23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 08:47

Hier, j'ai repris les activités musicales et concertantes... doucement. Un concert d'après-midi

salle Gaveau, donné par l'Orchestre Pasdeloup sous la direction de Jean-François Verdier.

 

Concert Pasdeloup à Gaveau

J'avais une place au "pourtour paradis", c'est à dire pour la rangée de fauteuils sans visibilité

qui borde la salle au premier balcon. Je suis arrivée en avance, la salle se remplissait doucement.

Concert Pasdeloup à Gaveau

Ci-dessus la salle Gaveau vue de la place 11 du pourtour paradis. Le programme proposait

cinq pièces: l'ouverture de Coriolan de Beethoven, le Rondo capricioso de Saint-Saëns,

Peer Gynt de Grieg, le 2è concerto pour piano de Liszt, et la première symphonie de Beethoven.

 

Concert Pasdeloup à Gaveau

La salle finit par être bien pleine d'auditeurs. Quand la lumière s'éteignit, je pus m'asseoir à une autre

place que la mienne, qui n'avait semble-t'il pas été réservée, au centre droit, premier rang. J'aime bien aussi

les concerts de journée, voire de déjeuner. L'ambiance est différente de ce qu'elle est en nocturne.

Pour ma reprise d'activité, c'était parfait, retour plus facile en cas de problème.

Concert Pasdeloup à Gaveau

Voici l'Orchestre Pasdeloup installé sur scène. La photo a été prise avant le concerto de Lizst,

alors que le piano venait d'être mis en place parmi les musiciens. Comme vous pouvez le constater,

cette place était beaucoup plus favorable, visuellement, quoique dotée d'une barre, cause probable de sa

non-réservation (l'appareil photo visait en dessous de la barre). Les cinq oeuvres du concert furent enchaînées

sans entracte, sauf mouvements de piano et de musiciens. Il y eut une 6è oeuvre inconnue,

sous la forme d'un bis interprété par le jeune pianiste Alexandre Kantorow.

Concert Pasdeloup à Gaveau

Ci-dessus, l'orchestre avant Peer Gynt, où il y avait des trombones. C'était un concert XIXè siècle,

solidement encadré par deux oeuvres beethoveniennes. L'ouverture de Coriolan, d'une durée de

7 minutes, ouvrait le voyage musical. Les lecteurs de ce blog se souviendront que cette oeuvre faisait partie d'un

concert à la Philharmonie il y a un mois, ayant fait l'objet d'un article. Il y eut un grand fracas ponctué, vers la fin

du morceau, ressemblant aux finales dont le compositeur était friand, qui fut applaudi par une partie

des auditeurs, pensant que le morceau était fini, au grand amusement des autres. Coriolan se termine

en mourant, sur trois pizzicati de cordes... Les autiteurs imprudents surveillèrent les bras du chef pour le restant

du concert ! Le Rondo capricioso de Saint-Saëns, précédé de son introduction, est une œuvre pour

violon virtuose. La partie de soliste était interprétée par Arnaud Nuvolone, premier violon de l'Orchestre

de l'Opéra national de Paris, et violon solo de l'orchestre Pasdeloup.

Concert Pasdeloup à Gaveau

On voir Arnaud Nuvolone ci-dessus à sa place de premier violon, Jean-François Verdier étant de dos.

Le violoniste était remarquable, et le violon aussi ! Il y eut des marques de ferveur de la salle, après

cette œuvre qui datait de 1863. On ajouta quelques cuivres pour la suite d'orchestre de Grieg, datant de

1888, et composée de 4 mouvements, qui fait partie des oeuvres classiques préférées de beaucoup

de mélomanes, pour son romantisme, son émotion, et son caractère dansant et éthéré. Le roi des trolls

que décrivait la musique s'emballa un peu sur la fin, les contrebasses avaient du mal à s'imposer aux bassons, puis ce

furent les trombones qui étaient à la peine du fait des violons. Effet d'acoustique? La répartition des motifs ne sonnait pas

comme on l'entend habituellement, mais seulemeent dans le fortissimo final. Peer Gynt fut très applaudi.

Concert Pasdeloup à Gaveau

Peer Gynt était le pivot central de ce concert, après lequel il y eut un deuxième morceau virtuose, au

piano cette fois, le 2è concerto de Liszt. Les trois mouvements du concerto étaient formés en sonate,

constituant un mouvement ininterrompu, joué par le jeune virtuose Alexandre Kantorow, qui déclencha

encore plus de ferveur dans le public que le violoniste solo, bissant jusqu'à ce qu'il nous interprète une autre pièce.

 

La première symphonie de Beethoven, qui terminait le concert, fut créée en 1800, elle est donc encore

du XVIIIè siècle, formellement. A ma grande surprise, je n'étais pas sûre de l'avoir déjà entendue (ou du moins pas

de multiples fois comme ses suivantes !) C'était donc du Beethoven en devenir, les prémices des grandes

symphonies du futur, indépassables pour Brahms, Mahler, et bien d'autres. Emouvant, finalement !

Quelques mots de Jean-François Verdier que je voyais diriger pour la première fois: il est clarinettiste

et super-soliste à l'Opéra de Paris, chef d'orchestre, et compositeur de contes musicaux pour enfants,

auteur notamment d'une suite de Pierre et le Loup intitulée "Le canard est toujours vivant !" Ce qui me va droit au

cœur car le martyre du canard dont le hautbois jouait la petite musique dans le ventre du loup me tirait des larmes

quand j'étais enfant...Merci pour le canard, je vais me mettre en quête de ce conte !

(on ne grandit jamais tout à fait, pas vous?)

 

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Le concert se termina vers 17h45.

 

Sylvie, blogmestre

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 12:54

Il y a sur le site d'Arte un concert en replay de Nemanja Radulovic interprétant

Jean Sébastien Bach. J'ai gardé de ce jeune violoniste virtuose une image solaire...

Le voici au Théâtre des Champs Elysées, avec l'ensemble Double sens.

 

 

Au programme du concert:: Concerto pour violon BWV 1042, Concerto pour alto en ut mineur, 

Concerto pour violon en la mineur BWV 1041, Concerto pour deux violons et cordes BWV 1043

(soliste Tijana Milosevic), Toccata et Fugue BWV 565. Bon concert !

 

Sylvie, blogmestre

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 07:31

Ca me fera du bien d'aller à l'opéra, pensais-je hier matin, en me préparant pour une séance

d'après-midi à l'Opéra Bastille, qui donnait la deuxième représentation de Snegourotchka

(La Fille de Neige) de Nicolaï Rimski-Korsakov. J'avais trouvé un billet d'occasion*.

La Fille de Neige

Le temps était incertain, et j'étais fatiguée, je m'endormis presque dans le RER et jugeai prudent un petit dopage

à la caféine avant d'arriver. Place de la Bastille, le génie sur sa colonne brillait dans un ciel chargé.

La Fille de Neige

Ma place était au deuxième balcon, sur une rangée qui servait de palier, avec une balustrade assez gênante

visuellement, que, vu ma forme, je choisis d'esquiver par le bas, en m'enfonçant dans le siège.

La Fille de Neige

J'aurais dû faire un plan au zoom (le très modeste zoom de mon appareil photo de poche) pendant que le rideau

de scène était ouvert. Il y avait là le décor sylvestre du premier acte, avec ses datchas à roulettes,

parmi lesquelles gambadaient des enfants. Surprenant décor, mais très soigné, luxuriant.

Un peu débordée par la semaine pascale et ma faiblesse, je n'avais pas préparé le spectacle en me documentant

auparavant. Ce qui m'aurait permis de découvrir la durée de l'oeuvre, 3h10 estimées, sans l'entracte.

La Fille de Neige

Créé en 1882 à Saint-Petersbourg, Snegourotchka (j'aime bien le nom russe!) est un opéra en

un prologue et quatre actes de Rimski-Korsakov, d'après une pièce d'Alexander Ostrovsky.

La pièce contenait les éléments de la Russie du XIXè siècle: l'Hiver et le froid, le Tsar, une

population folklorique idéale. Le romantisme ajoutait une jeune fille pure, un amour impossible.

Le tout mêlé dans une sauce poético-fantastique. Dans le prologue, nous apprenions que Mme

Printemps avait conçu avec le bonhomme Hiver (M. Gel) une fille que le père gardait en forêt pour

qu'aucun rayon du soleil ne l'atteigne. L'enfant s'appelait "Flocon de Neige". L'exposition des faits se

faisait dans une salle de danse enfantine, peuplée d'oiseaux multicolores joués par le Choeur

d'enfants de l'Opéra de Paris, chantant et dansant en agitant leurs plumes. Réussi!

La Fille de Neige

La photo ci-dessus provient d'un dossier de presse. Dame Printemps est l'adulte visible.

Puis les enfants sortaient et M. Gel entrait avec Flocon de Neige, vêtue en enfant de rose très pâle

irisé (la couleur de la neige au soleil couchant), avec bonnet et moufles. Les parents se disputaient la

jeune fille, qui ne voulait qu'une chose: connaître les humains et leurs chansons joyeuses.

Le père mettait en garde contre les dangers du soleil et de l'amour. Cependant, Snegourotchka

obtenait l'autorisation de fréquenter un peuple vivant dans la forêt, les Berendeïs.

La Fille de Neige

Le premier acte qui suivait, très long, mettait en place l'intrigue (quoiqu'on ait compris dès le prologue ce

qui allait arriver à Snegourotchka : la vieille histoire du bonhomme de neige affectueux qui veut qu'une créature à

sang chaud le serre dans ses bras, et qui en meurt). Flocon de Neige arrivait toute pimpante dans une

population folklorique atypique, et se faisait adopter par le couple le plus éloigné de ce qu'elle était

(j'ai lu ce commentaire "Audrey Hepburn chez les Bidochons", bien vu!) C'est ici que se situent les datchas à

roulettes dans la forêt, et une population populaire de petites gens, vaguement elfes ou trolls.

Ci-dessus, voici la Fille de Neige, avec son bonnet, accueillie par les Berendeïs de la forêt.

Le couple qui l'adopte est à gauche sur la photo, on voit qu'ils n'ont rien de commun.

La Fille de Neige

Flocon de Neige, chantée par Aida Garifullina, est rhabillée pour la forêt (ci-dessus assise à gauche,

en ciré jaune avec bottes de caoutchouc) mais garde sa distinction naturelle. Elle rencontre un berger,

Lel interprété par Yuriy Mynenko, étonnante voix de contre-ténor dans un gabarit d'athlète (blond

à cheveux longs debout à gauche sur la photo), qui la courtise d'une chanson, puis devant sa résolution

de ne pas aimer, s'en va vers d'autres jeunes filles. Koupova, l'une d'entre elles (en rouge à droite sur

la photo), va célébrer ses noces avec Mizguir. Tout est prêt, mais Mizguir (en noir, brun barbu assis à

gauche sur la photo) s'entiche de Snegourotchka, lui déclare brutalement son désir et rejette

aussi brutalement sa promise Koupova, qui décide de partir avec Lel. Déchirement de

Segourotchka, qui refuse Mizguir, alors que ses parents adoptifs la vendraient volontiers

à cet étranger qui distribue les roubles par poignées! L'un des Berendeïs suggère à

Koupova de recourir au Tsar, qui défend les jeunes filles vierges qui se font abuser.

Le rideau se ferme, la salle applaudit, et nous sortons pour l'entracte, il est environ 15h30.

La Fille de Neige

De la fenêtre panoramique de ce 6è étage, j'aperçois deux de mes monuments sujets de photographies au loin,

par-dessus les toits. Je ne me sens pas bien, la première partie, avec son heure et demie a été longue, j'ai

décroché par moments. Je me dis qu'il vaut peut-être mieux récupérer un peu à l'entracte et rentrer chez moi.

Ce que je vais faire. A la fin de l'entracte, alors que la cloche de la reprise sonne, j'achète une carte

à la librairie de l'entrée de l'opéra et ressors de l'édifice, il est 15h50*.

La Fille de Neige

Je reprends le métro à la station Bastille à 15h54* ma carte bancaire est refusée par l'appareil, pour motif

inconnu (probablement bloquée d'emblée), heureusement j'ai encore de la monnaie.

La Fille de Neige

Après retour chez moi, je consulte internet pour connaître la fin de l'histoire.

L'opéra de Rimsky-Korsakov se termine comme je pensais, la pauvre Snegourotchka va

mourir des feux de l'amour et du soleil réunis, plus exactement, elle va fondre.

Pour une fois qu'il y avait un décor, je l'ai mauvaise de n'avoir pu aller jusqu' au bout du spectacle!

Cette oeuvre de Rimski-Korsakov est une rareté actuellement, quoiqu'elle ait été très populaire

en son temps. La Russie et les Russes ont changé, et tout ce folklore fantastique apparait désuet,

voire enfantin (si vous avez lu la Reine des Neiges étant enfants, vous comprendrez), ça ressemble

beaucoup à un conte pour enfants. La mise en scène tente de gommer le côté fantastique,

c'est un choix, on aurait pu faire le choix inverse. Peut-être qu'en sortant complètement de la

rationalité, sur le mode heroic fantasy, ça fonctionnerait mieux.  La musique était belle, 

l'orchestre de l'Opéra national de Paris était dirigé par Mikhail Tatarnikov., les choeurs et

solistes étaient tout à fait remarquables, j'ai regretté de ne pas entendre la fin de l'opéra.

 

Sylvie, blogmestre

 

La Fille de Neige
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 07:47

Après le Vendredi Saint de l'article précédent, il y eut à Notre-Dame, le jour du Samedi Saint,

une Vigile pascale. C'est une soirée où l'on vit les dernières heures de la mort de Jésus-Christ,

et la découverte de la vacuité de son tombeau. Le passage de la mort à la lumière.
 


L'image ci-dessus d'une Vigile pascale porte un copyright, merci à l'auteur de bien vouloir la laisser utiliser ici.

Samedi, j'ai raté un concert d'après-midi à la Philharmonie par faiblesse physique, et ai regardé la Vigile pascale,

en partie, à la télévision. Je salue l'implication des prêtres, diacres, bénévoles, choristes de la Maîtrise

et leurs dirigeants, et plus particulièrement Mgr Chauvet qui en sa qualité de recteur de la cathédrale,

a participé à toutes les manifestations, ce qui a dû être épuisant. Toute ma sympathie va à Mgr Vingt-Trois,

absent cette année des Fêtes de Pâques, et à qui je me permets de souhaiter un bon rétablissement.
 

Ci-dessus, le bourdon Emmanuel, l'une des cloches de la cathédrale, qui a plus de 330 ans.

Hier matin, dimanche de Pâques, 16 avril 2017, je suis arrivée vers 10h15* sur le parvis de la

cathédrale, après beaucoup d'efforts. L'arrivée était encadrée de CRS et le parvis encerclé de barrières.

Photo France 3 Ile-de-France

Photo France 3 Ile-de-France

Le contrôle était normal, rien de commun avec la séquestration subie l'an dernier sur le parvis pour la même fête.

J'entrai dans la cathédrale qui fourmillait de monde, et trouvai une place à l'avant sur le côté. L'affluence nous

serra davantage, et je fus prise d'un malaise. Je ressortis prendre l'air. On me dit de revenir vite... je rentrai quelques

minutes plus tard et pus avoir une chaise dans la dernière rangée au centre, sous le grand orgue. Ce n'est pas intéressant

en soi, mais cet épisode illustre les à-côtés des grands rassemblements de foule. Je vis la messe grégorienne de très loin.

Et resurrexit !

Lors du Credo, je m'aperçus qu'on n'entendait pas la soliste qui chantait avec l'assemblée, de la place où j'étais.

Ce fut donc un duo chant- grand orgue, personne d'autre alentour ne se risquant à chanter... Sur le Pater noster, ce fut

un peu plus facile, j'entendais la Maîtrise au loin, et il y avait le support de l'orgue de choeur. Je ne me hasardai pas

dans les chants grégoriens que je ne connaissais pas ou pas bien, Je suivis le reste de la messe de très loin, tantôt

debout, tantôt assise, tantôt proposant mon siège à un aveugle, qui n'en voulut pas. La communion venait de commencer

quand quelqu'un ouvrit derrière moi le ruban bleu qui contenait la foule à l'arrière de la cathédrale, et un flot de

personnes, communiantes ou non, entrèrent, me dissuadant de quitter ma place. Ayant fréquenté Notre-Dame

le jour de Pâques depuis des années, je savais à quoi m'attendre (habituellement, je reste debout).

C'est inhérent à la popularité du monument, et à la qualité des célébrations... tout le monde veut en être!
 

 

Ci-dessus le choeur "Et resurrexit" de la messe en si mineur de JS Bach.
 

A la fin de la messe grégorienne, la procession passa devant moi, dans une haie de personnes debout qui se collèrent

contre celles qui avaient un siège, pour laisser la place libre. Cette messe grégorienne avait manifestement

été préparée avec beaucoup de soin, et chantée par une dizaine de jeunes filles souriantes, qui passèrent devant

moi à la fin de la célébration, sous la direction de Sylvain Dieudonné. Dommage pour le bug de sonorisation.

Et resurrexit !

La messe grégorienne s'était terminée vers 11h25, je remontai la nef et trouvai une place assise dans la partie

centrale,vers le 10è rang, ce fut une chance, au moment où la messe internationale allait commencer.

Cette seconde célébration fut beaucoup plus facile à suivre pour moi sur le plan théologique et

liturgique. Elle fut animée par une vingtaine de choristes mixtes de la Maîtrise, sous la direction de

Henri Chalet. C'est Mgr Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, très souriant, qui la célébra.

Et resurrexit !

A l'avant de la cathédrale, le bug de sonorisation persistait, mais la Maîtrise était assez proche, ainsi que les solistes

qui faisaient chanter l'assemblée, pour pouvoir chanter avec eux lorsque notre participation était souhaitée, sans

difficulté. La participation chantée des messes pascales est quand même nettement moindre de celle des messes

habituelles, une partie des présents ne pratiquant qu'à Pâques. La communion se déroula dans mon environnement

tout à fait normalement, et je retrouvai ma place sans problème quand j'en revins. La messe avait une structure

classique, trois lectures dont l'Evangile selon Jean qui décrivait la découverte du tombeau de Jésus

ouvert et des linges mortuaires ne contenant plus aucun corps. Sa durée était due à beaucoup de

musique et beaucoup de foule... Nous sommes ressortis dans la dignité, comme demandé, vers 12h45*

Et resurrexit !

Nous sommes ici dans l'un des grands paradoxes... la Messe de Pâques est incontournable pour un chrétien pratiquant,

mais elle peut virer à autre chose que ce qu'on espérait. J'ai le souvenir des messes de Pâques que j'ai dirigées, comme

chef de choeur d'une modeste chorale paroissiale, il y a longtemps, quand du haut des marches de l'autel, je voyais

le parvis de l'église, dont les portes étaient ouvertes pour que les personnes qui n'avaient pu entrer entendent, c'était

une fête, il fallait apporter de la joie à toutes ces personnes. Depuis des années, je ne retrouve plus la fête.

Peut-être est-ce l'explication de cet afflux de personnes ce jour-là, dans un monde en déroute: la quête de

la fête de Pâques. J'espère que ces personnes ont trouvé la joie. Pour ma part, la Passion continue.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Et resurrexit !
Et resurrexit !
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 08:02

Hier, c'était le Vendredi Saint de la semaine pascale pour les chrétiens, le jour où l'on commémore

la Passion de Jésus-Christ. Je suis arrivée sur le parvis de Notre-Dame vers 18h25*.

Beaucoup de visiteurs attendaient en file compacte pour entrer, et la cathédrale était déjà très pleine.

J'ai choisi une place sur le côté, à proximité d'un écran de télévision, qui compensait l'absence de vision directe.

Vendredi Saint

Une longue procession de prêtres arriva par le fond de la cathédrale, dans une semi-pénombre.

Les grands lustres étaient éteints, quelques spots éclairaient la nef, et dans ma travée latérale, on voyait à peine

le contenu de la feuille liturgique. C'était une chance d'être proche d'un écran, car les caméras de télévision avaient

une vision nocturne meilleure que la mienne! La célébration s'ouvrit sur un "Christus factus est" grégorien,

chanté par la Maîtrise d'adultes, sous la direction de Sylvain Dieudonné. S'ensuivit une lecture

prophétique de la Passion extraite du Livre d'Isaïe, puis une deuxième lecture entourée de psaumes,

dirigés par Henri Chalet. La Passion selon Saint-Jean fut ensuite chantée par plusieurs solistes

de la Maîtrise, entrecoupée d'une antienne entonnée par la Maîtrise et reprise par l'assemblée

(dont les deux premières mesures reprenaient le "O Haupt voll Blut und Wunden" de Bach). Au fur et à mesure

que Jésus-Christ avançait dans sa Passion, les cierges qui surmontaient l'autel étaient éteints.

Il y eut une procession de vénération de la Croix, puis une autre de communion. La célébration se

termina musicalement sur le dernier choeur de la Passion selon Saint-Jean de JS Bach, Ruht wohl,

dirigé par Henri Chalet, accompagné à l'orgue de choeur par Yves Castagnet (pas de grand orgue).

 

 

La version ci-dessus de Ruht wohl est dirigée par Ton Koopman

 

La célébration fut très longue, du fait du récit de la Passion, de la double procession, et du nombre

des fidèles. Il y eut une procession très longue de sortie, dans une semi-pénombre, vers les portes

grandes ouvertes de la cathédrale, montrant les marronniers fleuris de la rue Saint-Jacques.

Sortie de la cathédrale, Vendredi Saint

Sortie de la cathédrale, Vendredi Saint

Les images télévisées n'ont pas été diffusées. Ci-dessous ma contribution personnelle,

le finale de la Passion selon Saint-Jean de Heinrich Schütz: "O Hilf Christe"

 

 

 

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 20h25**

 

Sylvie, blogmestre

 

Vendredi Saint
Vendredi Saint
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 08:18

Comme je m'en doutais, le Théâtre des Champs Elysées était plein  hier soir d'auditeurs venus entendre

et voir La Passion selon Saint-Matthieu de Jean Sébastien Bach, présentée sous forme d'oratorio

par le Collegium vocale de Gand et son orchestre, sous la direction de Philippe Herreweghe.

Passion selon Saint-Matthieu

J'avais une place au second balcon de côté, réservée à l'avance pendant qu'il en restait, et parvins à l'utiliser,

à mon grand soulagement (la veille je n'avais pas pu sortir de chez moi). La place était tout en haut, rangée Y.

Passion selon Saint-Matthieu

Voici la vue depuis ma place n°26 de la rangée Y. Vous pouvez constater que je voyais la moitié de la scène,

c'est-à-dire, pour cette oeuvre, le premier choeur et son orchestre, qui était le choeur dans lequel j'ai chanté

cette Passion il y a sept ans, effet miroir, ce n'était pas prémédité !

Passion selon Saint-Matthieu

Voici les musiciens et les chanteurs du premier choeur et du premier orchestre en place, avec

Philippe Herreweghe, à la fin de la première partie. On aperçoit le 2è orgue du 2è orchestre,

qui accompagne le deuxième choeur localisé dans la partie cachée à droite de la scène.

Les choristes étaient 3 par pupitre dans chaque choeur, et pour le choeur n°1, comme vous pouvez

peut-être le voir, le pupitre d'altos était composé d'une alto et de deux contre-ténors.

Il y avait au centre plusieurs sopranes ou mezzo-sopranes qui chantèrent le Knabenchor du

premier mouvement "Kommt ihr Töchter", qui est à deux choeurs plus une voix d'enfants.

Les solistes étaient issus des choeurs, sauf le récitant. L'oeuvre était chantée en deux parties

la première étant plus chorale que la seconde, clairement plus oratorio. La partition originale

représente 2h45 à 3h15 de musique, selon le tempo, le concert d'hier soir durait environ 3h, avec

une exposition extensive de la mort du Christ  (parfois plus réduite, pour raison de durée globale).

Passion selon Saint-Matthieu

J'ai entendu cette oeuvre en concert pour la première fois à la Philharmonie de Berlin-Ouest dans les années 80,

intégrale et chantée pendant plus de trois heures, à l'incitation de l'ami américain qui m'avait invitée là. Puis je l'ai

reçue en cadeau sous forme de double CD de la part de mon père, sans avoir rien sollicité, avec l'impression que

cette oeuvre s'attachait à moi... Nous l'avons montée aux Choeurs de Paris 13, sous la direction de Pierre Molina,

en 2009-2010, et donnée en concert en l'église de la Trinité, Paris 9è, en février 2010. Avec la Messe en si mineur,

c'est l'autre sommet de musique chorale qu'il m'ait été donné de chanter (la Messe en si mineur est plus difficile).

Notre chef avait coutume de dire qu'après avoir travaillé ces deux oeuvres, un choriste pouvait tout chanter !

 

Manuscrit de la Passion selon Saint-Matthieu

 

La Passion selon Saint-Matthieu serait, selon son fils Carl-Emmanuel, l'une des cinq Passions que

le compositeur avait écrites. Il était de coutume en Allemagne de jouer le Vendredi Saint une grande

oeuvre chorale sur la Passion du Christ. Bach père écrivit une Passion par évangéliste, et deux pour

Matthieu, dont une seule, la plus complexe, subsiste. Celles de Marc et de Luc ont également disparu.

La Passion selon Saint-Matthieu fut créée à Leipzig en 1727 par Bach, puis recréée à Leipzig par

Mendelssohn en 1829, après avoir été dans l'oubli avec toute l'oeuvre de Bach. Toute... peut-être

pas, car les chorals de cette Passion sont luthériens, et vivent leur vie dans la liturgie protestante.

L'oeuvre comporte deux types de polyphonies chorales: des choeurs complexes, en contrepoint,

et des choeurs simples, à l'harmonie verticale, nommés chorals. Le choral se prête bien à

l'utilisation liturgique, il est calme et donne une impression de stabilité; le choeur complexe est

plus difficile et plus intéressant, pour le choriste aguerri, car il demande un peu de virtuosité.

Ci-dessous le choeur d'ouverture, à double choeur et surplombé par les voix "d'enfants",

c'est un enregistrement télévisé d'un concert de 2011 du Collegium vocale dirigé par Philippe Herreweghe.

 

 

L'oeuvre est à double choeur, double orchestre, deux jeux de solistes, deux orgues, comme on peut

le voir dans la vidéo ci-dessus. Elle a la réputation d'être difficile à diriger. Voici ci-dessous le double

choeur le plus rock'n roll à chanter,  "Sind Blitze, sind Donner" (il y a des éclairs et du tonnerre...), où la plus

grande précision est nécessaire pour que toutes les interventions tombent au bon endroit.

On constatera que Bach a utilisé à bon escient les sonorités de la langue allemande.

 

 

Et voici le choral le plus connu de cette Passion, qui revient avec des paroles différentes plusieurs

fois dans le cours de l'oeuvre: "O Haupt voll Blut und Wunden". Les auditeurs aiment beaucoup les

chorals, la ligne mélodique est claire et simple, facile à retenir. A chanter, c'est un peu plat. L'alternance

du choral linéaire et du contrepoint complexe crée un effet. Le contrepoint est habituellement utilisé

pour une expression collective des témoins de la scène (la foule), alors que le choral est le

commentaire de ce qui arrive à Jésus, la complainte du compositeur qui voit le mal qu'on lui fait.

 

 

 

La deuxième partie de la Passion selon Saint-Matthieu comportait beaucoup d'airs de solistes, dont

une partie avait été supprimée lorsque nous avions chanté cette oeuvre aux CP13, pour réduire la longueur de

l'ensemble, trois heures d'oratorio, c'est long pour le public (Bach avait aussi la réputation d'être un improvisateur

particulièrement prolixe à l'orgue...) intercalés de choeurs qui agitaient brièvement la salle, décrivant le

rideau du temple qui s'était fendu, l'obscurité qui était tombée sur la terre, etc... L'évocation de la mort

du Christ fut extrêmement recueillie, comme elle aurait pu l'être dans une église. Après la vision

de Jésus au tombeau, auquel Bach souhaitait une bonne nuit "Mein Jesu, gute Nacht", ce fut

le choeur final "Wir setzen uns mit Tränen nieder", après presque trois heures de concert.

 

 

 

J'ai aimé le caractère enlevé de l'interprétation, musicale ou chantée, toujours vivante, donnant à

cette musique superbe une intemporalité, une fraîcheur surprenantes. J'ai aimé la tonalité plus basse

des instruments baroques, le son des flûtes et hautbois anciens. J'ai aimé la perfection de l'ensemble.

Passion selon Saint-Matthieu

Le concert fut très applaudi, y compris sur scène par les choristes et les musiciens

qui applaudissaient leur chef et leurs solistes. Philippe Herreweghe paraissait très content

et fit la bise à plusieurs dames parmi ses musiciennes ou solistes. C'est toujours un bonheur de

constater qu'un beau concert engendre des manifestations affectueuses ! Et c'était un très beau concert.

 

Sylvie, blogmestre

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 07:43

Il y avait hier soir un concert grégorien intitulé "O Crux, Ave" à Notre-Dame de Paris, que j'ai dû

renoncer à aller entendre du fait de dorsalgies aiguës nécessitant le repos. Tous mes regrets

à l'Ensemble vocal et à Sylvain Dieudonné, déjà exprimés par courriel peu avant le concert.

Voici le Vexilla regis grégorien adapté à la situation.

 

 

 

Sylvie, blogmestre

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 08:45

Hier, c'était le dimanche des Rameaux pour l'église catholique. Je suis allée à Notre-Dame

à la messe de 18h30. Par précaution, je suis arrivée un peu après 18h*, sachant qu'il y aurait foule.

Dimanche 9 avril 2017

Munie de mon petit bouquet de buis (qui sentait le Gave de Pau, en aval de Lourdes, où il y

a beaucoup de buis), je me suis placée vers l'avant de la cathédrale, à la fin des Vêpres.

Nous étions nombreux à l'intérieur, quand Mgr de Moulins-Beaufort, Evêque auxiliaire de Paris,

frappa de sa crosse aux portes de la cathédrale. Toute la messe, et l'entrée des prêtres furent filmés

par la télévision KTO,  la page dédiée est ici. Quelques copies d'écran de cet enregistrement

vidéo suivent, avec mes remerciements à la chaîne KTO.

Dimanche 9 avril 2017

Ci-dessus une image de l'ouverture de la porte et de l'entrée des prêtres et des fidèles qui étaient

sur le parvis, tenant de grands rameaux de palmiers. La messe fut très longue, principalement

du fait de la lecture chantée de la Passion selon Saint-Matthieu, entrecoupée

d'une antienne que reprenait l'assemblée.

Dimanche 9 avril 2017
Dimanche 9 avril 2017

La Maîtrise fut dirigée d'abord sur un chant grégorien, Christus factus est, par Sylvain Dieudonné,

puis par Henri Chalet pour un Crucifixus de Lotti, un Agnus Dei de Berkeley, et une Vinea mea electa

de Poulenc, ainsi que pour les psaumes et l'antienne. Il y avait dix-huit choristes,

et deux organistes, Yves Castagnet et Vincent Dubois. La cathédrale était pleine.

Dimanche 9 avril 2017

La messe reprit son cours après le récit de la Passion, durant lequel on passait de l'arrivée triomphante

de Jésus à Jérusalem, à sa crucifixion et sa mise au tombeau. Ce raccourci des derniers jours

du Christ en quelques dizaines de minutes est toujours poignant. Le détail de la gloire à la mise à mort,

et de la mort à la résurrection sera dans le déroulé de la semaine sainte qui vient.

Cette célébration était très spectaculaire, et en plein écran sur le site de KTO elle est très bien rendue.

Dimanche 9 avril 2017

Il y aura un concert grégorien le 11 avril à 20h30 en la cathédrale, intitulé "O Crux ave".

La messe des rameaux s'est terminée vers 20h25, j'ai repris le RER vers 20h30*

Dimanche 9 avril 2017

Sylvie, blogmestre

 

 

Dimanche 9 avril 2017
Dimanche 9 avril 2017
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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 08:53

Il y avait un concert en 3B hier soir à la Philharmonie, donné par l'orchestre de chambre d'Europe,

sous la direction d'Andras Schiff, pour lequel j'avais pu avoir une place d'occasion.

Bach, Bartok, Brahms
Bach, Bartok, Brahms

J'étais placée au 2è balcon, de biais avec quelques gênes visuelles (pour les photos).

Bach, Bartok, Brahms

Après avoir subi divers déboires, largage de passagers dans le RER et incivilité dans le métro, il faut courir

un peu pour arriver à temps au concert, qui commence par deux extraits de l'Offrande musicale de

Jean-Sébastien Bach. Il s'agit d'un ricercar à 3, suivi d'un ricercar à 6. Le livret me renseigne sur ce

qu'est un ricercar: il s'agit d'une recherche musicale sur un thème donné. Pour Bach, il s'agit de fugues à 3 voix,

puis à 6 voix. Le thème musical avait été fourni au compositeur par le roi de Prusse Frédéric II, au

pianoforte. Bach en fit une partition, dont l'épigraphe est étonnante dans sa formulation: "Je me

souviens aujourd'hui encore de la grâce royale toute particulière qu'il y a quelque temps Votre Majesté me voulut bien

faire en daignant me jouer un sujet de fugue et en me demandant très gracieusement de le traiter... Je décidai alors

de traiter de manière plus achevée ce sujet vraiment royal, et de le faire connaître au monde." Auriez vous cru

que Bach pratiquait avec une telle aisance le langage de cour? Mais revenons aux Ricercar: le premier, à

3 voix, fut joué par Andras Schiff au piano. Selon le livret, même le ricercar à 6 voix serait jouable au clavecin

(deux clavecins?). Le second ricercar fut joué par trois groupes de 2 instruments à cordes: violons,

altos, violoncelles. C'était très virtuose, mais pour moi un peu trop évocateur de l'exercice de virtuosité

musicale, je préfère Bach dans d'autres écritures, plus colorées et plus changeantes.

Bach, Bartok, Brahms

La surprise vint de l'œuvre de Bela Bartók qui suivit, intitulée "Musique pour cordes,

percussions et celesta". L'œuvre date de 1936. Bartók partage avec le chef d'orchestre de la soirée,

Andras Schiff, la nationalité hongroise, ce qui est intéressant pour l'interprétation. Voici la couleur

dont les Ricercar de Bach étaient un peu dépourvus ! L'orchestre, pour cette œuvre est composé d'un

double quintette à cordes, d'une harpe, de multiples percussions (xylophone, tambours, cymbales,

tam-tam, grosse caisse, timbales), d'un piano et d'un celesta. L'œuvre comprend quatre

mouvements: andante, allegro, adagio, allegro molto. Les deux mouvements lents, le premier et

le troisième, sont étranges, oniriques. Mais les deux mouvements rapides sont une explosion

d'énergie musicale, particulièrement le deuxième, qui m'enchante ! Toutes les sonorités sont explorées,

les violons en pizzicati, ou en glissando (ça ne doit pas s'appeler ainsi pour un violon...), les notes

argentines du celesta, les percussions de toute nature qui ponctuent, et même un passage à

4 mains au piano, pendant lequel la celestiste partage le tabouret du pianiste.

Cette œuvre est superbe, et superbement jouée. Elle est très applaudie. Le chef est très souriant,

il serre les mains de tous ses musiciens (une quarantaine) et fait la bise à plusieurs dames.

Bach, Bartok, Brahms

Le concerto n°2 de Johannes Brahms pour piano et orchestre, en si bémol, a été créé à

Budapest en 1881. Il comporte une bizarrerie: quatre mouvements au lieu des trois mouvements

habituels. Le mouvement surnuméraire est le deuxième, et il s'agit d'un scherzo, ce qui rapproche

ce concerto d'une symphonie. Comme il arrive parfois, un seul mouvement de ce concerto m'est vraiment

connu, reconnu dès les premières notes c'est précisément ce scherzo. A-t'il été utilisé seul dans une autre oeuvre?

Je n'ai pas trouvé. A la création du concerto, Brahms était au piano. Andras Schiff était au piano et

à la direction, c'est-à-dire qu'il jouait, puis dirigeait les musiciens du regard ou d'un mouvement de tête.

Cette direction minimaliste fonctionnait très bien, ce type de "détail" révèle l'excellence d'une formation musicale.

Dans le finale, il se permit un peu plus de mouvement, se levant de son piano pour diriger

brièvement, et tout à la fin, dirigeant depuis le piano. Son jeu au piano était tout aussi brillant que

celui des musiciens qui lui donnaient la réplique, il y avait eu une répartition de la double tâche

du chef entre une autonomie plus grande des musiciens quand c'était possible, et une reprise

en mains du chef quand il n'était pas sollicité par le solo. Très réussi !

Bach, Bartok, Brahms

Le concerto pour piano fut lui aussi très applaudi. Dans le 4è mouvement, il y avait de la danse, et

de la campagne, et je me souvins que peu avant l'ouverture de l'Europe de l'Est, en 1988, j'avais été en

Hongrie, accompagnant un chœur strasbourgeois qui se rendait au Festival Europa Cantat à Pècs. Nous avions été

invités dans un village, pour chanter le dimanche dans l'église, et avions ensuite déjeuné sur l'herbe, avec nos

hôtes et goûté le Tokay local. C'était chaleureux et généreux.  Andras Schiff me faisait le même effet:

chaleureux et généreux. Il refit le tour des musiciens, serrant les mains, félicitant chacun, sous

les applaudissements. Craignant d'autres désagréments au retour, je partis vers 22h45,alors que le chef

d'orchestre s'était remis au piano pour un bis, dont je pris une ultime photo (ci-dessus) du fond de la salle.

J'arrivai chez moi aux alentours de minuit.

 

Sylvie, blogmestre

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:27

La messe en si mineur de Jean-Sébastien Bach, diffusée hier sur Arte est disponible

pour être revue en ligne pendant encore 25 jours. Elle a été enregistrée en l'église

Saint Laurent à Nuremberg, chantée par le Choeur de la Radio bavaroise, jouée par

l'Orchestre de chambre Concerto Köln, et dirigée par Peter Dijkstra.

 

 

Vous pouvez activer le mode plein écran en bas à droite de la vidéo.

 

Sylvie, blogmestre

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