13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:47

Hier soir, je suis allée écouter le concert du choeur et de l'orchestre de l'association Note et Bien,

dans lequel chante Jacques, ex-ténor et ex-chef de pupitre du Choeur Deux des Choeurs de Paris 13,

au profit de "Coup de pouce Nord-Sud", à Issy-Les Moulineaux. En prologue au concert, on nous expliqua

comment les habitants de Gorin, au Burkina Faso, avaient construit une paillotte en guise d'école maternelle,

et que l'on avait besoin de notre aide financière pour construire cette école maternelle en dur.

La corbeille de la fin du concert servirait à cette réalisation, j'y participerai bien volontiers.

Choeur et orchestre de l'association Note et Bien à Saint-Benoît à Issy

Choeur et orchestre de l'association Note et Bien à Saint-Benoît à Issy

Le concert était composé d'un choeur de Tallis, compositeur anglais du XVIIè siècle, chanté par les choristes

disposés en ligne et en carré autour des auditeurs, puis par trois oeuvres instrumentales, la première de

Vaughan Williams, suivie de deux morceaux de Saint-Saëns, introduction et rondo capriccioso, sous la

direction de Yaïr Benaïm, avec au violon solo Luc Héry, premier violon de l'Orchestre national de France.

Luc Héry, violon solo

Luc Héry, violon solo

Nous avons pu apprécier toute la virtuosité de Luc Héry, que je n'avais pas eu jusqu'ici l'occasion

d'entendre aussi longtemps seul dans une oeuvre musicale. Il a été abondamment applaudi et rappelé,

et nous a joué une sonate de Bach en bis. Il y eut ensuite un court entracte, puis le choeur se mit en place.

L'oeuvre chantée en deuxième partie était le Requiem de Duruflé, préparé par le chef de choeur

Denis Thuillier, accompagné par l'orchestre, et dirigé par Yaïr Benaïm. Pour les lecteurs qui ne connaîtraient

pas le Requiem de Duruflé intimement, c'est une oeuvre qui utilise des mesures impaires variées, ce qui lui donne des

articulations musicales singulières, et une impression de détachement du temporel (demandez une explication

musicologique à un spécialiste...) Exécuté ici dans sa forme la plus riche, avec orchestre complet, l'interprétation

était d'une grande beauté et d'une grande spiritualité. L'oeuvre est en neuf parties, huit choeurs et un

solo au milieu, Pie Jesu,chanté ici par le pupitre des sopranes. Pour la petite histoire, ce Requiem fut celui des

funérailles de François Mitterrand en 1996, mais sans le Libera me...  Voici un extrait vidéo du Requiem, le Sanctus:

 

 

J'ai bien involontairement cadré le choeur trop serré sur l'écran vidéo, et on ne voit du chef que ses mains

par moments, j'en suis absolument désolée... Voici un autre extrait un peu plus panoramique,

il s'agit du Dona eis requiem de l'Agnus Dei:

 

 

Un très beau concert, en entrée libre, au profit de bonnes oeuvres, qui sera redonné cet après-midi

pour la troisième et dernière fois à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, espace Jean Racine

à 17 heures, c'est sur la ligne B du RER, si vous êtes dans les parages.

A demain pour la répétition, et n'oubliez pas d'aller voter!

Sylvie, blogmestre

 

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 11:41

J'étais hier soir au premier concert de Noël de l'orchestre symphonique et du Choeur de la Ville,

sous la direction d'Agnès Stocchetti, en l'église Saint-Germain des Prés

 

L'église Saint-Germain des Près avant le concert
L'église Saint-Germain des Près avant le concert

L'église Saint-Germain des Près avant le concert

Voici le programme-affiche qui nous a été distribué, ce programme contient le détail du concert. On nous

a distribué avec le programme un bulletin collectant nos coordonnées pour savoir comment nous avions

eu connaissance de ce concert, et nous invitant à recevoir des informations sur les concerts

suivants de l'association qui réunit ces deux formations musicales.

Programme du concert de Noël

Programme du concert de Noël

Le concert était composé de deux oeuvres, le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier, joué et chanté

dans son intégralité, et des extraits du Messie de Haendel, choisis dans les trois parties de l'oeuvre.

Le concert commença comme il se devait par le prélude du Te Deum, que tout le monde connait puisqu'il fait

office d'hymne de l'Eurovision depuis 1954. L'original est cependant plus brillant que son adaptation télévisée,

avec force trompettes et timbales. Les Te Deum étaient volontiers composés ou joués après une victoire

militaire, et l'introduction de celui-ci, qui date de 1692, a un air élégamment martial. Après le prélude

musical, l'oeuvre alterne les solis, et les parties de choeur. Signalons une particularité : le chef,

Agnès Stocchetti, est aussi soliste soprano dans le Te Deum et dans le Messie. L'oeuvre est prononcée

à la française, comme on le faisait au XVIIè siècle. Je suis enchantée de ce Te Deum de Charpentier,

superbement interprété, que je n'avais plus entendu en concert depuis très longtemps (je faisais partie du

dernier concert où je l'ai entendu, il y a plus de vingt ans !) C'est moi qui lance les applaudissements après le « In Te,

Domine speravi » choeur final, la pièce semble moins connue des auditeurs que le Messie qui va suivre.

L'orchestre et le choeur enchaînent sur le Messie, par l'introduction instrumentale, puis suit le premier

choeur « And the glory of the Lord », les parties de solistes et de choeur alternent ensuite. Outre

Agnès Stocchetti en soprano, les solistes sont Jean-Louis Serre, baryton, Matthieu Justine, ténor, et

Jean-Paul Bonnevalle, contre-ténor (j'aime beaucoup les voix de contre-ténor dans la musique baroque). Voici un

extrait un peu plus long qu'il faudrait du Messie, mais il est difficile de couper ces voix qui se répondentet se chevauchent...

la naissance de l'enfant que Pilate recherche partout, mise en musique de façon guillerette :

 

 

"For unto us a child is born", extrait du Messie de Haendel

De la seconde partie du Messie, ont été chantés les choeurs plus sombres, tel « Behold the Lamb of God »

ayant trait à la Passion, puis l'enchaînement de trois choeurs successifs menant à la Résurrection du Christ,

jusqu'à l'« Hallelujah » que tout le monde applaudit en cours d'oeuvre (et il le mérite bien!) La troisième

partie, morale et visionnaire, est représentée par trois choeurs, dont le choeur final « Worthy is the lamb »

et sa fugue d'amens. Le public fait autant de bruit que s'il était très nombreux, applaudit, se lève, et demande

un bis, ce sera l'Halleluijah, exécuté encore mieux que la première fois (c'est une constante chez les choristes de

mieux réussir le bis, une fois qu'ils savent que l'on a aimé leur concert et que le stress est retombé), qui sera suivi

d'un second bis, l'Ave verum corpus de Mozart.

 

Il y avait trop peu de monde à Saint-Germain des Prés, eu égard à la qualité du concert, ai-je pensé, mais un

autre Messie était chanté simultanément dans une autre église du même arrondissement, ce qui n'était pas très propice.

On peut espérer que ce très beau concert de Noël fera le plein d'auditeurs lorsqu'il sera redonné en

l'église Saint-Louis en l'Ile les 18 et 19 décembre, je vous invite à y aller si le programme vous plaît,

le choeur et l'orchestre sont vraiment de très grande qualité, et le programme est superbe.

 

Sylvie, blogmestre

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 11:34

 

Hier soir à la Philharmonie 1, on donnait le dernier opéra de Lully, Armide, interprété par l'orchestre

les Talens lyriques, et le choeur de chambre de Namur, sous la direction de Christophe Rousset.

J'avais réservé une place à l'arrière-scène, et arrivai peu avant le début du concert.

Billet d'arrière-scène

Billet d'arrière-scène

Cependant, lorsque j'atteignai le haut des rangées, on me proposa, ainsi qu'à deux autres personnes, de nous surclasser

dans une autre partie de la salle, avant que l'orchestre s'installe. Nous voilà partis dans les couloirs, un ascenseur et

quelques portes plus tard, nous finissons notre chemin dans l'une des volutes jaunes de la salle, au niveau 5, sur un

balcon très escarpé avec des barres horizontales de protection. C'était manifestement une erreur, mais il était cependant

trop tard pour retourner à notre place initiale, car les musiciens étaient en place, il faudrait attendre l'entracte. Ces places

étaient nettement moins confortables, mais en ce cas particulier, elles avaient un avantage : on y voyait les surtitres, qui

surplombent l'arrière-scène, d'où ils sont invisibles. Le prélude et les deux premiers actes de l'opéra y seraient donc plus

faciles à suivre. A l'entracte, j'ai regagné la place plus confortable de l'arrière-scène qui m'avait été attribuée.

Voici la grande salle de la Philharmonie vue de l'arrière-scène, place K227.

On aperçoit à gauche le balcon jaune où j'ai passé la première partie du concert.

La grande salle de la Philharmonie vue du haut de l'arrière-scène

La grande salle de la Philharmonie vue du haut de l'arrière-scène

Je profite de l'entracte pour lire le programme, car, comme tous les opéras, celui-ci demande quelques clés

pour comprendre l'intrigue... Il y a dix solistes, qui interprètent les rôles principaux, Armide et Renaud, mais

aussi des récitants, voire des sentiments comme « la Haine » ou « la Sagesse ». Les choristes sont au

nombre de vingt, sept femmes et treize hommes, répartis en catégories d'époque « dessus » pour les femmes

(équivalent moderne : sopranes), « hautes-contres » pour quatre hommes (équivalent moderne : altos), « tailles » pour

quatre hommes (ténors), et cinq « basses ». L'orchestre est baroque, avec des flûtes en bois, à bec et

traversières, basson, hautbois, violons en catégories similaires aux voix, viole de gambe, luth et guitare,

deux clavecins, un orgue. Christophe Rousset alterne le jeu du clavecin et la direction de l'ensemble.

 

Le livret décrit la première d'Armide, dont le sujet est emprunté à « La Jerusalem délivrée » du Tasse.

L'opéra fut créé en 1686, et donné devant un public varié, qui selon sa fortune, se répartissait directement

sur la scène (les courtisans), ou debout au parterre (les plus impécunieux) ou encore « au paradis », version baroque

de l'argotique « poulailler » actuel des salles de spectacle, ou pour certains plus aisés, s'entassait à dix dans

des loges prévues pour sept. Finalement, le divertissement a changé depuis le dix-septième siècle,

mais pas les mœurs du public ! Armide était le spectacle où il fallait être du moment, on pourrait trouver

d'autres spectacles à la mode d'aujourd'hui suscitant les mêmes comportements !

 

L'histoire est pleine de fureur et de rebondissements, sur fond de musique de cour galante, j'ai noté

des envolées comme « Esprit de haine et de rage, démons, obéissez-nous ! » Armide, donc, est une

magicienne qui éprouve des sentiments pour Renaud, un chevalier qui combat avec Godefroid pour délivrer

Jérusalem. Armide veut le tuer, mais ses sentiments l'en empêchent, elle convoque les démons, Renaud

tombe amoureux... « Ah, quelle erreur, quelle folie, de ne pas jouir de la vie ! », chante le choeur. Les amants

se séparent cependant au dernier acte après un beau duo, qui m'a rappelé celui de Didon et Enée, de Purcell

avant la mort de Didon. De fait, Armide chante qu'elle ne survivra pas au départ de Renaud.

 

Armide, interprétée par Marie-Adeline Henry, domine l'opéra qui porte son nom, la soliste le domine aussi

par ses qualités vocales et sa présence. L'oeuvre dure presque trois heures, et n'est pas jouée, mais

chantée, ce qui est plus austère, pourtant on observe dans le public une fascination pour ce personnage

d'Armide. Les rangs du parterre sont pleins, et les applaudissements témoignent de la ferveur des

auditeurs. Voici une photo des solistes et du chef aux rappels:

Les solistes d'Armide (deuxième en partant de la droite) et Christophe Rousset

Les solistes d'Armide (deuxième en partant de la droite) et Christophe Rousset

et une photo de l'ensemble de l'orchestre, du choeur, des solistes, du chef,

et du public du parterre derrière eux

L'ensemble des musiciens, choeur et solistes, le chef, et le public du parterre

L'ensemble des musiciens, choeur et solistes, le chef, et le public du parterre

Après plusieurs rappels, nous ressortons. Au dehors, il fait froid et venteux.

Sylvie, blogmestre

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 11:23

La foule se pressait hier soir au Théâtre du Chatelet, que je ne connaissais jusqu'ici que de l'extérieur,

ou pour avoir vu à la télévision la cérémonie des Césars du cinéma français qui s'y déroule habituellement.

Le Théâtre du Châtelet, 9 décembre 2015

Le Théâtre du Châtelet, 9 décembre 2015

J'y allais pour voir une comédie musicale américaine, dont la version cinématographique a fixé à jamais

Gene Kelly en danseur de claquettes sautant dans les flaques sur un trottoir détrempé, suspendu

à un lampadaire, et prenant la douche tout habillé sous une gouttière...

Ladies and gentlemen, Singin' in the rain !

 

Le théâtre du Chatelet, qui est un théâtre ancien plein de piliers et de colonnades, a un système de réservation en ligne

original et très sincère, qui vous prévient que vous aurez, le cas échéant, une visibilité réduite si vous choisissez de vous

asseoir là, et vous fournit même une image de l'obstacle qui va vous réduire la vue. En l'occurrence, dans mon cas, il

s'agissait d'un pilier. Comme je suis un peu limitée côté moyens, j'avais choisi un compromis, et ma place, en comparant

les obstacles visuels des différentes places accessibles à la vente dans la catégorie financièrement soutenable.

 

Billet très honnête

Billet très honnête

Toutes les places autour de la mienne, sauf deux encore plus impactées par le pilier, furent occupées, le théâtre était

d'ailleurs à peu près plein, en-dessous des 5è et 6è étages. J'étais à la corbeille, assez près de la scène, et

malgré le pilier ce fut agréable d'être aussi près. Je remercie et félicite le Théâtre du Châtelet pour sa

totale transparence sur la location des places. La qualité du spectacle m'a néanmoins fait regretter

de n'avoir pas choisi un tarif sans pilier, en toute honnêteté !

L'intérieur du Théâtre du Chatelet, de la corbeille côté gauche

L'intérieur du Théâtre du Chatelet, de la corbeille côté gauche

La comédie musicale est composée d'après le film homonyme de la MGM, avec un mélange intéressant

de droits et d'acteurs et auteurs américains, et de mécènes et producteurs français. Je retrouve aussi,

avec grand plaisir, l'orchestre Pasdeloup qui, de la fosse d'orchestre, accompagnera le spectacle de

musique vivante pendant toute la soirée. Je constate que ses musiciens excellent tout autant dans la

musique de comédie américaine que dans un concerto de Mozart, bel éclectisme !

Le spectacle est vivant lui aussi, c'est une comédie américaine en chair et en os, avec des acteurs,

danseurs, chanteurs, chorégraphies, claquettes. Je suis toujours ébahie par tout ce qu'on demande

aux acteurs américains de comédies musicales ! Comme l'action se passe dans le milieu du cinéma, il y a

aussi des projections d'extraits de films, en noir et blanc, mettant en scène les acteurs que l'on voit jouer,

devant et derrière l'écran où leurs images sont projetées, c'est vraiment très bien fait, et très ingénieux.

L'un des masques de théâtre antique qui ornent le théâtre

L'un des masques de théâtre antique qui ornent le théâtre

Parlons de l'histoire... Un duo d'acteurs vedettes du muet est confronté au passage au cinéma parlant.

Ils sont spécialisés dans le mélo historico-romanesque inspiré de l'histoire de France (bretteurs, Versailles,

perruques poudrées...). Lui, Don, est un acteur danseur chanteur accompli, pour qui la transition sera facile.

En revanche, sa partenaire, Lina, est dotée d'une voix aiguë ridicule et d'une diction vulgaire, et d'un très

gros ego. Leur première production parlante s'annonce catastrophique, mais Cosmo, un ami de Don

a l'idée de faire doubler Lina par Kathy, une jeune actrice à la voix suave, dont Don est tombé amoureux,

au grand dam de Lina, qui considère son partenaire à l'écran comme une possession personnelle.

 

Tout ceci est interprété avec grâce et élégance, et ponctué de chansons célèbres comme « Make them

laugh » chanté et dansé par Daniel Crossley (Cosmo Brown), « Moses supposes » la chanson de diction chantée et dansée

par Emma Lindars (diction coach), Daniel Crossley (Cosmo), et Dan Burton (Don Lockwood), « Good morning », chantée

et dansée par Daniel Crossley (Cosmo), Dan Burton (Don), et Clare Halse (Kathy Selden), bien entendu « Singin' in

the rain » chantée et dansée par Dan Burton (Don), ainsi que « Broadway melody », chantée et dansée par

une troupe de danseurs et danseuses, avec Don et Kathy. La scène de la danse sous la pluie sur le trottoir

détrempé est bien reproduite sur la scène du théâtre, il y a même le lampadaire et la gouttière gargouillante,

qui crache des litres d'eaux sur l'amoureux en balade, sous le regard ahuri d'un policeman de passage.

J'admire, pour ma part, la capacité du théâtre à évacuer ce dégât des eaux provoqué sur une scène en bois...

 

Le trio Don, Kathy, Cosmo

Le trio Don, Kathy, Cosmo

A la fin de la comédie musicale, "Singin'in the rain" revient, en version instrumentale magistralement

interprétée par les musiciens de l'orchestre Pasdeloup, avec notre trio sympathique Don, Kathy, Cosmo,

dansant en cirés jaunes, bottes assorties et parapluies vert, bleu, rouge, sautant dans les flaques créées

par une rampe de douches, ça sent le plancher mouillé jusqu'à ma place ! Ils sont rejoints par d'autres

danseurs en milieu très humide, et des cameramen drapés d'imperméables rouges...

Troupe de danseurs mouillés et cameramen idem

Troupe de danseurs mouillés et cameramen idem

Avant que le déluge frappe la scène, les acteurs-danseurs étaient tous venus saluer, en costume. Je citerai

l'actrice qui interprète Lina, Emma Kate Nelson, car contrefaire une voix de crécelle pendant plus de deux

heures à chaque représentation est aussi une performance en soi ! Un excellent spectacle, que je

recommande chaudement à tous les amateurs de comédie musicale américaine. Prenez une place sans obstacle

visuel, et, comme la comédie est en anglais, pensez qu'il vous faudra lire les sous-titreurs sur les côtés ou  au-dessus de

l'écran, si vous ne comprenez pas suffisamment l'anglais, à moins que vous ne connaissiez déjà... le scénario par cœur.

 

Les acteurs en tenue années 20 (fin du cinéma muet)

Les acteurs en tenue années 20 (fin du cinéma muet)

Sylvie, blogmestre

I walk down the lane  With a happy refrain
Just singin', Singin' in the rain

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 17:23

Hier soir j'ai assisté à un concert de gospel en l'église de la Madeleine, par le groupe Gospel Dream.

Disons-le tout de suite : l'église de la Madeleine, avec sa réverbération des voix, ne se prête pas vraiment aux choeurs

à petit effectif sans sonorisation, fussent-ils doués de voix très puissantes. Je pensais que Gospel Dream serait sonorisé,

mais ce n'était pas le cas, et c'est dommage, car nous avons eu beaucoup de difficulté à jouer le jeu que ses chanteurs

attendaient de nous, faute d'entendre ce qu'ils nous demandaient de faire... Néanmoins, il convient de saluer

l'énergie des chanteurs et la bonne volonté des auditeurs ! L'église de la Madeleine n'était remplie

qu'au premier tiers, ce qui était probablement meilleur pour l'écoute, mais moins favorable pour l'acoustique.

J'avais réservé une place de troisième catégorie, on me placa sur le côté gauche. Voici la contremarque,

on ne nous a pas donné de tickets pour les contremarques produites, qui nous ont été reprises à l'entrée.

 

 

Contremarque pour un billet non distribué

Contremarque pour un billet non distribué

On nous interdit de prendre des photos pendant le concert. Je pris une photo du plafond où une

gigantesque étoile de Bethléhem en grillage de fil de fer indiquait la crèche de Noël.

Etoile de Bethléhem

Etoile de Bethléhem

En attendant le début du concert, je remarquai que Napoléon, au plafond de l'église, au-dessus du choeur était placé dans

une sorte de panthéon christiano-français où en face de lui se tenaient Jésus et ses apôtres, et à droite les grands noms

de l'Histoire de France. On pouvait reconnaître Richelieu, Louis XIII, Henri IV, Jeanne d'Arc, Saint-Louis,

Charlemagne, et même Vercingétorix flanqué de Saint Nicolas !

Plafond du choeur de la Madeleine, et Histoire de France

Plafond du choeur de la Madeleine, et Histoire de France

Le concert commença pile à 20h30. Il y avait onze chanteurs en robe de couleur lilas clair, cinq hommes

et six femmes, et deux musiciens, un saxophoniste, et un pianiste, ou claviériste, je n'étais pas en position

de voir l'instrument dont il jouait. La plupart du temps, les chanteurs chantaient a capella. L'un d'entre eux

passait à l'avant du groupe, et devenait soliste pour un morceau, les autres chantant les refrains en choeur

ou répondant au/ à la soliste, s'accompagnant de claquements de doigts, ou frappant dans leurs mains,

ce que le public reprenait aussitôt. Cependant, il y avait le décalage que j'avais déjà constaté lors d'un concert

précédent à la Madeleine entre ce que nous voyions et ce que nous entendions : nous tapions dans nos mains

en rythme sur la musique que nous entendions, mais ne tapions visuellement pas en même temps que

les chanteurs, qui produisaient pourtant la même musique... étonnant !

 

Quoique je connaisse des gospels pour en avoir chanté un certain nombre, hormis les trois hits

régulièrement chantés dans les concerts, le programme d'hier soir m'était inconnu, et il n'y avait pas de

programme écrit, ni d'annonce des titres chantés. Je vais donc citer les trois hits, que nous avons été sollicités

pour chanter :« Michael row the boat ashore » (nous devions chanter « hallelujah! »), « O when the saints »

(le public fut un peu faible sur le « O, I would like to be in that number, O when the saints go marchin' in! » de notre

participation attendue), et en bis le très populaire « O Happy days » (là le public tapait dans ses mains,

tous idiomes confondus). C'était l'instant que les spectateurs guettaient pour sortir leur portable et immortaliser le concert,

qui manifestement plaisait beaucoup, la moitié d'entre eux se balançant debout, ce qui rendait l'opération plus discrète.

Je me suis autorisé une photo du bis (vos réclamations en commentaire si vous trouvez la photo abusive).

Le groupe Gospel Dream en concert à la Madeleine, 8 décembre 2015

Le groupe Gospel Dream en concert à la Madeleine, 8 décembre 2015

Nous sommes ressortis de l'église assez tôt, avant 22 heures. L'Assemblée nationale n'était plus

drapée d'éclairage tricolore, mais les Invalides étaient illuminés, et c'était joli. Feu vert!

 

Sylvie, blogmestre

L'obélisque, l'Assemblée nationale, et les Invalides

L'obélisque, l'Assemblée nationale, et les Invalides

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 13:37

Nous avons bien travaillé ce week-end, et déjeuné ensemble dimanche midi. Comme toujours, il y avait

profusion de nourritures délicieuses, et comme nous étions très nombreux, il était difficile d'approcher

les tables! Il y avait aussi quelques bouteilles intéressantes, notamment un rouge "Canaille" dont je serais

heureuse de connaître la provenance et en quels lieux on peut le trouver... Merci beaucoup!

 

 

Travail au ralenti d'apprentissage de la fugue "Quam olim Abrahae" du Requiem de Cherubini,

6 décembre 2015, Choeur Deux et petit choeur des CP13 sous la direction de Nicolas

Sylvie, blogmestre

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 11:28

Hier soir je suis allée écouter un concert Brahms Schoenberg au grand auditorium de la Maison de la

Radio, en compagnie de François, basse du Choeur Deux, qui s'était proposé pour le deuxième billet

de concert que j'avais réservé par erreur à la suite d'une rupture de connexion internet pendant la

commande (merci François!). Nous avions deux places isolées sur la même rangée du deuxième balcon,

haut perché, et que l'on gagne par des escaliers dérobés...

Billet palindrome

Billet palindrome

Je suis toujours un peu surprise par la différence entre la proposition des places à la réservation (j'ai réservé les deux

dernières de catégorie 4, la catégorie 5 étant complètement vendue), et l'occupation réelle des places concernées le jour

du concert (bien plus faible)... Y a t'il une migration massive vers le premier balcon juste avant le début du concert qui

m'aurait échappé ? Quoiqu'il en soit, voici à quoi ressemblait l'orchestre depuis la place 6T6, dont les sons

montaient parfaitement jusqu'à nous. On voyait très bien les percussions, souvent le théâtre d'actions décisives.

 

L'orchestre philharmonique de Radio France vu du deuxième balcon

L'orchestre philharmonique de Radio France vu du deuxième balcon

Le concert était joué par l'Orchestre philharmonique de Radio France, sous la direction de

Karl-Heinz Steffens. Il comportait trois œuvres, la symphonie de chambre n°2 d'Arnold Schoenberg,

le concerto pour piano et orchestre n°1 de Johannes Brahms, et le quatuor n°1 pour cordes et piano

de Johannes Brahms, dans sa version orchestrale signée Arnold Schoenberg.

 

N'ayant aucun pré-requis en dodécaphonisme, je décidai de prendre Schoenberg comme il se présentait,

avec les sens et le cœur, ce qui fonctionna très bien. La symphonie de chambre était interprétée par une

formation musicale réduite, et comportait deux mouvements, présentant la particularité d'avoir été

composés à 30 ans d'écart, le compositeur qui avait beaucoup évolué entre-temps reconnaissait qu'il ne

savait plus, lors de la création du second mouvement, ce qu'il avait voulu exprimer dans le premier.

De fait, j'ai trouvé le premier mouvement (écrit en 1906) moins abstrait que le second (contemporain du

début de la deuxième guerre mondiale), peut-être était-ce une transcendance du ressenti et de la

tension du compositeur, qui s'exilerait bientôt en Amérique.

 

Le concerto pour piano de Brahms, qui m'était familier, soulagea la tension ressentie précédemment.

Interprété par l'orchestre au complet et par la jeune pianiste Lise de la Salle, ce concerto classique

en trois mouvements met sur un plan d'égalité le piano et l'orchestre, qui se répondent, en écho l'un de

l'autre. Mes deux mouvements préférés sont le premier et le troisième. Ce concerto fut composé sur quatre

années, de 1854 à 1858, durant lesquelles survint la mort de Schumann, auquel on sait que Brahms

était très attaché. Il avait vingt-cinq ans lorsque l'oeuvre fut créée à Hanovre en 1859. La pianiste

Lise de la Salle était éblouissante de virtuosité, la partition étant, selon le livret, « l'une des plus périlleuses

du répertoire ». Elle était d'ailleurs éblouissante tout court, vêtue d'une robe de dentelle transparente noire sur fond

vert pâle, la nudité de ses bras faisant ressortir ce déroulé de mains gracieux qui est particulier au jeu des pianistes.

 

Lise de la Salle et Karl-Heinz Steffens

Lise de la Salle et Karl-Heinz Steffens

Très applaudie, embrassée par le chef, elle fut rappelée plusieurs fois et joua en bis un Prélude de Debussy.

Lise de la Salle entame un bis

Lise de la Salle entame un bis

La troisième œuvre du concert, après l'entracte, était un quatuor avec piano de Brahms, créé notamment

par Clara Schumann en 1861 à Hambourg, puis orchestré par Schoenberg en 1937, et créé dans sa

version orchestrale à Los Angelès par Otto Klemperer en 1938, soit une odyssée musicale transatlantique et

biséculaire. Schoenberg considérait Brahms comme l'un de ses modèles. L'oeuvre est très intéressante

en ce qu'on voit bien les apports initiaux de Brahms et la coloration plus contemporaine qu'y a apporté

Schoenberg, notamment dans les percussions. C'est une pièce en quatre mouvements dont le quatrième

éclipse par sa brillance les trois précédents. On y retrouve l'auteur des danses hongroises et des

Zigeunerlieder que nous avons chantés (le tempo du mouvement est « rondo alla zingarese, presto ») avec le

soupçon de modernité joyeuse qu'apportent xylophone, métallophone, tambourin, tambour, cymbales,

et triangle. Ce quatrième mouvement orchestré emporte l'enthousiasme du grand auditorium, sous

la direction précise et dynamique de Karl-Heinz Steffens, qui nous fait face, et qui est lui aussi somptueux, car

on devine lors des mouvements amples qu'il porte de très jolies bretelles rouges sous sa veste à queue de pie.

 

Karl-Heinz Steffens aux rappels

Karl-Heinz Steffens aux rappels

L'orchestre et le chef sont très applaudis. Nous ressortons plus tardivement que d'habitude.

La Tour Eiffel est toute sombre, et François rate son bus de justesse. Nous remontons l'avenue du Président Kennedy

en commentant le concert, vers la station de métro Passy, et croisons un panneau brun

indiquant que le Musée du vin est rue des Eaux, ce qui nous fait sourire...

 

Sylvie, blogmestre

Yes we are!

Yes we are!

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 11:36

Hier soir au Zénith, Parc de la Villette, le premier concert d'Alain Souchon et Laurent Voulzy sur

trois jours consécutifs fit trois mille heureux, dont j'eus le privilège d'être. Je dis trois mille, c'est une estimation,

la salle était coupée par un rideau aux deux tiers environ, et les spectateurs emplissaient la partie la plus proche de la scène.

 

La salle du Zénith très pleine, 3 décembre 2015

La salle du Zénith très pleine, 3 décembre 2015

J'avais une place dans les gradins, que j'eus beaucoup de mal à atteindre à l'heure, un colis suspect ayant

été découvert sur la ligne 5 du métro, qui va Porte de Pantin, alors que je m'apprêtais à le prendre, tous

les voyageurs étaient refoulés Gare du Nord... Quand je suis arrivée au Zénith, les spectateurs étaient clairsemés

pour cause de colis suspect sur la ligne 5... Mais il y avait une première partie, chantée par une jeune femme

nommée Vanille, et tout le monde finit par arriver pendant la première partie, enfin nous l'avons espéré !

Billet dans les gradins, à gauche face à la scène

Billet dans les gradins, à gauche face à la scène

Le spectacle de nos deux artistes commença à 21h. Il comprenait des chansons communes, mais aussi

des chansons qui, initialement, étaient chantées par un seul des deux chanteurs, ce qui est le cas de la

plupart de leurs succès, et qu'ils interprétaient à deux. Il n'y avait pas d'écran géant, mais la mise en scène

et l'éclairage étaient somptueux (bien meilleurs que pour les concerts anglo-saxons que j'avais vus précédemment

dans cette salle, ai-je trouvé). Est-ce la langue commune, qui permet de parler au public et de faire des blagues

qu'il comprend à coup sûr, ou une connaissance bien rodée du public français ? Cette salle, dont j'avais

trouvé le public peu participatif lors des concerts auxquels j'avais assisté antérieurement,

a magistralement participé au spectacle hier soir, c'était formidable !

 

 

Il y eut une phase d'échauffement, avec des tubes comme « Jamais content », la tension monta d'un

cran avec « Poulailler song », chanson comico-engagée sur la mixité sociale (« y'a des endroits la nuit où

les pauv's qui vous font la peau sont plus bronzés qu'nos p'tits Poulbots »). Pour « Abderrahmane, Martin ,

David », chanson laïque anti-fanatique, de cohésion nationale, le public se leva pour applaudir.

« Allô Maman, bobo » (« Maman, comment tu m'as fait, ch'uis pas beau »), et « Bidon » (« J'suis qu'un mec

à frime, bourré d'aspirine, and I just go avec ma pince à vélo, j'suis bidon ! ») firent chanter la foule.

Ca, c'est Souchon et Voulzy. Il y eut aussi Voulzy et Souchon, dans « Coeur Grenadine », et

« Le pouvoir des fleurs », où des milliers de pétales colorés furent projetés sur les premiers rangs, ravis,

tandis qu'on lançait des bouquets depuis le parterre aux deux chanteurs. Tout le monde se leva pour

zouquer sur une chanson antillaise, et ensuite, nous ne nous sommes plus assis, quasiment.

Les tubes s'enchaînaient les uns aux autres, entrecoupés de quelques chansons récentes, dans un

savant dosage destiné à faire monter la ferveur. Vers 23h15, disparition des chanteurs et musiciens,

scène et salle éteintes, mais on savait que c'était une fausse sortie car les trois plus gros tubes n'avaient

pas été chantés... Ils conclurent le concert : « Foule sentimentale » ("il faut voir comme on nous parle...

on nous Claudia Schiffère, on nous Paul Loup Sulitzère, ah, le mal qu'on peut nous faire...et qui ravagea la moukère!"),

l'inusable « Rockollection » (« on a tous dans l'coeur un morceau de fer à user, un vieux scooter de rêve pour faire

le cirque dans l'quartier... et la p'tite fille chantait... un truc qui m'colle encore au cœur et au corps »), et

« Belle-Ile en mer » hymne romantique et brumeux aux îles françaises, « de solitude et d'isolement ».

Ci-dessous un extrait de Rockollection qui sera coupé quand j'aurai retrouvé l'outil pour le faire :

 

 

Une formidable soirée. Je recommande chaudement les deux concerts de ce soir et de samedi soir,

s'il reste de la place, et si vous vous reconnaissez dans les chansons d'Alain Souchon et de

Laurent Voulzy comme la foule sentimentale qui peuplait le Zénith ce 3 décembre au soir.

Sylvie, blogmestre

 

PS: mention spéciale à Elsa, harpiste, guitariste et choriste, qui interprète la partie de Little Eva

dans "The locomotion" , dans l'extrait de Rockollection ci-dessus

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 15:03

Il y a un week-end de travail les 5 et 6 décembre pour le Choeur Un, et une journée de travail le dimanche

6 décembre pour le Choeur Deux. Au programme: la messe en ut mineur de Mozart pour le Choeur Un,

et le Requiem de Cherubini pour le Choeur Deux. Cependant, par prudence, il est conseillé au Choeur Deux

d'apporter aussi la partition de la Messe en ut mineur, qu'il pourrait plaire à Pierre de vouloir déchiffrer...

Entrée par la rue de Lagny, avec carte Vigipirate, samedi à 14h, dimanche à 11h.

Apportez moult réjouissances gustatives pour le repas en commun de dimanche...

 

 

Petite annonce: suite à une interruption de connexion internet pendant la commande, j'ai à nouveau

deux places pour le même concert... Quelqu'un m'accompagnerait-il, elle, au grand auditorium de la

Maison de la radio vendredi 4 décembre pour un concert Brahms Schönberg?

C'est à 20h, avenue du Président Kennedy dans le 16è arrdt.

Si vous êtes intéressé(e), écrivez-moi au blog.

Sylvie, blogmestre

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 13:52

Mardi 1er décembre, alors que je rentrai de la clinique de Garches où étaient encore hospitalisés mes parents, qui partaient le lendemain pour le Sud-Ouest, la serrure de leur appartement a été percée et démontée par un serrurier, car on n'avait pas trouvé la clé de secours que j'avais laissé dans la boîte aux lettres de la loge du gardien. J'avais malheureusement égaré mon téléphone dans les paquets que je préparais, ce qui m'empêchait de prévenir quelqu'un, et le wifi était inaccessible depuis la clinique, mais je pensais qu'on trouverait la clé sans problème, car je l'avais laissée au même endroit, une semaine plus tôt. Ce forçage de serrure a signé la fin de ma résidence temporaire dans l'appartement de mes parents, où une partie de mes affaires sont encore.

 

Ce soir là, j'avais réservé une place pour un concert Mozart et Haydn à la salle Gaveau, interprété par

l'Orchestre national d'Ile-de-France et la soprane Sandrine Piau, sous la direction de Jonathan Cohen, à 20h.

A cette heure-là, ayant fini de sortir les objets les plus indispensables de l'appartement de mes parents, où le serrurier devait

revenir clore la porte, n'étant plus nécessaire, je décidai de me rendre salle Gaveau malgré mon retard pour voir s'il était possible

d'entrer à l'entracte, et d'écouter la seconde partie du concert, ce qui me ferait certainement le plus grand bien !

Un billet pour le pourtour paradis...

Un billet pour le pourtour paradis...

Je tiens à remercier ici le personnel de l'accueil de la salle Gaveau, et les spectateurs qui m'entouraient,

car je suis arrivée en retard, visiblement stressée, et on m'a fait entrer avec beaucoup de gentillesse,

et installée au premier balcon où il restait des places libres. L'orchestre jouait alors la symphonie n°83

en sol mineur de Joseph Haydn, dont j'ai hélas raté le deuxième thème du premier mouvement, qui vaut

à cette œuvre le sobriquet de « La Poule » car il ressemblerait à un caquet pour hautbois...

L'Orchestre national d'Ile-de-France dirigé par Jonathan Cohen

L'Orchestre national d'Ile-de-France dirigé par Jonathan Cohen

J'avais vu récemment l'orchestre national d'Ile-de-France à la Philharmonie, sous la direction de Enrique

Mazzola. Le présent concert était dirigé par un jeune chef britannique talentueux, Jonathan Cohen, qui

est aussi violoncelliste et claviériste, et qui accumule les distinctions et les concerts dans des salles

prestigieuses. Après la symphonie de Haydn, nous entendîmes la soprane Sandrine Piau dans deux airs

de Mozart, un extrait des Noces de Figaro, chanté par le personnage de Susanna « Giunse alfin

il momento », puis un extrait de Lucio Silla, chanté par le personnage de Giunia « Sposo, mia vita ».

Sandrine Piau vient de la musique baroque, et a élargi son répertoire lyrique aux oeuvres classiques

et romantiques. Elle est aussi primée et distinguée.Je l'ai trouvée très mozartienne, ce 1er décembre.

 

La soprane Sandrine Piau, Jonathan Cohen, et les premiers violons

La soprane Sandrine Piau, Jonathan Cohen, et les premiers violons

Il y eut ensuite un entracte. La salle Gaveau n'était pas complètement remplie, mais beaucoup plus

que le 14 novembre, où le public avait déserté les lieux de spectacles et de concerts, et où j'y avais

entendu l'orchestre Pasdeloup. Cette salle qui est d'une nuance délicate de blanc, pose un problème à mon appareil

photo, qui manque parfois de subtilité dans les blancs... Voici le point de vue du premier balcon où j'étais.

La salle Gaveau dans une nuance bleutée-rosée surnaturelle

La salle Gaveau dans une nuance bleutée-rosée surnaturelle

Après l'entracte, Sandrine Piau interpréta un nouvel extrait d'opéra, cette fois il s'agissait de Don Giovanni,

dans le rôle de Donna Anna « Crudele ? Non mi dir », qui fut très applaudi, les spectateurs criant bravo,

elle fut rappelée plusieurs fois. Puis il y eut une charmante symphonie de Mozart en trois mouvements,

la symphonie n°31 en ré majeur dite « Paris », ville où elle fut créée pour la Fête Dieu en 1778 (dont

Mozart, selon le livret, écrivait à son père « ne pas savoir si elle plairait et s'en soucier fort peu »,

puis trois semaines plus tard que la symphonie avait « exceptionnellement plu »).

 

Après la symphonie, il y eut un extrait de Mithridate, Re di Ponto, de Mozart,avec Sandrine Piau dans

le rôle d'Aspasia, et l'air « Grazie ai numi parti ». Elle fut à nouveau extraordinaire, et ovationnée, reçut un

puis deux, puis trois bouquets, et nous remercia de deux bis. Après ces « femmes à la passion violente »,

quelque chose de plus doux, nous dit-elle en substance, pour annoncer un extrait de Zaide de Mozart.

Nous eûmes du mal à entendre le titre du deuxième extrait du bis, il m'a semblé que c'était « Marguerite »

(la diva du film qui assassine la Reine de la nuit?) Mais j'avais dû mal entendre...

Après de longs applaudissements et rappels, nous avons quitté la salle Gaveau.

J'étais presque sereine au sortir du concert, Haydn et Mozart avaient réalisé un beau travail de reconstruction morale.

 

Sylvie, blogmestre

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