28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 09:22

Hier, en gare d'Arcueil-Cachan à 9h37*, je suis arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 10h02**.

En ce dimanche 27 novembre commençait la période de l'Avent. Le fond de la nef de Notre-Dame

était surmonté d'une grande couronne de l'Avent lumineuse, ornée de boules symbolisant

les quatre semaines du temps qui précède Noël.

Dimanche 27 novembre 2016

Quatre jeunes femmes animaient la messe grégorienne, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Les chants avaient changé, les partitions aidaient bien! La quête était faite au profit des

Chantiers du Cardinal, avec une enveloppe individuelle pour un don privé.

Dimanche 27 novembre 2016

Les annonces nous firent part des conférences des dimanches de l'Avent à 17h, et des concerts,

dont le prochain intitulé "Lux aeterna" sera le 29 novembre à 20h30. Nous fûmes informés que la

crèche de Notre-Dame était installée, une jolie crèche provençale avec des santons, que

nous pouvions découvrir en suivant la procession après chaque messe.

Dimanche 27 novembre 2016

La crèche était derrière le choeur de la cathédrale, le long du déambulatoire. Les santons étaient

dans un village provençal dont les détails m'ont amusée (hormis mes vagabondages, je suis d'origine

provençale): le lavoir, les pierres sur les toits pour éviter que le mistral emporte les tuiles, les cyprès,

les oliviers (qui ont un peu soif...), le rémouleur, les lavandières... je n'ai pas vu lou ravi sur mes photos,

où se cachait-il? Certains santons étaient animés, les fidèles et les touristes étaient ravis aussi.

Dimanche 27 novembre 2016

J'assistai ensuite à la messe internationale, animée par quatre solistes SATB, qui chantèrent

une messe de Galuppi, et un Tebe Poem (en russe) de Tchaïkovski. Cette messe fut célébrée

par le Père Sosthène, qui va quitter la cathédrale bientôt et était un peu ému.

Ci-dessous, le Tebe Poem de Tchaïkovski.

 

 

Je reprends cet article le soir du 29 novembre, et pendant que j'écris, il y a un concert à Notre-Dame,

auquel j'aurais aimé assister, "Lux aeterna", par la Maîtrise de Notre-Dame et celle de Radio France,

sous la double direction de Henri Chalet, et de Sofi Jeannin. Mais un certain nombre de facteurs

m'empêchent de sortir ce soir... partie remise, j'espère. J'ai rapporté du marché aux fleurs

des branches de sapin pour faire une couronne de l'Avent... dès que j'aurai le temps.

J'ai perdu un morceau de l'article d'origine... j'étais ressortie de Notre-Dame vers 12h35** et avais vagabondé

sur les marchés, avant d'aller voter rue Pierre Larousse dans le 14è, puis de rentrer à Arcueil à 14h30***

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 27 novembre 2016
Dimanche 27 novembre 2016
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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 09:12

J'ai vu hier soir au cinéma La Pléiade de Cachan le dernier film d'Emmanuelle Bercot, inspiré du

combat d'Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, et de quelques autres personnes de

courage, pour dénoncer la toxicité du Médiator, et faire retirer ce médicament du commerce, en 2009.

La fille de Brest

J'arrive deux minutes après le début du film et m'assieds en silence dans le noir. A l'écran, dans le

bloc opératoire d'un hôpital, un thorax humain ouvert montre un coeur qui bat de moins en moins. Le

chirurgien sort un petit morceau cartilagineux, c'est une valve cardiaque épaissie, qui n'assure plus sa

fonction de porte étanche entre le ventricule et l'oreillette du coeur, et laisse circuler le sang en continu.

Cette observation, répétée, a attiré l'attention d'une pneumologue exerçant dans un hôpital breton, tout

au bout du Finistère, à Brest. Elle semble corrélée à la prise d'un médicament anti-diabétique qui a aussi

été prescrit hors AMM comme coupe-faim à des personnes en surpoids. Un médicament qui est sur

le marché depuis 30 ans, doté d'une autorisation de mise sur le marché pour traiter le diabète, mais

pas pour faire maigrir. On estime ainsi qu'un tiers des patients traités par Médiator, pour surpoids, ont échappé

à la surveillance de la pharmacovigilance. Le benfluorex, molécule du Médiator, est un amphétaminique anorexigène

(qui coupe l'appétit), libérant dans le corps de la norfenfluramine, appartenant à la famille des fenfluramines. Or, en

1997, une autre fenfluramine, l'Isoméride, a été reconnue responsable de valvulopathies cardiaques aux USA et

retirée de la vente, ainsi que dans les pays européens, France comprise. Les soupçons qui pèsent sur le Médiator

reposent donc sur un précédent scientifique connu. Cependant, sa prescription  et sa vente persistent en France.

 

Irène Frachon a révélé l’affaire du Mediator, ce coupe-faim responsable de lésion sur les valves cardiaques.

 

Irène Frachon, ci-dessus, interprétée dans le film par Sidse Babett Knudsen, la plus française des actrices danoises,

ou l'inverse, recrute des confrères pour se lancer dans une recherche, elle-même n'étant pas chercheur,

ni cardiologue. L'équipe d'épidémiologie du CHU de Brest se met au travail, recense les patients

souffrants de valvulopathies de cause inconnue, qui auraient pris du Médiator, et trouve une effarante

corrélation de 70% des cas... Un premier passage devant l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire

des produits de santé) se solde par un échec, mais suscite des sympathies. Le milieu des autorités

de santé est décrit avec minutie. On ne manque pas de railler cet hôpital breton qui veut faire entendre

un scandale de santé publique qui aurait échappé aux pontes parisiens... A chaque avancée de l'hôpital

breton, une musique de cornemuse se fait entendre, comme un petit cri de victoire. L'épidémiologue

qui a mené et publié la recherche, interprété par Benoît Magimel, est suspendu par l'Institut national

de la recherche médicale (INSERM), et part au Canada... La patiente opérée du coeur meurt...

 

Irène Frachon écrit un livre "Médiator, combien de morts?", dont le titre est censuré, et l'envoie tous

azimuts. Les médias se réveillent enfin, et le ministère de la santé propose, il était temps, de faire

quelque chose! En l'occurrence, Xavier Bertrand, ministre de la santé de l'époque, propose une

indemnisation aux patients concernés, contre le retrait de leur action en justice. Il y eut à l'époque un tollé

des tenants de l'action en justice (qui n'a pas encore abouti, selon le film), qui m'avait fait réagir sur les forums:

dans l'urgence on indemnise les victimes (lire le commentaire de l'article en lien en bas de page) d'abord, on

juge après. Mais on juge aussi. Irène Frachon, dont la vie est devenue un polar, a réussi à crever l'abcès.

 

 

 

Très bon film, bien joué, très bien documenté, tourné in-situ au CHU de Brest. C'est un drame,

une tragédie, ce que les saillies et le grand sourire de l'actrice principale, lumineuse comme d'habitude, ne laissent

peut-être pas entrevoir sur la bande-annonce. Il y aurait eu, pour répondre à la question du titre du livre

de la pneumologue, 500 à 1000 morts par valvulopathies du fait de ce médicament, qui aurait dû être retiré

de la vente dès que l'on a retiré l'Isoméride du marché, en 1997. Le Médiator a été retiré du marché en 2009.

Je crois que c'est un film à voir, pour comprendre comment fonctionne la surveillance du système de

sécurité des médicaments, et combien il est difficile de soulever une toxicité inconnue. N'importe qui

peut-être victime d'un traitement lors d'une situation de fragilité physique (ça m'est arrivé il y a 23 ans,

j'ai été conspuée, mais jamais indemnisée). Il est crucial que des témoins puissent signaler ce qu'ils ont

observé, et que ces observations soient prises en compte. Bravo aux Brestois pour leur courage!

 

Sylvie, blogmestre

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 14:20

L'association des amis de l'orgue de Saint-Gabriel, par la voix de son président, nous informe

qu'un concert d'orgue en entrée libre sera donné le 4 décembre en l'église Saint-Gabriel, rue des

Pyrénées, dans le XXè arrondissement de Paris. Au programme: musiques de l'Avent

et de Noël, Bach, Dupré, Balbastre et d'Aquin, et improvisation par Samuel Liégon. A 16h!

Concert d'orgue à Saint-Gabriel

Merci beaucoup pour cette annonce, qui ravira les choristes qui habitent

le XXè arrondissement, et les autres!

 

Sylvie, blogmestre

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 16:47

Hier dimanche 20 novembre, était le jour de la Solennité du Christ-Roi. Il s'agit d'une fête récente,

puisqu'elle date de 1925, qui est célébrée actuellement le dernier dimanche de l'année liturgique,

et associe la royauté de Jésus Christ à sa crucifixion et à sa résurrection.

 

Dimanche 20 novembre 2016

 

J'ai participé hier aux deux messes, grégorienne de 10h, et internationale de 11h30. La messe

grégorienne était animée par 8 ou 9 choristes adultes masculins, sous la direction de Sylvain Dieudonné,

et la messe internationale par 9 jeunes choristes féminines sous la direction de Henri Chalet.

Dimanche matin 20 novembre 2016

La messe grégorienne se présentait un peu différemment qu'à l'usuel. Le Kyrie était tropé, il y avait

un Graduel et pas de psaume responsorial, et sous le titre "préface", figurait  la partie de liturgie

chantée en latin qui se situe entre le Credo et le Sanctus. C'est vraiment gentil, merci beaucoup!

Dimanche matin 20 novembre 2016

Les deux quêtes furent faites au bénéfice du Secours catholique, pour lequel nous avions des

enveloppes disponibles pour des dons plus personnels dans la feuille dominicale.

Dans la messe internationale, la Maîtrise chanta une messe basse de Gabriel Fauré.

 

 

Dimanche prochain, 27 novembre, l'année liturgique recommencera par le premier dimanche

de l'Avent, qui est la période de quatre semaines précédant Noël. Pendant les quatre dimanches

de l'Avent, il y aura en la cathédrale des conférences à 17h. Il y aura aussi deux concerts

les 22 et 29 novembre, respectivement "La légende de Sainte-Cécile" par la Maîtrise d'enfants

de Notre-Dame, avec l'orchestre de la Garde républicaine, et "Lux aeterna" par

la Maîtrise de Notre-Dame et celle de Radio-France.

 

Dimanche matin 20 novembre 2016

La messe internationale s'est terminée vers 12h40

et nous sommes ressortis de la cathédrale vers 12h45.

 

 

Sylvie, blogmestre

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:31

Partie hier dimanche 20 novembre de chez moi vers 9h25, je suis arrivée en gare d'Arcueil-Cachan suffisamment tôt

pour prendre le train de 9h38. Mon passe Navigo faisait un bruit bizarre à la validation, depuis deux jours,

comme si j'avais gagné à la loterie, ting-gling-gling... curieux! Arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 9h52*, j'achetai

un carnet de tickets de RER, et reçus un ticket de carte bleue normal et semble-t'il un 2è ticket fantaisiste. 

Je vous fais part du ticket de carte bleue, qui est correct.

 

Dimanche 20 novembre 2016

Nous étions le jour de la Solennité du Christ-Roi. Il y avait à l'entrée des exemplaires de

Magnificat de novembre 2016, j'en pris un ainsi que la feuille liturgique du jour.

Dimanche 20 novembre 2016

J'ai participé aux deux messes, grégorienne de 10h, et internationale de 11h30. La messe grégorienne

était animée par 8 ou 9 choristes adultes masculins, sous la direction de Sylvain Dieudonné, et la

messe internationale par 9 jeunes choristes féminines sous la direction de Henri Chalet.

Cette partie a fait l'objet d'un article indépendant, qui suit celui-ci.

La messe internationale s'est terminée vers 12h45. En sortant, j'ai rencontré un choriste CP13 que j'ai salué,

puis ai repris le RER à 12h49**, obtenant de la machine deux tickets normaux et un autre ticket fantaisiste (??),

(j'ai récupéré un ticket horodaté à 5h58, et un autre à 12h39, un oubli différé d'autres personnes?)

Dimanche 20 novembre 2016
Dimanche 20 novembre 2016

et toujours le ting-bling-bling anormal de mon passe Navigo au compostage...

 

J'avais prévu d'aller voter à la primaire de la droite ensuite, mais des difficultés à la marche m'ont

fait opter pour un retour maison, avec un vote d'après-midi, en voiture. J'ai donc gagné le 14è arrondissement

de Paris en automobile, et à 16h29*** j'ai fait quelques courses à proximité de l'école élémentaire de la rue

Pierre Larousse, où je vote depuis 15 ans, dans un magasin bien connu qui a récemment changé de gérance.

Dimanche 20 novembre 2016

Il y avait la foule des grands jours dans ce bureau de vote, pire qu'à la vraie présidentielle, en fait.

Dimanche 20 novembre 2016

Les bénévoles qui encadraient l'opération étaient là depuis 8h du matin, les pauvres. J'aurais volontiers fait un tour

au salon du Made in France après, mais j'avais trop de mal à marcher. J'ai repris ma voiture, et suis rentrée

à Arcueil, après une halte essence à la station Total de la Porte de Châtillon, à 17h01****

Après cet état sommaire de mes activités de la journée, j'ai détaillé

la partie matinale dans un article indépendant, qui suit celui-ci.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 20 novembre 2016
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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 19:32

Ce matin, il y avait un concert en famille à la Philharmonie, sur le thème "Beethoven à Vienne", avec

l'Orchestre National d'Ile-de-France dirigé par Enrique Mazzola. Je ne pouvais pas résister à une telle proposition!

Beethoven à Vienne

Il y avait du soleil sur le Parc de la Villette, quand j'arrivai vers 10h45. Etait-ce l'orchestre, ou la difficulté

d'assister aux concerts Beethoven pour adultes? Ou peut-être était-ce, comme pour moi, le plaisir d'un moment

musical partagé avec toutes les générations? Il y avait aussi beaucoup d'adultes sans enfants.

Beethoven à Vienne

La présentation du concert sur le site de la Philharmonie, où j'avais réservé ma place, faisait état d'une

projection d'images, qui accompagnerait le 5è concerto pour piano de Beethoven, dit "L'Empereur".

Beethoven à Vienne

Ci-dessus la vue sur l'orchestre de ma place, et le coin gauche du bas de l'écran.

En fait, pour la modique somme de 10€, nous eûmes un concerto magnifique, un cours d'histoire,

un cours de musique, et une projection de détails de peintures et portraits d'époque.

Beethoven à Vienne

J'ai apprécié en cinéphile la minutie du scénario, et la précision du découpage de ce qui était devenu

un spectacle son et images. J'ai aussi apprécié la qualité didactique des explications et de la narration,

le soin dans le choix des illustrations, l'animation vidéo des images fixes. Deux comédiens lisaient

tour-à-tour la narration, nous racontant la situation de l'Autriche de 1808, lors de la composition du

concerto, les guerres napoléoniennes, la virtuosité de Beethoven, décortiquant pour nous les gammes,

arpèges et trilles du concerto, la protection du musicien par trois mécènes, le château de Schoenbrunn

et ses retraites bucoliques à Baden. J'eus le plaisir de retrouver dans le rôle du narrateur Loïc Corbery,

de la Comédie Française, que j'avais vu jouer Alceste dans le Misanthrope, et qui était donc en terrain

de connaissance pour nous parler de Ludwig. Léonie Simaga assurait l'autre partie de la narration.

 

Beethoven à Vienne

Louis Lortie était le pianiste de ce concerto. On le voit ci-dessus aux saluts avec Loïc Corbery et

Léonie Simaga (pendant que Enrique Mazzola parle avec son premier violon). Dans l'exécution

musicale, quelques phrases du concerto étaient jouées, puis interrompues de manière calculée,

et la parole était aux narrateurs, dans les deux mouvements rapides, le premier et le troisième.

Dans le deuxième mouvement, lent, il y eut un chevauchement de la musique et de la narration,

le chef d'orchestre faisait démarrer les comédiens comme il l'aurait fait de choristes, les comédiens

devenaient alors les instruments d'une musique différente, d'un contrepoint parlé. Et pour le plaisir

de la vue, nous avions des peintures, esquisses, aquarelles, partitions... C'était passionnant,  et la qualité

de la narration et des illustrations faisait oublier la légère frustration de ne pas entendre le concerto d'une pièce.

Le public était remarquablement silencieux, même les bambins étaient scotchés (leurs parents reviendront!),

mais manifesta son plaisir par de longs applaudissements et des rappels à la fin.

Beethoven à Vienne

L'orchestre national d'Ile-de-France et Louis Lortie furent magnifiques.

Enrique Mazzola dirigea ce concert avec sa grâce et son aisance habituelles.

Les comédiens furent parfaits: présence juste, et conviction du propos. Bravo à tous, mais aussi

aux artistes invisibles: Anne-Charlotte Rémond pour le texte, Jeanne Debost pour la

coordination artistique et la mise en espace, et Sébastien Bretagne pour la vidéo.

 

Sylvie, blogmestre

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 09:40

Hier soir, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, un concert de musique vocale ancienne, intitulé

"Saint-Martin, le manteau partagé" ouvrait le Festival des heures du Collège des Bernardins.

Saint Martin
Saint Martin

L'ensemble vocal de Notre-Dame de Paris y interprétait des oeuvres musicales du IXè au XVè siècle,

sous la direction de Sylvain Dieudonné. Ce concert a déjà été donné le 11 novembre en

l'abbaye de Ligugé, dans la Vienne. Il comportait 17 chants et dura environ une heure et demie.

Saint Martin

L'Ensemble vocal était composé de six hommes et une femme, deux voix aiguës, quatre voix graves,

et un chef de choeur. Et des cloches de tonalités différentes pour tout instrument non vocal.

Ci-dessous le carillon du Beatus Servus, chant de communion du XIIIè siècle:

 

 

Le concert commença par un conduit à deux voix, datant du XIIIè siècle, de soprane et de contre-ténor,

positionnés devant l'autel. Puis les voix masculines répondirent depuis le côté droit du transept,

et  rejoignirent l'autel pour chanter un Alleluia- Beatus vir de la fin du IXè siècle, ci-dessous:

 

 

Saint Martin était évêque de Tours et vivait au IVè siècle. C'est lui que l'on voyait dans l'iconographie des livres

d'histoire de l'école primaire fendre son manteau d'un coup de sabre pour en donner la moitié à un pauvre

(ci-dessous un vitrail de l'église Saint-Martin d'Etampes). Martin de Tours fut canonisé, et devint le sujet d'un culte.

 

 

Le concert relatait la geste martinienne par une sélection de chants qu'il inspira à des

musiciens, anonymes ou non, au cours des siècles. La provenance des oeuvres chantées était

 majoritairement française, mais aussi néerlandaise, anglaise, italienne. Selon l'époque, il y avait

des monodies, ou des polyphonies, ou une alternance des deux, comme dans la pièce finale

de Guillaume Dufay (XIVè siècle), Iste confessor dont un extrait suit:

 

 

Ce fut l'un de ces concerts dont je pense toujours que la cathédrale se réjouit en son âme de grande dame de pierre,

car c'est la musique de ses jeunes années... J'étais placée derrière un couple américain de Chicago qui se leva

spontanément pour applaudir à la fin du dernier morceau. Les applaudissements furent nombreux et

longs, avec rappels, et nous eûmes le plaisir de pouvoir féliciter les artistes après le concert.

Une très belle soirée, bravo et merci à tous!

 

Saint Martin

Sylvie, blogmestre

Le buisson de lys blancs de la Vierge à l'enfant

Le buisson de lys blancs de la Vierge à l'enfant

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 09:23

J'ai participé hier au concert donné par le Choeur philharmonique international à l'UNESCO, qui

accompagnait le prix UNESCO-Madanjeet Singh pour la promotion de la tolérance et de la non-violence.

Journée de la tolérance à l'UNESCO

Nous chantions dans la salle II, au rez-de-chaussée, une soixantaine de choristes étaient inscrits,

et étions accompagnés par un pianiste, sur un superbe Steinway à queue. La cérémonie débuta

avec un peu de retard, après 18h30 qui était l'heure prévue. Voici la file d'attente des choristes...

Journée de la tolérance à l'UNESCO

Nous sommes entrés en chantant le Va pensiero du Nabucco de Verdi, puis avons chanté

l'Ode à la Joie extraite du 4è mouvement de la 9è symphonie de Beethoven.

Puis nous sommes ressortis de la salle, pour y rentrer une heure après, lorsque les délibérations

ont été achevées, sur l'introduction du Choeur des enclumes, extrait du Trouvère de Verdi,

et avons conclu par le Galop infernal, extrait d'Orphée aux Enfers d'Offenbach.

Nous avons été filmés, et notre prestation a semblé beaucoup plaire puisque le public

s'est levé pour nous applaudir. J'ai pris de ma place de concert une photo du public...

Journée de la tolérance à l'UNESCO

Nous avons ensuite été invités au pot qui s'est tenu au dernier étage du bâtiment, où nous

avons signé une sorte de livre d'or, et dégusté des canapés extraordinaires (bravo au traiteur!),

accompagnés d'une coupe de champagne... Ci-dessous les petits canapés d'enfer!

Journée de la tolérance à l'UNESCO

Merci à toutes et à tous, merci à Olivier pour sa brillante direction et de nous avoir bien houspillés

à la générale deux jours plus tôt, ce fut productif! Merci à l'UNESCO pour son accueil.

Merci au pianiste et au  public chaleureux, et bravo au prix de la tolérance!

 

Sylvie, blogmestre

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 09:15

Hier dimanche 13 novembre, j'ai quitté Arcueil-gare par le train de 9h41, et suis arrivée à Saint-Michel Notre Dame à 9h57*.

Une bruine d'automne mouillait le paysage, et les touristes étaient un peu moins nombreux qu'à l'accoutumée.

Dimanche 13 novembre 2016

J'entrai dans la cathédrale juste avant la procession. L'introït grégorien était chanté par trois

choristes masculins de l'Ensemble vocal de Notre-Dame, dirigés par Sylvain Dieudonné.

Dimanche 13 novembre 2016

Ci-dessus le psaume responsorial du jour de la messe grégorienne du 13 novembre. Il nous fut

rappelé que la semaine qui allait suivre serait la dernière du Jubilé de la Miséricorde. L'Evangile

était étrangement adapté aux circonstances particulières de cette commémoration

des attentats terroristes de l'année précédente.

Dimanche 13 novembre 2016

La messe grégorienne fut dite majoritairement en latin, dont j'intègre peu à peu le contenu. Il y eut

un sermon très intéressant, puis un deuxième développant un autre point de l'Evangile lors de la

messe de 11h30 à laquelle je participai ensuite (les deux sermons sont une des gratifications des deux

messes successives,  dans leurs différences d'appréciation). La messe internationale était animée par un

quatuor de solistes. J'étais tellement dans l'instant que j'en oubliai que c'était un 13 novembre à la même heure

que j'avais dirigé ma première messe... il y a des années. Le quatuor de solistes chanta une messe de

Joan Cererols, et un Gaudete cum laetitia d'Estevao Lopes Morago. Les premiers rangs de l'assemblée,

au centre de la nef, étaient occupés par des enfants de Clichy en démarche jubilaire, qui s'agenouillèrent comme

un seul homme. On nous rappela le prochain concert en la cathédrale du 17 novembre, à 20h30,

de musique médiévale, dédié à Saint Martin, qui ouvrira les Heures du Collège des Bernardins.

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 12h40. J'ai repris le RER à 12h41**

Dimanche 13 novembre 2016

Sylvie, blogmestre

Dimanche 13 novembre 2016
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 09:40

J'ai réalisé que la présentation de ce blog prête peut-être à confusion... Etant affectivement liée à

mes camarades choristes des ex-Choeurs de Paris 13 avec qui j'ai partagé beaucoup de grands

moments pendant mes 9 années de participation aux CP13, j'ai adopté transitoirement  une

présentation de ce blog qui, excusez-moi, n'avait pas le mérite de la plus grande clarté. 

 

Voici le détail de mon activité chorale personnelle depuis la rentrée de septembre:

j'ai participé aux répétitions des lundis 5, 12, et 26 septembre, ainsi qu'à l'après-midi

du dimanche 18 septembre avec les Choeurs de Paris Lacryma Voce.  Dans le cadre des auditions

de recrutement dans des choeurs extérieurs aux ex-Choeurs de Paris 13, j'ai chanté avec beaucoup

de plaisir  deux répétitions de musique baroque a capella avec l'Ensemble vocal Philomèle

du 13è arrondissement les mercredis 28 septembre et 5 octobre, puis passé l'audition (prévue

depuis un mois) du Choeur philharmonique international le 6 octobre, et été intégrée sur le champ.

 

Ne pouvant participer simultanément à plusieurs chorales pour des raisons de fatigue et de finances, j'ai choisi

de chanter pendant le restant de l'année 2016-2017 au Choeur philharmonique international,

dont j'ai acquitté la cotisation le jeudi 13 octobre, puis ai fait faire le badge de circulation à l'UNESCO

pendant les vacances de la Toussaint. Je ne suis pas retournée aux Choeurs de Paris Lacryma Voce

depuis le 26 septembre, et j'ai chanté les jeudis 3 et 10 novembre, ainsi que le lundi 7 novembre

au Choeur philharmonique international. J'espère que tout est clair, et j'ai modifié l'intitulé du blog.

 

Le but de mon changement de choeur était de changer de style musical pour l'année

2016-2017, mes camarades des ex-Choeurs de Paris 13 restent évidemment dans mon coeur!

 

Sylvie, blogmestre

 

 

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  • : Le blog d'une choriste parisienne vagabonde
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  • : Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
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