3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 08:29

J'informe les lecteurs de ce blog, choristes et non choristes, que vous aurez du mal à trouver des places

de concert classique dans les grandes salles de la capitale dans les jours à venir. Cette constatation vise

particulièrement la grande salle de la Philharmonie, qui est totalement réservée, pour tous les concerts,

jusqu'au 18 février inclus, ce qui est inusité, et même... bizarre. N'y aurait-il pas là un gros bug

du système de réservation? A moins qu'un mécène ait acheté les places par centaines... je le souhaiterais

à la Philharmonie, mais alors se pose la question de l'accès égalitaire aux salles nationales de concert.

Sur la même période, j'ai dû acheter deux pass Italia à la Maison de la Radio pour pouvoir réserver un

concert, ce qui relève aussi du bug de fonctionnement, à moins que le même mécène rattrape ici ce qu'il

dépense là! Ceci est écrit avec toute la sympathie que j'ai pour ces deux salles, leur personnel, et bien

entendu leurs musiciens, et tout mon regret de n'y pouvoir réserver normalement de beaux concerts.

 

Sylvie, blogmestre

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 17:40

Ce matin, j'ai pris le RER de 9h38, de justesse, pour aller à la cathédrale, pour la messe grégorienne

de 10h. Un choriste m'ayant fait le reproche de donner trop de détails, de trop me justifier, je donnerai volontiers moins de

détails, ce qui est lourd aussi pour moi. Ne vous gênez pas pour critiquer, surtout, si vous trouvez que j'en fais trop !

J'ai déjà expliqué précédemment que le fait d'être croyante relevait de ma vie privée et qu'en parler sur un blog m'était

difficile. Il y a aussi des jours où je suis moins encline à raconter que d'autres, ou je suis littérairement plus mauvaise, 

où j'ai l'impression d'être exhibitionniste, etc... Enfin, ce n'est pas simple. Vous allez déjà échapper au ticket de RER

aller, dont la validation n'est pas lisible. Il bruine sur le parvis, j'arrive avant le début de la célébration.

 

Notre-Dame un dimanche d'hiver

Notre-Dame un dimanche d'hiver

C'est le 4è dimanche du temps ordinaire, et tout-à-fait accessoirement, mon anniversaire.

Liturgie du jour

Liturgie du jour

La maîtrise de la cathédrale chante l'introït, et avant que je puisse la voir, je devine qu'elle est

aujourd'hui composée de jeunes femmes, et d'un contre-ténor, qui se succèderont ensuite à la chaire

pour faire chanter l'assemblée. C'est un joli assemblage vocal. La Maîtrise de Notre-Dame donnera un

concert grégorien le 9 février, dont on nous informe que nous pouvons acheter dès à présent nos places à l'accueil.

 

Dimanche 31 janvier

La lecture est la première lettre de Saint-Paul aux Corinthiens, qui est très belle et parle de l'amour.

« L'amour prend patience, l'amour rend service, l'amour ne jalouse pas, il ne se vante pas, il ne se gonfle

pas d'orgueil, il ne fait rien d'inconvenant, il ne cherche pas son intérêt, il ne s'emporte pas, il n'entretient

pas de rancune, il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai, il supporte

tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne passera jamais. » Je ne sais pas si l'on

entend encore de tels propos ailleurs que dans les églises, mais en ce qui me concerne, il n'y a rien à ajouter,

Paul est parfait. L'Evangile selon Saint-Luc évoque la vérité selon laquelle nul n'est prophète en son pays.

On y parle de purification des lépreux. On nous en reparlera plus tard, puisque le 31 janvier c'est la journée

de la lutte contre la lèpre, deux associations recueillent les dons à la sortie de la cathédrale. La quête

est faite au profit des aumôneries des hôpitaux. Je me souviens d'un aumônier très jovial

qui passait réconforter les malades, lors d'une de mes hospitalisations... un rayon de soleil.

C'est comme d'habitude une très jolie messe, d'une grande qualité musicale.

 

 

Je filme la sortie de la messe, une fois passé l'espace de prière, discute à la sortie avec une personne de l'association

Raoul Follereau, qui me souhaite un bon anniversaire, filme la cathédrale dont les cloches appellent à la messe suivante.

Puis je tente d'aller en bus dans le 14è arrondissement, à partir du Palais de Justice, mais il n'y a pas de bus...

L'Horloge du Quai, bruyante, me rappelle les paroles de Brel « qui dit oui, qui dit non, et puis qui nous attend... ».

Finalement je rejoins Saint-Michel, et faute de bus, prends le métro ! Je me suis fait très mal

au dos en chemin, ce qui a suspendu les activités de l'après midi...

Sylvie, blogmestre

PS: suite à la remarque de François, je n'ai pas mis de tickets, mais si quelqu'un les veut... :-)

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 08:31

Je suis allée hier soir écouter et voir l'opéra de Erich Wolfgang Korngold, en version concert,

au grand auditorium de la Maison de la Radio, interprété par le Choeur de Radio France,

la Maîtrise de Radio France, l'Orchestre Philharmonique de Radio France, et quelques

solistes impressionnants sous la direction de Marzena Diakun.

 

Billet pour trois heures d'opéra-concert

Billet pour trois heures d'opéra-concert

Radio-France a programmé trois jours autour de Korngold et de la ville de Bruges.

Le week-end Korngold n'est pas fini, et il y a encore des concerts dans la journée autour

de ce grand concert, que vous pouvez trouver sur le site de la Maison de la Radio.

Hier soir, le grand auditorium était très plein.

 

Grand auditorium vu de ma place

Grand auditorium vu de ma place

J'ai visité Bruges, il y a longtemps, lors d'un échange entre la chorale de jeunes dont je faisais partie et un orchestre de

jeunes Belges, et n'en ai pas gardé le souvenir d'une ville morte. Mais peut-être avions nous apporté l'animation avec nous !

Surnommée la Venise du Nord, Bruges est une ville de canaux, dont la dentelle a été célèbre, et qui en a tiré

une certaine opulence. Comment était-elle à l'époque de Korngold ? Il en fait la peinture d'un lieu religieux

et suranné. Dans cette ville de Bruges, les brumes des canaux rejoignent les songes. L'écrivain belge

Georges Rodenbach a publié un feuilleton en 1892, dans les colonnes du Figaro, intitulé « Bruges-la-Morte »,

dont il fera ensuite une pièce de théâtre, et que Korngold transposera pour en faire l'opéra La Ville morte.

Livret de la soirée

Livret de la soirée

Voici l'intrigue : un jeune homme, Paul, ne se remet pas de la mort de sa femme, Marie. Il s'est

entouré de souvenirs d'elle, dont ses cheveux, qu'il a enfermés dans une pièce. Un jour, il rencontre

un sosie de Marie, qui s'appelle... Marietta. Autant Marie est morte, autant Marietta est très vivante, solaire.

Paul confond les deux femmes. Finalement tous deux vont chez lui, Marietta pénètre dans la pièce aux

secrets, et défie la morte. Paul l'étrangle... puis s'éveille. Tout n'était qu'un rêve, et Marietta est bien vivante.

L'intrigue est mince, mais la musique est flamboyante, instrumentalement, et vocalement très riche.

Créé en 1920, composé de trois actes, l'opéra dure un peu moins de trois heures, entrecoupées de deux

entractes. L'orchestre était au grand jour, les chanteurs lyriques étaient sur le devant de la scène, aux côtés

du chef d'orchestre, le Choeur et la Maîtrise de Radio France étant à l'arrière de l'orchestre, dans les gradins.

Dans une salle d'opéra, l'orchestre aurait d'ailleurs eu du mal à tenir dans la fosse, car il était en grande formation, avec

piano à queue, celesta, xylophone et métallophone, de multiples percussions de différentes tailles, deux harpes, et je ne

voyais pas tout... Les deux protagonistes principaux, Paul et Marietta, étaient interprétés par le ténor

Klaus-Florian Vogt, et par la soprano Camilla Nylund. Tous deux avaient des voix splendides, très riches,

à la tessiture étendue, dont nous profitions pleinement. Le duo présentait en outre une particularité :

dans le registre vocal qui leur est commun, les timbres de leurs voix se ressemblent, on a l'impression d'une

continuité vocale entre deux chanteurs. Marzena Diakun, qui dirigeait l'ensemble avec une grande maîtrise,

a été très applaudie. Sofi Jeannin, qui dirige les choeurs, viendra saluer le public avec les chanteurs lyriques.

Les solistes devant l'orchestre, Marzena Diakun et Sofi Jeannin

Les solistes devant l'orchestre, Marzena Diakun et Sofi Jeannin

Le duo Klaus-Florian Vogt et Camilla Nylund

Le duo Klaus-Florian Vogt et Camilla Nylund

Il était impossible de prendre des photos aux entractes, car le concert était diffusé en direct et la salle

abondait en caméras de télévision, qui pouvaient voir les petits signaux lumineux des appareils à mise au point

automatique. Mais le public se rattrapa à la fin du concert, et moi aussi.

 

L'orchestre philharmonique de Radio-France

L'orchestre philharmonique de Radio-France

Le Choeur de Radio-France

Le Choeur de Radio-France

Une très belle soirée, sur une œuvre que je ne connaissais absolument pas, et que j'ai été enchantée de découvrir!

 

Sylvie, blogmestre

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 17:44

Hier soir, je suis allée au concert donné au bénéfice de l'association Retinostop par des choristes issus

de multiples chorales, accompagnés par le Paris Festival orchestra, sous la direction de Hugues Reiner,

et en l'église Saint-Sulpice. Arrivée avec une demi-heure d'avance, je fis la queue devant l'entrée de

l'église, qui se prolongeait, au moment où j'entrai finalement, jusqu'à la fontaine sur la place Saint-Sulpice.

Messe en ut à Saint Sulpice

On m'indiqua que je pouvais choisir ma place dans la partie latérale droite de l'église. Je pris mes quartiers

derrière le choeur, plus précisément derrière le pupitre de basses.

Messe en ut à Saint Sulpice

Vision insolite, la preneuse d'images de l'association Retinostop vint interviewer le chef Hugues Reiner à

quelques mètres de nous, puis l'aida à parfaire sa mise de concert. On sentait une complicité de plusieurs années !

La présidente de l'association Retinostop nous parla du rétinoblastome qui affecte les jeunes enfants

et les nouveaux-nés, et de la nécessité de faire de la recherche, appuyée dans ses propos par un cancérologue.

Le concert commença par la courte symphonie n°29 de Mozart,

  je ne voyais pas les instrumentistes, mais j'entendais très bien.

Messe en ut à Saint Sulpice

La vue disparut brusquement quand les basses se levèrent pour chanter le Kyrie de la Messe en ut.

Ce fut un repli presque général vers l'arrière, où nous avons trouvé un endroit à la vue très correcte

mais dépourvu de chaises... Finalement, nous sommes parvenus à voir et à nous asseoir !

Je vais me concentrer sur le travail choral du concert, c'est mon job principal, après tout !

Messe en ut à Saint Sulpice

J'ai participé à la première répétition de ce concert avec les mêmes participants, en novembre 2015, avant

qu'il soit reporté. J'en connais les forces et les difficultés. Le Kyrie est sorti brillamment, comme attendu,

ainsi que les choeurs suivants, Gloria, Gratias. La partition en deux choeurs pour le Qui tollis (qui est à 8 voix)

était réussie, mais j'ai senti que la division des effectifs par deux et la complexité de l'ensemble jouait un peu

sur la confiance en eux des choristes. Je l'ai senti personnellement parce que nous travaillons la même œuvre

actuellement aux CP13, rassurez-vous, le public n'a rien remarqué. Puis ce fut le Cum sancto spiritu (à 4 voix),

sommet musical du concert, particulièrement réussi, il y eut des prémices d'applaudissements, sous le

coup de l'émotion. Ensuite vinrent d'autres choeurs redoutés à 8 voix, le Sanctus et la reprise du Osanna

dans le Benedictus. Par la suite, autour d'un verre, ou à sec, les choristes interprètes m'ont fait part de leur vécu dans

ces doubles choeurs périlleux. Je citerai Pierre Molina, qui a une maxime inusable à propos des mini-incidents

de concert : « ça ne s'est pas entendu ! ». Et je le prouve, dans le montage vidéo ci-dessous :

 

 

Ce fut un concert très réussi, avec deux très belles oeuvres, et très apprécié des auditeurs.

J'espère que l'association Retinostop a été pleinement satisfaite de la soirée.

 

Sylvie, blogmestre

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 09:23

A la demande de Christian, de Pierre, et de Jacques, je vous informe que deux concerts extérieurs

ayant pour objectif de soutenir la recherche sur le cancer auront lieu ce soir 29 janvier, et demain soir

30 janvier 2016. Le concert de ce soir soutient l'association Retinostop et propose la Grande messe

en ut mineur de Mozart en l'église Saint-Sulpice, à 20h45, il est interprété par une réunion de choeurs

et de choristes indépendants, et l'orchestre Paris Festival Orchestra, dirigés par Hugues Reiner.

J'irai entendre ce concert comme auditrice, ma participation comme choriste n'ayant pas été agréée.

 

 

Le concert du 30 janvier 2016 est celui de l'ensemble vocal OTrente et de l'Orchestre Colonne à la

salle Gaveau, il s'agit aussi d'une messe de Mozart, la Messe du Couronnement, sous la direction

de Marc Korovitch. Pour celles et ceux qui ont connu Ursula, ex-choriste des CP13, qui chantait avec le choeur OTrente,

et dont ce blog a souvent fait l'annonce des concerts en qualité de soliste, ce concert est dédié à sa mémoire.

 

Sylvie, blogmestre

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 15:38

Les 27 et 28 janvier à la Philharmonie de Paris, sont donnés deux concerts par l'Orchestre de Paris,

sous la direction de Paavo Järvi. J'étais à celui du 27 janvier, si le programme vous tente,

un concert identique a lieu ce soir, que je vous recommande, s'il reste des places.

Billet latéral très confortable

Billet latéral très confortable

Le programme de la soirée comportait le concerto pour piano n°24 en ut mineur de Wolfgang Amadeus

Mozart, et la symphonie n°5 en si bémol majeur d'Anton Bruckner. Je suis entrée avec d'autres personnes,

il y avait beaucoup de monde, dans la grande salle, alors que certains musiciens étaient déjà placés...

J'étais de trois-quart arrière du côté gauche de l'orchestre.

 

L'Orchestre de Paris, et la grande salle de la Philharmonie

L'Orchestre de Paris, et la grande salle de la Philharmonie

Cet article sera assez court car j'ai du mal à rassembler mes idées aujourd'hui, c'est une journée douleurs et fatigue,

je compenserai par un peu plus de photos, prises avant et après les œuvres du concert. Le concerto de

Mozart était interprété au piano par Lars Vogt, avec une grande sensibilité. Ce concerto m'a semblé hybride

musicalement, c'est-à-dire que je savais qu'il s'agissait d'un concerto de Mozart, mais si je ne l'avais pas su, j'aurais hésité.

Il porte une douleur en lui, ce qui est traduit par le mode mineur, et certaines harmonies dans le premier

mouvement qui préfigurent celles que l'on retrouvera ultérieurement dans le Requiem. La partie de piano est

parfois très simple, parfois en dialogue virtuose avec un groupe d'instruments, le mode passe en majeur

brièvement pour conclure en mineur. Lars Vogt s'est montré exceptionnel, très applaudi par le public

très nombreux. Il reviendra nous jouer en bis un nocturne de Chopin. Malheureusement, sur la photo que

j'ai prise de lui il a bougé... Voici les premiers violons et le chef :

Paavo Järvi et les premiers violons

Paavo Järvi et les premiers violons

Pendant l'entracte, les derniers arrivants reçurent un programme, il n'y en avait plus assez à notre arrivée.

Je me plongeai dans le programme, en commençant par la symphonie de Bruckner, car on comprend mieux

l'oeuvre lorsqu'on a lu les commentaires musicologiques avant... J'y ai trouvé une définition de la fugue dont je vous

fais part, camarades choristes : « c'est une forme d'écriture musicale exploitant le principe de l'imitation. A partir du XVIIè

siècle, désigne une composition entièrement fondée sur ce procédé : « fuir », parce que l'auditeur a l'impression que le

thème de la fugue fuit d'une voix à l'autre. » Ce n'est donc pas seulement un morceau de choeur où les basses chantent

plus longtemps que les ténors, qui chantent plus longtemps que les altos, et où les sopranes se la coulent douce pendant

une dizaine de mesures avant de rejoindre la mêlée des voix... Mais revenons à Bruckner, et à sa 5è symphonie,

qui présente cette particularité que chaque mouvement commence par une longue

partie lente de cordes pincées de contrebasses et violoncelles.

Contrebasses, violoncelles, cuivres et timbales

Contrebasses, violoncelles, cuivres et timbales

Le livret fait état de religiosité de l'oeuvre, ces débuts répétés, lents et rythmés, à la sonorité étouffée,

y font penser, ainsi que, sur le mode joyeux, les cuivres réunis par moments qui rappelaient la musique

de Noël anglaise. Pour le reste de l'oeuvre, j'ai écouté le hautbois, toujours émouvant, les violons auxquels

le chef faisait de petits signes d'encouragement ou de modération, les timbales qui elles aussi revenaient

cycliquement, à la fin des mouvements, pour finir le quatrième dans un grand envol de baguettes.

Une belle symphonie superbement interprétée. Il y eut de nombreux rappels.

 

Sylvie, blogmestre

L'Orchestre de Paris salue l'arrière de la salle

L'Orchestre de Paris salue l'arrière de la salle

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 10:20

Hier soir, j'ai eu la chance de bénéficier d'un tarif préférentiel de l'Opéra de Paris pour voir Werther,

œuvre lyrique de Jules Massenet d'après Johann Wolfgang von Goethe, à l'Opéra Bastille.

Billet vertigineux très confortable, merci l'Opéra de Paris!

Billet vertigineux très confortable, merci l'Opéra de Paris!

Il y avait beaucoup de monde à l'entrée de l'Opéra, mais les opérations de contrôle allaient bon train, nous sommes

habitués maintenant, ouvrez vos manteaux, ouvrez vos sacs, passez sous le portique à métaux, c'est bon, vous

pouvez y aller... Chacun est dégrafé et prêt à montrer patte blanche avant d'arriver aux appareils, on gagne du temps,

mais il ne faut pas extraire son billet trop vite de sa poche ou de son sac, sinon on n'a plus assez de mains pour

tout faire ! On m'indiqua un ascenseur, en rapport avec ma place au 2è balcon, qui était déjà bien plein à mon arrivée.

J'avais choisi une place près de l'escalier, toujours aussi vertigineux. Mais on voyait particulièrement bien.

 

Vue de la grande salle de l'Opéra Bastille de ma place

Vue de la grande salle de l'Opéra Bastille de ma place

L'oeuvre musicale date de 1892, elle se situe en Allemagne, et est d'un romantisme effréné. Enfin, c'est

le texte de Goethe qui l'est, mais il reflète son époque. Voici l'histoire : une famille sans mère, quelque

part dans l'Allemagne du XIXè siècle, le père, la fille aînée, Charlotte, la fille cadette, Sophie, et six enfants

élevés par les deux sœurs aînées. Avant sa mort, la mère de Charlotte l'a promise à un homme du nom

d'Albert, qui s'est absenté six mois. Pendant ce temps, Charlotte a fait la connaissance de Werther, un jeune

homme romantique et romanesque avec qui elle jouait du clavecin, chantait, lisait de la poésie, en tout

bien tout honneur. Mais Albert revient, Charlotte avait presque oublié qu'ils étaient fiancés, ce qui ruine les

ambitions amoureuses de Werther. N'écoutant que sa vertu et la promesse faite à sa mère mourante,

Charlotte éloigne temporairement celui-ci, et épouse Albert. Mais Werther revient, il persiste dans sa passion

pour Charlotte, alors que la deuxième sœur, Sophie, est libre et prête à l'aimer. Il adresse des lettres

désespérées à Charlotte et finit par se donner la mort, sa bien-aimée le rejoignant dans sa

petite chambre pour assister à son agonie.

Petite chambre de Werther encore visible aux saluts, et fosse d'orchestre

Petite chambre de Werther encore visible aux saluts, et fosse d'orchestre

Charlotte se reproche de n'avoir écouté que sa vertu et d'avoir ainsi tué l'homme qui l'aimait, et lui rend

ses baisers, pendant que les enfants, des coulisses, chantent le chant de Noël que le père leur a appris.

Furieusement romantique, donc, mais extraordinairement populaire. Le public est conquis.

La musique, interprétée par l'orchestre de l'Opéra national de Paris sous la direction de

Giacomo Sagripanti est belle et naturelle, figurative, mélodique.

Les cordes graves dans la fosse d'orchestre

Les cordes graves dans la fosse d'orchestre

Les solistes, particulièrement le ténor qui a le rôle titre et les deux sœurs, mezzo-soprano et soprano,

sont acclamés. Les enfants ont des voix cristallines et tiennent très bien leur rôle. La mise en scène

de Benoît Jacquot, que je connais comme réalisateur de cinéma, est sobre et classique, les volumes des décors

sont déformés selon des lignes de fuite, qui leur ajoutent une perspective onirique entre la peinture et le réel.

Cette mise à distance est bienvenue pour adhérer à l'histoire, car qui aujourd'hui irait se tirer une balle pour

être tombé amoureux de la sœur qu'il ne fallait pas ? J'ai passé une partie de la représentation à réfléchir

(en tâche de fond, comme dit mon ordinateur...), à cette bizarrerie de l'esprit humain qui acclame une œuvre dont

le propos est tombé en désuétude. Qu'y trouvons-nous qui justifie cet engouement ? La musique est belle,

bien sûr, mais n'y aurait-il pas un regret de ce romantisme exacerbé, de cette exigence de pureté d'une

époque révolue, qui régissait autrement les rapports amoureux ? Je vous laisse juges...

Le spectacle est très agréable, on passe une excellente soirée, je recommande vivement.

Les chanteurs lyriques et le chef d'orchestre (au centre)

Les chanteurs lyriques et le chef d'orchestre (au centre)

A la sortie de l'Opéra, qui s'effectuait avec fluidité, j'ai entendu des jeunes femmes exprimer qu'elles avaient passé

un moment charmant, et remercier celle d'entre elles qui les avaient entraînées à cette représentation.

Romantisme, quand tu nous tiens !

 

Sylvie, blogmestre

 

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 17:30

J'ai pris le RER ce matin juste après avoir oblitéré mon ticket, à 9h30, direction Paris, le dernier ticket du

carnet. A l'arrivée à Saint-Michel Notre-Dame, j'ai acheté à 9h51, à la sortie du RER qui donne sur le parvis

de la cathédrale, un nouveau carnet de tickets de RER. L'appareil qui délivre des reçus mentionnant

Notre-Dame était « indisponible », le reçu obtenu ne mentionnait que Saint-Michel.

Oblitération du RER à 9h30, et achat de tickets à l'arrivée à 9h51

Oblitération du RER à 9h30, et achat de tickets à l'arrivée à 9h51

Notre-Dame était en grande effervescence de cloches pour annoncer la messe de 10h...

 

 

 

Je m'assis parmi l'assemblée pour entendre et participer à la messe grégorienne, avec l'impression un peu

perturbante que nous étions tous enregistrés sur carte SDHC par plusieurs groupes japonais successifs qui visitaient

l'édifice en bordure de l'espace liturgique, ce qui m'a rappelé la répétition générale du Requiem de Brahms en octobre

dernier à Saint-Pierre de Lisieux, où des touristes faisaient des selfies devant la soliste et le choeur... Rançon de la

haute réputation du lieu, placidité de la cathédrale, qui accueille les croyants comme les amateurs de selfies !

 

Liturgie du jour

Liturgie du jour

La lecture du jour parlait des membres du corps de l'Eglise, précisément , où il y a place pour chacun, et

où nul membre ne peut remplacer un autre membre. L'Evangile annonçait la Bonne nouvelle d'une année

favorable aux pauvres, aux opprimés, aux malades ou invalides, et le prêtre fit opportunément observer que

les précaires de notre société étaient bien plus nombreux que les possédants. En rapprochant ces deux

textes, on pouvait comprendre que les malchanceux de la vie étaient indispensables au grand corps spirituel,

et que leur présence, avec leur insuffisance physique ou sociale, apportait quelque chose de positif à

l'ensemble. C'est peut-être une interprétation subjective... comment faut-il comprendre « annoncer aux

aveugles qu'ils retrouveront la vue » ? Par des progrès de la médecine qui reconnecteraient le nerf optique,

ou en apprenant aux mal-voyants en tout genre à voir différemment, avec toutes les interprétations

que l'on peut donner à l'expression « mal-voyant » ? Les développements peuvent être nombreux.

La Bonne nouvelle reste qu'il y a de la place et de l'espoir pour tout le monde !

Kyrie grégorien du jour

Kyrie grégorien du jour

J'ai poursuivi mon déchiffrage de l'écriture grégorienne, qui continue de progresser.

A la fin de la célébration, deux jeunes femmes japonaises se sont assises devant moi, et ont sorti leur téléphone mobile

pour filmer. J'ai fait signe qu'il ne fallait pas, et expliqué en anglais à voix basse qu'il fallait qu'elles restent sur le côté,

hors de l'espace liturgique, si elles voulaient prendre des images. Elles étaient de bonne composition.

Je suis ressortie de l'enceinte liturgique et ai filmé brièvement la sortie de la célébration.

 

Puis j'ai rejoint le métro Cité devant la préfecture de police, où j'ai acheté à 11h14 un carnet

de tickets de métro, ayant complètement épuisé les miens.

Achat de tickets à 11h14 et oblitération à la station Cité entre 11h et midi

Achat de tickets à 11h14 et oblitération à la station Cité entre 11h et midi

Avant de prendre le métro, j'ai fait un petit tour au marché aux oiseaux qui est près de la station

de métro et qui pépiait et gazouillait, voire caquetait, en ce matin du 24 janvier.

Qui observe qui? Eux ou moi?

Qui observe qui? Eux ou moi?

Puis j'ai repris le métro avec le ticket oblitéré ci-dessus, D pour dimanche, 1 pour ante meridiem, 12 pour entre 11h et 12h,

03 pour troisième semaine de l'année... jusqu'à la station Alésia, et de là chez mes parents, dans le 14è arrondissement,

où j'avais laissé ma voiture jeudi dernier, jour où j'étais supposée récupérer mes affaires enfermées dans leur appartement

depuis le 1er décembre... mais personne n'était là ce 21 janvier pour m'en ouvrir la porte, et mes affaires y sont toujours

enfermées. Heureusement, j'avais acquis en chemin une très belle tige à fleurs multiples d'amaryllis rouge, en boutons,

et c'est une bonne nouvelle que la beauté somptueuse de ces fleurs chez moi !

 

Sylvie, blogmestre

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 17:35

Hier soir, j'ai eu la chance inespérée d'assister à la première de Lucrèce Borgia, pièce de

Victor Hugo, mise en scène par Denis Podalydès, à la Comédie Française.

Billet de première

Billet de première

J'avais une place en hauteur à la corbeille, d'où l'on voyait très bien. La salle était pleine.
 

La salle Richelieu vue de la place 183

La salle Richelieu vue de la place 183

Lucrèce Borgia vécut de 1480 à 1519, en Italie, elle était la fille bâtarde de Rodrigo Borgia, qui devint pape sous le nom

d'Alexandre VI, la sœur de Jean et de César Borgia, et l'épouse en troisièmes noces du Duc de Ferrare. La vraie Lucrèce

est morte à 39 ans, elle aurait eu quatre à huit enfants selon les sources. La famille Borgia avait une solide réputation

d'élimination des indésirables, mais Lucrèce était aussi protectrice des arts et des lettres, mécène. Beaucoup de romanciers

ont fait de Lucrèce Borgia une créature monstrueuse, suivis en cela par les cinéastes, créateurs de jeux vidéos, etc...

En voyant les portraits de la jeune femme, on conçoit quelques doutes.

 

Lucrèce Borgia, Duchesse de Ferrare

 

La pièce de Hugo appartient aux créations de l'esprit qui ont fait de Lucrèce Borgia une créature

romanesque. Cette vision de l'auteur, qui n'est pas la stricte réalité historique, est une création forte sur

laquelle il y a beaucoup à commenter. Elle raconte comment Lucrèce Borgia, selon Hugo, débauchée

et empoisonneuse notoire, aurait eu un enfant d'une relation incestueuse avec l'un de ses frères.

Cet enfant, Gennaro, aurait grandi loin d'elle, dans les montagnes, et elle aurait fini par le retrouver à

Venise. La pièce est dominée par le personnage titre, joué avec beaucoup de bonheur par Guillaume

Gallienne, qui a la puissance et l'art de porter cet être monstrueux découvrant en elle l'amour maternel

et aspirant à la repentance. En face de Lucrèce, il y a l'objet du désir d'être mère, en la personne frêle de

Gennaro, le fils caché fruit d'un inceste, incarné ici par Suliane Brahim, déjà évoquée sur ce blog dans

Juliette et Roméo. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas une pièce transgenre...

La distribution suit une logique qui privilégie le rapport des puissances. Lucrèce est grande, sans être

massive, la silhouette reste féminine, je l'ai même trouvée belle, avec sa perruque aux longs cheveux

bouclés, et sa robe à vertugadin noire. Elle a la beauté d'une femme de quarante à cinquante ans, qui

découvre un fils qui en a vingt. Elle a une voix assez grave pour se permettre de grands éclats sans tomber

dans le ridicule, et paraître à volonté inquiétante, et très dangereuse. Mais elle peut aussi être une mère

inquiète pour son enfant, comme toutes les mères. Le contraste avec la silhouette frêle de Gennaro,

à la beauté juvénile, au pied menu, à la voix haute, est saisissant. C'est ce petit être courageux et

fragile que Lucrèce a enfanté, et qui brise sa carapace pour en libérer l'amour. L'opposition entre les

deux rôles nécessitait une différence de puissance physique entre les deux acteurs qui les interprètent,

c'est magistralement réussi. On peut voir des photos de la pièce prises par une photographe,

Agathe Poupeney, en suivant ce lien .

 

Le Pape Alexandre VI, père de Lucrèce Borgia

 

La pièce est aussi dérangeante. Hugo crée un monstre, lui attribue des crimes et des comportements

qui heurtent la morale, pour démontrer que l'amour maternel, sentiment pur, peut susciter dans le

personnage monstrueux de Lucrèce un désir de pardon et une volonté de s'amender. Mais la noirceur

de sa Lucrèce finit par engendrer une situation de non-retour ne pouvant déboucher que sur le drame

final. Elle sauve son fils Gennaro d'un premier empoisonnement, mais, empoisonné une seconde fois, il la

tue par le fer avant qu'elle ait pu le convaincre d'avaler l'antidote, ils meurent donc ensemble. Personnellement,

j'aurais volontiers arrêté la pièce lorsque Lucrèce sauve son fils du premier empoisonnement, elle se rachetait et c'était

une belle fin... Je dois être une piètre dramaturge. Il fallait pour Hugo que le sang des Borgia coule, celui de la mère

monstrueuse et celui du fils conçu dans une relation immorale, pour que toute faute soit lavée. Peut-être

était-ce la vision rédemptrice du XIXè siècle, mais qu'elle semble dépassée aujourd'hui ! Le génie de

Guillaume Gallienne est d'ailleurs d'avoir, par son art et son talent, fait passer aux spectateurs un

enchaînement de situations qui ne nous paraîtrait pas du tout aller de soi de nos jours.

 

La mise en scène de Denis Podalydès est soignée, les costumes sont des copies de costumes d'époque

sobres et seyantes, les messieurs sont très gracieux en culotte bouffante de velours noir sur des collants

qui prennent bien la jambe, avec de fines chaussures noires, et des chemises blanches. Une véritable

gondole flottait même sur la scène au début de la pièce, qui se passait à Venise...

Les acteurs ont été très applaudis, j'ai pris quelques photos, médiocres par rapport à celles d'Agathe Poupeney,

mais ce sont les miennes ! Un beau spectacle, une très belle composition d'acteurs, que je recommande

chaudement. Chapeau bas, Guillaume, vous voici passé à la postérité, si ce n'était déjà fait.

 

Sylvie, blogmestre

 

Les acteurs aux rappels, Guillaume Gallienne au centre en robe noire (sans perruque...)
Les acteurs aux rappels, Guillaume Gallienne au centre en robe noire (sans perruque...)

Les acteurs aux rappels, Guillaume Gallienne au centre en robe noire (sans perruque...)

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 12:15

J'ai assisté hier soir au concert de l'Orchestre de Paris à la Philharmonie. J'avais réservé une place

sur Classictic , qui en avait encore, alors que celles de la Philharmonie étaient épuisées.

 

(Précision: j'avais pris par erreur un billet à la Philharmonie pour le même concert le 20 janvier, auquel je n'ai pu participer

puisque j'avais déjà réservé pour  le 20 janvier une place au concert des Enfoirés, j'ai donc donné la place du 20 janvier

pour la Philharmonie à une choriste, et j'en ai racheté une pour le 21 janvier, les places de concert n'étant pas

échangeables). Il est utile de le préciser, car la place à la Philharmonie du 20 janvier était à mon nom, mais ce n'est pas

moi qui l'ai utilisée. Le 20 janvier au soir, j'étais à Bercy, et le 21 janvier au soir, à la Philharmonie.

La réservation originale du concert du 21 janvier

La réservation originale du concert du 21 janvier

Mais au contrôle de la Philharmonie, les billets e-Ticket ne sont pas flashables car ils ne comportent pas

de code-barre... J'ai donc récupéré mon billet avec code-barre au retrait des billets prépayés.

Billet de substitution, même place, même n° de dossier, mais avec code-barre

Billet de substitution, même place, même n° de dossier, mais avec code-barre

La salle était effectivement très pleine. J'étais à l'arrière-scène, ce qui finalement correspond à

une place de choriste en activité lors d'un concert, derrière, l'orchestre, face au chef!

La grande salle de la Philharmonie vue de la place H209 de l'arrière-scène

La grande salle de la Philharmonie vue de la place H209 de l'arrière-scène

Le programme de la soirée était composé de la suite Aladdin de Carl Nielsen, du concerto

pour violon n°1 de Dimitri Chostakovitch, et de la 9è symphonie, en ut majeur, de Franz Schubert,

interprétés par l'Orchestre de Paris, sous la direction de Paavo Järvi. La suite Aladdin en sept mouvements

a été créée par Carl Nielsen, compositeur danois (1865-1931), en 1919. Commençant par une Marche

orientale au son des tambours et des cymbales, l'oeuvre alterne les tempos, et les impressions, jusqu'à la

Danse nègre puissante et syncopée de la fin. J'ai trouvé cette suite, que je ne connaissais pas, très

intéressante, alternant les sonorités, chatoyante, immédiatement suggestive, et très agréable à écouter.

Puis nous entendîmes le premier concerto pour violon de Chostakovitch, interprété au violon solo

par Lisa Batiashvili, qui est une jeune violoniste géorgienne. Elle portait une robe de sirène, avec une longue jupe

bleue et un haut échancré scintillant couvert de sequins, semblant une multitude de petites écailles brillantes. Très joli!

La musique de Chostakovitch, en revanche, n'était pas faite de mélodies voluptueuses nécessitant que

les marins s'attachassent aux mâts de leurs navires pour y résister. Techniquement très exigeante pour

la jeune interprète, qui était parfaite dans son exécution, j'ai trouvé l'oeuvre assez aride. Lisa Batiashvili

n'en avait que davantage de mérite, que la salle lui reconnut sans conteste sous forme d'applaudissements

et de rappels. Il y eut un bis avec l'orchestre, et j'eus du mal à prendre une photo nette.

 

Lisa Batiashvili aux rappels, de dos

Lisa Batiashvili aux rappels, de dos

Après l'entracte, il restait l'oeuvre principale, la 9è symphonie de Schubert, dernière symphonie achevée

par le jeune compositeur romantique, décédé à l'âge de 31 ans. Retrouvée par Schumann dix ans après

la mort de Schubert, la première exécution de cette symphonie sera confiée à Félix Mendelssohn en 1839.

La 9è symphonie de Schubert est dite " Grande symphonie en ut majeur", car Schubert avait déjà écrit

une symphonie en ut majeur, la sixième, qui deviendra la "Petite" après la découverte de la 9è. La 9è

de Schubert dure environ une heure, ce qui est une durée de longueur inédite à cette époque pour

une symphonie en quatre mouvements exclusivement instrumentale. Elle fait la part belles aux bois, en

particulier au hautbois. Contemporaine de la première symphonie de Beethoven, elle préfigure toute

la musique romantique. Belle, équilibrée, envoûtante, personne ne se plaindrait de sa durée! Paavo Järvi,

qui est à la tête de l'Orchestre de Paris depuis 2010, et qui est Commandeur des l'Ordre des Arts et

Lettres tient l'Orchestre de Paris au bout de ses doigts, c'est très perceptible en le regardant diriger. Sa

direction est précise et énergique, et la communication entre ses musiciens et lui est intense sans effort.

L'Orchestre de Paris et Paavo Järvi

L'Orchestre de Paris et Paavo Järvi

Toutes les bonnes choses ayant une fin, la symphonie 9è dit "Grande" se termine vers 23h10.

Nous repartons dans le froid vers le métro de la Porte de Pantin, qui a décidé de faire la grève des tickets... pour une raison

inconnue ses machines à poinçonner ne marchent pas, et on nous ouvre une porte pour que nous puissions passer

quand même. Mais la gare du Nord, quelques stations plus loin, poinçonne bien tout ticket de RER qui se présente!

 

Sylvie, blogmestre

Ticket de RER de retour, validé Gare du Nord à 23h41, le 21 janvier 2016

Ticket de RER de retour, validé Gare du Nord à 23h41, le 21 janvier 2016

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