1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 08:37

Je suis allée hier matin participer à l'hommage rendu au Président Jacques Chirac, décédé la

semaine dernière à l'âge de 86 ans. Partie d'Arcueil-gare vers 10h30*, je suis sortie prudemment à la station

de RER Luxembourg, anticipant que le cortège funéraire arriverait des Invalides, où avait lieu l'hommage militaire,

par la rue de Rennes. La rue de Vaugirard bouchonnait complètement, et l'on me laissa entrer à pied sur le parvis

de l'église Saint-Sulpice sans difficulté, après double contrôle de mon sac par des CRS. A 11h, le parvis était

encore peu peuplé, deux écrans avaient été disposés par la chaîne TF1 qui retransmettait

l'événement, pour que les spectateurs extérieurs puissent voir la cérémonie.

 


J'étais à proximité des photographes et cameramen, et, au début, voyais très bien. Puis la foule s'installa dans

les interstices et je ne vis plus grand chose. Les écrans n'étaient pas fixés assez haut pour que les petits voient

malgré les grands... Nous vîmes arriver les invités, l'église était bien  pleine, il y avait de nombreux

chefs d'Etats, et de nombreux politiques. Je fus surprise par la relative bénignité des mesures de surveillance:

il y avait M. Poutine, des émirs arabes, des chefs d'états africains, M. Clinton... Nous étions considérés comme

de gentils participants d'emblée, ce qui était très agréable. Nous suivions sur les écrans la progression

du cortège, qui après le boulevard Saint-Germain, remontait la rue de Rennes, où il stationna

longtemps au carrefour avant de tourner rue Saint-Sulpice.
 


L'image ci-dessus montre le cortège remontant la rue de Rennes, avec en bas à gauche une photo de

M. Chirac qui doit être de 1995. En rapprochant ces deux photos, on pouvait repenser aux motards de la

télévision qui l'accompagnaient après son élection à la présidence de la République à travers Paris... une

autre époque. Quand la messe commença, une partie du public, qui avait fort applaudi le cercueil couvert

du drapeau tricolore, se dispersa, permettant aux restants de gagner quelques places et un peu de vue.

 


La messe était célébrée par un certain nombre d'évêques, et présidée par Mgr Aupetit, archevêque

de Paris. Elle était chantée par la Maîtrise de Notre-Dame sous la direction de Henri Chalet

(la cathédrale prêta aussi son bourdon, Emmanuel, fondu en 1686, dont le  seul battant d'une demi-tonne fut

actionné à la main, le mouvement de la cloche pouvant fragiliser l'édifice après l'incendie , pour sonner le glas).

Les pièces musicales provenaient essentiellement du Requiem de Fauré, avec l'exception du Kyrie,

qui était celui du Requiem de Duruflé (chanté en la cathédrale pour les funérailles du Président Mitterand).


 

J'ai chanté un peu pianissimo pendant ce Kyrie, à la stupeur de mes voisins de parvis, j'ai donc cessé

au "Christe", qui est aigu, pour ne pas les troubler. Le Sanctus était celui du Requiem de Fauré.


 

 

Il y eut plus tard un Dona eis Requiem qui sembla fort agiter les pigeons alentour, qui se mirent à tournoyer autour

de nos têtes (un peu plus tôt, l'un d'eux s'était posé affectueusement sur la tête chevelue d'un voisin de parvis et

s'était cramponné à ses cheveux, l'émotion sans doute, provoquant un fou-rire local, vite réprimé). La célébration

comprenait lectures et Evangile, suivis d'un prêche dans lequel Mgr Aupetit reprit le thème de la

fracture sociale, moteur de l'élection présidentielle de 1995 de M. Chirac. A ce propos il m'a frappé que

l'église comportait au centre arrière de sa nef une centaine de places vides. N'eut-il pas été de bon aloi de choisir

quelques plébéiens qui auraient pu s'inscrire en ligne, et que l'on aurait pu passer au crible pénal et de réputation

avant l'hommage pour qu'ils entrent y assister en l'église, eu égard à la personnalité généreuse du défunt? Je

pense à cette dame devant moi qui a porté dans ses bras un gros bouquet de roses blanches durant toute la messe...


Le Maestro Daniel Barenboïm, présent dans les pages de ce blog, joua un impromptu de Schubert, ce fut

un moment de recueillement, une présence oecuménique et internationale participant musicalement à cet hommage,

applaudi par la foule du parvis. Il y eut une communion, où fusèrent autour de moi quelques considérations farceuses

tendant à évaluer la durée extravagante de confessions préalables que nécessiteraient, selon mes voisins de parvis,

certaines personnes présentes dans la nef pour pouvoir communier. Comme disait Mgr l'archevêque, la nécessité de

l'administration d'un pays ne coïncide pas forcément avec celle du bien public. Nous, la plèbe, on aimerait bien, pourtant.
 


Après la bénédiction finale, le cercueil, porté par huit hommes, repartit en traversant la nef, vers la sortie

de l'église, accompagné du glas romain sonné par Saint-Sulpice, sur deux tons, que l'on entendait très

bien de l'extérieur de l'édifice, et du bourdon plus lointain de Notre-Dame, qui se fondait avec les cloches

de Saint-Sulpice. Quand le cercueil apparut sur la plus haute marche de l'église Saint-Sulpice,

la foule recommença à applaudir, longuement.
 


Je partis de la place après la fin des applaudissements, alors que la voiture funèbre était refermée

sur le très grand cercueil, et après une petite poussée de Marseillaise chantée depuis notre coin du

parvis, suivie de nouveaux applaudissements. J'ignorais quel parcours allait prendre le cortège pour

rejoindre le cimetière du Montparnasse, mais je partais dans cette direction, il fallait donc s'en aller avant que les deux

mille cinq cents personnes présentes au dedans et au dehors de l'église se mettent en mouvement. La rue de

Vaugirard était bloquée, mais on nous laissa finalement la franchir pour entrer au jardin du Luxembourg, qu'il ne

restait plus qu'à traverser avant que, peut-être, le convoi funéraire arrive par là. Ce que je fis, avec des souvenirs

estudiantins (je fus lycéenne, puis étudiante, dans ce quartier) parmi les marrons au sol, remarquant une inquiétante

disparition de moineaux, et gagnai le RER Luxembourg peu après 14h**, après une petite halte en pharmacie.

 

Moinelette estudiante de la fin du XXè siècle


Merci M. Chirac, je note que les moineaux abondaient à Paris quand vous en étiez le maire, et

encore quand vous étiez Président de la République. Vous nous avez laissé la Charte de

l'environnement qui fit entrer les préoccupations et l'urgence écologiques dans le bloc de la Constitution.

De la part des moineaux petits ou gros, avec ou sans plumes, merci pour tout.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

 

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 22:25

Hier matin, je suis allée à Saint-Germain l'Auxerrois pour la messe grégorienne de 10h,

et suis arrivée sous la pluie pour le Kyrie.

 


La messe était célébrée par Mgr Chauvet, co-célébrée par plusieurs prêtres, et animée par 

quatre à six choristes féminines de la Maîtrise de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné

(comme à Saint-Sulpice, le choeur est à l'arrière de l'autel, et de la nef on ne voit que les solistes qui passent à l'avant).

 


La reproduction de la petite Vierge du pilier de Notre-Dame, était, comme son modèle, entourée de

lys blancs. C'était une messe tranquille et recueillie, sans les mouvements de touristes dont nous avions

l'habitude à Notre-Dame (et même à Saint-Sulpice). Cette église, qui fut celle du Louvre quand il était

demeure royale, lequel draine aujourd'hui des millions de visiteurs, est d'un calme souverain.

 


L'Evangile selon Luc évoquait le pauvre Lazare, plein d'ulcères, qui vivait devant la porte d'un homme

riche et vivant dans le luxe. Après leur mort, l'homme riche partit en enfer, et Lazare rejoignit Abraham.

Inversion des conditions. Quel regard portons-nous sur les pauvres?

 


Les annonces nous firent part de l'agenda: suite des conférences d'après-midi à 17h, et deux concerts,

les 9 et 15 octobre, le premier à Saint-Eustache (Requiem de Fauré et motets de Mendelssohn), le second

à Saint-Etienne du Mont (Messe médiévale de Notre-Dame, G. de Machaut), tous deux à 20h30.


Nous sommes ressortis de la messe grégorienne vers onze heures, croisant les fidèles qui arrivaient

pour la messe de 11h30, et je suis repartie par le métro "Louvre" vers ma verte banlieue.


Sylvie, blogmestre

 



 

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 08:15

Comme je l'ai déjà écrit dans un article précédent, ce n'est pas moi qui ai ajouté de la publicité

incitant à cliquer et télécharger quoique que ce soit, sur des boutons verts, bleus ou d'autres couleurs.

Ne cliquez sur rien dans des rectangles blancs sur cet article, on ne sait pas ce qu'il y a derrière.

 

Hier je suis partie vers 9h20 pour aller à Saint-Germain l'Auxerrois participer à la messe grégorienne.

Je ne me suis pas perdue dans les entrailles de la station Châtelet comme la semaine précédente,

et ai rejoint l'église pour le début de la messe.
 

Le choeur de l'église Saint-Germain l'Auxerrois, et la statue du XVè siècle de l'évêque qui lui a donné son nom


J'étais dans un état de conscience un peu second, ayant eu à lutter contre une bestiole invasive la nuit précédente.

L'Evangile selon Luc était celui du fils prodigue et du veau gras que le père tue pour fêter son retour,

alors que son fils aîné dévoué n'avait même pas reçu un chevreau pour festoyer avec ses amis.

J'ai compris récemment que les parents sont toujours un peu inquiets et en demande de l'enfant qu'ils voient

le moins souvent, quelque soit son rang dans la famille, c'est ainsi. Peut-être est-ce parce qu'ils gardent

le modèle de la famille complète, quand ils voyaient leurs enfants tous ensemble.


La messe fut célébrée par plusieurs chanoines et animée par une maîtrise composée de

jeunes femmes, sous la direction de Sylvain Dieudonné. Nous avons reçu une feuille d'agenda pour

le mois de septembre, regroupant célébrations, conférences, qui ont repris les dimanches après-midis à St Germain

l'Auxerrois à 17h, et concerts de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, dont le prochain est un concert

de musique médiévale, donné en l'église Saint-Etienne du Mont (5è arrdt) à 20h30 mardi prochain.

Nous sommes ressortis de St Germain l'Auxerrois vers 11h, et je suis allée voir Notre-Dame, par les quais.

 


Un large périmètre alentour de la cathédrale est ceint de bâches plastiques, qui délimitent l'opération

de décontamination du plomb en cours. Le parvis est inaccessible, mais la rue de la Cité est ouverte.

Il y a toujours autant de touristes à proximité de la cathédrale, qui se font prendre en photo devant elle... et les

têtes sur les bateaux-mouches pleins de visiteurs sont toutes tournées vers elle quand le bateau la côtoie.

 


Je suis descendue sur le quai de Montebello, pour une vue latérale de la face sud de l'édifice.

Le pignon sud est flanqué d'un échafaudage sur toute sa hauteur, et le choeur a déjà son plancher surplombant

la voûte, ou bien c'est en cours, les arcs-boutants sont étayés. La nef n'a pas encore de plancher au dessus de la voûte,

elle est toujours sous bâche (il est prévu l'édification de 2 planchers de bois, un au dessous de la voûte, pour la

protéger des intempéries, et l'autre en dessous, pour pouvoir la réparer, ces deux structures horizontales solides

permettant de stabiliser les structures verticales de l'édifice, ce que faisait le toit qui a disparu, lequel exerçait sur

les murs une poussée contrebalancée par celle latérale des arcs-boutants, qui sont encore là, d'où l'instabilité).
 


Je suis restée là à regarder les détails de l'architecture, à passer un peu de temps avec le

vénérable monument, en ce jour quinzième du mois, pendant lequel eut lieu l'incendie, cinq mois

auparavant. La façade sud me rassura, elle a bonne mine, comme la façade ouest. Je viens de lire

l'intégralité du roman éponyme de Victor Hugo, dont je n'avais lu que des extraits jusqu'ici. Très justement,

  l'auteur rappelle que l'éclairage de la cathédrale se faisait à l'époque (en 1482) à la torche (et aux cierges),

comme partout, en flammes vives, ...et sans incendie. Comprenne qui pourra.
 


Sylvie, blogmestre

 

NB: hier après-midi et hier soir, ce n'est pas avec une, mais avec plus d'une vingtaine de bestioles invasives

que j'ai dû me battre chez moi, il y aura des dénonciations, je n'entends pas en rester là.

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 15:06

Attention: des espaces publicitaires ont été rajoutés à ce blog par Overblog, sans mon accord,

au bas et en haut de cet article, incitant à "cliquer pour télécharger". Surtout, ne le faites pas,

j'ignore complètement ce que vous pourriez télécharger par ce biais. J'ai signalé la publicité à Google.

Hier matin, j'ai pris le RER vers le Louvre, sortie à Châtelet*, pour aller entendre la messe

grégorienne de Notre-Dame de Paris célébrée à Saint-Germain l'Auxerrois, à 10h. En entrant

dans l'église, je vis un monceau de sacs à dos, mais n'eus pas le temps de m'interroger.
 

 


La messe, en latin, était célébrée par Mgr Chauvet, et animée par un quatuor de choristes

masculins dirigés par Sylvain Dieudonné. La "famille cathédrale" se réorganise peu à peu,

et retrouve ses horaires et ses célébrations, hier aussi à 11h30 et 18h30 (en français).
 


Dans l'Evangile selon Luc, Jésus réclamait une préférence absolue, au détriment de la famille,

des amis, et des possessions. Pour les possessions, je veux bien, mais pour les liens humains,

naturels ou choisis, n'avons-nous pas des obligations? Ci-dessous, Pierre, le pêcheur de disciples.
 


Je constatai dans l'assistance que les touristes de passage au Louvre entraient avec curiosité dans l'église, et que

certains participaient à la messe (les possesseurs de sacs à dos étaient un groupe de jeunes gens d'un pays étranger).

Peut-être qu'un peu de publicité au musée aiguillerait d'autres touristes vers l'église des rois de France qui

habitèrent le château du temps où il n'était pas un musée? Je veux bien aider pour l'affichage, si besoin.

 


La messe s'est terminée vers 11h, j'ai fait un tour photographique, ai été éblouie par l'étendue de graviers

blancs de la perspective, et noté que le beffroi est celui de la mairie et non celui de l'église. Je verrais bien

quelques fleurs anti-canicule, sur ce gravier... M'étant un peu perdue à l'aller, je remontai la rue de Rivoli

jusqu'à ce que je voie Saint-Eustache, qui est ma boussole dans le quartier, que j'allai saluer

avant de rentrer dans les multiples sous-sols de la station Châtelet.


Sylvie, blogmestre
 

 

 

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 14:42

Mardi soir 3 septembre, en rentrant de Toulouse vers minuit, j'ai trouvé le rétroviseur gauche de

ma voiture désossé de son mécanisme et pendant lamentablement. Hier, 8 décembre vers 9h, en

allant à Châtelet, j'ai constaté que l'aile avant gauche de mon véhicule avait été percutée

(volontairement, vu son stationnement strictement correct, et l'absence de rue perpendiculaire

qui aurait pu produire un tel choc) par un véhicule blanc, vraisemblablement plus haut sur roues.

 

 

Ce sont des accidents "symboliques", que l'on m'inflige à moi pour se venger de quelqu'un

d'autre, vous noterez l'insanité du propos. Il est évident que de toute manière ce sera  toujours moi

qui paierai, puisque les vandales sont systématiquement "pas vus-pas pris" (et même s'ils sont vus,

personne ne se hasardera à les dénoncer). Je rappelle que c'est le 4è rétroviseur que l'on

casse sur ma voiture dans ma rue, et que le 11 août 2018, on en a aussi cassé la portière

avant droite. Il y avait des témoins, qui ont préféré s'enfuir. C'est dire!
 

J'ajouterai que j'ai toujours une serrure d'appartement hors d'usage, car le cylindre est coincé

dans la serrure, depuis que quelqu'un l'a forcé en juin dernier. Là, l'assurance veut bien payer

un artisan, mais il y a une franchise de 150€, et franchement j'ai autre chose à faire de cette somme!

 

Sylvie

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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 08:35

J'étais convoquée à la Cour d'appel de Toulouse le 3 septembre à 9h pour un appel de la mise sous

tutelle de mon père, que j'avais formé en mai. Malgré mes demandes répétées, je ne pus avoir accès au dossier,

ni prendre connaissance de la décision avant le jour de l'audience. J'eus donc à préparer l'appel dans un flou relatif.

Il me parut plus prudent de partir la veille et de dormir sur place afin d'être en forme le matin.

Ne pouvant réserver ma place en ligne depuis chez moi, car on me bloquait la réservation, j'allais prendre

mon billet de train à la gare Montaparnasse.
 


La machine m'avait placée en bas, parmi une salle assez pleine, je montai à l'étage où de nombreuses places

étaient libres et m'y installai. J'eus la surprise de voir arriver une délégation amazonienne, avec le

chef Raoni et sa coiffure jaune, très souriant, j'occupais une de leurs places et proposai

immédiatement de la restituer, mais ils préférèrent s'installer dans un "carré", plus approprié. Jusqu'à

Bordeaux, où ils descendirent, je vis la coiffure jaune du chef devant moi, sympathique.
 


Le train arriva à 23h14 à Toulouse, j'avais réservé une nuitée dans un petit hôtel , l'hôtel Saint-Claire

entre la gare et le Palais de justice, je m'y rendis à pied en une dizaine de minutes. La réservation a été

faite en ligne, j'ai reçu par courriel une confirmation de réservation très longue, le reçu est en fin d'article.
 


L'hôtel était d'une propreté méticuleuse, et le couchage était fabuleux, le petit déjeuner aussi,

j'ai promis de faire de la publicité sur internet (évaluations des clients). Le lendemain matin,

j'ai pris le métro pour aller au Palais de justice.
 


A mon arrivée, l'huissier m'informa que je pouvais consulter le dossier au greffe et prendre

connaissance de la décision, pendant les deux affaires qui précédaient la nôtre. Ce que je fis.

Je lus le certificat circonstancié du médecin expert, les auditions, mais n'eus pas le temps de jeter un coup d'oeil au

reste du dossier, qui me sembla mince par rapport à ce qu'il était en 2016 quand je l'avais consulté à Paris.

J'ai pris quelques notes, puis nous avons été appelés, ma soeur, mon frère et moi,

devant la Cour composée d'une juge unique et d'une greffière.
 


Puis je récupérai ma valise à l'hôtel et pris un taxi pour aller déjeuner avec mes parents à leur maison de retraite

qui est à une trentaine de km de Toulouse. Je prévins par téléphone que j'aurais un peu de retard... Quand j'arrivai

à 12h15, mes parents étaient assis tous les deux à une table, m'attendant. Nous avons déjeuné

ensemble, j'ai aidé ma mère à manger, puis ai sorti le champagne prévu pour fêter

son anniversaire, qui était au mois d'août.
 


Le champagne associé au médicament pris par mon père à midi constitua une association un peu

délétère sur le plan de la conversation... Ensuite, il a souhaité regarder la télévision, et

je suis allée cueillir des fleurs alentour avec ma mère, qu'elle collectait dans son fauteuil roulant.
 


Nous sommes revenues dans le bâtiment, et sommes allés ensemble avec mes deux parents

dans leur chambre, où j'ai mis les fleurs dans l'eau en improvisant un conteneur. La discussion

avec mon père fut plus malaisée qu'en juin, ce que j'ai mis sur le compte du médicament

qui lui brouillait un peu les idées. Maman avait aussi adopté une pomme de pin de rencontre.

On leur avait apporté un goûter composé d'une madeleine et d'un verre de sirop.
 


Vers 16h, j'ai téléphoné à la centrale du taxi qui m'avait conduite le matin à la maison de retraite afin que l'on

vienne me chercher pour me ramener à la gare de Toulouse (et non à celle du TER de Pibrac afin d'éviter qu'un retard

intempestif de celui-ci me condamne, comme lors de ma visite précédente, à repartir pour Paris par le train de nuit),

et je quittai  la maison de retraite après avoir embrassé mes parents et salué à la ronde,

vers 17h. Vers 17h30, j'étais à la gare, et achetai le billet de train du retour, puis une salade bio

et une bouteille d'eau pour le dîner. Le train du retour était à 18h49.
 


Cette fois-ci la machine m'avait placée en hauteur dans le train mais entre deux personnes et dans le sens inverse

de la marche, dans un wagon plein de bagages. En prospectant le wagon suivant, je trouvai des places libres dans

le sens de la marche et de la place pour ma valise, j'ai donc voyagé en wagon 3 en haut, place 104 ou 106 je crois.

A ce moment là, je ne parvenais plus, de fatigue, qu'à regarder par la fenêtre, puis plus tard,

je visionnai un documentaire sur Dennis Hopper (que j'avais eu la chance de rencontrer à Cannes

en 1991), et lus un peu. J'arrivai chez moi passé minuit, par le métro et le RER, fourbue.


Sylvie, blogmestre

Ci-dessous les tickets de taxis et d'hôtel (petit déjeuner et taxes de séjour)

et le reçu de la réservation de chambre d'hôtel

 

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 12:57

 

Hier, c'était la rentrée de la "famille cathédrale", avec ses messes habituelles, célébrées dans la

jolie église de Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre (qui abrite actuellement les possessions

rares sauvées de l'incendie de Notre-Dame de Paris), je suis allée à la messe grégorienne de 10h, et

arrivée à 10h15, du fait de la fréquence moindre des RER, et du changement à Chätelet.
 


L'église, que je connais pour avoir beaucoup fréquenté le Louvre quand j'étais étudiante, est de taille

moyenne, claire, dotée d'une bonne acoustique, ouvragée, et fut la paroisse des rois de France, du temps

où ils vivaient au Louvre (Valois et Bourbons). Il y avait dans l'assemblée un mélange de paroissiens de

Saint-Germain, et de Notre-Dame, la liturgie et les chants étaient en latin, la messe était célébrée par

plusieurs prêtres, et la Maîtrise était composée de six jeunes femmes (il m'a semblé),

dirigées par Sylvain Dieudonné.
 


La première surprise fut de retrouver la Vierge du pilier (une copie), entourée de ses lys blancs, la

petite statue du transept de Notre-Dame miraculeusement épargnée par la chute des poutres calcinées

autour d'elle. L'original est au Louvre, en sûreté. Notre-Dame nous avait donc suivis à Saint-Germain

l'Auxerrois... Quoi de plus normal, puisque Louis XIII, dont c'était l'église, lui avait confié la France?
 


L'Evangile selon Luc nous incitait à inviter des pauvres, afin de ne rien recevoir en retour, car ils n'ont

rien à donner. Exit le renvoi d'ascenseur. La messe se déroula tranquillement, dans notre cathédrale

transitoire, et il nous fut demandé aux annonces de prévenir les fidèles que tous les dimanches,

pendant quelques années, les messes de Notre-Dame auraient lieu aux mêmes horaires à

Saint-Germain l'Auxerrois, dont je remercie la paroisse pour son accueil.

 

 

Je remercie aussi l'église Saint-Sulpice, qui nous a accueillis régulièrement depuis avril, et l'église

Saint-Eustache qui accueillit la messe de Pâques. Nous sommes ressortis peu après 11h,

je fis un petit tour photographique de Saint-Germain l'Auxerrois dedans, puis dehors.
 


Ensuite, je tentais de trouver un accès pédestre direct à la station de RER Châtelet pour gagner

quelques précieuses minutes à mon prochain passage... trouvé, RER repris à 11h19*


Sylvie, blogmestre
 

 

 

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 18:47

Le Festival Musique en l'Ile que j'ai évoqué dans l'article précédent donnait son dernier concert de

l'été 2019 hier, dimanche 25 août, en l'église Saint-Louis en l'Ile, un Requiem de Mozart, interprété

par l'Académie de l'île Saint-Louis, le choeur du Festival, et le choeur Rimsky-Korsakov de

Saint-Petersbourg, qui assurait la première partie de ce concert.

 


En l'absence de deux courriels "retardés", qui ne me sont pas parvenus à temps, je ne suis pas allée à la répétition

générale du vendredi précédent, ne sachant pas si je faisais partie du choeur ou non... mais oui. Le dimanche, je partis

d'Arcueil-gare vers 15h en direction de l'île Saint-Louis, et rejoignis mes camarades dans la petite salle de l'église qui

nous sert de vestiaire, pour passer jupe longue et chemisier noirs. Une brochette de choristes fin prêts

étaient déjà installés sur le côté, attendant leur heure.

 


J'allai saluer mes connaissances, et le concert commença par le choeur Rimsky-Korsakov,

sous la direction de Sergueï Ekimov, un ensemble vocal féminin chantant a capella, avec des voix

d'une puissance singulière, mais aussi capable de pianissimos extrêmes.



Après cette première partie, qui dura jusqu'à 17h, il y eut une pause pour installer l'orchestre, puis les choristes. On

m'avait prévenue que le chef dirigeait plus lentement que le Requiem se chante en France, mais il était extrêmement

précis, ce n'était donc qu'une question de souffle (et de respiration alternée) pour parvenir au tempo qu'il souhaitait.

Ce fut intense, j'étais à proximité des choristes sopranes russes, très en voix, et à côté des alti, que j'espère ne pas

avoir gênées (je pense que c'est stimulant d'être proche d'un autre pupitre, mais les avis sont partagés). Le chef s'en

sortit très bien (c'était son premier Requiem de Mozart dirigé), il semble que nous aussi car nous avons

été abondamment applaudis, les musiciens étaient très bons, c'est-à-dire égaux à eux-mêmes.

 


Le Requiem se termina vers 18h15, et nous sommes ressortis en ordre, remerciant au passage

nos camarades russes d'un jour pour leur aide vocale sans faille. Et de nouveau ce fut  le vestiaire pour

remettre un pantacourt, après avoir accompagné sur un bout d'allée un ami malvoyant qui souhaitait aller boire un

verre à Saint-Paul, d'un saint l'autre. Je ne pouvais pas, mais il a sûrement trouvé un(e) autre choriste assoiffé(e) pour

se désaltérer... de concert. Vers 18h30, je suis repassée par Notre-Dame, depuis le chevet, puis le long

de la façade nord, pour voir la progression des travaux, et lui souhaiter du courage et de la ténacité.

Je fais partie depuis quelques semaines de l'association des scientifiques pour la restauration de Notre-Dame

de Paris, aussi je la surveille à présent à la fois amicalement et scientifiquement. Je me suis intéressée

à la consolidation des arcs-boutants, à la dépose des vitraux, et je suis la progression de la

décontamination. Des morceaux de pierres ont chu de la façade nord pendant la période de canicule.

 


75 ans plus tôt, cette cathédrale essuyait la mitraille lors de la Libération de Paris...

Comme personne n'était venu commémorer avec elle cet anniversaire d'une libération à laquelle

elle avait participé, il était important d'aller lui adresser quelques pensées positives ce jour-là.

 


Ensuite, j'ai contourné l'Hôtel-Dieu, et pris le métro à la station Cité, pensant m'arrêter à Saint-Sulpice,

mais j'étais suffisamment fatiguée pour la soirée, je suis donc rentrée chez moi.

Surprise: le RER était climatisé... (yes, we can!) fallait-il attendre la fin du mois d'août?


Sylvie, blogmestre


 

 

PS: il y avait au concert une association anti-cancer, j'ignore pourquoi, les cancérologues semblent avoir une détestation

absolue des malades de Lyme. En 2007 j'ai été clouée au pilori par l'un d'eux qui n'a jamais eu le courage de reconnaître

que l'expertise qu'il m'avait fait subir était à charge et bidon.. J'attends toujours, au cas où il faisait partie des auditeurs.

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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 14:02

Lundi dernier, dans l'après-midi, je suis allée voir la restauration de Saint-Germain des Prés, la

plus ancienne église de Paris, datant du VIè siècle, construite par le voeu de l'évêque Germain, qui

lui valut son nom par la suite. A l'époque de sa construction, elle était à la campagne... et sans café de

Flore ni magots par deux. Elle a depuis donné son nom à tout un quartier très urbain, et même l'adjectif

amusant "germano-pratin". C'est une église où les siècles laissèrent leurs empreintes respectives.

Le clocher si particulier date du XIIè siècle, on le voit de loin.
 


J'y avais chanté pour la première fois en août 2011, avec le Festival Musique en l'Ile, un Requiem de Mozart,

mentionné dans ce blog. L'église était en travaux, déjà, et le choeur n'était pas visible, masqué par de hauts

panneaux. Un grand crucifix était provisoirement accroché à une colonne, surmontant notre pupitre de sopranes,

qui espéraient que les clameurs du Dies irae ne perturberaient pas son équilibre... Ce ne fut pas le cas, fort

heureusement, et j'eus le plaisir de chanter cette oeuvre plusieurs fois à Saint-Germain des Prés, avant que

le concert mozartien de la fin du mois d'août ne migre à Saint-Louis en l'Ile.


Quand j'arrivai sur le parvis de l'église, des touristes en sortaient et d'autres y entraient. Voici

un petit montage de la restauration en cours. Les peintures ont été nettoyées et on a l'impression de

les voir pour la première fois. Je me souvenais vaguement d'une voûte étoilée, elle est devenue

inoubliable. On peut d'ailleurs adopter une ou plusieurs étoiles de la voûte! (le lien est bon)

 




La petite statue de la Vierge au sourire a été ramenée vers l'avant du choeur et dotée d'un bouquet

de blanches fleurs de lys, comme sa soeur de pierre l'était à Notre-Dame. La restauration est

vraiment spectaculaire, chaque visiteur sort son appareil photo, ou son smartphone, et va allumer sa petite bougie,

ou écrire des commentaires chaleureux sur les cahiers disposés à cet effet devant les chapelles rayonnantes.

 


Certains visiteurs, épuisés par tant de beautés parisiennes visitées, se sentent suffisamment

en confiance pour s'y endormir un peu... sous la surveillance d'une dame de marbre très

XVIIIè siècle. C'est une belle visite, je ne saurais que vous la recommander. A l'intérieur de l'église,

le boulevard et sa circulation folle disparaissent, on est hors du temps. La musique du montage

photo est un choeur de l'oratorio "Elias" de Felix Mendelssohn, "Denn Er hat seinen Engeln befohlen über dir",

les peintures bibliques sur les murs sont le fruit d'une restauration précédente du XIXè siècle.

Il existe un site spécialisé dans l'histoire de Saint-Germain des prés et dans la participation

collective à sa restauration, et Wikipedia en propose des photos et gravures à diverses époques.

 

Bonne visite!

 

Sylvie, blogmestre

 

 

 

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 16:43

Il y avait ce matin une procession depuis Notre-Dame, qui allait vers l'église Saint-Sulpice, via
 


le quai de l'Archevêché, le quai de Montebello, la place Saint-Michel, la rue Danton, le carrefour de l'Odéon,
 


et la rue Saint-Sulpice, en place de la procession sur les deux îles de la Cité (fermée pour décontamination) et

Saint-Louis, à laquelle j'avais participé les trois années précédentes. Les images ci-dessus proviennent d'un

reportage de la chaîne de télévision KTO, et montrent le départ de la procession du chevet de Notre-Dame, et son

passage quai de Montebello J'envisageai d'y participer, mais eus quelques doutes sur ma capacité actuelle à

marcher une heure et demie, et partis d'Arcueil-gare à 10h23*, j' arrivai depuis le RER en suivant la rue de Vaugirard,

en même temps que la procession, qui cheminait parallèlement à moi, et que je voyais de loin à chaque rue

transversale. Je tournai rue Férou et la rejoignis enfin sur le parvis de Saint-Sulpice.
 


La messe de l'Assomption réunissait les fidèles de Notre-Dame et les paroissiens de Saint-Sulpice,

à 11h. En haut des marches de l'église, la Vierge à l'enfant en argent offerte à Notre-Dame de Paris par

Charles X, qui accompagne toujours les processions de l'Assomption, rescapée des flammes du 15 avril

grâce aux pompiers de Paris, intacte, sur son coussin de fleurs blanches, présidait la cérémonie.

Avec Mgr l'archevêque et Mgr le cardinal. De nombreux prêtres célébraient la cérémonie,

ainsi que les confréries qui participent  tous les ans, avec leurs bannières.
 


Je suis entrée dans l'église pendant que la procession chantait encore sur le parvis. Il semble que

deux mille personnes purent entrer et que d'autres suivirent la solennité de l'Assomption depuis

le parvis, où la chaîne de télévision KTO avait installé un écran géant.
 


La solennité de l'Assomption distingue Marie entre toutes les femmes comme celle qui enfantera

le Sauveur. Mgr Aupetit nous rappella le voeu de Louis XIII qui dédia la France à la protection mariale. 

Il y avait une grande ferveur à cette messe, comme pour Pâques et la Pentecôte, les deux autres

messes majeures depuis l'incendie de Notre-Dame, actuellement en décontamination périphérique, en

 

 

attendant sous peu la reprise de son chantier intérieur de consolidation, des pierres s'étant détachées de la voûte durant

la canicule, témoignant d'une urgence à agir. Nous avons chanté deux fois le Salve Regina, une fois au début,

et une fois à la fin. La messe dura plus d'une heure et demie, autant de spiritualité. Elle était animée par

la Maîtrise d'adultes de Notre-Dame, sous la direction probable de Henri Chalet (je voyais peu le choeur).
 


Nous sommes ressortis sur le parvis en deux flots humains, mais dans la dignité,

et je suis rentrée chez moi par le réseau ferré à 12h45**. Pas de pluie, une chance!

Sylvie,
blogmestre

 

PS; j'ai participé à une messe en juillet à Saint-Sulpice, qui fut suivie de menaces à mon retour,

j'ai donc décidé de ne pas la relater, et d'attendre l'Assomption pour y retourner. Rien de tel aujourd'hui.

 

 

 

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