4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:26

Il y avait hier soir dans la grande salle de la Philharmonie, une version de concert

de l'opéra de Mozart La Flûte enchantée, concert auquel j'ai assisté.

Flûte enchantée de concert

Il s'agissait d'une place d'occasion, dont je vais mettre l'attestation d'achat* en ligne.

J'étais tout en haut de la salle, à l'avant-dernier rang du 2è balcon.

Flûte enchantée de concert

Le concert était donné par l'ensemble Les Talens Lyriques, en coproduction avec

l'Opéra de Dijon, la Maîtrise de Dijon, et des solistes, sous la direction de Christophe Rousset.

Flûte enchantée de concert

J'avais revu la Flûte enchantée à l'Opéra Bastille le 27 janvier, l'argument du spectacle était donc tout

frais dans ma mémoire. Dans la mise en scène de l'opéra vu en janvier dernier, les personnages étaient

en noir ou en blanc, dans un décor dépouillé mais suggestif. Le découpage noir/blanc, manichéen,

enlevait de l'éclat à la comédie dramatique voulue par Mozart. Sans mise en scène du tout, c'est à dire

en tenue de concert, j'avoue que j'ai eu un peu de mal. Le souvenir frais de l'opéra explicite me rendait

le scénario compréhensible, mais en allait-il de même pour les autres spectateurs?

Les 3 enfants, la Reine de la Nuit, Pamina, le chef, Tamino, les 3 dames

Les 3 enfants, la Reine de la Nuit, Pamina, le chef, Tamino, les 3 dames

L'expérience du dépouillement de la mise en scène était d'ailleurs un peu étrange, car Die Zauberflöte

a été écrite pour un théâtre populaire de Vienne, avec des costumes bariolés, des effets plus ou moins

de bon goût, c'était de la réjouissance plébéienne au sens positif du terme. Avec ses éléments subversifs

 cachés dans le décorum égyptien antique. Que reste-t'il de l'idée que Mozart se faisait de son opéra

populaire dans un concert en salle? Une version intellectuelle et culturelle pour auditeurs pré-informés

(dont je suis). S'agissant de la forme "Singspiel", qui alterne le chant et le récit, et dont l'essentiel de

l'action se situe dans le récit non chanté, l'absence de visuel crée un vide réel, puisque l'imagination

du spectateur doit s'y substituer. Dès l'affaire du serpent qui ouvre le premier acte, il fallait imaginer

"le monstre" qui ne nous était pas montré, et s'en était pris à Tamino. Lors de l'évocation d'Isis et

d'Osiris, il fallait imaginer seul les dieux de l'Egypte antique, si l'on s'en souvenait.

 

Vision nocturne de la scène depuis le 2è balcon

Vision nocturne de la scène depuis le 2è balcon

Bien sûr, la musique était belle, mais c'était une musique conçue pour être accompagnée d'une mise

en scène d'opéra, d'une mise en scène plutôt chargée. Il y eut les airs que chacun connait,

l'introduction, le finale choral, et summum du solo, la Reine de la nuit, vêtue d'une robe noire étoilée,

suivie par plus de deux mille regards  dans son air suraigu et rapide (j'y arrivai quand j'étais plus jeune,

mais jamais aussi vite!), ainsi que le solo désespéré de Pamina, et le duo Papageno-na. L'orchestre,

que j'avais entendu dans Armide de Lully et dans Didon et Enée, de Purcell, était excellent à son

habitude, sous la direction éclairée de Christophe Rousset. Les solistes étaient excellents aussi, ainsi

que le chœur de l'Opéra de Dijon. Les trois enfants en revanche avaient un peu de mal, le trac je pense, d'être dans

cette grande arène avec les spectateurs qui les scrutaient à 1,50m, brrrr! Mais ils ont vaillamment fait face, joli courage!

Monostatos et Sarastro, la Reine de la Nuit, Christophe Rousset, Pamina, Tamino, Papagena, Papageno

Monostatos et Sarastro, la Reine de la Nuit, Christophe Rousset, Pamina, Tamino, Papagena, Papageno

Vous me direz que c'est la même chose lorsqu'on écoute la Flûte enchantée sur un CD (comme de

nombreuses personnes, je l'ai entendue sur disque avant de la voir à l'opéra). Certes, mais la musique pure

se prête mieux au CD que l'opéra, qui est plus agréable en DVD. Le livret de la soirée citait Mozart

écrivant à son père que sa plus grand passion était d'écrire des opéras, le livret commentant que,

comme les femmes à Don Giovanni, la musique théâtrale était la passion dominante de Mozart.

Je pense que La Flûte enchantée a idéalement besoin d'un support visuel, tant pour sa durée

(deux heures et demie), que parce que c'est dans cet esprit qu'elle a été conçue.

L'ensemble Les Talens Lyriques, le choeur de l'Opéra de Dijon, les solistes, le chef

L'ensemble Les Talens Lyriques, le choeur de l'Opéra de Dijon, les solistes, le chef

Pendant le concert, je pensais avec amusement à l'un des chefs d'orchestre avec qui j'ai eu le plaisir de chanter

le Requiem de Mozart, et qui n'aurait pas ajouté un demi-soupir d'interprétation parce qu'il fallait "jouer et chanter

comme Mozart l'avait écrit". Puriste extrême. Et aussi, plutôt avec compassion, à ce pauvre Mozart, dont les deux

dernières œuvres furent le Requiem, et cet opéra, qu'il voulait très drôle, mais dont la musique et les paroles du

livret, dépouillés de leur mise en scène gaudriolesque, sont par moments franchement angoissées.

Le concert se termina vers 22h30, et je repartis au cours des rappels, pour ne pas rentrer chez moi trop tard

(ce fut 23h15, un retour exceptionnellement rapide, coup de chance!)

 

Sylvie, blogmestre

 

Flûte enchantée de concert
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 07:21

Hier matin, j'arrivai à l'heure* pour la messe grégorienne de Notre-Dame, pendant l'introduction au grand orgue.

(Cet article a été rédigé dans un concert de marteaux-piqueurs provenant de la rue, excusez-moi pour les fautes)

 

Dimanche 2 avril 2017

Nous étions le 5è dimanche de Carême. La messe grégorienne, diffusée simultanément sur France

Culture, avait fait l'objet, comme les semaines précédentes, d'un grand soin dans sa préparation.

Animée par deux solistes féminines, et un soliste masculin, elle était dirigée par Sylvain Dieudonné,

qui accompagna à la vièle à archet un duo mezzo-soprano et baryton. Il s'agissait d'un drame liturgique,

évoquant la mort de Lazare, et l'intervention de ses soeurs Marthe et Marie auprès de Jésus,

qui constituait l'Evangile du jour. J'ai isolé ce passage du podcast de la messe grégorienne du 2 avril 2017, disponible

sur le site de France Culture, pour en faire une illustration sonore de cet article de blog, et remercie  la réalisation de l'émission.

 

 

 

L'Evangile, très long, se concluait par la résurrection de Lazare, que l'on voit dans son tombeau, ci-dessus,

entouré de bandelettes. La messe grégorienne fut célébrée par Mgr Chauvet, qui nous fit part, après

la conclusion d'orgue destinée à la radio et aux auditeurs lointains, des annonces pour la fin du Carême, le

dimanche des Rameaux, et la semaine sainte. Le dimanche des Rameaux, à Paris est un moment épique

(mais ce n'est pas plus aisé à Arcueil). Il y a une messe de moins qu'à l'ordinaire peut-être est-ce l'explication?

 

Dimanche 2 avril 2017

La messe internationale de 11h30 qui suivit fut dite en français et en anglais. Elle fut animée par trois

solistes,;la musique était composée par la famille Haydn, Joseph, pour la messe brève, et Michael

pour le chant de communion, Eripe me Domine. Cette deuxième messe dura très longtemps, nous sommes

ressortis de Notre-Dame vers 12h45** (il y avait beaucoup de monde, la sortie fut longue). Dehors, la végétation

avait prospéré pendant la semaine, les marronniers de la place Jean-Paul II étaient feuillus et certains en boutons.

Dimanche 2 avril 2017

Après une tentative infructueuse, je parvins à recharger mon passe Navigo, mais l'appareil ne me délivra pas de ticket

(73€ de dépense, et refus de ticket!) Arrivée à Arcueil, je croisai le premier lilas fleuri, s'épanouissant sur un mur.

Dimanche 2 avril 2017

Sylvie, blogmestre

 

NB: la Passion selon Saint-Matthieu de JS Bach sera donnée deux fois à Paris pendant la semaine sainte,

le 12 avril au Théâtre des Champs Elysées et le 14 avril à la Philharmonie de Paris, en cherchant bien

on trouve encore des places libres, voire abordables, mais les deux concerts seront pleins, avis aux amateurs!

(la Passion selon Saint-Matthieu, à double choeur, est plus rare en concert que celle de Saint-Jean)

 

Dimanche 2 avril 2017
Dimanche 2 avril 2017
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 10:28

Il y eut mercredi soir un premier Requiem de Brahms à la Philharmonie.Il y en eut un deuxième jeudi soir.

Double Requiem de Brahms

Suite à un possible conflit d'agenda, j'avais réservé deux billets pour chacun des concerts, un billet le 29 et un billet

le 30 mars. Le conflit d'agenda ayant disparu de la soirée du 29, et n'ayant pas réussi à revendre ni à donner mon

billet de concert, je l'ai utilisé, ainsi que celui du lendemain. J'ai parlé de la première partie des concerts

c'est à dire du concerto n°22 pour piano et orchestre de Mozart, dans un article qui est inséré juste avant celui-ci.

Voici le Requiem de Brahms, ou plutôt les deux Requiem de Brahms entendus les 29 et 30 mars.

Double Requiem de Brahms
Double Requiem de Brahms

Comme on peut le voir sur le billet et sur le programme qui suit, le chef d'orchestre prévu pour diriger

ce concert avait changé, et Thomas Hengelbrock, nouvellement nommé chef associé de l'Orchestre de

Paris, marquait ainsi, selon les propos du livret, son entrée en fonction, par ces deux concerts.

La musique était germanique, Mozart d'une part, Brahms de l'autre. Ma motivation pour le choix de ce

concert était le bonheur d'entendre, de réentendre le Requiem de Brahms, que j'ai eu le plaisir de chanter

deux fois en concert. Et de l'entendre chanté par une formation qui saurait en tirer le meilleur.

Je ne le savais pas encore, mais le chef d'orchestre était aussi particulièrement brahmsien.

Thomas Hengelbrock le 29 mars

Thomas Hengelbrock le 29 mars

J'étais placée au 5è rang de l'arrière-scène le 29 mars, très près du choeur, et au 4è rang le 30 mars,

encore plus près! A tel point, étant à l'arrière-scène, qu'il m'aurait paru normal de chanter aussi, lorsque

le choeur était à l'unisson dans le deuxième mouvement "Denn alles Fleisch, es ist wie Grass"...

Double Requiem de Brahms

Il y avait dans le livret, dont la première page suit, tout le texte du Requiem de Brahms, en allemand

et en français, ainsi que les références bibliographiques des textes utilisés par Johannes Brahms,

dont l'entreprise était très originale, puisqu'il avait choisi de composer un Requiem en langue allemande,

au lieu du latin habituel, et qui incluerait des textes de la Bible et des Evangiles qui ne seraient pas

ceux utilisés habituellement . On y trouve ainsi des extraits des écrits de Pierre, Matthieu,

Jacques, Jean, Isaïe,  des Hébreux, des Corinthiens, et de l'Apocalypse.

Double Requiem de Brahms

L'interprétation du Requiem allemand était celle d'un choeur de choristes amateurs de très haut

niveau, habitué à se produire avec un orchestre professionnel. Les voix sont fraîches, bien timbrées,

sans caractéristiques lyriques ni solistes, même si certain(e)s des choristes ont probablement la voix

qu'il faut pour être soliste. La couleur musicale de l'ensemble est différente de celle d'un choeur

professionnel, mais la qualité est la même. On sent tout le travail (quand on a pratiqué l'oeuvre) qu'il a

fallu au Choeur de l'Orchestre de Paris pour aboutir à ce résultat quasiment parfait le 29 mars, et

parfait le 30 mars. Le 6è mouvement, qui est le plus épuisant à mon avis (quoique les 2è et 3è le soient

à peine moins...), fut remarquable de justesse et de tempo maîtrisé, et de frissons dans le dos produits

sur le public. Le 29 mars, le chef d'orchestre testa la puissance du choeur. Le 30 mars, il en exigea

le maximum. Et ce 6è mouvement atteint une puissance extraordinaire. Chair de poule sur le

"Tod, wo ist dein Stachel? Hölle, wo ist dein Sieg?" (Mort, où est ton aiguillon? Enfer, où est ta

victoire?) Même les non-germanistes ont dû comprendre qu'il s'agissait du Jugement dernier!

Eh bien, curieusement (je l'ai découvert hier soir en achevant la lecture du livret à l'entracte), ce ne

sont pas ces paroles-là qui viennent de l'Apocalypse (elle viennent des Corinthiens). Ce qui vient de

l'Apocalypse, ce sont les textes qui suivent la dernière trompette et l'aiguillon de la mort: la fugue "Herr,

Du bist würdig", du 6è mouvement, et le 7è mouvement "Selig sind die Toten" (Heureux les morts).

Le choeur tourné vers l'arrière le 30 mars

Le choeur tourné vers l'arrière le 30 mars

Le Requiem de Brahms est construit en deux bosses de puissance, avec une accalmie centrale.

Il commence pianissimo par "Selig sind die da Leid tragen", qui enfle progressivement, puis il y a

"Denn alles Fleisch", avec des alternances de pesanteur et de poésie musicale, puis le premier

sommet de l'oeuvre, en puissance, "Herr, lehre doch mich",  3è mouvement introduit par le baryton,

suivi d'une fugue étourdissante. Le 4è mouvement "Wie lieblich sind deine Wohnungen" est d'une

douceur presque fade comparée aux deux mouvements qui l'entourent. Pour parer à cette impression,

le choeur en a piqué les notes ici et là hier soir, ce qui introduisait une rupture bienvenue, transformant

le legato en un passage plus expressif et plus dynamique. La tension remonte avec le 5è mouvement

"Ihr habt nun Traurigkeit", et l'intervention de la soprano solo, pour culminer encore plus haut en

puissance dans le 6è mouvement, à nouveau après l'intervention du baryton. C'est ici que les choristes

sortent tout ce qu'ils ont dans le ventre... Thomas Hengelbrock, après les avoir testés la veille a estimé

qu'ils pouvaient donner beaucoup, et il leur a demandé beaucoup, énormément, en ce 30 mars.

Le pianissimo du "Selig sind" du 7è mouvement en fut un peu affecté, ce n'était plus qu'un piano, mais

on sait combien il est difficile pour un choeur non professionnel de passer du super fortissimo au super pianissimo,

et le piano était très beau et bien exécuté. Le chef d'orchestre m'a fascinée pendant tout le Requiem

qu'il savait par coeur, et dont il mimait les paroles pour les choristes. Lui aussi s'est donné à fond!

Le choeur et l'orchestre tournés vers l'arrière le 29 mars

Le choeur et l'orchestre tournés vers l'arrière le 29 mars

Les deux solistes étaient Christiane Karg, soprano, et Michael Nagy, baryton. Lionel Sow, chef

de choeur, vint rejoindre Thomas Hagelbrocke sur scène aux saluts, accompagné de l'habituel

mouvement de ferveur de ses choristes, ci-dessous en compagnie du violon solo Philippe Aïche.
 

Double Requiem de Brahms

Et pour finir un peu d'ambiance de fin de concert, le chef était épanoui (très souriant pendant tout le

deuxième concert, sauf passages dramatiques). J'ai lu dans le livret qu'il avait récemment monté Elias de

Mendelssohn, je serais enchantée de l'entendre dans cet oratorio ou un autre.

Herzlich Willkommen in Paris !

 

 

Heureusement que j'étais placée, le 30 mars, au-dessus des alti et des basses, si j'avais été au-dessus

des sopranes (mon pupitre), ç'aurait été une souffrance de ne pas pouvoir chanter aussi!

NB: le concert du 30 mars a été enregistré (enregistrement son).

 

Sylvie, blogmestre

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:00

Les 29 et 30 mars, j'ai entendu deux fois le concerto n°22 pour piano et orchestre à la Philharmonie,

en première partie du Requiem de Brahms, qui fait l'objet de l'article suivant.Le concerto était joué

par l'Orchestre de Paris, et par Emanuel Ax au piano, sous la direction de Thomas Hengelbrock.

Concerto n°22 pour piano de Mozart
Concerto n°22 pour piano de Mozart
Concerto n°22 pour piano de Mozart

Ma place du 30 mars était une rangée plus en avant que la veille, soit la quatrième rangée de

l'arrière-scène, sur la gauche, au bord de l'allée, donc avec un dégagement de visibilité très agréable.

Concerto n°22 pour piano de Mozart

Ci-dessus, la vue de la place D216, occupée le 30 mars. Je vais parler ici seulement du concerto n°22

de Mozart qui constituait la première partie du concert, et me sembla identique les 29 et 30 mars.

Le Requiem de Brahms, lui, n'était pas identique les deux soirs. C'est la différence qu'il y a entre un

ensemble de musiciens professionnels (l'Orchestre de Paris) et un ensemble composé de musiciens

amateurs: les musiciens professionnels proposent des concerts reproductibles, alors que pour les

musiciens amateurs, chaque concert est une nouvelle aventure, différente de celle de la veille.

Thomas Hengelbrock, Emanuel Ax et Les premiers violons

Thomas Hengelbrock, Emanuel Ax et Les premiers violons

Le concerto pour piano et orchestre fut créé par Mozart en 1785, à Vienne, au sommet de la popularité

du compositeur. C'est son plus long concerto. Mozart y incorpore un instrument nouveau qui lui plaisait

beaucoup, et pour lequel il écrira son ultime concerto: la clarinette. Une longue ouverture instrumentale

précéde l'entrée du piano dans le premier mouvement, allegro. Le 29 mars, je voyais très bien les mains

du pianiste, qui couraient sans effort sur les touches. Certains pianistes font de grands effets, lui restait

au plus près du clavier, dans un jeu précis, tonique, et dépourvu de mouvements inutiles.

L'Orchestre de Paris en formation concerto

L'Orchestre de Paris en formation concerto

Le deuxième mouvement, andante, serait funèbre et contiendrait une lamentation et des soupirs

pathétiques (j'utilise le conditionnel, car je n'ai rien remarqué de tel, mais je suis sous-sous critique musicale et choriste

amatrice, donc certaines subtilités artistiques m'échappent forcément!) Mon mouvement préféré est le troisième,

allegro. Ce mouvement a été popularisé par le film Amadeus, dans la scène où le compositeur le joue

devant l'empereur Joseph II. C'est un rondo très allègre, joyeux, et c'était aussi manifestement

le mouvement préféré du pianiste Emanuel Ax, qui en marquait les attaques de la bouche

et du geste quand il ne jouait pas lui même, et que l'orchestre lui répondait.

 

 

Ci-dessus, l'interprétation de l'Academy de St Martin-in-the-fields, et de Neville Marriner dans le film Amadeus

 

La partie de piano est très virtuose dans ce concerto. On se souvient que Mozart était un pianiste

prodige, après avoir été un très jeune claveciniste prodige. Le concerto est sa forme musicale de

prédilection pour la composition, et dans ses nombreux concertos, on peut voir son évolution musicale.

C'est sur ce 3è mouvement à la fois guilleret et virtuose que se termina la première partie

des deux concerts. Le pianiste, très applaudi, nous joua un bis, sans l'orchestre.

(la suite des deux concerts des 29 et 30 mars est dans l'article suivant).

 

 

Sylvie, blogmestre

 

ci-dessous, les ticket et reçu du 30 mars, attestant de ma présence Porte de Pantin à 20h, et Gare du Nord à 23h15

Concerto n°22 pour piano de Mozart
Concerto n°22 pour piano de Mozart
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 08:05

Il y avait hier soir à Notre-Dame de Paris un concert de musique espagnole, comportant

des oeuvres de Maurice Ohana, de Tomas Luis de Victoria, et de Cristobal de Morales.

Ce concert était interprété par la Maîtrise de la cathédrale, Choeurs d'enfants et d'adultes,

et Jeune Ensemble, accompagnée de musiciens du Conservatoire de Paris,

sous la direction de Henri Chalet, et d'Emilie Fleury.

Cantigas

La cathédrale était en disposition retournée vers le fond de la nef. La partie centrale à l'avant

était réservée, j'ai trouvé une place latérale dans les trois premières rangées, proche de la scène.

Cantigas

C'est le Choeur d'enfants qui commença le concert par quatre choeurs pour voix d'enfants,

de Maurice Ohana, sous la direction d'Emilie Fleury. Maurice Ohana (1913-1992), était un compositeur

français né au Maroc, d'une mère andalouse. Les Cantigas présentés au concert ont été écrits dans

les années1950, à partir de textes anciens, selon un mode néo-archaïque en hommage au XIIIè siècle.

L'Andalousie de Ohana est une Andalousie rêvée, idéale, mélange de cultures et d'influences.

Tomas Luis de Victoria était un prêtre, maître de chapelle, compositeur, qui vécut au XVIè siècle,

et fut le plus connu des polyphonistes de la Renaissance espagnole. Cristobal de Morales était

un soliste et compositeur espagnol de la Renaissance, contemporain de Victoria.

 

Cantigas

Le premier de ces choeurs fut chanté sur scène et les suivants dans la nef. Puis le Jeune Ensemble

et le Choeur d'adultes rejoignirent le choeur d'enfants pour les oeuvres de la Renaissance

de Victoria et Morales, Ave Maria, Regina caeli, Congratulamini mihi omnes, Ave Regina coelorum.

Cantigas

J'étais très bien placée puisque je voyais bien la scène et aussi les choeurs latéraux dans la nef (ci-dessus).

Les choeurs de la Renaissance étaient de difficulté croissante, écrits pour 4, 5, 6 puis 8 voix,

en double choeur, un choeur à chaque extrémité du milieu de la nef et le chef de choeur au centre.

Cantigas

J'ai été très impressionnée par l'excellence de l'exécution des choeurs doubles, l'ensemble

du concert étant impressionnant de qualité vocale. Il y eut ensuite des Cantigas de Ohana, par

les choristes adultes, avec des solistes, dont un très jeune que l'on voit ci-dessous avec son chef.

Cantigas

La fin des Cantigas (et du concert) fut interprétée par les seuls choristes adultes, avec

les musiciens. Ci-dessous une vidéo (je ne pêux dire de quel Cantiga il s'agit...)

 

 

 

Ce fut un très beau concert, avec un rapprochement intéressant entre l'Andalousie

du XVIè siècle de Victoria et Morales, et celle rêvée au XXè siècle, de Ohana.

Bravo à toutes et à tous!

 

Sylvie, blogmestre

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:46

Samedi soir, 25 mars, je suis allée entendre Daniel Harding au Théâtre des Champs-Elysées dans une

symphonie de Schumann, et des pièces de Schoenberg et Berlioz, interprétées par le Gustav Mahler

Jugendorchester . Voici le billet de concert du Théâtre des Champs Elysées, retiré sur place. Partie

de chez moi vers 18h40, il y avait 20 minutes d'attente pour la correspondance entre les RER B et C .Changeant

d'itinéraire, je pris la ligne 1 à Chätelet, qui (pas de chance!) fut bloquée par un problème technique  entre Châtelet

et la Défense! Un troisième itinéraire me permit enfin d'atteindre la rue Montaigne, où j'arrivai un quart d'heure avant

le début du concert. Heureusement que j'avais de l'avance! D'autres auditeurs mirent plus de temps pour arriver...

 

 

Week-end des 25 et 26 mars 2017

 

J'ignore si c'était dû à la panne de la ligne 1 du métro, mais le premier balcon côté cour avait des places vides,

mieux situées que la mienne, dont une juste au-dessus de la scène, la dernière du 2è rang, où je me suis installée.

Ci-dessous, le Gustav Mahler Jugendorchester, avant le début du concert. Cet orchestre de jeunes

musiciens de moins de 27 ans fut créé à Vienne en 1986 à l'intiative de Claudio Abbado, dont

Daniel Harding sera, dix ans plus tard, assistant au Philharmonique de Berlin. L'orchestre est ouvert

aux jeunes de toute l'Europe et reçoit chaque année environ 2000 candidatures! Considéré comme l'un

des meilleurs orchestres de jeunes, il est placé sous le patronage du Conseil de l'Europe.

 

Week-end des 25 et 26 mars 2017

 

La première partie du concert commençait par cinq pièces pour orchestre d'Arnold Schoenberg,

composées en 1909, dans lesquelles le compositeur rejetait toute forme et tout symbole, cohérence

et logique et souhaitait en finir avec l'harmonie. Il expliqua à Richard Strauss que ses pièces n'étaient

qu'une suite bariolée de couleurs, rythmes et atmosphères. Strauss lui répondit poliment que le public

berlinois n'était pas prêt à entendre des expériences sonores aussi osées...  Finalement, les 5 pièces

seront créées à Londres, en 1912. A part ses oeuvres d'inspiration romantique, Schoenberg me laisse

un peu perplexe. Cependant, j'ai aimé le fracas de ces compositions sans logique, admirant que l'on

puisse jouer sans harmonie, dans une écriture dépourvue de classiques "repères" musicaux.

 

Week-end des 25 et 26 mars 2017

 

La deuxième sous-partie de la première partie du concert était "Les nuits d'été" de Hector Berlioz, six

mélodies écrites sur des poèmes de Théophile Gautier, et chantées par le baryton Christian Gerhaher.

J'avais eu une semaine Berlioz, comme vous pouvez le constater, de la Symphonie fantastique aux

Nuits d'été, en passant par Béatrice et Benedict ! Mais ce n'était pas le Berlioz flamboyant de la

symphonie, ni le Berlioz farceur de l'opéra comique, qui avait composé ces nuits d'été. Le recueil de

poèmes de Gautier dont les extraits mis en musique sont issus est intitulé "La comédie de la mort",

ce qui donne le ton... Le Berlioz compositeur de ces nuits me parut plutôt déprimé, et l'oeuvre très

sombre. Curieusement, la lecture des poèmes de Théophile Gautier ne me cause pas la même

impression neurasthénique. La musique de Berlioz accentue le côté mortifère de l'écriture.

C'était très beau, mais très triste!

 
Week-end des 25 et 26 mars 2017

La deuxième partie du concert était constituée de la deuxième symphonie de Robert Schumann

La première partie avait été belle, mais la symphonie, dirigée par ce spécialiste de Schumann qu'est

Daniel Harding, fut splendide.. Je remarquai qu'il avait dirigé la première partie avec partitions,

Schoenberg à la baguette, Berlioz sans, qu'il avait repris sa baguette pour Schumann, et que sa

partition de la symphonie resta fermée: il la savait par coeur. Connaître une oeuvre par coeur permet de se

concentrer sur autre chose que sur la partition, c'est particulièrement utile dans les mouvements rapides, car le

temps que la vision de la partition parvienne au cerveau peut faire perdre de la vitesse à l'exécution musicale.

Cette symphonie, créée à Leipzig en 1846, fut écrite après une maladie du compositeur, qui était

à peine convalescent quand il commença son écriture. La première partie serait déchirante, et

l'oeuvre irait vers la renaissance, mouvement après mouvement. Je n'ai rien remarqué, j'ai trouvé la

symphonie belle, sensible, romantique, spectaculaire car je surplombais la scène et le chef était

au mieux de sa direction, avec un superbe suivi de l'orchestre dont il faisait ce qu'il voulait.

Quand il baissa les bras, après une époustouflante traversée des angoisses et de la

résurrection schumannienne, le public les ovationna (voir la petite vidéo des saluts ci-dessous)

et les jeunes musiciens se tombèrent dans les bras les uns des autres !

 

 

Nous sommes ressortis du Théâtre vers 22h, deux gros cars attendaient dans l'avenue Montaigne

pour ramener les jeunes musiciens à Vienne. Le retour en métro et RER se passa sans incident!

 

Sylvie, blogmestre

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 08:10

Comme vous l'avez peut-être constaté, amis lecteurs de ce blog, je n'ai pas rédigé les trois articles promis

hier matin, car hier après-midi, j'étais au Salon du Livre, dont c'était le dernier jour. Je vous livre (c'est

le cas de le dire!) ici mes impressions (bis!) sur ce salon, puis terminerai les articles précédents.

Salon du Livre de Paris

J'avais acheté en ligne hier matin un billet au code sybillin (preuve d'achat en fin d'article), et arrivai vers

15h45* au Salon, Porte de Versailles. Je redoutai un peu cette manifestation, dont j'avais gardé le

souvenir épuisant d'une foule dense qu'il fallait presque écarter avec les bras comme on nagerait

la brasse... J'avais dû y aller en week-end. En semaine, c'était beaucoup plus aisé.

Salon du Livre de Paris

J'eus une pensée pour mes amies les brebis, porcelettes, poussinettes, génisses, qui avaient regagné leurs étables

ou basse-cours après leur petit séjour dans la capitale, hébergées, me semblait-il, dans le même pavillon...

Il n'y avait plus que des bipèdes non-résidents des lieux, feuilletant des êtres de papier et de rêves.

 

Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris

Je redoutais un peu le Salon du Livre pour cette autre raison: c'est un supplice de Tantale.

Financièrement, je suis beaucoup plus dangereuse dans une librairie que dans un magasin de vêtements!

Après avoir fait le tour des exposants, écouté des interventions, feuilleté des dizaines d'ouvrages,

repéré ceux que j'emprunterai volontiers en bibliothèque, je me décidai à faire l'emplette d'un roman

symbolique de notre cher Emile, qui gratifia grâce à lui d'un surnom toute la gent féminine: Nana.

La lutte avait été rude, un recueil de poèmes déglingués de Rimbaud était parvenu en finale, mais Zola,

l'auteur de mes seize ans (j'ai lu tous les Rougon-Macquart à cet âge!), avait gagné au finish.

Salon du Livre de Paris

Il s'agissait d'une très modeste emplette, 4€*, à laquelle j'ajoutai une petite trousse en cuir artisanale,

pour mettre les plumes et crayons indispensables à ceux qui écrivent beaucoup (vous aviez

probablement remarqué que j'appartiens à cette catégorie!) J'ai beaucoup regretté de ne pas pouvoir repartir

avec un plein sac de livres, comme je voyais d'autres le faire, mais ce sera peut-être pour une

autre fois. Ce passage au Salon du Livre d'hier m'a beaucoup plu, et réconciliée avec la manifestation.

Il faut que j'y aille en semaine, hors des heures de pointe, et tout se passe bien!

Je suis repartie du salon environ une heure et quart avant la fermeture de l'édition 2017, soit vers 17h45***

 

Sylvie, blogmestre

Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 08:34

C'était le premier week-end de printemps... Je suis allée à Notre-Dame dimanche matin, 26 mars,

et chanter le Gloria de Vivaldi en l'église Saint-Louis en l'Ile, dimanche après-midi.

Dimanche 26 mars 2017

Je partis avec la tenue de concert et tout l'équipement vers Notre-Dame, et arrivai en retard d'environ

un quart d'heure...* La messe grégorienne était animée par trois solistes sous la direction de

Sylvain Dieudonné, qui joua aussi de la vièle à archet pour accompagner un ténor solo.

La célébration était conduite par Mgr Chauvet, avec retransmission sur France Culture.

Dimanche 26 mars 2017

La messe internationale qui suivit fut animée par un quatuor SATB, qui chanta une messe

de Cererols, et le Locus iste d'Anton Bruckner (ci-dessous). Une lecture fut faite en espagnol

par un jeune homme dominicain, et on nous annonça un concert le 28 mars, ainsi que les

dernières conférences de Carême. La messe se termina vers 12h40**.

 

 

Après un déjeuner au jardin du Luxembourg, je regagnai Saint-Michel Notre-Dame,

et de là l'Ile Saint Louis pour le raccord du concert de l'après-midi.

Dimanche 26 mars 2017

Le concert à Saint-Louis en l'Ile, donné par le Choeur polyphonique de Choisy le Roi en

compagnie d'autres choeurs sous la direction de Laurent Boer, avec la participation de

l'Académie d'orchestre, proposait le Te Deum de Haydn, puis la symphonie n°22 de Mozart,

suivie du concert pour violon d'Albinoni, et enfin du Gloria de Vivaldi, auquel je participai

parmi les choristes. Ce concert eut beaucoup de succès, l'église était pleine d'un public

chaleureux, qui participa au premier choeur du Gloria, en ouverture, puis en bis.

Dimanche 26 mars 2017

Voici la fin du Gloria de ma place de soprane. Le concert se termina vers 17h45, et je

repartis en tenue de concert dans les rues, jusqu'au parvis de Notre-Dame, où je pus

changer de vêtements avant de reprendre le RER... Un superbe week-end!

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 26 mars 2017
Dimanche 26 mars 2017
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 00:39

Je participerai aujourd'hui au concert donné en l'église Saint-Louis en l'Ile, à 16h, par plusieurs

choeurs du Val-de-Marne, et par l'Académie d'orchestre. Ma participation se limitera au Gloria

d'Antonio Vivaldi, mais il y aura aussi le Te Deum de Joseph Haydn, la 20è symphonie de Mozart,

et le concerto pour violon d'Albinoni. Un très joli programme, sous la direction de Laurent Boer.

 

 

Sylvie, blogmestre

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 09:13

Il y a deux jours, j'avais eu la chance de trouver une place, à un prix abordable, pour l'opéra comique

de Hector Berlioz, Béatrice et Benedict, inspiré de la comédie Much ado about nothing (Beaucoup

de bruit pour rien) de William Shakespeare, qui se donne actuellement au Palais Garnier.

Béatrice et Benedict

J'arrivai hier soir vers 19h10, et me glissai à la fin d'une file d'attente, devant le Palais Garnier.

Ma place était à l'amphithéâtre, à l'avant-dernière rangée, sous le plafond de la grande salle.

Béatrice et Benedict

On voyait très bien, à la fois la scène et l'orchestre, dirigé par Philippe Jordan. En revanche le confort

était pire que dans mes souvenirs! L'amphithéâtre étant, comme le reste du Palais Garnier, classé, il n'est pas

réaménageable pour s'adapter à la taille actuelle des spectateurs, quoique les sièges aient été prévus a minima de

celle de nos ancêtres, au XIXè siècle de sa construction. Mais, rendons justice à Garnier, on y voit très bien!

Béatrice et Benedict

J'ai eu encore plus de chance que je pensais car je découvre que j'ai assisté à la première hier soir... Je suis allée

voir ce qu'écrit la concurrence officielle (les médias!) sur ce spectacle. Voici un podcast de France Musique:

 

 

 

et un article intéressant publié dans le quotidien le Figaro, qui trouve l'opéra "étrangement poétique".

L'opéra comique en deux actes de Berlioz fut créé en 1862 à Baden-Baden. On se souvient que Berlioz

avait eu un coup de coeur pour Shakespeare, et pour Harriet Smithson, actrice shakespearienne

(voir la Symphonie fantastique dans un article récent) de ce blog. Il lui fallut quand même 25 ans, après avoir

songé à composer une version d'opéra de la pièce de théâtre, pour passer à l'acte. Berlioz avait la

réputation d'être un musicien bruyant, qui tirait son renom du fracas des orchestres puissants.

De faire dans le spectaculaire, le grandiose, et l'académique. Ici, il en va tout autrement. Aucune

inspiration épique comme dans Les Troyens. La guerre est évoquée mais seulement pour se réjouir du

retour des amants partis défendre la patrie, avec force libations, qui donnent lieu à de jolis choeurs.

Berlioz évoque cette oeuvre comme un "petit opéra", comique, avec "farces de son invention".

Béatrice et Benedict

La version présentée par l'Opéra national de Paris était à mi-chemin entre l'opéra et le concert.

Les musiciens étaient bien dans la fosse d'orchestre, mais le choeur était explicitement sur scène

puisqu'il y avait ses chaises! Il y avait des personnages parlés et des chanteurs, ce qui était un peu

déroutant au départ, puisque on voyait sur scène deux Béatrices et deux Benedicts! La musique était

douce et très mélodieuse, fine, complexe, loin des fureurs d'autres oeuvres de Berlioz. On riait des

farces et de la mauvaise foi des uns et des autres, des stratagèmes de séduction croisée

immémoriaux, que l'on trouve dans Shakespeare, Molière et bien d'autres (et même dans le Fabuleux

destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet!) Deux jeunes gens, Béatrice et Benedict, se détestent trop pour

que cette détestation affichée ne cache pas un sentiment plus doux. Leurs proches entreprennent

de leur ouvrir les yeux sur leur attirance mutuelle en convainquant chacun que l'autre l'aime.

 

Au centre, Héro, Philippe Jordan, Benedict, Béatrice, et plus à droite Claudio

Au centre, Héro, Philippe Jordan, Benedict, Béatrice, et plus à droite Claudio

Béatrice a une cousine, Héro, qui va se marier avec Claudio, qui se trouve être le meilleur ami de ...

Benedict. Le rapprochement va donc se faire à peu près facilement, après deux heures de résistance

des intéressés, qui finiront unis dans le mariage, comme Héro et Claudio. Sabine Devieilhe et

Stéphanie d'Oustrac chantaient les rôles de Héro et de Béatrice, tandis que Florian Sempey et

Paul Appleby chantaient ceux de Claudio et de Benedict. Les rôles parlés étaient interprétés par

des acteurs dramatiques, dont Didier Sandre qui jouait le père de Héro. Une excellente distribution,

une très jolie musique superbement interprétée, du rire et de la bonne humeur... Un divertissement

que je recommande chaudement et qui changera l'image que vous aviez de Hector Berlioz!

Béatrice et Benedict

L'opéra s'est terminé peu après 22h, soit une durée de deux heure trente avec entracte.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Béatrice et Benedict
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