31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 08:40

Il y avait hier soir un concert de l'orchestre national de l'Opéra de Paris, dirigé par Philippe Jordan,

entre deux représentations des Troyens d'Hector Berlioz, actuellement à l'affiche de l'Opéra Bastille, j'ai admiré la

performance physique des participants, l'oeuvre symphonique durant deux heures sans pause, et l'oeuvre lyrique

quatre heures, avec entracte. J'avais réservé une place tout en haut du 2è balcon, de face, à l'avant

dernier rang, pour entendre la 3è symphonie de Gustav Mahler, qui a déjà donné lieu

à plusieurs articles sur ce blog, mais je ne m'en lasse pas.

Mahler à l'opéra

Partie d'Arcueil-gare vers 19h23*, le RER était un peu ralenti par la froidure, et je suis arrivée pile

pour le début du concert, et assise à ma place juste avant l'entrée des musiciens.

Mahler à l'opéra

Ci-dessus une vue de la scène de l'opéra Bastille, habillée de sa conque acoustique, comme un gros

coquillage de bois destiné à éviter la dispersion du son vers l'arrière scène et à amortir l'effet de réverbération des parois. 

La grande salle de l'opéra Bastille étant plus verticale que celle de la Philharmonie, on n'est pas aussi

loin de la scène que la photo le suggère avec son objectif grand-angle.

L'orchestre se mit en place peu après, puis fut rejoint par Philippe Jordan, sous les applaudissements.

La symphonie, qui compte six mouvements, et la 2è plus longue symphonie de l'histoire de la musique.

Les trois premiers mouvements sont instrumentaux, les deux suivants sont vocaux et instrumentaux,

le dernier mouvement est instrumental. La soliste, Michaela Schuster, entra en scène après

le 3è mouvement, ainsi que les deux choeurs, un choeur de femmes issu du Choeur de

l'Opéra de Paris, et un choeur de jeunes garçons de la Maîtrise des Hauts-de-Seine.

Mahler à l'opéra

On nous demanda de ne pas applaudir entre les mouvements, ce qui fut respecté, sauf pour l'entrée

de la soliste. Le premier mouvement symbolise la Création du monde, il est brillant et sonnant, utilisant

toutes les capacités d'un grand orchestre, avec adjonction de caisse claire à l'extérieur de la scène.

Ses lignes mélodiques sont diverses, avec quelques motifs récurrents, on sent une émergence du chaos.

Le deuxième mouvement est plus subtil, comme un frémissement doux, ou un bourdonnement. Il s'agit

de la végétation, et probablement des insectes qui lui sont indispensables. Le troisième mouvement est 

animal, dansant, incitant les auditeurs à marquer le rythme. Le monde se met en place... C'est dans

ce mouvement qu'il y a un ou deux cors de postillon qui jouent depuis l'extérieur de la scène,

provoquant toujours la même surprise attentive, car l'orchestre se tait pour les faire entendre.

Mahler à l'opéra

Le quatrième mouvement est celui de la mezzo-soprane, qui s'impose à tout l'orchestre, et même

au choeur, dans un texte de Friedrich Nietzche, "O Mensch, gib Acht!" évoquant la profondeur du

sommeil et celle de l'éternité, frissons garantis (j'aimais beaucoup Nietzsche dans mes années de lycée).

Le cinquième mouvement est celui du double choeur, extrait du Knabenwundenhorn de Mahler, un

choeur d'anges chanté par un Knabenchor bien sage, et des voix féminines angéliques. Bim, bam...

Mahler à l'opéra

Le dernier mouvement, celui de l'amour, était très clairement la conclusion des mouvements précédents.

Commençant doucement, il enfla progressivement pour retrouver à la fin la brillance et le foisonnement

musical du début de la symphonie. Finale éclatant qui déclencha des applaudissements et cris

d'enthousiasme (sans consommation de bulles à l'entracte, puisque sans entracte), le public était aussi transporté

que lors des opéras, il fit une fête d'applaudissements à Michaela Schuster, à Philippe Jordan,

aux cors lointains, aux cuivres et bois présents, aux choeurs, aux violons, à tous les musiciens.

 

 

Nous sommes ressortis vers 22h, je suis rentrée au plus court, il faisait froid, et malgré une attente

à la station Châtelet** (rupture de caténaire sur le RER B), fus de retour chez moi une heure plus tard.

Une très bellle soirée! Allumant la télévision après être rentrée, j'appris qu'Arte diffusera ce soir

"Les Troyens", opéra de Berlioz (de quatre heures) filmé à l'Opéra Bastille, avec...

Philippe Jordan et l'Orchestre et les Choeurs de l'Opéra national de Paris. A voir!

 

Sylvie, blogmestre

Mahler à l'opéra
Mahler à l'opéra

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 08:45

Hier, après une semaine physiquement hasardeuse, j'étais prête de bonne heure pour aller à Notre-Dame.

Je pris le RER à 9h30*, et arrivai à une heure indéterminée pendant l'appel des cloches (je suis à nouveau

sans montre) en vue de la cathédrale. De petits palmipèdes bordaient la Seine, que je n'ai pas identifiés avec certitude.
 

Dimanche 27 janvier 2019

J'arrivai juste avant l'entrée de la procession, ce qui me permit de participer à l'ensemble

de la messe grégorienne, animée par quatre choristes de la Maîtrise d'adultes et de l'Ensemble

vocal de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné, en voix hautes. 
 

Dimanche 27 janvier 2019

La deuxième lecture était une lettre de Paul aux Corinthiens qui faisait un parallèle entre les

organes du corps, tous importants et chargés d'une mission différente, avec une vérité propre

à leur perception, et une société humaine, où la souffrance des uns impacte l'ensemble du

groupe, comme tous peuvent partager la joie d'un seul (dans une société humaine, les organes dirigeants

procèdent comme le cerveau humain, qui établit une classification des maux recensés dans le corps et gère

d'abord ceux qui pourraient mettre en péril la survie de cette association d'entités disparates mais complémentaires

que sont les organes). La société de Dieu, selon Jésus, n'est pas différente dans son organisation.
 

Dimanche 27 janvier 2019

Lors des annonces, on nous fit part de l'ouverture du recrutement annuel de la Maîtrise de

Notre-Dame. Si vous avez entre 5 et 30 ans, une belle voix et l'envie de la travailler davantage

en un cursus musical, vous pouvez trouver plus de renseignements ici


Nous sommes ressortis de la cathédrale après 11h, il pleuvait et une quête était faite à la sortie

par l'association Raoul Follereau au profit des lépreux, que je mentionne car la fin du mois de janvier est

leur période, vous allez probablement croiser des quêteurs, mettez une pièce de côté à leur intention, c'est une

bonne cause. Sur le parvis, une volée d'oiseaux accompagnée de disputes et de criaillements attira mon attention,

les palmipèdes aperçus précédemment étaient sortis de la Seine et s'en prenaient aux pigeons (pacifiques mais

avec l'avantage du nombre) pour quelques miettes, avec leur bec bien pointu... des mouettes rieuses! 

 


 

Etant par nature une choriste vagabonde, je suis allée vagabonder un peu dans Paris, avant de reprendre

un moyen de locomotion mécanique à Odéon qui allait vers le sud, un bus**, puis plus tard un autre bus.


Sylvie, blogmestre
 

Dimanche 27 janvier 2019
Dimanche 27 janvier 2019

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 08:36

Je suis allée hier matin entendre la messe grégorienne en la cathédrale Notre-Dame de Paris, dans

laquelle je n'étais pas retournée depuis Noël, pour des problèmes physiques (il y a des bons jours, et leur répartition est

imprévisible, j'ai aussi raté un concert pour lequel j'avais mon billet). Ayant pris du retard en chemin, suite à un

incident, j'arrivai sur le parvis à 10h09*. Le grand sapin et ses petits commensaux avaient disparu.
 

Dimanche 20 janvier 2019

Nous étions le 2è dimanche du temps ordinaire, j'entrai dans la cathédrale pour l'Annunciate

qui suivait le Gloria, chanté par quatre jeunes choristes féminines du Jeune Ensemble

de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Dimanche 20 janvier 2019

L'Evangile selon Jean évoquait les noces de Cana, en Galilée, où Jésus accomplit son

premier miracle en changeant l'eau en vin, pour les convives assoiffés d'un mariage, qui

avaient déjà bu les provisions affectées à l'événement. Le vin miraculeux était meilleur que

le précédent. Quand j'étais étudiante, j'avais un jour croisé lors d'une messe l'un de mes enseignants,

professeur de chimie dans l'enseignement supérieur, et lui avais demandé comment il vivait la dualité entre

les Ecritures et les connaissances scientifiques liées à sa fonction. Il avait répondu "bien, car il s'agit d'écrits

d'un autre temps, le message essentiel n'est pas là", une réponse sage quoique un peu sibylline.

 

Dimanche 20 janvier 2019

La messe était célébrée par le Doyen des séminaristes, au profit desquels la quête était faite.

Les annonces nous firent part de la reprise des conférences du dimanche après-midi.

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 11h10, j'ai repris le métro à la station Saint-Michel à 11h23**.
 

Dimanche 20 janvier 2019

Sylvie, blogmestre

Dimanche 20 janvier 2019
Dimanche 20 janvier 2019

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 17:44

Hier, après avoir déjeuné à Montparnasse avec mon cousin, j'avais dans l'idée de faire

quelques courses dans le quartier, tranquille pensais-je, mais je m'étais mal renseignée,

à moins que les itinéraires aient varié, ou que l'information ait été imprécise. En me dirigeant

vers la rue de Rennes, je vis un dispositif policier conséquent, de fourgons et canon à eau.

 

 

Dans la rue, la circulation automobile avait été coupée, mais les piétons vaquaient

à leurs activités, et les magasins étaient ouverts. J'entrai à la FNAC pour trouver des

livres à offrir. Quand je ressortis, il était 15h17 * la rue avait toujours le même aspect,

mais les quelques gilets jaunes aperçus sur le boulevard du Montparnasse

s'étaient multipliés. Je me hâtais de traverser pendant que l'on pouvait encore,

et gagnai le centre commercial de la rue du Départ.
 

 

C'était assez étrange, car il n'y avait pas de barrières et chacun s'observait.

Cependant, quoique l'on n'ait pu dire que le défilé était bon enfant, eu égard aux

slogans (et j'avais bien senti la tension en passant à côté des forces de l'ordre),

il y avait manifestement une grosse part de Français modérés qui étaient là pour

manifester tranquillement. J'entrai dans le centre commercial, et quelques

paires de chaussettes plus tard**, ressortis.

 

 

C'était alors un flot de gilets jaunes qui passait, en scandant des slogans et

émettant des bruits discordants, plus ou moins amènes quand on les prenait

en photos (il faut savoir, vous voulez de la pub ou pas?), ce que tous les passants

faisaient, certains couraient même derrière eux ou tournaient comme des toupies

pour faire des panoramiques avec leur smartphone. Le flot continuait d'arriver

depuis Denfert-Rochereau, par l'avenue du Maine.

 

 

Je ne vis heureusement (soulagement!) aucun dérapage, les manifestants passaient

au large des forces de l'ordre, en direction des Invalides, par le boulevard du

Montparnasse. Je me souvins d'une manifestation à laquelle j'avais participé,

devant le Ministère de la santé, avec d'autres malades de Lyme, pour une meilleure

prise en charge de cette pathologie, nous étions environ quarante éclopés. Il y avait

presque autant de policiers que de manifestants, et ils nous avaient gentiment aidés

à porter nos pancartes... Hier, je suis repartie par le métro, fonctionnel, pendant

que des centaines d'autres manifestants continuaient d'affluer.

Je vais oser une question qui me préoccupe: comment des personnes qui ne peuvent pas finir leurs mois peuvent elles

monter à Paris tous les samedis? Je suis descendue à Toulouse il y a deux semaines et vais mettre quelques mois

à m'en remettre financièrement... S'il y a un bon plan, je suis preneuse.


Sylvie, blogmestre

PS: j'ignore si c'est l'heure, la connexion, ou le navigateur, mais les images ont réapparu
 

 

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 11:04

Radio France et ses multiples organes musicaux, orchestres et choeurs, se sont lancés

dans le tutorat en ligne aux futures chorales d'enfants qui doivent être créées dans

toutes les écoles à la rentrée de septembre 2019. Vu pour vous une vidéo didactique

pas si enfantine que ça, qui ravivera quelques principes de base utiles à tous !

 


La playlist des vidéos est ici, avec concerts en prime.
 

Sylvie, blogmestre

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 22:58

Ce matin, mon ordinateur connecté sur le réseau sécurisé de ma box SFR a vraisemblablement

reçu un paquet toxique, a perdu son bureau (vous avez bien lu, il ne reste que l'image de fond

d"écran, tout a disparu, même la corbeille). J'ai découvert récemment que mon appareil a été

inclus (sans mon accord évidemment) dans un réseau virtuel privé, qui permet à d'autres

ordinateurs d'y avoir accès (à mon insu, quoique je m'en rende compte). J'espère que l'éventuel

virus indétectable collecté sera ainsi partagé par les autres ordinateurs de ce réseau furtif. Quant

à moi, j'ignore pendant combien de temps mon appareil sera utilisable, il va probablement perdre ses

fonctions l'une après l'autre, avant de s'éteindre. Cet ordinateur a été acheté le 27 décembre...

 

Sylvie, blogmestre

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 09:24

L'opéra de Mozart, sur le galant impénitent, était hier soir, dans une version concert à l'affiche

du Théâtre des Champs Elysées. Je l'ai vu dans des conditions particulières, que je vais évoquer

ci-après. Pour l'intrigue, je vous renvoie à l'un des articles de ce blog ayant traité de cet opéra.

Le concert était donné par le Kammerorchestrer Basel et le Deutscher Kammerchor, sous la

direction de Giovanni (!) Antonini, avec Erwin Schrott dans le rôle principal et la mise en scène.

 

Don Giovanni

Je m'y étais prise un peu tard pour réserver une place, et décidai de tester les loges qui

sont au-dessus du 2è balcon, où il en restait quelques-unes. J'en choisis une qui ne comportait

que 3 sièges (j'étais à l'arrière). On ne voyait, du 2è rang de la loge, pas grand-chose, si

ce n'est la salle Belle Epoque et son plafond, qui fait toujours mon admiration.

 

Don Giovanni

Observant, comme on le voit sur la photo, qu'il restait, peu avant le début de la représentation,

des places libres à l'étage en-dessous, je suis redescendue, et ai trouvé une place (la 26) dans

la rangée Z, juste en-dessous des loges, parmi quelques autres personnes qui avaient procédé

ainsi. La rangée Z donne une magnifique vue sur le plafond qui me plait tant. Pour ce qui est du

concert, je n'en voyais que les sur-titres. Ayant vu plusieurs fois cet opéra, et l'ayant beaucoup

entendu sur enregistrements, ce n'était pas gênant, j'imaginais les visions de l'intrigue que je ne voyais pas.

 

Don Giovanni

Au début du concert, on nous apprit que l'un des solistes était souffrant et serait remplacé,

dans le brouhaha, je n'entendis pas de qui il s'agissait. La première partie fut de plus en

plus séduisante, on sentait la température affective de la salle monter, et les performances

excellentes se succédaient. La température matérielle augmentait aussi, le 2è balcon est

celui des spots qui dégagent beaucoup de chaleur. Après la séduction de Zerlina, il y eut

un entracte, et je décidai d'aller prendre l'air sur le boulevard. La rue Montaigne était

en pleine féérie lumineuse. On me remit un ticket d'entracte pour pouvoir rentrer.

 

Don Giovanni

Un bol d'air frais et une mandarine plus tard, j'étais de retour rangée Z, et m'enquis d'une place

de la rangée Y restée libre pendant la 1ère partie, entre deux dames. La place était réservée par

un monsieur absent, et l'on m'autorisa à m'y asseoir, je vis ainsi la deuxième partie du spectacle.

 

Don Giovanni

Etrangement, ce fut à la fois beaucoup mieux pour les yeux, l'attention, et la participation

spirituelle à la manifestation artistique, et assez dérangeant sur le plan intellectuel: je m'étais

contruit des images mentales des personnages pendant la première partie, qui ne cadraient

plus avec la vision que j'en avais à présent. Les images vues dérangeaient l'intelligence du

scénario de l'opéra, établie auparavant correctement sans vision. Un résultat assez

surprenant pour être mentionné! Je remarquai que le chanteur principal ne semblait pas

correspondre à l'affiche, quoique vu en plongée comme je le voyais, je n'en étais pas si sûre.

 

Don Giovanni

Qui était Elvira, Anna, Zerlina? Je repérai Masetto, ouf, et Leporello, et le Commandeur, plus

jeune que Don Giovanni, doté d'une voix grave solennelle à donner la chair de poule à ce

pécheur refusant de changer de vie, jusqu'à ce que des hommes noirs l'emportent malgré lui

dans les coulisses (dans les enfers), pour une éternelle combustion. Fin de l'histoire.

 

Don Giovanni

L'opéra s'arrêta là, la lumière s'éteignit, tandis que la salle manifestait son enthousiasme par

des cris et des applaudissements. L'orchestre, les solistes et le choeur étaient excellents,

ce fut un grand bonheur musical. J'ai pris quelques photos floues (la fatigue...) et suis ressortie

pendant les rappels, il était plus un peu moins de 23h: la Tour Eiffel scintillait encore.




Sylvie, blogmestre

 

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5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 09:08

Hier 4 janvier, je me suis lancée dans un périple ferroviaire pour aller voir mes parents qui sont

en maison de retraite à Pibrac, à une trentaine de kilomètres de Toulouse. Lever à 4h45, train

à 6h52* à Montparnasse, wagon de 1ère classe à la population très clairsemée, très confortable,

TGV inoui, personnel à l'accent chantant, très sympathique. Un peu après 8h, dans la nuit

vue de ma fenêtre, je commence à voir un fil qui danse dans le ciel noir, puis un autre

(les caténaires), je distingue un talus, puis des arbres, puis... c'est l'aurore.

 

Voyage en Haute-Garonne

Deux heures après le départ, nous arrivons à Bordeaux, je n'avais plus vu Bordeaux, même

de loin, depuis des années (en 1991, c'était ma dernière descente dans les Pyrénées, avant incapacité).

 

Bordeaux vue du TGV

Bordeaux vue du TGV

Le TGV arrive à Toulouse-Matabiau à 11h09, la façade de la gare est décorée

et un chauffeur de taxi** très sympathique m'emmène à Pibrac, limite Lévignac,

à la maison de retraite où résident mes parents.

 

Gare de Toulouse Matabiau

Gare de Toulouse Matabiau

Nous déjeunons ensemble, j'ai apporté du foie gras et du Vouvray pétillant, et le repas

du midi comporte une brandade, crudités, fromage, dessert, café. Tout est délicieux, je fais la

connaissance du jeune chef, et d'une aide-soignante très sympathique. Après le repas, les

résidents les plus attentifs sont groupés devant la télévision, près d'un grand sapin de Noël.

 

Voyage en Haute-Garonne

D'autres au fond de la salle font une petite sieste assis...

 

Voyage en Haute-Garonne
Voyage en Haute-Garonne

Mon père s'est réveillé pendant que je discutais avec une résidente, et il s'en va rapidement

vers sa chambre en poussant le fauteuil roulant de ma mère, je peine à le retrouver dans les

couloirs de l'établissement, mais ça y est, nous y sommes. Je fais un petit tour, vérifie leur

téléphone qui ne fonctionne plus, ne trouve pas pourquoi, même à quatre pattes derrière

leur commode... mystère. Je constate que les photos encadrées se sont enrichies d'épisodes

marquants, j'en ai apporté une de moi, j'étais la seule absente des souvenirs photographiques.

Ensuite, nous parlons, Maman agite son éventail parisien (=avec la Tour Eiffel dessus),

je discute avec mon père, de temps en temps, elle participe à la conversation. Instruite par

ma visite précédente, je repars pendant qu'il fait jour, dans l'idée de rejoindre la gare de TER la plus proche

à pied (2km), mais, chance, une personne gentille qui visitait la maison de retraite propose

de me déposer à la gare, et me montre quelques lieux locaux.

 

Clocher de l'église de Pibrac, vu de la gare

Clocher de l'église de Pibrac, vu de la gare

C'est le retour, en TER d'abord***, puis en train intercités jusqu'à Bordeaux (je vois Bordeaux de près!

enfin, le quai de la gare Saint-Jean...) et ultimement en TGV**** jusqu'à Paris. Là, vous avez compris

pourquoi j'attendais de me sentir en état de faire ce périple... C'est plus facile en avion, mais on ne connait

toujours pas la raison pour laquelle je ne peux plus utiliser Easyjet (personne n'a répondu à ma réclamation,

suite au refus d'embarquer subi le 3 octobre 2018 à Orly, décrit dans ce blog).

 

Bordeaux, gare Saint-Jean

Bordeaux, gare Saint-Jean

Dans le TGV, je profite comme à l'aller du wifi pour connecter mon ordinateur, lire le journal, puis

me rabats sur le lecteur de CD avec musique qui réveille à l'intérieur pour ne pas m'endormir, car si je

m'endors, les deux derniers trains de la journée (métro et RER) seront, euh, difficiles.Après une grosse dose

de Messe du couronnement, je suis apte à finir l'équipée, et arrive chez moi peu avant minuit, claquée.

Mais heureuse de l'avoir fait, enfin.


Sylvie, blogmestre

 

PS: j'ai reçu un nombre impressionnant de notifications pour cet article, pourtant

la case notifications du blog est décochée, excusez-moi, je suis perplexe

Voyage en Haute-Garonne
Voyage en Haute-Garonne
Voyage en Haute-Garonne
Voyage en Haute-Garonne

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28 décembre 2018 5 28 /12 /décembre /2018 06:58

Comme je l'ai écrit sur ce blog depuis un téléphone mobile d'occasion en clavier qwerty dont le navigateur

affiche des signets exotiques, le jour de Noël fut contrasté. Le matin, je suis allée à Notre-Dame

pour la messe grégorienne de 10h, et y suis restée pour la messe polyphonique de 11h30.
 

Noël

La messe grégorienne, célébrée en latin par Mgr Chauvet et animée par plus d'une vingtaine

de choristes mixtes des ensembles jeunes et adultes, était très conséquente avec  dix interventions

chantées du choeur, dont de longues tropes, sous la direction de Sylvain Dieudonné.
 

Noël

Après la messe grégorienne, je suis allée voir la crèche, autour de laquelle se pressaient les visiteurs, à l'arrière

du choeur, de plus en plus provençale, avec ses moutons venus voir le petit enfant du fond de leur garrigue. 
 

Noël
Noël

La messe polyphonique qui suivit, en français, fut célébrée par Mgr Aupetit, et chantée

par le même choeur, cette fois sous la direction de Henri Chalet. Le choeur reprit trois

extraits de la messe de minuit de Charpentier que j'avais entendue en concert la semaine

précédente (voir article ci-dessous), et un chant de Noël anglais. Un concert de musique

grégorienne et médiévale de Noël fut annoncé le 28 décembre. Nous avons terminé

collectivement la célébration sur "Les anges dans nos campagnes".
 

Noël

La cathédrale était très remplie, et nous sommes ressortis lentement, parmi le dispositif de surveillance sur le parvis.

Repartie peu avant 13h** de Saint-Michel (l'entrée du RER donnant sur le parvis était interdite d'accès, et l'accès par

lequel je suis passée laissait entrer librement d'où l'oblitération d'arrivée à Arcueil au lieu de celle du départ),

je fus de retour à Arcueil vers 13h15***, et la deuxième partie de la journée fut moins gratifiante que la matinée,

enchaînant les déboires et pertes: rétroviseur, ordinateur (tiens, cela rime), connexions... Comme vous pouvez le

constater, j'ai résolu le problème d'ordinateur, mais que d'énergie perdue à lutter contre... contre quoi, au fait? 


Sylvie, blogmestre

Noël
Noël
Noël

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26 décembre 2018 3 26 /12 /décembre /2018 10:09

Hier je suis allee aux messes gregorienne de 10h et grand messe de 11h30 a Notre Dame. En rentrant chez moi un 4e retroviseut avait ete casse dans la rue sur ma voiture en 4 mois. Mes parents etaient toujours injoignables au telephone. Mon ordinateur fut violemment plante a plusieurs reprises puis finit par ne plus se rallumer par le biais d une cle usb  tueuse. Hier soir j ai tente de faire l article de cette journee mais le telephone depuis lequel j ecris etait contre par la wifi de ma box ou autre chose dans un logement voisin. L administration que j utilise actuellement a ete bloquee jusqu a 10h via le telephone. Que dire de plus... 

Sylvie blogmestre

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  • : Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
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