27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 09:34

Hier après-midi, j'avais obtenu, de haute lutte, un billet pour la symphonie n°3 dite héroïque,

de Ludwig van Beethoven, au grand auditorium de la Maison de la radio. Plus d'une semaine avant le

concert, il ne restait plus de billets disponibles en ligne à Radio France, et quelques uns sur des sites extérieurs.

Symphonie héroïque

Après Notre-Dame le matin, je suis rentrée déjeuner et me reposer un peu chez moi avant de repartir. Il y avait un

"mouvement social" depuis 6h du matin, qui perturbait le RER C, et il m'était fortement conseillé de prendre la ligne 6

(sauf qu'après Passy, il y a un bon quart d'heure de marche, contre 3 minutes depuis la station de RER C) Bref... douteux.

J'arrivai sans encombre par le RER C vers 15h40, et m'assis au 1er balcon, en loge 3, 2è rang, place 49,

le placement était libre. Ci-dessous le grand auditorium vers 13h45, en cours de remplissage.

Symphonie héroïque

Il s'agissait d'un concert didactique, interprété par l'Orchestre philharmonique de Radio France,

sous la direction de Ludovic Morlot, qui nous fit la présentation de l'oeuvre.

Symphonie héroïque

Le grand auditorium était plein, et le public était de tous âges. Le chef souhaita la bienvenue à tous,

et particulièrement aux auditeurs qui allaient entendre un orchestre symphonique pour la première fois.

C'était le cas d'un de mes voisins, pour qui j'espère que l'expérience a été concluante, et à qui j'ai conseillé d'aller

aussi à la Philharmonie, ces deux salles étant les plus initiatrices de nouveaux auditeurs, à mon avis.

Symphonie héroïque

La symphonie n°3 de Beethoven, dit "héroïque", fut dédiée au général Bonaparte. Plus tard, quand

Bonaparte se sacra empereur Napoléon Ier, Beethoven, très déçu par ce geste, repris sa dédicace.

Ludovic Morlot nous expliqua le premier mouvement de la symphonie, qui fut ensuite joué. Puis applaudi.

Vint alors l'explication du deuxième mouvement, qui est une marche funèbre en mode mineur (je dirais

qu'il évoque les morts des guerres sur les champs de bataille, c'est ainsi que je le perçois).

L'orchestre philharmonique de Radio France et Ludovic Morlot

L'orchestre philharmonique de Radio France et Ludovic Morlot

Ludovic Morlot fit une troisième et dernière intervention entre le 2è et le 3è mouvement de la symphonie.

Il nous parla de la symbolique du nombre 3. Le 3è mouvement était en mi bémol majeur, qui comporte

3 bémols à la clé, et il utilisait un rythme ternaire, dont les musiciens nous firent la démonstration.

(Chaque explication était accompagnée d'une démonstration musicale). Nous avons compris que cette

symphonie n'était pas 3è par hasard, et qu'elle comportait une accumulation de 3 visibles ou cachés. Il y avait aussi

3 cors au lieu de 4, etc... Puis le chef conclut qu'il allait à présent enchaîner les deux derniers

mouvements, et nous remerciait de notre présence à ce concert.

L'orchestre saluant l'arrière de l'auditorium

L'orchestre saluant l'arrière de l'auditorium

Voici l'orchestre retourné pour saluer l'arrière de l'auditorium, et le chef qui esquisse un petit pas ternaire

inspiré par le Scherzo (non, ça c'est de moi!). L'interprétation fut très belle, j'ai eu souvent des frissons.

Par rapport à la 7è symphonie du même compositeur entendue plus tôt, on sent bien un Beethoven plus

jeune, plus mystique, plein de fougue (ce qui n'ôte rien à la beauté de la 7è). Le public applaudit

beaucoup, c'était une belle après-midi musicale. J'espère que les nouveaux auditeurs de musique

symphonique en live reviendront, et essayeront d'autres salles et d'autres concerts!

Je suis repartie par la Seine, peu après 17h, n'ayant plus d'impératif horaire.

Symphonie héroïque

En notant au passage la verdeur de l'Ile aux cygnes (curieuse, pour du béton!) où j'allais autrefois réviser mes

cours de classes préparatoires, quand mes parents habitaient le XVè et que je fréquentais la Seine.

 

Sylvie, blogmestre

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 09:11
Dimanche 26 février 2017

Hier matin dimanche j'avais encore un peu de mal à fonctionner. Partie avec un peu de retard, je suis arrivée à

Saint-Michel Notre-Dame à 10h08*, et entrée dans la cathédrale pour la messe grégorienne.

Dimanche 26 février 2017

Nous étions le 8è dimanche du temps ordinaire. La messe fut célébrée par M. le chanoine Dubois,

et chantée par onze choristes masculins de la Maîtrise et de l'Ensemble vocal de Notre-Dame de Paris ,

sous la direction de Sylvain Dieudonné. Peu après mon arrivée un hurluberlu cria en agitant les bras devant

l'autel et fut promptement évacué par la sécurité, dans le calme général. L'Evangile (selon Matthieu)

disait qu'il était impossible de servir simultanément Dieu et l'argent. C'était le dernier dimanche avant

le Carême. On nous annonça un concert choral le 28 février en la cathédrale, rappela les conférences

de Carême, et que le temps était propice pour la réconciliation.

Dimanche 26 février 2017

Je restai pour la messe internationale, qui fut dite en français, anglais, espagnol. Elle fut animée par

dix choristes féminines, sous la direction de Henri Chalet, accompagnées à l'orgue de choeur par

Yves Castagnet. Le grand orgue était tenu par Olivier Latry, ainsi que dans la messe grégorienne.

Les choristes chantèrent une messe de Saint-Louis de Hendrik Andriessen (Kyrie, Sanctus, Agnus Dei),

et le Tantum ergo de Gabriel Fauré. La messe s'est terminée peu après 12h30, et j'ai repris le RER vers 12h40**

(la suite de la journée est dans l'article suivant)

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 26 février 2017
Dimanche 26 février 2017
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 23:23

Ce soir du samedi 25 février 2017, j'avais un billet pour la première du spectacle "Priscilla, folle du

désert", au Casino de Paris (billet ci-dessous). Mais je me sentais pas très bien dans l'après-midi

(j'ai déjà eu un problème jeudi soir, c'est un jour sur deux). Néanmoins, je suis partie de chez moi à 19h30, ce

qui était suffisant. Mais le RER arriva à 19h52, s'arrêta à Laplace pour laisser passer le train suivant,

fit une pause à Gentilly, une pause à Cité Universitaire... à 20h05 nous atteignions à peine Denfert-

Rochereau, fin de l'espoir pour moi d'arriver à l'heure rue de Clichy. J'ai préféré rentrer chez moi que

risquer de passer la moitié de la soirée à attendre l'entracte pour entrer alors que je ne me sentais

pas bien. Bref... puisque j'étais à Denfert, autant profiter des magasins encore ouverts, acheter un

médicament rue Daguerre, faire trois courses pour moi au Monoprix, et quérir une boîte de sardines

pour quelqu'un qui m'avait accostée sur le trottoir demandant qu'on lui achète des sardines...

Comme mon billet était réservé, on s'est peut-être demandé où j'étais passée, voici l'explication.

Priscilla... une autre fois!

A 20h28, heure où j'aurais du être assise à ma place au Casino de Paris, je ressortais du Monoprix

Daguerre. J'ai repris le RER dans l'autre sens et je suis rentrée chez moi. Je ne suis pas non plus

allée à la répétition de l'après-midi. Pour Priscilla, j'espère pouvoir y aller ultérieurement...

 

Sylvie, blogmestre

Priscilla... une autre fois!
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 09:34

Il y avait hier soir un concert en l'église de la Madeleine, qui proposait la 7è symphonie de

Ludwig van Beethoven, et le Requiem de Gabriel Fauré. Le concert était interprété par

l'orchestre Hélios et le Choeur de Paris, sous la direction de Till Aly.

 

Beethoven, Fauré

Je fréquente assez régulièrement l'église de la Madeleine, pour avoir constaté dans son programme que Till Aly,

l'orchestre Hélios, et le Choeur de Paris y proposaient de multiples concerts et des oeuvres variées. J'avais entendu

le choeur en décembre 2015 dans un concert de Noël, et constaté que le mensuel "Cadences" (distribué devant

toutes les salles de concert que je fréquente aussi!) avait inclus ce concert dans ses recommandations.

Beethoven, Fauré

L'église était un peu moins pleine que pour un Requiem de Mozart, mais il y avait néanmoins une file d'attente

qui allait de l'intérieur de l'église jusque sur le trottoir au-delà des grilles quand je suis arrivée.

L'avant de l'église de la Madeleine depuis ma place

L'avant de l'église de la Madeleine depuis ma place

Ayant une place de 1ère catégorie, je m'installai de côté, en surplomb, de manière à voir un peu mieux

l'orchestre qui est en bas de l'autel. Les musiciens arrivèrent en descendant l'escalier devant l'autel,

ce qui était une bonne idée, puisque cela permettait au public de les voir à cette occasion.

L'orchestre Hélios

L'orchestre Hélios

Le concert commença par la 7è symphonie de Beethoven, créée en 1813 à Vienne. Cette symphonie

marque le retour du compositeur à une forme plus classique, loin des évocations primesautières de la

sixième qui l'avait précédée. Selon Wagner, elle serait composée de danses. Personnellement je la

trouve grave et emphatique, comme la contemplation des grandes forces du monde (7 est un nombre

symbolique, le monde fut créé en sept jours, la semaine dure sept jours, 7 représente la fin d'un cycle).

Qui tollis peccata mundi

Qui tollis peccata mundi

La septième symphonie de Beethoven, qui est de facture classique, comporte 4 mouvements:

Vivace, Allegretto, Scherzo, Allegro con brio. Elle a été dédiée au comte Moritz von Fries qui était l'un

des amis et des mécènes du compositeur. Quoiqu'elle soit écrite en mode majeur, il y a une part de

fatum, d'acceptation d'un destin minuscule face aux forces divines. Ceci est probablement renforcé par

l'état de maladie avéré et irréversible du compositeur: on espère et l'on se bat au début, on se fait une raison à la fin.

L'orchestre Hélios (qu'un monsieur près de moi a qualifié imprudemment de "petit orchestre") se montre à la

hauteur de la tâche et emplit la très grande nef des accents beethoveniens. L'église participe

à sa manière dans un effet retour qui doit un peu perturber les musiciens comme il perturbe les choristes,

mais les musiciens sont des pros, ils résistent mieux! J'ajouterai que l'église, par son caractère monumental,

ajoute une dimension grandiose à la symphonie, à laquelle la musique se prête.

C'est la bonne symphonie, au bon endroit.

 

 

Ci-dessus un extrait vidéo du premier mouvement, "vivace".

Ci-dessous un deuxième extrait vidéo, du 2è mouvement de la 7è symphonie de Beethoven.

Le deuxième mouvement est "allegretto", il s'agit du tempo. Le terme allegretto, dans ce qu'il suppose de joyeux,

ne me semble pas bien qualifier son caractère grave, mais c'est la dénomination officielle. Si vous êtes intéressé

par le détail de la construction du 2è mouvement de cette symphonie, une explication détaillée

et brillante a été mise en ligne par un compositeur, ici

 

 

La symphonie, aussi belle qu'il était possible en ce lieu à l'acoustique particulière (mais cela finit

par être drôle, c'est comme une course contre l'écho), est très applaudie. Des personnes devant moi se lèvent

pour prendre des photos, je suis heureuse de m'être perchée pour continuer à voir ce qui se passe!

Les choristes se mettent en place sous les applaudissements, pour la deuxième partie du concert,

le Requiem de Fauré. Et là, je découvre un autre choeur que celui dont j'avais gardé le souvenir en 2015.

J'ai compté 43 choristes, mais acoustiquement, ils remplissent l'église. La puissance est là, l'équilibre des

pupitres aussi, les voix sont belles. Ce sera un très beau Requiem de Fauré ! Curieusement, les

résonances de l'orchestre semblaient comme amorties par la présence du choeur.

 

Le Choeur de Paris

Le Choeur de Paris

Gabriel Fauré est un enfant du lieu, puisqu'il fut maître de chapelle, puis organiste de l'église de

la Madeleine, et titulaire du grand orgue. La deuxième oeuvre du concert est aussi au bon lieu !

Je n'ai jamais chanté le Requiem de Fauré, mais l'ai entendu plusieurs fois en concert avec plaisir.

Mon passage préféré étant le Sanctus, tout en délicatesse, voici un extrait du Sanctus:

 

 

 

Ce Requiem présente la particularité de ne pas contenir de Dies irae, Fauré ayant une conception

douce de la religion chrétienne, à l'inverse de ses confrères, qui utilisèrent le châtiment divin, les

flammes de l'enfer, la dernière trompette (trombone pour Brahms...) avec un grand sens de la terreur

musicale. Mozart a écrit un Dies irae claquant, Verdi a fait intervenir trois fois dans

son Requiem un Dies irae en forme de tornade s'abattant sur la Terre...

 

Beethoven, Fauré

Ci-dessus, voici Till Aly aux saluts, avec les deux solistes du Requiem, Marie-Noël Cros

et Jean-Louis Serre. Le Requiem de Fauré fut aussi très applaudi. Ce fut un très beau concert,

je retiens l'orchestre Hélios, le Choeur de Paris, et Till Aly, pour une prochaine fois.

Ci-dessous le grand orgue de la Madeleine, tenu en son temps par Gabriel Fauré.

Le grand orgue de l'église de la Madeleine

Le grand orgue de l'église de la Madeleine

Sylvie, blogmestre

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 09:25

C'était la reprise des répétitions hier soir au Choeur Philharmonique international, après la pause des

vacances de février. Au menu, trois choeurs roboratifs de Carmen, de Bizet, dont celui des

cigarières, à propos duquel nous nous sommes demandé sous l'emprise de quelle substance

vaporeuse notre ami Georges l'avait écrit... nous vous laissons juger!

Extrait de la partition, choeur féminin des cigarières

Extrait de la partition, choeur féminin des cigarières

Une jolie mise en images et en musique ci-dessous Par Francesco Rosi, avec Julia Migenes,

dans le rôle de Carmen (1984), à voir et à revoir pour inspiration!

 

 

 

Sylvie, blogmestre

 

 

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 09:11
Notre-Dame, la galerie autour du choeur

Notre-Dame, la galerie autour du choeur

C'était le titre du concert du choeur d'adultes de la Maîtrise de Notre-Dame, hier soir 21 février 2017,

en la cathédrale. J'y suis allée, et chance, j'ai pu avoir une place au premier rang.

Ave Maria

Le programme proposait une douzaine d'oeuvres dont une en trois parties, sous la direction de

Henri Chalet, accompagnées à l'orgue de choeur ou à l'orgue portatif par Yves Castagnet.

Quatre oeuvres étaient contemporaines, et huit étaient de l'époque Renaissance..

Ave Maria

Le concert s'ouvrait par un Ave Maria de Tomas Luis de Victoria, à quatre (4 voix je suppose),

qui fut chanté du fond du choeur de la cathédrale, et se terminait en miroir par un

Ave Maria à huit (huit voix) de Victoria, ci-dessous, qui fut chanté à l'avant de l'autel.

 

 

Ave Maria à 8 voix (extrait) de Tomas Luis de Victoria, oeuvre finale du concert

Après l'Ave Maria d'introduction chanté du fond du choeur, les choristes féminines se déplacèrent

à l'avant de l'autel pour chanter une oeuvre contemporaine de Yves Castagnet "O Notre-Dame du soir".

Elles furent rejointes par les voix masculines pour un "Cantate Domino" de Claudio Monteverdi

 

 

Cantate Domino de Claudio Monteverdi (extrait)

 

Puis le choeur féminin chanta une oeuvre de Caroline Marçot,  présente parmi les choristes alto,

intitulée "Nigra sum". Suivit une autre oeuvre contemporaine, de mémoire à quatre voix mixtes,

de Pierre-Adrien Charpy "Voici le sacre du Royaume" (habituellement je prends des notes pour les concerts

à oeuvres multiples mais étant au premier rang avec des voisins partout, je ne pouvais pas tout tenir en même temps!)

Puis le choeur au complet interpréta deux oeuvres de la Renaissance "Osculetur me" de Roland de

Lassus, et "Ave Maris Stella" de Claudio Monteverdi. L'une des oeuvres présentées fut chantée par

trois choeurs, deux petits choeurs de quatre choristes chacun, et un grand choeur central, les petits

choeurs étant disposés de part et d'autre aux extrémités de l'escalier de l'autel. Il me semble qu'il

s'agissait de l'Ave Maris stella de Monteverdi, la disposition rendait une photo ou une vidéo difficile, sauf à

faire un panoramique qui aurait dérangé mes voisins... le résultat musical était très réussi.

Le choeur d'adultes de la Maîtrise, Henri Chalet et Yves Castagnet

Le choeur d'adultes de la Maîtrise, Henri Chalet et Yves Castagnet

Une dernière oeuvre contemporaine féminine de Michèle Reverdy "Femme revêtue de Soleil"

s'incrusta parmi les compositions majoritairement masculines. Elle fut suivie de deux pièces de

Giovanni Gabrielli "Sancta Maria succure miseris", et "Beata es Virgo Maria". Puis il y eut une

messe de Hans Leo Hassler, en trois parties "Kyrie", "Sanctus" (le Sanctus figure en entier ci-dessous),

"Agnus Dei". Le concert se termina par le second Ave Maria de Tomas Luis de Victoria,

à huit voix, dont l'extrait vidéo est plus haut dans l'article.

 

 

Sanctus de la Messe de Hans Leo Hassler (en entier)

J'ai choisi de mettre en ligne trois extraits de musique Renaissance, parce que tous les

participants au concert y sont visibles, choristes, chef de choeur, et organiste.

 

Le public applaudit après chaque pièce, il applaudit aussi le prêtre qui présenta le concert, et

même entre deux morceaux de la messe brève de Hassler. Il applaudit surtout à la fin,

et le dernier choeur de Victoria fut bissé. Très joli concert, bravo à toutes et à tous!

Le concert s'est terminé vers 21h40.

 

Sylvie, blogmestre

 

Avertissement: plusieurs lecteurs de ce blog se sont abonnés récemment, j'en ai été avertie par

courriel par Over-blog, mais aucun abonnement récent n'apparait dans la liste des abonnés.

Je conseille aux personnes qui se sont abonnées et constatent qu'elles ne reçoivent pas de

notifications pour les nouveaux articles de se signaler pour que je puisse réclamer auprès d'Overblog.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 08:26

Hier, je suis arrivée presque à l'heure sur le parvis de Notre-Dame, à 10h01* (encore un effort, Sylvie!)

pour le début de la messe grégorienne, qui était célébrée par M. le chanoine Dupont-Fauville, et animée

par quatre messieurs de l'Ensemble vocal de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Dimanche 19 février 2017

Quoique je ne sois pas arrivée très tard, il me fut impossible d'avoir une feuille de cette

messe grégorienne, ce qui ne constitua pas un problème, car je pouvais la chanter par coeur.

L'Evangile selon Matthieu (c'est une année Matthieu), évoquait le principe antique "oeil pour oeil,

dent pour dent", et demandait de tendre l'autre joue si l'on vous giflait sur la joue droite. Le célébrant

nous apprit qu'il s'agissait d'une relecture, et que le "dent pour dent" était une modération de la riposte

qui vous arrachait la mâchoire (ce qui existe encore, même au XXIè siècle!) Quant à la gifle sur la joue droite,

je me suis demandé s'il n'y aurait pas un sens caché dans la proposition de tendre la gauche? En effet,

un droitier ne gifle pas un adversaire sur la joue droite, mais sur la joue gauche. Comme la latéralité

est importante dans les Ecritures, que pourrait aussi impliquer de tendre la joue gauche?

Répondre à l'agression en proposant deux fois plus qu'il n'est demandé par l'agresseur, de manière à

retourner l'agression pour en faire un don de soi, soit, mais la latéralité me pose question.

Dimanche 19 février 2017

A la fin de la messe, Mgr Chauvet nous annonça un concert le 21 février, de la Maîtrise d'adultes,

sous la direction de Henri Chalet, avec un programme d'Ave Maria de la Renaissance principalement.

Mgr Chauvet ajouta qu'il nous restait une semaine pour nous préparer progressivement au Carême,

le mardi gras (dernier jour de festin!) tombant le 28 février cet année. M. le chanoine Dupont-Fauville

ajouta quelques mots en anglais à la fin de la messe grégorienne après avoir constaté lors de

la communion qu'il y avait beaucoup d'anglophones à cette célébration.

 

La messe internationale qui suivit fut dite en français par Mgr Chauvet, avec des passages en

allemand et en italien (? il y a eu un problème de micro), et en anglais, par M. le chanoine de Malherbe.

Le Notre-Père de Rimski-Korsakov fut chanté en français. La célébration était animée par quatre solistes

SATB, qui chantèrent une messe en fa mineur de Josef Rheinberger (Kyrie, Sanctus, Agnus Dei),

accompagnés par Yves Castagnet à l'orgue de choeur (extrait ci-dessous du Sanctus par un autre choeur),

 

 

 

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 12h40, et j'ai repris le RER à 12h42**.

 

Dimanche 19 février 2017

Sylvie, blogmestre

 

PS: lorsque je commets une erreur dans un article, notamment sur des noms de personnes, ce n'est pas volontaire, et

il est possible (bienvenu!) de corriger en m'envoyant un commentaire sur l'article concerné, merci beaucoup!

Les commentaires sont filtrés, si vous ne souhaitez pas qu'ils soient publiés, il suffit de le préciser.

Dimanche 19 février 2017
Dimanche 19 février 2017
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 15:34

Hier soir, j'ai vu Fantasio au Théâtre du Châtelet. Fantasio est un opéra comique de Jacques Offenbach

qui a subi un sort tragique... Au départ, il s'agissait d'une comédie en deux actes d'Alfred de Musset,

écrite en 1836, mais qui ne sera créée qu'en 1866, après la mort de l'auteur. Paul de Musset, frère

d'Alfred écrira un livret d'opéra en trois actes à partir de cette comédie, qui sera mis en musique par

Offenbach en 1872. L'accueil de cette oeuvre, différente des opérettes produites par l'auteur jusque là,

n'est pas très enthousiaste. Elle sera jouée et chantée 14 fois, puis disparaîtra des scènes et des

bibliothèques. Pour être redécouverte au XXè siècle, dans une version allemande, puis en français, et

recréée au XXIè siècle. L'opéra d'Offenbach, tout neuf, est actuellement donné au Théâtre du Châtelet,

en place de l'Opéra comique, qui est en rénovation, jusqu'à la fin du mois de février 2017.

 

Fantasio

Heureusement, je n'étais pas partie tardivement, car des farceurs (?) avaient ôté le fléchage dans les sous-sols

du métro de la station Châtelet, ou quelque chose de ce genre... je suis sortie rue de Rivoli à 500 mètres

du théâtre, et bien contente de ne pas m'être retrouvée aux Halles sans l'avoir fait exprès.

 

J'avais une place de catégorie 4, corbeille côté jardin, à proximité de mon pilier favori en ce théâtre,

mais pas trop près quand même, pour raison de visibilité!

Fantasio

Voici le théâtre vu depuis ma place (même refaite, la photo a une couleur étrange!)

Fantasio

Le scénario est léger, on est entre l'opérette et l'opéra. Fantasio a été créé par Offenbach 9 ans avant

les Contes d'Hoffmann, entre deux opérettes. Il a de l'opérette le côté bouffon et l'humour du compositeur.

Il a de l'opéra une écriture vocale plus exigeante, et davantage d'introspection dans les caractères

principaux. Il a de l'opérette la conclusion heureuse, et l'absence de tragédie. Il est l'oeuvre d'un

compositeur qui doit son succès aux oeuvres légères et qui aimerait changer de genre en douceur...

Fantasio

Vous imaginez l'excitation du mélomane qui vient découvrir un opéra d'Offenbach inconnu...

Fantasio

Voici l'histoire: Fantasio est un jeune bourgeois bavarois, étudiant blasé et mélancolique, romanesque.

Il y a la guerre entre le royaume de Bavière et la principauté de Mantoue, et le roi de Bavière envisage

de marier sa fille Elsbeth au Prince de Mantoue pour obtenir la paix. Celle-ci rêve et entend les rêveries

de Fantasio par hasard, et réciproquement. Elsbeth était très proche du bouffon de son père, qui vient

de décéder. La place étant vacante, Fantasio décide de l'occuper, et s'habille en fou du roi.  Le Prince

de Mantoue arrive en Bavière pour les fiançailles, et imagine d'échanger son costume de muscadin

avec l'habit militaire de son aide de camp, pour tenter de séduire Elsbeth par son seul charme.

Le stratagème échoue lamentablement, d'autant que Fantasio, dans son rôle de bouffon, a chipé la

perruque du crâne de l'aide de camp déguisé en Prince de Mantoue... Enfermé dans une geôle, il est

visité par Elsbeth qui lui est reconnaissante de lui avoir évité ce mariage, et de s'être sacrifié pour

elle. Le Prince de Mantoue cherche comment ne pas perdre la face après avoir perdu sa perruque.

Finalement, après avoir déclaré la guerre à la Bavière, il décide de faire la paix, sans mariage.

Le roi de Bavière fait Fantasio Prince, et Elsbeth nourrit de doux sentiments pour lui.

Fantasio

Ci-dessus, la troupe sur la scène du Théâtre du Châtelet hier soir, lors de l'annonce de la bonne

fortune de Fantasio, sous une pluie de confetti, dont tout le théâtre a été destinataire!

 

Sur le plan vocal, Fantasio est une mezzo-soprane... A mon avis, ce fut l'une des causes du peu de

succès de l'opéra lors de sa création. Si Offenbach avait écrit le rôle pour un ténor, il se serait

probablement moins heurté à l'incompréhension (quel est l'intérêt de la mezzo-soprane de préférence

à un ténor, en 1872?) Marianne Crebassa, qui tient le rôle dans l'opéra présenté au Théâtre du Châtelet,

a une très jolie voix. Elle est grimée et habillée en garçon androgyne, ambigu. Mais sa voix n'est pas

androgyne, c'est clairement une voix de femme. Personnage ambigu donc, que ce Fantasio.

L'Orchestre philharmonique de Radio France accompagnait les chanteurs, sous la direction de

Laurent Campellone. La mise en scène était de Thomas Jolly, et Elsbeth était interprétée par

Marie-Eve Munger, très belle voix de soprano. Le choeur était chanté par l'ensemble Aedes.

Fantasio

Voici toute la troupe à la fin du spectacle, depuis ma place. Fantasio est en pull rayé, avec un bonnet

jaune à clochettes sur la tête, c'est celui à qui le chef d'orchestre baise la main... (ambiguïté, quand tu nous tiens! :-)

Elsbeth est en blanc, le roi porte une couronne, le Prince a un habit vert et tient la main de Fantasio (bis repetita...)

 

C'était une découverte très plaisante et agréable à l'écoute que cet opéra nouveau d'Offenbach.

Il a été enregistré par France-Musique, qui le diffusera ce soir, 19 février 2017, à 19h.

Une très belle soirée, je recommande chaudement les représentations suivantes!

A défaut, vous pouvez l'écouter sur France-Musique et il sera disponible sur Culturebox

de France Télévisions à partir du 22 février. Nous sommes sortis vers 23h,  et je suis repartie

par la Seine, pour éviter de me perdre à nouveau dans les couloirs du métro Châtelet.

Le Théâtre du Châtelet depuis le pont sur la Seine

Le Théâtre du Châtelet depuis le pont sur la Seine

Sylvie, blogmestre

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 08:41

Après avoir absorbé moult vitamines, je fus apte à participer à la soirée du spectacle d'hier soir,

Saturday night fever, au Dôme du Parc des expositions de la Porte de Versailles.

Saturday night fever

"Saturday night fever" est un film américain de 1977 de John Badham, qui propulsa John Travolta

au rang de vedette du disco et relança la carrière des Bee Gees, un trio pop d'origine australienne.

 

 

Le spectacle que j'ai vu hier soir est une chorégraphie musicale bâtie sur l'histoire développée

dans le scénario du film, celle de Tony Manero, jeune Italo-Américain de Brooklyn, dans les

années 70, sur la musique des Bee Gees, qui avaient signé la bande originale du film.

J'avais une place de catégorie 4 à l'extrémité d'un rang dans un balcon latéral, mais la salle n'étant

pas complètement remplie, on nous replaça dans les rangs en-dessous, plus près de la scène.

Voici la vue sur la sène et le public, il y avait peut-être 2500 spectateurs, à vue d'oeil.

Nous n'étions que vendredi soir...!

Saturday night fever

Comme dans les oratorios classiques, un narrateur présentait les scènes, mais sans chanter,

qui se jouaient ensuite devant nous, par les danseurs principaux. Les mélodies étaient chantées par

un trio de chanteurs, une femme et deux hommes (la bande originale était chantée par les trois frères

Gibbs, Barry, Robin, et Maurice, Barry étant celui qui parvient à produire la voix de tête des tubes disco de

l'époque, et le leader du groupe, actuellement le seul encore vivant). Je ne dirais pas qu'il s'agit d'une comédie

musicale, car les acteurs principaux dansent (très bien), mais ne chantent pas. Deux acteurs

secondaires ont chacun interprété une chanson, accompagnés du trio qui chantait l'ensemble.

On ne voyait pas les musiciens. Les boules à facettes nous attendaient, scintillantes...

Saturday night fever

L'histoire est très simple, c'est celle d'une réussite à l'Américaine, qui eut un succès phénoménal à

la fin des années 70, du fait du charisme de John Travolta, ingénu déguingandé maladroit dans la vie,

mais transfiguré sur une piste de danse, et de la musique disco des Bee Gees. Tony Manero, donc,

joué ici par Nicolas Archambault, est un petit vendeur de bazar, qui habite chez ses parents, coincé

entre une mère bigotte et un père chômeur. C'est le samedi soir qu'il se révèle, sur la piste de l'Odyssée

2001 (clin d'oeil cinématographique!), où il est le danseur de disco le plus en vue de Brooklyn. Il fréquente

une bande de petits loulous de banlieue, et une certaine Annette lui tourne autour. Mais il rencontre

une danseuse de son niveau, Stéphanie Mangano, jouée par Fauve Hautot, à défaut d'être de sa

classe sociale, ce qu'elle ne manque pas de lui reprocher. Ils participent ensemble à un concours

de danse, qu'ils gagnent grâce à la xénophobie des juges, mais Tony remet le prix aux gagnants

latino-Américains légitimes. Ce geste lui vaut l'estime de Stéphanie, et Tony décide de changer de vie!

C'était remarquablement bien dansé, et bien chanté. Il y eut aussi deux extraits classiques revisités

disco, un extrait de la 5è symphonie de Beethoven, et un autre de la Nuit sur le Mont chauve

de Moussorgsky. Nous n'avons pas été invités à chanter, mais... à danser, avec un coach.

C'est-à-dire qu'à un moment du spectacle, on nous a appris la base de la danse disco, enjoy!

 

 

 

Ci-dessus, c'est le moulinet (regardez en plein écran), il y eut aussi le frottage de ventre, le Baloo,

et le genou qui gratte... là, j'ai éteint l'appareil photo pour jouer avec les autres, c'était trop drôle!

Merci Vimeo pour la deuxième vidéo, coincée par YouTube pour raison inconnue.

La première vidéo a été prise de ma place, la deuxième d'un peu en arrière, debout dans la travée, la

personne en blanc la plus proche à droite à l'extrémité du rang était assise juste derrière ma place.

 

 

 

J'ai beaucoup aimé la créativité des décors, il y a très peu de décors en dur, et beaucoup de décors

projetés sur des surfaces planes ou courbes, notamment de vues de New-York, des maisons

de Brooklyn, du métro, et de Manhattan, de loin, comme ci-dessous:

Saturday night fever

Même les parents de Tony étaient des images projetées, mais énormes, à la mesure

de l'écrasement que leur fils subissait de leur part...

Une excellente ambiance générale, joyeuse, on passe une très bonne soirée. A chaque

sollicitation de la salle, les papas et les mamans fonçaient devant la scène se trémousser avec

leurs ados ou pré-ados. Le spectacle dure environ deux heures, avec un entracte de 20 minutes.

Si vous aimez la musique des années 70, je recommande chaudement!

Saturday night fever

Sylvie, blogmestre

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 09:33

Il y a un mois que je voulais voir, revoir plutôt, Lohengrin. La durée de l'oeuvre fut un obstacle, et j'avais

déjà renoncé une fois après avoir trouvé une place. Le calendrier des représentations, qui s'achève

samedi, fit que je décidai mercredi de passer une deuxième soirée d'affilée à l'Opéra Bastille.

 

La place ci-dessous a été achetée d'occasion, et faisait partie d'un lot de deux. J'ai un reçu pour la place 32,

qui était hier soir occupée par une jeune femme, laquelle avait dû acheter l'autre place en ligne, mon billet

était pour la place 30. L'acheteur initial  n'avait pas rempli le nom du porteur lors de l'achat, c'est la raison pour

laquelle le billet est à mon nom, puisqu'il est nécessaire d'y inscrire un nom avant de pouvoir l'imprimer.

Lohengrin

Le spectacle durait près de 4h et demie avec deux entractes. Il s'agissait de la 665è

représentation de Lohengrin à l'Opéra national de Paris, et de la 10è dans cette mise en scène.

L'Orchestre, le Choeur de l'ONP, et les solistes étaient dirigés par Philippe Jordan.

Lohengrin

Voici ci dessous la vue sur la scène depuis ma place, au second balcon:

Lohengrin

Créé en 1850 à Weimar, Lohengrin est le troisième opéra romantique de la maturité de Richard Wagner,

après Le Vaisseau fantôme et Tannhäuser, et avant Tristan et Isolde (qui a fait l'objet d'un article sur

ce blog l'an dernier, vu au Théâtre des Champs-Elysées, interprété par l'Orchestre national de France).

Deux passages de Lohengrin sont particulièrement connus, le prélude, et la marche nuptiale.

Voici le prélude, sur fond de château de Neuschwanstein, en Bavière, où le roi Ludwig II recevait

Wagner dont il fut le mécène très actif avant de sombrer progressivement dans la folie.

 

 

 

Lohengrin est un personnage du roman Parzival du XIIIè siècle de Wolfram von Eschenbach. Il s'agit

de littérature courtoise en vers, en allemand. Lohengrin est décrit comme un chevalier arrivant sur une

nacelle tirée par un cygne, pour apparaître à Elsa, fille du roi de Brabant défunt.

 

 

Lorsque j'ai vu Lohengrin pour la première fois, c'était d'une place haut perchée à tarif étudiant au Théâtre de

Mulhouse, il y a plus de 20 ans, et le héros ressemblait bien à l'image ci-dessus, dans sa nacelle (dont je voyais,

de ma place, le câble qui la tractait). A l'Opéra Bastille, la mise en scène avait abandonné le style heroic

fantasy (que je trouve pour ma part bien adapté à Lohengrin), pour un décor et des costumes

XIXè siècle qui ne font pas vraiment rêver. Lohengrin était en costume noir et chemise blanche,

sa seule excentricité étant ses pieds nus. Ce choix rendait la compréhension un peu plus ardue.

 

L'histoire se passe en Allemagne, originellement au Moyen-Age. Le roi de Brabant est mort en

laissant deux enfants, Elsa et son frère Gottfried, sous la tutelle du comte Telramund. Un jour, Elsa

rentre seule de la forêt, sans Gottfried qui a disparu. La soupçonnant du pire, Telramund renonce à

l'épouser, et choisit Ortrud à sa place, qui devient, on le devine, une marâtre pour la jeune fille.

Neuf ans plus tard, le roi de Germanie passe par là et apprend l'histoire. Il convoque Elsa qui dit avoir

vu en rêve un chevalier qui viendra la sauver. Le chevalier arrive avec son cygne, symbolisé par un

jeune homme doté d'une seule aile de cygne, dans la mise en scène de l'Opéra Bastille. Le chevalier provoque

Telramund et gagne le combat, et la main d'Elsa. Alors que celle-ci se prépare au mariage, Ortrud instille

le doute dans son esprit, car elle pense que le chevalier a agi par magie, et qu'il doit être possible

de s'en débarrasser. Elsa le presse de questions pour connaître son nom, ce qu'il refuse, et qu'elle

accepte sur le moment. C'est en prélude au du 3è acte que se situe le deuxième passage très connu

de Lohengrin, la marche nuptiale du couple qu'il forme avec Elsa (vers 3'30 dans la vidéo qui suit).

 

 

 

 

Mais Elsa est rongée de doutes, et continue de questionner le chevalier, qui a jusqu'ici refusé de lui dire

son nom, mais reconnait qu'il vient d'un lieu où il connaissait la félicité. Elsa craint alors qu'il l'abandonne

pour retourner à cette félicité... Il finit par lui donner son nom, ce qui rompt le mariage. Il est Lohengrin,

le fils de Parcifal, gardien du Graal, et c'est le Graal qui l'a envoyé vers Elsa. Le cygne de la nacelle

est Gottfried, le frère d'Elsa, qui aurait encore été cygne un an avant d'être rendu à sa soeur. Elsa

perd Lohengrin, qui retourne auprès de Parcifal, mais son frère lui est rendu , qui devient roi de Brabant.

Ci-dessous, les choeurs et Ortrud, l'épouse de Telramund, à la fin du spectacle. Ortrud, interprétée

par Michaela Schuster avait une voix très puissante, et fut très applaudie à la fin de l'opéra.

On voit une partie du décor, constitué au troisième acte d'une mare avec des roseaux, enserrée

dans un bâtiment en équerre avec des galeries et des portes closes. Les choristes, puis les

trompettes furent disposés sur les galeries, ce qui était pratique. En revanche, la couleur marron sombre

du dispositif, et surtout l'absence de premier plan au début du 2è acte, créait une impression de prison.

L'arrière-plan n'est pas visible sur mes photos, il n'était plus éclairé à la fin du spectacle.

Lohengrin

Voici le mariage d'Elsa et de Lohengrin, à la fin du deuxième acte. Elsa était en en blanc durant tout

l'opéra. Pour son mariage, les robes s'ornèrent de crinolines. Elsa était interprétée par Edith Haller,

qui a une belle voix de soprane, reçut la plus grosse part des applaudissements comme il se devait...

avec son chevalier nu-pieds, qui avait mis des chaussures pour le mariage, chanté et joué par

Stuart Skelton (au centre de la photo ci-dessous, entre Ortrud en noir, et Elsa en blanc).

Lohengrin

Et voici les saluts des chanteurs, avec Philippe Jordan monté sur la scène, à la fin du troisième acte,

et de l'opéra. Le personnage avec un costume militaire est le roi de Germanie. Philippe Jordan fut

applaudi à chacune de ses arrivées dans la fosse d'orchestre, et encore davantage à la fin.

Deux belles soirées d'affilée, dans deux styles complètement différents. Je me suis demandé si les

choristes qui chantaient Lohengrin avaient déjà chanté la Messe en si mineur la veille?

Le Choeur de l'Orchestre national de Paris, et l'Orchestre, furent superbes dans l'opéra de Wagner,

comme ils avaient été superbes la veille dans la messe de Bach. Bravo, et merci!

Lohengrin

Sylvie, blogmestre

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