29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 18:10

Ce 27 décembre, je suis allée au dernier concert de L'Ensemble vocal de

Notre-Dame de Paris, sous la direction de Sylvain Dieudonné, en l'église

Saint-Etienne du Mont, dans le 5è arrondissement. Partie de chez moi vers 19h, en

voiture, j'eus la chance d'attraper le dernier RER du jour à la station Laplace, pour Denfert-

Rochereau. S'ensuivit la prise du bus 38, vers le nord, un 38 double spécial grève, arrivé déjà plein

mais néanmoins pris d'assaut à chaque station, avec écrasement croissant des passagers déjà

entrés, jusqu'à complainte des écrasés. J'en sortis avec un vif soulagement à la station

Luxembourg, vers 20h05. J'arrivai vers 20h15 à Saint-Etienne du Mont, et achetai

mon billet de concert, puis m'installai à une place présentant une bonne visibilité.
 

 


Avant le concert, il y eut plusieurs interventions, expliquant ce que j'ai écrit dans l'article précédent:

suite à l'incendie de la cathédrale, le licenciement pour raison économique de plusieurs enseignants

de la Maîtrise de Notre-Dame, avait été décidé, dont celui du chef du département de musique

médiévale. Ce qui avait soulevé l'incompréhension, tant par la qualité de son enseignement que

par l'essence même de celui-ci, faut-il rappeler que la musique médiévale est contemporaine

de Notre-Dame de Paris? Comment pouvait-on restaurer l'édifice et le priver de ce trésor

immatériel qui lui appartenait depuis 700 ans?. L'heure était à l'émotion, mais le principal

intéressé était volontairement heureusement dans l'esprit d'un joyeux concert de Noël.

Ce fut donc une heure et demie de joie, et même un peu plus, car aux sept participants initiaux

se joignirent à la fin de nombreux élèves ou ex-élèves de la Maîtrise, présents à ce dernier

concert médiéval, pour nous chanter deux choeurs supplémentaires à la fin.

 

 

Les acteurs de ce concert étaient cinq choristes féminines, trois sopranes, deux

altos, et un contre-ténor, accompagnés par trois types d'instruments: une vièle à

archet, plusieurs tambourins, et des cloches rescapées de Notre-Dame, un peu plombées

et fêlées nous dit-on, mais tout à fait sonores et agréables à entendre, et un chef de choeur.
 


 

Le programme de la soirée était composé de chants exclusivement en latin, portant

ces noms que l'on n'entend plus beaucoup voire plus du tout de nos jours: rondeau,

conduit, organum, motet... Le premier chant choisi pour illustrer cet article, ci-dessus,

un rondeau intitulé "Ecce mundi gaudium", évoque la joie du monde que représente

la naissance de l'enfant Jésus. Le second chant choisi, ci-dessous, un organum, 

"Viderunt omnes" psalmodie tous les confins de la Terre qui verront le salut de Dieu.




Il y eut en alternance des chants plus ou moins enlevés, à une ou deux voix, toujours

très belles . A la fin du concert, les maîtrisiens petits et grands qui avaient appris la

musique médiévale avec Sylvain Dieudonné rejoignirent les choristes sur l'estrade

devant l'autel, et tous chantèrent deux morceaux de leur répertoire. Je connais

le premier et vais certainement en retrouver le titre, sinon, je solliciterai une aide extérieure...

 

 

 

Puis ils commencèrent le chant final, et partirent de l'estrade pour entamer une

procession autour de l'église, qui se termina de retour sur l'estrade. Il y eut de longs

applaudissements, le public s'étant levé. On sentait l'émotion des auditeurs...

 


Après le concert, j'ai conversé avec le chef de choeur, très souriant et en forme,

dans la joie du moment, qui venait d'effectuer une sortie en beauté. Vers 22h30,

je suis repartie à la recherche des transports publics, et dus utiliser trois bus, un tram, et finalement

ma voiture, pour rentrer chez moi, aux alentours de minuit. Heureusement moins compactée que

dans le bus de l'aller... cette grève est très dissuasive en matière de sorties nocturnes!


Sylvie, blogmestre

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27 décembre 2019 5 27 /12 /décembre /2019 14:09

Il y aura ce soir en l'église Saint-Etienne du Mont, dans le 5è arrondissement,

à 19h30, un concert grégorien de Noël intitulé "Puer natus", donné par l'Ensemble

vocal de Notre-Dame de Paris, sous la direction de Sylvain Dieudonné. 

(Ci-dessous l'Ensemble vocal de Notre-Dame en concert, à Notre-Dame)

 

 

Depuis l'incendie de la cathédrale le 15 avril 2019, la Maîtrise de Notre-Dame

de Paris, qui est encadrée par une association, a perdu une partie de ses concerts et

des célébrations qu'elle effectuait à Notre-Dame (prestations déplacées dans d'autres églises,

et moins nombreuses), donc une part importante de ses ressources. Cette association

est une formation d'excellence de choristes et de solistes, et elle a aussi vocation

à faire de la recherche musicale, en particulier sur les origines de la polyphonie

en France, et à Notre-Dame de Paris en particulier, qui disposait dès le Moyen-Age

de sa propre école de musique. Sylvain Dieudonné y exerce depuis 25 ans la

fonction de chef de choeur en musique médiévale et grégorienne, et conduit

les recherches musicales relatives à sa période historique de spécialisation.
 

Malheureusement, pour des raisons comptables, l'association Musique sacrée

à Notre-Dame de Paris a choisi de se séparer de plusieurs enseignants, dont

celui de musique médiévale et grégorienne, malgré son expérience, son

professionnalisme, et la sympathie manifeste dont il bénéficie auprès de tous.
 

Les étudiants de la Maîtrise ont fait grève le soir du concert de Noël 2019 pour

protester contre cette décision qui met en péril le patrimoine immatériel de la

cathédrale, dont il ne suffit pas de restaurer l'immense vaisseau de pierre pour

lui rendre vie. Une pétition a été lancée avec leurs explications, afin de maintenir

l'enseignement de l'art musical médiéval assuré par Sylvain Dieudonné à

la Maîtrise de Notre-Dame. Si vous pensez comme moi que la protection

de ce patrimoine immatériel et le maintien de son enseignant-chercheur-chef

de choeur à son poste sont essentiels, vous pouvez signer la pétition,

ou venir au concert ce soir... ou les deux.

Merci de votre attention.

 

Sylvie, blogmestre

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26 décembre 2019 4 26 /12 /décembre /2019 20:25

Hier, jour de Noël, pas de RER avant midi ni après 17h, et les bus et trams aléatoires que l'on sait...

 Comble de malchance, j'eus un lourd tribut à payer pour mes deux expéditions à la Philharmonie,

de samedi et lundi derniers, en l'occurrence l'incapacité de me redresser si j'avais la mauvaise

idée de me pencher en avant. Il m'a semblé difficile de conduire ma voiture, ce qui sollicite

les lombaires, et imprudent de me risquer dans des transports en commun fluctuants.

J'ai donc abandonné l'espoir de rejoindre une messe de Noël même plus près de chez moi que

d'habitude, mais ai retrouvé quelques cloches et un chant de Noël de l'année dernière, les voici:

 

 

 

Cette deuxième vidéo montre à la fin la voûte de la cathédrale au dessus du

transept, et l'on aperçoit la Vierge à l'enfant sur un ciel étoilé dans le

médaillon situé sous la flèche, qui a été détruit dans sa chute (quand j'ai mis la vidéo

en ligne, il n'y avait pas de bordure noire, c'est l'un des abrutis qui contrôlent ce que je fais

qui a cru malin de la rajouter)(qu'est-ce qu'elle vous a fait, cette pauvre cathédrale?)

(tiens la bordure a disparu... comme c'est étrange!)(je laisse ma remarque quand même)

 

Joyeux Noël, Notre-Dame, nous ne t'oublions pas.

Sylvie, blogmestre

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24 décembre 2019 2 24 /12 /décembre /2019 09:47

J'ai participé hier soir au concert participatif Messie de Haendel donné par le Choeur et

l'Orchestre "le Concert spirituel", sous la direction de Hervé Niquet. 
 


Hier soir, il y avait un peu plus de transports en commun que précédemment. Le RER s'arrêtant très tôt de rouler, je

choisis la surface pour rejoindre la Philharmonie, plusieurs combinaisons étaient possibles. Je partis de chez moi

vers 17h45, ce qui aurait suffi en période normale, j'attendis 20 minutes un bus hypothétique dans une station sans

éclairage ni affichage électronique... et le bus fut (il faut y croire très fort...) Arrivée Porte d'Italie, je pris un tram qui

mit un temps normal pour atteindre la Porte de Vincennes. Je retrouvai l'espoir d'arriver à temps pour le raccord du

concert. Mais pour une raison non élucidée, le deuxième tram ne desservait pas son terminus, lieu de la

correspondance. La station d'après, vers laquelle je fonçai à pied avec le reste du troupeau tramophile éconduit,

n'était pas desservie non plus. Porte de Montreuil, une autre personne, camarade d'infortune, se mit à aborder

les voitures arrêtées au feu rouge: allez-vous Porte de Pantin? J'en fis autant, et nous avons fini par trouver une

voiture avec un conducteur sympathique et sa fille, qui nous emmena toutes les deux Porte des Lilas, où nous avons

pris le tram au vol, lequel circulait sur cette portion de trajet. Ouf. J'arrivai à la Philharmonie avec une demi-heure

de retard, le raccord était fini, mais je participai au placement et me retrouvai place H213, de l'autre côté de l'allée

par rapport à la place que j'avais réservée initialement. Je pris de ma place une photo qui a disparu du registre de

ma carte mémoire (elle est toujours sur la carte, mais j'ignore où), ainsi que des photos du choeur éphémère,

avec le même résultat. Mes fichiers photo d'hier soir ont bizarrement tous disparu sauf les deux derniers.

Vous ne pourrez pas les voir, sauf deux, j'en suis désolée. 

 


L'orchestre du Concert spirituel monta sur la scène, et le choeur du Concert spirituel derrière lui.

Sur l'arrière scène, il y avait les choristes participatifs. J'étais à l'avant dernier rang de ces choristes,

c'est-à dire à une quinzaine de rangs de la scène. Hervé Niquet nous expliqua qu'il avait inséré dans

l'oeuvre de Haendel des chorals baroques d'autres auteurs, pour que tout le monde puisse

chanter, le public aussi. Je ne sais pas si le public chanta, je me souviens avoir été dans la situation de

chanter des cantates de Bach dans cette salle depuis le public, en concert participatif, on se sent vraiment

tout seul... Je découvris qu'en chantant en choeur participatif à l'arrière-scène on se sentait tout seul aussi, malgré

tous les camarades autour, qui, découvrant la même sensation, arrêtaient peu ou prou de chanter par manque

d'assurance ou de peur de gâcher un si beau concert par une fausse note. Je repris confiance, et tentai d'en

entraîner d'autres. Il faut dire que nous n'entendions pas du tout ce qui se passait devant nous, sur la scène, dès

que nous commencions à chanter (ce qui est très gênant). Dans le premier choral, nous étions très légèrement

en avance, à l'arrière, le chef ayant un tempo plus lent que celui que nous avions utilisé en répétition,

et des choristes ne semblant pas s'en être aperçus. Cela s'arrangea par la suite.
 


Lorsque les choeurs du Messie n'étaient pas participatifs, ils étaient splendidement interprétés.

Le Concert spirituel a publié un enregistrement du Messie en 2017, dont un extrait suit, mais

qui est beaucoup plus sage que le concert d'hier soir, quasiment espiègle par moments. Ayant

déjà chanté plusieurs fois l'oeuvre en entier, j'ai apprécié tous les morceaux, très enlevés, le chef

ayant même mimé les moutons sur "All we like sheep" (pour les siens et l'arrière-scène seulement). La première

partie avait été très applaudie, la deuxième le fut encore plus, nous avions chanté avec plus

d'assurance deux autres chorals, nous habituant à entendre notre propre voix bien plus que de coutume, puis

l'Hallelujah, qui clôture la deuxième partie, d'abord piano voire pianissimo, puis crescendo

jusqu'à l'explosion vocale de la fin (nous étions là pour augmenter la puissance possible!)  

 


Hervé Niquet explique dans une vidéo qu'il s'agit de provoquer une frustration chez l'auditeur, en commençant

piano et en terminant fortissimo, que c'est une stratégie très familière au compositeur. Nous avons dû nous

acquitter honorablement de l'Hallelujah, car le public a beaucoup et longuement applaudi. 

 


Dans la troisième partie, celle de la Résurrection du Christ nous avions un autre choeur du

Messie à chanter "Since by man came death"(sur une tonalité grave et tragique), "by man came also

the resurrection of the dead" (sur une mélodie qui ressemble à une envolée de cloches un jour de Pâques),

l'ensemble du choeur me faisait penser à Notre-Dame, seule en ce soir de Noël pour la première fois depuis plus

de deux siècles, attendant sa résurrection de la main de l'homme, pour pouvoir à nouveau carillonner.

 

 

Le concert s'est terminé vers 23h, après le choeur final "Worthy is the lamb" suivi de l'Amen,

dont nous chantions les dernières mesures, en renfort du choeur du Concert spirituel (un autre

grand saut vocal dans le vide acoustique de la salle Pierre Boulez... il faudrait demander à M. Nouvel, son architecte,

comment l'on pourrait contourner ce phénomène, pour le confort des choristes participatifs). Le concert fut très

applaudi, les musiciens et choristes sur scène saluèrent de tous les côtés, on nous fit saluer aussi.

Il y eut des fleurs mais pas de bis, le chef avait déjà beaucoup donné de lui-même.

J'ai trouvé le Concert spirituel un excellent ensemble, et son chef très attachant, la manière dont

il nous a raconté comment il aurait aimé chanter le Messie, enfant, et son envie de nous faire partager ce bonheur

témoignait d'une nature généreuse et sensible à autrui, outre ses évidentes qualités musicales et de direction. 

J'aurais adoré faire un concert complet avec le Concert spirituel et apprendre leur maîtrise de la voix.
 

Nous sommes ressortis de la Philharmonie peu après, et j'ai rejoint la station de tram (dont le ticket de

retour est introuvable), de la Porte de Pantin, en voici une photo, l'une des deux rescapées. Le retour se passa

sans heurts, le tram alla bien jusqu'à la Porte de Vincennes, d'où j'en pris un second, puis le dernier bus de la

soirée à minuit et demi Porte d'italie (une chance de l'avoir eu!), pas d'auto-stop nécessaire au retour.

 

 

Sylvie, blogmestre
 

Réflexions post-concert: je me suis demandé s'il n'y avait pas eu des passations de billets de choristes participatifs

ayant fait les répétitions, à d'autres ne les ayant pas faites, pour indisponibilité de dernière minute, ou problème de

transport, ce qui pourrait expliquer le silence en concert de certaines choristes supposées chanter (les pupitres

masculins étaient à l'avant, nous ne les entendions pas). Dans la mesure où l'identité des porteurs de billets

n'est pas contrôlée, que l'émargement ne nous concernait pas, et qu'il n'y a pas eu de vidéos ni de photos prises,

l'hypothèse est plausible. Cela expliquerait aussi que je n'aie pas croisé mes voisines de samedi, lundi soir.

Evidemment, ce serait assez grossier pour les autres participant(e)s, et le chef...(qui avait l'air très surpris)

 

 

Ticket aller, en bas bus 186 à Arcueil à 18h10, tram 3a  Porte d'Italie à 18h30 (superposé),
en haut, tram 3b Porte des Lilas à 19h29 (après voiture pour quelques stations de tram non desservies)

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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 16:18

Il y a deux mois environ, je me suis inscrite sur le site de la Philharmonie de Paris pour participer à un

autre concert Messie de Haendel participatif que le Sing-along Messiah qui a fait l'objet d'un article précédent.

Il s'agit du concert dirigé par Hervé Niquet le 23 décembre, demain, dans la grande salle Pierre Boulez,

interprété par le choeur et l'orchestre du Concert spirituel, avec plusieurs interventions d'un

choeur participatif éphémère, constitué de choristes des Choeurs des Grandes écoles, de

l'Université de la Sorbonne, de l'Oratorio de Paris, et de choristes individuels, dont je suis.

La première répétition était programmée la semaine dernière, le 14 décembre. En calculant le trajet en transports en

commun et marche à pied, j'avais constaté que, avec de la chance, il me faudrait probablement deux heures pour

faire l'aller, et autant pour le retour, à ajouter aux trois heures de chant, ce qui était trop pour ma petite forme actuelle,

je m'en excusai auprès de l'organisation du concert. Pour la deuxième répétition, la situation des transports en commun

ne s'étant pas améliorée, j'envisageai  d'y aller en voiture (je conduis peu dans Paris, où il y a trop de circulation).

Plusieurs outils de calcul me prédirent 26 à 35 minutes de trajet depuis Arcueil jusqu'à la Villette par le

périphérique, et à cette heure-là, un samedi matin, la circulation serait fluide. Le rêve. 

 


En fait de rêve, le périphérique extérieur était fermé, mais son entrée semblait ouverte et chargée comme sur la photo,

et les voitures partaient sur l'A6, sans sortie avant Rungis... je me suis méprise. Etant assez persistante, comme on

sait, je fis demi-tour à Rungis, et repartis en direction de la Porte de Pantin, par les voies qui se présentaient mais

surtout plus par le périphérique. Partie de chez moi vers 9h15, j'arrivai à 10h53 à l'entrée d'un des

parkings qui entourent la Villette, et en répétition vers 11h, avec hélas une heure de retard.
 


Nous étions environ 150 choristes, m' a dit l'un des gardiens, qui répétions sous la direction de Frédéric

Pineau, chef de choeur, trois chorals luthériens en français, destinés à pimenter le cours britannique du

Messie, et deux choeurs haendeliens en anglais, dont l'incontournable Hallelujah. On nous a ajouté

en cours de répétition la toute fin de l'oeuvre, les quatre amens terminaux, qui sonneront ainsi vocalement

puissamment, entre les timbales et les cuivres. Ce devrait être un superbe concert. Nous répétions

au Studio de la Philharmonie, qui est un amphithéâtre à l'étage inférieur à celui de la scène.
 


Notre chef de choeur éphémère (le choeur, pas le chef!) était très exigeant sur la couleur vocale, le

phrasé, les coupures, les nuances. Pendant les deux heures de répétition auxquelles j'ai participé,

j'ai apprécié le niveau d'exigence et l'effort de correction imposé pour obtenir de nous le meilleur que

nous pouvions donner. Il évoqua les Feux d'artifices royaux, de Haendel, auxquels il fallait que notre Hallelujah

ressemble. Nous nous sommes séparés vers 13h10, j'ai croisé un à deux choristes de Lacryma Voce

(Philippe?), ex-Choeurs de Paris XIII, peut-être y en avait-il d'autres que je n'ai pas croisés...
 


J'ai repris ma voiture au parking, après avoir payé le stationnement à 13h22, et suis ressortie du parking à 13h34,

dit le ticket, soit après douze minutes de bouchon interne et externe, puisque les parkings donnent sur la rue.

Puis je suis repartie, toujours en évitant soigneusement le périphérique, dont la vision depuis la Porte de Pantin

montrait qu'il était continûment très encombré (mais ouvert sur cette portion). Il y eut quelques congestions locales dues

à des conducteurs incivils, mais globalement, si le retour fut long il se passa bien. J'arrivai chez moi vers 15h. 


Et je réalisai une fois rentrée que je ne savais même pas comment on doit s'habiller pour le concert... Il ne me reste plus

qu'à préparer un assortiment de noir, blanc et couleur, pour avoir de tout selon la demande. Jupe longue ou pantalon?


Sylvie, blogmestre

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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 20:34

Hier, dimanche, je suis partie en voiture vers 9h15, et vers Saint-Germain l'Auxerrois, pour participer

à la messe grégorienne. Arrivée à Paris vers 9h30, et constatant qu'il y avait de plus en plus de véhicules garés

en bord de voies, j'eus l'idée désastreuse de laisser le mien dans un parking souterrain, et de continuer en bus vers

le 1er arrondissement, plusieurs bus étant supposés assurer un service complet. Je m'arrêtai dans un parking sur

mon chemin, rue Friant, et là mes ennuis commencèrent: on voulait bien me laisser entrer, mais le gardien gardait le

ticket délivré par l'automate à l'entrée, parce qu'il y avait des clients qui le perdait, et je ne pouvais pas me garer

n'importe où, mais spécifiquement à la place 164. La place indiquée était très étroite, à angle droit avec l'allée, ceinte

de deux piliers de béton, du genre inexpugnable. Je me dis que j'allais arracher une portière et qu'il valait mieux ressortir

de ce parking et aller voir ailleurs. Mais quand je tentai de ressortir, le gardien ne l'entendit pas de cette oreille,

réclama 1 €, j'en donnai 2 pour récupérer mon ticket, qu'il nia avoir, se mit à crier, je criai aussi, il entra dans ma

voiture et entreprit de la fouiller... Là, je suis partie sur le trottoir appeler au secours!. Quelqu'un vint lui faire remarquer

qu'il n'avait pas le droit d'entrer dans les voitures. Ce cirque dura un bon quart d'heure, il était comme possédé.Je fus

enfin délivrée par un autre automobiliste, qui sortit du parking, et je sortis avec ma voiture juste après lui. A fuir!

 

 

Je garai péniblement ma voiture en surface, et gagnai l'arrêt d'un des vaillants bus réputés en service complet, à la

station ci-dessus. Comme vous pouvez le voir, il y avait une heure d'attente... Sans le sketch stupide du parking

souterrain, que j'ai vécu comme une séquestration, j'aurais pu arriver à l'heure en voiture à hauteur du Louvre et

tenter de me garer à proximité. L'idée me vint que je n'avais pas subi le sketch du parking par hasard, mais pour

m'empêcher d'arriver. A Mouton-Duvernet, le métro de la ligne 4 était éclairé, mais les grilles n'étaient pas ouvertes.

Je décidai vers 10h30 de rentrer chez moi, la circulation s'étant densifiée, il était inutile d'insister.

 

Je fis une deuxième tentative le soir, vers 17h30, toujours à destination de St Germain l'Auxerrois,

pour la messe de 18h30. Le RER B était supposé rouler entre 13h et 18h, le dernier train partant du terminus à 18h.

Arrivée à la station Arcueil-Cachan, vue toute allumée de loin, surprise: les portes étaient fermées. En contournant

l'entrée, je vis que la gare était déserte mais que l'on y attendait bien encore au moins un train en provenance de Paris,

vers le sud (voie de gauche ci-dessous). En revanche, contrairement à ce qui était annoncé, le dernier train provenant

du sud, vers Paris (voie de droite ci-dessous) y était passé au moins une demi-heure avant ce qui était prévu.

 


Il était 17h49, et la fin des trains pour Paris n'était pas indiquée sur le panneau d'affichage lumineux, comme

on peut le voir ci-dessus. Qu'était-il arrivé à ce ou ces derniers trains (3 par heure) qui aurait(en)t dû encore passer?

Un peu plus bas, l'arrêt de bus comptait quelques voyageurs courageux, un bus y était annoncé vers Meudon.

L'autre ligne ne fonctionne plus depuis le début de la grève, pas plus que le 184, le 186, le V3.
 

 

J'ai donc abandonné, contrainte, le projet de sortir d'Arcueil et de Cachan hier soir, dimanche 15 décembre.

 

J'admire le stoïcisme des Franciliens devant cette situation. Est-ce du stoïcisme ou de la résignation? 

Une vidéo métropolitaine qui suit leur est dédiée, voyez comme il était beau le métro qui roulait

dans les années 1950, avec ses passagers bien soignés, polis, disciplinés (on pouvait ouvrir les portes

entre deux stations, imaginez aujourd'hui!), il y avait des porte-bagages en hauteur (et pas de pickpockets?),

les passagers se parlaient, faisaient des mots croisés, un rêve de métro qui roule...

 

 

Sylvie, blogmestre

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 11:24

Bravant la grève des transports en commun, je suis allée hier au Sing-along Messiah de la

cathédrale américaine, avenue George V dans le 8è arrondissement, et arrivée pendant

l'introduction musicale. La cathédrale était pleine, il n'y avait même plus de billets de concert imprimés,

mais j'ai pu entrer quand même (en payant ma place) et occuper une chaise pliable du côté des sopranes.

 

 

Cette manifestation réunit chaque année les choristes de toutes chorales pour chanter la première

partie du Messie de Haendel et l'Hallelujah, avec pour noyau dur la Paris Choral Society, sous la direction

de Zachary Ullery, avec un accompagnement à l'orgue de Andrew Dewar, et quatre solistes.

 

 

Pendant l'introduction et les passages solistes du début de l'oeuvre, je passai un moment à contempler la voûte,

néo-gothique, très belle et en très bon état, ce qui me rassura un peu sur notre compétence moderne

à refaire les ogives et les voûtes de cathédrales à l'identique.

 

 

« And the glory of the Lord » ouvrit la partie chorale du sing-along (dont l'esprit est de réunir des choristes

qui ne se connaissent pas et leur partitions, et de chanter le Messie ensemble sans répétition commune préalable).

Les choristes actifs sont dans la partie centrale de la cathédrale, répartis par voix, et les auditeurs

et choristes passifs sont sur les côtés. Nous étions plusieurs centaines à chanter hier (entre 200 et

300 probablement), et le rythme de certains choeurs en fut plus lent pour éviter un décalage éventuel, le Messie étant

riche en vocalises de doubles croches qui se répondent d'un pupitre à l'autre. Ainsi « For unto us a child is born »,

l'espiègle narration de la naissance de Jésus, ou « His yoke is easy », que l'un des chefs avec qui j'ai

chanté cette œuvre considérait comme le choeur le plus difficile de la partition (un private joke de Haendel?)

Le sing-along se termina par l'Hallelujah, et tout le monde se leva, comme il se doit.

 

 

En voici un court extrait que je vous conseille d'écouter à faible puissance,  et vous prie d'excuser la

dominance des sopranes qui correspond à l'entourage proche du micro (il y a un passage sans sopranes.)

Il y eut ensuite les applaudissements aux musiciens, solistes, et chef, suivis d'un second

Hallelujah, les solistes participant au choeur. Nous nous sommes ensuite séparés,

une petite collation était proposée au fond de la nef, mais j'étais assez mal en point du fait de l'effort,

quoique ayant chanté normalement, et suis ressortie de la cathédrale.

 

 

J'ai repris la ligne 1 à la station George V vers 16h50*, automatique, donc sans grève, mais pleine de contrôleurs,

et suis sortie à Hôtel de Ville pour aller dire bonsoir à la mère des cathédrales parisiennes, dans

son enclos ceint de barbelés, qu'elle domine dignement de sa haute stature.

 

 

Je suis restée un certain temps à la regarder en attendant un bus qui n'arriverait pas (la ligne 47

qui s'arrêtait devant la Préfecture de police a été déplacée pour laisser l'arrêt aux bus à touristes, ce que je n'ai pas

remarqué tout de suite), puis suis partie à la recherche d'un moyen de transport qui roulerait en

direction d'Arcueil, que je trouvai sur la place Saint-Michel, à 17h35*. J'étais trop fatiguée pour rejoindre

Saint-Germain l'Auxerrois pour 18h30 en ce 2è dimanche de l'Avent, ce que j'ai regretté.

Le retour prit plus d'une heure vingt, mais je m'y attendais (ç'aurait pu être pire).

 

Sylvie blogmestre

 

changement à Châtelet à l'aller

station George V au retour

bus retour place St Michel après Notre-Dame

 

 

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10 novembre 2019 7 10 /11 /novembre /2019 18:43

Le 12 novembre 1989, Daniel Barenboïm décida de proposer un concert à la Philharmonie

de Berlin, réservé aux "Osties" (les Berlinois de l'Est) dont on venait fraîchement d'ouvrir le Mur.

Dès 4 heures du matin, ils étaient là dans leurs Trabants à faire la queue pour avoir une place.

Un superbe concert plein d'émotion, à voir jusqu'au 14 novembre, ici ou sur le site d'Arte


Mise à jour le 15 novembre: le concert n'est plus disponible en ligne,

mais il est peut-être louable sur le site d'Arte, rubrique vidéo à la demande...

 

 

 

Un souvenir personnel de mon premier contact avec la RDA... Quelques années avant la brèche dans le Mur, j'ai été invitée par un ami à Berlin-Ouest. Le voyage en train était long mais c'était le moins cher, et je pouvais bénéficier d'un billet étudiant à tarif réduit, à condition de voyager de nuit, avec plusieurs changements. On empruntait un "couloir" ferré qui traversait la République démocratique allemande, il ne fallait pas en sortir, ni s'arrêter. A Francfort, vers minuit, j'embarquai enfin dans le dernier train, celui qui irait jusqu'au bout vers ce petit morceau d'Europe occidentale au sein de l'Europe de l'Est. Surprise: ma place était dans un compartiment contenant deux bancs de bois se faisant face, nous étions quatre personnes assises par banc, des classes populaires, souvent avec un ballot sur les genoux. La lumière crue resta allumée toute la nuit, les rideaux, baissés: il était interdit de regarder au dehors pendant la traversée de la RDA. Les têtes dodelinaient, ceux placés en position centrale enviant ceux des côtés, qui avaient un support latéral pour s'y appuyer. Certains parvenaient à s'endormir. Le train s'arrêtait, repartait, roulait lentement, s'arrêtant à nouveau. Dans un demi-sommeil, à 3h du matin, je vis un grand et large Vopo (policier est-allemand) qui pénétra dans le compartiment, les voyageurs tendant humblement leurs passeports sans un mot. Je tendis le mien et il demanda en marmonnant "vestprrr'lin'?" d'un ton peu amène. Surprise, je répondis poliment "Entschuldigung?" (pardon?)  et il répéta à l'identique, mais hurlant et menaçant "VESTPRRR'LIN'???" Une petite voix voisine me souffla courageusement en détachant les syllabes "he-wants-to-know-if-you-are-going-to-West-Berlin"... "Oh, ja, nach West-Berlin gehe ich!" répondis-je (la pratique de l'allemand m'était revenue avec la frayeur) et je brandis l'adresse de mon ami ouest-berlinois invitant (obligatoire, sinon geôle est-allemande). Quand le Vopo, satisfait, fut ressorti du compartiment après m'avoir délivré un visa de transit portant le tampon de Gerstungen, je remerciai la personne qui m'avait aidée, qui me confia en anglais que les Français ne prenaient habituellement pas ce train, et que le policier en avait profité pour me rudoyer un peu. J'ai conservé le visa de transit, une pièce d'anthologie!
 

Sylvie, blogmestre

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 18:31

Vendredi dernier, 1er novembre, je suis allée en fin d'après-midi à Saint-Germain l'Auxerrois pour

la fête de tous les Saints. Pour l'occasion, les reliques de Notre-Dame avaient été sorties du

Louvre qui les héberge provisoirement, et exposées à la vue des fidèles. La petite Vierge du pilier,

rescapée de l'incendie de la cathédrale du 15 avril, avait remplacé sa copie, exposée auparavant.

 


C'était une très belle messe, célébrée par Mgr Aupetit, archevêque de Paris, et co-célébrée par

plusieurs prêtres, et M. le curé de la paroisse de Saint-Germain. J'étais arrivée après la première lecture,

issue de l'Apocalypse, dont je pris connaissance par la suite sur la feuille liturgique. L'Evangile selon Matthieu

exaltait les doux, les coeurs purs et ceux qui avaient soif de justice. Dans son prêche Mgr nous

cita Nietzsche (l'un de mes philosophes préférés), pour sa compréhension précoce qu'un jour notre

civilisation trouverait des remèdes de confort de nature chimique à tous les maux de l'esprit, et nous

priverait ainsi d'une souffrance peut-être rédemptrice, ou d'une source de réflexion et de maturité.

 

 
La Maîtrise de Notre-Dame, dirigée par Henri Chalet, avait préparé une messe splendide,
composée

de psaumes et d'une messe brève, elle fut applaudie longuement à la fin de la messe et à nouveau lorsque les

nombreux choristes remontèrent l'allée centrale de l'église, après le Salve Regina, devenu de rigueur après la

migration de la "famille cathédrale" hors les murs protecteurs. Les fidèles étaient mélangés, ceux de Notre-Dame,

et ceux de Saint-Germain, qui semblaient très heureux de cette messe exceptionnelle. Plusieurs concerts

de la Maîtrise furent annoncés, dont le prochain est le 5 novembre en l'église Saint-Eustache,

avec un programme Bach et Mendelssohn, le suivant étant un Requiem de Mozart (19 et 20 novembre).

 


Je suis allée voir les reliquaires de plus près, ce sont de petites boîtes vitrées enchâssées dans une structure

d'or très ouvragée, dont la forme ressemble à la nef d'une église en miniature, les reliques étant déposées et

étiquetées à l'intérieur sur de petits coussins (je n'en avais jamais vu en réel), l'écriture des étiquettes est tellement

fine et petite que je n'ai pu la lire. Je suis ressortie de Saint-Germain vers 20h et me suis mise

en route sous une petite pluie, vers Notre-Dame, par les quais, pour aller lui dire bonsoir.

 


Quoiqu'elle soit toujours "en sommeil", j'ai constaté que le périmètre de confinement autour de la cathédrale

semblait avoir desserré son emprise, on pouvait voir la partie arrière du parvis et l'entrée de la crypte

archéologique sans être obligé de grimper sur les barrières... Une bonne nouvelle. Les touristes profitaient

de l'aubaine ! Puis j'ai repris le métro et le RER pour rentrer chez moi (le RER était perturbé ce week-end).


Sylvie, blogmestre
 

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 08:41

Mardi 15 octobre, l'Ensemble vocal de Notre-Dame de Paris donnait en l'église Saint-Etienne

du Mont la Messe de Notre-Dame de Guillaume de Machaut (1300-1370), premier compositeur

médiéval de musique vocale polyphonique, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Je me suis rendue à la Montagne Sainte-Geneviève pour entendre ce concert.
 

St Etienne du Mont, place de la Montagne Sainte-Geneviève, Paris 5è


Arrivée juste à l'heure, j'achetai mon ticket et allais me placer dans l'église pour bien voir les choristes,

qui étaient six et commencèrent le concert du fond de l'église par un motet à 4 voix,

précédé d'une introduction orale très intéressante sur la musique du XIVè siècle.

 


Le concert était composé de la messe de Guillaume de Machaut, en alternance avec des pièces en

plain chant, et des motets. Il commençait par un motet de Philippe de Vitry, expliquant comment l'amour

humain le plonge dans les affres, et combien l'amour de Marie est préférable, et se terminait par un Salve Regina.
 


Alors que les choristes revenaient depuis l'arrière de l'église se placer devant l'autel, je me battis avec

mon appareil photo, lui-même en conflit avec sa carte mémoire, qu'il faudra changer deux fois au cours du concert,

à la suite de troubles inconnus... Je parvins néanmoins à prendre une vidéo représentative

de la beauté de ce concert, il s'agit du Kyrie eleison de la messe de Machaut.
 



Ce Kyrie, qui a été précédé d'un introït grégorien, sera suivi d'un graduel grégorien, puis d'un alleluia,

tous les trois en plain chant (monophonique). La messe de Machaut reprendra avec un Alleluya

post partum, qui exalte la virginité de Marie, suivi d'un motet à quatre voix sur le même thème,

puis du Credo de la messe. Les choristes étaient six solistes: une alto, un contre-ténor, deux ténors,

un baryton, une basse, les deux voix les plus graves intervenant parfois depuis le jubé.
 


Les auditeurs, qui appréciaient beaucoup le concert, applaudirent entre les morceaux a capella, perturbant

l'oreille des choristes, qui se réajustèrent au diapason, mais la cloche de l'église se manifesta elle aussi...

Ce sont les aléas des concerts a capella, les auditeurs n'ont pas d'autre moyen de manifester leur bonheur!
 


L'offertoire grégorien Felix namque es reprenait le thème virginal, suivi du Sanctus de la messe

de Machaut, et d'un Agnus Dei en plain chant, puis du Beata viscera de la Messe de Notre-Dame,

exaltant cette fois le ventre maternel ayant porté Jésus. La Messe de Machaut se terminait sur un

Ite missa est en plain chant. Le concert se termina, lui, sur un Salve Regina à 4 voix d'Aubert Billard

(1217-1274), et une antienne mariale Salve Regina en plain chant du XIIIè siècle. On retrouve dans

tout le concert la dévotion médiévale à la mère du Christ qui est l'un des piliers de l'église catholique,

et explique que tant d'églises et de cathédrales françaises s'appellent "Notre-Dame".


A la fin du concert, le chef de choeur fut pris d'assaut par les auditeurs enthousiastes, et je laissai courtoisement

ma place pour aller dire bonsoir à Notre-Dame de Paris, inspiratrice du concert du soir, que je trouvai

plongée dans le noir au bord de la Seine qui l'avait vue naître. Une petite lueur brillait cependant ici et là à l'intérieur,

une présence humaine qui veillait sur elle, probablement, au 6è mois de l'incendie qui l'avait si durement blessée.

 

Notre-Dame de Paris, endormie sous la lune


Puis la lune sortit d'un nuage et joua à cache-cache avec les tours. Des trouées entre les arbres et les palissades

du chantier permettaient de la voir mieux. Sous la pleine lune, sans illuminations, j'eus l'impression de voir le

monument gothique que décrivait Victor Hugo, cette masse sombre énorme qui se dressait sur l'île de la Cité au

Moyen-Age. Sur la photo, elle reflète une partie de l'éclairage proliférant sur la Préfecture de Police de Paris

(est-ce bien adapté aux événements tragiques récents?) ce qui permet d'en déterminer les contours.

Vue du quai de Montebello, le contraste est saisissant entre la préfecture illuminée et la vénérable basilique

gothique, mère de Paris et point zéro des routes de France, endormie dans son ombre nocturne des origines.

La cathédrale semble se reposer, mais la lune me fit un clin d'oeil quand elle passa entre les deux beffrois...
 


Ensuite, je repris le RER pour rentrer chez moi. La pluie avait cessé.


Sylvie, blogmestre

 

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