30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 09:08

Et de trois! Hier soir, l'Orchestre de Paris donnait, pour la deuxième fois, son troisième concert de rentrée

sous la direction de Daniel Harding, à la Philharmonie. Au programme, le prélude de Parsifal de Richard

Wagner, "Dream of the song" de George Benjamin, et la 1ère symphonie de Johannes Brahms.

Wagner, Benjamin, Brahms

A cause des travaux sur le RER, j'étais partie en avance, méfiance. Mais tout s'est bien passé, arrivée

bien à l'heure. A l'entrée dans la salle, on nous distribua un grand programme orné d'arabesques, dont j'ai lu le contenu,

dense, avant le concert et pendant l'entracte, sans cependant parvenir à l'épuiser.

Wagner, Benjamin, Brahms

Récapitulons: le premier concert de septembre du même orchestre avec le même chef présentait

le Faust de Goethe par Schumann, le deuxième la dixième symphonie de Mahler reconstituée;

celui-ci était plus classique dans sa présentation d'oeuvres romantiques, mais la pièce

de Benjamin était une création en France. Il s'agit donc de concerts singuliers.

L'Orchestre de Paris dans l'oeuvre de George Benjamin

L'Orchestre de Paris dans l'oeuvre de George Benjamin

Nous entendîmes en ouverture un prélude d'opéra de Wagner, avec exposition des personnages,

et grand orchestre. Puis les musiciens sortirent et la scène fut réaménagée, les instruments en nombre

plus restreint furent augmentés de harpes, et de percussions, métallophones et gongs, pour la pièce de

George Benjamin, créée à partir de poèmes et chantée par un contre-ténor, Bejun Mehta, et un choeur

de huit femmes, le SWR Vokalensemble de Stuttgart. Les poèmes d'inspiration arabe avaient été écrits

par trois poètes andalous, deux du XIè siècle, et un du XXè siècle (Garcia Llorca), et étaient reproduits

traduits dans le livret du concert. Le résultat était surprenant et intéressant. George Benjamin

était dans la salle et monta sur scène aux applaudissements (ci-dessous entre le contre-ténor et le chef).

Bejun Mehta, George Benjamin, et Daniel Harding devant les premiers violons

Bejun Mehta, George Benjamin, et Daniel Harding devant les premiers violons

Dans ce concert comme dans les deux précédents, je le souligne à nouveau, il y avait une recherche

manifeste dans les oeuvres proposées, et une exigence de perfection. La symphonie de Brahms

qui suivra l'entracte sera comme un cadeau au public, une récompense bien connue après la découverte

des nouveaux espaces musicaux où nous avaient entraînés l'orchestre et son jeune chef.

Daniel Harding fait lever ses musiciens

Daniel Harding fait lever ses musiciens

Si vous avez lu l'article sur le concert du 27 septembre donné au Théâtre des Champs-Elysées, vous avez compris que

Brahms était anxieux de composer une oeuvre dénomée symphonie, et trompait l'attente en composant des sinfoniettas...

En 1876, à 43 ans, il estima être mûr pour affronter les mânes de Beethoven, et sa 1ère symphonie,

en ut mineur, fut créée par Hans von Bülow. Elle sera suivie de trois autres symphonies. Il y a des musiciens

avec qui nous sommes personnellement en résonance, c'est mon cas pour Brahms (mais aussi pour Mozart, Beethoven,

Haendel, Purcell...) Après les deux premiers mouvements qui sont comme un prélude à l'essentiel, voici le

bonheur pur du troisième mouvement, beethovenien comme il se doit, on souhaiterait qu'il ne finisse

jamais. Mais le quatrième mouvement n'est pas en reste, avec ses longues phrases lyriques

qui donnent des frissons dans le dos... L'écriture de la symphonie est brillante, elle est dirigée et

interprétée avec beaucoup d'intensité et d'émotion. Chacun se surpasse, le public est ravi et transporté.

L'Orchestre de Paris et Daniel Harding dans la symphonie de Brahms

L'Orchestre de Paris et Daniel Harding dans la symphonie de Brahms

Comme lors des deux concerts précédents, l'engouement du public pour la direction de Daniel Harding

était manifeste, longs applaudissements, rappels... Le concert s'acheva sous les bravos vers 22h30,

et je pris mon temps pour ressortir, ayant par la magie de la musique, tout oublié du RER et de ses travaux. Un coup de chance,

j'attraperai néanmoins sans le faire exprès le tout dernier train circulant entre Gare du Nord et Châtelet, vers 23h. Ouf!

 

Sylvie, blogmestre

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 08:51

Jacques, ex-chef de pupitre des ténors du Choeur Deux nous convie aux trois concerts de

l'orchestre de l'association Note et Bien, sous la direction de Jérôme Hilaire, qui auront lieu les 6,

8 et 9 octobre 2016, à Notre-Dame du Liban, Saint-Antoine des Quinze-Vingt et Sainte Marguerite

 

3 Concerts extérieurs

Au programme, Tchaïkovski et Chostakovitch. Les horaires et détails seront plus lisibles

directement sur le site de Note et Bien ainsi que les associations parrainées par les concerts,

au profit desquelles se feront les quêtes de fin de concerts. Horaires: 20h45, 21h, 16h.

 

Sylvie, blogmestre

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 08:05

Hier soir, je suis allée avec un peu d'appréhension au Théâtre des Champs Elysées pour un concert de

l'Orchestre de chambre de Paris. L'appréhension concernait les travaux nocturnes sur le RER B, pour lesquels on nous

avait distribué la semaine dernière des feuilles détaillées alarmistes. Mais tout se passa bien, mieux que d'habitude!

La façade du Plazza-Athénée

La façade du Plazza-Athénée

Etant, pour une foi,s en avance, je m'arrêtai dans l'avenue Montaigne devant le Plazza-Athénée (un lieu où je n'entrerai

probablement jamais...) dont les multiples stores rouges jouaient avec la lumière, et pris quelques photos. Puis je gagnai le

Théâtre, et présentai mon sac ouvert au contrôle. Les billets avaint changé de look, ma place était au 1er balcon.

Britten, Mozart, Brahms

La salle se remplit progressivement, et même après l'extinction des lumières sembla-t'il... les spectateurs avaient-ils

perdu le rythme, ou bien étaient-ils victimes d'une rénovation des transports en commun? Le premier balcon n'étant pas plein,

il nous fut proposé de nous déplacer vers les rangs inférieurs, d'où la vue est meilleure.

Britten, Mozart, Brahms

 Le programme se composait  d'une Sinfonietta de Benjamin Britten, des concerti pour piano 5 et 6

de Wolfgang Amadeus Mozart, et, après un entracte, de la Sérénade n°1 de Johannes Brahms.

Programme de la soirée

Programme de la soirée

La petite pièce de Britten qui ouvrait le concert durait 14 minutes, et était jouée par un effectif réduit,

une instrumentation à deux quintettes. Le livret parle de fraîcheur et de lyrisme, et évoque Poulenc.

Quoique j'aie déjà chanté Britten, c'est un auteur qui me déconcerte (ce qui n'est pas le cas de Poulenc), je ne peux

commenter,car mon commentaire ne reposerait sur aucun ressenti. Avec les deux concertos de Mozart, joués

dans l'ordre inverse, l'orchestre s'étoffa, cependant; les flûtes présentes pour Britten disparurent.

Ce sont des oeuvres de jeunesse de Mozart, qui avait 17 ans quand il les écrivit. Elles sont brillantes et

enjouées. La coordination entre Cédric Tiberghien, le jeune pianiste virtuose, et l'Orchestre, étaient parfaites.

Douglas Boyd, qui dirigeait le concert, l'emporta crescendo. Le public suivit, les applaudissements et les

bravos furent de plus en plus marqués. Longs rappels du pianiste, du chef et de l'orchestre avant l'entracte.

Cédric Tiberghien, rappelé plusieurs fois, nous joua un bis enlevé, de titre inconnu.

Douglas Boyd, Cédric Tiberghien et les premiers violons

Douglas Boyd, Cédric Tiberghien et les premiers violons

Après l'entracte, l'orchestre au grand complet se remit en place pour la seconde partie, la sérénade

de Brahms. Une sérénade est une oeuvre légère et nocturne (pensez à la Petite musique de nuit de Mozart),

souvent en l'honneur d'une personne. Mais Brahms, qui comme Malher fut confronté au monument classé

que formaient les 9 symphones de Beethoven, envisagea la sérénade comme une symphonie déguisée.

Nous entendrons une oeuvre complexe, riche de polyphonies entrecroisées, aux nombreux mouvements,

lyrique, dansante. Douglas Boyd se surpassa et l'Orchestre de Paris également, pour notre grand bonheur.

Douglas Boyd et ses musiciens

Douglas Boyd et ses musiciens

Douglas Boyd est à la tête de l'Orchestre de chambre de Paris depuis 2015. Une très belle rentrée que ce

concert, qui a beaucoup plu au public, dommage qu'il n'ait été plus nombreux, mais nous étions en semaine, et la salle

est grande (1900 places). Mon voisin de rangée était charmant, un professionnel de la musique, le Théâtre

des Champs Elysées est souvent un lieu de rencontre de professionnels de la musique, ai-je remarqué. Le concert

s'est terminé vers 22h20, et je suis rentrée chez moi en trois quarts d'heure, inespéré!

 

Sylvie, blogmestre

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 08:20

Hier, à 9h37* en gare d'Arcueil, je ratai de jpeu l'express pour Paris, qui s'y était présenté à 9h36. Il y eut ensuite une

longue attente, et le train nommé "Epée 13" passa en trombe devant le quai. A 9h49, un autre train nous embarqua, et

j'arrivai à Saint-Michel Notre Dame à 10h06**, et dans la cathédrale pendant le Kyrie de la messe grégorienne de 10h.

J'ai participé aux deux messes, de 10h et de 11h30.

Dimanche 25 septembre 2016

La messe grégorienne était animée par une dizaine de jeunes filles et jeunes femmes de la Maîtrise,

sous la direction de Sylvain Dieudonné. Elle fut dite entièrement en latin, à l'exception des lectures

et des annonces. Un missel latin-français sera le bienvenu, quoique la compréhension ne me soit pas

trop malaisée, à force de chanter des messes illustres en latin depuis des années...

Dimanche 25 septembre 2016

La Maîtrise gagna une vingtaine de jeunes participants pour la messe internationale de 11h30, et chanta

le Kyrie, le Sanctus et l'Agnus Dei de la messe en la de Josef Rheinberger, sous la direction de Henri Chalet,

ainsi que le Laudate pueri des Vêpres d'un confesseur de Mozart (que nous avons chantées en concert en 2010).

 

Les deux messes étaient très belles avec toutes ces jeunes voix. La maquette de la feuille liturgique avait été

refaite et simplifiée. On nous rappela aux annonces les conférences du Jubilé, en octobre, et les

démarches jubilaires, ainsi que les concerts d'orgue du 27 septembre, et de musiques anglaises

du 4 octobre, et les auditions d'orgue du samedi soir. Une cathédrale très vivante!

Dimanche 25 septembre 2016

La messe internationale de 11h30, qui fut dite en français, à l'exception des chants liturgiques,

et en anglais pour l'une des lectures, se termina vers 12h35. Une averse avait secoué

les marronniers entourant le parvis, qui s'étaient déplumés de leurs feuilles sous les gouttes,

et des coques de marrons jonchaient le sol. J'ai repris le RER à 12h40***

Dimanche 25 septembre 2016

Sylvie, blogmestre

Dimanche 25 septembre 2016
Dimanche 25 septembre 2016
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 15:32

Hier après-midi, avec mes confrères chimistes, nous allions vister un lieu de mémoire de chimistes:

le musée Curie. Il n'est pas besoin d'être chimiste pour le visiter, et l'entrée est libre du mercredi au

samedi entre 13 et 17h, c'est au 1 rue Pierre et Marie Curie, dans le 5è arrondissement de Paris.

Au musée Curie

En 1898, Pierre Curie et son épouse Marie, d'origine polonaise, découvrent le polonium et le radium

qu'ils isolent à partir d'un minerai, la pechblende (qui contient surtout de l'uranium, et que l'on trouvait dans les mines

d'argent en Bohême), et qualifient la radio-activité (désintégration de noyaux atomiques instables émettant des

radiations et des particules). Ils créent l'Institut du Radium de Paris en 1914, où le bureau et le dernier

laboratoire de Marie Curie ont été conservés. C'est ce que l'on voit au musée Curie.

Ci-dessous, la chaîne de désintégration du Radium 224, considéré comme un candidat potentiel pour la médecine nucléaire,

en raison de sa courte demi-vie de 3,62 jours (comprenez qu'il n'irradiera pas trop longtemps les patients!)

 

Comme le musée n'est pas très grand, et qu'il y a déjà deux groupes à l'intérieur, nous attendons,dans

le jardin, en regardant l'exposition de photos "Paillasses et blouses blanches", et quoique les chimistes

sur les photos soient nos vénérables aînés, la contemplation des paillasses nous rajeunit tous.

Au musée Curie

A l'intérieur du musée, il y a le dernier laboratoire où exerça Marie Curie, et son bureau. Les deux

sont, d'un point de vue de chimiste, modestes et usuels. C'est surtout un lieu de mémoire.

Dans la galerie à l'entrée, des appareils à produire, transporter, mettre en oeuvre des éléments radioactifs.

Et une collection de créations radioactives et commerciales du début du XXè siècle, crème au radium

destinée à embellir la peau (tant qu'il en reste), appareils en caoutchouc radioactif à rectifier le corps...

Au musée Curie

On trouve aussi, et c'est émouvant, des écrits de Marie Curie, dans son rôle de directrice de laboratoire,

et de scientifique de très haut-niveau (seule femme double prix Nobel, de physique en 1903, de chimie

en 1911, et seule double prix Nobel dans deux disciplines scientifiques différentes). Pour vous faire

sourire, voici une invitation en bonne forme à cesser de la solliciter pour des activités de diva...

Au musée Curie

Irène, la fille aînée de Pierre et Marie Curie fut aussi une lauréate du Prix Nobel ainsi que

son époux Frédéric Joliot. Voici ci dessous la famille aux cinq prix Nobel...

Pierre, Marie, Irène Curie, et Frédéric Joliot, de gauche à droite

Pierre, Marie, Irène Curie, et Frédéric Joliot, de gauche à droite

Si vous passez par le Quartier latin... au-delà de ce qui est donné à voir, le musée est philosophiquement

intéressant par la modestie et la simplicité de son laboratoire. Les découvertes qui changent le monde

(rayons X, radiothérapie) peuvent naître de peu de choses, et de beaucoup de volonté. A méditer...

 

Sylvie, blogmestre

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 09:12

Hier soir, il y avait salle Gaveau la première de la comédie musicale Oliver Twist, en français, à partir

du roman de Charles Dickens. Surprise de l'absence de programmation musicale de la salle Gaveau pendant

une quinzaine de jours, j'ai découvert la création de cette comédie musicale, et pensé qu'il pouvait être amusant

d'aller à la première, s'il restait des places.

Oliver Twist

J'arrivai à Miromesnil à 20h07*, sur le mauvais trottoir, ce qui me permit de prendre une photo de l'extérieur

du lieu mythique qu'est cette salle de concerts, que l'on voit ci-dessus. Je remarquai qu'il y avait beaucoup d'invitations,

et que le public n'était pas le public habituel de la salle Gaveau, il était globalement plus jeune, expressif, avec enfants.

Beaucoup arrivèrent en retard, contrariant les habitudes de ponctualité de la vénérable institution.

Oliver Twist

Il restait des places sans visibilté, au "pourtour paradis", j'en ai acheté une, sachant que statistiquement,

il y a toujours des absents dans les autres catégories, qui permettent de se replacer.

Au pire, on profite de la musique dans son siège d'origine!

Oliver Twist

Voici la salle Gaveau de ma place d'origine, nimbée d'un éclairage bleu. J'étais en bonne compagnie, mon voisin était violoncelliste!

La couleur de l'éclairage est infidèle, je pense que mon appareil photo capte des vibrations lumineuses bleues au-delà du

spectre visible aux humains, et les restitue avec ardeur... La salle était seulement en demi-pénombre bleutée.

Oliver Twist

Voici la scène, vue debout de la place que j'ai occupée assise pendant le spectacle, toujours en excès de bleu par rapport

à la couleur réelle. Sur le fond était projeté un collage d'articles de journaux, et en surprojection, étaient

projetées des images fixes ou animées en noir et blanc teinte sépia qui illustraient ce qui se passait

sur scène, ou constituaient une toile de fond pour le décor. Il nous fut précisé que les photos

étaient interdites, sauf aux saluts. Voici donc la bande-annonce de la comédie musicale:

 

 

Comme vous pouvez le voir, la demi-pénombre est conservée pendant l'action. Ajoutez la disposition des sièges de la

salle Gaveau (conçue pour accueillir des concerts), et l'absence de familiarité des spectateurs avec la salle (qui se penchent

en avant pour mieux voir, occultant la scène aux autres personnes assises plus loin sur leur rangée), et vous comprendrez

que, quoique très correctement replacée, je n'aie à peu près rien vu de l'action sur scène. En revanche, je voyais très bien

l'un des musiciens, qui était aux claviers et dirigeait les chanteurs par le biais d'un écran de télévision

disposé dans la salle. Je pense qu'il s'agissait du compositeur Shay Alon (voir l'équipe créative ici)

 

Vous connaissez l'histoire: Oliver Twist était un jeune garçon de 13 ans, grandi en orphelinat après la mort

de sa mère à sa naissance, qui s'étant enfui lors d'un placement chez un artisan croque-mort, se fait

recruter par une bande de gamins détrousseurs dans les bas-fonds de Londres, au XIXè siècle. La bande

de gamins exerce ses larcins sous l'autorité d'un vieux bonhomme ambigu, Fagin, dont les protégés

deviennent criminels ou prostituées. Heureusement pour lui, Oliver a la chance de détrousser, en première

victime, son propre grand-père, qui le prend en pitié sans savoir qui il est, l'héberge, et le sort peu à peu

de l'emprise de la bande. Mais celle-ci revient à la charge... Ca se termine bien, Oliver retrouve sa famille!

 

C'est une histoire d'enfants qui peut être lue par des adultes, pour son caractère dramatique et historique.

La comédie musicale vue hier soir était plutôt comique et grinçante, donc plutôt enfantine de goût.

Elle était très applaudie, le public était chaleureux. Musicalement, c'était très au point, visuellement aussi.

Les musiciens étaient excellents, les chanteurs très bons. Quoique ce soit une vision de l'oeuvre de

Dickens que je trouve un peu réductrice, on doit saluer la qualité de l'adaptation. A l'entracte,

vers 21h45 je suis sortie respirer dans la rue. On nous a distribué de petits tickets pour pouvoir rentrer dans

la salle, mais, étant très fatiguée, je suis rentrée chez moi. Je prie les organisateurs de m'en excuser.

Tous les enfants grands et petits adoreront, j'en suis convaincue, cette comédie musicale. Placez-vous de face!

 

Sylvie, blogmestre

Oliver Twist
Oliver Twist
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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 08:36

L'orchestre de Paris a donné hier soir en concert, sous la baguette de son nouveau chef Daniel Harding,

la 10è symphonie de Mahler, et la donnera à nouveau ce soir, dans la grande salle de

la Philharmonie de Paris. J'étais au concert de ce 21 septembre.

Harding-mania

La salle était très pleine, mais il restait quelques places vides, peut-être des personnes ayant constaté que Mahler

n'était réputé avoir écrit que 9 symphonies complètes et jouées, tardivement prises de doutes?

La grande salle de la Philharmonie vue de l'arrière-scène

La grande salle de la Philharmonie vue de l'arrière-scène

Je cite à ce propos le livret qui nous a été distribué, il y avait "une malédiction du chiffre 9, nombre

indépassable des symphonies de Beethoven" (rappelez-moi combien Mozart a écrit de symphonies jouées...)

La 10è symphonie posthume de Mahler, est en fait une reconstruction orchestrée par Deryck Cooke en

1960 à partir de fragments et d'esquisses non orchestrées. Elle compte cinq mouvements. Il y eut

d'autres orchestrations, mais celle de Cooke est la plus communément admise. Elle dure 75 minutes.

Harding-mania

Ce qui m'a frappée hier soir, c'est l'engouement, le coup de coeur (amplement mérité) du public pour le

jeune chef britannique. Ce deuxième concert auquel j'assistai en cinq jours souleva le même enthousiasme

de la part du public présent. Daniel Harding galvanise ses musiciens et le public. D'ailleurs, le magazine

Cadences de ce mois va plus loin en titrant "Daniel Harding, coup de foudre", et lui consacre sa couverture.

De son côté, il fait de son mieux pour gommer les marques les plus apparentes de sa jeunesse, et se

donner l'air sérieux qui convient au rôle. Mais je ne crois pas que sa jeunesse dissuaderait le public.

Daniel Harding est le chef de coeur de la rentrée parisienne 2016, c'est ainsi.

L'orchestre de Paris aux saluts après le concert

L'orchestre de Paris aux saluts après le concert

La Xè symphonie de Mahler est une oeuvre de visionnaire qui sent la mort. La mort du

compositeur, qui surviendra dans l'année, et l'empêchera de la terminer, et la mort de tous ces hommes

qui s'affronteront dans le combat d'extermination de la guerre de 14-18 auquel son pays prendra part.

L'angoisse et les soubresauts de conscience de l'inéluctable y sont très perceptibles.

C'est aussi la suite de l'évolution de Mahler vers une musique plus symbolique et moins mélodieuse.

On a écrit de sa sixième symphonie qu'elle était angoissée, que dire de la dixième?

Un concert intéressant et magistral, bien que je lui préfèrerai les concerts Schumann et Brahms (à venir).

Daniel Harding à la tête de l'Orchestre de Paris

Daniel Harding à la tête de l'Orchestre de Paris

Voici ci-dessous la couverture du magazine Cadences de septembre./ octobre 2016

Allons-nous tous devenir Harding-maniaques? That's the question.

 

 

Sylvie, blogmestre

NB: le magazine Cadences est distribué gratuitement devant les grandes salles de concert, avant les concerts,

il traite de l'actualité de la musique classique vivante à Paris et en Ile-de-France,

ce numéro contient aussi un artcle très intéressant sur Eliogabalo

Harding-mania
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 09:02

Il y avait hier soir en la cathédrale un concert donné par quatre solistes de la Maîtrise de Notre-Dame

de Paris, qui présentaient des polyphonies mariales du XIIIè au XXIè siècle.

Polyphonies mariales

Quoique le concert ait été annoncé sous le titre "Bach, Charpentier, Haydn", et Caldara sur l'affiche, ces quatre compositeurs

ne représentaient que la moitié du concert, ce qui a suscité une certaine incompréhension de la part du public, même si les autres

oeuvres, antérieures ou postérieures, étaient très belles aussi, et magnifiquement interprétées. Ayant un peu parlé avec deux

auditrices allemandes dans la file d'achat des billets, il y avait une grosse attente sur Bach, dont on espérait des chorals.

J'en fais mention ici parce que je pense que c'était un malentendu, et que le raccourci "Bach" utilisé était maladroit.

Polyphonies mariales

Voici ci-dessus nos jeunes solistes de la soirée: Laurence Pouderoux en soprane, Clotilde Cantau

en mezzo-soprane, Gaël Martin en ténor, et Matthieu Walendzik en basse, quatre très belles voix

puissantes. Ils étaient accompagnés à l'orgue par Yves Castagnet. Le programme du concert était

composé de chants à Marie, mère du Christ: Ave Maria, Ave Regina, Salve Regina, Stabat Mater,

Sancta Mater, Regina Coeli... Avant les quatre compositeurs cités, on comptait aussi Dufay

et Vittoria, et des extraits d'oeuvres anonymes comme le Libre Vermell de Monserrat. En

contemporains, il y avait Ropart, Gandrille, et Bannister dont l'Ave Maria était une création.

Ci-dessous, un extrait du Regina coeli de Marc-Antoine Charpentier qui terminait le concert:

 

Polyphonies mariales

Voici les solistes à la fin du concert, avec Yves Castagnet. Le concert fut très applaudi.

Il s'est terminé vers 21h45, et le public s'est dispersé dans la cathédrale.

Polyphonies mariales

Sylvie, blogmestre

 

NB: le site Concertclassic qui vendait des billets pour ce concert avait clos les ventes assez tôt (je l'ai consulté vers 14h), alors

que des billets pour le concert de 19h à la Sainte-Chapelle étaient encore accessibles à la vente, bizarrerie qui ne se justifiait pas.

Parallèlement, le site Classictic n'affichait pas ce concert à Notre-Dame quand je l'ai consulté à la même heure, mon malaise

a donc été assez grand en constatant que mes voisins y avaient acheté leurs billets... Quelqu'un connait l'explication?

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 08:35

Etant hier soir incapable de chanter, je suis allée à la deuxième représentation de l'opéra de

Francesco Cavalli, Eliogabalo, qui était donnée à l'Opéra Garnier. Des places de quatrième catégorie

s'étaient libérées dans l'après-midi, peut-être des spectateurs dissuadés par un article assassin paru

dans le journal Le Monde après la première... qui furent rachetées par d'autres heureux, dont j'étais.

Eliogabalo

J'arrivai en avance, deux longues files zigzaguaient sur le perron de l'opéra, devant les contrôles. En entrant, nous avons

tout de suite vu les fleurs, dont s'exhalait un parfum suave. Le grand escalier était tout orné de fleurs blanches odorantes.

J'étais placée à l'amphithéâtre, tout en haut, de face. Une excellente place au premier rang de l'amphi,

qu'il me fut hélas impossible d'occuper, car elle surmontait le vide de quatre étages. Je l'ai donc échangée avec celle d'une

autre personne, placée au deuxième rang, qui a bien gagné au change. Voici la vue du deuxième rang.

L'Opéra Garnier vu du poulailler

L'Opéra Garnier vu du poulailler

Il parait que lors de la construction de l'Opéra Garnier, les spectateurs de l'amphithéâtre étaient debout... Les sièges sont quand

même d'époque, quoique je ne sache pas laquelle! D'une rudesse vintage bien sentie, avec une barre dans le dos qui oblige à se

tenir droit. Dans les loges, il y a des chaises confortables. Mais l'Opéra Garnier est un monument historique, on ne touche pas.

Le côté sympathique de la situation, c'est que la rudesse des sièges fournit un sujet de conversation entre voisins...

Eliogabalo

L'opéra durait trois heures, et était entrecoupé de deux entractes de 20 minutes. Francesco Cavalli

était un compositeur italien très célèbre en son temps (XVIIè siècle), l'opéra est chanté en italien.

La musique est très belle, elle était jouée par l'orchestre Capella Mediterranea, sous la direction de

Leonardo Garcia Alarcon. L'orchestre comprenait un mélange d'instruments utilisés au XVIIè siècle,

comme les flûtes à bec, guitare, théorbe, clavecin, et d'instruments plus récents, comme les trombones.

L'opéra  décrit les amours et les turpitudes de l'empereur romain Héliogabale (3è siècle après JC).

La mise en scène était ici de Thomas Jolly, et les décors de Thibaut Fack.

 

Eliogabalo

Voici l'histoire: Eliogabalo est un séducteur pathologique dont l'activité principale semble être de

corrompre les êtres qu'il approche. Il jette son dévolu sur tout ce qui brille, et aucune loyauté l'arrête.

Autour de lui, on essaie d'organiser sa vie, mais il prend un malin plaisir à détruire les amours et les

serments d'autrui. Eliogabalo dans l'opéra est un contre-ténor interprété ici par Franco Fagioli,

vêtu d'une robe de chambre violette et or, avec couvre-chef assorti... L'or est un élément récurrent de

l'opéra,on en distribue à la plèbe qui se plaint du César, et Eliogabalo prend des bains d'or liquide

(ce qui m'a un peu inquiétée pour l'épiderme de l'interprète...) Eliogabalo, qui se promène avec quelques éphèbes

presque nus, sabote perversement, avec l'aide de Lénia les couples que forment ses proches. Cette Lénia

était la grande entremetteuse, avec l'aide du bouffon Zotico, fouetteur de dames.Lénia était habillée façon

Catherine de Médicis, avec les bras nus, des poignets de force, et une voix de baryton (l'interprète s'appelle

Emiliano Toro). Vous avez l'ambiance. Autour d'Eliogabalo, gravitent son cousin Alessandro (Paul Groves,

baryton), promis à Gemmira, soprane (Nadine Sierra), qui est la soeur de Giuliano, second contre-ténor,

interprété par Valer Sabadus, (déjà entendu à l'opéra de Massy, qui a une jolie voix veloutée), qui est lui promis à

Eritea, soprane (Elin Rombo), avec laquelle il forme un joli duo vocal. Gemmira tiendra le contre-ut pendant une

dizaine de mesures, ce qui déclenchera mes applaudissements, et tous ceux de l'amphithéâtre. A partir de cette prouesse

vocale et de la reconnaissance du public, on eut l'impression qu'une autre relation s'était établie entre les chanteurs et lui.

Eliogabalo rate l'empoisonnement d'Alessandro fomenté avec Lénia, et son palais est envahi par les

hiboux, funeste présage. La troupe finit par l'occire alors qu'il tentait de violer Gemmira, Lénia et Zotico

sont pendus. Entre les parties des chanteurs, Cavalli a placé des danses, qui font penser aux ballets de Lully

à l'intérieur des pièces de Molière, mais elles étaient peu utilisées dans la mise en scène, à mon regret.

Le troisième acte se termina en applaudissements scandés et très longs. Voici les artistes aux saluts:

Eliogabalo

Contrairement à ce qu'a pu écrire Le Monde, on ne s'ennuie pas, et les trois heures de musique passent sans s'en

rendre compte (sauf la dureté des sièges) J'ai regretté l'usage exclusif du noir dans les décors, et les escaliers (noirs)

déroulants ou mobiles omniprésents du premier acte (l'abus d'escaliers est-il freudien?) qui alourdissent le propos. La musique,

d'un compositeur dans sa maturité, vaut vraiment l'écoute. Les interprètes et les musiciens étaient

excellents. Une très belle soirée, qui sera enregistrée et diffusée sur le site de France TV culturebox le 7 octobre,

et ultérieurement sur France 2. Nous sommes ressortis par le grand escalier fleuri, que voici ci-dessous.

Ce sont les freesias présents dans la décoration, avec des roses blanches, qui donnaient la fragrance suave.

Eliogabalo

 

 

Sylvie, blogmestre

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 13:39

Voici une vidéo de l'après-midi du 18 septembre, c'est le Kyrie du Requiem de Mozart, par le Choeur 2

des Choeurs de Paris Lacryma Voce, ex-Choeurs de Paris 13, sous la direction de Matthieu Stefanelli,

avec au piano Nicolas Jortie, imperturbable malgré l'une ou l'autre fausse note de l'instrument...

Il a fallu traiter la piste audio de la vidéo, car les sopranes l'avaient saturée (!) Le résultat final est filtré, cela s'entend,

mais c'est mieux que la saturation. La prochaine fois j'apporterai un appareil qui ne sature pas dans les aigus...

 

 

J'avais une deuxième vidéo complète avec les deux choeurs, celle du Kyrie de la messe en sol de Schubert, que j'espérais

ajouter après désaturation, mais la restauration s'avère impossible avec mes moyens limités, j'en suis désolée.

 

Sylvie, blogmestre

 

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