22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 08:40

Montparnasse, c'est mon quartier parisien depuis le lycée (feu le lycée Raspail, à la carcasse métallique

de style Baltard, détruit en août 2000, à ma grande émotion, pour édifier un machin moderne). Je n'y connais,

comme artiste, que Jean-Pierre Léaud; une de ses fans, australienne, m'avait un jour invitée à prendre un verre

à la Coupole, espérant que nous l'y rencontrerions...! On y trouve des magasins pour peintres, (c'est là que j'avais

acheté mon matériel d'aquarelle, à une époque où les créatures des jardins publics ne m'empêchaient pas de dessiner!)

Bref... j'aime Montparnasse, et son histoire m'intéresse. Avant-hier, j'ai donc été voir la fantaisie

musicale intitulée Kiki de Montparnasse, donnée au théâtre de la Huchette, Quartier latin.

L'affichette du spectacle

L'affichette du spectacle

Arrivée une demi-heure en avance, une petite queue est déjà formée devant le théâtre,

qui enchaîne quatre représentations chaque soir dans la même salle.

Le théâtre de la Huchette, même rue

Le théâtre de la Huchette, même rue

Nous entrons un peu après 21 heures. Je change de place parce qu'un géant est venu s'asseoir devant moi,

et m'installe sur un strapontin, inconfortable, mais dont la vue semble imprenable. La salle est petite et presque pleine.

Il s'agit d'un one woman show, qui raconte l'histoire d'Alice Prin, égérie, muse, modèle,inspiratrice

de la peinture et des peintres et photographes du quartier Montparnasse, à la grande époque

artistique de l'entre-deux guerres, au XXè siècle.

Le spectacle est joué par Milena Marinelli, interprète du texte et des chansons, accompagnée

au piano par Ariane Cadier, qui lance un petit commentaire off des coulisses

de temps en temps, parfaitement audible, ce qui crée un effet comique.

Je ne serai pas aussi emphatique que les journaux, car la mise en scène me semble manquer

un peu d'effets comiques, justement. J'aurais bien vu, par exemple, à l'évocation des peintres, un figurant pour

incarner Soutine, Modigliani, Ray et les autres, vêtu d'époque et affichant les particularités de ces artistes.

Ce qui emporte l'enthousiasme des auditeurs, à mon avis, ce sont les chansons de Kiki, que

Milena Marinelli chante d'une belle voix chaude, très bien timbrée, et à qui je conseillerais

volontiers d'enregistrer un disque si elle en a l'occasion. Parole de choriste!

Kiki de Montparnasse

La prise de photos à l'intérieur du théâtre étant interdite, je concluerai par

deux images de l'originale Kiki, portraiturée par ceux qu'elle inspira.

 

Kiki de Montparnasse, vue par Man Ray et par Kees van Dongen

 

Sylvie, blogmestre

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 21:09

Je suis allée écouter la Saint Paul choral society, originaire de Malte, en concert cet après-midi

en l'église Saint-Sulpice. Le programme comportait trois parties: choeur a capella, solos d'orgue,

choeur et orgue, interprétant des morceaux variés de différentes époques et nationalités.

 

Saint Paul choral society en l'église de Saint-Sulpice

Saint Paul choral society en l'église de Saint-Sulpice

 

La partie a capella fut chantée du bas de l'autel vers la nef, les deux autres parties réunirent le choeur

et les auditeurs derrière l'autel, devant l'orgue. Quant les choristes commencèrent à chanter a capella,

ils marquèrent un peu de surprise devant l'acoustique particulière du lieu..., puis trouvèrent leurs marques.

Il y avait 47 choristes, le chef de choeur, et une organiste. Le chef de choeur s'appelle

Hugo Agius Muscat, et il a composé trois pièces du programme présenté. Il est médecin, la jeune organiste

est "docteur" elle aussi, mais en musique! Il s'agit d'un choeur anglican, qui participera cependant à la messe

catholique demain soir en la cathédrale Notre-dame de Paris, ce qui est oecuméniquement intéressant!

Ci-dessous, un extrait du choeur "Ubi caritas" de Maurice Duruflé.

 

 

Le choeur est d'un très bon niveau, et il a effectué de nombreuses tournées.

En ce mois d'août où les chorales ont déserté Paris, leurs concerts sont doublement bienvenus!

Le public est moins nombreux qu'il l'aurait été en soirée et durant l'année scolaire, mais c'est une généralité

que j'observe depuis le début du mois. Le concert dure une heure, il est très filmé et très applaudi.

Je constate que les familles des choristes font également la tournée à Paris, c'est sympathique et amusant!

La partie choeur et orgue à l'arrière de l'autel bénéficie d'un espace plus limité, le son reste puissant

dans le choeur de l'église, et l'on gagne en intimité. Je dédie la photo ci-dessous à mes camarades ténors

et basses: que penseriez-vous, messieurs, d'une cravate verte, pour accompagner nos fleurs de la même couleur?

Où l'on voit mieux les choristes masculins

Où l'on voit mieux les choristes masculins

C'est fini pour Saint-Sulpice. Je rappelle que la Saint-Paul choral society chantera demain

22 août à 18h à Notre-Dame de Paris, durant la messe, si vous souhaitez les entendre.

Sylvie, blogmestre

Choeur maltais en tournée
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 18:25

Je signale un concert gratuit de musique sacrée, à St Sulpice, demain à 13h, donné par

la Saint-Paul Choral Society, de Malte, qui chantera aussi samedi à Notre-Dame à 18h30.

 

J'irai à Saint-Sulpice, si le choeur vous dit de venir les écouter... leur répertoire est ici.

S'ils chantent à la fois à la Madeleine, à St Sulpice, et à Notre-Dame,

ce doit être un très bon choeur!

Sylvie

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 20:02

Mon programme d'activités d'hier comportait une sortie dans Paris, à la découverte de la Nouvelle

Athènes, une partie du IXè arrondissement qui recèle quelques particularités architecturales, et fut

fréquentée au XIXè siècle par des artistes et des demi-mondaines. Nous nous retrouvons devant

Notre-Dame de Lorette, et commençons par visiter l'église, du modèle "temple", avec un fronton

triangulaire. L'intérieur cependant est plutôt de style italien, avec son plafond en caissons.

Le corps de l'église Notre-Dame de Lorette, avec son plafond en caissons

Le corps de l'église Notre-Dame de Lorette, avec son plafond en caissons

Notre groupe compte une quarantaine de personnes. Nous remontons les rues voisines et

découvrons des ruelles privées avec des cours pavées indiquant de "marcher au pas", il s'agit

d'anciens passages pour les chevaux. Nous croisons la maison de Chopin (chacun prend

la plaque en photo), puis un peu plus loin, celle de George Sand (idem)... indépendance!

et admirons des façades très ouvragées d'hôtels particuliers.

Corne d'abondance sur un bel hôtel particulier

Corne d'abondance sur un bel hôtel particulier

Ci-dessous la statue de l'inventeur des "lorettes", destinée à l'un de mes camarades ténors,

pour son affection à l'égard de la chanson homonyme, "c'était bien, chez Laurette..."

Nouvelle Athènes

Nous tournons dans les rues et les ruelles, le groupe écoute, photographie, commente... On en apprend

de belles sur les courtisanes et les grands de l'Empire, les tragédiennes et leurs partisans qui se

déchiraient sur scène et dans la salle. Notre guide est très intéressant à écouter, il nous commente

les détails architecturaux des maisons qu'habitaient les unes et les autres. O tempora, o mores...!

Notre groupe dans les petites rues de la Nouvelle Athènes

Notre groupe dans les petites rues de la Nouvelle Athènes

Et puis, je la vois qui joue à saute-mouton par-dessus les maisons, je te vois, je ne te vois plus, je te revois...

Et nous voici à deux pas de la crypte bien connue de notre église fétiche,

à nous les CP13. La Trinité! Sommes nous encore dans la Nouvelle Athènes?

Je ne me suis pas posé la question, une petite pause assise sous sa haute voûte était bienvenue.

L'église de la Trinité, vue de l'arrière

L'église de la Trinité, vue de l'arrière

Et nous voila repartis par la rue Blanche, nous croisons une caserne de pompiers viticole.

Et des théâtres, il y a beaucoup de théâtres dans le IXè arrondissement. Il y a le théâtre où fut tourné

le "Dernier métro" de Truffeau, une scène des "Quatre cents coups" fut aussi tournée devant l'église de la Trinité.

Très belle caserne de pompiers, rue Blanche, avec vigne et raisins!

Très belle caserne de pompiers, rue Blanche, avec vigne et raisins!

Encore quelques rues dont nous examinons les huis, les façades, les fenêtres... La visite se

termine après une heure et demie de randonnée parisienne, au musée de la vie romantique,

qui est au fond d'une ruelle, abritée par des robiniers curieusement penchés.

Robinier pseudo-acacia, tout en hauteur

Robinier pseudo-acacia, tout en hauteur

C'était divertissant et instructif, je pense que je ferai d'autres visites de Paris!

NB: cet article comporte peu de détails, ceci pour respecter le droit de propriété intellectuelle de notre guide,

j'espère qu'il vous aura néanmoins intéressés, et donné envie de découvrir les petits secrets de Paris!

Le programme des visites est disponible sur le site indiqué en lien ci-dessus. Notre guide est très ouvert et gentil.

Sylvie, blogmestre

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 10:30

J'ai entendu hier soir un très joli concert interprété par un trio baroque en la Sainte-Chapelle.

Je n'y étais pas retournée depuis l'enfance et n'en avais pas gardé de souvenirs précis.

Le décor est luxuriant! On apprend par le programme que la chapelle est en rénovation.

Intérieur de la Sainte Chapelle

Intérieur de la Sainte Chapelle

Le concert s'appelle "Folies baroques", il est interprété par Charles Limouse aux flûtes,

David Braccini au violon, et Gilles Harlé au clavecin. Il y a en effet plusieurs flûtes, cinq: ténor, alto,

soprane, et ce que j'appelle une sopranino, qui est en fa comme l'alto, la flûte ténor étant en do comme la soprane,

ainsi qu'une "flûte de voix", qui est en ré (je me suis un peu documentée sur les flûtes baroques).

Les solos alternent avec les duos et les trios, les pièces sont variées. Les plus marquantes sont

les deux Ave Maria de Gounod et de Caccini dont la partie chantée est jouée au violon, deux délires

animaliers de Couperin (le "Rossignol en amour") à la flûte, et de Von Biber au violon (outre le Rossignol,

il y a aussi la poule, le coq, la grenouille, le chat, très réussi, et quelques autres...),

et la sonate finale de Vivaldi, avec les trois instruments, qui clôture le concert.

Le trio des Folies baroques

Le trio des Folies baroques

A la sortie, je m'entretiens avec le flûtiste, qui me dédicace très gentiment un CD de danses Renaissance

et baroques. Il nous a fait sortir de la Sainte-Chapelle en nous conduisant à l'extérieur avec sa flûte

(mais nous ne l'avons pas suivi jusqu'à la Seine!) Ayant vu des CD à l'entrée, je n'ai pas pris de vidéo.

Une jolie soirée, ce programme sera redonné le 20 août à 19h à la Sainte Chapelle.

Arriver un peu en avance à cause du passage par le détecteur à métaux du Palais, Vigipirate oblige!

Sylvie, blogmestre

 

La Sainte-Chapelle vue de l'extérieur, hérissée de gargouilles

La Sainte-Chapelle vue de l'extérieur, hérissée de gargouilles

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 15:29

Hier soir, il y avait en la cathédrale Notre-Dame de Paris un concert de musique médiévale dédié

à Marie, mère de Jésus de Nazareth, introduisant la fête catholique de l'Assomption, le 15 août.

Ce concert, interprété par l'ensemble vocal de Notre-Dame de Paris, était composé de chants

grégoriens et de musique médiévale dont une partie était d'origine locale, nous a-t'on dit.

Mater dolorosa, choeur de Notre-Dame de Paris

Mater dolorosa, choeur de Notre-Dame de Paris

J'arrive à Notre-Dame en avance pour retirer mon billet pré-réservé, et j'ai l'agréable surprise de rentrer très vite

dans la nef, où des places sont encore disponibles dans les premiers rangs. Les touristes qui y déambulent

habituellement sont restés dehors, l'auditoire se montre respectueux des lieux, un sentiment de paix s'installe.

Seconde surprise: dans la nef, le public est assez diversifié, il y a même des familles avec de petits enfants.

Je ne pensais pas que les amateurs de musique grégorienne fussent si divers... je me trompais.

Le choeur de Notre-Dame de Paris

Le choeur de Notre-Dame de Paris

J'aime beaucoup les cathédrales, qui ont été bâties sur des lieux d'activité magnétique tellurique intense.

On dit qu'elles sont bénéfiques et élèvent la conscience. Je perçois leur puissance et les considère comme

des amies bienveillantes, surtout celles de Paris et de Strasbourg, que je connais mieux.  Un prêtre strasbourgeois

m'avait dit que lorsqu'on a besoin de réfléchir, il faut aller s'asseoir dans une cathédrale...  Je vais toujours saluer

"mes amies les cathédrales" lorsque je passe dans leur quartier. Mais s'il est aisé d'entrer dans Notre-Dame

de Strasbourg, il est plus difficile d'entrer dans Notre-Dame de Paris, et je renonce souvent devant la longueur

des files d'attente, me contentant d'un salut extérieur. Ma joie d'une entrée facile hier soir s'explique!

Un billet pour une heure de voyage dans le temps!

Un billet pour une heure de voyage dans le temps!

L'ensemble vocal de Notre-Dame de Paris est composé de huit solistes, sous la direction

de Sylvain Dieudonné, qui chante également. Le concert débute par un conduit à deux voix.

Dans la nef, un silence religieux accueille la musique modale, tellement évocatrice de temps anciens.

Il me plait de penser que mon amie la cathédrale retrouve ses jeunes années dans les motets et antiennes,

que l'on y chantait lorsqu'on la bâtissait. Meme les enfants se sont tus. Un bébé rompant le recueillement

est prestement emporté à l'extérieur par sa mère. Tous les auditeurs sont sous le charme de ces sonorités

venues du fond des temps, et des voix qui les font vivre. Les motets à deux voix

alternent avec les antiennes, psaumes, hymnes. Les solistes chantent en duo tour à tour. Ils ont tous

une particularité vocale qui est mise en valeur dans les pièces qu'ils interprètent.

 

 

 

Quelles voix splendides, bravo messieurs! Est-ce la majesté de la cathédrale, dont la galerie

s'est nimbée d'une lueur bleue, ou la magie de la musique ancienne?... Aucun applaudissement

incongru ne vient troubler le cours du concert. Les solistes prennent le ton à partir de clochettes

qui sonnent à des hauteurs différentes. Les auditeurs sont suspendus à la grâce des voix.

Après une heure qui passe trop vite, l'ensemble vocal nous salue et le public ose enfin applaudir.

 

 

 

La rosace au-dessus du portail

La rosace au-dessus du portail

Nous ressortons sous une pluie drue, curieusement inaudible de l'intérieur de la cathédrale.

Le sol du parvis est luisant, et les auditeurs s'éparpillent rapidement. Qu'importe, la beauté

de la musique ancienne écoutée est un soleil intérieur qui se joue de l'averse!

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: le concert "Assumptio" est à nouveau programmé le 15 septembre

en la cathédrale Notre-Dame de Paris

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 10:41

Hier soir je suis allée écouter l'ensemble "les Violons de France" en l'église de la Madeleine.

Devant le péristyle, on a disposé des fleurs aux couleurs nationales adoucies. C'est très joli,

cette végétalisation d'un énorme monument particulièrement... minéral. Une odeur suave se dégage

des bouquets colorés. Une jeune japonaise se fait prendre en photo devant le parterre fleuri.

 

L'église de la Madeleine végétalisée et parfumée

L'église de la Madeleine végétalisée et parfumée

Surprise: l'acoustique du lieu, connue et redoutée des choristes, pour éparpiller les vibrations

vocales, se révèlera superbe pour celles des cordes... (y a-t'il un spécialiste de l'acoustique

parmi les lecteurs du blog qui pourrait nous expliquer ce curieux phénomène?)

Ma voisine vient de Bordeaux et elle est aussi choriste, nous échangeons nos impressions!

On nous demande de ne pas filmer ni téléphoner, je me limiterai à une photo de l'ensemble.

réservation et programme

réservation et programme

Le programme annonce la Petite musique de nuit de Mozart, l'Adagio d'Albinoni, le canon de Pachelbel,

l'Ave Maria de Schubert, la méditation de Thaïs de Massenet, et les Quatre saisons de Vivaldi,

qualifiés d' "oeuvres fétiches" du public. Quatre musiciens interprètent Mozart, Albinoni, et Pachelbel.

Le public, ravi d'entendre ses oeuvres fétiches, applaudit abondamment, même quand il ne faut pas...

 

Frédéric Moreau, soliste et chef de l'ensemble, fait une entrée très remarquée dans l'Ave Maria

de Schubert, interprétant au violon l'air habituellement chanté par une mezzo-soprano.

L'ensemble "Les Violons de France" et le soliste Frédéric Moreau

L'ensemble "Les Violons de France" et le soliste Frédéric Moreau

Puis c'est Thaïs, après quoi les musiciens se réaccordent rapidement, et enchaînent sur Vivaldi.

L'oeuvre comprend quatre saisons (comme chacun sait), dont chacune compte trois mouvements musicaux

au tempo contrasté. Le public présent, dans son enthousiasme, applaudit à chaque rupture de tempo, ce qui est

un peu déconcertant, et agace mon voisin de devant. Les musiciens le prennent avec philosophie, et anticipent

sur les applaudissements, fâcheux pour leur oreille, mais signe du plaisir de l'auditoire. Entre le largo et l'allegro

de la dernière saison, le public a compris qu'il ne fallait pas applaudir avant la fin de l'oeuvre, ouf!

C'est un ensemble très agréable à écouter, et Frédéric Moreau est impressionnant de virtuosité.

Il est aussi complice du public, lorsqu'il nous fait chanter, pour le bis, un "Joyeux anniversaire" destiné au jeune

violoncelliste, dont il nous confie qu'il a demandé en cadeau une Ferrari ou une Lamborghini (effet Vivaldi?), et farceur

lorsqu'il nous annonce, également en bis, un "scherzo surprise" constitué de quelques coups d'archet dissonants!

Il y aura finalement un vrai bis avec un vrai scherzo, dont le nom de l'auteur sera, hélas, réverbéré.

Un très joli concert, d'oeuvres accessibles et connues, parfait pour une chaude soirée d'été!

A la sortie, le parterre coloré embaume la nuit, et au loin l'obélisque de la place de la Concorde semble un glaive

tranchant l'Assemblée nationale en deux parties. Deux jeunes japonaises font des selfies devant la Madeleine fleurie.

 

Sylvie, blogmestre

 

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 13:09

Ces dernières années, le Palais Royal se résumait pour moi au Conseil d'Etat, ses salles

splendides, et ses pavés Louix XIII sur lesquels l'on se tord les pieds. J'avais un peu oublié

qu'il y a aussi, au Palais Royal, la Comédie française, et (après le Conseil constitutionnel!),

le théâtre du Palais Royal, où j'ai vu hier soir une comédie musicale hilarante dont

je me dépêche de faire l'article car ce sont ses toutes dernières représentations.

Une soirée au Palais Royal

Il s'agit des" fiancés de Loches", une pièce de Feydeau et Maurice Desvallières, arrangée en

comédie musicale. J'adore les comédies musicales de bonne tenue, et celle-ci est excellente.

Sous le haut-patronage de Rabelais, dont la maxime la plus fameuse figure en bonne place

au-dessus de la scène, neuf comédiens chanteurs, accompagnés de trois

instrumentistes, réjouissent avec virtuosité un public qui s'amuse beaucoup.

Mieulx est de ris que de larmes escrire, pour ce que rire est le propre de l'homme

Mieulx est de ris que de larmes escrire, pour ce que rire est le propre de l'homme

On rit pendant une heure et demie de cet imbroglio de candidats provinciaux au mariage, d'abord

pris pour des domestiques, puis pour des névropathes, et bouclés à leur corps défendant

dans un institut hydrothérapique de santé mentale... J'ai tellement ri que j'ai rapporté le CD

de chansons! A écouter, et à réécouter, pour entretenir la bonne humeur!

Le CD des chansons du spectacle, avec les noms des artistes et des auteurs

Le CD des chansons du spectacle, avec les noms des artistes et des auteurs

Le spectacle est encore à l'affiche cette semaine, précipitez-vous au Palais-Royal!

Sylvie, blogmestre

 

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 13:43

Samedi soir, je suis allée à une soirée dansante sur le quai en contrebas de la Tour Eiffel,

en face de l'embarcadère des bateaux-mouches, avec un petit groupe très sympathique constitué

sur internet, qui a rejoint le gros de la troupe des danseurs dans un espace bordé de palmiers,

à l'entrée duquel on nous a tamponné l'avant-bras d'un sigle sibyllin... Ambiance!

 

 

Des promeneurs nous observaient du haut du quai ( allaient-ils nous lancer des cacahuètes?)

et d'autres d'en-bas du quai. La Tour Eiffel trônait de toute sa stature, illuminée et débonnaire.

Assez téméraire de ma part, eu égard à l'état de mes vertèbres, mais je tins bon pendant une heure!

Une soirée très agréable, physique, qui nettoie le corps et l'esprit, mens sana in corpore sano!

Un peu de mouvement rythmique s'est avéré bénéfique pour les muscles dorsaux, avis aux amateurs.

C'était gratuit avant 22 heures, il suffisait de s'inscrire. Nous avons bu une coupe de champagne!

 "T'en souviens-tu, la Seine, t'en souviens-tu comme je m'en souviens...?"

Sylvie, blog-hips!-mestre

 

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 14:40

Le blog a sept ans aujourd'hui!

Bonnes vacances à tous!

Sylvie

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