2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 08:58

France 5 a diffusé hier soir  l'opéra de Jacques Offenbach "Les Contes d'Hoffmann" dans la version

donnée à l'Opéra Bastille cette année, par les Choeurs et l'Orchestre national de l'opéra de Paris,

sous la direction de Philippe Jordan. L'opéra est visible en replay ici .Il avait fait l'objet

d'un article dans ce blog quand je l'avais vu en novembre 2016. Voici la bande-annonce:

 

 

 

Je l'ai revu hier soir, et vous recommande particulièrement, après le prologue de la taverne,

le premier acte (Olympia la poupée mécanique) et le troisième (Giulietta, la barcarolle).

 

Sylvie, blogmestre

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 08:15

Hier soir, j'ai été invitée par l'association Musique sacrée à Notre-Dame de Paris, à la demande

de Sylvain Dieudonné, au concert de l'Ensemble vocal de Notre-Dame. Que tous en soient remerciés ici,

car n'ayant plus aucun moyen de paiement depuis 48h, j'aurais été bien en peine d'acheter mon billet*

(article terminé tardivement, les jours précédents ayant été utilisés à régler le problème financier)

Spiritus Domini
Spiritus Domini

Ma qualité inhabituelle d'invitée m'avait placée au premier rang au centre de la nef, d'où j'ai eu

une vue extraordinaire sur le concert, encore merci. Pour les photos, en revanche, j'étais trop près pour des

raisons techniques, mais prendre moins de photos m'a aussi permis d'apprécier encore mieux le concert.

Spiritus Domini

Les choristes /solistes étaient huit, sopranes et alti, dont un contre-ténor. Il y avait trois types

d'instruments de musique: deux cornets, un tambourin, une vièle, et trois instrumentistes

dont deux avaient un double rôle, un chef, Sylvain Dieudonné, soit dix personnes au  total.

Comme l'indiquait  son nom, le concert était dédié à l'Esprit, Esprit saint, Esprit du Seigneur.

Spiritus Domini

Le programme était en trois parties séparées par des interludes, et présentait de la musique

grégorienne et de la musique médiévale, mais pas seulement. Il y avait aussi de la

musique contemporaine sur des textes religieux en latin. La première partie commençait par

un introït tropé du XIè siècle, après une introduction instrumentale au cornet et au tambourin.

 

 

Comme on le voit sur la vidéo, les choristes se déplaçaient dans la nef puis revenaient vers l'autel, c'était un peu

déconcertant pour les auditeurs qui ne les voyaient plus. Tout mouvement crée une action, encore faut-il qu'elle

soit suffisamment visible, comme ci-dessus. Il y eut aussi des choeurs entièrement invisibles du public, comme

"Nuées" de Maurice Ohana. La première partie se terminait par une oeuvre contemporaine

d'inspiration médiévale "Veni sancte Spiritus" de Wolfram Buchenberger, dont un extrait suit:

 

 

La deuxième partie était constituée de lectures et de répons des Xè et XIè siècles.

Ci-dessous un rondeau du XIIIè siècle, qui était l'interlude entre la deuxième et la troisième partie:

 

 

 

La troisième partie proposait deux Veni creator encadrant un Alleluia. Les deux premières pièces,

médiévales, provenaient de l'Ecole de Notre-Dame, et la troisième, contemporaine, aussi, d'une

certaine manière, puisque écrite par le contre-ténor Raphaël Mas, présent dans ce concert, qui l'a dirigée.

Les trois parties et interludes furent enchaînés dans un silence respectueux de l'auditoire.

Le concert fut très réussi et très applaudi. Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 22h.

La Préfecture de police, en face de Notre-Dame, était toute illuminée.

Spiritus Domini

Sylvie, blogmestre

 

 

*mise à jour au 1 juin 2017: je n'ai toujours pas de carte bancaire ni de chèques, mais j'ai de la monnaie...

L'article sur le week-end dernier est encore à terminer, je vais m'en occuper.

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 08:45

Dimanche matin, je suis partie d'Arcueil-gare à 9h45* (j'ai déjà rédigé cette partie une fois, qui a bizarrement

disparu de mon brouillon d'article en ligne). Arrivée en gare de St Michel-Notre-Dame, même scénario que le jeudi

précédent: impossible de ressortir du RER. Des voyageurs étrangers lourdement chargés bloquaient les sorties, et

même s'ils laissaient passer, mon ticket fraîchement oblitéré était refusé par l'appareil. C'est un autre voyageur qui

m'aida à sortir, j'arrivai sur le parvis de la cathédrale à 10h08**.

Dimanche 28 mai 2017
Dimanche 28 mai 2017

J'ai participé à la messe grégorienne, animée par quatre choristes à voix hautes, trois jeunes femmes

et un contre-ténor, sous la direction de Sylvain Dieudonné. Un concert de musique médiévale aura lieu

ce lundi soir en la cathédrale. La liturgie avait changé, comme elle change au cours de l'année.

Dimanche 28 mai 2017

J'ai chanté d'une voix enrouée (mais c'était pire la veille!), et réveillé la bronchite qui s'était un peu calmée.

J'ai donc jugé prudent de rentrer chez moi après la fin de la messe grégorienne, sans rester à la messe internationale

qui suivait comme je le fais usuellement, dans laquelle je n'aurais pas pu m'empêcher de tenter de chanter!

(incidemment, il y a deux mois que je ne peux plus, physiquement, pratiquer le chant choral...)

La messe grégorienne s'est terminée vers 11h10, dans le fourmillement habituel des fidèles et visiteurs.

Dimanche 28 mai 2017

J'ai repris le RER à 11h17*** et dépanné deux touristes anglophones perplexes devant les distributeurs de tickets

qui voulaient des billets pour Versailles. La RATP devrait faire un geste en ma faveur comme auxiliaire d'exploitation!

C'est enfin, arrivée à Arcueil, puis à Cachan, que ma carte bancaire a été prise en otage par un distributeur de monnaie

(ça me ralentira toujours pendant une bonne semaine!) qui ne l'a jamais rendue. Un distributeur rencontré sur

l'Ile de la Cité avant de la quitter était, lui, en panne, ils s'étaient tous donné le mot, apparemment!

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 28 mai 2017
Dimanche 28 mai 2017
Dimanche 28 mai 2017
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 08:15

Samedi 27 mai, j'ai entendu un concert du choeur de Radio France à l'auditorium de la Maison

de la radio, sous la direction de Sofi Jeannin, accompagné de Thomas Enhco.

Week-end des 27 et 28 mai 2017

Le placement était libre, j'étais au premier balcon, de face.

Week-end des 27 et 28 mai 2017
Week-end des 27 et 28 mai 2017

Le programme était composé de quatuors de Brahms, suivis d'une improvisation de Thomas Enhco

au piano, concluant sur une version amendée d'une des Danses hongroises (de Brahms). Suivirent

"Les chansons des roses" de Morten Lauridsen, en français, une nouvelle improvisation au piano,

et pour finir, une cantate de Poulenc "Figure humaine", sur des poèmes d'Eluard, à double choeur

(une centaine de choristes pour Poulenc, environ la moitié pour Brahms et Lauridsen).

Week-end des 27 et 28 mai 2017

Les quatuors pour choeur mixte et piano de Brahms, de 1884, étaient romantiques et poétiques,

évoquant les beautés de la nature, composés sur des textes allemands de poètes chers au compositeur,

et le dernier, de Goethe, se posait même la question de faire descendre les cieux sur terre pour entendre

nos chants, au lieu du contraire. La chanson des roses de Morten Lauridsen, compositeur américain

d'origine danoise, a été créée en 1993, sur un texte en français de Rilke. Dans les mots du poète, on

devine un amoureux de la fleur (ils sont nombreux et j'en fais partie!) Voici une citation d'amoureux contrarié qui

rappelle le Petit Prince de Saint-Exupéry adressant des reproches à sa rose: "Contre qui, rose, avez-vous adopté

ces épines? Votre joie trop fine vous a-t'elle forcée de devenir cette chose armée? Mais de qui vous protège cette

arme exagérée? Combien d'ennemis vous ai-je enlevés qui ne la craignaient point. Au contraire, d'été en automne,

vous blessez les soins qu'on vous donne." Rilke voit la rose comme un être narcissique qui aurait été exaucé...

La cantate Figure humaine de Poulenc qui suivait, à double choeur mixte a capella sur des textes

d'Eluard était musicalement très complexe, on était loin des chansons françaises de Poulenc a capella que

beaucoup de choristes amateurs ont pratiquées ! Il y avait des échanges de répliques musicales entre les deux

choeurs comme on en trouve dans le Gloria du même compositeur, avec ce côté revers de tennis propre à

Poulenc (ceci dit, Bach pratiquait aussi le revers de tennis choral à l'occasion...avant l'heure du tennis) Il était

visuellement intéressant de voir chanter le double choeur, et de voir en les entendant les répliques

fuser de l'un ou l'autre pupitre. Ci-dessus, le choeur de Radio-France dans Poulenc,

Et ci-dessous, Sofi Jeannin et Thomas Enhco aux saluts. Le concert eut beaucoup de succès.

Les entrées avaient été limitées à 400 (pour une raison que j'ignore), ce qui explique le vide des balcons que l'on

peut remarquer sur les photos. Des personnes surnuméraires n'ont pas pu entrer, quel dommage !

 

Week-end des 27 et 28 mai 2017

Nous sommes ressortis du concert vers 21h 30 de mémoire, A mon retour chez moi, une heure plus tard, ma porte

avait apparemment été bien secouée, car une vis mal fixée était sortie toute seule de son logement. J'ai pensé qu'une

intrusion avait été tentée pendant mon absence, qui n'avait pas réussi. Traumatisme de vivre depuis des années dans

cette situation, inqualifiable dans une démocratie... En signe de résistance, je citerai les derniers vers du dernier

poème d'Eluard chanté dans ce concert "Sur la santé revenue, sur le risque disparu, sur l'espoir sans souvenir, j'écris ton

nom. Et par le pouvoir d'un mot, je recommence ma vie, je suis née pour te connaître, pour te nommer, Liberté."

 

Sylvie, blogmestre

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 19:51

 

La nuit dernière à une heure confidentielle (1h30!) France 2 a diffusé la Passion selon

Saint-Matthieu de Jean Sébastien Bach dirigée par Michel Corboz. Un moment de grâce musicale,

Corboz, Saint Matthieu, et Jean Sébastien

à entendre et à ré-entendre. Et il y a même un vrai choeur d'enfants! NB: ce n'est pas à Versailles,

comme il est écrit. Le concert est visible en replay sur pluzz.fr pendant encore 6 jours.

Suivez le lien ci-dessus, France 2 ne permet pas l'incrustation de la vidéo dans un blog.

 

Sylvie, blogmestre

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 13:46

Le Festival de Cannes se termine demain, j'espérais pouvoir y participer cette année en cinéphile, au moins

quelques jours, mais ce ne fut pas possible. Cependant, en dehors de la sélection officielle, qui

est distribuée en salles de cinéma, les sections parallèles (= celles qui ne sont pas officielles) ont

aussi une visibilité à Paris, après la clôture du Festival. Comme tous les ans, le Forum des images

(situé au Forum des Halles, près de Saint-Eustache) reprend la sélection de la Quinzaine des

réalisateurs, soit une quinzaine de films coups de coeur permettant de découvrir de nouveaux talents,

et de donner... un coup de pouce à leur diffusion en France. Cette année, la reprise se fera 

du 1er au 11 juin, et le programme est ici. Les séances sont à 6€ maximum, il y a des rencontres

avec les réalisateurs et les équipes des films. Il n'y a pas la Croisette, mais c'est sympa quand même!

 

 

 

Ce sont des films dont vous n'avez jamais entendu parler, et parfois ils viennent de très loin...

Ou de moins loin. C'est là que j'ai vu l'un des premiers films des frères Dardenne en 1996, de Sofia

Coppola en 1999, d'Atom Egoyan en 1991, etc...rencontré Dennis Hopper et Jean-Pierre Léaud,

vu des bidules improbables (je tairai les noms!), rencontré d'autres cinéphiles. La Quinzaine

est un voyage en terre inconnue, une découverte de l'ailleurs, qui nous ressemble parfois, ce n'est

pas du cinéma qui est passé par les fourches caudines de la distribution. Si le voyage vous tente,

lisez la fiche des films sur le site, allez ici, puis cliquez sur le titre du film concerné.

 

Sylvie, blogmestre
 

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 08:02

Il y avait hier soir à la Philharmonie le 2è concert "Résurrection", présentant la 2è symphonie de

Gustav Mahler (ce qui semblait adapté pour le soir de l'Ascension...) donné par l'Orchestre de Paris

et son choeur, sous la direction de Daniel Harding. J'arrivai à la Philharmonie sous le soleil.

Résurrection

Ma place était au 2è balcon, 6è étage, de trois quarts face, tout en haut de la salle.

Résurrection

Ayant bizarrement froid (?!) à mon arrivée, je pris le temps d'un chocolat chaud au bar, avant d'aller m'installer.

Résurrection

Comme vous pouvez le voir, c'était une symphonie requérant de gros effectifs musicaux !

Voici les musiciens et les choristes installés, avant le concert:

Résurrection

Le choeur était disposé à l'arrière de la scène, avec les voix d'hommes sur les trois rangs inférieurs,

tandis que les voix de femmes occupaient les trois rangs supérieurs. Habituellement c'est l'inverse, mais

la disposition n'est pas confortable pour le rang féminin qui est juste devant les voix masculines, plus puissantes.

Ci-dessus le centre du choeur (il y avait aussi des choristes sur les côtés).

Résurrection

La 2è symphonie de Mahler a une histoire pleine de rebondissements. En 1888, Mahler écrit un

poème symphonique intitulé "Totenfeier" (Fête des morts), qu'il présente en 1891 au chef d'orchestre

Hans von Bülow, qui rejette l'oeuvre. En 1892, Mahler écrit les premiers Lieder du cycle Des Knaben

Wunderhorn. Il projette alors d'écrire une très grosse symphonie, avec choeurs, et décide de faire

de la Totenfeier le premier mouvement de cette oeuvre. La 2è symphonie commence donc par une

marche funèbre. Elle est en cinq mouvements. En 1893, le compositeur écrit le deuxième mouvement,

andante moderato (la marche funèbre était allegro maestoso!), puis le 3è, qui est un scherzo élargi

à tout l'orchestre. Dans le 4è mouvement, qui prépare le finale choriste, il place un lied issu du

Knaben Wunderhorn, pour voix d'alto solo. En 1894, von Bülow décède, et lors de son enterrement,

auquel Mahler assiste, un choral de Klopstock évoquant la résurrection lui fournit le motif et la raison du

finale de sa deuxième symphonie ! Il boucle le 5è mouvement, choral et scherzo, en trois semaines.

Résurrection

La symphonie fut jouée d'une traite, sans entracte. La soliste alto qui intervenait dans les deux

derniers mouvements était Wiebke Lehmkuhl, la soliste soprano du dernier mouvement était

Christiane Karg (déjà entendue dans "Le Paradis et la Péri" de Schumann et le Requiem de Brahms, par le même

orchestre et son choeur pendant la saison 2016-2017). Deux très belles voix. Les paroles des 4è et 5è

mouvements figuraient sur le livret, en allemand et traduites en français. Après la marche funèbre

constituant le 1er mouvement, il y eut une minute de silence voulue par le compositeur, qui nous fut

annoncée à l'avance (le concert était aussi dédié aux victimes de Manchester, comme celui de la veille).

Ci-dessous les deux solistes, la soprane à gauche, l'alto à droite.

Résurrection

Les trois premiers mouvements, instrumentaux, sont intéressants mais pas aussi marquants de mon

point de vue, que, par exemple ceux de la première symphonie qui avait précédé celle-ci dans l'oeuvre

de Mahler. En revanche, le 4è mouvement fait monter l'attraction. Le 5è mouvement utilise un procédé

que Mahler reprendra dans sa troisième symphonie, il délocalise des cors dans les coulisses,

à l'arrière de la scène (le public cherche partout d'où proviennent ces sons...). Puis les choristes, assis,

chantent intérieurement (au point que j'ai cru qu'il y avait aussi des choristes délocalisés!) avec la soliste.

Ensuite, les choristes se lèvent et la puissance du choeur éclate, nous explose à la figure, soutenue

par l'orchestre et les percussions dont les roulements sont impressionnants. Nous l'avons

attendu toute la soirée, mais le finale valait vraiment le coup d'être là !

Résurrection

Ci-dessus le chef d'orchestre, Daniel Harding, qui fut très applaudi et rappelé. Nous avons aussi vu

Lionel Sow, chef du choeur, qui est monté sur scène à la fin du concert. Le concert s'est terminé vers

22h15, nous sommes ressortis vers 22h20, et les ennuis ont repris dès la Gare du Nord, un 3è incident au

Blanc-Mesnil cette fois,  ayant perturbé le RER B. Je suis arrivée chez moi vers 23h40, par le seul train

qui desservait Arcueil entre 22h30 et minuit, une chance que je l'aie eu!

 

Sylvie, blogmestre

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 07:08

Hier, je suis allée à Notre-Dame le matin pour la Solennité de l'Ascension. Partie d'Arcueil-gare à 09h53*,

 sans encombre. A Denfert-Rochereau, les ennuis ont commencé. Suite à un incident inconnu à Gare du Nord,le

train ne pouvait pas continuer son trajet, on ne savait pas quand le trafic reprendrait. J'ai choisi le métro... et suis (mal)

sortie à 10h28** à la station Saint-Michel, d'un côté sans machines, d'où j'ai rejoint la cathédrale le plus vite possible.

J'ai assisté à la messe grégorienne de 10h à partir du Credo, puis à la messe internationale de 11h30.

Jeudi 25 mai 2017

Beaucoup de touristes faisaient la queue sur le parvis pour entrer, certains participaient à la messe depuis le

déambulatoire, alors qu'ils pouvaient entrer dans l'espace cultuel de la nef. C'était un jeudi de vacances...

L'Ascension représente pour les chrétiens la montée de Jésus au ciel après sa résurrection.

La messe grégorienne était animée par quatre messieurs de l'ensemble vocal de Notre-Dame,

sous la direction de Sylvain Dieudonné. La messe internationale fut animée par un quatuor SATB

de solistes de la Maîtrise, qui chanta la Messe n°6 d'Ernst Bröer (Kyrie, Sanctus, Agnus Dei).

Jeudi 25 mai 2017

J'ai été heureuse de pouvoir retourner à Notre-Dame le matin.Les annonces, entendues à la messe grégorienne

faisaient état des conférences, des horaires pour les prochaines célébrations, événements, et d'un

concert de musique médiévale (et néo-médiévale) le 29 mai 2017, par l'Ensemble vocal de Notre-Dame.

Jeudi 25 mai 2017

Prévoyant un retour long en cas de persistance de l'absence de RER, je suis ressortie à 12h28*** de la cathédrale.

Un deuxième incident s'était produit à Gare du Nord, et le trafic RER était très perturbé... j'ai pris le bus !

 

Sylvie, blogmestre

Jeudi 25 mai 2017
Jeudi 25 mai 2017
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:46

Hier matin, une série de contretemps m'ont empêchée d'aller à Notre-Dame, mais j'y suis allée en fin d'après-midi.

Partie d'Arcueil-gare à 18h07* (le ticket existe, il faut que je le retrouve), je suis arrivée à la station Saint-Michel Notre-Dame un peu avant 18h30. Sur les trois portiques possibles pour sortir du RER en direction du parvis, un était au rouge, un deuxième était bloqué par un ticket, et une jeune femme japonaise (m'a-t'il semblé) avec valise se débattait avec le troisième qui refusait de s'ouvrir. Il était impossible de passer. J'ai demandé à cette dame qu'elle veuille bien me laisser sortir avant elle, et comme le portillon était ouvert derrière moi, lui ai dit de passer. Mais elle a fait passer sa valise d'abord... et s'est ensuite  fait coincer par les mâchoires du portillon qui s'est refermé sur elle. Le blocage entre les mâchoires du portillon m'est arrivé au même endroit, avec un passe Navigo pourtant valide. Ca fait mal. Elle a crié et son conjoint m'a regardée comme si je l'avais fait exprès... Il n'y a pas de personnel RATP à cette sortie, ni de guichet. Pas d'autre solution que de s'en sortir seuls entre voyageurs. La valise était passée, je suppose que la dame, elle, a pu sortir avec un autre voyageur. Mais j'ai porté ce cri de douleur en moi avec le regard de reproche de son conjoint pendant toute la messe à laquelle j'ai participé. Drôle de bienvenue à Paris ! Un autre dérangement semblait affecter les machines à tickets, réparé quand je suis repartie. Je suis entrée dans la cathédrale vers 18h35, avant le Kyrie. Initialement placée latéralement, j'ai rapidement été encadrée par un homme de chaque côté et derrière par un troisième planté dans l'allée transversale. J'ai jugé préférable d'aller m'asseoir ailleurs dans la nef, à un endroit où les caméras vidéo voient les paroissiens,  pour préserver autant que possible la sérénité spirituelle que j'étais venue chercher en ces lieux.

 

Dimanche 21 mai 2017

La messe fut célébrée par Mgr de Moulins-Beaufort, et animée par huit jeunes femmes de

la Maîtrise de Notre-Dame, sous la direction de Henri Chalet. Les premiers rangs étaient réservés

aux boulangers d'Ile-de-France qui avaient participé à la Fête du Pain sur le parvis. Il y avait aussi la

confrérie des talmeliers (ancien nom des boulangers), et des panières de rotin posées devant l'autel

contenaient des petits pains qui furent bénis à la fin de la messe et nous furent distribués à la sortie.

Ci-dessous une photo KTO qui provient de l'enregistrement de la messe, aussi diffusée en direct, où l'on voit les

boulangers dans l'allée centrale de la nef de la cathédrale, se dirigeant vers la sortie avec leurs panières pleines.

 

Dimanche 21 mai 2017

La Maîtrise a chanté une messe basse de Gabriel Fauré, Kyrie et Agnus Dei, le Sanctus étant chanté

en français par l'assemblée et le choeur. La Maîtrise chanta une oeuvre de Jean Langlais "O bone Jesu"

à la communion. Un concert "Ave Maria" fut annoncé pour le mardi 23 mai en la cathédrale.

Nous sommes ressortis de la cathédrale  vers 19h55, j'ai repris le RER à 19h58* avec le présent des boulangers.

J'avais oublié mon appareil photo chez moi, mais j'ai immortalisé le petit pain reçu à mon retour

Dimanche 21 mai 2017

Sylvie, blogmestre

Dimanche 21 mai 2017
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 08:36

J'étais hier soir au concert de la Philharmonie, donné par l'orchestre de Paris, sous la direction

de Thomas Hengelbrock. Nous sommes arrivés sous une pluie battante Porte de Pantin !

Ravel, Canteloube, Moussorgski

Il pleuvait tant que j'ai renoncé à sortir l'appareil photo pour immortaliser la cohorte de parapluies...Ma place

était au premier balcon, dans une zone que je n'avais connue qu'une fois, la première, en 2015.

Ravel, Canteloube, Moussorgski

Le programme se composait de Daphnis et Chloé de Maurice Ravel, de 7 chants d'Auvergne

(en auvergnat) de Joseph Canteloube, et des Tableaux d'une exposition de Modest Moussorgski,

dans l'orchestration de Maurice Ravel. Je n'ai pas compris quel fil rouge liait Canteloube à Ravel et

Moussorgski, mais ces chants en auvergnat étaient amusants entre les deux pièces symphoniques. J'ai noté avec

intérêt que "peuchère" se dit "pécaïre" en auvergnat comme en provençal, ce que je n'aurais pas soupçonné...!

Les possesseurs d'un carnet de chants populaires français doivent être familiers du nom de Canteloube, c'est lui qui

les a collectés et fait publier, j'en avais un recueil quand j'étais adolescente, pour chanter aux feux de camp.

Ravel, Canteloube, Moussorgski

J'ai égaré le livret de ce concert, ce qui explique en partie le temps que j'ai mis à en reprendre la rédaction.

L'orchestre fit une très belle interprétation du poème symphonique Daphnis et Chloé. Comme dans

le Requiem de Brahms dans lequel je l'avais vu diriger pour la première fois, Thomas Hengelbrock

se révéla inspiré, passionné, ardent, communiquant sa fougue à l'orchestre.

Ravel, Canteloube, Moussorgski

Les chants d'Auvergne de Canteloube furent interprétés par une soliste, soutenue par un effectif réduit

de musiciens. Il aurait été bienvenu de les traduire aussi en anglais, car les auditeurs parlaient fort peu l'auvergnat,

et certains ne comprenaient pas le français, ce qui les rendaient imperméables aux textes, vieilles chansons des

provinces, qui sentaient bon la campagne et la malice. Mais le clou de la soirée, que nous attendions tous,

c'était l'oeuvre de Moussorgski, écrite pour piano, et magistralement orchestrée par Ravel.

Tellement magistralement que l'on peine à imaginer une pièce aussi extraordinaire sur un seul instrument!

Ci-après le début de l'original au piano  

 

L'idée qui sous-tend ce poème symphonique est la suivante: un visiteur se promène dans une galerie

de tableaux, et ses impressions sont évoquées  par une série de mouvements musicaux.

Dans cette promenade, on rencontre un gnome, des catacombes, des poussins, un vieux château,

une cabane à pattes de poule, et... la Grande Porte de Kiev, majestueuse, qui est la reine de tous

les tableaux. C'est par son évocation que l'oeuvre commence, on la voit d'abord de loin, puis elle se

rapproche (le visiteur doit la voir en perspective entre deux autres tableaux). Quand il arrive au bout

de sa promenade, la Grande Porte de Kiev s'impose de toute la puissance de son architecture.

Ravel, Canteloube, Moussorgski

Les percussions étaient très présentes dans ce concert, avec huit percussionnistes dans Daphnis

et Chloé, et six dans les Tableaux d'une exposition. En vedette, la cloche des dernières évocations

de la Grande Porte de Kiev (une belle cloche d'église retournée, bien fixée à son support).

Les Tableaux d'une exposition, au final percussionnant et carillonnant, donnèrent

des frissons dans le dos à toute la grande salle !

Ravel, Canteloube, Moussorgski

Le concert fut magnifique, très applaudi. Il y eut un bis, une valse, dont le nom me reste à trouver

(je cherche toujours... si quelqu'un sait, un petit commentaire svp, c'était une valse connue!)

Quand nous sommes ressortis, vers 23h, la pluie avait cessé, Moussorgski et Ravel avaient ramené

les éléments du ciel à la modestie en faisant plus de bruit qu'eux!

 

 

Sylvie, blogmestre

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