15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 08:21

Hier soir en l'église Saint-Séverin se donnait un concert de musique médiévale et de

musique anglaise du début du XVIIè siècle. Les musiques, vocales et instrumentales,

étaient interprétées par le choeur d'adultes de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, et les

musiciens du département de musique ancienne du Conservatoire de Paris, sous

la direction de Sylvain Dieudonné et de Christophe Coin.
 


C'était le deuxième concert délocalisé de la Maîtrise de Notre-Dame, depuis l'incendie

de la cathédrale,  je suis allée l'entendre avec grand plaisir. L'idée d'associer deux formations

pour témoigner de l'évolution d'un instrument était riche de développements.

 



Le concert débutait par une chanson de Gautier de Coincy (1177-1236) intitulée "Ma vièle"

(jouée par Sylvain Dieudonné), et se concluait sur un choeur intitulé "Rejoice, rejoice and sing",

précédé d'une pavane instrumentale de Tomas Lupo (1571-1627) interprétée par des violes

(dont celle de Christophe Coin) et des violones. L'enchaînement des morceaux

respectait la chronologie allant de la vièle médiévale, à la viole baroque.

 


L'église Saint-Séverin est l'une des plus anciennes de Paris, elle est située au Quartier Latin,

à proximité de la très touristique rue de la Huchette, et de l'île de la Cité où est bâtie Notre-Dame.

Je ne la connaissais jusque là que de l'extérieur. C'est une église médiévale, un cadre

de choix pour ce concert dont les pièces dataient du XIIIè au XVIIè siècle.

 


La première partie, médiévale, comptait huit pièces, dont deux instrumentales,

et six chorales, chanson, motets et canon, des polyphonies écrites il y a huit siècles

dont le caractère vivant et expressif séduit toujours l'auditoire.

 

 

La deuxième partie, anglaise,  des XVIè et XVIIè siècles,

comptait 13 pièces, instrumentales et vocales, avec une grande richesse dans la composition

et l'interprétation, plus proche de la musique post-Renaissance qui constitue  l'une des périodes

musicales les mieux connues de la plupart des mélomanes .

 


Le concert était d'une qualité exceptionnelle (mes images le sont moins, l'appareil photo semble avoir

un problème, il a fallu beaucoup de corrections pour obtenir ce qui figure dans cet article), il fut parfait

de bout en bout, et le public fut très enthousiaste, applaudissant longuement à la fin. 

 


Le concert suivant de la Maîtrise de Notre-Dame (solistes) hors les murs, sera donné

le 20 mai, en l'église Saint-Séverin, à 20h30 (au programme: Bach, Schütz, et Purcell).
 


Après avoir été saluer le chef de choeur, je suis rentrée chez moi.


Sylvie, blogmestre


PS: j'ai eu une pensée pour les mémoires d'Alain Corneau, Guillaume Depardieu, et

Jean-Pierre Marielle lors de ce concert, dont l'inoubliable "Tous les matins du monde",

récemment rediffusé par Arte, avait fait découvrir la viole à beaucoup de cinéphiles...

 

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 08:07

Je suis allée hier à la messe du dimanche soir en l'église Saint-Sulpice, célébrée par Mgr Aupetit,

archevêque de Paris, le recteur de la cathédrale et plusieurs chanoines, conjointement avec les

prêtres de Saint-Sulpice, diffusée par la chaîne de télévision KTO. Cet office se substitue à la

messe dominicale de Notre-Dame de Paris, inaccessible depuis l'incendie du 15 avril dernier.

Entre 2011 et 2015, j'ai chanté une dizaine de fois à Saint-Sulpice, comme choriste, lors de concerts,

mais c'était ma première participation à une messe à Saint-Sulpice, comme fidèle,

après la messe chrismale du 17 avril, où j'étais restée sur le parvis.

 


J'étais placée dans la nef centrale au début, puis, pour des raisons de sonorité, me suis

déplacée sur le côté, d'où le choeur d'enfants, qui animait la messe depuis le fond du

choeur de l'église, dirigé par Emilie Fleury, s'entendait mieux.  
 


La feuille liturgique qui nous avait été distribuée à l'entrée portait l'image de la Vierge à l'enfant,

debout sur un croissant de lune au milieu des étoiles, qui était peinte en médaillon sur la voûte

de Notre-Dame, au milieu du transept, à l'aplomb de la flèche, et qui a disparu avec l'effondrement

de celle-ci dans l'incendie. Nous étions le 4è dimanche de Pâques (c'est-à-dire le 3è dimanche

après Pâques), l'Evangile parlait de l'unicité du Père et du Fils en un même Dieu. Musicalement,

le Kyrie distingue souvent le Père du Fils, dans ses mouvements, mais l'ensemble forme

habituellement un seul Kyrie, sauf exception notable (Bach, dans la messe en si mineur).
 


Ce fut un retour à une vie liturgique plus normale, brutalement interrompue il y a quatre

semaines, réconfortant. Je ne sais pas si les fidèles de Notre-Dame ont localisé cette messe du dimanche

soir à Saint-Sulpice, je l'ai pour ma part trouvée sur la chaîne KTO. Il y avait le matin une messe grégorienne

à Saint-Pierre du Gros Caillou, animée par les enfants de la Maîtrise de Notre-Dame sous la direction de

Sylvain Dieudonné, qui était un peu trop éloignée pour mes capacités de locomotion actuelles, assez faibles.

Notre-Dame est confiée aux mains du Patrimoine, qui, nous l'espérons, saura lui rendre son intégrité et sa

solidité premières. Merci à tous ceux qui font vivre l'esprit de la cathédrale hors les murs, et merci à

Saint-Sulpice et aux autres églises de Paris d'accueillir la "famille cathédrale".
 


Nous sommes ressortis vers 19h40, et je suis rentrée chez moi, sans détour par l'île de la Cité,

où j'étais allée quelques jours plus tôt, d'où la photo ci-dessus.


Sylvie, blogmestre

 

 

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 19:15

Monsieur Rémi Dropsy, président de l'association  des amis de l'orgue de Saint-Gabriel,

5 rue des Pyrénées, Paris 20è, nous invite à un concert d'orgue à Saint-Gabriel, le 12 mai

à 16h, en entrée libre, pour le Jour de l'orgue, avec Yanka Hékimova.

 

 

Nous sommes aussi invités pour le Festival Paris-des-orgues, 1ère édition, où Saint Gabriel

présentera un concert orgue et hautbois, avec Yanka Hékimova, le 26 mai à 16h.

La liste des activités (concerts, artistes, apéritifs, conférences...) est ici sur le site du Festival.

 


Merci beaucoup pour ces informations et invitations!

 

Sylvie, blogmestre

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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 08:33

Hier, je suis partie de chez moi suffisamment en avance pour ne pas rester sur un parvis, soit à 9h45* en

gare d'Arcueil-Cachan, et arrivée devant l'église Saint-Eustache vers 10h15, qui accueillait, ce

dimanche, ses paroissiens et ceux de la cathédrale pour une messe de Pâques commune.

 

 

Une longue file de participants serpentait depuis le forum des Halles jusqu'à l'édifice, et je me demandai

si certains n'étaient pas là depuis 9h30 voire plus tôt... L'église était ouverte depuis 10h, et, en y entrant peu

avant 10h30, je constatai que toutes les chaises étaient déjà occupées. On cessa peu après d'admettre des

personnes à l'intérieur. Je m'assis avec d'autres sur les marches d'une chapelle, avant de découvrir un gisement

de chaises pliables dont nous avons pu profiter. Finalement, je m'installai au fond de côté, à proximité du

grand orgue. La messe de Pâques était retransmise par France 2 (et visible en direct, et maintenant

en replay), ce qui occasionnait des fouillis de câbles au sol, et de projecteurs un peu partout.

 

 

A part la voûte et les piliers somptueux, très hauts et élancés, la lumière dans les vitraux, et ici et là la

silhouette par transparence d'un arc-boutant, je ne voyais pas grand chose du déroulement de la messe,

mais cela ne me gêna pas plus que des centaines d'autres personnes dans la même situation. On nous

prévint que la communion serait impactée par la reprise d'antenne de la chaîne (qui devait retransmettre la

cérémonie des vœux urbi et orbi vaticane), mais que tout reprendrait après l'arrêt de l'émission des images.

 

 

Mgr Aupetit, archevêque de Paris, célébrait la messe pascale, invité par le père Trocheris, curé de

Saint-Eustache. Le clergé de Notre-Dame était nombreux, et l'aumônier des pompiers de Paris était

là également. La messe était animée par les Chanteurs de Saint Eustache et le choeur d'adultes de

la Maîtrise de Notre-Dame, sous la direction alternée de Lionel Cloarec et de Henri Chalet

(les deux autres chefs de choeur étaient présents) L'orgue de choeur était à l'identique partagée

par Yves Castagnet et François Olivier, et le grand orgue par Philippe Lefebvre et Thomas Ospital.

 

 

J'ai regardé hier soir cette cérémonie sur le site de replay de France 2, et trouvé l'église Saint-Eustache

particulièrement vidéogénique. Je l'avais fréquentée à l'époque où j'allais régulièrement au Forum des

Images (quand j'habitais Paris intra-muros), qui est à ses fondations, quasiment, et redécouverte récemment lors

de concerts, j'avais aimé la sonorité de la grande nef claire. Cette belle sonorité se retrouvait hier

dans la messe pascale. Les deux images France 2 sont des copies d'écran du replay disponible sur son site.

 

 

Mgr Aupetit avait commencé la messe en priant pour les attentats qui venaient d'avoir lieu au Sri-Lanka.

Après l'Evangile, qui relatait comment le corps de Jésus avait disparu du tombeau, il évoqua l'incendie

de Notre-Dame et la nécessité de trouver et sauver ce qui représentait le corps de Jésus dans la

cathédrale en flammes. Un hommage aux pompiers de Paris suivit, et de très longs applaudissements

de la foule présente saluèrent ce corps d'élite et son exploit. Les pompiers étaient représentés à

cette messe par un général, et plusieurs officiers, en grande tenue, ainsi que par leur aumônier.

 

 

Il y avait aussi Mmes Loiseau et Hidalgo, ainsi que M. les maires des 1er et 4è arrondissements,

dont les noms suscita un deuxième épisode d'applaudissements. La célébration fut très fervente,

ce fut une très belle messe de Pâques, une réponse aux deux drames ayant endeuillé la semaine

sainte pour les chrétiens, et pas seulement pour eux. Nous finîmes par parvenir à communier,

et je retournai ranger quelques chaises pliantes au fond de l'église, avant de rentrer chez moi.

 

 

Je repris le métro aux Halles à 12h32**, et rentrai un peu fourbue mais heureuse de mon dimanche matin.

Joyeuses Pâques à tous mes lecteurs !

 

Sylvie, blogmestre

(article mis en ligne le 22 avril à  9h33)

 

Dimanche 21 avril 2019
Dimanche 21 avril 2019

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 08:32

L'incendie de Notre-Dame de Paris, sur lequel une enquête a été ouverte, a conduit la

"famille cathédrale", c'est-à-dire les prêtres, les fidèles, les personnes qui travaillent à la

cathédrale ou y sont bénévoles, à migrer en cette semaine sainte précédant Pâques. Hier soir,

à 18h30, la messe chrismale du mercredi saint, initialement prévue à Notre-Dame, se tenait

à Saint-Sulpice. Je m'y suis rendue en sous estimant la durée du transport, et suis arrivée sur

le parvis quelques minutes* après le début de la messe, pendant le chant d'entrée. L'église

était remplie, et interdite d'accès par les CRS. Le parvis était plein aussi, mais accessible.

 


Un grand écran retransmettait la messe, célébrée par Mgr Aupetit, évêque de Paris, la

célébration était diffusée simultanément sur la chaîne de télévision KTO. Il y avait d'autres

télévisions alentour, France 3 avait un camion juste derrière nous, et les caméras

sillonnaient la foule. Il y avait au moins autant de monde sur le parvis qu'à l'intérieur de l'église.

Au premier rang, dans l'église, les élus locaux et régionaux, et représentants du

gouvernement, ainsi que Mme Macron, assistaient aussi à la messe, où le blanc des

prêtres du diocèse formait une tache claire impressionnante par sa taille.

 


Mgr Fénelon, archevêque de Cambrai, assistait en effigie à la messe lui aussi, sur ce parvis.

La foule nombreuse participait avec beaucoup d'implication dans cette célébration, dedans

et dehors, ce qui était réconfortant après le traumatisme subi deux jours plus tôt par la

communauté catholique. La messe se déroulait selon le schéma habituel, quand, à 18h50,

les cloches de Saint-Sulpice se mirent à sonner, provoquant un envol de pigeons. Il était

prévu que les cathédrales de France manifestent leur solidarité avec Notre-Dame

de Paris à cette heure-là, qui était celle du départ de l'incendie, survenu deux jours

auparavant. Saint-Sulpice était la cathédrale de substitution hier soir, et il m'a semblé

que d'autres églises s'étaient jointes au concert de cloches.

 



L'immobilité et le vent coulis qui se manifesta sur ce parvis à partir de 19h, me conduisirent

à le quitter vers 19h15, après l'Evangile et le prêche qui suivit, en voie de réfrigération. J'ai

marché vers le boulevard Saint-Michel, où je suis parvenue vers 19h30**, puis ai gagné le

quai de Montebello, pour aller voir la cathédrale. L'accès à l'île de la Cité était interdit, et une

foule nombreuse regardait depuis le quai l'édifice médiéval, splendide malgré la perte de

son toit. Un léger écran de verdure jetait un voile pudique sur les stigmates de l'incendie.

 


Je cherchai un endroit calme, où un peu de recueillement soit possible, et le trouvai au

bord de la Seine, parmi quelques âmes contemplatives dans mon genre, assises en

tailleur le nez levé vers le ciel, et un peu plus bas, vers les gargouilles, rosaces, statues,

tout ce monde de pierre tellement familier aux Français, qui nous relie par delà les

siècles aux lointains ancêtres qui oeuvrèrent sur cet édifice, rescapé du feu.

 


Je restai là environ une demi-heure, puis décidai de repartir, gagnée par l'engourdissement,

en logeant le bord du fleuve, et pris quelques ultimes photos de la garde rapprochée de

Notre-Dame: la statue équestre de Charlemagne, et les camions de pompiers devant

son portail, ces pompiers qui furent applaudis lundi soir, et à qui je renouvelle mes

remerciements. Puis je suis partie à la recherche d'une station de quelque chose sur rail

qui soit ouverte et me permettrait de rentrer chez moi, le métro Cluny participa.

 


Dans cette soirée pleine de monde, curieusement, je ne parlai qu'à une personne,

un jeune homme aveugle qui changeait de ligne ferrée  en même temps que moi,

sur le chemin du retour, que j'accompagnai vocalement et qui m'accompagna aussi.


Sylvie, blogmestre
 

(article mis en ligne à 9h32 le 18 avril 2019, notifié à 9h54)

Arrivée à Saint-Sulpice

Arrivée à Saint-Sulpice

Arrivée Place Saint-Michel

Arrivée Place Saint-Michel

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 20:12

Bien triste jour que ce 15 avril 2019... Peu avant 19h, un incendie s'est déclaré dans les combles

de Notre-Dame de Paris, on suppose que c'est en lien avec les travaux de rénovation qui s'y

tenaient. La flèche de la cathédrale avait perdu ses apôtres et ses évangélistes, partis en

nettoyage de leur bronze à l'extérieur. La flèche était entourée de tréteaux portant des plaques.

Incrédules, les touristes, les voisins, les familiers de la cathédrale ont vu s'embraser le toit de

l'édifice, dont la flèche surmontant le transept (en bois recouvert de plomb) s'est abattue. Les

personnes plus éloignées ont elles aussi suivi avec déchirement le martyre de cet édifice de

plus de 800 ans. Sur le réseau Twitter, l'adresse #notredamedeparis a été remplie de souvenirs

et de photos, de coeurs brisés postés par des touristes du monde entier. Notre-Dame était

le monument historique le plus visité de Paris. Je suis sonnée, mais nous la reconstruirons.

Je ne pourrai pas lui porter des fleurs car l'accès à l'île est bouclé, mais j'irai la voir.

 

La foule regarde impuissante le drame qui se déroule sous ses yeux... Toute ma sympathie va

au clergé, aux diacres, aux vigiles, à la Maîtrise, à toutes les personnes qui font vivre ce lieu,

aux fidèles, aux touristes, à tous ceux qui aiment cette cathédrale et sont en deuil ce soir.

 

Sylvie, blogmestre

 

(la photo est de  Michaël Szadkowski pour Le Monde, la vidéo est aussi empruntée au Monde )

On peut faire un don pour la reconstruction de la cathédrale en ligne... une souscription (inter)-

nationale  est lancée dès ce mardi 16 avril, et une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris.

En fin de soirée, l'édifice était sauvé, mais les pompiers sont toujours à l'oeuvre.

La couronne d'épines du Christ, la tunique de Saint-Louis et d'autres reliques sont sauves.

 

 

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 08:01

Hier matin, je suis parvenue à aller à Notre-Dame, sans avoir pu aller répéter la veille,

samedi, pour cause d'absence de voix chantée et de locomotion difficile. Arrivée sur le parvis

peu après 10h*, je suis rapidement rentrée dans la cathédrale en me frayant un chemin parmi

les imposants rassemblements de touristes. La messe grégorienne venait de commencer,

on en était à l'introït, je fus en place pour le Kyrie.

 



Nous étions le 5è dimanche de Carême, le dernier avant les Rameaux, qui marque la fin

de cette période de jeûne et la sortie du désert de Jésus. A ma grande surprise, si ma voix

parlée grave était irrégulière, je parvenais à chanter piano dans ma tessiture aiguë. La messe

grégorienne était chantée par quatre messieurs de l'Ensemble vocal de Notre-Dame,

aux belles voix graves et puissantes, dirigés par Sylvain Dieudonné, et accompagnés à la

vièle médiévale sur l'une des pièces musicales. La messe était célébrée par

Mgr Chauvet, co-célébrée par plusieurs prêtres, et diffusée en direct sur France-Culture.

 


L'Evangile selon Jean évoquait la femme lapidée pour adultère selon la Loi de Moïse

(lapidait-on aussi les hommes adultères?), celle pour laquelle Jésus proposa que celui qui n'a

jamais péché lui jette la première pierre. Et Jean de préciser que ce furent les hommes

les plus âgés qui partirent en premier (ceux qui avaient la plus grande expérience de la vie).

La femme adultère se retrouva libre et invitée à rentrer chez elle et ne plus pécher. La

messe grégorienne s'acheva pendant la communion pour France Culture (par obligation horaire),

et une deuxième fois après les annonces, pour les fidèles qui étaient dans la cathédrale.


 


Nous sommes ressortis sur le parvis peu après, et je suis rentrée chez moi en RER.


Sylvie, blogmestre

 

(article mis en ligne le 8 avril à 9h01, 4 notifications envoyées,

à 9h17 aucune de ces notifications n'est arrivée dans ma boîte de courriel)

Dimanche 7 avril 2019

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 17:09

J'ai reçu quelques annonces de concert, dont celle-ci est à la limite de publication, elle m'a été

envoyée par Dominique, qui y participe et se reconnaîtra. Il s'agit d'airs et de choeurs extraits

d'un oratorio de Haendel, Theodora, le concert est chanté en l'église Saint-Jacques du

Haut-Pas, rue Saint-Jacques dans le 5è arrondissement (station de RER B Luxembourg)

à 20h30, l'entrée est libre et les renseignements sont sur l'affichette ci-dessous:

 


Bon concert ! (article publié à 18h21 le 6 avril 2019)

Sylvie, blogmestre

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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 09:12

N'ayant pu aller ni à une répétition chorale samedi, ni à la messe grégorienne dimanche matin, pour cause

de locomotion difficile, j'ai pu néanmoins aller à la cathédrale hier soir pour la messe de 18h30,

et entendre la parabole du figuier. Partie d'Arcueil vers 18h, je suis arrivée sur le parvis

quelques minutes* avant le début de la célébration.

 


Nous étions le 3è dimanche de Carême, la messe était célébrée par Mgr Aupetit, archevêque de

Paris, et co-célébrée par plusieurs prêtres. La Maîtrise était composée d'une trentaine d'enfants

et d'adolescents aux jolies voix claires, sous la direction d'Emilie Fleury.
 


L'Evangile selon Luc évoquait la parabole du figuier qui pousse dans une vigne sans donner

de fruit, dont le jardinier propose au maître un dernière occasion de s'amender, avant de le

couper. Mgr évoqua un proche lors d'une maladie, dont l'ultime remède sauva la vie, alors

qu'on le croyait condamné. Cette parabole me parle à deux titres: le figuier, un compère d'enfance que

nous escaladions volontiers, offrant généreusement le gîte et le couvert, fait partie de mon univers familial

méditerranéen. Et, comme l'arbre de la parabole et le malade évoqué dans le prêche, j'ai fait partie des

personnes jeunes à qui l'on a dit que la médecine ne pouvait plus rien pour elles, une sentence terrible, que

l'on reçoit comme un coup en pleine figure, mais qui fut contredite par la suite. La roue a tourné, le figuier

dans sa vigne et moi, compères, sommes à nouveau en sursis, en attente de l'ultime chance. Ainsi va la vie.

 


Je n'ai pas entendu les annonces, mais elles étaient sur la feuille liturgique: le prochain concert à

Notre-Dame est un concert médiéval et grégorien de l'Ensemble vocal de Notre-Dame le 26 mars à 20h30,

dirigé par Sylvain Dieudonné,  Je suis ressortie vers 19h30* de la cathédrale, et suis rentrée chez moi,

accueillie, après le RER, par les effluves naissants des arbustes en fleurs de ma banlieue.


Sylvie, blogmestre

Dimanche 24 mars 2019
Dimanche 24 mars 2019

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 09:20

Hier, je suis allée visiter le Salon du Livre, pour sa dernière journée, à la Porte de Versailles.

Partie d'Arcueil-gare un peu avant 16h, je suis arrivée vers 16h30 Porte de Versailles où se

tenait la manifestation, jusqu'à 18h ce lundi. J'ai acheté mon billet sur place, à la billetterie.

 


Le ticket de paiement était plus ponctuel que le billet, qui affichait douze minutes d'avance! Il y avait

encore du monde, mais raisonnablement, c'est-à-dire qu'on pouvait circuler sans problème.

 


Je commençai à quadriller méthodiquement le Salon, sans but précis, à part de trouver dans

ce choix exceptionnel, quelque chose qui plairait à mes parents, qui ne croisent plus de librairie.

Hop, un signet avec Napoléon à Austerlitz récupéré sur le site de l'Armée de terre... Ah, voici

des livres avec des images d'animaux rigolotes qui plairont à ma maman; j'en prends un,

on me donne deux posters en prime*. Je continue de déambuler.

 


Question emplettes, je suis plus dangereuse dans une librairie que dans un magasin de

vêtements, la tentation étant de revenir chez moi avec des kilos de livres (mais l'état de mon dos

l'interdit, heureusement!) tous passionnants évidemment. Au stand de la Bibliothèque

nationale, je trouve un très joli florilège, un bouquet de fleurs imprimées à offrir.

 


J'ai entendu à la radio un critique se demander si tous ces livres présentés au Salon valent les forêts

qui ont été utilisées pour les produire... question qui met mal à l'aise, surtout quand on aime les forêts

et qu'on est soi-même environnementaliste. Délicat équilibre entre culture, au sens parfois très large

(d'où la question je suppose) et préservation de la flore sylvestre. En voyant tous ces rayons, on se

dit qu'il faut vraiment y croire pour se lancer dans l'écriture, même si l'on a quelque chose

d'indispensable à communiquer. Une solution est peut-être là... sur le stand d'Amazon, libraire

en ligne, où un intervenant présente l'édition électronique à son compte, diffusée sur liseuses.

Certains auteurs percent ainsi. Les auditeurs de l'intervention sont nombreux et attentifs

(la photo est mal corrigée, je suis désolée) à suivre les instructions données sur le personnage

principal d'un récit narratif qui accroche bien le lecteur.

 


C'est finalement chez Albin Michel que je trouve un ouvrage** d'une journaliste, qu'il connait de

surcroît, sur le Général de Gaulle, évoquant une dimension moins connue de la personne publique,

qui devrait intéresser mon père. Et encore un petit album animalier comique pour ma mère.

Je n'ai rien rapporté pour moi, mais je lirai tous mes présents avant de les transmettre.

Il y eut en interlude (si l'on peut dire!) un drame potentiel quand j'ai constaté la disparition de ma carte bancaire,

heureusement récupérée au guichet où elle était restée, avant d'être potentiellement redirigée vers le

commissariat de police si je ne l'avais pas réclamée. Je suis ressortie du Salon peu avant

la fermeture de 18h, et suis repartie par la ville avant de rentrer chez moi.


Sylvie, blogmestre
 

(article mis en ligne le 19 mars 2019 à 9h20, désolée pour la réception de multiples notifications

pour ceux qui les reçoivent, désolée aussi pour ceux qui n'en reçoivent aucune!)

Salon du Livre 2019
Salon du Livre 2019

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  • : Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
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