation d'émotion de la part de la goujate à l'oeuvre...

Après réarrangement des personnes lésées consécutive, le court-métrage était presque terminé! Il s'agissait de

"Beauduc" de Laurent Teyssier, une oeuvre de 13' et de 2013: une série de cabanons en Camargue

sont frappés de démolition par un arrêté préfectoral car leur édification s'est faite à l'encontre

de la loi littoral qui interdit de construire en bord de mer. Sarah et Pascal, dont le père vivait dans

l'un de ces cabanons, y passent une dernière nuit, puis le détruisent par le feu.

 

 

 

Une réalisation fine, émouvante, des images superbes. Laurent Teyssier a réalisé un premier long

métrage, "Toril", qui est sorti en salles en septembre 2016, traitant des difficultés des agriculteurs

à vivre de leur métier, et d'une initiative de culture insolite et désespérée, le cannabis.

Les affranchis

Le film de Scorsese commença vers 22h15, on nous prévint qu'il durerait jusqu'à 1h du matin environ.

C'est un film sur la mafia italienne importée aux USA et reconstituée sur place, à New-York.

Plus précisément, il s'agit d'une sorte de documentaire sur la vie de Henry Hill, né de mère sicilienne,

très tôt embauché par la mafia new-yorkaise pour apprendre à devenir un gangster. Contrairement

au "Parrain", dans ses trois volets, il n'y a ici pas d'intrigue, les personnages sont lourds et vulgaires

(le nombre de f... par phrase est ahurissant), ils semblent tous plus ou moins psychopathes, ont la

gachette et l'explosif faciles, le coup de tatane aussi. Il semble que cela puisse fasciner les

demoiselles puisque Henry parvient à épouser Karen, séduite par le pistolet qu'il lui a confié...

Le film est une succession de coups, qu'il s'agisse de vols, de racket, de destructions par le feu,

ou de bastons qui tournent au meurtre en comité. Il y avait dans le Parrain de la finesse, et une

sorte d'aristocratie de la pègre. Les affranchis sont de grosses brutes antipathiques. La bande

annonce est sélective, comme souvent, en ce qu'elle ne restitue pas le langage très vulgaire de

ces messieurs. J'avais vu l'an dernier à la Villette "Fargo" des frères Cohen, aussi très riche

en langage ordurier, avec des scènes très violentes, mais qui comportait un second degré.

Dans "Les affranchis", pas de second degré, tout est brut de décoffrage. Il y a aussi une narration,

(Scorsese s'est référé à "Jules et Jim" de Truffaut qui comporte la voix du narrateur) Henry nous raconte sa vie

et ses états d'âme, ce qui parait inapproprié dans un film d'action... mais est-ce un film d'action?

Un film d'action a nécessairement une intrigue, il n'y avait qu'une succession de scènes.

 

 

Un peu surprise de mon manque d'adhésion à cette réalisation généralement présentée comme un chef d'oeuvre,

je suis allée lire les critiques défavorables des abonnés d'Allociné, pour découvrir qu'une frange des spectateurs font

les mêmes objections que moi. La pire que j'aie lue: Scorsese se complairait dans l'apologie du crime organisé.

Je suis ressortie prématurément de la projection vers 23h30, et ai repris le métro à 23h33***. Motif: un vent glacé,

et une violence à l'écran que je ne jugeai pas nécessaire de m'infliger au delà du mafieux tué sous les coups

d'un De Niro dans sa face obscure, trimbalé dans un coffre, enterré, déterré, qualifié de "putois écrasé" pour

expliquer l"odeur... bref! Quand je suis partie, nombre de mes voisins du fond en avaient déjà fait autant.

Tout le monde n'a pas vocation à supporter la violence, mais les spectateurs à l'avant étaient plus accrochés.

Précisons que le film est interdit aux moins de 16 ans, ce qui parait justifié.

Et pour terminer, ne pas aimer un film est aussi une expérience intéressante !

 

 

Sylvie, blogmestre

Les affranchis
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 13:28

Si vous avez raté le Festival de Saint-Denis en juin dernier, la Culturebox de France info vous en

offre les enregistrements vidéo ! Ci-dessous le Requiem de Mozart, par l'Orchestre national

de France, et le Choeur de Radio France, sous la direction de James Gaffigan

 

 

Sylvie, blogmestre

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