15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 08:17

Hier en fin de journée, je suis allée à la messe de 18h30 à Notre-Dame (vu ma petite forme actuelle,

le spectacle Gospel de la veille m'avait suffisamment fatiguée pour motiver le repos le dimanche matin).

Partie d'Arcueil vers 17h45, je suis arrivée sur le parvis de Notre-Dame de Paris vers 18h23*.

C'était la Fête du Pain, de bonnes odeurs de panification avaient envahi les lieux.

Des touristes prenaient en photo leurs baguettes toutes fraîches, toutes chaudes !

Dimanche 14 mai 2017
Dimanche 14 mai 2017

J'eus le temps de m'installer dans la cathédrale avant le début de la messe, qui fut célébrée par Mgr Beau,

évêque auxiliaire de Paris, et animée par trois solistes féminines de la Maîtrise de Notre-Dame.

Elles chantèrent le Kyrie et l'Agnus Dei de la messe Regina pacis de Joseph Noyon, ainsi qu'un

Adoramus Te de Roland de Lassus pour la communion, et firent chanter les fidèles pour les

psaumes et la liturgie en français et en latin, ainsi que le Sanctus, qui fut chanté en français.

Des invités étaient présents pour la préparation d'une commémoration à venir de l'armistice de 1918.

Dimanche 14 mai 2017

A la fin de la messe, on nous fit part des annonces, notamment des conférences, et d'un concert

Bach, Charpentier, Fauré, le 16 mai. La feuille liturgique mentionne aussi le retour de Mgr Vingt-Trois,

dont je me réjouis. Ce fut une belle messe, retransmise en direct sur la chaîne KTO.

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 19h45**

Dimanche 14 mai 2017

Sylvie, blogmestre

 

 

Dimanche 14 mai 2017
Dimanche 14 mai 2017
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 08:21

J'ai vu hier soir le show "Gospel pour 100 voix" au Dôme de Paris, Porte de Versailles.

J'avais acheté un billet de catégorie 2 avec une réduction, et étais placée sur le côté vers l'avant.

Gospel pour 100 voix

Il y avait déjà beaucoup de monde à mon arrivée, et le public continuait d'entrer ... Des couples, des familles,

des amis, des personnes seules. Le siège qui m'était réservé penchait un peu d'un côté, et, par précaution pour mes

vertèbres, lorsque les lumières ont baissé, j'ai occupé un autre siège resté vide au bord de la rangée, de l'autre côté.

Vue du Dôme depuis ma place d'origine

Vue du Dôme depuis ma place d'origine

Le spectacle (c'était plus un spectacle qu'un concert) commença par un duo de batteries, très amplifié,

puis les choristes montèrent sur scène, et, accompagnés d'une soliste, chantèrent une pièce inconnue

(le niveau sonore était trop puissant pour comprendre les paroles sans aide, et nous n'avions pas les titres)

 

 

 

Une dizaine de danseurs de style hip-hop  accompagnaient ce début. Après quelques chants,

un crooner vint nous faire chanter sur les gospels traditionnels très connus. En voici un:

 

 
 

La majeure partie du concert alterna les deux types de gospels, avec une prédominance de la forme

soliste jazzy et choeur chantant et dansant. Nous ne savions toujours pas, à part sur les classiques

du gospel, qui furent numériquement moins nombreux, ce que nous entendions. Je reconnus "I got

my mind set on you", de George Harrison, qui n'est pas un gospel, mais une bluette néo-Beatles, et me suis

interrogée sur l'opportunité de l'appellation "gospel" (ç'aurait été "My sweet Lord", j'aurais été d'accord...)

Il y eut aussi des chants africains, dont un en swahili, avec danseurs, dont un extrait est ci-dessous:

 

 

Quand je vais à un concert rock, j'emporte des protections auditives, que j'utilise habituellement au début du concert,

ensuite, mes oreilles s'habituent (sauf pour Bruce Springsteen, où j'étais sortie prématurément du concert, juste avant

qu'il fasse disjoncter tout le POPB...!) Pour le spectacle Gospel, ça a été l'inverse, j'ai gardé les protections pendant

presque tout le concert, à l'exception des gospels traditionnels, un peu moins abondants en décibels. Les protections

ramenaient le choeur à une puissance normale de choeur sans amplification, ce qui aurait suffi. Je n'ai pas compris

pourquoi la sono était poussée à fond, il y avait de la distortion dans le son, et trop d'aigus, alors que les gospels sont

populaires, parmi d'autres raisons, pour la beauté de leurs graves (les protections filtraient les aigus, et pas les graves).

 

Un spectacle agréable et de bonne qualité, mais j'aurais préféré moins d'amplification et plus de

gospels traditionnels (il y eut Go down Moses, il aurait pu y avoir aussi Freedom, Steel away, Swing low

sweet chariot, etc... il m'a semblé que le public français était là pour chanter, ça s'entend ci-dessus).

Ce sont mes quelques suggestions de choriste qui a déjà chanté du gospel en choeur, en France ...

Gospel pour 100 voix

Ci-dessus le choeur et la soliste peu avant mon départ, je suis sortie de la salle un peu avant 23h*, entre

deux morceaux, ayant donné quelques signes neurologiques de fatigue, et arrivée chez moi un peu avant minuit.

 

Sylvie, blogmestre

Gospel pour 100 voix
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 08:36

J'ai vu hier soir au Théâtre des Champs Elysées un drame lyrique de Claude Debussy, d'après le

poème de Maurice Maeterlinck, Pelléas et Mélisande, dans une mise en scène d'Eric Ruf de la Comédie

Française, avec l'accompagnement musical de l'Orchestre national de France, dirigé par Louis Langrée.

Pelléas et Mélisande

J'avais bénéficié d'un tarif Comédie française (merci !) pour cette place au 2è balcon.

Pelléas et Mélisande

Une fois installée, constatant la gêne d'obstacles visuels (projecteurs), et des places vides alentour, j'ai finalement

passé la première partie de l'opéra sur la même rangée mais plus près de la scène, place V8 je crois.

A l'entracte, j'ai trouvé une meilleure place, restée vacante, au 1er balcon, à l'extrémité du 2è rang.

Pelléas et Mélisande

Ce drame lyrique est en cinq actes et douze tableaux.

Il sera diffusé sur France Musique le 4 juin à 20h.

Pelléas et Mélisande

J'étais enchantée d'entendre à nouveau l'Orchestre national de France, et de découvrir Louis Langrée, que je

connaissais par ses disques. J'ai aussi connu son père, Alain Langrée, qui avait dirigé la chorale A Cœur Joie de

Mulhouse, dont j'ai fait partie pendant dix ans. Alain Langrée revenait nous voir de temps en temps et c'est

avec lui que j'ai appris l'Ave verum corpus de Mozart, dans les années 80.

Pelléas et Mélisande

L'histoire: dans un pays fantasmatique, au bord de la mer, omniprésente, un homme, Golaud,

rencontre une mystérieuse inconnue, Mélisande. Il l'épouse sans la connaître vraiment, puis la

présente à ses parents. En jouant avec son alliance au bord de la mer, Mélisande la perd dans

l'eau. Elle rencontre le frère cadet de son époux, Pelléas, et l'on sent immédiatement que le duo

fonctionne mieux, et nourrit des sentiments réciproques de plus en plus tendres, quoique non

exprimés. Golaud s'en rend compte aussi et se renseigne en interrogeant Yniold, enfant de son

épouse précédente, décédée. Persuadé que Mélisande le trompe avec son frère, Golaud le tue,

puis il la brutalise. Elle meurt de la mort de son amour, et de la brutalitéde son époux,

sans avoir fauté, avec la petite fille qu'elle venait d'avoir de Golaud dans les bras.

Pelléas et Mélisande

Il s'agit d'un de ces drames d'inspiration médiévale, comme les aimait le XIXè siècle. Eric Ruf a fait

le pari d'une mise en scène minimaliste et monochrome: beaucoup de noir, décor, costumes, un peu

de blanc, la robe de Mélisande, virginale à son arrivée et lors de sa mort, les linges du bébé, et, en tache

de couleur, la chevelure rousse de Patricia Petibon qui chante le rôle féminin principal, augmentée et

allongée pour l'occasion. En myope ordinaire que je suis, tout ce noir vu de loin avait quelque chose de fatigant,

empêchant de distinguer les contours et les personnages, qui ne ressortaient pas sur le fond, sauf Patricia Petibon.

Symboliquement, le texte parlant beaucoup de clarté et d'obscurité, le parti pris du noir se justifiait.

Le drame s'annonçait dès le titre, et la constatation que l'époux de Mélisande ne s'appelait pas... Pelléas.

Pelléas et Mélisande

L'accord des voix permettait d'accentuer celui des cœurs. Mélisande peut être chantée par une soprano

ou une mezzo-soprano. Elle était ici inteprétée par Patricia Petibon qui a une voix claire de soprano.

Golaud (ici Kyle Ketelsen) est baryton-basse, et Pelléas (ici Jean-Sébastien Bou) ténor-baryton.

On constate que les choix des chanteurs favorisaient l'harmonie musicale de Mélisande avec Pelléas.

L'enfant Yniold, dont les "petit-père" et "petite-mère" sont datés, était chanté par une soprano, Jennifer Courcier.

L'opéra est un peu déroutant, quand on ne le connaît pas (ce n'était pas mon cas, c'est une œuvre qui avait

beaucoup de succès dans ma famille !), cependant la musique de Debussy est tout à fait belle, les voix l'étaient,

l'orchestre était à son niveau d'excellence habituelle, le chef était formidable, et le drame sentimental

parlait à chacun, avec la terrible méprise finale de l'époux bafoué que l'on sent venir. Une très belle

soirée pour les amateurs d'opéra, que je recommande chaudement, jusqu'au 17 mai. Placez-vous

plutôt près de la scène si vous avez une vision corrigée, vous serez mieux. Nous sommes ressortis vers 23h.

Pelléas et Mélisande

La Tour Eiffel, par delà le Pont de l'Alma, avait un scintillement nocturne prolongé.

 

Sylvie, blogmestre

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 08:30

Hier soir, j'ai entendu à la Philharmonie de Paris un concert mi-italien, mi russe, joué par

l'orchestre romain de l'Académie nationale de Sainte Cécile, sous la direction d'Antonio Pappano.

Rossini, Tchaïkovski, Respighi

Le programme se composait de l'Ouverture du siège de Corinthe, de Gioacchino Rossini,

du concerto pour piano n°1 de Piotr Ilitch Tchaïkovski, et de deux poèmes symphoniques

d'Ottorino Respighi: Les Fontaines de Rome et les Pins de Rome.

Rossini, Tchaïkovski, Respighi

Ma place était très bien située, tout en haut du 2è balcon, avec une vue dégagée. L'orchestre avait

déployé sur scène une centaine de musiciens (ils sont plus nombreux sur le papier, environ 130).

Rossini, Tchaïkovski, Respighi

L'orchestre était superbe, et fut dirigé à mains nues par un chef enthousiaste et souriant.

L'ouverture de Rossini, et sa fin "alla turca", donna le ton de la soirée: brillante et enlevée.

Le concerto de Tchaïkovski, que j'ai toujours trouvé d'un romantisme absolu, alliait la virtuosité de la

pianiste au velouté des cordes, et au soutien éclatant des cuivres, bois et percussions.

La pianiste du concerto était Yuja Wang. Nous avons entendu une artiste remarquable,

qui nous a gratifiés de trois bis, dont l'un a fait l'objet d'une captation vidéo qui devrait vous faire sourire,

je vous laisse reconnaître le morceau*, c'est archi-connu, mais un peu déconcertant au début (j'ai même pensé un

moment que le piano avait été trop "orientalisé" la semaine dernière, et qu'il improvisait tout seul !)

 

 

 

Les poèmes symphoniques de Respighi m'avaient à eux seuls décidée pour ce concert. Dans

les Fontaines de Rome, quatre fontaines célèbres inspiraient une musique, en quatre mouvements,

(dont, il me semble, la fontaine de la Dolce Vita... à vérifier !) Dans les Pins de Rome, c'était l'inverse,

la musique suscitait l'évocation de quatre lieux où il y avait des pins. L'orchestre enchaîna les huit

tableaux des deux poèmes symphoniques. Je ne connaissais pas les Fontaines, mais très bien

les Pins de Rome. Le deuxième mouvement de ce second poème musical était inratable, il s'agissait

des catacombes de Rome, des pins des catacombes, donc. Ralentissement du rythme, qui

devenait funèbre, instruments graves, ambiance mortuaire, monde des gisants. Puis nous changions

de voie romaine, pour finir sur la Via Appia, où la musique faisait penser à des légions de gladiateurs

entravés, marchant d'un pas lourd. Soudain, un oiseau gazouillait, et s'imposait par-dessus

l'orchestre (n'ayant trouvé nul volatile sur scène, j'ai supposé qu'il s'agissait d'un enregistrement...)

Rossini, Tchaïkovski, Respighi

Voici l'orchestre à la fin du concert, avec Antonio Pappano de dos, ci-dessus, et avec les cordes,

ci-dessous. Un très beau concert, avec un orchestre magnifique, superbement dirigé. Bravo maestro !

Rossini, Tchaïkovski, Respighi

Sylvie, blogmestre

 

* vous aviez reconnu la Marche turque de Mozart, j'espère !

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 08:14

Ce deuxième dimanche d'élections était couvert à pluvieux. Je suis allée en voiture jusqu'au 14è

arrondissement de Paris, ai parqué le véhicule et rejoint l'école de la rue Pierre Larousse, où je vote,

vers 17h30. Il y avait moins de monde que la première fois, ce fut rapide.

Dimanche 7 mai 2017
Dimanche 7 mai 2017

Ressortie du bureau de vote vers 17h40, je suis allée à pied à la station de métro Alésia,

et me suis arrêtée en chemin au Monoprix de la rue d'Alésia, pour acheter un petit goûter.

Dimanche 7 mai 2017

J'ai pris la ligne 4 du métro et suis sortie avec un flot de touristes à la station Saint-Michel à 18h16.

Dimanche 7 mai 2017

Notre-Dame de Paris carillonnait et tout le quartier l'entendait ! (c'est aussi sa fonction)

 

 

 

J'ai rejoint la cathédrale pour la messe de 18h30. Elle était animée par une vingtaine de choristes

SATB de la Maîtrise sous la direction de Henri Chalet. La messe était célébrée par Mgr de Sinety.

Dimanche 7 mai 2017

La Maîtrise chanta le Kyrie et l'Agnus Dei d'une messe "Ad majorem Dei gloriam" de Campra,

et un "O salutaris" de Yves Castagnet, qui jouait de l'orgue de choeur. Le Sanctus fut chanté en

français par le choeur et l'assemblée. La quête fut faite au profit des séminaristes. La messe s'est

terminée sur les annonces, dont celle d'un concert de musique médiévale ce soir, 9 mai.

Dimanche 7 mai 2017

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 19h40, et j'ai repris le RER puis le métro

pour retrouver ma voiture dans le 14è arrondissement, et rentrer chez moi, à Arcueil.

 

Sylvie, blogmestre

 

Dimanche 7 mai 2017
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 16:43

Jean-Pierre Ballon, ancien directeur du CRR de Saint-Maur, et du Conservatoire de Mulhouse

(grâce aux Ateliers musicaux duquel j'ai étudié la flûte traversière pendant 3 ans), nous invite à un concert

de saxophones au Temple de Saint-Maur, joué par l'ensemble SaxoVoce qu'il dirige.

 

Les musiques de l'Est (Prokofiev, Kodaly, Rachmaninov) et de l'Ouest (Bernstein, Gershwin,

John Williams) seront au programme. Un voyage musical qui se joue des frontières...

Et une promesse de surprises en bis (attendues...) Le concert aura lieu le samedi 13 mai 2017,

à 20h30, au Temple de Saint Maur, 42 avenue Joffre. Et c'est en entrée libre !


 

 

 

Sylvie, blogmestre

 

 

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 14:16

J'ai passé la soirée d'hier en l'église de la Madeleine, dans laquelle le choeur Amadeus chantait

le Requiem de Mozart, avec l'orchestre et sous la direction de Jean-Louis Petit.

Requiem de Mozart

Les marches de l'église avaient leur parure verdoyante estivale toute nouvelle, composée

cette année de capucines, dahlias, cosmos, oeillets d'Inde... du plus joli effet.

Requiem de Mozart

Arrivée vers 20h55, je me suis installée rapidement sur le côté, une moitié de l'église était déjà pleine.

Requiem de Mozart

Le concert commença par deux Ave Maria, de Schubert et Gounod, chantés par Sandrine Lebec,

accompagnée par l'orchestre (ci-dessous, un extrait de l'Ave Maria de Schubert)

 

 
 

 Le choeur prit le relais dans cette première partie avec le Cantique de Jean Racine,

de Gabriel Fauré, et l'Ave verum corpus de Mozart.

Puis le choeur et les solistes chantèrent le Requiem de Mozart accompagnés par l'orchestre

et l'orgue. C'est un concert régulier que j'entends volontiers, il y a une ambiance recueillie dans cette

grande église extraordinaire. Ci-dessous, le premier "Quam olim Abrahae" avec l'amorce des

solistes "Sed signifer sanctus Michael"... et la résonance célèbre de l'église de la Madeleine.

 

 

Il y avait quatre autres choristes travaillant le Requiem de Mozart autour de moi...

Le concert fut très applaudi (y compris après le Kyrie !) et les interprètes rappelés.

 

Sylvie, blogmestre

(un peu en retard, excusez-moi)

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 08:33

Hier soir, la Philharmonie de Paris proposait un concert qui faisait recette puisque toutes les

places avaient été vendues: un concert d'Europe orientale et du Moyen-Orient, par l'Orchestre

national d'Ile-de-France, sous la direction de Julien Leroy, et par Marcel et Rami Khalifé.

Concert oriental

J'avais un billet acheté d'occasion, tout en haut du 2è balcon de face. Belle vue !

Concert oriental

La première partie du programme proposait deux mouvements des Ruines d'Athènes (1811),

Ouverture et Marche turque, de Ludwig van Beethoven, et les Danses de Galanta (1933), de

Zoltan Kodaly. Entre les deux, il y eut une création (2016) de Matthieu Lemennicier, jeune compositeur

de musique contemporaine, et lauréat du concours Ile de créations,  intitulée "De la ligne à la peau".

L'oeuvre comportait 5 courts mouvements de 2 minutes, format imposé. Le prix gagné

comprenait un brevet, un chèque, des fleurs, et... trois représentations de l'oeuvre par un orchestre.

Nous avons entendu la troisième représentation, par l'Orchestre National d'Ile-de France, qui fut

dirigé par Julien Leroy, le jeune compositeur n'étant pas remonté sur scène après l'oeuvre, je n'ai pas de photo.

Concert oriental

Ci-dessus l'Orchestre national d'Ile-de-France pour la première partie du concert, et ci-dessous,

Julien Leroy, très applaudi pour sa brillante direction de l'orchestre. Beethoven et Kodaly furent dirigés

avec élégance, d'une direction ferme, précise, et dansante. Très belle interprétation de L'ONIdF.

Julien Leroy aux saluts

Julien Leroy aux saluts

La seconde partie était faite de musique orientale, avec Marcel Khalifé à l'oud et au chant, et

Rami Khalifé, son fils, au piano, accompagnés par l'orchestre dans des compositions du père

ou du fils. Nous étions passés pendant l'entracte de l'orient de l'Europe au Liban...


Ci-dessous Marcel et Rami Khalifé, Julien Leroy, et l'avant des cordes. L'oud (instrument à cordes

oriental ci-dessus) était sonorisé par un micro relié à des hauts parleurs, pour qu'on l'entende malgré l'orchestre !

Concert oriental

Le programme comportait deux chants de Marcel Khalifé avec orchestre, accompagnés à l'oud,

puis le Requiem pour Beyrouth de Rami Khalifé, pour piano et orchestre, spectaculaire, puis

à nouveau un chant avec oud de Marcel Khalifé. Les chants étaient, pour moi qui ai une oreille occidentale,

dépaysants, évoquant de lointaines vacances... les paroles étaient universelles, des paroles du peuple.

Le Requiem pour Beyrouth évoque la tragédie de la guerre civile qui a déchiré le pays pendant quinze

ans, et conduit la famille Khalifé à en partir dans les années 80. Il s'agit d'une oeuvre sombre, poignante.

 

Gag: ci-dessous, voici comment transformer votre banal piano à queue en piano oriental, grâce à une partition

que vous donnerez à mâcher à ses petits marteaux, ce qui le fera régurgiter des sons intéressants !


 

 

Je ne sais pas exactement quand le concert prit fin... Après le programme prévu, il y eut des chants

supplémentaires, sans, puis avec la foule, sous les acclamations (il y avait une forte présence d'auditeurs de langue

arabe qui manifestaient leur joie, les autres aussi d'ailleurs!), je suis partie vers 23h pour ne pas rentrer chez moi trop tard...

Ce fut une soirée très agréable, différente, avec une très bonne ambiance, j'étais enchantée !

 

Sylvie, blogmestre

 

Ce concert a été enregistré par Arte, on peut le voir et l'entendre en ligne sur le site "live"

de la Philharmonie, ici. France Musique l'a aussi enregistré pour le diffuser.

 

Concert oriental
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 08:52

Il y avait un concert de musique grégorienne et médiévale hier soir en la cathédrale Notre-Dame

de Paris, intitulé "Ressurrectio" (Résurrection), chanté a capella par l'Ensemble vocal

de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Resurrectio

Dans le livret, on trouvait que le choeur était composé de douze choristes, ténors et basses.

Comme il est d'usage, le texte intégral des oeuvres chantées y figurait en latin, la langue dans

laquelle elles avaient été écrites et étaient chantées, avec traductions en français et en anglais.

Resurrectio

Le concert présentait en trois tableaux la résurrection de Jésus à Pâques. Le premier tableau,

intitulé "Le matin de Pâques" commençait par un Alléluia, chanté de l'extrémité du transept.

Puis le choeur se déplaçait jusqu'à l'autel pour chanter la pierre du tombeau trouvée déplacée.

Un drame liturgique se jouait ensuite au sépulcre entre les femmes et les anges...

 

 

Le deuxième tableau décrivait la célébration de Pâques.

Voici un extrait vidéo du deuxième tableau, Hec dies, graduel-organum
 

 

Enfin, le troisième et dernier tableau débutait par un Alléluia, et évoquait dans un drame liturgique

assez long du XIIè siècle les pélerins d'Emmaüs. Voici un carillon de cloches extrait de ce drame:

 

 

 

Les extraits vidéos ne sont pas complètement représentatifs du concert. Ils sont adaptés à un blog, c'est à dire à

une petite lucarne de 500 pixels, dans laquelle les longs récitatifs que je trouve si beaux sous les grandes voûtes

de la cathédrale, ne peuvent pas produire le même effet sonore et visuel. Aussi, je choisis des passages qui sont

plus soutenus, ou plus intrigants, pour compenser la petitesse du cadre et la médiocrité des hauts-parleurs de

l'ordinateur. Si vous le souhaitez, vous pouvez profiter de l'original en grandeur nature à Notre-Dame!

Le concert dura environ 1h15, je l'ai trouvé très beau (et je suis sûre que la cathédrale l'a aimé aussi!)

Voici l'Ensemble vocal de Notre-Dame à la fin du concert, aux saluts:

Resurrectio

 

Sylvie, blogmestre

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 08:41

Ce 28 avril, il y avait Ton Koopman à la tête de l'Orchestre philharmonique de Radio France.

Alors que les réservations étaient complètes partout, quelques rares places se libérèrent sur le site de la Maison de

la radio. Je me décidai à en acquérir une, la veille du concert, sans encombre, ce qui me surprit, tant je suis habituée

à devoir me battre en ligne... J'arrivai avenue du Président Kennedy sans encombre, en avance d'une demi-heure,

et fis l'emplette d'une boisson sucrée, et d'un petit bouquet de muguet. L'arrivée sur la Maison de la radio

était bordée de narcisses blancs, avec quelques boutons d'or, c'était champêtre et odorant.

 

Parterre de narcisses parfumés devant la Maison de la radio

Parterre de narcisses parfumés devant la Maison de la radio

Ma place pour la soirée était à la corbeille. Je dus partir à la chasse au programme, il n'y en avait plus

de mon côté. Ma voisine de droite me dit qu'elle avait reçu sa place en don de la part d'une amie, quelques

heures plus tôt dans l'après-midi, nous avons discuté un peu, c'est devenu rare, la plupart des personnes que je croise

ne me parlent plus, sans que je sache pourquoi. Une paria musicale, suis-je devenue. Deux personnes sont

arrivées de l'autre côté de mon siège, des hommes, alors que le concert était sur le point de commencer.

 

Rameau, Mozart, Beethoven
Rameau, Mozart, Beethoven

Le programme comprenait en première partie Les Indes galantes de Jean-Philippe Rameau,

et le concerto pour piano et orchestre n°17 de Wolfgang Amadeus Mozart. La deuxième partie

proposait la huitième symphonie de Ludwig van Beethoven.

L'orchestre vu depuis ma place à la corbeille

L'orchestre vu depuis ma place à la corbeille

L'Orchestre philharmonique avait un son particulier ce soir, par adjonction d'un clavecin pour Rameau.

J'aime beaucoup Les Indes galantes, et leurs danses, jouées d'oreille à la flûte à bec quand j'étais

adolescente (un de mes must de l'époque!) Dans la suite originelle de Rameau, constituant l'opéra-ballet

"d'un exotisme de fantaisie" disait le livret, intitulé Les Indes galantes, Ton Koopman avait choisi

7 mouvements, que l'orchestre joua avec brio. J'ai beaucoup aimé cette partie du concert.

Malheureusement, une odeur alcoolisée laissait penser depuis le début du concert qu'un auditeur avait forcé sur

l'apéritif avant le grand auditorium. Contrairement à mon espoir, ça ne s'atténua pas avec le temps, bien au

contraire, et j'attendis avec impatience la fin du concerto de Mozart pour pouvoir changer de place, ce que je fis

à l'entracte avec soulagement. Une rangée était restée vide devant nous, mais elle se remplit à l'entracte.

J'allai nettement plus loin. Je ne crois pas que je connaissais ce concerto de Mozart, créé en 1784.

Il fut joué au piano par Daria van den Bercken, et il est écoutable sur le site de France Musique,

qui a diffusé le concert en direct hier soir, je vais pouvoir le ré-écouter dans de meilleures conditions.

Citons le livret: Mozart écrivant à son père à propos de ses récents concertos: "ils sont très

brillants - sans tomber dans l'inanité - il est des endroits que les connaisseurs peuvent

seuls goûter entièrement, mais de telle façon que les non-connaisseurs ne puissent

se sentir que satisfaits, sans savoir pourquoi"... Subtil Wolfgang.

La pianiste fut très applaudie et reçut des fleurs, puis nous joua un bis délicat.

L'ochestre vu depuis le 1er balcon, après changement de place

L'ochestre vu depuis le 1er balcon, après changement de place

J'avais migré vers le 1er balcon, pour la deuxième partie du concert. On pouvait voir de ma place à

la corbeille que des sièges y étaient restés vides. Voici l'orchestre, ci-dessus, du haut du premier balcon,

avant-dernière place à gauche de la dernière rangée de face. On respirait mieux à cette place!

J'avais entendu la 8è symphonie de Beethoven en mars, par l'orchestre baroque de Philippe

Herreweghe. L'orchestre philharmonique de Radio France jouait sur instruments modernes, mais

sous la direction d'un chef baroque. La symphonie était très enlevée, brillante, classique sans

héroïsme, mais avec un martèlement final beethovenien bien senti. L'Orchestre philharmonique

de Radio France est un excellent ensemble, musicalement subtil, que je retrouve toujours avec bonheur.

Rameau, Mozart, Beethoven

Ton Koopman, que l'on voit sur la photo ci-dessus, était, comme je m'en souvenais, très gracieux et

élégant (dans sa direction également). Nous avons bissé la 8è symphonie, et il a circulé dans les

pupitres des musiciens, pour serrer les mains, manifestement enchanté du concert. Nous aussi !

Nous sommes sortis de la Maison de la radio vers 21h50, la Tour Eiffel scintillait encore.

 

Sylvie, blogmestre

 

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