6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 08:04

L'après-midi du 4 juin, j'avais un billet pour un concert participatif à la Philharmonie, à 17h,

le concert étant prévu pour durer une heure. J'arrivai sans encombre Porte de la Villette à 16h45 environ.

 

 

Week-end des 3 et 4 juin 2017

 

Le principe du concert participatif, qui se développe, est que les auditeurs musiciens amateurs

peuvent participer activement à une partie du concert, interprété par des professionnels, ou par

d'autres amateurs entraînés à travailler ensemble. Ici la participation concernait le chant choral,

le programme du jour incluant deux cantates de Jean Sébastien Bach dont le finale à 4 voix était

participatif, il s'agissait des cantates BWV 12 et BWV 1 (dans cet ordre).

La Philharmonie, sur son site, avait organisé la participation en fournissant le texte des deux choeurs

qui étaient proposés au chant commun, et des fichiers musicaux voix par voix et ensemble qui

permettaient de travailler chez soi. Des ateliers permettaient de mettre en commun les polyphonies.

En revanche, les partitions n'étaient pas fournies, mais, Bach étant dans le domaine public, on les trouvait facilement

sur internet. J'avais téléchargé et imprimé les miennes, quatre pages au total. Une broutille après la messe en si mineur

et la Passion selon Saint-Matthieu ! Il s'agissait d'une harmonisation verticale, simple. En arrivant au concert, je donnai

mes partitions des deux finales des cantates à un couple de personnes sympathiques qui regrettaient de ne pas les avoir.

 

Week-end des 3 et 4 juin 2017

J'étais placée en haut du 1er balcon, au bout de la dernière rangée. Voici une vue de la salle avant

le concert. On voit à l'arrière-scène le choeur constitué de plusieurs chorales d'enfants (en T-shirts

blancs) et des choristes amateurs qui avaient participé aux ateliers d'apprentissage. Aucune place

particulière n'était prévue pour les choristes ayant travaillé seuls, ce qui a du en dissuader plus d'un de chanter !

Chantez Bach !!

Ci dessous l'orchestre et David Stern à la fin du 3è concerto brandebourgeois qui ouvrait le concert.

Chantez Bach !!

L'orchestre de l'Opéra fuoco, dirigé par David Stern,  joua le 3è concerto brandebourgeois

seul, puis la cantate BWV12 "Weinen, klagen, sorgen, zagen", avec les solistes. Surprise: le premier

mouvement de cette cantate est l'ancêtre du Crucifixus de la messe en si mineur... Le choeur des solistes chanta

le choral final, puis les choristes et les auditeurs qui le souhaitaient l'ont repris. Je l'ai chanté, mais

j'étais seule dans mon environnement à chanter avec le choeur, constitué pour l'occasion, et l'orchestre.

Le choeur amateur constitué pour l'occasion était très performant, joli son!

 

Week-end des 3 et 4 juin 2017

 

Ci-dessus, l'orchestre et les solistes à la fin de la première cantate. Constatant qu'il était 17h50 à la fin

de cette première cantate, et devant repartir à 18h, j'ai préféré sortir entre les deux cantates, afin de ne déranger personne.

La deuxième cantate était la BWV1 "Wie schoen leuchtet der Morgenstern" dont j'ai chanté l'un des chorals tout

au début de ma carrière de choriste amateur, mon premier choral de Bach peut-être... Ce sera pour une autre fois!

 

Après réflexion, je pense que la méthode du concert participatif pourrait être améliorée en tenant compte du fait

qu'il y a probablement un certain nombre de musiciens et de choristes amateurs entraînés qui fréquentent les concerts

de la Philharmonie. On pourrait par exemple leur proposer de travailler chez eux avant le concert et de mettre en

commun leur travail juste avant le concert. Ensuite, on les répartirait en petits groupes dans la salle pour chanter...

C'est sans risque, ceux qui n'y parviendraient pas ou ne seraient pas sûrs d'eux  s'abstiendraient tout seuls!

Chantez Bach !!

Je suis ressortie de la Philharmonie vers 17h55, et ai repris le métro à 18h01*

Bien m'en a pris, deux stations plus loin, les lignes 5 et 7, qui desservent la Philharmonie, étaient interrompues

suite à un colis suspect trouvé Gare de l'Est... ce qui rendait la Gare du Nord inaccessible. J'ai dû faire un gros

crochet par les lignes 2 et 11 pour récupérer le RER à Châtelet... Arrivée chez moi vers 19h15. Ouf!

 

Sylvie, blogmestre

 

Week-end des 3 et 4 juin 2017

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 15:46

Samedi soir, je suis allée entendre le Requiem de Verdi qui était donné en l'église de la Madeleine

par le Nottingham Symphony Orchestra et huit chorales, dont 6 britanniques, une française, et une

allemande. L'entrée était libre, et pour éviter de faire la queue sur le tour du péristyle, j'avais prévu d'arriver tôt

et de faire une course sur place, au magasin de sports voisin*. En fait, la pluie opéra une régulation des entrées...

Week-end des 3 et 4 juin 2017

L'achat d'articles de sport fut très rapide, et à 19h40, j'étais devant l'église, qui se remplissait doucement. L'alternance

de grosse chaleur et de pluie des derniers jours avait bien profité au parc floral saisonnier de la Madeleine !

Requiem de Verdi

Selon l'affiche du concert, il y avait 240 exécutants, plus d'une centaine de choristes, et beaucoup

d'instrumentistes. Une grosse caisse était installée à gauche, je jugeais prudent de m'éloigner un peu.

Voici les musiciens qui s'installaient, vers 20h. J'étais placée sur le côté, d'où l'on voit mieux, et j'ai reculé

après le premier Dies irae, parce que j'entendais trop les percussions (qu'en était-il pour l'appareil photo?)

L'appareil photo n'était pas gêné par la grosse caisse en particulier, il était occupé à réduire le niveau sonore général

et à faire un enregistrement bien compact des décibels que le choeur et l'orchestre lui fournissaient !

Requiem de Verdi

Ce concert a été dédié à la mémoire des victimes de l'attentat de Manchester, et des autres victimes

d'attentats terroristes. Dans l'heure qui a suivi sa fin, un nouvel attentat eut lieu à Londres...

Voici le choeur et Derek Williams, les musiciens sont cachés par les auditeurs assis devant moi.

 

Week-end des 3 et 4 juin 2017

L'été dernier j'avais déjà entendu un Requiem de Verdi par un choeur volumineux à la Madeleine, les choristes

paraissaient un peu perdus dans la résonance et la réverbération. Le nombre des exécutants est à la fois une force

et une faiblesse. Une force car un nombre élevé de choristes prévient les défaillances individuelles, une faiblesse

parce que l'on s'entend moins bien d'un pupitre à l'autre, surtout dans une église réverbérante. Les choristes de samedi

soir étaient plus à leur aise. En revanche, à mon avis, le nombre d'instruments était trop important, ou bien ils jouaient

trop fort. Ainsi le Tuba mirum, qui est fortissimo pour le choeur fut complètement couvert par l'orchestre, qui comptait

une belle rangée de cuivres, en plus des percussions et d'un bataillon de cordes. Le concert fut divisé en deux parties, et

je pense que le chef fit part de ses observations à la pause, car après la reprise, on entendait mieux le choeur.

Voici le Lacrymosa, dans la première partie du concert, solistes et choeur (et orchestre):

 

 

 

Et ci-dessous, dans la deuxième partie le 3è et ultime Dies irae de l'oeuvre:

(ce Dies irae du Requiem de Verdi est un grand moment pour les choristes, un grand défouloir terrifiant avec

sa descente des deuxièmes sopranes, dans les hululements des premières, et la grosse caisse, nous adorons!)

 

 

 

C'était un très beau concert, les auditeurs se sont levés pour applaudir à la fin, ce qui fait que les photos

sont devenues diffciles... Le public adore quand le niveau sonore est très élevé et qu'il y a beaucoup de musiciens et

de choristes, qui dégagent une formidable énergie musicale, revigorante. Merci à Derek Williams, aux solistes,

au Nottingham Symphony orchestra, aux six chorales anglaises, à la chorale allemande Cantare

Niederrhein, à la chorale Elisabeth Brasseur de Paris d'avoir donné ce très beau concert

en entrée libre, c'était généreux. Nous sommes ressortis de l'église de la Madeleine vers 22h20**

 

Sylvie, blogmestre

(article publié à 17h56 terminé, notifications arrivées dans les spams)

 

Week-end des 3 et 4 juin 2017
 
Week-end des 3 et 4 juin 2017
 
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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 08:25

Samedi soir, je suis allée entendre le Requiem de Verdi qui était donné en l'église de la Madeleine

par le Nottingham Symphony Orchestra et huit chorales, dont 6 britanniques, une française, et une

allemande. L'entrée était libre, et pour éviter de faire la queue sur le tour du péristyle, j'avais prévu d'arriver tôt

et de faire une course sur place, au magasin de sports voisin*. En fait, la pluie opéra une régulation des entrées...

Week-end des 3 et 4 juin 2017

Ce concert a été dédié à la mémoire des victimes de l'attentat de Manchester, et des autres victimes

d'attentats terroristes. Dans l'heure qui a suivi, un nouvel attentat eut lieu à Londres...

Un article a été publié le 5 juin sur ce concert (article précédent sur le blog).

 

Week-end des 3 et 4 juin 2017

Le dimanche 4 juin était la Solennité de la Pentecôte. J'arrivai sur le parvis de Notre-Dame à 10h04*

et entrai dans la cathédrale pour participer à la messe grégorienne. Le Kyrie était chanté

par quatre jeunes femmes, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Week-end des 3 et 4 juin 2017
Week-end des 3 et 4 juin 2017

Il y avait beaucoup de monde dans la cathédrale. Etant assez fatiguée, je suis rentrée chez moi

après la messe grégorienne, vers 11h16**, je détaillerai ultérieurement.

Week-end des 3 et 4 juin 2017
Week-end des 3 et 4 juin 2017

L'après-midi du 4 juin, j'avais un billet pour un concert participatif à la Philharmonie, à 17h,

le concert étant prévu pour durer une heure. J'arrivai sans encombre Porte de la Villette à 16h45 environ,

et donnai mes partitions des deux finales des cantates que nous devions chanter à un couple de personnes sympa-

-thiques qui regrettaient de ne pas avoir eu ces partitions. J'avais mémorisé la musique, et imprimé les paroles.

(Après 9 ans de Choeurs de Paris 13, on est un choriste indépendant et opérationnel !)

Week-end des 3 et 4 juin 2017

Ce concert a fait l'objet d'un article mis en ligne le 6 juin à 9h56, voir plus haut sur le blog.

Week-end des 3 et 4 juin 2017

Ci-dessus, l'orchestre et les solistes à la fin de la première cantate. Constatant qu'il était 17h50 à la fin

de cette première cantate, et devant repartir à 18h, j'ai préféré sortir entre les deux cantates, afin de ne déranger personne.

Je suis sortie de la Philharmonie vers 17h55, et ai repris le métro à 18h01*

Week-end des 3 et 4 juin 2017

Bien m'en a pris, deux stations plus loin, les lignes 5 et 7, qui desservent la Philharmonie, étaient interrompues

suite à un colis suspect trouvé Gare de l'Est... J'ai dû faire un gros crochet par les lignes 2 et 11

pour récupérer le RER à Châtelet... Arrivée chez moi vers 19h15. Ouf!

 

Sylvie, blogmestre

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 08:58

France 5 a diffusé hier soir  l'opéra de Jacques Offenbach "Les Contes d'Hoffmann" dans la version

donnée à l'Opéra Bastille cette année, par les Choeurs et l'Orchestre national de l'opéra de Paris,

sous la direction de Philippe Jordan. L'opéra est visible en replay ici .Il avait fait l'objet

d'un article dans ce blog quand je l'avais vu en novembre 2016. Voici la bande-annonce:

 

 

 

Je l'ai revu hier soir, et vous recommande particulièrement, après le prologue de la taverne,

le premier acte (Olympia la poupée mécanique) et le troisième (Giulietta, la barcarolle).

 

Sylvie, blogmestre

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 08:15

Hier soir, j'ai été invitée par l'association Musique sacrée à Notre-Dame de Paris, à la demande

de Sylvain Dieudonné, au concert de l'Ensemble vocal de Notre-Dame. Que tous en soient remerciés ici,

car n'ayant plus aucun moyen de paiement depuis 48h, j'aurais été bien en peine d'acheter mon billet*

(article terminé tardivement, les jours précédents ayant été utilisés à régler le problème financier)

Spiritus Domini
Spiritus Domini

Ma qualité inhabituelle d'invitée m'avait placée au premier rang au centre de la nef, d'où j'ai eu

une vue extraordinaire sur le concert, encore merci. Pour les photos, en revanche, j'étais trop près pour des

raisons techniques, mais prendre moins de photos m'a aussi permis d'apprécier encore mieux le concert.

Spiritus Domini

Les choristes /solistes étaient huit, sopranes et alti, dont un contre-ténor. Il y avait trois types

d'instruments de musique: deux cornets, un tambourin, une vièle, et trois instrumentistes

dont deux avaient un double rôle, un chef, Sylvain Dieudonné, soit dix personnes au  total.

Comme l'indiquait  son nom, le concert était dédié à l'Esprit, Esprit saint, Esprit du Seigneur.

Spiritus Domini

Le programme était en trois parties séparées par des interludes, et présentait de la musique

grégorienne et de la musique médiévale, mais pas seulement. Il y avait aussi de la

musique contemporaine sur des textes religieux en latin. La première partie commençait par

un introït tropé du XIè siècle, après une introduction instrumentale au cornet et au tambourin.

 

 

Comme on le voit sur la vidéo, les choristes se déplaçaient dans la nef puis revenaient vers l'autel, c'était un peu

déconcertant pour les auditeurs qui ne les voyaient plus. Tout mouvement crée une action, encore faut-il qu'elle

soit suffisamment visible, comme ci-dessus. Il y eut aussi des choeurs entièrement invisibles du public, comme

"Nuées" de Maurice Ohana. La première partie se terminait par une oeuvre contemporaine

d'inspiration médiévale "Veni sancte Spiritus" de Wolfram Buchenberger, dont un extrait suit:

 

 

La deuxième partie était constituée de lectures et de répons des Xè et XIè siècles.

Ci-dessous un rondeau du XIIIè siècle, qui était l'interlude entre la deuxième et la troisième partie:

 

 

 

La troisième partie proposait deux Veni creator encadrant un Alleluia. Les deux premières pièces,

médiévales, provenaient de l'Ecole de Notre-Dame, et la troisième, contemporaine, aussi, d'une

certaine manière, puisque écrite par le contre-ténor Raphaël Mas, présent dans ce concert, qui l'a dirigée.

Les trois parties et interludes furent enchaînés dans un silence respectueux de l'auditoire.

Le concert fut très réussi et très applaudi. Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 22h.

La Préfecture de police, en face de Notre-Dame, était toute illuminée.

Spiritus Domini

Sylvie, blogmestre

 

 

*mise à jour au 1 juin 2017: je n'ai toujours pas de carte bancaire ni de chèques, mais j'ai de la monnaie...

L'article sur le week-end dernier est encore à terminer, je vais m'en occuper.

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 08:45

Dimanche matin, je suis partie d'Arcueil-gare à 9h45* (j'ai déjà rédigé cette partie une fois, qui a bizarrement

disparu de mon brouillon d'article en ligne). Arrivée en gare de St Michel-Notre-Dame, même scénario que le jeudi

précédent: impossible de ressortir du RER. Des voyageurs étrangers lourdement chargés bloquaient les sorties, et

même s'ils laissaient passer, mon ticket fraîchement oblitéré était refusé par l'appareil. C'est un autre voyageur qui

m'aida à sortir, j'arrivai sur le parvis de la cathédrale à 10h08**.

Dimanche 28 mai 2017
Dimanche 28 mai 2017

J'ai participé à la messe grégorienne, animée par quatre choristes à voix hautes, trois jeunes femmes

et un contre-ténor, sous la direction de Sylvain Dieudonné. Un concert de musique médiévale aura lieu

ce lundi soir en la cathédrale. La liturgie avait changé, comme elle change au cours de l'année.

Dimanche 28 mai 2017

J'ai chanté d'une voix enrouée (mais c'était pire la veille!), et réveillé la bronchite qui s'était un peu calmée.

J'ai donc jugé prudent de rentrer chez moi après la fin de la messe grégorienne, sans rester à la messe internationale

qui suivait comme je le fais usuellement, dans laquelle je n'aurais pas pu m'empêcher de tenter de chanter!

(incidemment, il y a deux mois que je ne peux plus, physiquement, pratiquer le chant choral...)

La messe grégorienne s'est terminée vers 11h10, dans le fourmillement habituel des fidèles et visiteurs.

Dimanche 28 mai 2017

J'ai repris le RER à 11h17*** et dépanné deux touristes anglophones perplexes devant les distributeurs de tickets

qui voulaient des billets pour Versailles. La RATP devrait faire un geste en ma faveur comme auxiliaire d'exploitation!

C'est enfin, arrivée à Arcueil, puis à Cachan, que ma carte bancaire a été prise en otage par un distributeur de monnaie

(ça me ralentira toujours pendant une bonne semaine!) qui ne l'a jamais rendue. Un distributeur rencontré sur

l'Ile de la Cité avant de la quitter était, lui, en panne, ils s'étaient tous donné le mot, apparemment!

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 28 mai 2017
Dimanche 28 mai 2017
Dimanche 28 mai 2017
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 08:15

Samedi 27 mai, j'ai entendu un concert du choeur de Radio France à l'auditorium de la Maison

de la radio, sous la direction de Sofi Jeannin, accompagné de Thomas Enhco.

Week-end des 27 et 28 mai 2017

Le placement était libre, j'étais au premier balcon, de face.

Week-end des 27 et 28 mai 2017
Week-end des 27 et 28 mai 2017

Le programme était composé de quatuors de Brahms, suivis d'une improvisation de Thomas Enhco

au piano, concluant sur une version amendée d'une des Danses hongroises (de Brahms). Suivirent

"Les chansons des roses" de Morten Lauridsen, en français, une nouvelle improvisation au piano,

et pour finir, une cantate de Poulenc "Figure humaine", sur des poèmes d'Eluard, à double choeur

(une centaine de choristes pour Poulenc, environ la moitié pour Brahms et Lauridsen).

Week-end des 27 et 28 mai 2017

Les quatuors pour choeur mixte et piano de Brahms, de 1884, étaient romantiques et poétiques,

évoquant les beautés de la nature, composés sur des textes allemands de poètes chers au compositeur,

et le dernier, de Goethe, se posait même la question de faire descendre les cieux sur terre pour entendre

nos chants, au lieu du contraire. La chanson des roses de Morten Lauridsen, compositeur américain

d'origine danoise, a été créée en 1993, sur un texte en français de Rilke. Dans les mots du poète, on

devine un amoureux de la fleur (ils sont nombreux et j'en fais partie!) Voici une citation d'amoureux contrarié qui

rappelle le Petit Prince de Saint-Exupéry adressant des reproches à sa rose: "Contre qui, rose, avez-vous adopté

ces épines? Votre joie trop fine vous a-t'elle forcée de devenir cette chose armée? Mais de qui vous protège cette

arme exagérée? Combien d'ennemis vous ai-je enlevés qui ne la craignaient point. Au contraire, d'été en automne,

vous blessez les soins qu'on vous donne." Rilke voit la rose comme un être narcissique qui aurait été exaucé...

La cantate Figure humaine de Poulenc qui suivait, à double choeur mixte a capella sur des textes

d'Eluard était musicalement très complexe, on était loin des chansons françaises de Poulenc a capella que

beaucoup de choristes amateurs ont pratiquées ! Il y avait des échanges de répliques musicales entre les deux

choeurs comme on en trouve dans le Gloria du même compositeur, avec ce côté revers de tennis propre à

Poulenc (ceci dit, Bach pratiquait aussi le revers de tennis choral à l'occasion...avant l'heure du tennis) Il était

visuellement intéressant de voir chanter le double choeur, et de voir en les entendant les répliques

fuser de l'un ou l'autre pupitre. Ci-dessus, le choeur de Radio-France dans Poulenc,

Et ci-dessous, Sofi Jeannin et Thomas Enhco aux saluts. Le concert eut beaucoup de succès.

Les entrées avaient été limitées à 400 (pour une raison que j'ignore), ce qui explique le vide des balcons que l'on

peut remarquer sur les photos. Des personnes surnuméraires n'ont pas pu entrer, quel dommage !

 

Week-end des 27 et 28 mai 2017

Nous sommes ressortis du concert vers 21h 30 de mémoire, A mon retour chez moi, une heure plus tard, ma porte

avait apparemment été bien secouée, car une vis mal fixée était sortie toute seule de son logement. J'ai pensé qu'une

intrusion avait été tentée pendant mon absence, qui n'avait pas réussi. Traumatisme de vivre depuis des années dans

cette situation, inqualifiable dans une démocratie... En signe de résistance, je citerai les derniers vers du dernier

poème d'Eluard chanté dans ce concert "Sur la santé revenue, sur le risque disparu, sur l'espoir sans souvenir, j'écris ton

nom. Et par le pouvoir d'un mot, je recommence ma vie, je suis née pour te connaître, pour te nommer, Liberté."

 

Sylvie, blogmestre

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 19:51

 

La nuit dernière à une heure confidentielle (1h30!) France 2 a diffusé la Passion selon

Saint-Matthieu de Jean Sébastien Bach dirigée par Michel Corboz. Un moment de grâce musicale,

Corboz, Saint Matthieu, et Jean Sébastien

à entendre et à ré-entendre. Et il y a même un vrai choeur d'enfants! NB: ce n'est pas à Versailles,

comme il est écrit. Le concert est visible en replay sur pluzz.fr pendant encore 6 jours.

Suivez le lien ci-dessus, France 2 ne permet pas l'incrustation de la vidéo dans un blog.

 

Sylvie, blogmestre

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 13:46

Le Festival de Cannes se termine demain, j'espérais pouvoir y participer cette année en cinéphile, au moins

quelques jours, mais ce ne fut pas possible. Cependant, en dehors de la sélection officielle, qui

est distribuée en salles de cinéma, les sections parallèles (= celles qui ne sont pas officielles) ont

aussi une visibilité à Paris, après la clôture du Festival. Comme tous les ans, le Forum des images

(situé au Forum des Halles, près de Saint-Eustache) reprend la sélection de la Quinzaine des

réalisateurs, soit une quinzaine de films coups de coeur permettant de découvrir de nouveaux talents,

et de donner... un coup de pouce à leur diffusion en France. Cette année, la reprise se fera 

du 1er au 11 juin, et le programme est ici. Les séances sont à 6€ maximum, il y a des rencontres

avec les réalisateurs et les équipes des films. Il n'y a pas la Croisette, mais c'est sympa quand même!

 

 

 

Ce sont des films dont vous n'avez jamais entendu parler, et parfois ils viennent de très loin...

Ou de moins loin. C'est là que j'ai vu l'un des premiers films des frères Dardenne en 1996, de Sofia

Coppola en 1999, d'Atom Egoyan en 1991, etc...rencontré Dennis Hopper et Jean-Pierre Léaud,

vu des bidules improbables (je tairai les noms!), rencontré d'autres cinéphiles. La Quinzaine

est un voyage en terre inconnue, une découverte de l'ailleurs, qui nous ressemble parfois, ce n'est

pas du cinéma qui est passé par les fourches caudines de la distribution. Si le voyage vous tente,

lisez la fiche des films sur le site, allez ici, puis cliquez sur le titre du film concerné.

 

Sylvie, blogmestre
 

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 08:02

Il y avait hier soir à la Philharmonie le 2è concert "Résurrection", présentant la 2è symphonie de

Gustav Mahler (ce qui semblait adapté pour le soir de l'Ascension...) donné par l'Orchestre de Paris

et son choeur, sous la direction de Daniel Harding. J'arrivai à la Philharmonie sous le soleil.

Résurrection

Ma place était au 2è balcon, 6è étage, de trois quarts face, tout en haut de la salle.

Résurrection

Ayant bizarrement froid (?!) à mon arrivée, je pris le temps d'un chocolat chaud au bar, avant d'aller m'installer.

Résurrection

Comme vous pouvez le voir, c'était une symphonie requérant de gros effectifs musicaux !

Voici les musiciens et les choristes installés, avant le concert:

Résurrection

Le choeur était disposé à l'arrière de la scène, avec les voix d'hommes sur les trois rangs inférieurs,

tandis que les voix de femmes occupaient les trois rangs supérieurs. Habituellement c'est l'inverse, mais

la disposition n'est pas confortable pour le rang féminin qui est juste devant les voix masculines, plus puissantes.

Ci-dessus le centre du choeur (il y avait aussi des choristes sur les côtés).

Résurrection

La 2è symphonie de Mahler a une histoire pleine de rebondissements. En 1888, Mahler écrit un

poème symphonique intitulé "Totenfeier" (Fête des morts), qu'il présente en 1891 au chef d'orchestre

Hans von Bülow, qui rejette l'oeuvre. En 1892, Mahler écrit les premiers Lieder du cycle Des Knaben

Wunderhorn. Il projette alors d'écrire une très grosse symphonie, avec choeurs, et décide de faire

de la Totenfeier le premier mouvement de cette oeuvre. La 2è symphonie commence donc par une

marche funèbre. Elle est en cinq mouvements. En 1893, le compositeur écrit le deuxième mouvement,

andante moderato (la marche funèbre était allegro maestoso!), puis le 3è, qui est un scherzo élargi

à tout l'orchestre. Dans le 4è mouvement, qui prépare le finale choriste, il place un lied issu du

Knaben Wunderhorn, pour voix d'alto solo. En 1894, von Bülow décède, et lors de son enterrement,

auquel Mahler assiste, un choral de Klopstock évoquant la résurrection lui fournit le motif et la raison du

finale de sa deuxième symphonie ! Il boucle le 5è mouvement, choral et scherzo, en trois semaines.

Résurrection

La symphonie fut jouée d'une traite, sans entracte. La soliste alto qui intervenait dans les deux

derniers mouvements était Wiebke Lehmkuhl, la soliste soprano du dernier mouvement était

Christiane Karg (déjà entendue dans "Le Paradis et la Péri" de Schumann et le Requiem de Brahms, par le même

orchestre et son choeur pendant la saison 2016-2017). Deux très belles voix. Les paroles des 4è et 5è

mouvements figuraient sur le livret, en allemand et traduites en français. Après la marche funèbre

constituant le 1er mouvement, il y eut une minute de silence voulue par le compositeur, qui nous fut

annoncée à l'avance (le concert était aussi dédié aux victimes de Manchester, comme celui de la veille).

Ci-dessous les deux solistes, la soprane à gauche, l'alto à droite.

Résurrection

Les trois premiers mouvements, instrumentaux, sont intéressants mais pas aussi marquants de mon

point de vue, que, par exemple ceux de la première symphonie qui avait précédé celle-ci dans l'oeuvre

de Mahler. En revanche, le 4è mouvement fait monter l'attraction. Le 5è mouvement utilise un procédé

que Mahler reprendra dans sa troisième symphonie, il délocalise des cors dans les coulisses,

à l'arrière de la scène (le public cherche partout d'où proviennent ces sons...). Puis les choristes, assis,

chantent intérieurement (au point que j'ai cru qu'il y avait aussi des choristes délocalisés!) avec la soliste.

Ensuite, les choristes se lèvent et la puissance du choeur éclate, nous explose à la figure, soutenue

par l'orchestre et les percussions dont les roulements sont impressionnants. Nous l'avons

attendu toute la soirée, mais le finale valait vraiment le coup d'être là !

Résurrection

Ci-dessus le chef d'orchestre, Daniel Harding, qui fut très applaudi et rappelé. Nous avons aussi vu

Lionel Sow, chef du choeur, qui est monté sur scène à la fin du concert. Le concert s'est terminé vers

22h15, nous sommes ressortis vers 22h20, et les ennuis ont repris dès la Gare du Nord, un 3è incident au

Blanc-Mesnil cette fois,  ayant perturbé le RER B. Je suis arrivée chez moi vers 23h40, par le seul train

qui desservait Arcueil entre 22h30 et minuit, une chance que je l'aie eu!

 

Sylvie, blogmestre

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Published by Blog des choristes des CP13
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