10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 07:58

Hier, dimanche 9 juillet, n'étant pas très fringante le matin, j'ai décidé de concentrer mes activités sur l'après-midi,

sans beaucoup plus de bonheur. Je suis quand même allée à Notre-Dame pour la messe de 18h30,

partie d'Arcueil vers 17h45, et arrivée sur le parvis de la cathédrale à 18h18*

Dimanche 9 juillet 2017

Il ne pleuvait plus, mais de gros nuages laissaient prévoir une suite arrosée de la journée. Au-dessus de

la crypte archéologique, les rosiers avaient été taillés, et le dernier carré de fleurs n'en était que plus joli.

Nous étions le 14è dimanche du Temps ordinaire.

Dimanche 9 juillet 2017

La messe de 18h30 en la cathédrale était célébrée par Mgr de Sinety, vicaire général du diocèse

de Paris, et diffusée en direct sur la chaîne de télévision KTO. J'avais bien fait de participer à une messe

de fin d'après-midi, mon esprit était plus clair que le matin (la pratique des sorties en soirée décale le rythme de vie

vers le soir)... Désolée de vous faire profiter de mes remarques in petto de fatiguée chronique, paradoxalement,

ce blog n'existerait pas si je n'étais pas malade... si j'étais un ingénieur en bonne santé, j'aurais beaucoup trop d'activité

professionnelle pour avoir le temps de tenir un blog. Ce blog est un réinvestissement alternatif de matière grise.

 

La messe était animée par quatre solistes SATB de la Maîtrise d'adultes, qui chantèrent

le Kyrie et l'Agnus Dei d'une messe à 4 voix de William Byrd, le Sanctus étant chanté par toute

l'assemblée. Les solistes chantèrent aussi une pièce de Franz List, O salutaris Hostia.

 

 

 

C'était une messe fervente et recueillie, avec une bonne participation de l'assemblée.

Olivier Latry a tiré du grand orgue de splendides ressources, qui faisaient se retourner les auditeurs

au début de la messe (on a toujours envie de visualiser l'instrument qui émet de tels sons!). La cathédrale est entrée

en période de vacances, avec des prêtres étrangers invités à co-célébrer la messe. Le concert

annoncé pour mardi prochain, 11 juillet à 20h30 est un récital d'orgue. La messe s'est terminée sur

un Salve Regina chanté par l'assemblée et le choeur. Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 19h40,

Dimanche 9 juillet 2017

J'ai décidé de ne pas prolonger la soirée à Paris et de rentrer chez moi, ce qui s'avéra une sage décision, et

repris le RER B à 19h44**. Je suis arrivée à domicile vers 20h20, et une heure après ressortie précipitamment pour

vérifier que ma voiture, garée en bas d'une pente près d'une bouche d'égout, n'était pas en train de flotter

sur le courant qui charriait des mètres-cubes d'eau dans ma rue... mais non, ouf.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 9 juillet 2017
Dimanche 9 juillet 2017
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 08:39
Ave maris stella

J'étais hier soir au dernier concert médiéval de l'année 2016-2017 donné par l'Ensemble vocal

de Notre-Dame, intitulé "Ave Maris stella", interprété par quatre choristes et

trois/quatre instrumentistes, dont et sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Ave maris stella

Le premier concert de musique médiévale auquel j'ai assisté à Notre-Dame était le concert

"Assumptio" d'août 2015. Le prochain concert médiéval en la cathédrale sera le concert "Assumptio"

d'août 2017. J'ai donc suivi l'Ensemble vocal dans ses concerts médiévaux pendant deux années.

Je peux dire qu'il y en a plusieurs sortes, des recueillis, des contemplatifs, des complexes,

des joyeux... Indéniablement, le concert du 4 juillet 2017 appartenait à la catégorie des joyeux.

Composé de chansons, d'hymnes à la Vierge et d'estampies (musiques de cour), il était très enlevé.

Voici un extrait vidéo ci-dessous, je pense qu'il s'agit du rondeau "O summis regis"

 

 

 

Le concert était d'ailleurs tant enlevé que l'estampie n°8 a bloqué les deux cartes SDHC de l'appareil photo...

détail technique tueur de poésie médiévale, mais qui explique pourquoi je ne me retrouve pas dans mes

enregistrements, consignés par écrit au cours du concert, et que je ne sois pas sûre du titre de la vidéo...

Si ce n'est pas le Rondeau, que quelqu'un d'autorisé me prévienne, merci d'avance!

Ave maris stella

Les paroles des chansons et hymnes étaient en latin ou en vieux français, avec traduction

en français moderne et en anglais. J'aime bien lire et entendre du français ancien, j'avais présenté au bac

Villon, Rabelais, Ronsard, Montaigne, du Bellay... au risque de passer pour farfelue ; et en punition de mes goûts

dissidents, on m'a imposé... Rousseau. Le français ancien se goûte comme un mets corsé, se déguste.

Ci-dessous une deuxième vidéo d'une chanson de Gautier de Coincy, en vieux français:

 

 

 

Cependant, vous pouvez constater qu'il est plus aisé de lire les paroles et leur adaptation en

français moderne que de comprendre le texte chanté, avec la prononciation d'époque.

Il y eut aussi des hymnes en plain chant, conduits à deux voix, qui ajoutaient une note plus

céleste et recueillie au concert. Je ne les ai pas choisis comme vidéos d'illustration de l'article, car les

pièces rythmées passent mieux sur un blog. La troisième vidéo est un extrait de l'estampie n°8:

 

 

 

C'est la deuxième fois qu'une estampie bloque un enregistrement vidéo, cet incident étant déjà survenu lors d'un

précédent concert. D'après les protestations de l'appareil photo, la carte mémoire ne parvient pas à enregistrer assez

vite toutes les données... j'aimerais comprendre pourquoi seules les estampies créent ce problème!

La vidéo ci-dessus a été prise avec l'appareil photo de secours, qui est "moins HD" que l'autre.

 

C'est sur cette danse joyeuse de musique de cour que je terminerai l'article.

Ci-dessous, voici les choristes et les musiciens aux saluts, à la fin du concert:

 

Ave maris stella

Le concert fut très apprécié, il y avait beaucoup de touristes, qui s'empressèrent de venir photographier de près

à la fin l'avant de la cathédrale, inaccessible pendant la journée. Je suis allée faire quelques bises aux chanceux qui

partent en vacances, avant de reprendre le RER avec méfiance (en arrivant, on m'avait refait le gag du ticket valide

qui n'ouvre pas le portillon, mais un autre usager m'avait aidée à sortir...) mais le retour fut normal,

malgré un "incident technique" à Châtelet, perturbant la circulation de la ligne B...

 

Sylvie, blogmestre

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:17

Ce matin, le départ dans la pluie et la grisaille fut assez difficile... Vers 9h30, une grosse pie vint sans vergogne se

percher sur la balustrade de mon balcon et lorgner à l'intérieur de l'appartement, me vit et manifesta de la curiosité,

moi aussi ! C'est très musclé et presque aussi gros qu'une corneille, une pie. Je me suis approchée, et elle a préféré

partir en craquetant. J'en fis autant peu après, mais sans craqueter, et arrivai en gare d'Arcueil à 9h53*, pris un train

à 10h02 et arrivai à Saint-Michel Notre-Dame à 10h18**, pour la messe grégorienne, bien commencée.

Dimanche 2 juillet 2017

Seize choristes mixtes animaient cette messe grégorienne, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Ce fut un peu frustrant pour moi, car étant arrivée après 10h15, la moitié des chants avaient déjà été chantés... Mais

une messe ne se compose pas que d'activité participative, il y a aussi une partie d'écoute et de méditation importante.

A la fin de la messe grégorienne, les annonces nous firent part du prochain concert de l'Ensemble

vocal, le 4 juillet, qui continue ses productions vocales grégoriennes et médiévales pendant l'été.

Autant la messe grégorienne fut recueillie, autant la messe internationale qui suivit fut démonstrative.

 

Dimanche 2 juillet 2017

 Cette deuxième messe nous fut présentée comme la messe de clôture de l'année scolaire

pour la Maîtrise de Notre-Dame. Petits et grands choristes y étaient réunis, sous les directions de

Henri Chalet et d'Emilie Fleury. Les enfants faisaient face aux jeunes et aux adultes dans

le chœur de la cathédrale. Tous chantèrent une messe de Vierne, le chœur adulte chantant les trois

voix graves et le chœur d'enfants la voix de soprane. Un de mes voisins agita les bras au début de la messe

en direction des enfants, j'en conclus qu'un contingent de parents de choristes près de moi participait à la célébration.

La messe internationale fut célébrée par Mgr Chauvet, et par plusieurs autres prêtres.Voici le Kyrie

de la Messe solennelle de Louis Vierne (1870-1937), une messe pour orgue et chœur composée

spécialement pour Notre-Dame de Paris, interprétée par la Maîtrise de la cathédrale en 2010.

 

 

 

La Maîtrise interpréta aussi un chœur d'Anton Bruckner, Os Justi, après la communion.

Je suis ressortie de la cathédrale vers 12h35, et suis allée acheter des tickets à la station Cité***, pour faire un tour

au marché aux oiseaux avant de rentrer chez moi. Nulle pie craquetant dans les cages...

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Dimanche 2 juillet 2017
Dimanche 2 juillet 2017
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 14:40

Comme les années précédentes, l'Orchestre national de France, le Choeur et la Maîtrise de

Radio France, et des solistes, donneront un grand concert gratuit sur le Champ de Mars, au pied de

la Tour Eiffel le soir du 14 juillet 2017, à partir de 21h15 (devant un demi-million de personnes...)

concert qui sera retransmis en direct sur France 2 et sur France Musique.

 

Concert du 14 juillet

Au programme de nombreux extraits lyriques classiques de Verdi, Mozart, Gounod, Puccini, Delibes,

Bizet, ou symphoniques, de Brahms, Moussorgski.... ou moins classiques, de Vangelis... Vous pouvez

prendre connaissance du programme exact en suivant le lien ci-dessus vers le site de la Maison de la radio, où l'ONF

est en résidence. Voici un extrait des Chariots de feu (Vangelis), enregistré à Athènes en 2001, au

Temple de Zeus olympien, et tout rapprochement avec une personne connue serait involontaire et fortuit.

 

 

 

Le concert se terminera par les deux premiers couplets de la Marseillaise, dans l'harmonisation de

Berlioz avec un contre-ut par refrain (seulement en sopranes !), celui-ci étant double (le refrain, pas le contre-ut).

Participation du public bienvenue, les solistes et le Choeur de Radio France assureront pour les contre-uts...

Le concert sera suivi du feu d'artifice annuel du 14 juillet.

Sylvie, blogmestre

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 09:34

Vous n'aurez pas cette année d'article de blog sur le Festival de Saint-Denis, et je n'irai pas entendre

Monterverdi, Beethoven ou Mozart parmi les gisants en pensant que cette musique les distrait de

l'Eternité... Il est déjà difficile d'obtenir une place avec une carte bancaire, alors sans carte bancaire et

avec des jambes trop faibles, ça devient mission impossible. Ne vous faites pas d'illusion, tout est plein.

Je viens de découvrir avec regret qu'il y avait hier soir un écran géant devant la basilique pour

diffuser le Requiem de Mozart qui se donnait simultanément à l'intérieur, ce que j'ignorais.

Dommage que l'information n'ait pas été diffusée (je devrais être sur la liste de diffusion pourtant...)

 

 

Sylvie, blogmestre

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:43

On donnait hier soir, dans la version "opéra en concert", au Théâtre des Champs-Elysées,

Les Noces de Figaro de Mozart. L'Orchestre de chambre de Paris était dirigé par Douglas Boyd.

Les chanteurs étaient solistes ou choristes du Garsington Opera. Ci-dessous un ajout:

la bande-annonce de l'opéra, trouvée sur le compte YouTube du Garsington Opera

 

 

 

La bande-annonce montre Douglas Boyd, en français, Suzanne et Chérubin, en italien.

(admirez la jolie voix nuancée de Chérubin...)

Noces de Figaro

J'avais une place sur un strapontin en corbeille, et pus avancer d'un rang vers le strapontin

de la rangée précédente, qui était libre, c'était très près de la scène, et je vis très bien.

Noces de Figaro

Il s'agissait bien d'un opéra, car il y avait une mise en scène et de l'action, quoique les décors

fussent réduits aux bases nécessaires à l'intrigue, cependant les musiciens étaient déployés

sur scène, derrière les solistes. Les musiciens furent rejoints par le choeur, composé de deux

parties, féminine et masculine d'une demi-douzaine de choristes chacune, sur les côtés

à l'arrière. Voici ci-dessous les chanteurs et Douglas Boyd devant l'orchestre, aux saluts;

on voit aussi les musiciens, et la partie féminine du choeur, debout au fond à droite.

Noces de Figaro

L'opéra, en quatre actes, avait une durée estimée de 1h40 pour les deux premiers actes, et de 1h20

pour les deux derniers, soit trois heures, entrecoupées d'un entracte (pendant lequel il y eut une ruée

sur les boissons et les glaces). En changeant d'étage (je suis au premier balcon habituellement), j'avais changé de

voisins, et d'habitudes. Mes voisines revinrent du bar avec une coupe de champagne, qui me parut doté d'un effet

désinhibant certain, surtout en fin de concert. Il faudra que j'enquête sur ce champagne une fois prochaine...

 

Je voyais Les Noces de Figaro en "réel" pour la première fois. J'en avais déjà vu des extraits à la

télévision, et trouvai l'intrigue complexe et bouffonne. L'opéra est en italien, quoiqu'il se situe en

Espagne, car l'italien est la langue de l'opéra bouffe, n'est-ce pas, et la scène offrait un surtitrage en

français. Les chanteurs étaient anglais mais ça ne s'entendait pas... (pendant mes études, j'ai passé

deux mois en Allemagne en Institut Goethe, et parmi mes condisciples germanisants, il y avait des solistes qui

apprenaient l'allemand pour chanter correctement les opéras... l'équivalent existe probablement pour l'italien).

 

Noces de Figaro

Avant de vous exposer l'intrigue, faisons quelques présentations préliminaires. Les personnages

vont par paires, à l'exception notable du page Chérubin. Ils sont onze. Il y a le couple Figaro-Suzanne,

le coiffeur et la camériste, le comte et la comtesse Almaviva, il dottore Bartolo et Marcelline, Barberine

et son père Antonio le jardinier, et deux messieurs: Basile le maître de chant et Curzio le légiste.

Et Chérubin, Narcisse mâle à la voix haute, qui s'éprend de toutes les dames jeunes, elles lui res-

semblent tant, ce qui est souligné car interprété ici par une mezzo-soprano, à cheveux longs.

Comme toujours dans les opéras comiques, le quiproquo est roi. Ajoutons un peu d'absurde: le comte,

dont l'épouse est splendide, est un coureur de jupons impénitent, qui envisage de rétablir le droit

de cuissage pour pouvoir s'approprier Suzanne. Figaro de son côté est convoité par une femme plus

âgée, de la domesticité, qui lui a prêté de l'argent, appuyée par Bartolo. Suzanne et Figaro veulent se

marier, et Chérubin est amoureux de la comtesse... le comte l'expédie aux armées, mais Chérubin

s'incruste, déguisé en femme par Suzanne. Tout ceci s'agite et la tension va crescendo jusqu'à

l'entracte. Coup de théâtre: à une tache de naissance, Marcelline reconnait dans Figaro le fils qu'elle

a eu avec Bartolo, disparu après sa naissance. Voici Figaro et Suzanne dotés d'une famille !

Encore un subterfuge et le comte se retrouve à faire la cour à son épouse voilée qu'il prend pour

Suzanne, qui lui pardonne, et ouf, tout s'arrange, chacun retrouve sa chacune !

 

 

Voici l'ambiance de la fin de l'opéra-concert. Très belles voix des solistes.

J'ai personnellement beaucoup aimé celle de Marta Fontanals-Simmons, qui interprétait Chérubin

avec conviction, et beaucoup de nuances vocales. Personnage ambigu s'il en était, mais très à l'aise

dans son ambiguité ! Le ballet ne fut pas dansé, faute de danseurs (je me suis demandé s'ils n'allaient pas

inventer quelque chose... mais on se limita à la musique, impossible de trouver une vidéo extérieure de ce ballet

comme je l'espérais... Une très belle soirée, très agréable., le Théâtre était plein d'auditeurs ravis.

Douglas Boyd était en nage à la fin de l'oeuvre, le pauvre (il aurait dû diriger en chemise noire... mais peut-être que

ça ne se fait pas sur scène, je me souviens que Daniele Gatti l'avait fait l'an dernier, mais dans la fosse)

L'opéra, très applaudi, bissé, se termina vers 23h10 environ, je suis rentrée chez moi après minuit.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Noces de Figaro
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 16:36

Partie d'Arcueil-gare hier dimanche 25 juin à 9h37*, je suis arrivée à Saint-Michel Notre-Dame un peu avant 10h,

une dizaine de touristes non-francophones se battaient avec les machines à tickets. Ce n'est qu'à 10h04** que j'ai pu

acheter le ticket du retour, avant de grimper les escaliers vers le parvis, ceint de barrières et sillonné de forces de l'ordre.

Dimanche 25 juin 2017

La messe grégorienne venait de commencer, je suis arrivée pour le Kyrie. Elle était célébrée

par Mgr Chauvet, recteur de la cathédrale, et animée par quatre choristes ténors et basses

de l'Ensemble vocal de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Dimanche 25 juin 2017

J'étais placée presque au bord de l'espace périphérique où déambulent les visiteurs, et constatai que cette proximité

favorisait la déconcentration... pondérée cependant par la moindre densité de fidèles à cet endroit.

De manière générale, l'édifice lui-même est trop extraordinaire pour ne pas emporter la pensée ailleurs! Rien que

la contemplation des vitraux et des statues suffit à se dissiper... ce n'est pas très coupable, cependant.

Les ornements ont une fonction éducative pour ceux qui les contemplent, et contribuent au message de la cathédrale.

Dimanche 25 juin 2017

Après la messe grégorienne, je sortis vers le Quai aux fleurs voir si je pouvais trouver des giroflées... il y avait

beaucoup de fleurs, mais pas celles que je souhaitais. Beaucoup d'oiseaux aussi, des canaris, des perruches, des

bengalis, des cailles, un jeune coq aux plumes multicolores... Je retournai dans la cathédrale pour la messe

internationale de 11h30 et trouvai une place au centre de la nef vers l'avant en bout de rangée. Cette deuxième

messe était célébrée par le père Beaudoin Roger, qui quittait la cathédrale après 9 années de ministère.

Elle était co-célébrée par cinq autres prêtres, et une gravure de la cathédrale lui fut offerte à la fin de la

célébration, sous les applaudissements. Un quatuor SATB de la Maîtrise d'adultes animait cette

messe, qui chanta une Missa d'Orlando de Lassus, et l'Ave verum corpus de William Byrd.

 

 

 

La Maîtrise de Notre-Dame donnera un concert "Ave Maria" mardi prochain, 27 juin 2017.

Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 12h40**. Gag, le nouveau ticket de RER acheté à mon arrivée fut refusé

par les appareils, ainsi qu'un autre ticket neuf de RER. En revanche, les tickets de métro passaient...

Le diable est partout, même dans les machines de la RATP!

 

Sylvie, blogmestre

 

Dimanche 25 juin 2017
Dimanche 25 juin 2017
Dimanche 25 juin 2017
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 08:33

Pour la Fête de la musique, Radio France avait programmé plusieurs concerts en entrée libre, sur

réservation. J'en avais réservé deux, un symphonique, et un beatle-maniaque, qui paraissaient décalés dans le temps,

mais en pratique ce n'était pas le cas. Je choisis donc d'écouter le concert symphonique, donné au grand

auditorium par une formation extraordinaire spécialement composée, l'orchestre des grands amateurs.

Fête de la musique: Viva l'orchestra!

Partie d'Arcueil-gare à 19h53*, après un changement cahotique à St Michel-Notre-Dame, et d'autres changements, je suis

arrivée dans une touffeur accablante, à la Maison de la radio où il faisait bien frais, vers 19h50, en compagnie d'un autre

mélomane, sans billet, rencontré au changement de RER, à qui j'avais donné mon second billet (beatle-maniaque) pour

le cas où le concert symphonique serait plein. A notre arrivée avenue du Pdt Kennedy, les portes du RER étaient ouvertes,

nous étions deux et j'ai oublié de prendre un ticket d'arrivée. L'autre mélomane est allé à la billeterie et a probablement

pu entrer par la suite.J'ai trouvé pour ma part une place en corbeille, loge 6, 3è rang, et pris une photo de l'orchestre

qui s'installait (en clair: j'ai été distraite par la présence d'une deuxième personne, et si le billet de concert "Rabeats"

à mon nom a été utilisé, ce n'est pas par moi, je n'ai pas revu par la suite la personne à qui je l'avais donné).

Fête de la musique: Viva l'orchestra!

L'orchestre était composé de musiciens amateurs encadrés par quelques musiciens de l'Orchestre

national de France, et dirigés par Jesko Sirvend, chef assistant de l'ONF. Le programme était

composé de danses, et le recrutement des musiciens était "de 7 à 97 ans" (mieux que Tintin!)

Fête de la musique: Viva l'orchestra!

J'ai été éblouie. L'orchestre était énorme, plus d'une centaine d'exécutants, beaucoup de cordes,

de bois, de cuivres, de percussions, un son brillant, une maestria sans amateurisme.

Le programme se composait de deux danses hongroises de Brahms, de Danses roumaines de

Bartok, d'extraits de Peer Gynt de Sibelius, de la Danse des mirlitons du Casse-noisette de Tchaïkovski,

d'une Danse slave de Dvorak, d'une Polka pizzicatée des frères Strauss, et de la Farandole

de l'Arlésienne, conclusion française (et provençale) de toutes ces danses.

Le concert fut ponctué de petits entretiens de Dominique Boutel avec les musiciens, puis avec le

chef, qui exprima que "ça paraissait facile, mais ça ne l'était pas" (je résume le propos), ce dont person-

nellement je ne doutais pas une seconde. La plupart des musiciens interrogés n'avaient jamais joué en orchestre.

Fête de la musique: Viva l'orchestra!

Les voici, en partie, retournés vers l'arrière de l'auditorium, de tous âges. Ci-dessous, un extrait

de la farandole de l'Arlésienne de Bizet, pour donner une idée de l'excellence des musiciens.

 

 

 

Ca faisait terriblement envie... la partie de flûte de la vidéo qui précède, je pourrais la jouer, mais tenir la même

partie, avec les autres bois et les cuivres en contre-chant fortissimo derrière les flûtes, comme Bizet l'a écrit

dans la partition à la fin de la farandole, je ne crois pas pouvoir! Dommage... réentraînement nécessaire! Je parierais

que beaucoup de musiciens amateurs dans le grand auditorium procédaient à la même auto-évaluation!

 

 

Voici ci-dessus les flûtes, derrière les barres de protection de la corbeille, je peux toujours jouer, jusque là...

Et ci-dessous, c'est là que ma compétence s'arrête, avec les bois et cuivres qui jouent autre chose derrière les flûtes.

J'y arriverai encore, bien sûr, s'il s'agissait de chant. Est-ce parce que l'instrument est interne au corps? (quand on ne

s'entend plus chanter, les vibrations continuent dans le corps... mais un instrument externe produit aussi des vibrations

dans le corps...) Mystère! Il y a un monde entre jouer en duo, trio ou un peu plus et participer à une énorme formation.

Personne ne vous attend, personne ne vous écoute avec indulgence, c'est à vous de vous placer où il faut quand il faut,

et juste! L'expérience doit être grisante, comme il est grisant de chanter dans un grand choeur.

Le concert fut bissé, et l'orchestre rejoua la Farandole. Et le chef quitta la scène... les laissant 

continuer seuls comme si de rien n'était! Mais il est revenu à la fin pour les applaudissements.

 

 

Vous pouvez constater qu'il n'y a plus de chef... il est parti sans façon, et l'orchestre de plus de 100

musiciens essentiellement amateurs continue sans lui ! Constatez aussi l'enthousiasme du public.

Fête de la musique: Viva l'orchestra!

Et revoici Jesko Sirvend revenu applaudir ses troupes à la fin du bis du concert.

Le concert s'est terminé un peu avant 21h30, je suis allée faire quelques courses au Monop** voisin,

encore ouvert et rempli de chalands, de denrées comestibles... et buvables! Puis j'ai repris le RER*** vers 21h45,

plutôt que 21h40 comme il est écrit sur le billet (horodateur en retard...)

 

Sylvie, blogmestre

Fête de la musique: Viva l'orchestra!
Fête de la musique: Viva l'orchestra!
Fête de la musique: Viva l'orchestra!
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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 08:29

Hier soir les Choeurs de Paris Lacryma Voce donnaient leur concert de fin d'année en l'église de

la Trinité, Paris 9è, avec orchestre, sous la direction de Matthieu Stefanelli. Il s'agit, sous une nouvelle

appellation, des ex-Choeurs de Paris 13, dont j'ai fait partie pendant 9 ans, et dont le présent blog a été

le vecteur officieux de communication inter-choristes pendant huit ans. Je suis allée voir

et entendre mes camarades choristes à leur concert, avec plaisir.

 

Schubert et Mozart

Le programme présentait la Messe en sol de Franz Schubert et le Requiem de Wolfgang A. Mozart.

J'étais en placement libre au fond de l'église et eus la chance d'une bonne visibilité dans la travée

centrale. Quelques têtes me masquaient les sopranes, mais je voyais bien le reste du choeur.

Il restait des places libres, comme je m'en doutais, les églises étant rarement bookées comme peuvent l'être

les salles de concert (ce qui était le cas des concerts de juin du Choeur philharmonique international)

Schubert et Mozart

J'avais toujours vécu l'église de la Trinité dans l'autre sens, c'est à dire depuis le choeur, pour quatorze concerts.

C'était une expérience nouvelle d'être au fond dans le public ! Première constatation, le public, composé de beaucoup

de proches des choristes, était assez remuant, agitant les bras, circulant pendant le concert dans les allées.

Mais l'ambiance était chaleureuse et sympathique (c'est le fan-club des choristes). J'avais l'impression d'être partie

la veille (j'ai la même impression avec tous les choeurs dont j'ai fait partie plusieurs années )un choriste me fit même

signe en riant de filer dare-dare dans la crypte avec les autres... Le concert commença en retard, pour cause

d'attentat aux Champs Elysées qui avait eu pour conséquence de bloquer la station de métro Concorde,

gros échangeur souterrain situé sur la ligne de métro qui dessert la Trinité.

Schubert et Mozart

Ci-dessus une photo du choeur avec sopranes, prise aux saluts, avant que tout le monde se lève...

Le concert commença vers 20h45, pour laisser aux retardataires des transports en commun le temps d'arriver.

J'aurais dû participer à deux concerts en avril avec le Choeur inter-universitaire de Paris qui présentait la messe

en sol de Schubert, pour lesquels j'avais retravaillé l'oeuvre et participé à deux répétitions. Du fait d'une bronchite mal

sensible aux traitements,je ne pus participer aux concerts mais la messe en sol restait très présente dans ma mémoire!

Le Requiem de Mozart, lui, y est en place ad vitam aeternam,si je puis dire. C'était donc un concert dont je

connaissais très bien le programme. La Messe de Schubert fut chantée legato, avec ampleur, et un

miserere détaché dans l'Agnus Dei. Les Hosanna du Sanctus, morceaux de bravoure des sopranes,

furent impeccables. Contrairement à mes craintes, le son était puissant, mais la réverbération n'était pas gênante

même au fond (bien moindre de ce qu'elle est en l'église de la Madeleine, qui doit être deux fois plus longue).

Le Requiem de Mozart suivit, après une belle introduction recueillie de l'orchestre. Le Dies irae fut

chanté deux fois, la deuxième fois en bis à la fin du concert. Le fatidique "ne cadant" du Domine Jesu fut

très bien chanté (Pierre Molina disait toujours que c'était la marque du niveau du choeur dans cette oeuvre)

En revanche, petite critique, le niveau sonore était presque toujours très élevé (ce qui a conduit plusieurs

enregistrements à saturer) et les sopranes étaient un peu basses dans la partie "sempiternam" a capella (mais j'ai dû

être la seule à le remarquer!) Voici une vidéo de la finale du Requiem "Cum sanctis tuis"

 

 

 

Et ci-dessous, une photo du pupitre des sopranes, que l'on entend dans la vidéo sans les voir,

ce qui n'est quand même pas juste!

Schubert et Mozart

Le concert s'est terminé vers 22h15, après le bis du Dies irae de Mozart. Il a été très apprécié.

L'église de la Trinité était presque pleine. Je suis ressortie après la fin du concert, et il m'a fallu

une heure et demie pour rentrer chez moi (le double du temps qu'avait nécessité l'aller!)

 

Sylvie, blogmestre

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 08:29

Depuis hier, je ne peux plus accéder à ma boîte de courriel par connexion directe à ma box internet. Ce matin, pas d'accès

vers ce blog non plus. Rien que de l'habituel qui use... Hier, j'étais à 9h45* en gare d'Arcueil, attendant un train pour Paris.

J'arrivai à 10h12** à Saint-Michel Notre-Dame, et me frayai un passage parmi les touristes pour entrer dans la cathédrale.

Dimanche 18 juin 2017

La messe grégorienne était chantée par 9 jeunes femmes, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Nous étions le jour de la Solennité du Saint-Sacrement, un des mystères de la religion chrétienne.

Dimanche 18 juin 2017

Je participai aussi à la messe internationale qui suivit, à 11h30, animée par une vingtaine de choristes

de la Maîtrise d'adultes, en chœur SATB, qui chantèrent une messe brève d'Yves Castagnet, qui les

accompagna à l'orgue de chœur. Il y eut aussi le Panis angelicus de César Franck à la communion.

Le prêche évoqua cette question de circonstance: pourquoi venir à la messe le dimanche? Les réponses

sont multiples et personnelles, à une époque où la pression sociale irait plutôt à l'encontre d'une pratique

religieuse. La messe est une méditation spirituelle, qui implique aussi un accord spirituel des âmes.

Dimanche 18 juin 2017

Deux concerts nous furent annoncés la semaine prochaine, un le mardi (mosaïque vénitienne, concert

vocal de solistes) et un le mercredi (orgue par les élèves du Conservatoire) qui est la fête de la musique.

Il y aurait une procession l'après-midi à l'intérieur de Notre-Dame, et des ordinations dans la semaine.

Nous sommes ressortis de la cathédrale vers 12h45, j'ai pris le métro à la station Cité à 12h50***

Dimanche 18 juin 2017

Direction le 14è arrondissement pour aller voter aux élections législatives à l'école élémentaire de la rue

Pierre Larousse, ou j'arrivai peu après 13h30, ayant fait un détour par un commerce voisin****

Ce fut très rapide, le bureau était presque vide, à part les assesseurs. Puis j'ai pris le tram Porte Didot

à 14h***** le RER jusqu'à Arcueil, et le bus 162 jusqu'au bas de ma rue, sous le soleil. Il y avait plusieurs concerts dans

l'après-midi, mais j'avais besoin de repos et de fraîcheur... La chaleur assomme un peu au début!

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 18 juin 2017
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