14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 08:26

Hier soir, je suis allée revoir Amarcord de Federico Fellini au cinéma en plein air de la Villette.

Ce film faisait partie du programme de ciné-club qui nous était proposé quand j'étais adolescente et je ne l'avais

plus revu depuis. C'est une oeuvre d'auteur de 1974, oscarisée, évoquant l'existence d'une famille italienne dans

une bourgade à l'époque mussolinienne, avec toute la verve exubérante et provocante du cinéaste.

Amarcord

J'avais planifié ce film avant de connaître la date du concert médiéval à Notre-Dame, qui par malchance, s'y est

superposée récemment, avec un horaire plus tardif qu'habituellement (si le concert avait été plus tôt, j'aurais pu faire

les deux). Ayant déjà entendu le concert l'année dernière et l'année d'avant, j'ai choisi de voir le film et présenté mes

excuses pour mon absence. Lors de la présentation du film, il nous fut précisé qu'il s'agissait du seul film non numérique

de la saison, et de la seule copie en 35mm disponible en France... une occasion peut-être unique de le revoir.

Amarcord

J'étais arrivée Porte de la Villette à 21h23*, et, eu égard à la pluie de la veille, avais choisi de louer un transat

(voir billet ci-dessus), puis trouvé un endroit sur la pelouse (humide) où installer le siège sans gêner personne.

La projection commença un peu plus tard que prévu, peut-être du fait qu'il s'agissait d'une pellicule,

avec tous les bruits qui accompagnent la projection de bobines de film, et dont nous avons perdu

l'habitude à l'ère du numérique. C'était probablement la meilleure méthode pour voir du Fellini...

Le transat s'avéra très confortable, avec sa couverture (et la multiplication des couches vestimentaires que j'avais

opérée en dessous), et au lieu de ressortir de la projection pleine de crampes et frigorifiée, je suis repartie en forme,

un peu avant minuit pour cause de transports en commun, j'ai passé un excellente soirée bien au chaud.

Amarcord

Le film raconte des scènes de vie dans la campagne italienne, le personnage central est un collégien,

que l'on voit dans ses différentes activités, à l'école, avec une bande de loustics, dans sa famille,

entouré d'un grand-père toujours vert, de deux parents hauts en voix, d'un oncle attardé mental que

l'on sort de l'hospice une fois par mois, des obsessions et fantasmes des uns et des autres,

de personnages féminins qui dominent les hommes par l'appât qu'elles constituent, et des

manifestations de puissance du régime fasciste qui enrôle les enfants et détruit les communistes.

Tout ceci est filmé dans la plaine italienne aride, en Emilie -Romagne, en bord de mer,  au nord-est

de la péninsule, ce qui apparait dans les brouillards et la neige de la fin. Le titre vient du dialecte

local, le romagnol, et les comédiens ont été doublés en romagnol dans la version italienne.

 

 

Mes arrière-grands parents paternels étaient italiens issus de la ruralité du nord-est de l'Italie, mes grands parents

paternels, nés en France, avaient passé leur enfance, en Italie dans la famille italienne, pendant la guerre de 14-18.

Quand j'étais enfant, je passais mes vacances d'été chez eux, et le dialecte d'origine ressortait souvent, avec cette

théâtralité du comportement. Il y avait des histoires épouvantables qui se colportaient dans le milieu franco-italien,

d'un goût plus que mauvais, à l'instar de ce que l'on voit dans le film, comme celle des cendres d'un soldat que l'on

avait confondues avec de la farine et avec lesquelles on avait tenté de faire un gâteau, qui avait refusé de monter...

Fellini puise dans un genre local existant la moëlle de ses films. Il le fait avec talent. Quoique j'aie lu Cavanna,

il y a longtemps, j'avais un peu oublié ce qu'étaient "les Ritals", cet héritage génétique aussi attachant

qu'insupportable par ses outrances, progressivement gommé en France au fil des générations.

Ce qui m'a frappée d'emblée, en revoyant ce film, découvert à l'adolescence, c'est-à-dire à une période

où la partie italienne de ma famille était encore bien présente, c'est combien la société a changé...

Même Nanni Moretti s'est "civilisé" au cours de ses films! Nous avons oublié le chemin parcouru.

Hier soir, j'ai reçu Amarcord dans la figure comme une grande bassine d'eau des origines.

 

 

 

Ci-dessus une bande-annonce italienne du film, que j'ai mis du temps à trouver, choisie parce qu'elle

me semble respecter le film pour ce qu'il est, une peinture de moeurs, un témoignage historique

à peine outré (dans la veine Pagnol, mais en bien pire!), avec le fascisme en bruit de fond, une

communauté humaine qui vit et trucule, au milieu du XXè siècle après Jésus-Christ. Ce film est

contemporain des oeuvres de Visconti, Scola, Pasolini, et de l'autre côté de l'Atlantique, de Coppola.

L'Italie a beaucoup donné au cinéma, je préfère personnellement les ruraux aux maffiosi...

J'ai rendu mon transat peu avant minuit, et suis ressortie de l'enceinte vers 23h56**, rentrée chez moi vers 1h.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Amarcord
Amarcord
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 17:07

Ce matin, je suis partie à 9h45 d'Arcueil-gare et arrivée à 10h08 en gare de Saint-Michel Notre-Dame.

Le parvis était plein de lacis de touristes attendant de pouvoir entrer...

Dimanche 13 août 2017

La messe grégorienne de 10h était célébrée par le cardinal Mamberti, qui est venu du Vatican

présider la Fête de l'Assomption à Notre-Dame de Paris, ce dont nous le remercions beaucoup.

Cette messe grégorienne, célébrée en latin et en français, était animée par quatre choristes

féminines de l'Ensemble vocal de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Nous étions le 19è dimanche du temps ordinaire, et Jésus marcha sur l'eau...

Dimanche 13 août 2017

La première lecture, extraite du premier livre des rois, était le texte dont Mendelssohn a fait un choeur

dans son oratorio Elias "Der Herr ging vorüber" où Dieu n'est ni dans l'ouragan, ni dans le tremblement de

terre, ni dans le feu... mais dans la petite brise légère. La messe grégorienne était plus dense en fidèles que d'habitude

m'a-t'il semblé, et j'ai constaté que nombre d'entre eux se pressaient pour communier avec notre cardinal invité.

La procession ressortit lentement à la fin de la messe, pour les bénédictions des fidèles et touristes.

Aux annonces qui terminèrent cette messe grégorienne, furent évoqués les trois jours de la Fête de

l'Assomption, qui commencent ce soir avec le concert grégorien et médiéval "Assumptio",

sous la direction de Sylvain Dieudonné, dont voici ci-dessous un extrait vidéo de l'année dernière.

Le concert de ce soir, à 21h, sera donné en présence du cardinal Mamberti.

 

 

La messe internationale qui suivit fut dite en français, anglais, allemand et italien, et célébrée par

un prêtre originaire de Brooklyn, qui vient l'été nous rendre visite à Paris. Les quatre choristes de

la messe précédente chantaient cette fois la Missa in simplicitate de Jean Langlais (à une voix)

et une pièce d'Alain à la communion "Adoro te" (à deux voix). Le Sanctus fut chanté par l'assemblée,

ainsi que le Notre-Père sur la musique de Rimski-Korsakov... et il y eut un petit bug d'Evangile.

Ce sont des choses qui arrivent...

Dimanche 13 août 2017

Il y aura demain lundi une messe solennelle à 18h30, suivie d'une veillée mariale, à 20h30,

animée par la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, et d'une procession aux flambeaux à 21h30,

l'ensemble est présidé par le cardinal Mamberti. Le 15 août, jour de l'Assomption, la messe

internationale  de 11h30 et la procession dans les îles seront également présidées

par le cardinal Mamberti. Je suis ressortie vers 12h35 de Notre-Dame un peu avant l'assemblée,

dans un grand choeur de cloches, et ai repris le RER à 12h38***.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

 

 

Dimanche 13 août 2017
Dimanche 13 août 2017
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 08:16

Hier, je suis retournée au Museum d'Histoire naturelle, pour voir, après le Jardin des Plantes,

la grande galerie de l'évolution, une exposition permanente sur 6000m2 retraçant l'évolution animale,

dans un très beau pavillon, à l'entrée du Jardin des Plantes, rue Geoffroy Saint-Hilaire.

Partie d'Arcueil en bus à 15h13*, je suis arrivée à la galerie à 16h06.

Grande galerie de l'évolution
Grande galerie de l'évolution

Le Museum national d'histoire naturelle fut créé par la Convention en 1793. Le pavillon d'origine étant

devenu trop étroit pour abriter l'ensemble des collections montées au XIXè siècle, Adolphe Tiers fit construire une

nouvelle galerie de zoologie, en 1889, qui est donc contemporaine de la Tour Eiffel. La disposition des collections

de l'époque est très classique. Après la 2è guerre mondiale, le pavillon se dégrade et ferme en 1966. En 1988,

François Mitterrand décide de redonner vie à la galerie, sous une forme plus moderne. Le chantier débute en 1991,

les animaux sont restaurés par des taxidermistes, les fondations de la nef sont creusées, on ajoute une structure

métallique interne dans le style des structures en fonte du XIXè siècle. La nouvelle galerie est inaugurée en 1994.

Cette galerie dite de l'évolution présente les collections restaurées mises en scène et en lumière

naturelle (le toit est une verrière tamisée)  dans un pavillon dont l'intérieur actuel rappelle le style

Baltard (espace central vide et coursives avec piliers métalliques massifs). Les cloisons ouvertes

sont transparentes, et l'ensemble baigne dans des lumières changeantes d'éclairages d'appoint.

C'est un énorme loft animal à plusieurs niveaux où les collections de nos frères inférieurs

(le sont-ils vraiment?) sont disposées de manièreà restituer au mieux l'illusion du vivant.

Grande galerie de l'évolution

Il y a plusieurs niveaux, celui de la diversité du vivant, milieux marins (vignette du montage) est au

rez-de-chaussée, surmonté du niveau des milieux terrestres, avec sa cohorte d'animaux africains.

Il est interdit de toucher les animaux naturalisés, bien entendu, pourtant il serait bien tentant de

passer la main sur l'un ou l'autre petit ou gros crâne... Il y a encore deux niveaux supérieurs, sur

l'homme facteur d'évolution, et sur l'évolution de la vie, qui n'utilisent que les espaces périphériques

des niveaux, permettant de voir le troupeau d'animaux de partout depuis ces deux niveaux.

Grande galerie de l'évolution

Et sur les côtés du pavillon, on peut voir d'énormes squelettes comme celui sur la photo

ci-dessus, qui appartenait à une baleine à fanons. Voici ci-dessous le montage des photos que j'ai prises,

(sur le Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns: Aquarium, Marche royale du lion, l'Eléphant, Fossiles, et Volière)

 

 

Le site internet du Museum indique que la visite dure environ 1 heure... j'aurais pu y passer une

demi-journée, tant il y a à voir, à lire, à entendre. Si vous y allez, j'aurais deux conseils: prévoyez plus d'une

heure, et restez après la fin de l'entrée des derniers visiteurs à 17h15, on circule alors beaucoup plus facilement

dans les collections. Une boutique de souvenirs vend divers articles estampillés Museum.

Pour toutes les personnes qui s'intéressent aux sciences naturelles, c'est une très belle visite.

Grande galerie de l'évolution

La galerie fermait à 18h, j'ai repris le bus 47 à Censier-Daubenton à 17h58**.

 

Sylvie, blogmestre

Grande galerie de l'évolution
Grande galerie de l'évolution
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 08:27

Hier dimanche 6 août, étant rentrée assez tard dans la nuit, je suis partie plus tard dans la matinée

pour Notre-Dame, vers 10h45, et suis arrivée sur le parvis à 11h17* La foule était encore plus dense qu'à 10h...

Dimanche 6 août 2017

La messe internationale de 11h30 était célébrée par Mgr Chauvet, en présence de plusieurs autres

prêtres, elle fut dite en français et partiellement en anglais. Nous étion le jour de la Transfiguration.

Dimanche 6 août 2017

  Cette messe internationale était animée par quatre solistes de la Maîtrise de Notre-Dame, qui

chantèrent une messe de Joseph Haydn (Kyrie, Sanctus, Agnus Dei), et un psaume

de Felix Mendelssohn, Zum Abendsegen.

 

 

 

(Haydn ayant écrit plus d'une messe brève, en l'absence d'informations supplémentaires, je propose celle-ci,

c'est la "Kleine Orgelmesse" , merci de corriger le cas échéant si je n'ai pas choisi la bonne).

 

A la fin de la messe, on annonça deux concerts, dont un de musique baroque le 8 août interprété

par des solistes de la Maîtrise, et un second de musique médiévale le 13 août, par l'ensemble

vocal de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné. La Fête de l'Assomption,  le 15 août,

donnera lieu à de nombreuses célébrations et manifestations à partir du 13 août.

Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 12h35, j'ai repris le RER à 12h37**

 

Sylvie, blogmestre

 

Dimanche 6 août 2017
Dimanche 6 août 2017
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 08:40

J'ai vu hier soir un film de Martin Scorsese au cinéma en plein air de la Villette, intitulé

"Les affranchis", précédé d'un court-métrage. Samedi soir oblige, il y avait beaucoup de monde.

Partie d'Arcueil-gare à 21h*, je suis arrivée sans encombre Porte de Pantin à 21h40**

Les affranchis

Une foule de spectateurs faisaient la queue pour louer un transat à l'entrée. Sachant que le film durait presque

2h30 et le court métrage une dizaine de minutes je restai au fond de la pelouse pour pouvoir en ressortir

avant la fin, et ne pas rentrer chez moi tôt le lendemain matin par d'hypothétiques bus de nuit.

Les affranchis

Le court-métrage fut perturbé par l'introduction d'un transat devant moi, dans le champ de vision d'une dizaine

de personnes non consultées, sans aucune manifestation d'émotion de la part de la goujate à l'oeuvre...

Après réarrangement des personnes lésées consécutive, le court-métrage était presque terminé! Il s'agissait de

"Beauduc" de Laurent Teyssier, une oeuvre de 13' et de 2013: une série de cabanons en Camargue

sont frappés de démolition par un arrêté préfectoral car leur édification s'est faite à l'encontre

de la loi littoral qui interdit de construire en bord de mer. Sarah et Pascal, dont le père vivait dans

l'un de ces cabanons, y passent une dernière nuit, puis le détruisent par le feu.

 

 

 

Une réalisation fine, émouvante, des images superbes. Laurent Teyssier a réalisé un premier long

métrage, "Toril", qui est sorti en salles en septembre 2016, traitant des difficultés des agriculteurs

à vivre de leur métier, et d'une initiative de culture insolite et désespérée, le cannabis.

Les affranchis

Le film de Scorsese commença vers 22h15, on nous prévint qu'il durerait jusqu'à 1h du matin environ.

C'est un film sur la mafia italienne importée aux USA et reconstituée sur place, à New-York.

Plus précisément, il s'agit d'une sorte de documentaire sur la vie de Henry Hill, né de mère sicilienne,

très tôt embauché par la mafia new-yorkaise pour apprendre à devenir un gangster. Contrairement

au "Parrain", dans ses trois volets, il n'y a ici pas d'intrigue, les personnages sont lourds et vulgaires

(le nombre de f... par phrase est ahurissant), ils semblent tous plus ou moins psychopathes, ont la

gachette et l'explosif faciles, le coup de tatane aussi. Il semble que cela puisse fasciner les

demoiselles puisque Henry parvient à épouser Karen, séduite par le pistolet qu'il lui a confié...

Le film est une succession de coups, qu'il s'agisse de vols, de racket, de destructions par le feu,

ou de bastons qui tournent au meurtre en comité. Il y avait dans le Parrain de la finesse, et une

sorte d'aristocratie de la pègre. Les affranchis sont de grosses brutes antipathiques. La bande

annonce est sélective, comme souvent, en ce qu'elle ne restitue pas le langage très vulgaire de

ces messieurs. J'avais vu l'an dernier à la Villette "Fargo" des frères Cohen, aussi très riche

en langage ordurier, avec des scènes très violentes, mais qui comportait un second degré.

Dans "Les affranchis", pas de second degré, tout est brut de décoffrage. Il y a aussi une narration,

(Scorsese s'est référé à "Jules et Jim" de Truffaut qui comporte la voix du narrateur) Henry nous raconte sa vie

et ses états d'âme, ce qui parait inapproprié dans un film d'action... mais est-ce un film d'action?

Un film d'action a nécessairement une intrigue, il n'y avait qu'une succession de scènes.

 

 

Un peu surprise de mon manque d'adhésion à cette réalisation généralement présentée comme un chef d'oeuvre,

je suis allée lire les critiques défavorables des abonnés d'Allociné, pour découvrir qu'une frange des spectateurs font

les mêmes objections que moi. La pire que j'aie lue: Scorsese se complairait dans l'apologie du crime organisé.

Je suis ressortie prématurément de la projection vers 23h30, et ai repris le métro à 23h33***. Motif: un vent glacé,

et une violence à l'écran que je ne jugeai pas nécessaire de m'infliger au delà du mafieux tué sous les coups

d'un De Niro dans sa face obscure, trimbalé dans un coffre, enterré, déterré, qualifié de "putois écrasé" pour

expliquer l"odeur... bref! Quand je suis partie, nombre de mes voisins du fond en avaient déjà fait autant.

Tout le monde n'a pas vocation à supporter la violence, mais les spectateurs à l'avant étaient plus accrochés.

Précisons que le film est interdit aux moins de 16 ans, ce qui parait justifié.

Et pour terminer, ne pas aimer un film est aussi une expérience intéressante !

 

 

Sylvie, blogmestre

Les affranchis
Les affranchis
Les affranchis
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 13:28

Si vous avez raté le Festival de Saint-Denis en juin dernier, la Culturebox de France info vous en

offre les enregistrements vidéo ! Ci-dessous le Requiem de Mozart, par l'Orchestre national

de France, et le Choeur de Radio France, sous la direction de James Gaffigan

 

 

Sylvie, blogmestre

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 08:10

Je suis retournée hier soir au cinéma en plein air de la Villette, qui projetait un film japonais de

Naomi Kawase, de 2015, sélectionné au Festival de Cannes dans la sélection (officielle)

"Un certain regard", intitulé "Les délices de Tokyo". Partie d'Arcueil vers 20h45, il m'arriva un incident curieux:

mes tickets de RER, pourtant valides, et de métro (id.) étaient tous rejetés par les appareils... comme il est irrégulier

de discriminer un passager, je suis passée quand même, et la prochaine fois, je filmerai le rejet de mes tickets...

Je suis arrivée Porte de Pantin à 21h49*, et me suis installée sur la pelouse, dans un espace vide, près de la cabine.

Délices de Tokyo

La projection a commencé un peu après 22h. Le film était en japonais sous-titré en français.

Le film est projeté suffisamment haut pour que toutes les personnes assises par terre puissent voir sans problème.

Peu après le début du film, le groupe de personnes devant moi, assises par terre, a décidé de passer aux transats,

rompant un accord tacite qui veut qu'on n'impose pas un transat bouchant la vue d'un autre spectateur alors que le

film est commencé... C'est d'une goujaterie absolue. J'ai remercié ironiquement (sans réponse, évidemment!) et suis

allée m'asseoir plus loin, devant, gênant passagèrement d'autres personnes pendant la projection, j'en suis désolée.

 

Délices de Tokyo

C'était un beau film tendre avec une histoire sensible, et un rythme de narration très lent. Un film

formaté pour Cannes, je dirais, avec un personnage extraordinaire qui change la vie ordinaire

d'autres personnes, sur fond d'exotisme, mais pas trop. L'histoire était assez banale, et je me

demandais ce qui avait bien pu le faire sélectionner à "Un certain regard", qui est la sélection de

l'insolite... Jusqu'à ce que le personnage extraordinaire se révèle atteint d'une maladie hors d'âge,

biblique, qui lui a valu l'enfermement depuis son adolescence, maladie qui fait peur, et prive de

sépulture. Là, ça devenait plus intéressant! Je suis quand même restée sur ma faim car Naomi

Kawase prend le parti de ne voir que la réclusion de ces malades sans examiner le dilemme que

pose leur présence dans la société, du point de vue des risques sanitaires. C'est un certain regard...

 

 

L'argument est le suivant: dans une boutique de gâteaux japonais, une dame âgée débarque avec ses

recettes maison, et cherche à se faire embaucher. Le patron refuse, mais les gâteaux de la dame

sont délicieux, sans rapport avec ce qu'il produit à partir d'ingrédients industriels. Si vous pratiquez les

cuisines asiatiques, vous aurez noté qu'il y a peu de gâteaux traditionnels, du fait de la prépondérance du riz et de

l'absence du blé. Les gâteaux évoqués ici sont une adaptation japonaise récente d'une gourmandise américaine,

le pancake, qui est une petite crêpe épaisse. Au Japon, on fourre deux pancakes de haricots confits (ce qui parait

très roboratif et étrange au goût, assez peu attractif pour un palais français...) cela s'appelle des dorayaki.

La boutique de Sentaro ne vend que des dorayaki, achetés essentiellement par des lycéennes.

La dame âgée s'appelle Tokue, et elle parle aux haricots, aux cerisiers en fleurs... pourquoi pas?

Les clients affluent pour acheter ses dorayaki, jusqu'à ce que quelqu'un s'interroge sur les mains

noueuses et déformées de Tokue. Son adresse confirme les soupçons: il s'agit d'une ancienne

lépreuse, qui vit dans une ancienne léproserie, où elle a été enfermée à une époque où les médicaments

anti-tuberculeux qui permettent de soigner la lèpre n'existaient pas. Elle a probablement été traitée par la suite,

mais après un certain temps de maladie, celle-ci ne peut plus être complètement éradiquée avec certitude.

Les clients fuient la boutique, Sentaro doit congédier Tokue (qui pastrouillait dans les haricots à mains

nues...) qu'il va voir dans sa léproserie. Elle meurt peu après d'une pneumonie, et lui lègue son

matériel de cuisine. Sentaro quitte la boutique, et part vendre des dorayaki avec son héritage,

dans la rue, sous les cerisiers en fleurs que Tokue aimait (ce sont les dernières images que j'ai vues
 

 

 

de loin en partant de la pelouse). Un film sensible qui prend une position humaniste bienvenue, mais

sans examen des contraintes sanitaires que posent la maladie de la vieille dame. Ce film, comme

tous ceux que j'ai vus jusqu'ici, était précédé d'une annonce invitant à donner pour la recherche sur le sida***, rappelant

que 150.000 personnes vivent en France avec cette maladie et qu'il n'existe toujours pas de vaccin... Au regard du

film, sachant qu'on n'a même plus en France de tests disponibles en pharmacie pour les infections à mycobactéries, dont

font partie la lèpre et la tuberculose, je trouvai que les malades du sida étaient mieux lotis que d'autres (que dire

des malades de Lyme, qui sont plus nombreux, et dont la plupart ne sont pas soignés, même si c'est moins mortel).

Même si Naomi Kawase a, de mon point de vue, évité la question qui fâche, l'évocation de ces ombres

que deviennent les personnes malades dans une réclusion involontaire, était courageuse, merci.

Je suis ressortie de la pelouse cinéma à quelques minutes de la fin, un peu avant minuit, et ai effectué

un retrait d'argent avant de reprendre le métro vers Arcueil, via la Gare du Nord, à 23h58**.

 

Sylvie, blogmestre

 

*** j'ai fait partie des pionniers qui diffusaient l'information et la prévention sur le sida dans les écoles des années 80,

puis ai posé une candidature spontanée pour participer à la recherche sur le VIH auprès du Pr JM Lang à Strasbourg

en 1989....mais il n'y avait pas de quoi me payer. Je me réjouis que la situation se soit améliorée, que l'on ait une

reconnaissance et des traitements. Il serait équitable que les autres maladies ne restent pas en plan, ceci dit afin

que ma remarque concernant le financement de la recherche sur le sida ne soit pas mal interprétée.

Délices de Tokyo
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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 07:39

Hier après-midi, profitant du soleil et d'une température agréable, je suis allée au

Jardin des Plantes, situé dans le 5è arrondissement, en face de la gare d'Austerlitz.

Partie d'Arcueil en bus à 15h45* vers la Porte d'Italie, je suis arrivée par la ligne 7 à Censier-

Daubenton vers 16h15. Ensuite, j'ai remonté la rue Censier (dans le mauvais sens), me suis retrouvée en face

de Saint-Médard, ai demandé mon chemin à une dame qui m'a gentiment réorientée.

Il faut dire que la rue Censier est assez imprévisible. Mais finalement, j'y étais.

Au Jardin des Plantes

Le Jardin des Plantes est en entrée libre, pour les cultures florales et diverses à l'extérieur, et pour

certaines galeries, d'autres galeries étant à entrée payante. L'extérieur est ouvert toute la journée,

largement (de 7h30 à 20h actuellement), les galeries ont des jours d'ouverture spécifique. Le site

"Jardin des Plantes" est très grand, et propose de multiples trésors à l'intérêt et à la curiosité de

ses visiteurs. Pour une première visite depuis très longtemps, j'ai choisi de voir les végétaux

de l'extérieur: fleurs, plantes médicinales, biodiversité, et fleurs alpestres, dont j'ai fait, à partir de

mes photos, un montage accompagné par l'Eté des Quatre saisons de Vivaldi, ci-dessous:

 

 

 

Le montage comporte aussi une petite vidéo animalière parodique de Hitchcock incluse parmi les

photos. En effet, dans les massifs de fleurs, les corneilles règnent, se disputant les miettes des

goûters comme des moineaux ou pigeons communs. L'une d'elles, dont j'avais piqué la curiosité,

m'a suivie et s'est faite photographier à plusieurs reprises, elle était pleine de bagues aux pattes,

ce devait être une star dans sa confrérie... Le lieu est très agréable, il y a des bancs ombragés

dans les allées, avec des lecteurs, des familles, des botanistes amateurs. C'est plus calme et

plus respectueux qu'un jardin public. Entre autres choses, j'ai appris que 2017 était l'année du zinnia,

et me suis réjouie d'en avoir une jardinière sur mon balcon ! Mais qu'est-ce que cette plante boit...

Au Jardin des Plantes

Après plus d'une heure et demie de déambulation au milieu des espèces végétales, dont j'ai noté

qu'elles étaient totalement cultivées biologiquement, sans engrais ni pesticides chimiques,

j'étais un peu fourbue, et pris le chemin du retour après un salut amical à Buffon.

Au Jardin des Plantes

Je retrouvai le métro sans difficulté au retour, et le repris à 18h01**, puis un bus Porte d'Italie à 18h15***

La suite du Jardin des Plantes dans un autre épisode...

 

Sylvie, blogmestre

Au Jardin des Plantes
Au Jardin des Plantes
Au Jardin des Plantes
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:25

Pendant tout l'été, malgré la fermeture des salles de concert, vous pouvez accéder à la Philharmonie

de Paris par son site live, et profiter d'enregistrements de concerts classiques, ou de jazz.

 

 

C'est ici ! Le musée de la musique de la Villette est ouvert, avec ses expositions.

 

Sylvie, blogmestre

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 16:19

En hommage à la comédienne disparue aujourd'hui, Arte programme ce soir deux de ses films,

 

 

le "Journal d'une femme de chambre", de Luis Bunuel d'après Octave Mirbeau, à 20h50,

et "Jules et Jim" de François Truffaut, d'après Henri-Pierre Roché, à 22h30.

Aucun de ces films ne sera visible en replay, enregistrez-les si vous souhaitez les voir en différé.

Demain 1er août, France 5 diffusera à 20h50 "Ascenseur pour l'échafaud", de Louis Malle,

et France 2 diffusera à 23h 25 "Viva Maria!" également de Louis Malle.

 

 

Sylvie, blogmestre

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  • : Le blog d'une choriste parisienne vagabonde
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  • : Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
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