26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 11:37

Hier, 25 décembre 2015, je me devais d'aller rendre visite à mon amie la cathédrale pour sa

grande fête de la Nativité. Eu égard aux recommandations figurant sur son site internet, j'avais prévu une

bonne marge pour les contrôles et autres sources de retard potentiels, et choisi la messe de 10h,

moins dense que la grand-messe de 11h30, que je fréquentais les autres années.

Un Noël à la cathédrale, ça se mérite

Un Noël à la cathédrale, ça se mérite

Bien m'en prit, tous les trains affichés étaient sans arrêt ou retardés...

... ça se mérite encore plus!

... ça se mérite encore plus!

Mais la RATP intervint pour résoudre le problème, et après un voyage sans encombre j'arrivai à 9h45 sur le parvis

de Notre-Dame. La file d'attente n'était pas très longue, et comportait quelques fêtards à bonnet de Pères Noël, que l'on

a laissé entrer avec leurs couvre-chefs, ce qui m'a surprise, peut-être pas à l'intérieur quand même. La télévision

filmait les opérations de contrôle... oui? Ouvrir mon manteau, mais comment donc! (je ne m'y habitue pas...)

 

La messe de 10h était une messe grégorienne retransmise en direct par la télévision KTO, et visible

en replay sur le site de la chaîne de télévision. On nous distribua le support papier de la liturgie.

Kyrie provenant d'un manuscrit de Burgos

Kyrie provenant d'un manuscrit de Burgos

Il y avait un enfant Jésus dans une mangeoire devant l'autel, et, à l'intérieur de la cathédrale,

l'habituelle répartition des fidèles séparés des visiteurs, l'ambiance était au recueillement, fervente.

La messe en français et en latin a cet avantage d'être comprise des touristes qui souhaiteraient y participer.

Une très belle messe, sobre et spirituelle, avec une bonne participation de l'assemblée.

Musique locale de l'époque médiévale

Musique locale de l'époque médiévale

La messe s'est terminée vers 11h 15, et il y eut un chassé-croisé de fidèles, ceux de 10h sortant,

et ceux de 11h30 entrant. Des couloirs de circulation avaient été mis en place pour éloigner la foule

de l'édifice et du parvis, et j'ai dû faire le tour de l'Hôtel-Dieu pour pouvoir reprendre le RER.

File d'attente au contrôle pour pouvoir accéder au parvis

File d'attente au contrôle pour pouvoir accéder au parvis

Alors que les cloches sonnaient, les files d'attente se formaient ici ou là pour contrôler la foule.

J'ai déplacé ici les cloches mises en ligne dès hier sur l'article précédent.

 

Notre-Dame de Paris avant la grand-messe de 11h30, Noël 2015

 

Sylvie, blogmestre

Ticket retour Vendredi entre 11-12h de la 52è semaine, n° de station St Michel-ND tronqué

Ticket retour Vendredi entre 11-12h de la 52è semaine, n° de station St Michel-ND tronqué

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 08:16

En cette année d'attentats, en cette période d'état d'urgence où les églises sont gardées par des soldats

en armes, je serai plus grave qu'à l'habitude, avec un montage vidéo sur une chanson engagée des Poppys,

Joyeux Noël à tous, quelque soit votre confession, laïcs, athées, grands et petits!

 

 

Sylvie, blogmestre

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 11:12

Une foule sinueuse attendait hier soir devant l'église Saint-Roch, faubourg Saint-Honoré, que le contrôle

de l'entrée les laisse y pénétrer. Le Collegium vocale de Gand (Gent en flamand) donnait un unique concert,

sous la direction de son chef révéré, Philippe Herreweghe. Cet ensemble baroque a été cité en vidéo à plusieurs

reprises dans ce blog, car il est au top de l'excellence et croise notre répertoire sur Bach. Il eût été inconcevable que je ne

saisisse pas l'occasion d'entendre le Collegium vocale Gent en live à Paris ! Ce fut en réalité un peu compliqué d'obtenir

une location de place... Un premier site de billetterie fut sollicité, puis toutes les informations disparurent de l'écran de

l'ordinateur alors que je saisissais le code secret autorisant le paiement du billet, envoyé par sms. Ne recevant pas de

courriel indiquant que j'avais bien acquis le billet, j'essayai un second site de billetterie, mais après avoir tapé le code

secret du paiement, la transmission s'est bloquée... (heureusement qu'il s'agit de sites dits « sécurisés », je n'ose

même pas imaginer si ça n'avait pas été le cas!) Finalement j'avais bien réservé la place ! Ouf.

 

Billet à la réservation laborieuse

Billet à la réservation laborieuse

 

En réservant sur internet, on m'avait proposé un plan de l'église Saint-Roch et la localisation des places des diverses

catégories. J'allai dans les places latérales, autour de la scène montée dans le transept, d'où l'on avait une vue

très satisfaisante. Voici le transept gauche de l'église Saint Roch, vu du côté droit.

 

 

Le transept de l'église Saint-Roch et la scène

Le transept de l'église Saint-Roch et la scène

Il y avait un nombre impressionnant de caméras de télévision en action, deux fixes au fond, et quatre mobiles sur les côtés

avec des opérateurs de prises de vues, il y en avait aussi probablement une ou deux fixes au fond du choeur de l'église,

pour filmer le chef de face. Il y a de la diffusion télévisée de ce concert dans l'air pour les Fêtes ! Le titre du concert était

« Cantates de Noël » et son programme consistait en quatre cantates de Jean-Sébastien Bach, réparties

deux par deux avant et après l'entracte. En première partie furent jouées et chantées les cantates BWV 62

« Nun komm, der Heiden Heiland », et BWV 91 « Gelobet seist du, Jesu Christ ». Ces deux cantates sont

accompagnées de cors, et font intervenir l'orchestre, le choeur et les solistes, une soprano, un contre-ténor,

un baryton (ou un second ténor, à l'oreille) et une basse. Les cors baroques étaient juste devant nous, ils

avaient des morceaux de tuyaux supplémentaires qu'ils adaptaient à leurs instruments au cours du concert, pour pallier,

je suppose, l'absence de pistons qui permettent de changer la longueur de la colonne d'air sur les cors modernes.

Je fus particulièrement impressionnée par les duos de la soliste soprano et du contre-ténor, d'une grande

beauté. Le choeur dégageait une remarquable puissance pour son effectif d'une petite quinzaine de

personnes, réparties en quatre pupitres, sopranes féminines, altos et contre-ténor mixtes, ténors

et basses masculins. Les cantates étaient joyeuses et enlevées, la première partie passa très vite.

 

Le duo soprano-contre-ténor, et l'ensemble
Le duo soprano-contre-ténor, et l'ensemble

Le duo soprano-contre-ténor, et l'ensemble

Après un court entracte, l'ensemble se remit en place, les cors avaient été remplacés par quatre trompettes,

et le hautbois solo, initialement avec les cors, avait changé de côté. Nous entendîmes les cantates BWV 40

« Dazu ist erschienen der Sohn Gottes », puis BWV 63, « Christen, ätzet diesen Tag », tout aussi joyeuses

et enlevées que les précédentes, mais plus longues. Il y eut un duo impressionnant du contre-ténor, dont

la tessiture frôlait celle du haute-contre par moments, avec le baryton ; et de nouveaux duos entre la soprano

et le contre-ténor. Le concert fut très applaudi, bissé, et Philippe Herreweghe, qui est manifestement très

à l'aise dans les lieux, redirigea un morceau de cantate avec duo. Il nous dit auparavant qu'il remerciait

tout particulièrement la soliste soprano qui était venue de Londres exprès pour sauver le concert au

pied-levé... (sic) Cette déclaration nous laissa entrevoir que nous avions échappé de justesse à l'annulation du concert,

mais on n'en sut pas plus. Après ce premier bis, le chef, sollicité par un public enthousiaste, nous dit avec

humour qu'il aurait volontiers joué une autre cantate, mais que les cors étaient déjà partis... Finalement il y

eut un second bis, après lequel nous nous séparâmes. Je ne suis pas parvenue à photographier

Philippe Herreweghe, caché par le mur de trompettistes qui me séparait de lui, dommage.

 

Le choeur et l'orchestre aux rappels

Le choeur et l'orchestre aux rappels

Je pris une photo de l'église Saint-Roch à la sortie des spectateurs, un petit vent glacé s'était levé, qui ne donnait

pas envie de s'attarder. Je vous préviendrai lorsque ce concert sera programmé à la télévision.

 

Sylvie, blogmestre

L'église Saint-Roch à la sortie du concert

L'église Saint-Roch à la sortie du concert

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 10:45

Hier soir il y avait un grand concert de Noël à Notre-Dame de Paris. J'avais passé une annonce sur

un site de sorties, et un jeune homme avait répondu positivement. Nous nous étions donné rendez-vous

sur le parvis, qui vers 19h45, à l'heure de l'ouverture des portes, était chargé de trois files de personnes

attendant de pouvoir entrer, jusqu'au pont voisin. Heureusement, la pluie avait cessé...

Notre-Dame le 21 décembre, et la file d'attente sur le parvis

Notre-Dame le 21 décembre, et la file d'attente sur le parvis

Mon camarade de sortie avait choisi la mauvaise file, nous nous sommes déplacés, puis un autre problème s'est posé: j'avais

une contremarque, retirée à l'accueil de la cathédrale plus tôt dans la journée, mais pas lui. Nous avons fait la queue dans

deux files différentes, l'organisation ayant prévu que des personnes sans contremarque et sans invitations voudraient entrer.

La contremarque qu'il fallait avoir!

La contremarque qu'il fallait avoir!

Une fois les invitations placées, et les personnes égarées redirigées, l'entrée se fit plus rapidement.

Je trouvai deux places au 6è rang de côté, d'où l'on voyait une partie des escaliers du transept, et

avertis mon camarade de soirée de la localisation de nos places, qu'il rejoignit peu après.

Le transept vu de ma place du 6è rang donnant sur la travée latérale à droite

Le transept vu de ma place du 6è rang donnant sur la travée latérale à droite

La cathédrale était pleine, comme aux offices de Noël et de Pâques. Vers 20h30, quand tous les postulants

furent entrés, le concert commença. Le programme comportait des oeuvres de diverses époques,

interprétées par la Maîtrise d'adultes de Notre-Dame et par l'orgue, et des chants traditionnels

auquels l'assemblée pouvait se joindre pour les refrains, ce qu'elle fit avec entrain.

Le choeur commença par "Douce nuit", chanté du fond du choeur de l'église, qui se répandit dans la nef

comme une coulée de musique, dans un grand silence de la très nombreuse assemblée. Puis les choristes

vinrent s'installer dans le transept, pour chanter le "Wachet auf" de Bach, choral qui a été repris par Mendelssohn

dans l'oratorio Paulus, que nous avons chanté l'an dernier, sans le contrepoint d'orgue de Bach, c'est le chant du veilleur,

si vous vous en souvenez. Suivirent plusieurs pièces que je ne connaissais pas, de différentes époques, dont

  Mendelssohn et Dufay, puis, à ma suprise, un chant liturgique que l'on chantait pendant l'avent

quand j'étais enfant "Venez divin Messie", dont l'assemblée devait chanter les refrains, je participai de bon coeur.

Il y eut ensuite une improvisation d'orgue, puis le "Puer natus est" grégorien. Je ne me souviens plus si c'est là

que les jeunes femmes de la Maîtrise firent le tour de notre pavé de cathédrale en chantant, c'était très beau.

Le silence de l'assemblée était d'autant plus remarquable, qu'il y avait des enfants, et que nous étions très nombreux.

Suivit "For unto us a child is born" du Messie de Haendel (dans la première partie du concert, on attendait l'enfant,

dans la seconde, il était né), j'essayais de ne pas trop me tortiller sur ma chaise, c'est avec l'Hallelujah mon choeur

préféré du Messie, et je le connais par coeur. Nous eûmes à nouveau l'occasion de chanter, puisque le choeur

suivant était "Les anges dans nos campagnes". Ne voyant pas le chef, ni un écran, je me synchronisai sur les

articulations des choristes visibles, et sur mon voisin de droite qui voyait mieux et chantait aussi... Il y eut encore deux

choeurs et une improvisation du grand orgue, et pour clore le concert, "Il est né le divin Enfant". La gymnastique

de la participation au refrain fut plus malaisée car l'organiste écrasa quelque peu l'assemblée et le choeur de la

puissance de son instrument, mon voisin chanteur et moi résistâmes vaillamment, je n'entendais pas plus loin, ni

l'assemblée, ni le choeur, ce qui était quand même dommage. Quand j'étais maître de chapelle, autrefois, c'était pareil!

Mis à part ce tout petit incident, ce fut un très beau concert. Il était dirigé alternativement par Henri Chalet

et Sylvain Dieudonné, avec Yves Castagnet à l'orgue de choeur et Olivier Latry au grand orgue.

Voici une photo des choristes de la Maîtrise que je pouvais voir de ma place:

La Maîtrise de Notre-Dame vue de ma place

La Maîtrise de Notre-Dame vue de ma place

Des personnes affluèrent du fond de la cathédrale pour voir les choristes de plus près et les photographier. C'était un

concert enthousiaste et respectueux, populaire et socialement sans barrières, avec un mélange de cultures et de populations

d'origine variée, puisqu'il y avait de nombreux touristes, j'ai beaucoup aimé. Mon camarade de soirée, qui venait d'ailleurs,

m'a dit aimer lui aussi beaucoup les voix dans les concerts de chant, il a deviné que j'étais de la partie, mais en plus

modeste! Nous sommes passés devant les superbes tapisseries, dont mon camarade pensait qu'elles avaient une fonction

acoustique, en plus de leur beauté visuelle, sommes ressortis sur le parvis, la foule très dense s'est dispersée dans

l'ordre et sans difficulté. Une belle soirée spirituelle, merci à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris!

Joyeuses fêtes aux lecteurs de ce blog!

 

Sylvie, blogmestre

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 08:36

Hier, je suis allée voir danser les petits rats de l'Opéra... Au Palais Garnier, il y avait démonstration

des élèves de l'Ecole de danse, dont les nombreux fans petits et grands montaient l'impressionnant

escalier, en s'exclamant et photographiant le décor somptueux avec leur téléphone mobile.

L'intérieur du Palais Garnier vu du grand escalier

L'intérieur du Palais Garnier vu du grand escalier

J'étais au premier étage, dans une loge avec d'autres personnes, sur des chaises en velours,

avec un repose-pieds... Quel luxe ! (je ne suis pas habituée...) J'aime beaucoup la danse classique,

de l'extérieur, avec une pointe de regret, car j'aurais aussi aimé la pratiquer.

Billet et grande salle vue depuis la place 10 de la loge 26-28
Billet et grande salle vue depuis la place 10 de la loge 26-28

Billet et grande salle vue depuis la place 10 de la loge 26-28

Comme à l'Opéra Bastille, j'ai été frappée par la courtoisie et la gentillesse des personnes qui participent à la

sécurité et au placement des spectateurs à l'Opéra Garnier, qu'ils en soient remerciés. On m'a donné un programme,

dont je reproduis la couverture ci-dessous, car il nous a été strictement défendu de photographier

ou de filmer, ce que je comprends parfaitement, s'agissant d'enfants.

Programme des démonstrations de danse

Programme des démonstrations de danse

Devant moi dans la loge, il y avait plusieurs pré-adolescentes, de l'âge des jeunes danseurs qui allaient se produire

sur scène. Etaient-elles des camarades de ceux-ci, ou d'autres petites ballerines en herbe ? Le rideau s'ouvrit, et

après une annonce générale, un professeur de danse et un pianiste mirent en place et en mouvement

la sixième division de garçons. (Les enfants sont répartis en six divisions qui correspondent à leurs années à l'école

de danse, à l'envers, la sixième division étant leur première année d'écoliers danseurs). Vêtus de justaucorps blancs

et de collants gris, ils avaient 8 à 11 ans, et, disposés sur la scène, nous firent une démonstration de

positions et de pas divers. C'était joli et harmonieux, et touchant du fait de l'âge des danseurs. Quelle

détermination, et quel travail pour des enfants si jeunes ! Le professeur conseillait certains, nous avons

compris qu'ils venaient de commencer l'école de danse, et montaient sur scène pour la première fois

(et quelle scène...!) Puis ce fut la sixième division de filles, du même âge, en justaucorps à jupette vert clair.

Même détermination, mais une grâce plus en rondeur que les garçons. Puis l'alternance reprit, un groupe

de garçons de cinquième division, de moins de 13 ans, effectua des pas plus compliqués. Puis un groupe de

filles de cinquième division, en orange, fit des exercices à la barre, encouragées par des remarques

insolites pour nos oreilles comme la nécessité de « fortifier la cuisse » ou d'« assurer le creux du genou »,

quoique l'on comprenne parfaitement l'intérêt de ces recommandations. Avec la quatrième division, correspondant

à la troisième année en école de danse, les ballerines furent de la partie, les enfants moins expérimentés

n'en portaient pas. On nous fit remarquer que ces enfants étaient encore en période de croissance,

et que les efforts qu'ils fournissaient dans cette démonstration étaient fatigants pour eux. Les jeunes

danseuses et danseurs furent tous très applaudis, ainsi que leurs professeurs et leurs pianistes, l'on vit

des larmes et un bouquet de fleurs. Dans l'immense salle de l'opéra, devant des centaines de spectateurs,

ce spectacle était exigeant, mais simple et émouvant, il avait la saveur des fêtes scolaires et familiales,

et celle des fins d'années au conservatoire, où chaque enfant y va de sa petite partition devant ses

maîtres, et devient l'acteur de la journée, sur la scène ou dans la salle, pour sa famille et ses amis réunis.

 

 

Il y eut un entracte, et la reprise des démonstrations se poursuivit après celui-ci, mais sans moi, car j'étais fiévreuse,

et suis rentrée chez moi, après avoir proposé ma place à une dame moins bien placée. Devant le Palais Garnier, une

manifestation de musiciens en combinaison orange faisait beaucoup de bruit, surveillée de loin par un fourgon de police

vigilant... Je pris une dernière photo du Palais avant de descendre dans les entrailles de la station Auber.

 

Sylvie, blogmestre

Le Palais Garnier depuis l'escalier de la station Auber

Le Palais Garnier depuis l'escalier de la station Auber

Ci-dessous, un reportage vidéo télévisé sur les petits écoliers danseurs, source INA:

 


Archives de la télévision française, démonstrations de l'Ecole de danse de l'Opéra

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 10:33

Les concerts de Noël ont le vent en poupe ! C'est la saison, me direz-vous. Après le concert de Noël de

Phronesis la semaine dernière, j'en ai choisi un deuxième parmi plusieurs, hier soir. Il s'agissait du concert

de Noël du Choeur de Paris, donné en l'église Saint-Denys du Saint Sacrement, dans le 3è arrondissement.

Je ne connaissais pas cette église, qui partage sur le plan du style avec Notre-Dame de Lorette précédemment évoquée

dans ce blog, les colonnes et le fronton triangulaire, à l'entrée, et le plafond en caissons à l'intérieur.

La façade de Saint-Denys du Saint-Sacrement

La façade de Saint-Denys du Saint-Sacrement

J'ai échangé ma contremarque contre un billet, et trouvé une place libre à l'extrémité du deuxième rang,

d'où je voyais très bien, mais il allait falloir composer avec  l'oeil du blog dont l'ouïe présente une susceptibilité exacerbée...

La contremarque et son billet
La contremarque et son billet

La contremarque et son billet

On nous a remis un programme à l'entrée, qui était très fourni, comportant des oeuvres du répertoire

du choeur, et des pièces de saison. J'ai retrouvé avec plaisir, parmi d'autres connaissances comme le Kyrie de la

Petite messe solennelle de Rossini ou l'Hallelujah du Messie, quatre nocturnes de Mozart que j'avais déjà chantés.

Le Choeur de Paris est dirigé par Till Aly, il est accompagné à l'orgue de choeur par Denis Chevallier,

et par une soliste soprano, Aurélie Loilier. Les choristes présents étaient une trentaine environ.

Le Choeur de Paris et Aurélie Loilier

Le Choeur de Paris et Aurélie Loilier

Le programme de la soirée était très éclectique puisqu'il comprenait des oeuvres de quatorze compositeurs

connus, et des noëls traditionnels. Les oeuvres connues, comme les trois Ave Maria de Caccini, Schubert,

et Gounod, interprétés de plus en plus superbement par Aurélie Loilier, ou l'Ave Verum corpus de Mozart,

ou l'Hallelujah du Messie de Haendel alternaient avec d'autres plus rares comme des extraits de la Missa

omnium sanctorum de Zelenka, ou un choeur de Rachmaninoff. Entre les deux, je placerais les quatre

nocturnes de Mozart, un extrait de Norma de Bellini, deux extraits des Quatre pièces sacrées de Verdi, des

chorals de l'oratorio de Noël de Bach, des choeurs du Lobgesang de Mendelssohn. Nous avons entendu

aussi la Nuit de Rameau, popularisée par le film "Les choristes" (que les vrais  choristes connaissaient déjà avant le film!).

Trois chants traditionnels étaient intercalés dans le programme, dont nous avions les paroles, pour chanter aussi.

 

Ci-dessous, les Anges dans nos campagnes, partie choeur seul:

 

Le Choeur de Paris, direction Till Aly, 19 décembre 2015

 

Le chef s'est retourné, c'était à nous le public de chanter avec le choeur, j'ai participé volontiers. Bonne surprise: l'acoustique

était particulière, le son individuel ne s'éparpillait pas, il était aérien et porté, audible sans forcer, c'était très agréable!

Une bonne soirée, deux heures de musique spirituelle avec le Choeur de Paris, dont je salue le courage

d'avoir proposé un programme aussi long et aussi varié. Merci à toutes et à tous et bonnes fêtes!

 

Sylvie, blogmestre

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:54

Hier soir, j'ai vu le septième épisode de Star Wars à l'UGC Montparnasse. Par prudence,

j'avais réservé la place avant! Bien m'en a pris, la salle était pleine.

La réservation par internet et la place retirée au cinéma
La réservation par internet et la place retirée au cinéma

La réservation par internet et la place retirée au cinéma

Je suis arrivée munie de ma réservation, en avance comme il était indiqué, il y avait la queue,

mais les autres spectateurs pour ce film étaient déjà entrés dans la salle auparavant.

Le cinéma UGC Montparnasse et l'affiche du film Star Wars

Le cinéma UGC Montparnasse et l'affiche du film Star Wars

La publicité dura très longtemps, et l'extinction des lumières fut saluée d'un "aaah!" par les spectateurs.

Je n'ai pas pris de photos pendant le film, parce que l'écran de l'appareil photo est très visible dans le noir, j'aurais

gêné mes voisins. J'ai pris cette photo avant la projection, mais les trois-quarts de la salle n'y sont pas visibles.

La salle encore éclairée, avant le début de la séance

La salle encore éclairée, avant le début de la séance

Je ne vais pas dévoiler l'ensemble de l'intrigue, pour laisser la surprise à celles et ceux qui iront voir ce film,

qui a été tourné par un autre réalisateur que George Lucas, créateur du mythe Star Wars et des six

premiers épisodes. Ce septième épisode est un film d'action, plus rapide et plus brutal que les précédents,

avec moins d'humour aussi. Les clones ont été remplacés par des humains, et la Force a retrouvé un héros

du côté obscur, et une héroïne du côté éclairé (oups, j'en dis déjà trop!). On retrouve les personnages

des trois épisodes initiaux, qui ont pris de l'âge, et les droïdes C3PO et R2D2, tribu cybernétique puisque

un troisième larron leur est adjoint dans cet épisode, nommé BB8, un petit droïde rigolo qui roule

sur lui-même, avec une tête magnétique en équilibre sur un corps de culbuto.

Le voici, il est déjà abondamment décliné en produit dérivé.

 

Le droïde nouveau BB-8

 

Ce septième épisode est aussi beaucoup plus réaliste, moins onirique et fantaisiste que les précédents,

qu'il cite beaucoup (tu quoque, mi fili!), et personnellement, les explosions de planète, même s'il s'agit

du repaire du côté obscur de la Force, ça me fait froid dans le dos. Quelques spectateurs ont applaudi,

d'autres dont j'étais sont partis pendant le générique, la superbe musique de John Williams, écourtée

(quand le film est génial, les spectateurs restent cloués dans leurs sièges durant le générique).

C'est un bon film d'action, mais j'ai préféré les précédents épisodes, et la patte de George Lucas.

Sylvie, blogmestre

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 11:23

J'avais réservé une place pour la 8è symphonie d'Anton Bruckner au grand auditorium de la maison

de la radio, mais pendant la semaine, un courriel nous prévint d'un changement de programme, ce serait

la 4è symphonie de Bruckner, et la 8è de Schubert, dirigées par un chef américain, Robert Trevino.

On nous proposa d'annuler nos réservations si ce programme de remplacement ne nous convenait pas,

mais il semble qu'il plaisait car le grand auditorium était bien rempli. Les billets électroniques,

cependant, ne furent pas modifiés, mais nous sommes entrés sans difficulté.

Billet partiellement exact

Billet partiellement exact

Depuis les attentats de novembre, on n'entre plus côté Seine dans la Maison de la Radio, il faut entrer

par l'arrière du bâtiment. On ressort côté Seine sous la surveillance de la police à la fin du concert...

Hier, j'entrai côté cour avec le public nombreux, puis gagnai ma place au 2è balcon.

Voici une vue de l'auditorium de cette place en hauteur :

Auditorium vu de la place 5T3

Auditorium vu de la place 5T3

Il n'y avait plus de programmes lorsque je suis arrivée, du moins au 2è balcon, mais on trouve

toujours un auditeur gentil qui, après usage, accepte de partager son programme.

Couverture du programme de la soirée

Couverture du programme de la soirée

La première partie du concert était constituée de la 8è symphonie de Schubert, dite « inachevée »

car elle ne comporte que deux mouvements. Dans le livret, on apprend que Schubert aurait écrit

quinze symphonies, dont seulement neuf ont été « achevées » ! La cohérence de celle-ci, à l'intérieur

des deux mouvements existants, et sa beauté, sa douceur romantique un peu triste (elle a été écrite en

si mineur), font d'elle une œuvre particulièrement populaire de Franz Schubert. La partition est datée

de 1822, Schubert décèdera en 1828, à l'âge de 33 ans. Robert Trevino dirige cette première partie

de concert avec une grande assurance, quoique ce soit son premier concert avec l'orchestre national

de France. L'orchestre, excellent comme à son habitude, joue cette délicate partition

avec toute la subtilité et l'émotion retenue requises.

 

Le chef Robert Trevino fait saluer l'orchestre

Le chef Robert Trevino fait saluer l'orchestre

La deuxième partie du concert, après l'entracte propose la quatrième symphonie d'Anton Bruckner,

qui démarre mystérieusement son premier mouvement. Avec le développement de la symphonie se développe

une épidémie de toux dans la salle (qui, fort heureusement, n'affecte pas les musiciens), dont je suis affectée aussi,

progressivement, à ma grande surprise. Le deuxième mouvement de la symphonie est plus lyrique, utilisant

les cordes graves de l'orchestre. La symphonie, créée en 1874, a été baptisée « Romantique » par

Bruckner lui-même. Le troisième mouvement est un scherzo « bewegt », c'est à dire agité, il y aura

effectivement de l'agitation pour moi, puisque la gêne respiratoire va me contraindre à sortir de la salle au cours de ce

mouvement, pour aller tousser dehors, le concert étant diffusé en direct sur France Musique. Je descends boire un peu

d'eau aux lavabos, mais c'est une entreprise difficile de regagner ma place ensuite, je m'assieds un peu plus haut,

rangée V probablement, sur un siège libre au bord de l'allée. Le troisième mouvement de la symphonie est encore

en cours, dans un éclat de cuivres. Le livret décrit le mouvement final comme « levant le voile sur la cité

d'en-dessous », il est en tout cas éclatant et irrésistible. L'orchestre et le jeune chef sont très applaudis.

Je reprends deux photos de l'orchestre, que Robert Trevino a fait lever, et qui salue vers le public des

deux côtés, l'angle de prise de vues est un peu décalé par rapport aux premières photos, puisque j'ai légèrement bougé.

L'orchestre et Robert Trevino aux saluts
L'orchestre et Robert Trevino aux saluts

L'orchestre et Robert Trevino aux saluts

Nous ressortons vers 22 heures, la Tour Eiffel a repris son habit de lumière.

 

Sylvie, blogmestre

La Tour Eiffel, vue de l'avenue du Président Kennedy,17 décembre 2015

La Tour Eiffel, vue de l'avenue du Président Kennedy,17 décembre 2015

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 11:15

Hier soir, j'ai vu au Théâtre Mogador une comédie musicale britannique de 1981 qui est actuellement à

l'affiche à Paris, en version française, après avoir fait des tournées internationales entre ces deux

dates, et avoir occupé la scène particulièrement longtemps à Broadway: Cats.

On sait les Anglais friands de chats, auxquels ils attribuent indifféremment le genre féminin.

Le Théâtre Mogador hier soir 16 décembre 2015

Le Théâtre Mogador hier soir 16 décembre 2015

J'avais eu un problème à la commande de mon billet, qui s'est affiché sous un nom altéré d'une lettre,

qu'il m'a été impossible de corriger. Je suis cependant entrée sans difficulté, le billet fut flashé

normalement, et mon identité ne fut pas contrôlée. La place qui m'avait été attribuée était curieusement

isolée des autres spectateurs, le balcon n'étant pas plein, et je fus replacée au troisième rang.

Le billet mal nommé

Le billet mal nommé

Voici une vue de la scène depuis le troisième rang du balcon, et du décor, une décharge sauvage vue par

un oeil de chat (c'est-à-dire plus grand que nature), un cauchemar environnemental pour l'éco-conseillère

que j'ai été... mais ma jeune voisine a adoré. C'est vrai que la comédie musicale date de l'époque grunge!

Vue de la scène depuis le troisième rang du balcon

Vue de la scène depuis le troisième rang du balcon

Je me suis interrogée sur le sol, multicolore, invisible du parterre, et probablement peu visible de la corbeille, mais omniprésent

vu du balcon, qui ne mettait pas en valeur les costumes des chats et leurs chorégraphies, un sol noir eut été préférable.

Les personnages de la comédie musicale étaient une troupe de chats, une quarantaine, très joliment

costumés, avec des oreilles roses ou grises et des touffes de poils aux joues, une queue derrière,

dansant, chantant, se contorsionnant et marchant à quatre pattes (enfin, les jeunes chats!).

Ils étaient accompagnés d'un orchestre en coulisse, dont les musiciens vinrent saluer à la fin.

L'histoire n'est pas limpide, j'ai compris qu'il s'agissait d'une tribu féline, les Jellicle Cats, réunis pour

qu'un sage chat, nommé Deutéronome, grosse boule de poils chenue, désigne parmi eux le chat qui pourra

vivre une nouvelle vie. Cette cérémonie prend place à la fin du spectacle, qui présente de multiples saynètes,

destinées à nous plonger dans le monde des chats (j'ai bien aimé les caniches et les pékinois, vus par les chats).

Séquence émotion avec une ancienne chatte-vedette, Grizabella, qui interprète la chason "Memory", la plus

connue du musical, qui a été chantée en de multiples langues par de multiples interprètes, la très belle version de

Barbra Streisand ayant tenu le haut du hit-parade pendant très longtemps, dans les années 80. L'interprète actuelle

de la version française est excellente, et a été très applaudie, elle s'appelle Prisca Demarez.

A l'entracte, Deutéronome reste sur scène, et les spectateurs du parterre

font la queue pour être pris en photo avec lui!

Photo rituelle de spectateurs avec le sage chat Deutéronome

Photo rituelle de spectateurs avec le sage chat Deutéronome

Beaucoups de chats sont candidats à la renaissance. On voit même un chat magicien qui arrive tout pailleté

et lumineux, quelqu'un s'est exclamé derrière moi "Oh! Michael Jackson!" C'est Grizabella qui gagne la nouvelle vie,

et elle s'envole avec le sage sur un pneu usé.On nous a demandé de ne pas prendre de photos du

spectacle, voici une vidéo pour apprécier l'énergie dégagée par les acteurs chanteurs danseurs:

 

 

et j'ai pris une photo des saluts dansants de la fin, qui n'était pas susceptible de perturber

le spectacle, ni de révéler les costumes, moins visibles que sur la vidéo.

Les chats chanteurs danseurs viennent saluer en dansant

Les chats chanteurs danseurs viennent saluer en dansant

Une soirée tonique et sympathique, ce qui explique sa prolongation. Si vous y allez, lisez l'intrigue avant sur internet

quand même, histoire de mieux comprendre ce qui se passe! Et vous voici initié au monde des chats...

 

Sylvie, blogmestre

 

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 12:02

Il pleuvait fort hier soir lorsque j'ai descendu ma colline d'Arcueil, qui porte vaillamment son aqueduc quadriséculaire,

pour me rendre à Notre-Dame de Paris, évitant les flaques et les projections des roues des véhicules, afin de ne pas

arriver complètement trempée. Divine surprise, le RER B me conduisit à Saint-Michel Notre-Dame en dix minutes, et sa

sortie donne devant l'Hôtel-Dieu ! Le parvis était bien luisant, rincé par l'eau du ciel, et les sapins de Noël

qui clignotent à l'entrée de la cathédrale, au pied des statues, aspiraient cette humidité de toutes leurs aiguilles.

 

Notre-Dame et son parvis sous la pluie, 15 décembre 2015

Notre-Dame et son parvis sous la pluie, 15 décembre 2015

Le concert du 15 décembre s'intitulait Mater misericordae, il ouvre l'année catholique du jubilé de la miséricorde,

de décembre 2015 à novembre 2016, et il s'agissait de musique médiévale, qui est ma préférée

sous les hautes voûtes de Notre-Dame de Paris, dédiée à Marie, mère de Jésus.

 

Vierge à l'enfant sur fond étoilé, plafond du transept

Vierge à l'enfant sur fond étoilé, plafond du transept

Un e-ticket de musique médiévale

Un e-ticket de musique médiévale

Un prêtre a présenté le concert et nous a souhaité la bienvenue. Puis les musiciens et les chanteurs de

l'Ensemble vocal de Notre-Dame se sont installés, ils étaient sept, cinq femmes et deux hommes, quatre

musiciens, quatre chanteurs, un chef. Le compte y est bien, car deux ont un double rôle, Sylvain Dieudonné

qui dirige le concert et joue de la vièle médiévale à archet, et Raphaël Mas, contre-ténor et percussionniste.

Deux sopranes, Cécile Achille et Cécile Dalmon, une alto, Anaïs Bertrand, une flûtiste, Solène Riot, et une

harpiste, Bérengère Sardin, complètaient l'effectif de ce concert. C'est la troisième fois que je relate un de

leurs concerts sur ce blog, et la composition de l'ensemble a varié d'un concert à l'autre. Le premier concert,

qui n'était chanté que par des hommes, était d'une grande beauté un peu dépouillée. Le second, mixte,

ressemblait à celui-ci par sa composition, plus riche en sonorités, et plus léger dans les textes. Dès que les

voix se sont élevées, la magie a opéré, l'adéquation parfaite de l'immense construction de pierre taillée avec

cette musique ancienne a saisi les auditeurs. A ce moment précis, je n'avais même plus envie de regarder

le livret, pourtant rédigé avec beaucoup de soin et de précision, seul comptait l'instant, et se laisser emporter dans

le temps. J'entendais des personnes alentour commenter brièvement la beauté des voix et des chants qui nous étaient

donnés à entendre. Entre deux chants, il y avait le silence, un silence nourrissant et nécessaire à la

concentration, à l'élévation spirituelle. J'ai aimé particulièrement les duos, les voix entrelacées deux à

deux, les deux sopranes, l'alto et le contre-ténor, et la combinaison des quatre voix.

 

Ici, c'est un trio vocal et une musicienne

Ici, c'est un trio vocal et une musicienne

J'ai beaucoup aimé les estampies royales, instrumentales, que je connaissais, et qui sont la preuve dansante

que, non, la musique médiévale n'est pas austère ou ennuyeuse ! J'ai aimé les textes en latin médiéval et en vieux

français, patiemment retranscrits sur le livret, (auquel, la première extase passée, on revient forcément pour ne pas

être perdu), textes traduits en français et en anglais modernes, avec leurs références (pour les innocents que

nous sommes en matière de musique ancienne, je me permettrais de suggérer une indication sur les voix et instruments

utilisés dans la pièce interprétée, qui permettrait de mieux se repérer dans le livret) J'ai beaucoup aimé les

instruments anciens, à l'agréable sonorité, mais modestes et légers, dont la fonction était autrefois

ambulante. Un beau concert, enrichissant, un moment hors du temps, de méditation et de joie.

Ici, un duo vocal et un trio de musiciens

Ici, un duo vocal et un trio de musiciens

J'ai compati enfin car la cathédrale était froide, et qu'on a grand mérite à chanter et jouer dans une église froide, qui absorbe

la chaleur corporelle. Nous, les artistes, ne sommes pas de purs esprits ! Les auditeurs ont applaudi avant le dernier morceau,

ce qui rejoint ma remarque quant au livret, puis à nouveau après le dernier morceau. Une dame devant moi a filmé tout le

concert, mais il lui manquera l'émotion suscitée par la cathédrale elle-même, qu'il est difficile de mettre en vidéo. Je me suis

contentée de trois photos, pour gêner le moins possible, et j'ai conservé les deux meilleures. La cathédrale hébergeait

de grandes tapisseries murales colorées, montrant des animaux et des fleurs, qui suscitèrent la curiosité à

la sortie du public. Quand nous avons retrouvé le parvis, la pluie avait cessé, les flaques avaient disparu,

les touristes prenaient en photo les sapins décorés placés entre la grille et le portail...

 

Sylvie, blogmestre

Les sapins des statues du portail

Les sapins des statues du portail

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