11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 09:10

En réservant une place au Théâtre des Champs Elysées hier soir pour une opérette

de Jacques Offenbach, je n'avais pas réalisé qu'il s'agissait d'un "spectacle jeune public", c'est-à-dire

d'une adaptation de l'opérette à la durée de concentration des enfants. C'est en voyant la salle

pleine de bambins que j'ai compris... mais ce fut très bien, et la version light m'a tout à fait convenu.

(article mis en ligne à 9h58, regardez dans vos spams....)

La Belle Hélène

S'agissant d'un placement libre, j'étais arrivée un peu plus en avance que d'ordinaire, et essayai plusieurs places.

Finalement, c'est la dernière place de la 2è rangée du premier balcon, côté cour que je choisis:

très jolie vue et place pour les jambes. Voici le théâtre de cette place, c'est le rang N, je crois.

La Belle Hélène

Les jeunes enfants étaient en admiration pour les musiciens dans la fosse d'orchestre...

La Belle Hélène

Le spectacle était présenté par la Maîtrise des Hauts-de-Seine, le choeur Unikanti (qui est

le choeur d'adolescents et d'adultes qui succède à la Maîtrise, et l'ensemble instrumental

des Hauts-de-Seine, sous la direction de Gaël Darchen.

La Belle Hélène

Le programme était destiné au jeune public, c'est à dire qu'il contenait beaucoup d'informations,

mais pas celles que je recherche habituellement ( c'est normal!) Il comprenait des cartes, estampes,

statues, textes historiques, c'est très bien fait (j'apprécie en ex-enseignante!) La mise en scène

  était néo-classique avec anachronismes délibérés : lunettes fluo, éventail à paillettes, baskets, etc...

 

L'histoire est la suivante: à Sparte, une colombe annonce à Calchas, grand prêtre, de la part de

Vénus (Aphrodite!), qu'un jeune berger, Pâris, fils de Priam, va conquérir le coeur de la reine, Hélène.

Mais Hélène est mariée au roi Ménélas, et a des scrupules. Ménélas ne veut pas lâcher son épouse.

Vénus parvient à l'envoyer en Crête pour libérer les amants. Mais le voici qui revient à l'impromptu,

et chasse Pâris. Celui-ci revient déguisé en augure et parvient à convaincre Ménélas d'envoyer

Hélène à Cythère où elle sacrifiera à Vénus... en sa compagnie. Ménélas accepte!

Au centre du premier rang, Hélène et Pâris

Au centre du premier rang, Hélène et Pâris

Ci-dessus les jeunes interprètes. De très belles voix, et un excellent choeur (musicalement parfait).

Les solistes sont issus de la Maîtrise, y compris le rôle titre interprété par Alix Le Saux que l'on voit

sur le programme, et qui est actuellement professionnelle. La mise en scène est soignée, pleine

de détails comiques qui ne viennent pas d'Offenbach mais sont bien dans l'esprit (le grand prêtre

tente de faire un selfie de lui et d'Hélène, c'est un mini-drone qui apporte le message de Vénus,

Ménélas revient couleur écrevisse de son séjour en Crête avec la marque des lunettes... etc...)

 

Les choeurs principaux que tout le monde (adulte) connait sont tous là, avec des récitatifs solo

écourtés. C'est très bien fait, l'ensemble dure environ 1h20, sans entracte. L'attention des enfants

ne se relâche pas, et aucun bruit parasite n'émane de la salle... Le spectacle se termine sur Hélène

voguant vers Cythère avec Pâris, qui ouvre son manteau sur un T-shirt "I love Paris".

("Dis-moi Vénus, quel plaisir trouves-tu à faire ainsi cascader, cascader la vertu?")

La Belle Hélène

Tous les amis des jeunes chanteurs devaient être dans la salle du Théâtre des Champs Elysées,

qui connaissait une effervescence et des cris inhabituels, mais il me semble que dans les jeunes

années du Théâtre, où l'on cassait les fauteuils pour Stravinsky, c'était pareil... Très bien!

Ci-dessus, les jeunes solistes, l'orchestre dans la fosse, et Gaël Darchen qui est monté sur scène

et que l'on aperçoit en retrait sur le côté. Du très beau travail, et une soirée très agréable.

Merci beaucoup (de la part d'une ex-adolescente choriste des Hauts-de-Seine)

Nous ressortons du Théâtre vers 21h25, après de nombreux rappels.

 

Sylvie, blogmestre

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:34

Hier soir, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, il y avait un concert de musique baroque, intitulé

"La Passion selon Buxtehude", dont le titre m'intriguait. En effet, usuellement, on emploie un nom

d'évangéliste pour le texte de la Passion, pas celui du compositeur. J'allai écouter de quoi il retournait.

Passion selon Buxtehude

Sur la couverture du livret, qui comprenait tout le texte chanté, il y avait la statue de Marie devant

la croix avec son fils sur les genoux, qui est au fond du choeur de la cathédrale.

Passion selon Buxtehude

Le concert était interprété par le choeur d'adultes de la Maîtrise Notre-Dame de Paris, et les

élèves du département de musique ancienne du Conservatoire de Paris, dirigés par Henri Chalet.

Il y avait une estrade à l'avant du choeur pour les instruments, qui me dissuada de me placer sur le côté devant,

où d'ailleurs, personne ne s'était placé. Je m'assis dans les chaises latérales droites, afin d'avoir une vue d'ensemble.

Ci-dessous, le choeur et l'orchestre avant le début du concert:

Passion selon Buxtehude

La Passion selon Buxtehude est une cantate, et s'appelle Membra Jesu nostri. Elle est composée

de 7 parties, correspondant aux sept plaies du Christ en croix. Chaque plaie, des pieds à la face, en

passant par les genoux, les mains, le flanc, la poitrine et le coeur fait l'objet d'un poème chanté.

 

 

Buxtehude était un luthérien allemand, organiste et compositeur du XVIIè siècle, qui se situait

chronologiquement entre Heinrich Schütz et Johann Sebastian Bach, deux références en matière

de Passions. Bach fut son élève, et comme Buxtehude vivait à Lübeck, il parcourut à pied 400km

pour le rejoindre... Les textes de l'oeuvre musicale sont extraits d'un recueil  de poèmes spirituels

du XIIIè siècle, attribués à un moine cistercien, Arnulf de Louvain, sous le titre "Oratio rythmica".

Musicalement, chaque poème alterne l'aria et le choeur, des choristes solistes chantent un ou

deux vers, le choeur en chante d'autres, avec une introduction instrumentale... ou non.

Bien que la musique soit baroque, la manière de chanter les vers, psalmodiant les syllabes,

rappelle la musique du XIIIè siècle. C'est une combinaison inattendue, par delà la Renaissance.

Voici un court extrait vidéo de "Ad genua" (à ses genoux):

 

 

 

Le concert était hautement spirituel, comme le sont habituellement, en la cathédrale, les concerts

de musique médiévale, sans interruption, sans applaudissements intermédiaires, que du silence et

du recueillement, et cette très belle musique, qui, malgré la douleur du propos, nous éclairait.

Ci-dessous, un extrait de "Ad latus" (à son flanc)

 

 

La place que j'occupais parmi d'autres personnes explique l'emploi du petit appareil photo, plus discret,

mais la qualité en souffre un peu. Je suggèrerais volontiers à l'association Musique sacrée à Notre-Dame de Paris

d'enregistrer en vidéo de tels concerts, d'autant que l'oeuvre n'est pas si connue du grand public.

 

En guise de conclusion, voici une partie du texte du dernier poème "Ad faciem" (à son visage):

"Salve, caput cruentatum, totum spinis coronatum, conquassatum, vulneratum, arundine verberatum,

facie sputis illita", sa traduction française: "Je te salue, tête ensanglantée, toute couronnée d'épines,

brisée, blessée, frappée du roseau, visage souillé de crachats", et le texte de la Passion selon

Saint Matthieu de Bach "O Haupt voll Blut und Wunden, woll Schmez und wohler Hohn,O Haupt,

zum Spott gebunden mit einer Dornenkron,O Haupt, sonst schön gezieret mit höchster Ehr und Zier",

issu d'un psaume, et repris plus tard par Liszt dans son Via Crucis.  L'ensemble de l'oeuvre

se concluait par une polyphonie composée d'amens, qui fut bissée, dont voici la fin:

 

 

 

Le concert était splendide. Les voix étaient, comme toujours, très belles, la musique était

extraordinaire, et les instruments anciens apportaient la touche historique qui nous transportait

dans les siècles passés. Bravo! Je suis désolée d'avoir dû me décaler vers un pilier, ce qui m'a privée de

quelques choristes à l'image... Mes félicitations à la dernière soliste alto, dont la voix m'a beaucoup impressionnée.

J'avais emporté des photos d'un concert médiéval précédent pour les donner à Sylvain Dieudonné, que j'ai

aperçu de loin quand il est arrivé, et perdu de vue ensuite, je suis donc repartie avec les photos...

Je pourrai les apporter à nouveau et les remettre dimanche prochain, entre 11h et 11h30.

Le concert s'est terminé vers 22h50, je suis rentrée chez moi à une heure raisonnable!

 

Sylvie, blogmestre

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:51

L'après-midi du dimanche 5 mars, j'ai entendu le concert qui fut donné en l'église

Saint-Louis en l'Ile, dont j'avais fait l'annonce sur ce blog, il y a quelques jours.

 

Dimanche 5mars 2017

Le concert proposait le concerto pour clarinette de Mozart et la Missa in angustiis de Haydn, joués

par l'Orchestre de l'Académie de l'île Saint-Louis, et chanté par la Maîtrise de Clamart, la chorale

Ars Lyrica, et les choristes du choeur du Festival Musique en l'Ile qui connaissaient déjà l'oeuvre.

Dimanche 5mars 2017

Ci-dessus, voici Saint-Louis en l'Ile à mon arrivée, avec des enfants assez agités, mais sensibles aux

remarques des adultes. Le concert commença vers 16h15, après une présentation orale, par le concerto

pour clarinette de Wolfgang Amadeus Mozart. Le concerto pour clarinette a été créé à Prague en 1791,

pour une clarinette de basset, comportant une extension qui lui permettait de jouer plus grave.

Cet instrument ayant aujourd'hui disparu, il est actuellement joué sur une clarinette en la.  C'est le

dernier concerto écrit par Mozart, et le seul du compositeur écrit  pour clarinette. Voici la première vidéo,

du 2è mouvement (adagio) du concerto. Le solo de clarinette était interprété par Juliette Adam.

 

 

 

Ce concerto est très connu et a été utilisé dans des films populaires, notamment "Out of Africa"

pour l'adagio. Ci-dessous, l'orchestre aux saluts, sous la direction de Frédéric Loisel.

 

Dimanche 5mars 2017
 
Après le concerto, l'orchestre sortit et le choeur se mit en place. Le voici entièrement placé sur la photo
 
ci-dessous. Puis l'orchestre se remit en place, et la messe de Josef Haydn commença.
 
 
Dimanche 5mars 2017

La Missa in angustiis (messe pour les temps difficiles), en ré mineur, fut créée en 1798. Les deux

oeuvres présentées étaient contemporaines, celle du fils spirituel qu'était Mozart pour Haydn précédant

dans le temps celle du père spirituel (qui lui survivra). Plusieurs hypothèses existent pour le qualificatif de

la messe, qui ne lui a pas été attribué par son créateur. Elle porte un autre surnom: messe Nelson, qui fut vainqueur

de Bonaparte à Aboukir en 1798. Pour celles et ceux qui l'ont chantée avec moi il y a quelques années,

aux Choeurs de Paris 13, la Missa in tempore belli de Haydn, dite Messe des timbales, est de 1796,

antérieure de 2 ans à la Missa in angustiis.

 

 

 

Ci-dessus un extrait du Miserere, le soliste basse est Matthieu Toulouse. C'est une messe de Haydn,

c'est à dire que c'est de la musique élégante, qui sonne, agréable à chanter. Anecdote: dans la

version originale, elle est écrite sans cuivres ni vents, car le prince qui employait Haydn avait décidé

de faire des économies! La messe dura environ 40 minutes. Beau volume sonore des choristes, je n'ai

pris que deux vidéos, car, quoique j'étais par précaution assez éloignée du choeur très fourni, les passages forte ont

saturé le micro de mon appareil photo...L'église Saint-Louis est un endroit de rêve pour chanter des messes, qui y

sonnent particulièrement bien. L'acoustique est toujours du côté des chanteurs, ce qui est bien sympathique!

 

Le concert fut très applaudi, les familles étaient nombreuses, l'église n'était pas remplie complètement,

la faute du mauvais temps sans doute, dissuasif. J'aime beaucoup cette messe de Haydn.

Je ne l'ai jamais chantée, dommage. Il y eut un bis, le Dona nobis pacem, utile en ces temps incertains.

 

 

 

Voici un extrait du bis, qui fut à nouveau très applaudi.

Nous sommes ressortis de l'église Saint-Louis vers 17h45.

 

Sylvie, blogmestre

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 09:25

Je suis partie hier matin dans le vent, la pluie et les bourrasques qui retournent les parapluies (mais le mien a résisté),

vers le parvis de Notre-Dame, où je suis arrivée peu après 10h. Une machine sur laquelle j'ai tenté d'acheter un ticket

a arrêté l'opération en cours de paiement. Pas de ticket, pas de reçu. Pas de débit non plus, j'espère!

Heureusement, les anglophones qui occupaient la machine d'à-côté m'ont laissé la place, il était 10h04'*

Dimanche 5mars 2017

Nous étions le premier dimanche de Carême. La messe grégorienne en était à son début lorsque

je suis arrivée, célébrée par Mgr Chauvet. La messe était animée par 4 messieurs, dirigée

par Sylvain Dieudonné. Je l'ai chantée en entier, et j'avais une feuille liturgique du jour,

les semaines précédentes, ce n'était pas le cas, un retour à la normale bienvenu!

Dimanche 5mars 2017

L'Evangile du jour était celui de la tentation de Jésus dans le désert. Le diable le tente par trois fois,

à chaque fois Jésus refuse, c'est un combat théologique, intellectuel. A la troisième rebuffade,

le diable s'en va. Cette insistance du diable est intéressante, la manière dont il pense séduire sa victime

aussi: les tentations sont des mises à l'épreuve qui reposent sur ce que Jésus peut faire, dans le

domaine extraordinaire. Il y a un appel à l'orgueil "puisque tu as fait ceci, fais donc cela", un appel à

 mettre son Père à l'épreuve "jette-toi dans le vide, les anges te porteront", un appel à la corruption

"prosterne-toi devant moi et tout ceci t'appartient". Avez-vous vu ces publicités contre la répression de la

fraude dans le métro, dans lesquelles une créature reptilienne très laide perchée sur l'épaule du fraudeur lui susurre

la mauvaise idée à ne pas suivre? La créature répugnante est une représentation du diable tentateur.

Mais le diable n'a pas toujours mauvaise mine, c'est tout le problème!

 

Dimanche 5mars 2017

La messe internationale qui suivit fut célébrée par M. le chanoine de Longeaux, en français et

en anglais.Elle fut animée par la Maîtrise de jeunes, constituée d'une dizaine de choristes

féminines, dirigées par Emilie Fleury. Les juenes choristes chantèrent une messe brève de

Michael Hurd (Kyrie, Sanctus, Agnus Dei), contemporaine (1966), et pour la communion un

"O sacrum convivium" de Jean-Charles Gandrille (encore plus contemporain).

Les annonces à la fin de chaque messe nous rappellèrent les conférences de Carême et

annoncèrent le concert de la Maîtrise du 7 mars, la Passion de Dietrich Buxtehude,

une oeuvre baroque. La célébration s'est terminée vers 12h40**

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 5mars 2017
Dimanche 5mars 2017
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:14

L'opéra de Massy m'avait proposé en vente web flash une farce de Rossini, pour hier soir, 3 mars...

Comment résister? Avec l'Orchestre national d'Ile-de-France et l'Académie de l'Opéra de Paris?

Sous la direction d'Enrique Mazzola? Résister eut été de mauvais goût!

Il signor Bruschino

J'étais en mezzanine 2, d'où l'on voit très bien aussi (on est un peu plus loin de la scène que

le reste du théâtre mais par rapport à des salles comme Bastille ou Garnier, la scène est encore très visible).

Il signor Bruschino

J'avais lu le programme pour prendre connaissance de l'intrigue avant le spectacle (à l'opéra je procède

ainsi, ça permet de lire moins de sous-titres, et d'écouter davantage la musique, en comprenant quand même)

Il signor Bruschino

C'était la deuxième fois que j'entendais l'Orchestre national d'Ile-de-France hors de Paris, après le

Festival "Classique au vert" à Vincennes de l'été 2016. Il est dans les fonctions de cet orchestre

de se produire à Paris et dans les salles d'Ile-de-France, des petite et grande couronnes.

Il signor Mazzola, chef d'orchestre, arriva sur scène avant le spectacle, entouré d'une écharpe,

pour nous en dévoiler quelques clés. Il nous parla de son amour de l'opéra, et de son implication

dans la représentation de petits opéras peu connus de Gioachino Rossini. Il nous expliqua que la farce

en matière d'opéra venait de l'art culinaire qui consiste à fourrer quelque chose avec autre chose.

Au XIXè siècle, on fourrait un opera seria (sérieux) de plusieurs heures d'un passage comique d'une

dizaine de minutes, c'était une farce. La mise en scène de la farce que nous allions voir utilisait un damier

et les deux familles en lice étaient l'une habillée de noir, l'autre de blanc. Le chef, n'ayant pu choisir, défit

son écharpe et nous montra qu'il avait choisi de ne pas choisir, sa chemise était moitié noire, moitié blanche.

La chemise en prenait des allures de carnaval vénitien, ce qui était parfait puisque la farce présentée.

fut créée à Venise, en 1813. Il s'agit d'une version farceuse de Roméo et Juliette...

L'Orchestre national d'Ile de France, et Enrique Mazzola (en chemise NB)

L'Orchestre national d'Ile de France, et Enrique Mazzola (en chemise NB)

Voici l'orchestre à la fin du spectacle. Il y avait un écran derrière les musiciens, sur lequel un jeu de

carrés plus ou moins gros, noirs, se positionnaient sur le blanc du fond, créant des images, et parmi

ces carrés se projetaient les sous-titres, mal désignés ici par cette appellation car il y avait fort à faire en

matière de lecture, un vrai roman! Le livret est de Giuseppe Maria Foppa, il a été réalisé par "simplification"

d'une comédie intitulée "Le fils par hasard". Le livret simplifie très bien ainsi "il ne reste qu'un couple

de jeunes amants, entourés d'un petit peloton d'adultes névrosés". "Réduits à l'essentiel, ces

personnages sont près à être cuisinés par Rossini" (très jolie critique de Riccardo Mascia).

La jeune Sofia aime le jeune Florville, mais elle est sous la tutelle de Gaudenzio, qui hait le père de

Florville... On apprend que Sofia a été promise au jeune Bruschino, inconnu dont l'aubergiste Filiberto

vient parler à Forville, qu'il prend pour son cousin. Le jeune Bruschino est enfermé par l'aubergiste

dans sa cave pour cause de dettes de boissons... Forville décide de se faire passer pour lui pour

épouser Sofia. Mais le père Bruschino se présente, qui ne reconnait pas son fils dans Forville.

Par un habile jeu de passe-passe, Forville va convaincre un policier qu'il est bien le fils de Bruschino,

que Gaudenzio presse d'accepter le mariage. Découvrant l'identité réelle de Forville, Bruschino père se

réjouit de jouer un bon tour à Gaudenzio, et accepte. Voilà les jeunes gens mariés. C'est le moment

que choisit le fils intempérant pour ressortir de l'auberge et venir réclamer son identité... trop tard!

Les solistes de l'Académie et le chef devant l'orchestre

Les solistes de l'Académie et le chef devant l'orchestre

L'Académie de Paris a déjà donné lieu à deux articles sur ce blog, pour deux concerts entendus à

l'Opéra Garnier. Ce sont de jeunes espoirs de la scène lyrique. Ils furent tous excellents, j'ai apprécié

particulièrement  Sofia, soprano interprétée par Ruzan Matashyan, Gaudenzio, baryton, interprété

par Pietro di Bianco, et Bruschino père, interprété par Damien Pass, dont les rôles sont virtuoses.

Il y eut des passages de quasi onomatopées à quatre ou cinq voix qui furient de grands moments

musicaux. L'orchestre était plus en retrait, quoique sur scène, avec cependant des participations

individuelles extra-musicales à la farce, en particulier de la part du chef, qui se révèle être un farceur.

En écrivant cet article, je pense aux oeuvres grandes ou petites de Rossini que j'ai chantées, et je cherche

les farces... Les dix pages de "amen" dans la petite messe solennelle? Je ne me prononcerai pas!

Le public d'hier soir apprécia beaucoup la farce du signor Bruschini, et les excellents

musiciens et chanteurs qui l'interprétèrent. La mise en scène de Mirabelle Ordinaire était

à la fois simple et élégante. J'ai filmé le bonheur exprimé du public aux saluts:

 

 

 

Une très jolie représentation, et une belle soirée, merci à tous!

NB: ma sympathie pour Enrique Mazzola ne remet pas en cause mes décisions antérieures,

et si on a pu le croire, c'est qu'il y a eu manipulation.

 

Sylvie, blogmestre

Il signor Bruschino
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 18:32

La Maîtrise de Clamart, la chorale Ars lyrica, des choristes du Festival Musique en l'Ile et

l'Orchestre de l'Académie de l'Ile Saint-Louis, sous la direction de Frédéric Loisel donneront

en concert la Missa in angustiis de Joseph Haydn, dite Messe Nelson, et

le concerto pour clarinette de Wolfgang Amadeus Mozart, en l'Eglise Saint-Louis en l'Ile

le 5 mars 2017 à 16h.  Bon concert à tous!

Mozart et Haydn, concert extérieur du 5 mars

Sylvie, autre choriste du Festival Musique en l'Ile

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 08:55

Hier, après mardi gras qui était le 28 février, la religion chrétienne célébrait l'entrée en carême par

le mercredi des cendres. Je suis allée à Notre-Dame de Paris pour la célébration de 18h15.

Parie d'Arcueil-gare à 17h37*, je suis arrivée à St Michel- Notre-Dame à 18h07**

Mercredi 1er mars 2017

J'entrai dans la cathédrale à la fin des vêpres. Beaucoup de personnes étaient rassemblées, dont de

nombreux étrangers, et aussi des visiteurs de province. La célébration était faite par Mgr Chauvet,

recteur de la cathédrale, entouré de nombreux prêtres. Elle comprenait trois lectures, dont un Evangile,

suivi d'un prêche, des psaumes de repentance, la bénédiction et l'imposition de cendres sur le front

des participants, et une communion. Pas de Gloria ni de Credo, mais un Sanctus, un Agnus Dei.

 

L'imposition des cendres est symbole de l'acceptation d'une période de jeûne, en préparation

à Pâques. Le jeûne du Carême peut prendre diverses formes, il s'agit d'une modération des excès,

alimentaires ou d'autre nature, et de la correction d'autres travers, dans un objectif de purification.

Il est important de rester discret sur ses bonnes actions et démarches pour y parvenir.

Mercredi 1er mars 2017

La célébration était animée par la Maîtrise d'adultes, en choeur mixte de 19 choristes, dirigée par

Henri Chalet, et accompagnée au grand orgue ou à l'orgue de choeur. Un Ave Regina clôtura la

célébration, qui dura plus d'une heure, nous sommes ressortis de Notre-Dame peu avant 19h30***

 

Sylvie, blogmestre

Mercredi 1er mars 2017
Mercredi 1er mars 2017
Mercredi 1er mars 2017
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 08:54

Hier soir, j'ai entendu un concert à la Philharmonie, dirigé par Jordi Savall et intitulé "Venise millénaire".

La salle était pleine, et réservée depuis longtemps, mais j'avais pu obtenir une place d'occasion.

Venise millénaire

Ma place était au deuxième balcon, presque de face.

Venise millénaire

Le concert était étonnant, réunissant un ensemble de musiciens d'Orient, un ensemble vocal orthodoxe

byzantin, les solistes de la Capella Reial de Catalunya, Hesperion XXI, et le Concert des Nations.

L'ensemble de musiciens d'Orient jouait d'instruments orientaux traditionnels (oud, santur, morisca, kanun,

duduk, belul), Hesperion XXI, créé par Jordi Savall en 1974, jouait d'instruments occidentaux anciens

(flûtes, cornemuse, cornet, chalémie, hautbois, sacqueboute, doulciane, basson, vièle, violes de gambe,

pasltérion, harpe médiévale, luth médiéval, théorbe, et guitare) et de quelques instruments plus locaux

(anafil, lira, arpa doppia, shofar), le Concert de Nations jouait d'instruments plus classiques (hautbois,

flûtes, violons, violoncelle, contrebasse, clavecin, orgue portatif, percussions, timbales, cloches).

Venise millénaire

Les deux ensembles vocaux interprétaient deux types de musique, de la musique orientale et de la

musique occidentale. Le concert, qui dura trois heures, entracte inclus, retraçait un parcours musical

basé à Venise, mais représentatif de l'histoire de la "Mare nostrum" des Romains, c'est-à-dire

méditerranéen. Le périple dans le temps commençait à la naissance de Venise, au VIIIè siècle, par une

sonnerie de cloches et de fanfares, puis le choeur orthodoxe byzantin chantait un Alleluya pour le

transfert des reliques de Saint-Marc d'Alexandrie à Venise, au IXè siècle. Suivait un instrumental

byzantin du XIè siècle relatif au commerce de Venise avec l'Orient (le nom est en grec, que je ne lis pas...)

Puis c'était les croisades et la prise de Jérusalem, saluée par une chanson "Pax! In nomine Domini!"

Venise millénaire

Le XIIè siècle était celui de la présence vénitienne en Afrique du nord, illustrée par un Danse de l'âme,

musique berbère. Le XIIIè siècle était celui du sac de Constantinople, hymne byzantin, puis d'un traité

avec l'Arménie, danse instrumentale. Un conduit saluait le retour de Marco Polo à Venise après 25 ans

d'absence. Le XIVè siècle était celui de la peste noire qui ravagea l'Europe et Venise, nouveau chant

byzantin. Au XVè siècle, Venise devenait une étape obligée sur la route de la Terre Sainte. Puis il y eut

le schisme entre Rome et les églises d'Orient, une très jolie Marche Nikriz, la prise de Constantinople

par Mehmet II, et un chant de Guillaume Dufay. Le XVIè siècle était celui de Marignan, chanté par

Clément Janequin, et les solistes de la Chapelle Royale de Catalogne.

Venise millénaire

Après cette première partie foisonnante et passionnante de musique ancienne, enchaînée sans

applaudissements, les morceaux se succédant dans une mise en scène parfaite, la salle applaudit

largement, rappela le chef, et il y eut un entracte. La deuxième partie du concert était "moderne",

c'est-à-dire qu'elle allait de la Renaissance au XIXè siècle. Nous étions toujours à Venise, il y eut un psaume

de Salomone Rossi en hébreu, pour la construction de la première synagogue, le sac de Rome et la

construction de l'église San Giorgio di Greci, choeur orthodoxe, et l'évocation des luthériens avec

Goudimel et Lobwasser, puis une danse perse, et c'en fut fait du XVIè siècle. Monteverdi illustra le XVIIè

avec le combat de Tancrède, suivirent Vivaldi et Mozart, en voyage à Venise, avec un arrangement de

la Marche turque par Jordi Savall, très sonnant, avec contribution des instruments orientaux, pour le

XVIIIè siècle, achevé par un chant grec pour le Tsar de Russie qui protégea les chrétiens orthodoxes.

 

Venise millénaire

Le XVIIIè siècle finissant fut salué par un choeur révolutionnaire de Marchant, et par de la musique de

carnaval de Hasse. Le XIXè siècle conclut le concert (presque) par deux choeurs sur des extraits

des 7è et 5è symphonies de Beethoven, chantés avec instruments, arrangés par Jordi Savall.

Frissons de rigueur! Un très beau concert, de très grande qualité, surprenant par la diversité de ses

musiques, et pourtant très abordable, puisque la salle était pleine et remarquablement silencieuse.

 

 

 

Le concert qui se termina vers 23h20 fut très applaudi. Mais... ce n'était pas fini.

Jordi Savall prit la parole pour se souvenir que sa prestation précédente dans cette salle coïncidait

avec les attentats de novembre 2015, et proposa en bis un chant de prière. Ce fut d'abord un Kyrie

eleison byzantin, suivi d'un Dona nobis pacem plus largement interprété. Je partis après le bis, vers 23h30,

alors que la salle applaudissait toujours, pour cause de correspondances de RER plus rares. Le concert avait passé

sans que je m'en rende compte, captivée et fascinée par cet enchaînement de mélodies séculaires,

superbement interprétées... Merci aux musiciens et chanteurs, et au chef pour sa générosité!

 

Sylvie, blogmestre

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:28

Hier, 27 février, je suis allée aussi au Théâtre des Champs Elysées, où Emmanuel Pahud, flûtiste

virtuose,donnait un concert avec l'Orchestre de chambre de Paris, sous la direction de Douglas Boyd.

Vers 19h45, j'étais avenue Montaigne, un peu fatiguée mais heureuse d'entendre un concert avec

une flûte en solo (la flûte traversière est mon instrument, même si je ne pratique actuellement plus).

 

Lundi 27 février 2017

Le programme proposait un concerto pour flûte d'Ignaz Pleyel, une Sonate pour flûte de

Francis Poulenc, et la Gran Partita (sans flûte) en si bémol majeur de Wolfgang Amadeus Mozart.

Lundi 27 février 2017

La place S30 que j'avais louée était au premier balcon sur le côté.

Le Théâtre vu de la place S30

Le Théâtre vu de la place S30

J'eus de la chance, je voyais très bien le flûtiste, ainsi que les violons, les cuivres et vents les plus

à gauche de la scène le reste de l'orchestre étant moins aisé à voir sans gêner en me penchant.

Le livret nous apprenait qu'Ignaz Pleyel était le 24è enfant (ciel!) d'une fratrie, et qu'il avait étudié avec

Josef Haydn, qu'il avait été maître de chapelle, notamment à Strasbourg, avait beaucoup composé, et

effectué des tournées à Londres et à Vienne. La fabrique de pianos qui porte son nom fut fondée en 1807.

Le concerto en ut majeur qui nous fut présenté avait été écrit par lui en plusieurs arrangements:

pour flûte, ou pour violoncelle, ou pour clarinette. L'oeuvre eut beaucoup de succès et fut largement

rentabilisée! Elle est élégante, brillante, virtuose sur la fin, dans le style de Haydn.
 

Emmanuel Pahud, Douglas Boyd et les violons

Emmanuel Pahud, Douglas Boyd et les violons

La sonate pour flûte de Francis Poulenc qui suivit m'était connue (mon addiction à Jean-Pierre Rampal...)

Elle fut créée en 1957 à Strasbourg par le compositeur au piano, et Jean-Pierre Rampal à la flûte.

La version originale de cette sonate ne comportait que ces deux instruments. Elle fut arrangée en

1977 pour flûte et orchestre par Lennox Berkeley. Elle est délicate, charmante, et virtuose.

Emmanuel Pahud était extrêmement rapide dans son jeu, sans effort apparent, fascinant, tout en

souplesse et en force contenue, s'imposant à six autres instruments à vent réputés plus sonores.

Le flûtiste, en photo ci-dessus avec Douglas Boyd devant les violons, fut très applaudi, et très rappelé.

Il nous joua un bis avec l'orchestre. J'ai beaucoup aimé cette première partie de concert,

qui m'a donné envie de ressortir la flûte dormante que j'ai chez moi...

 

 

Des places étant restées inoccupées plus au centre du premier balcon, je m'y installai à l'entracte avec d'autres

personnes, et vis beaucoup mieux la deuxième partie, la Gran Partita de Mozart en 7 mouvements, dont

le 3è est le plus connu (utilisé dans le film Amadeus), qui est jouée par un orchestre de vents et de

cuivres et une unique contrebasse. Pas de flûte, mais deux hautbois et deux clarinettes.

Vous pouvez entendre ci-dessous le dialogue entre hautbois et clarinettes de ce 3è mouvement:

 

 

 

 

Le livret nous expliquait que pendant sa période salzbourgeoise, Mozart composait volontiers pour de

petits ensembles de plein-air, qui accompagnait les événements rythmant la vie de la cité. Il valait mieux

jouer du hautbois que de la contrebasse... La Gran Partita comporte 13 instruments. Outre ceux déjà cités,

il y a des cors, des bassons, et des cors de basset, tous par deux, seule la contrebasse est unique.

L'oeuvre, qui est une sérénade, dure une cinquantaine de minutes, elle est plus longue

qu'une symphonie de l'époque. Il semblerait que Mozart eut la surprise, lors de son mariage en 1782,

d'entendre sa sérénade jouée par des musiciens invités... Elle comporte des mouvements de style

différent, le troisième présenté ci-dessus, mais aussi des danses, berceuse, aubade. Le 7è et dernier

mouvement, un rondo, comme il se doit, conclut la sérénade avec brio, à la manière... de Mozart.

 

L'orchestre et Douglas Boyd dans la Gran Partita

L'orchestre et Douglas Boyd dans la Gran Partita

Le concert fut très applaudi, et Douglas Boyd fut lui aussi bissé après la sonate de Mozart.

Ce fut une très belle soirée, j'ai beaucoup aimé les deux parties (et manifestement le public aussi).

Nous sommes ressortis vers 22h10 du théâtre.

 

Sylvie, blogmestre

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:20

Hier, 27 février, je suis allée l'après-midi au Salon de l'agriculture, Porte de Versailles, et j'ai arpenté les

pavillons 4, 3, 5, 1. Ne pouvant tout voir, j'ai choisi les animaux pour cette fois, et de remettre

l'environnement et les plantes à une autre fois. Pour un jour de semaine, il y avait du monde!

 

Lundi 27 février 2017

J'avais acheté le billet le jour même, et étais partie plus tard que prévu. Arrivée sur place vers 16h30,

il fallut passer quatre sas pour pouvoir entrer. Déception: le pavillon volaille ne comportait plus de poules, ni

de coqs, ni de canards, seulement des lapins (quand même, priver les poules de Salon l'année du Coq,

c'est vache!) Ah, pardon, il y avait deux couveuses à poussins des établissements Loué, avec éclosions

en direct et stimulation des nouveaux-nés par alternance de lumière et d'obscurité, et chants du coq

enregistrés (pour leur apprendre qui ils étaient?) C'est un stand très prisé des enfants qu'il est difficile d'approcher.

 

 

 

L'absence de volaille me laissait plus de temps pour voir des quadrupèdes. Ci-dessous, élections au

pays des brebis. L'heureux élu, un jeune bélier, surseoit tant qu'il peut à monter sur le podium, il y a

pourtant des violons pour l'accompagner, et du public pour applaudir. Son oeil tout rond laisse penser qu'il a la

peur de sa vie... Mesdemoiselles les agnelles ne sont pas plus accommodantes, ça saute-moutonne.

Une brebis philosophe, ou blasée, rumine, sur une musique néo Ennio Morricone.

 

 

 

Ci-dessous, deux truies avec leurs portées. J'aime beaucoup les petits cochons qui gambadent avec

leurs oreilles qui s'agitent. Le bonheur en version cochon. Le bruit de goret qu'on entend, c'est le zoom

de mon appareil photo qui s'est mis au diapason. Les cochons n'étaient pas bruyants quand je les ai filmés.

 

 

 

J'ai vu aussi des vaches, et même un concours de mamelles de vaches. Il y avait un écran géant au-dessus

des étables où elles se reposaient, leurs congénères y étaient visibles, mais l'écran n'intéressait que les bipèdes.

Chérie, tu boudes?

Chérie, tu boudes?

Il y avait aussi des tracteurs, des consoles à jouer au tracteur, des stands de dégustation, des danses

africaines (Côte d'Ivoire), des restaurants (mais ce n'était pas l'heure!), des serres connectées (pour que

votre romarin signale en ligne qu'il n'a pas été arrosé!) des chèvres, des chevaux, des petits ânes doux.

Après avoir gratté quelques petites et grosses têtes, je suis repartie de la Porte de Versailles

peu avant 18h*, pour aller faire une pause à Montparnasse, et visionner mes photos.
 
Lundi 27 février 2017

 

Sylvie, blogmestre

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