26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 14:19

La semaine dernière fut agitée, pour ma part (parents hospitalisés), et j'ai pris un retard involontaire dans la mise

en ligne des photos et vidéos rapportées de Lisieux. Voici un montage vidéo que je soumets aux choristes

de Lisieux comme à vous, pour qu'ils en fassent part à Jean-Pierre Lacour. Il s'agit d'enregis-

-trements réalisés le samedi 17 octobre, dont j'ai gardé les meilleurs passages, sachant qu'il s'agissait

d'une répétition, qu'il y a eu une autre répétition le soir et un raccord le lendemain, puis le concert où

nous nous sommes sublimés! La répétition du samedi après-midi vaut quand même le coup d'être

entendue... De toute façon, je crains qu'elle soit déjà en ligne sur Youtube Japon, comme on peut le voir dans la vidéo!

 

 

Cette vidéo a été  réalisée sur un bon appareil photo d'amateur, qui n'a pas la qualité d'un matériel professionnel, la mise

au point et le niveau sonore sont automatiques, et j'ai parfois des mouvements trop brusques... pardon pour ces défauts!

Les photos que j'ai déjà ont été mises en ligne sur une page spéciale , en diaporama.

Vous pouvez envoyer les vôtres à l'adresse du blog: blogcp13@yahoo.fr, merci d'avance!

28 octobre: ajout des photos envoyées par Valérie au diaporama

 

Sylvie, blogmestre

 

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 22:02

En ce dernier dimanche avant Halloween, j'ai versé dans le genre macabre en allant voir une pièce gore

au théâtre du Palais-Royal. Le vénérable établissement, qui date de 1783, propose en effet une pièce

décrite comme un thriller, intitulée "La dame blanche", avec Arthur Jugnot en tête d'affiche.

L'affiche du thriller

L'affiche du thriller

Jusqu'au retrait des billets, tout va bien... Ensuite, vous êtes pris en charge par des créatures toutes de

haillons vêtues, avec un faciès blême aplati et de longs cheveux fous... des morts-vivants, quoi!

Un billet pour le frisson

Un billet pour le frisson

L'un d'eux se plante devant moi avec une main ensanglantée et l'autre qui tient un cutter,je lui fais un sourire (il ne faut

pas les contrarier!) Il faut dire que j'ai tiré le gros lot avec ma place, qui est à côté d'une entrée de service très fréquentée

par les acteurs qui courent dans tout le théâtre, et les déguenillés qui viennent y chanter des mélopées étranges...!

Je ne vais pas vous raconter l'histoire, c'est du théâtre participatif, puisque la salle coopère, et

c'est macabre et drôle en même temps. Une sorte de parodie des fictions criminelles, où même

les moments les plus sombres de l'intrigue suscitent des gags désopilants.

 

Une future victime du serial-killer

Une future victime du serial-killer

Comme d'habitude au théâtre, on nous prie d'éteindre téléphones et appareils photo. Je passe la pièce

à garer mes jambes pour ne pas faire trébucher un zombie de passage, comment photographier dans ces conditions?

J'apprécie la mise en scène créative, les décors soignés et inventifs, les trucages et effets de lumières.

La plupart des spectateurs rient en toute circonstance, mais il y a des personnes qui sursautent au passage des créatures.

On voit des familles avec enfants, venues se faire une grosse frousse pour le plaisir de cauchemarder ensuite (les enfants

adorent les contes qui leur font peur...) des personnes âgées, des gens entre deux âges, c'est vraiment tout public.

Après presque deux heures de spectacle, les acteurs sont très applaudis. Nous ressortons guidés par les

zombies qui ont retiré masques et perruques, et je prends une photo de la remarquable façade du théâtre.

La façade ouvragée XVIIIè siècle du théâtre du Palais-Royal

La façade ouvragée XVIIIè siècle du théâtre du Palais-Royal

Plus loin dans la rue Montpensier, en coupant par les jardins du palais-Royal, je croise les colonnes

de Buren, qui ressemblent à une plantation de gros sucres d'orge sous la pleine lune.

Sylvie, blogmestre

 

Le Palais Royal et ses colonnes de Buren

Le Palais Royal et ses colonnes de Buren

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 09:12

L'armée rouge était historiquement une faction de militaires acquis aux Bolcheviks au sein de l'armée

tsariste, qui devint l'armée soviétique après la Révolution d'octobre 1917, mais le nom resta.

Depuis la Glasnost de 1991, il n'y a plus d'Union soviétique, et ne reste qu'une armée russe.

Cependant, un organe se survit à lui même, les Choeurs de l'armée rouge.

Je suis allée me rendre compte par moi même hier soir au Palais des congrès, où ils étaient en concert.

Nous avons été replacés, puis je me suis re-replacée pour raison visuelle...
Nous avons été replacés, puis je me suis re-replacée pour raison visuelle...

Nous avons été replacés, puis je me suis re-replacée pour raison visuelle...

 Avant la Glasnost, les Choeurs de l'armée rouge c'était ceci:

 

 

.Les choristes, militaires, mâles, chantaient les classiques du folklore russe d'une voix puissante,

véhiculant l'image d'un régime politique idéal et joyeux, devant un public international nombreux.

L'Occident craignait l'Union soviétique, mais on y aimait les Choeurs de l'armée rouge.



Les Choeurs de l'armée rouge version 2015 sont constitués d'un choeur d'hommes, en tenue

militaire à l'occidentale, avec chaussures de ville, mais portant la faucille et le marteau en écusson

sur le bras droit, sous la fourragère (qui est une décoration militaire), d'un orchestre, de solistes masculins.

Le spectacle comporte aussi des solistes féminines, et des danseurs, hommes et femmes.

Intitulé "Une nuit à l'Opéra", il débute par l'Ode à la joie de la 9è symphonie de Beethoven, qui

est l'hymne européen, comme un acte d'amour envers cette Europe dont Moscou fait géographiquement partie,

mais qui a repris sous son aile ses nations orientales autrefois satellites de la Russie, et reste circonspecte. Mais on peut

aussi voir dans le "Freude" une invitation à la joie de la soirée, quoique l'oeuvre n'ait rien d'un opéra.

 

La première partie mêle les extraits d'opéra (Carmen, le Barbier de Séville, les Contes d'Hoffmann,

la Traviata, Nabucco, Carmina Burana...), aux chansons et musiques russes avec chorégraphie.

C'est d'abord une bande de cosaques qui vont en guerre, puis de guerriers plus orientaux, armés de cimeterres, qui

miment une rixe sur la Danse du sabre de Katchaturian. Les danseurs sont impressionnants d'agilité et de vivacité.

 

Les Choeurs de l'armée rouge en concert à Paris

Les Choeurs de l'armée rouge en concert à Paris

La deuxième partie du spectacle, après l'entracte, m'intéresse davantage, car elle est... plus russe.

Mais pas seulement! Un quatuor de balalaïkas de tailles progressives (jusqu'à la contrebasse balalaïka) sort

de l'orchestre et vient nous interpréter un pot-pourri rock'n roll qui commence par l'introduction obstinante

de "Smoke on the water" de Deep Purple (riff sur la corde la plus grave, sur quatre notes), et s'achève (et j'ai

beaucoup ri!) par "Back in the USSR" des Beatles ("...Let me hear your balalaika's ringing out, Come and keep your

comrade warm, I'm back in the USSR, You don't know how lucky you are, boy, Back in the USSR..." ) Humour 3è degré.

 

Voici les rockeurs à la balalaïka, merci à FranceTVinfo pour l'image

 

Le spectacle, après quelques acrobaties et danses endiablées, s'achève sur les classiques

connus de tous les spectateurs, ovationnés, Kazatchok et Kalinka, etc... ambiance!

 

 

Mon sentiment: les Choeurs de l'armée rouge nous ont proposé une soirée très agréable,

mais attention! Dans leur désir de plaire aux spectateurs européens en interprétant des standards

occidentaux, il ne faudrait pas qu'ils perdent, paradoxalement, ce que ces mêmes spectateurs européens

aiment et sont venus trouver auprès d'eux, l'éternelle âme russe. Il leur reste un juste

milieu à trouver entre leur passé soviétique et leur présent multiculturel. Spasiba, camarades choristes!

 

Sylvie, blogmestre

 

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 10:24

Hier soir, j'ai entendu un concert russe sous la baguette d'un jeune chef polonais étonnant,

au grand auditorium de la Maison de la Radio. Tchaïkovski, Prokoviev, et Stravinsky, dirigés d'une main

ferme, mais avec des doigts de velours, par le très jeune Krzysztof Urbanski.

Changement de perspective

Changement de perspective

Comme on le voit sur le billet, j'avais changé de localisation, étant habituellement plutôt au second balcon, et

moins à l'arrière de l'orchestre. Ce qui me permit de voir le xylophone que d'habitude je devine seulement!

Vue plongeante sur le xylophone

Vue plongeante sur le xylophone

Le programme, en détail, comportait l'ouverture de Roméo et Juliette, de Piotr Ilitch Tchaïkovski,

le concerto pour piano et orchestre n°5 de Serge Prokoviev, et l'Oiseau de feu d'Igor Stravinsky.

Le concerto pour piano, interprété par Nicholas Angelich, m'était inconnu, et quoique son exécution

fut intéressante, et le pianiste certainement excellent, le caractère plutôt a-mélodique de l'oeuvre était

un peu déroutant. Je me suis concentrée sur l'ouverture de Roméo et Juliette, et sur le splendide

Oiseau de feu. A propos de Stravinski, je ne résiste pas au plaisir de citer Debussy, extrait du livret de la soirée: "c'est un

jeune sauvage,qui porte des cravates tumultueuses, baise la main des femmes en leur marchant sur les pieds. Vieux, il

sera insupportable,c'est-à-dire qu'il ne supportera aucune musique, mais pour l'instant il est inouï." Les cravates

du compositeur sont assorties à l'Oiseau de feu! Dans le tumulte des cuivres qui par passages marque ces

deux oeuvres, notre jeune chef polonais montre une remarquable économie de mouvements.

D'autres s'agiteraient, feraient de grands moulinets de bras. Lui pas du tout, il fait des mouvements de doigts

de la main gauche, une battue de faible amplitude de la main droite, se balance doucement, mais

tient parfaitement tout l'orchestre, par le regard, et avec le sourire. Une caractéristique impressionnante:

il a dirigé tout le concert sans partitions. L'orchestre philharmonique de Radio France est remarquable,

c'est un véritable bonheur de l'entendre jouer. Dans le livret, il est précisé que la version de l'Oiseau

de feu jouée est la suite orchestrale de 1945, destinée à un orchestre réduit. Le final est néanmoins

furieusement rimsky-korsakovien, si je puis me permettre... J'ai une pensée pour mon père, mélomane averti, à qui

je dois la connaissance de toutes ces belles oeuvres, et ma sensibilité à la musique classique.

L'orchestre philharmonique de Radio France et Krzysztof Urbanski.

L'orchestre philharmonique de Radio France et Krzysztof Urbanski.

Krzysztof Urbanski est abondamment applaudi et rappelé à la fin du concert, il revient avec sa grâce

naturelle, et fait lever les musiciens par groupes intrumentistes, puis tous ensemble. Voici un grand chef

d'orchestre en devenir, si jeune et si talentueux, ce sera l'un des grands noms du futur, j'en prends volontiers le pari.

A notre sortie la Tour Eiffel scintille dans la nuit. Je passe sur le trottoir qui borde les quais, au-dessus de la voie sur

berges, et hume l'odeur du fleuve, dont les flots noirs palpitent sous la rive.

Sylvie, blogmestre

Soirée slave en bords de Seine
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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 08:17

Ca se passe à Notre-Dame de Paris, les habitués du blog auront deviné. J'avais invité deux choristes,

l'un des solistes, lecteur de notre blog nous ayant proposé deux invitations, et réservé ma place sur internet.

Un e-ticket pour une cathédrale médiévale, choc des civilisations!

Un e-ticket pour une cathédrale médiévale, choc des civilisations!

Le concert de musique au temps de Saint-Louis regroupait la maîtrise  d'adultes et l'ensemble vocal

de Notre Dame de Paris, sous la direction inspirée de Sylvain Dieudonné. Le livret qu'on nous a distribué

est très bien fait, les oeuvres étant en latin ou en français médiéval, il comporte deux traductions, en français moderne,

et en anglais moderne, en sus des paroles originales, ainsi que les références bibliographiques des oeuvres.

La galerie qui entoure le choeur de la cathédrale

La galerie qui entoure le choeur de la cathédrale

Le concert retraçait la vie de Saint-Louis, de sa naissance à la mémoire qui lui a survécu, après sa mort,

mêlant les motets, chansons, antiennes, conduits, plain chant, et musique instrumentale,

sur répliques d'instruments anciens, violes, harpe, flûtes et percussions. Un récitant lisait en vieux

français les textes qui permettaient un enchaînement parfait des oeuvres musicales, dans une

mise en scène très sobre mais très efficace. Selon la pièce interprétée, les interprètes se mettaient en place

ou s'éclipsaient pour laisser la place à d'autres. Il y avait l'habituel public cosmopolite de la cathédrale, et aussi

je pense, les familles des jeunes gens de la maîtrise, un monsieur derrière moi a filmé le concert. Et bien entendu

des Français épris de cathédrales en concerts de musique d'époque, parmi lesquels je me compte!

La maîtrise adulte masculine et les instrumentistes

La maîtrise adulte masculine et les instrumentistes

J'avais changé de côté, mais ce n'était pas une si bonne idée pour les photos... Comme les fois précédentes, en août

et en septembre, lorsque j'avais assisté aux concerts de l'ensemble vocal de Notre-Dame, un silence religieux règne

pendant la totalité du concert, d'une heure trente. Les applaudissements furent nourris avant et après le concert, mais

pendant, personne ne souhaite briser le charme qui s'empare des auditeurs à l'écoute de ces mélodies d'un autre temps. 

C'est une plongée dans une époque  fabuleuse qui nous déconnecte du XXIè siècle. Il suffit d'écouter et de se laisser

envoûter par les voix et les instruments, dans l'écrin magnifique et majestueux de Notre-Dame de Paris.

Les interprètes du concert aux rappels

Les interprètes du concert aux rappels

Sur la photo que je fais des rappels, ci-dessus, je m'aperçois après coup que le chef ne figure pas, il était placé très

à ma droite, et s'est trouvé hors du cadre de mon tout petit écran. Je suis désolée de cette bévue... pardon Sylvain!

En regardant les demoiselles qui participent à ce concert, on constate une exclusivité des cheveux longs, qui me fait

sourire. Aimer interpréter de la musique médiévale à vingt ans suppose-t'il la coiffure assortie? Et pourquoi pas?

Après le concert, que nous avons applaudi debout, je vais remercier le soliste qui m'a gentiment contactée par le blog

pour proposer de nous y inviter. Je dis que c'était très bien, que j'aime beaucoup ces concerts, mais mes mots semblent

pauvres, qui  ne peuvent traduire l'enchantement ressenti sous les hautes voûtes de Notre-Dame. Je décide de rentrer

en bus, et prends les quais pour la voir un peu plus longtemps, avant de lui dire adieu pour ce soir.

Notre Dame de Paris, diva des cathédrales

Notre Dame de Paris, diva des cathédrales

Sylvie, blogmestre

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 09:06

Très beau concert commémoratif des Choeur Deux et petit choeur avec l'ensemble vocal Gabriel Fauré

hier à Lisieux. Je vais mettre un petit diaporama en ligne, que les choristes

qui y ont participé pourront compléter.

Dernières nouvelles

Le Choeur Un répètera la grand messe en ut mineur de Mozart ce soir, les deux autres choeurs

n'ont pas de répétition, cependant les choristes du Choeur Deux en mal de répétition

peuvent venir chanter la messe en ut ce soir avec le Choeur Un.

 

Je vais réussir à mettre une image en ligne, mais il y a manifestement quelqu'un d'autre en wifi qui m'en empêche.

On m'a aussi coupé le chauffage... Et ce matin plus personne ne pouvait entrer chez mes parents,

mais il semble que ça se soit arrangé... Désolée pour les images et vidéos qui ont sauté du blog ce week-end.

Sylvie, blogmestre lasse de la pusillanimité de certains (quel âge mental?)

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 07:54

L'ensemble vocal Gabriel Fauré et les choristes des Choeurs de Paris 13 qui participent au

Requiem de Brahms à Lisieux ont chanté hier toute l'après-midi et toute la soirée.

Le concert s'inscrit dans le cadre d'un mémorial de guerre, et nous allons entrer sur scène après

les porteurs de drapeaux. Il fait toujours aussi froid dans la cathédrale Saint-Pierre...

Lisieux H-8
Lisieux H-8
Lisieux H-8

Ci-dessus trois photos de la répétition d'hier, mises en ligne en me battant avec les

coupures de connexion. Le choeur, l'orgue (à gauche) et les percussions (à droite),

en plan large, le choeur et les percussions en plan plus rapproché, et la troisième photo,

très insolite, montre un groupe japonais qui a filmé des morceaux de répétition, et s'est

filmé sur les morceaux de répétition, en plaçant l'un ou l'autre des leurs devant les choristes...

Sylvie, blogmestre

en léger différé de Lisieux!

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:50

Jacques, ex-ténor et chef de pupitre du Choeur Deux, nous propose trois concerts instrumentaux

les 15, 17 et 18 octobre (trop tard pour le 15, pardon Jacques, mais il reste deux dates possibles)

  de l'orchestre Note et Bien. Au programme, la 5è symphonie de Gustav Mahler, sous la direction

d'Emmanuel Calef. Entrée libre et corbeille au profit d'associations soutenues par Note et Bien.

 

Concert extérieur: Mahler

Samedi 17 octobre - 20 h 45, Église Saint-Christophe-de-Javel,

28 rue de la Convention, Paris 15è, métro et RER Javel

 

Dimanche 18 octobre - 16 heures, Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement,

68 rue de Turenne, Paris 3è, métro Saint-Sébastien-Froissart

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 22:42

Ce soir, je suis allé écouter un concert Puccini-Wagner aux Théâtre des Champs Elysées. Le quartier

m'était familier. Quand j'étais encore bien jeune, RTL avait un studio rue François Ier qui diffusait des émissions de

variétés publiques le mercredi après-midi, très courues des gamines de quatorze ans... C'était amusant de repenser

à ces équipées en allant entendre du Puccini dans un Théâtre Art nouveau de l'avenue Montaigne!

 

Puccini aux Champs

Le concert était interprété par l'orchestre national de France et le choeur de Radio France, sous la

direction de Paolo Arrivabeni. En première partie, un Capriccio sinfonico de  Giacomo Puccini, suivi de

Siegfried Idyll de Richard Wagner, en seconde partie la Messa di Gloria du même Giacomo...

Ma messe fétiche, la dernière grande oeuvre que j'avais chantée dans ma vie d'avant,

je l'ai promenée sur moi pendant des années, et je suis entrée aux CP13 exprès pour la rechanter!

Toujours est-il que j'arrivai en retard involontairement, et entendis la fin du Capriccio et l'idylle

wagnérienne des couloirs du théâtre... mais je pus entrer (ouf!) à l'entracte et gagner ma place.

Le Théâtre des Champs-Elysées

Le Théâtre des Champs-Elysées

Au début, j'admets avoir été un peu déçue. Etait-ce l'acoustique du théatre, la forme de la scène,

très différente de l'auditorium où j'avais entendu ce choeur précédemment? L'oeuvre paraissait trop

contrôlée, alors qu'elle est foisonnante, les sublimes pianissimos du choeur de Radio France sonnaient

ici, dans le Kyrie de la Messa, un peu artificiels. Puis, le choeur s'affranchit de son sur-moi collectif,

et sortit ses tripes comme un vulgaire choeur d'amateurs, mais en mieux. Superbe! Le Gloria

dont la prévalence donne son nom à la messe fut exécuté avec maestria et fougue, et je constatai

que le public était connaisseur de l'oeuvre, car personne n'applaudit après l'apothéose glorieuse, qui ressemble

pourtant beaucoup à un final. L'oeuvre reprit sur la longue litanie du Credo, éclairée tout à la fin par

l'unique phrase "et vitam venturi saeculi, amen", et la vie des siècles à venir sonna comme une

délivrance, et la fin des épreuves terrestres fut... aérienne. Le Sanctus et l'Agnus Dei terminent

en douceur une messe un peu déséquilibrée par son Gloria, mais c'est aussi sa singularité.

Tonnerre d'applaudissements à la fin, les auditeurs ont apprécié les envolées du choeur!

L'orchestre national de France et le choeur de Radio France au Théâtre des Champs Elysées

L'orchestre national de France et le choeur de Radio France au Théâtre des Champs Elysées

A la sortie, une petite bruine nocturne mouille l'avenue Montaigne, chacun remonte son col...

Je souris en repassant rue François Ier, aux jeunes filles accrochées aux balustrades de ma mémoire.

Sylvie, blogmestre

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 15:34

Au cours de mes pérégrinations musicales, j'échange les bonnes adresses avec d'autres personnes

rencontrées. C'est ainsi que j'ai appris qu'il fallait aller à la Philharmonie, quand on était de passage à Paris.

Hier soir, je suis allée à un concert Mozart et Strauss à la Philharmonie, interprété par le Gewandhaus-

orchester de Leipzig, le troisième d'une série de trois concerts, tous différents. Si vous avez suivi ce blog

cette année, vous savez que Leipzig était la ville de Mendelssohn, et aussi celle de Bach. C'était de bon augure!

Philharmonique billet

Philharmonique billet

Avant la salle de concert, un hall au plafond duquel pendent des plaques métalliques brillantes m'a rappelé cette salle

du château de Louis II de Bavière à Neuschwanstein où des aiguilles de bois descendent du plafond...brrr! Mais

esthétiquement, la salle de concert est belle, avec ses balcons en volutes, dans un camaïeu de jaunes, et de blanc.

La grande salle de la Philharmonie 1

La grande salle de la Philharmonie 1

Sur la scène, l'orchestre était très pimpant, on voyait tout de suite que c'était un orchestre germanique à ses cuivres

brillants, passés au chiffon à faire reluire les instruments métalliques (ma flûte a le sien), même le tuba resplendissait!

 

Le concert, dirigé par Riccardo Chailly, comportait en première partie "Mort et Transfiguration" de

Richard Strauss, puis le Concerto pour clarinette de Mozart, et en seconde partie "Métamorphoses"

et "Till l'espiègle" de Strauss. Une autre caractéristique de l'orchestre allemand est qu'il joue plus fort qu'un orchestre

français! Pierre dirait que ça se voit aux muscles des musiciens, l'effort physique est plus important.

Je ne suis pas experte en Strauss, Richard, mais l'interprétation des trois pièces était de grande qualité,

et le chef s'investissait à fond dans sa direction, très intense, et lui aussi, très physique.

 

Entre les pièces de Strauss, il y eut un concerto de Mozart, en trois mouvements. Pourquoi ne retient-on

du si joli et si émouvant concerto pour clarinette que le deuxième et le troisième mouvements? (j'en

appelle à un pro de la musique...) Le jeune clarinettiste, Martin Fröst, faisait ce qu'il voulait de son

instrument, avec une facilité à rendre jaloux. Très applaudi, rappelé, bissé, il nous gratifia d'une

improvisation destinée "à faire le lien entre Mozart et ce qui allait suivre". Au final ce fut un très beau concert,

qui dura deux heures et demie, où Leipzig fut absolument à la hauteur de son glorieux passé

musical!  Une photo-souvenir des rappels, à la fin du concert, ci-dessous:

Gewandhausorchester de Leipzig

Gewandhausorchester de Leipzig

Dans le métro en repartant de la Villette, la rame bondée continuait à discuter Strauss...

Sylvie, blogmestre

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