19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 09:22

Hier soir le Choeur Philharmonique international avait la répétition générale de son concert de 20è

anniversaire, à l'UNESCO. Nous avons chanté trois heures, la Misa criolla d'abord,

avec des instruments sud-américains, puis le reste du programme, composé d'extraits

d'oeuvres classiques ou lyriques, accompagnés au piano électronique.

Générale!

Ci-dessus, une photo du choeur et des instrumentistes (tout au fond, la scène est toute en longueur),

vue depuis l'extrémité des sopranes, à la fin de la Misa criolla, sous la direction d'Amine Kouider.

 

Et ci-dessous, un petit extrait vidéo pris sur le pouce, en guise de teaser du concert, c'est le début

du Va pensiero, extrait du Nabuccho de Verdi, toujours dirigé par Amine Kouider.

 

 

Le son sature encore un peu après correction, j'en suis désolée, j'étais trop près des sopranes...

 

Sylvie, blogmestre

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 09:36

Hier soir, j'avais réservé une place pour le concert de l'orchestre de chambre de Paris aux Théâtre des

Champs Elysées, avec en solistes Deborah Nemtanu, violoniste, et Antoine Tamestit, altiste, qui dirigeait

aussi l'orchestre, dans deux pièces de Mozart, une de Schnittke, et une de Telemann.

Schnittke, Telemann, Mozart

La veille au soir, un ami m'annonça qu'il viendrait à Paris le 17 janvier et apprécierait de dîner avec moi... je suis allée le rejoindre Gare de l'Est vers 19h, et nous avons dîné dans une pizzeria voisine, j'ai combattu le froid grâce à une excellente soupe à l'oignon, et après une heure conviviale, suis repartie en direction d'Alma-Marceau, où je suis arrivée à 20h25*

Mon billet de concert ne fut pas flashé, c'est normal, les flasheuses ne sont plus en activité après l'heure normale d'entrée.

Je m'excusai du retard, et on me plaça très gentiment en baignoire R, légèrement surélevée par rapport

au parterre, en attendant l'entracte où je pourrais regagner ma place au premier balcon.

Schnittke, Telemann, Mozart

Le concert commençait par la 4è symphonie de Wolfgang Amadeus Mozart, écrite à l'âge de 9 ans (!)

et d'une durée de 9 minutes. Que mon retard me fit rater, je n'en parlerai donc pas cette fois-ci. J'entrai dans

la baignoire le plus discrètement possible, et m'assis sur une chaise vide, pendant le Monologue pour alto et

orchestre à cordes d'Alfred Schinttke, une oeuvre de 17 minutes, créée en 1989. C'était la première fois

que j'assistai à un concert depuis une baignoire, et j'étais fascinée par le lieu...

Schnittke, Telemann, Mozart

Ci-dessus une vue de l'orchestre et du soliste alto depuis le baignoire R. On est très près de la scène, que

le regard surplombe légèrement. L'endroit est sans lumière, même quand le théâtre est allumé, impossible de dire avec

qui l'on y est. Je devine que c'était un lieu discret où l'on pouvait venir au spectacle sans être remarqué, à l'époque

de la construction du théâtre (je ne sais pas si cette discrétion est encore d'actualité). L'on y voit très bien.

 

Le Monologue de Schnittke, créé en 1989, fut interprété brillamment par Antoine Tamestit et l'orchestre,

sur un tempo endiablé. L'oeuvre est empreinte d'influences diverses, et outre son origine germanique,

et ses références à Bruckner, comporte des hommages à la musique russe, particulièrement Prokofiev

et Chostakovitch. J'entendis une partie de l'oeuvre, dont j'appréciai la complexité, et la virtuosité de

l'interprétation. Les applaudissements ne semblaient pas aussi soutenus qu'habituellement, mais c'était peut-être la

baignoire, j'aurai la même impression avec le concerto pour alto de Georg Philipp Telemann qui suivra. La baignoire

coupe ses occupants du reste du théâtre, dont nous ne voyions, hormis la scène, que quelques têtes de spectateurs

du parterre, de dos. La photo ci-dessus a été prise à la fin de l'oeuvre de Telemann. Pendant les trois

oeuvres du concert que j'ai entendues, les musiciens étaient debout.

 

Le concerto pour alto et orchestre de Telemann date de 1716. Il est gracieux, comme le sont habituellement

les oeuvres de ce compositeur allemand, il dure 14 minutes et comporte quatre mouvements. Telemann,

nous disait le livret, était un ami de Jean-Sebastien Bach, et le parrain de son second fils. Le concerto

présenté était une belle oeuvre baroque qui mettait en évidence la virtuosité de l'alto. Quoique les applau-

dissements soient entendus assourdis dans la baignoire, le concerto fut bissé et le chef/altiste rappelé.

Schnittke, Telemann, Mozart

Je profitai de l'entracte pour regagner ma place au premier balcon, toujours aussi peu entourée! Et je lus le programme,

il n'y en avait plus à l'entrée quand j'étais arrivée, mais j'en avais trouvé un au parterre, en ressortant de la baignoire.

La photo ci-dessus des violons et solistes a été prise de la place R10 du premier balcon.

 

La deuxième partie du concert proposait la Symphonie concertante pour violon, alto, et orchestre en

mi bémol majeur de Mozart. L'oeuvre a été composée en 1779, à la demande de l'archevêque de

Salzbourg, elle comporte trois mouvements, et dure 30 minutes. Mozart, qui était aussi un très bon

violoniste, avait profité de l'occasion pour produire une oeuvre brillante, qui aurait du succès dans les

salons. Stéphane Friedrich, dans le livret, précisait que l'alto solo, qui dialogue ici avec le violon solo, est accordé

un demi-on plus haut qu'à l'accoutumée pour que les deux instruments aient la même brillance.

Les deux oeuvres que j'avais entendues pendant la première partie étaient particulièrement intéressantes

dans leur interprétation, mais celle-ci dépassait tout ce qui l'avait précédée, tant la synergie dans le jeu

des deux solistes était impressionnante. Chacun d'eux faisait de petits signes à l'orchestre, lorsque l'autre

était en solo, pour qu'il ne s'exprime pas trop fort, en particulier les cuivres qui étaient au fond, ou les

violoncelles. J'avais déjà entendu Deborah Nemtanu, et sa soeur Sarah encore plus souvent, puisqu'elle appartient

à l'Orchestre national de France, toutes deux violonistes virtuoses. C'était la première fois que j'entendais en duo

l'une des soeurs Nemtanu, Deborah en l'occurrence et Antoine Tamestit. La complicité et la confiance qu'il

fallait pour faire fonctionner à la perfection ce duo de solistes et l'orchestre autour était palpable... Bravo!

Schnittke, Telemann, Mozart

Le public applaudit beaucoup et cria bravo. Les plus gros applaudisseurs, notais-je, étaient au centre du premier

balcon (c'est peut-être ceux que je n'avais pas entendus depuis la baignoire) Les deux solistes furent rappelés, et

reçurent deux bouquets, un multicolore depuis les coulisses, et un jaune depuis le parterre. Antoine

Tamestit évoqua l'expression des sentiments des auditeurs, et rappela que Le Sacre du Printemps de

Stravinsky avait été créé dans cette salle en 1913, et que l'on avait arraché les fauteuils pour la

circonstance... Il nous proposa en bis une polka de Schnittke, nerveuse, et merveilleusement interprétée

(une vraie polka, quoique un peu casse-cou à danser!) Je me demandai si quelqu'un avait cassé un fauteuil

pendant le Monologue de Schnittke durant lequel j'étais dans la baignoire, mais ne vis aucune victime en velours cramoisi

gisant dans le théâtre... Ce fut un très beau concert, et je fus très heureuse d'avoir persisté à y assister.

 

Le concert s'est terminé un peu avant 22h. Je n'ai pas retrouvé l'un de mes gants, quoique j'aie parcouru tous les endroits

où j'étais allée dans le théâtre, c'est la 5è paire qui disparait en deux hivers... (soupir!). J'ai finalement repris le métro

à Alma-Marceau à 22h09**, avec un seul gant, en compagnie des derniers auditeurs du concert sortis du théâtre.

 

Sylvie, blogmestre

 

Schnittke, Telemann, Mozart
Schnittke, Telemann, Mozart
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 09:04

Hier dimanche, après la répétition chorale très intensive du samedi, j'eus du mal à partir à l'heure prendre le RER...

Partie avec un quart d'heure de retard, j'arrivai sans surprise à Saint-Michel Notre-Dame avec le même retard*

J'entendis les voix féminines de la Maîtrise en entrant, elles étaient sept jeunes femmes,

sous la direction de Sylvain Dieudonné, pour animer cette messe grégorienne.

 

La messe grégorienne fut dite en français et chantée en latin. Les prêtres étaient nombreux, et la

cathédrale comportait des fidèles dans toutes ses parties lorsque j'arrivai, plus tard qu'à l'habitude.

L'Evangile relatait le baptême de Jésus par Jean le Baptiste, et la quête fut faite pour les séminaires.

Dimanche 15 janvier 2017

Il n'y avait plus de feuille grégorienne à mon arrivée, mais j'ai pu chanter par coeur. Lors de la procession de sortie,

les choristes passèrent devant moi, et il me sembla qu'il s'agissait du Jeune ensemble.

Dimanche 15 janvier 2017

La messe de 11h30, avant laquelle je fis une petite sortie, fut animée par les enfants de la Maîtrise, incluant

les plus jeunes, qui entrèrent et ressortirent par le choeur de la cathédrale, et dirigée par Emilie Fleury.

Les enfants chantèrent une messe brève en ré de Benjamin Britten (Kyrie, Sanctus, Agnus Dei),

laquelle, comme le constata ultérieurement Mgr Chauvet, recteur de la cathédrale, n'était pas des

plus faciles. Cette messe comprenait des modulations dans les aigus très appropriées aux jeunes voix

Ci-dessous le Kyrie de la messe en ré de Britten chantée par un choeur d'enfants vénézueliens:

 

 

Les annonces nous firent part des conférences du dimanche après-midi, et des auditions d'orgue du

samedi soir. La crèche, elle, est en place jusqu'au 2 février. Nous sommes ressortis vers 12h40, dans

l'envolée musicale du grand orgue, toujours très apprécié des visiteurs de Notre-Dame. J'ai repris le RER vers 12h50**

 

Dimanche 15 janvier 2017

Sylvie, blogmestre

Dimanche 15 janvier 2017
Dimanche 15 janvier 2017
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 15:08

Hier samedi, nous avions une journée de travail pré-concert au Choeur Philharmonique international,

avec moult galettes et bouteilles de cidre pour le goûter. Donc après Verdi, Offenbach et Gounod, nous

avons tiré les rois (poux de la reine, poux de la reine, le Mé, le Ménélas!) et les reines (je crains bien qu'un jour

Hélène... il dit tout tout tout bas!), bu par dessus, et même esquissé des pas de French cancan

(je parais plus apte au casatchok, mais ce n'est pas au programme musical de l'année!)

Galette, cidre, et musique!

Après les libations, le Christe de la Petite Messe solennelle sonnait bizarre. d'où la déduction que si le vin blanc fait chanter

aigu, que la bière et le vin rouge font chanter grave, le cidre, lui, fait chanter... faux, surtout le mélange breton et

normand! Il fallut refaire un peu de culture vocale pour remettre Rossini et son passage monteverdien en place.

Ensuite, tout roula! Mozart, Ramirez... (qui tient sa place dans ma mémoire vive, josanna en las alturas!)

 

Sylvie, blogmestre

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 10:29

Je rappelle que le Choeur philharmonique international sera en concert salle II à l'UNESCO le 19 janvier

2017 pour son 20è anniversaire. Au programme la Misa criolla d'Ariel Ramirez et une sélection

d'extraits d'oeuvres sacrées ou lyriques du répertoire du choeur, sous la direction d'Amine Kouider.

Le concert sera donné à guichet fermé, toutes les places ont été vendues. Merci aux spectateurs!

 

 

Insolite: hier soir à la sortie de la répétition, sur le boulevard Garibaldi, une branche d'arbre d'une section de 25cm

environ a craqué et chuté sur le trottoir (que j'avais emprunté à l'aller) à 20m de moi. Il y avait deux jeunes gens à

proximité qui n'ont pas été blessés. Un véhicule Vigipirate est passé et a signalé l'incident. Ceci pour dire qu'en

ces temps de vents violents, il faut se méfier des arbres, même à Paris! Soyez prudents, passez ailleurs...

 

Sylvie, blogmestre

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 10:18

La Philharmonie me fait part par couriel de la disponibilité en ligne des trois concerts des 5, 6, et 7 janvier

du Staatskapelle Berlin dirigé par Daniel Barenboïm, dans les symphonies n°1, n°2, et n°3

d'Anton Bruckner.  Avec la première symphonie de Bruckner, l'enregistrement visible en ligne comprend

en prime la très jolie interprétation de la Symphonie concertante de Mozart. Danke sehr!

Sylvie, blogmestre

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 09:24

Hier soir j'ai entendu un concert de l'Orchestre de Paris, dirigé par Cornelius Meister,

à la Philharmonie de Paris. J'avais un billet de face au 2è balcon, à l'extrémité de la dernière rangée.

Weber, Beethoven, Zemlinsky

Voici la vue que l'on avait de ma place au deuxième balcon:

La grande salle de la Philharmonie vue de la place G8 au 2è balcon

La grande salle de la Philharmonie vue de la place G8 au 2è balcon

Le programme de la soirée se composait en première partie de Der Freischütz Ouverture, de

Carl Maria von Weber, suivi du concerto pour piano n°5 en mi bémol majeur de Ludwig van Beethoven,

dit "L'Empereur", et en deuxième partie, de "La Petite Sirène" d'Alexander von Zemlinsky.

Le concert était dédié à Georges Prêtre par l'Orchestre.

Le programme de la soirée

Le programme de la soirée

J'ai beaucoup aimé la première partie, dont les deux oeuvres m'étaient connues (extrêmement connue

en ce qui concerne le concerto de Beethoven), et que j'étais heureuse d'entendre, comme l'on est heureux

de retrouver des amis de longue date. Weber comptait parmi ses admirateurs Wagner, Chopin, Liszt,

Mahler, Debussy. Der Freischütz (le Franc-tireur) fut l'oeuvre fétiche du romantisme allemand, pourtant,

elle est rarement représentée. Après La Flûte enchantée, et avant Le Vaisseau fantôme, l'opéra de

Weber changea le cours de l'histoire de la musique allemande. Après les opéras en allemand de Mozart,

qui était son cousin par alliance, et de Beethoven, Weber lança l'opéra romantique allemand avec

atmosphère sombre, créatures surnaturelles, et légendes. L'ouverture de l'opéra qui nous fut donnée

à entendre hier opposait l'ombre à la lumière, le bien au mal. Il s'agissait d'une histoire de Diable qui fond

des balles magiques, sept, pour que le forestier Max gagne le cœur de la belle Agathe. Heureusement

Agathe l'aime d'un amour pur et rédempteur, qui finira par triompher ! Tous ces détails viennent

du livret, dont je remercie l'auteur, car je ne connaissais l'oeuvre de Weber que mélodiquement.

 

J'ai été enchantée d'entendre le concerto l'Empereur d'une seule traite (vous vous souvenez peut-être que

je l'avais entendu à la Philharmonie en concert en famille, exposé par petits extraits, et commenté par deux comédiens).

Les commentaires étaient très intéressants, je me souviens que l'Empereur dont il est question est un Habsbourg et

non Napoléon, car le concerto a été écrit au milieu des guerres napoléoniennes, et Beethoven, à cette époque,

ne le trouvait plus assez sympathique pour lui dédier une œuvre ! La pianiste russe Elisabeth Leonskaja qui

répondait aux thèmes énergiques de l'orchestre par les doux  ruissellements de notes dont le piano

est familier, quand elle ne répondait pas à l'orchestre du tac-au-tac dans le même registre martial que

lui, fut remarquable dans son jeu et dans son interprétation, et très applaudie. Bissée, elle nous joua

l'impromptu de Franz Schubert D. 899 n ° 3, merci beaucoup au lecteur qui m'en a informée.

Elisabeth Leonskaja et Cornelius Meister

Elisabeth Leonskaja et Cornelius Meister

Le jeune chef Cornelius Meister, fougueux, à la direction précise et à l'enthousiasme communicatif, nous

donna une très belle soirée musicale, l'Orchestre de Paris étant égal à lui-même c'est à dire superbe.

Weber, Beethoven, Zemlinsky

Je ne connaissais pas le Petite Sirène, de Zemlinsky, que je découvris hier soir. Alexander von Zemilnsky

est, selon le livret, le trait d'union entre Richard Strauss et Gustav Mahler, et Alban Berg ou Anton Webern.

Il était ami avec Arnold Schönberg, mais se considérait comme un musicien post-romantique (c'est ainsi

que j'aurais qualifié La Petite Sirène). L'oeuvre entendue hier a été composée de 1902 à 1903, et

créée à Vienne en 1905. Malheureusement, elle n'obtint pas autant de succès que Pelléas et Mélisande

de Schönberg, et Zemlinsky, qui n'était pas un batailleur, la retira assez rapidement de l'affiche. Il était 

affecté par ce qu'il ressentait comme un échec. Son histoire personnelle reflétait douloureusement celle

de la petite créature mi-femme mi-poisson à la voix ensorcelante, puisque son élève Alma Schindler

  était partie épouser Mahler... l'ingrate. Musicalement, il s'agit d'une fantaisie, décrivant le monde magique

de la Sirène, qui sauve le Prince dont le bateau a fait naufrage. La Sirène, éprise du Prince, consulte

une sorcière qui lui fabrique un breuvage la transformant en femme. Mais le Prince part avec une autre...

Les soeurs de la Sirène veulent lui faire poignarder le Prince avec un couteau magique, qui lui rendrait

sa forme de poisson et sa voix, mais elle ne peut trahir son amour, et se transforme... en écume. C'est

une oeuvre très jolie et agréable à écouter, mais j'ai préféré  la première partie (je suis plus romantique

que post-romantique) L'interprétation était remarquable et le jeune chef fascinant à regarder diriger.

Le concert se termina vers 22h50, je repartis alors que le public rappelait et bissait Cornelius Meister,

ce qui était bien mérité! J'avais mis 1h25' à gagner la Philharmonie à l'aller, et me méfiais de la durée du retour!

Cornelius Meister

Cornelius Meister

 

 

Sylvie, blogmestre

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 09:21

Il y avait hier soir au Théâtre des Champs Elysées un concert donné par l'Orchestre de chambre de Paris,

sous la direction de Douglas Boyd, pour lequel j'avais réservé une place. Renâclant un peu au quart d'heure

de marche depuis la station Franklin-Roosevelt, j'utilisai un autre itinéraire, et arrivai par le RER Pont de l'Alma.

En sortant de la station de RER, mon passe Navigo ne bippa pas, surprise. Une autre personne passa sans valider.

A la réflexion, je ne l'avais pas entendu bipper non plus lorsque j'avais pris le RER à Arcueil à 19h02...

Dutilleux, Saint-Saëns, Ravel, Haydn

Ci-dessus la vue sur la Seine et la Tour Eiffel depuis le pont de l'Alma. Mon arrivée par l'autre extrémité

de l'avenue Montaigne me permit de prendre une photo du Théâtre des Champs Elysées de l'extérieur.

Dutilleux, Saint-Saëns, Ravel, Haydn

Il semblait y avoir une certaine effervescence à mon arrivée, vers 19h45, et des discussions agitées, mais je ne

sus pas à quel sujet, on me fit entrer comme d'habitude, cependant mon billet ne fut pas flashé.

Ma place était au premier balcon, au bout du rang R, côté cour.

Dutilleux, Saint-Saëns, Ravel, Haydn

N'ayant plus du tout de monnaie pour l'ouvreur, je lui proposai de revenir quand il aurait de la monnaie sur 10€ mais il

semble qu'il ait oublié, je ne l'ai pas revu. Très curieusement, j'étais complètement seule au bout du côté cour de la partie

haute du premier balcon. Très curieusement, car le logiciel attribue les places sur internet dans l'ordre des réservations,

si j'avais une place en bout de rangée, c'est que les autres places de la rangée, plus centrées, avaient été vendues.

Seules deux personnes étaient sur la même rangée que moi, à l'autre extrémité, et, au départ, quelques personnes au

rang S au-dessus, qui se replacèrent ensuite plus au centre, dans des places libres. La rangée Q devant moi

était vide aussi, sauf peut-être à l'autre extrémité du rang, côté centre (je ne me souviens plus). Personnellement,

je préfère ne voir qu'une partie de l'orchestre de près (ce qui était le cas), plutôt que la totalité de loin,

j'ai donc occupé ma place R10 d'origine, dans une vacuité totale  de voisinage très inhabituelle.

Dutilleux, Saint-Saëns, Ravel, Haydn

Voici ci-dessus la salle du Théâtre des Champs Elysées hier soir, de la place R10, et comme j'étais

la seule à être assise là, à des places à la ronde, on est sûr au moins que c'est moi qui ai pris la photo!

Il y avait globalement moins de monde que d'habitude, probablement du fait du concert Alagna de la veille au soir, plein.

Dutilleux, Saint-Saëns, Ravel, Haydn

Voici le programme du concert qui nous fut distribué à l'entrée. Le concert comprenait en première partie

"Mystère de l'instant" de Henri Dutilleux, le concerto pour violoncelle et orchestre n°1 de Camille de

Saint-Saëns, le "Tombeau de Couperin" de Maurice Ravel, et la Symphonie n°83 "parisienne" en sol

mineur, dite "La Poule", de Joseph Haydn. Un concert français par un orchestre de chambre français,

dirigé par un chef britannique, avec un extraordinaire violoncelliste britannique, Steven Isserlis.

 

La première partie du concert commença par une oeuvre de Dutilleux, qui a le génie de produire à partir

d'instruments de musique des sons pas toujours très musicaux, voire des sons que l'on produit en voulant faire de la

musique avec autre chose que des instruments ad hoc. Ainsi au début de l'oeuvre, les violons restituèrent les

sons que l'on obtient lorsqu'on passe un doigt mouillé sur le haut d'un verre pour le faire "chanter". Plus

loin, ce furent les violoncelles qui imitèrent le claquement sec de l'élastique coincé entre deux doigts...

L'orchestre était en petite formation, il n'y avait que des cordes et des timbales. Il se gonfla pour la

seconde oeuvre de la première partie, le concerto pour violoncelle de Saint-Saëns. Quand l'orchestre

fut installé, le violoncelliste Steven Isserlis entra avec son violoncelle, suivi du chef Douglas Boyd.

 

Ci-dessous, le violoncelliste qui joue sur un Stradivarius de 1724, prêté par la Royal Academy of Music.

Steven Isserlis m'a fait penser à Roger Daltrey, des Who, pour la coiffure, et à Pete Townshend (idem) pour le jeu

(heureusement, contrairement à Pete, il n'a pas fracassé le bel instrument à la fin du concerto!)

Il protesta par gestes que son siège était trop haut à son arrivée sur scène, et on le lui baissa.

Steven Isserlis et Douglas Boyd (flou)

Steven Isserlis et Douglas Boyd (flou)

Le concerto était très beau mais l'attraction principale en était clairement le violoncelliste, fascinant.

Il faisait de grands mouvements, et jouait de tout son corps. Comme il a une abondante chevelure bouclée, le résultat

était spectaculaire. Mais ce mouvement permanent dispensait une musique de rêve. Le livret parle de

"triolets véloces et nerveux", puis de "développement lyrique et virtuose", et le violoncelle finit par

s'imposer à l'orchestre "avec une force et une détermination beethovéniennes".  Encore une fois, j'admirai

la beauté du son de ces instruments du XVIIIè siècle, et le couple formé par l'instrumentiste et son

violoncelle d'anthologie, un couple au sens amoureux et moteur tout à la fois, comme si chacun donnait

le meilleur de lui même à l'autre, dans une vibrante symbiose. Steven Isserlis, très applaudi, fut rapidement

bissé, après avoir salué. Il nous dit dans un français prudent teinté d'accent britannique, avant de nous proposer

le bis réclamé par le public qu'il dédiait ce morceau "à la mémoire de son ami..." Le morceau choisi pour le bis était

aussi planant que le concerto avait été agité. A part quelques tousseurs invétérés, plus personne n'émettait de bruit

dans la grande salle, pour ne pas rater une note de l'extraordinaire Stradivarius. L'extraordinaire violoncelliste, quand il

eut bien salué et salué à nouveau, avec un hmour très britannique, fit saluer le violoncelle, et s'en fut.

Dutilleux, Saint-Saëns, Ravel, Haydn

La deuxième partie mettait le hautbois en vedette dans les deux oeuvres interprétées. Elle commença

par le Tombeau de Couperin de Ravel, une oeuvre créée pendant la Première guerre mondiale au piano,

puis orchestrée en 1920. Il s'agit, selon le livret, "d'une sonnerie aux morts tombés à la guerre" et d'une

"évocation poétique du raffinement du classicisme français", en quatre parties: prélude, forlane,

menuet, rigaudon. L'impertinence des instruments à vents séduit dans le rigaudon final. Le chef les

fit lever plusieurs fois, surtout le hautboïste (Douglas Boyd est lui-même hautboïste), qui remporta un

franc succès. L'oeuvre finale du concert était la symphonie de Haydn dite "La poule" (toutes les

"symphonies parisiennes", écrites sur commande par Haydn, ont été gratifiées d'un surnom affectueux).

Celle-ci doit son surnom au gloussement que produit l'aimable gallinacée de nos campagnes quand elle

rencontre par exemple et par un hasard favorable, un ver de terre bien dodu. Je guettais donc le hautbois dans

son gloussement (pout-pout-pout-pout-pout... etc...), ah oui, il gloussa plusieurs fois, mais il ne fut pas seul, la flûte

aussi gloussa, plus brièvement, et même les violons s'y mirent (faire glousser un violon...!) Ce devait être une

directive du chef de forcer la ressemblance avec le surnom de la symphonie car il y eut aussi des

échauffourées de perchoir, et du volage dans les plumes. Tout cela avec la sérénité et l'équilibre de

Joseph Haydn, tel que nous le connaissons. Les clarinettes de Ravel avaient été remplacées par des

cors, et cette oeuvre concluait brillamment le concert, avec humour.

Douglas Boyd

Douglas Boyd

Ci-dessus Douglas Boyd, aux saluts de la fin, très appaludi, rappelé, bissé, ainsi que l'orchestre.

Nous sommes ressortis vers 22h05 dans l'avenue Montaigne, et j'ai tenté de reprendre le métro à la station Alma

Marceau à 22h09* mais les hauts-parleurs de la station parlaient d'un malaise voyageur qui bloquait la ligne 9 sur une

grosse portion de sa longueur, je suis donc retournée vers la station RER du Pont de l'Alma. A nouveau, absence

de bip de mon passe Navigo, Idem, sans surprise, à l'arrivée à Arcueil Cachan, vers 23h.

 

Sylvie, blogmestre

Dutilleux, Saint-Saëns, Ravel, Haydn
Dutilleux, Saint-Saëns, Ravel, Haydn
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 09:03

Hier, c'était la Solennité de l'Epiphanie, pour l'église catholique, commémorant le jour où les rois mages

Gaspard, Melchior et Balthazar allèrent visiter Jésus nouveau-né dans la crèche de Bethléem,

pour lui offrir de la myrrhe, de l'or et de l'encens.

Dimanche 8 janvier 2017

J'arrivai à l'heure pour la messe grégorienne*, et reçus à l'entrée de la cathédrale une double feuille

liturgique (habituellement la messe grégorienne est imprimée sur une feuille simple) avec de nombreuses références

des chants, ce qui va me permettre de faire un peu de recherches pour mes illustrations sonores, merci beaucoup!

La Maîtrise était composée de neuf jeunes femmes et de huit messieurs, dirigés par Sylvain Dieudonné.

Ce fut une messe concertante, très spirituelle, à laquelle la musique participait beaucoup.

Voici le Kyrie avec tropes polyphoniques du Codex de Las Huegos,interprété par un choeur croate:

 

Ci-dessous le Gloria grégorien, pour ses picturales lignes mélodiques en vagues, explorant la tessiture.

Dimanche 8 janvier 2017

La messe internationale qui suivit fut animée par le même choeur, dirigé par Henri Chalet, et commença

par l'Adeste fideles, chant de Noël classique en latin multi-traduit, dont l'assemblée chantait le refrain et un(e) soliste

puis le choeur les couplets, et d'autres voix sur le refrain. Pendant la communion, la Maîtrise chanta la Marche des rois,

chant de Noël provençal, à quatre voix. La Maîtrise chanta aussi une messe brève d'Yves Castagnet

que l'on doit pouvoir entendre sur la vidéo de la messe de 18h30 d'hier soir sur kto.fr (je vais vérifier).

La messe brève était très jolie. Mgr Chauvet nous rappela que le tapis de choeur somptueux

offert à la cathédrale par les derniers souverains français était en exposition cette semaine...

Je suis allée voir les rois mages devant la crèche entre les deux messes, il y avait foule!

Les rois mages devant la crèche de la cathédrale

Les rois mages devant la crèche de la cathédrale

Nous sommes ressortis de Notre-Dame un peu après 12h30*, et j'ai repris le RER pour Arcueil-city.

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: à tous les amateurs de frangipane, bonne galette!

Dimanche 8 janvier 2017
Dimanche 8 janvier 2017
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 17:30

J'ai eu la chance hier soir d'entendre le dernier concert du cycle Mozart-Bruckner de la

Staatskapelle Berlin dirigée par Daniel Barenboïm, à la Philharmonie de Paris grâce à un abonné qui

s'absentait de Paris ce soir-là, et m'avait cédé son billet, merci à lui. Tous les concerts de janvier dirigés

par Daniel Barenboïm étaient archi-pleins depuis des semaines et proposaient des listes d'attente...

Staatskapelle Berlin et Daniel Barenboïm

C'était une place au dernier rang du deuxième balcon, face à la scène. Voici la salle vue de ma place:

Staatskapelle Berlin et Daniel Barenboïm

Si vous vous en souvenez, ce cycle de concerts Mozart-Bruckner par la Staatskapelle Berlin, dirigés par Daniel Barenboïm,

avait débuté par 4 concerts en septembre 2016, et j'avais eu la chance, déjà, d'obtenir une place en septembre (les autres

spectateurs étaient en vacances quand je l'avais réservée!) Le cycle s'est achevé hier soir par 3 concerts

en janvier 2017, que vous pouvez voir ou revoir sur le site Live de la Philharmonie, celui du 7 janvier est ici.

Le principe de ce cycle, c'est que chaque concert présente un concerto de Mozart et une symphonie

de Bruckner, différents à chaque fois. Hier soir, nous avons entendu le concerto pour piano et

orchestre n°22 en mi bémol majeur de Mozart, puis la symphonie n°3 en ré mineur de Bruckner.

Staatskapelle Berlin et Daniel Barenboïm

L'originalité de la première partie de concert, c'est que le pianiste était aussi le chef d'orchestre.

Daniel Barenboïm s'installa sur le tabouret du pianiste et joua ou dirigea, alternativement. Puis vint

un passage où il jouait d'une seule main, il dirigea simultanément de l'autre! On ne peut s'empêcher de

penser à Mozart, qui jouait lui-même au piano les oeuvres qu'il avait composées... et dirigeait aussi.

C'est un concerto de XVIIIè siècle finissant, où le compositeur utilise des clarinettes pour la première

fois dans un concerto. Elles lui plaisent tant qu'un quintette à vent se dégage à plusieurs reprises

dans l'oeuvre, formé de la flûte, des deux clarinettes, et des deux bassons. Pour être honnête, j'ai

préféré l'exécution de la symphonie concertante que j'avais entendue en septembre, dont les solis étaient joués

par des instruments à vent. Il m'a semblé que la double tâche assumée dans le concerto n°22 par le chef

d'orchestre-soliste enlevait un peu de brillance à l'ensemble, et rendait l'interprétation plus algébrique.

Cependant, le concerto fut très applaudi, et le chef rappelé plusieurs fois.

Staatskapelle Berlin et Daniel Barenboïm

Je lisais le livret à ma place pendant l'entracte, quand des vibrations graves me parvinrent, qui me firent lever la tête...

C'était les contrebassistes qui répétaient gentiment Bruckner en sourdine pendant la pause, sur la scène! (ci-dessus)

Staatskapelle Berlin et Daniel Barenboïm

Puis tous les musiciens revinrent, et les lumières de la salle s'éteignirent. Les applaudissements qui

avaient salué le retour des musiciens enflèrent dès que l'on devina l'entrée du chef d'orchestre,

bénéficiant d'un extraordinaire capital d'admiration et de respect de la part du public présent. Pendant

le concerto, lorsqu'il jouait sans accompagnement, il régnait, hormis le piano; un silence religieux dans la grande salle

 

La troisième symphonie de Bruckner, créée une première fois à Vienne en 1877, tourne à la

catastrophe, les auditeurs n'y comprennent rien et sortent les uns après les autres, le compositeur

finit seul sur scène avec une poignée de fidèles... Il la réécrit une deuxième, puis une troisième fois,

et crée à nouveau cette troisième version, toujours à Vienne, en 1890, qui obtient alors un accueil

triomphal... En 13 ans, tout a changé! On joue actuellement cependant généralement la deuxième

version, qui est plus équilibrée, l'auteur ayant pratiqué beaucoup de coupes pour parvenir à la troisième.

Staatskapelle Berlin et Daniel Barenboïm

C'est une symphonie où l'orchestre peut donner la pleine mesure de son talent: mouvements lyriques

ou hachés, usage des cuivres et des percussions, violence et douceur, grands envolées ou petite

danse folklorique sympathique, on y trouve de tout. Et cette propension de Bruckner à bâtir des

cathédrales musicales. Ca vibre et claque dans tous les sens, mais on construit quand même!

Cette deuxième partie de concert fut remarquablement interprétée et dirigée, le public était en transe

à la fin du concert. Je pris plusieurs photos, à cette distance c'est difficile d'en avoir une bien nette, et le chef

disparaissait rapidement dans les coulisses entre deux salves d'applaudissements. Enfin, j'en eus une!

Staatskapelle Berlin et Daniel Barenboïm

Je profitai de ma place au dernier rang pour m'éclipser discrètement alors que le public bissait tant

qu'il pouvait... Quand je ressortis de la Philharmonie, il bissait toujours. Ce que c'est que l'amour!

C'était une belle soirée, un très beau concert,  mais l'heure de transports en commun du retour m'attendait...

 

Sylvie, blogmestre

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