6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 19:43

Hier soir j'ai entendu un groupe de jazz féminin dans la grande salle de la Philharmonie. La soirée

s'appelait « Ladies ! » et j'avais une place à visibilité réduite (et au prix assorti), ce qui me laissait perplexe

puisque le propre de la grande salle de la Philharmonie, c'est qu'on voit bien partout...

 

Place très correcte pour le tarif

Place très correcte pour le tarif

J'ai failli suspendre brutalement ma carrière de blogueuse hier soir, avant ce concert, car un livreur de pizza à cyclomoteur m'a

ratée de peu en descendant à fond les gaz un trottoir que je m'apprêtais à prendre. Il s'est excusé d'un air ravi (de m'avoir ratée?),

et a bien ri quand je lui ai dit de ne pas le refaire... Cent mètres avant, c'était un jogger pressé qui m'aurait percutée si je ne

m'étais pas effacée pour le laisser passer, sur le trottoir précédent... Un début de soirée tout en courtoisie.

 

Il n'y eut pas d' autre incident, j'arrivai en avance à la Philharmonie. Ma place était au deuxième balcon,

sur le côté. La visibilité réduite tenait au fait que la scène avait été déplacée vers l'arrière.

J'étais dans les volutes, près de l'orgue, et c'était les barres de protection qui gênaient la visibilité.

La grande salle vue du bout du deuxième balcon

La grande salle vue du bout du deuxième balcon

J'ignorais que la scène et l'arrière scène étaient modulables... A la place où, le 3 mars, j'avais vu jouer

l'Orchestre de Paris, il y avait des spectateurs en parterre. Et l'arrière scène où j'étais spectatrice

le 3 mars avait été démontée pour y mettre une autre scène, plus étroite, où se produirait

le groupe de jazz. Cette grande salle était pleine de ressources, finalement !

Le parterre de spectateurs ajouté à la place de la scène habituelle

Le parterre de spectateurs ajouté à la place de la scène habituelle

Je confesse ne connaître à peu près rien au jazz, à l'exception du jazz classique de type

Nouvelle-Orléans. Ce qui m'avait incitée à venir à ce concert, c'est le côté féminin du groupe. Il était

composé de sept jeunes femmes : Renee Rosnes au piano, Cécile Mc Lorin Salvant au chant, Anat Cohen

à la clarinette, Melissa Aldana au saxophone, Ingrid Jensen à la trompette, Linda Oh à la contrebasse,

et Terri Lyne Carrington à la batterie, de nationalités ou d'origines différentes. Aucune mention du

programme joué dans le programme écrit, seulement les itinéraires de ces musiciennes brillantes. J'étais

ravie de découvrir qu'il n'était pas indispensable d'être un monsieur enrobé et transpirant pour jouer

correctement du saxophone, et qu'une jeune femme svelte pouvait aussi parvenir à un résultat étonnant...

 

Le groupe de jazz féminin

Le groupe de jazz féminin

Pour le reste, la soirée fut pour moi une suite d'improvisations rythmées par la batterie, en point de repère,

dont les cymbales vibraient visuellement d'ondes stationnaires, produits de l'interférence entre la battue

de la batteuse, et la fréquence alternative de l'éclairage. J'ai surtout été enchantée par la chanteuse,

et par la clarinettiste, dont le jeu avait des sonorités de musique traditionnelle, comme j'en avais entendu

lors de journées de danses israéliennes pratiquées autrefois à Strasbourg. Ah, la clarinettiste est Israélienne, j'avais

deviné juste ! La chanteuse avait une voix superbe, le livret dit qu'elle avait commencé par la musique

baroque, et lyrique, elle est polyvalente, bravo ! Pour les autres instruments, je ne suis pas habilitée

à commenter, à part la batterie, classique, sauf pour l'exécutante. Il ne faut donc pas être

un rockeur vétéran à catogan pour battre très bien, encore une conquête féminine, yeepie !

 

Ladies!

Voici un court extrait du bis, solo de trompette (il était interdit d'enregistrer le concert, mais le bis était hors concert,

quoique l'on ne connaissait pas les limites du concert), copyright respecté, moins de 20 secondes.

 

 

C'était une soirée très agréable. Elles ont été rappelées plusieurs fois et ont joué une pièce en bis,

puis devant l'intensité de l'enthousiasme, une deuxième. C'est un autre indice de féminité, elles ne

sont pas blasées par la réussite, ni aveuglées par leur notoriété,souhaitons

qu'elles gardent longtemps cette fraîcheur !

 

Sylvie, blogmestre

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 22:45

J'ai entendu hier soir un très beau concert de l'Orchestre de Paris dans la grande salle de la Philharmonie,

sous la direction de Paavo Järvi. Il y avait au programme le concerto n°3 pour piano et orchestre de

Beethoven, le concerto pour flûte et orchestre de Nielsen, et la troisième symphonie de Sibelius.

Position de concert

Position de concert

Vision un peu tango de la grande salle

Vision un peu tango de la grande salle

La salle était très pleine, comme c'est le cas actuellement pour tous les concerts de la Philharmonie

(ceux auxquels je peux assister, et ceux qui sont déjà complets!) On ne peut que s'en féliciter, cela atteste que

cette belle salle et les formations musicales qui s'y produisent ont trouvé leur public.

Je retrouvai, pour ma part, avec grand plaisir l'Orchestre de Paris et Paavo Järvi. Le concert débuta par

le troisième concerto pour piano et orchestre de Ludwig van Beethoven, l'avant-dernier qu'il put créer

lui-même, du fait de la progression de sa surdité. Le livret évoque le cauchemar du tourneur de pages,

lors de la création de ce concerto à Vienne en 1803 par le virtuose Beethoven, car les pages étaient pour

la plupart vides, avec "quelques hiéroglyphes" qui devaient servir d'aide-mémoire... Le compositeur, n'ayant

pas eu le temps de retranscrire l'intégralité de l'oeuvre sur papier, improvisait à partir de ces notations!

Ce concerto est une oeuvre pivot entre les deux premiers et les deux derniers qu'il écrira pour cet

instrument, dégagé des influences mozartiennes, et sur le point d'être pleinement maître de son art.

J'aime beaucoup ce concerto, que je connais quasiment par coeur...

Radu Lupu, qui jouait la partie de piano dans le concert du 3 mars était un interprète

brillant et sensible de l'oeuvre. Il fut beaucoup applaudi, et rappelé, et joua un bis.

Radu Lupu, le pianiste du 3è concerto de Beethoven

Radu Lupu, le pianiste du 3è concerto de Beethoven

Après l'entracte, il y eut un concerto pour flûte et orchestre de Carl Nielsen. Le flûtiste était

Vincent Lucas, qui est un soliste de l'orchestre de Paris, et l'orchestre se fit plus petit pour l'accompagner.

C'était un concerto en deux mouvements, créé en 1926, dont je me réjouissais à l'avance, mais l'oeuvre

n'a pas comblé mon attente, malgré une belle prestation du soliste. Ce n'est pas l'interprétation, c'est

l'écriture. Je n'y ai pas retrouvé ce qui fait le charme habituel des dialogues entre la flûte traversière,

instrument doux, et l'orchestre. Cependant, le concerto fut applaudi, et le soliste rappelé.

Paavo Järvi et Vincent Lucas

Paavo Järvi et Vincent Lucas

La troisième oeuvre de la soirée était la troisième symphonie de Jean Sibelius. Elle a été créée en

1907 par le compositeur finlandais, et comporte trois mouvements. Pour cette symphonie, l'orchestre

était composé d'un nombre plus important de musiciens que pour les concertos, il y avait huit contrebasses.

Ce qui s'avéra nécessaire, car le premier mouvement commençait par une introduction des cordes

graves, contrebasses et violoncelles. Cette symphonie était très agréable, gracieuse et émouvante.

L'orchestre et le chef l'interprétèrent superbement, et furent très applaudis et rappelés.

L'orchestre de Paris face au public

L'orchestre de Paris face au public

L'orchestre de Paris face au public de l'autre côté

L'orchestre de Paris face au public de l'autre côté

Nous sommes sortis tardivement de l'édifice. Le concert suivant serait très différent,

quoique localisé au même endroit (à suivre...)

 

Sylvie, blogmestre

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 11:40

Hier soir, j'ai eu la chance, grâce à une proposition de tarif promotionnel de l'Opéra Bastille,

d'assister à la première de l'opéra "Les Maîtres chanteurs de Nuremberg" de Richard Wagner.

Billet promotionnel bien sympathique

Billet promotionnel bien sympathique

Enfin, plus précisément, j'ai assisté aux actes II et III car, étant arrivée à 18h pour le premier acte

qui débutait à 17h30, je n'ai pu entrer dans l'opéra qu'au premier entracte, c'est-à-dire à 19h.

 

L'opéra de Wagner dure quatre heures et vingt-cinq minutes. Il est en trois actes, séparés par deux entractes de quarante-cinq

et trente minutes. Ce qui fait cinq heures et quarante minutes de présence dans l'édifice, justifiant l'heure inhabituelle

de début du spectacle, 17h30, que je n'avais pas remarquée en achetant le billet. Les opéras « plus courts » (tout est relatif!)

comme Don Giovanni, commençaient à 19h. Pour être à 17h30 à l'opéra Bastille, il me fallait partir à 16h30, je n'y suis pas

parvenue. Mais je n'étais pas la seule à arriver vers 18h puisque deux autres personnes connaissaient en même temps que

moi la même mésaventure. Le monsieur me dit que d'habitude pour Wagner, c'était 18h, et que ça l'avait induit en erreur.

Et que d'autres personnes arriveraient probablement à 19h ou 19h30 (c'est à dire pendant le premier entracte). Nous fumes

priés de revenir au premier entracte, et l'on me remit un programme à cet effet, pour que je sache quand revenir.

 

Extrait de la fiche de l'opéra

Extrait de la fiche de l'opéra

J'avais une heure à patienter, dans un café voisin, que j'utilisai à réviser du droit et à lire ce que j'avais

trouvé sur l'intrigue des Maîtres chanteurs, plus tôt dans l'après-midi.

Maîtres chanteurs

Vers 19h, je pus entrer dans l'enceinte de l'opéra, et faire flasher mon billet. Il y avait une grande

effervescence car un buffet y était organisé. Un couple passa avec une bouteille de vin rouge et deux

verres, allant vers un balcon extérieur. D'autres faisaient honneur au buffet et buvaient du champagne.

D'autres encore avaient apporté un sandwich léger ou des fruits. Puis chacun regagna sa place.

La mienne était en bout de rangée au deuxième balcon. Quelqu'un que je ne connaissais pas

l'avait occupée au premier acte, mais je l'ai récupérée sans difficulté.

Vue de la salle depuis ma place

Vue de la salle depuis ma place

Une série de petites silhouettes vinrent soulever le rideau au début du deuxième acte, qui se leva sur

un curieux décor : tout l'intérieur d'un logement était à taille de géant, avec des humains semblant

minuscules à l'intérieur, lilliputiens. Je ne sais pas quel était l'objet de ce changement d'échelle du décor, mais c'était

inconfortable pour la jugeotte, et la mienne était mal en point hier soir, ce qui n'arrangeait rien... Au troisième acte, les

proportions du mobilier redevinrent normales, à taille humaine, à mon soulagement,

puis les deux tailles d'habitat cohabitèrent sur scène.

 

Voici l'intrigue : à Nuremberg, au XVIè siècle, la confrérie des Maîtres chanteurs organise un concours

de chant selon des principes bien établis, dont le prix est la main d'une jeune fille. Celle-ci, Eva, est

courtisée par Walther, un jeune propriétaire terrien, qui ignore tout de cet art. Mais Eva connait le

cordonnier Sachs, qui, lui, maîtrise parfaitement cette composition. Un autre individu célibataire s'intéresse

à Eva, il s'agit de Beckmesser, qui chante des textes bizarres en s'accompagnant sur une mandoline

désaccordée (!) Enfin, le cordonnier a un apprenti, David, qui est amoureux de la nourrice d'Eva, Magdalene.

Après que Beckmesser s'est bien rendu ridicule, Walther emporte l'épreuve en chantant un poème

de sa composition, que Sachs a soigneusement supervisé et corrigé. C'est la liesse générale dans la

bourgeoisie et le peuple de Nuremberg en fête, qui célèbre les noces des deux promis,

et celles de David et Magdalene.

 

Le couple Eva - Walther et la foule

Le couple Eva - Walther et la foule

L'orchestre et les choeurs de l'opéra de Paris étaient dirigés par Philippe Jordan, qui monta sur

scène aux saluts. Cet opéra de Wagner est une coproduction de l'Opéra de Paris et du Festival

de Salzbourg, mis en scène par Stefan Herheim.

Philippe Jordan, les jeunes mariés, et le petit peuple de Nuremberg

Philippe Jordan, les jeunes mariés, et le petit peuple de Nuremberg

Les chanteurs les plus applaudis furent évidemment les rôles principaux, avec un cote de popularité

très marquée de Gerald Finley, baryton, qui jouait Sachs (il était malicieux et parfait pour le rôle).

Usuellement, lorsqu'il y a « un grand air » de soliste dans un opéra, le compositeur a prévu un temps

de pause juste après pour que le public puisse applaudir. Rien de tel ici, nous ne pouvions nous exprimer

qu'à la fin des actes. Ainsi le remarquable quintette du troisième acte passa sans être applaudi, faute

d'espace sans musique pour le faire... A la fin, on avait l'impression que l'orchestre, le choeur et les

solistes se répondaient en circuit fermé, ils s'occupaient même des applaudissements entre eux !

(c'était dans la partition, ou dans la mise en scène). Nous nous sommes rattrapés, longuement,

à la fin de l'opéra. Voici un peu de publicité enthousiaste de la part du public...

 

 

Applaudissements et saluts à la fin de l'opéra

 

C'est un très bel opéra, joyeux, qui se passe dans une province prospère et riche de ses traditions,

un hymne à l'Allemagne artistique des poètes et des musiciens. J'ai souri d'entendre les chanteurs se saluer d'un

« Grüss Gott », particulier aux Länder du sud, expression qui nous amusait quand j'étais stagiaire en Goethe Institut, du côté d'Ulm,

il y a longtemps. L'inoubliable thème des Maîtres chanteurs vous restera dans la tête pendant des jours et

des jours... Si vous aimez Wagner, et que vous avez le sens de l'organisation, pour l'horaire, n'hésitez pas !

 

Sylvie, blogmestre

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 17:51

Louis-Michel, ténor du Choeur Un, nous informe qu'il va ce soir au théâtre Clavel voir un spectacle

qui s'appelle "La différence". Je cite: "Elle est une femme, Il est un homme. Elle est blonde, Il est noir.

Elle est autoritaire, Il est tête en l’air. Elle est entendante, Il est sourd. Ces deux personnages plutôt

clownesques vont, avec beaucoup de sérieux et quelques mises en situation, définir pour vous le mot

« différence » ! Tout au long du spectacle, ils interprètent les paroles de chansons françaises

d’hier et d’aujourd’hui, accompagnés par leur complice musicien."

 

 

Vous pouvez vous joindre à lui, c'est à 19h30 au Théâtre Clavel, 3 rue Clavel, 75019 Paris,

ou y aller lors d'une prochaine séance, mais euh, c'est seulement le lundi...

Sylvie, blogmestre

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 11:30

Avant d'arriver en gare d'Arcueil-Cachan, il y a une longue côte à monter, du bout de laquelle on voit passer les trains,

ce qui permet de presser le pas, pour ceux qui y parviennent, car la pente est rude. Ce dimanche 28 février, je vis passer le train

de 9h32 du bas de la côte, et arrivai à 9h37 à quai*. La petite gare ferroviaire, héritée de la ligne de Sceaux, l'ancêtre

du RER B, avait une teinte rosée dans le soleil matinal. Je pris quelques photos en attendant le train suivant.

 

Gare de type ancienne ligne de Sceaux

Gare de type ancienne ligne de Sceaux

J'arrivai à Notre-Dame vers 10h, où la Maîtrise, composée de voix féminines,

accueillait musicalement les fidèles et la procession.

 

En-tête de la feuille liturgique du jour

En-tête de la feuille liturgique du jour

La première lettre de Paul aux Corinthiens évoquait les baptisés unis à Moïse dont les os jonchaient

le désert, parce qu'ils avaient désiré ce qui est mal, et nous mettait en garde. L'Evangile contait la

parabole du figuier sans fruits que son propriétaire voulait couper, car il épuisait en vain le sol.

Le vigneron chargé de l'entretien du verger, demanda un an de grâce pour qu'il bêche autour de l'arbre

et y mette du fumier, espérant que ces soins le feraient fructifier à nouveau, ce qui le

sauverait de l'abattage. Essayer de soigner, pour n'avoir pas à détruire.

Extrait de la messe grégorienne, introit

Extrait de la messe grégorienne, introit

Je suis ressortie de la cathédrale après la messe grégorienne, à cause d'un malaise. L'air froid du dehors m'a fait du bien,

 j'ai marché en direction de l'île Saint-Louis, et suis revenue vers le parvis au son des cloches qui annonçaient la messe de

11h30, en prenant quelques images de la cathédrale, et de cavaliers et chevaux de la garde républicaine, qui passaient par là.

 

Mon malaise avait cédé à l'air frais, je décidai d'assister à la messe internationale de 11h30, qui comportait

une missa brevis d'Antonio Lotti que j'avais chantée il y a quelques années, et que j'étais heureuse

d'entendre. La Maîtrise était mixte, composée de quatre solistes, pour une messe à quatre voix.

 

La première lecture fut extraite du livre de l'Exode, Moïse dans le désert voyait un buisson ardent

qui brûlait sans se consumer, et Dieu lui parlait de l'intérieur du buisson... C'est là que Dieu ordonna

à Moïse de faire sortir son peuple d'Egypte, et lui expliqua comment y parvenir.

Exode, le buisson ardent

Exode, le buisson ardent

Les deux autres lectures étaient les mêmes que lors de la messe grégorienne. Le sermon après

l'Evangile fut en partie en anglais, et en italien. La missa brevis de Lotti fut très joliment interprétée

par les quatre solistes de la Maîtrise, en trois parties Kyrie, Sanctus, Agnus Dei.

 

 

Notre-Dame, la travée gauche

Notre-Dame, la travée gauche

Je suis ressortie de la messe, et à 12h45, la cathédrale a sonné, alors que j'arrivai à l'escalier du RER**.

Après avoir dépanné un couple qui m'a semblé japonais, charmant, qui partait excursionner à Versailles

et peinait pour choisir et acheter les tickets de transport correspondants, je suis rentrée chez moi.

 

Sylvie, blogmestre

 

Ticket aller validé à 9h37

Ticket aller validé à 9h37

Achat d'un carnet avant le retour

Achat d'un carnet avant le retour

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 20:21

Dans le cadre de notre grande semaine de ballets, je suis retournée hier soir au

Palais des Congrès voir le Lac des cygnes de Piotr Ilitch Tchaïkovski (orthographe variable), interprété

et mis en scène par la troupe et l'orchestre de l'Opéra national de Lviv en Ukraine.

Panneau lumineux

Panneau lumineux

J'étais au milieu de la salle, d'où je voyais mieux la scène que quelques jours auparavant, mais moins bien les danseurs

individuellement, car myope, et beaucoup mieux la fosse d'orchestre, qui me parut cette fois d'une taille

suffisante pour contenir tout l'orchestre!

L'amphithéâtre vu de ma place

L'amphithéâtre vu de ma place

Billet côté de chez Swan

Billet côté de chez Swan

Je vais être assez brève pour cause d'examens imminents...

L'intrigue varie selon les interprétations, je vous livre celle que j'ai vue. Dans une cour germanique, le roi

et la reine décident de marier le prince Siegfried, ce qui donne des danses de présentation de

demoiselles ravissantes en tutus pastels, la reine étant vêtue d'un tutu long rouge avec manches et

couronne assorties. Siegfried a du mal à choisir. Le bouffon du roi, vêtu de blanc avec des petits losanges

multicolores, danse (particulièrement bien) et amuse la société (c'est la seule fantaisie du ballet). Puis Siegfried,

parti chasser avec une arbalète (!) rencontre une femme-cygne envoûtée par un magicien, Odette.

Ils dansent ensemble et tombent amoureux. Mais le magicien ne veut pas lâcher Odette, et amène sa

propre fille, Odile, le cygne noir, à la cour. Siegfried confond les deux cygnes et accepte d'épouser Odile.

Mais il retrouve Odette, son amour la sauve et tue le magicien, la déliant du sort qu'il lui avait jeté.

Cher Piotr Ilitch, après le coup du Casse-noisette, vous avez fait encore plus fort sur ce scénario-ci...

Le magicien et les cygnes

Le magicien et les cygnes

Le public a beaucoup aimé, et le grand amphithéâtre était plein à craquer. J'ai passé une très bonne

soirée, et vu un très beau spectacle de danse sur la très belle musique de Tchaïkovski, impeccablement

jouée par des musiciens de haut niveau. Mais la reine des souris m'a manqué... on ne se refait pas!

Disons que le Casse-noisette, facétieux et ingénieux, m'a plu davantage.

Siegfried, Odette, et les cygnes

Siegfried, Odette, et les cygnes

C'était évidemment remarquablement bien dansé, et l'orchestre était formidable. C'est l'histoire qui

manque de relief, et qu'on ne peut amender. Elle était améliorée par la mise en scène des danses à

la cour, et les drôleries du bouffon déjà évoqué. Mais finalement ce n'est pas si surprenant, les cygnes n'étant pas

des créatures réputées pour leur fantaisie et leur esprit! Je m'égare, mais pas tant que ça! Il existe des fins plus

tragiques de ce ballet (qui correspondent mieux au thème musical mélancolique du cygne selon Tchaïkovski)

dont le drame final rattrape alors la faiblesse de l'histoire, et des cygnes.

 

Le chef de l'orchestre, les deux amoureux, et les cygnes

Le chef de l'orchestre, les deux amoureux, et les cygnes

Je ne suis pas sûre que le cygne soit un bon personnage d'histoire, il est trop lisse. Je lui préfère

le canard, mais personne n'écrirait un ballet qui s'intitulerait le Lac des canards, à part Walt Disney, peut-être...

Je m'égare à nouveau, et retourne à mes études!

 

Sylvie, blogmestre

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 18:50

Pour une raison inconnue, tous les ballets arrivent en même temps dans notre belle capitale. Ainsi,

le Palais des Congrès et le Théâtre des Champs Elysées ont simultanément un programme de ballets

classiques cette semaine, avec les mêmes œuvres. En revanche, entendre un concert dans une grande salle est

devenu mission impossible, on oubliera pendant les vacances de février... C'est surprenant car il y a de la demande,

les Parisiens ne sont pas tous des fanas de glisse, et beaucoup sont à Paris en cette saison. Enfin...

c'est donc une semaine « ballets », et éventuellement d'autres activités.

Hier soir, j'ai fait la connaissance de l'immense amphithéâtre du Palais des Congrès, qui donnait le

Casse-noisette de Piotr Ilitch Tchaïkovski, joué et dansé par l'Opéra national de Lviv, en Ukraine.

 

 

Tri des spectateurs

Tri des spectateurs

Deux très longues queues serpentaient devant l'entrée des billets pairs, et l'entrée des billets impairs.

Des touristes non francophones faisaient des commentaires en anglais qui laissaient apparaître leur perplexité.

J'avais trouvé la bonne file, mais je ne savais plus qui était pair, de « odd » ou de « even », difficile de les aider...

Billet écureuil

Billet écureuil

J'étais à cinq rangs de la scène, et comme il y eut des absences, on m'a replacée à mon avantage. L'orchestre était

enfermé dans la fosse, je me souvenais du concert Casse-noisette à la Philharmonie, et me suis demandé comment ils

tenaient tous à l'intérieur... les violons et autres cordes plus volumineuses, la harpe, la celesta, les percussions, les flûtes,

hautbois, bassons... ? La fosse paraissait étroite et tout en longueur, mais c'était peut-être les grandes dimensions

de la salle qui donnaient cette impression. Même avec des absences, une fois que tous les spectateurs furent

installés, ils devaient être plusieurs milliers.

 

Amphithéâtre du Palais des Congrès

Amphithéâtre du Palais des Congrès

On nous pria de ne pas prendre de photos ni de films vidéo pendant le ballet. Le rideau de velours noir

se leva sur un deuxième rideau, d'une beauté surprenante, peint d'enfants et de rêves d'enfants, dans

une tonalité dominante bleue, un décor fantastique illustrant l'univers onirique de Clara, qui est l'héroïne

du Casse-noisette. Derrière le rideau, il y avait tout un décor de panneaux peints, avec des sortes de

couronnes dont la matière m'a amusée : je pense qu'elles étaient fabriquées à partir d'antennes de

télévision récupérées et soudées, avec des billes et des pointes dorées et argentées.

Voici un morceau de rideau et une couronne de matériau métallique recyclé.

 

Détail du rideau et couronne métallique

Détail du rideau et couronne métallique

Le décor à l'arrière de la scène représentait un sapin de Noël qui s'alluma pendant le ballet, un très

grand sapin fantastique, tout en hauteur. Rappelons que l'histoire est de Jacques Offenbach, et qu'il

s'agit d'un conte germanique. La jeune Clara fête Noël avec ses parents, et reçoit en cadeau un

casse-noisette en forme de soldat. Pendant la nuit, elle rêve que le casse-noisette s'anime, et devient

un beau prince qui l'emmène dans la neige faire un voyage... Mais avant, il y a un conflit entre

les jouets et l'armée des souris. En fait de souris, il y avait dans le ballet une créature grise et

bondissante, avec de petites oreilles, une reine des souris de rouge vêtue, avec couronne assortie,

et surtout de gros rats très musclés, en bande organisée, qui s'en prenaient aux poupées.

Les poupées se mouvaient avec le rythme saccadé des jouets mécaniques.

Les poupées, le père de Clara, et le décor, avec le sapin de Noël au fond

Les poupées, le père de Clara, et le décor, avec le sapin de Noël au fond

On voyait tomber de la neige sur le décor, en projection de gros flocons blancs. Il y avait deux Clara,

une Clara enfant, qui rêvait, supervisée par un adulte dont j'ai supposé qu'il était son père, et

une Clara adulte, qui partait en voyage avec le beau prince. Ils visitaient différentes contrées,

on se souvient qu'il y a dans le Casse-noisette des danses du thé, du chocolat, etc...

Chaque danse était illustrée par des danseurs en costumes spécifiques, sans excès, mais très jolis,

vêtus de blanc, ou de gris perle, ou de blanc cassé, avec des ornements dorés ou argentés. Seule

la reine des souris était en couleur, le père de Clara étant vêtu de noir et blanc, avec perruque Louis XVI.

 

Les danseurs du voyage, et la Reine des souris

Les danseurs du voyage, et la Reine des souris

Les danseurs étaient parfaits, l'orchestre aussi, tous étaient de grands professionnels.

La soirée fut un enchantement. Le rideau est tombé, puis s'est relevé, et les danseurs ont exécuté

quelques pas pour saluer, c'était le moment que nous attendions pour immortaliser la soirée !

 

Clara, son prince, et le chef d'orchestre, avec les danseurs du voyage derrière

Clara, son prince, et le chef d'orchestre, avec les danseurs du voyage derrière

Le chef d'orchestre est aussi monté sur la scène, tous étaient très gracieux. Le public, ai-je noté,

était différent du public que je rencontre aux concerts de musique classique, mais remarquablement

concentré pendant tout le spectacle. J'ai trouvé dommage que l'orchestre soit invisible...

Clara et son prince, les danseuses du voyage

Clara et son prince, les danseuses du voyage

Le personnel du Palais nous a très courtoisement salués quand nous sommes pasés devant eux

en sortant. Le retour a été fluide, malgré le grand nombre de personnes sortant du spectacle. C'était

une très bonne soirée. Avis aux amateurs de ballets, le Casse-noisette est joué à nouveau ce soir au

Palais des Congrès de la Porte Maillot, puis ce sera le Lac des cygnes samedi et dimanche prochains.

 

Sylvie, blogmestre

 

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 11:13

Hier soir, il y avait un concert donné par trois solistes féminines à Notre-Dame de Paris,

explorant les duos et trios féminins, de Jean-François Lallouette à André Capelet. Les trois solistes,

qui appartiennent ou ont appartenu au Choeur d'adultes de la Maîtrise de Notre-Dame étaient Cécile Achille,

Lucile de Trémiolles, et Clotilde Cantau. Elles étaient accompagnées à l'orgue par Yves Castagnet.

Notre-Dame de Paris, de la nef à la croix derrière  l'autel

Notre-Dame de Paris, de la nef à la croix derrière l'autel

La cathédrale applique le tarif réduit à tous les étudiants, même les atypiques dans mon genre,

ce qui est une bonne chose (je ne pense pas que les étudiants atypiques soient si nombreux,

et que la mesure ruinerait les autres lieux de concerts ou de spectacles...)

Itinéraire pour voix féminines

J'avais déjà entendu ce concert il y a quelques mois, et l'avais trouvé très joli (c'était aussi le cas

pour les motets de Bach et Mendelssohn présentés par la Maîtrise de la cathédrale le 16 février dernier). Le programme

mêle les compositeurs de la fin du XVIIè siècle-début du XVIIIè, et une messe à trois voix d'André

Caplet, qui est postérieur de deux siècles à la période baroque de référence. Le concert a commencé

par un Regina coeli de Lallouette (1651-1728), à trois voix avec un solo de première soprane, et un

accompagnement au petit orgue, et a continué par le Kyrie de la messe à trois voix de Caplet (1878-1925).

Cette messe est a capella, et malgré les deux cents ans d'écart, elle s'intègre très bien dans ce programme,

et offre aux trois solistes des harmonies plus actuelles qui mettent leurs voix en valeur d'une autre

manière que la musique baroque. Ont suivi deux pièces de JS Bach (1685-1750), pour soprano et alto,

en allemand (les autres pièces du concert étaient en latin), extraites des cantates BWV 78 et BWV 23,

accompagnées à l'orgue de choeur, puis le Sanctus a capella de la messe à trois voix de Caplet.

 

 

Sanctus de la messe à trois voix a capella d'André Caplet, extrait

 

Un interlude d'orgue de choeur seul marqua le milieu du concert. La seconde partie débuta par un Salve

Regina de Domenico Scarlatti (1685-1757), à trois voix avec petit orgue, suivi de deux pièces de

M-A Charpentier, dont le joyeux Flores, O Gallia (O France, répands les fleurs!)

 

 

Flores, O Gallia, de Marc-Antoine Charpentier, extrait

 

Les trois solistes ont chanté l'Agnus Dei de la messe de Caplet, a capella, et le concert s'est terminé

sur deux pièces de Lully (1632-1687), un Salve Regina, et un Regina coeli, tous deux accompagnés au

petit orgue. Les solistes et l'organiste ont été applaudis après chaque œuvre. Les interprétations étaient

très belles, et en lisant les biographies des trois solistes, on apprend qu'elles chantent aussi dans des

lieux prestigieux hors de la cathédrale. Nous leur souhaitons une très belle carrière musicale !

 

Il y eut un incident à la fin du concert, une partie du public a tenté de rejoindre les solistes derière l'autel, qui n'était pas protégé

par une barrière physique, pour leur exprimer son intérêt probablement. L'initiative fut promptement stoppée. Il est vrai que l'autel

est assez bas à Notre-Dame (je n'ai jamais vu personne tenter de rejoindre l'autel à la Madeleine ou à la Trinité après un concert...)

Je le mentionne car une sortie par le transept des artistes peut permettre au public de les remercier et .. éviter la transgression.

 

Sylvie, blogmestre

La rosace nord de la cathédrale, vue du transept

La rosace nord de la cathédrale, vue du transept

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 23:17

Cet après-midi, j'ai vu le film documentaire d'Amy Berg consacré à Janis Joplin, comète éphémère

tombée sur la planète du blues, au cinéma Le Panthéon, dans le Vè arrondissement.

 

Janis

Le cinéma était agréable, les sièges confortables, il avait une programmation de films d'art et d'essai,

et l'on m'a accordé le tarif étudiant, ce qui n'est pas le cas partout. « Janis, little girl blue » est sorti à Paris

il y a un mois environ, et depuis sa sortie je voulais le voir. Voici l'affiche du film :

 

Janis

Janis Joplin était une chanteuse de blues et de rock des années 60, originaire d'une famille protestante

du Texas, dont un musicien noir disait en riant « Are you sure she's white ? » tant sa voix rappelle le

blues afro-américain, puissante, éraillée souvent, enfin, pas la voix d'une petite Blanche du sud des USA

issue d'une famille convenable. Le film retrace sa vie, qui s'est terminée à l'âge de 27 ans. Depuis le début

de la narration, on serait, musicalement, en mode mineur, tant on sent le poids de la fin dramatique qui

approche. Janis rejetée par ses camarades de classe, puis découvrant ses capacités vocales extra-

ordinaires, elle interrompt ses études d'institutrice pour suivre un groupe musical, au début des années

soixante, dans l'incompréhension de ses parents. Janis part vivre à San Franciso, son talent est progressi-

vement reconnu, mais sa vie privée est cahotique, et elle fait l'expérience inéluctable des drogues.

Les sommets de la musique pop américaine de l'époque, les festivals Monterey pop et Woodstock, la

poussent à affirmer davantage son talent en coupant quelques liens supplémentaires, elle abandonne

les drogues, va mieux, mais la solitude la rattrape, et elle rechute. On l'a retrouvée sans vie dans un hôtel,

en 1970, sans savoir ce qui s'était passé, à part sa consommation d'héroïne. Une saleté d'accident.

L'album qu'elle préparait, Pearl, s'est vendu à plusieurs millions d'exemplaires. Dans le générique du film,

John Lennon, qui lui survivra dix ans, avant d'être assassiné par un fan, dit qu'elle lui avait enregistré

une cassette de bon anniversaire avant sa mort... Grandeur et misère des rock-stars.

Janis Joplin reste un cas à part dans la musique de blues, une voix inimitée.

Un film émouvant sur une artiste hypersensible (ce que nous sommes tous, n'est-ce pas?)

 

 

 

Sylvie, blogmestre

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 11:24

A 9h30, j'étais en gare d'Arcueil, et le train, à quai, démarra alors que j'allais en rouvrir les portes... Le ticket était redevenu

lisible*, mais le train suivant n'arriva à Saint-Michel Notre-Dame qu'à 10h01. J'arrivai à la cathédrale juste à temps

pour le début de la messe grégorienne. La Maîtrise était masculine. En ce deuxième dimanche de

carême, les chants destinés à être chantés par l'assemblée ressemblaient beaucoup à ceux de

la semaine précédente, ou étaient identiques, ce qui favorisait l'apprentissage.

Extrait du Credo grégorien, noter "de caelis" et non "de coelis"

Extrait du Credo grégorien, noter "de caelis" et non "de coelis"

La lecture extraite du livre de la Genèse évoquait Abraham concluant un pacte avec Dieu, qui lui

donnait, et à sa descendance, le pays « depuis le torrent d'Egypte, jusqu'au grand fleuve l'Euphrate »,

avec immolation d'animaux et brasier fumant pour sceller le contrat. L'autre lecture était une lettre

de Paul aux Philippiens reprochant à certains de manquer de spiritualité

« leur dieu, c'est leur ventre », Paul avait le sens de la formule qui frappe les esprits.

En-tête de la feuille liturgique du jour

En-tête de la feuille liturgique du jour

J'avais décidé de participer aux deux messes, celle de 10h, grégorienne, et celle de

11h30, internationale, car ce 21 janvier était le centième anniversaire de la bataille de Verdun.

J'ai vécu enfant à Verdun avec mes parents, c'était un lieu très particulier, imprégné, des dizaines d'années après 1916,

du sacrifice de centaines de milliers d'hommes, et vivant dans une sorte de commémoration permanente de leur mémoire. On ne

ressort pas moralement indemne de Verdun, même quand on n'est qu'un enfant, surtout quand les survivants de la guerre

y étaient encore nombreux à raconter ce qu'ils avaient vécu. Une seconde messe, donc, internationale,

pour Verdun et ses poilus bleus, ou verts, ou d'autres couleurs, et d'autres langages.

Bougies et prières devant un Christ en croix

Bougies et prières devant un Christ en croix

J'allai, entre les deux messes, chercher quelques cartes postales** représentant

des vitraux de la cathédrale, puis revins m'asseoir.

 

Vitrail d'avril

Vitrail d'avril

La messe internationale fut présentée en français, en anglais, et en italien . Un choeur américain

de lycéens, le Corona High School Madrigal singers, chantait une missa brevis de Haydn, nous fûmes

invités à les applaudir à la fin de la messe. Les trois lectures étaient les mêmes que précédemment,

et l'Evangile selon Luc racontait la transfiguration de Jésus, priant sur la montagne avec trois disciples,

qui virent son visage changer, et son vêtement devenir éblouissant. Puis Moïse et Elie vinrent parler

avec lui... vision hallucinante (ce n'est pas moi qui l'ai dit!) qui leur fit très peur. Pierre/Simon qui avait un grand

sens pratique proposa de monter trois tentes, ce qui déclencha une explication divine de la qualité

de Jésus, qui effraya encore davantage les apôtres, qui « en ces jours-là, ne rapportèrent à personne rien

de ce qu'ils avaient vu ». On les comprend, on aurait sans doute agi de la même manière.

Chant de communion chanté par la Maîtrise dans la messe grégorienne

Chant de communion chanté par la Maîtrise dans la messe grégorienne

La nef et un ange trompettiste

La nef et un ange trompettiste

Je suis ressortie de la cathédrale et suis retournée vers le RER, escortée par un pigeon amical,

un peu trop gros pour être un voyageur du Fort de Vaux, un peu trop gris pour être la colombe ou

la tourterelle de la Genèse, qui ne m'a pas suivie dans le sous-sol...

 

L'entrée de la station de RER sur le parvis de la cathédrale

L'entrée de la station de RER sur le parvis de la cathédrale

Puis je puis suis rentrée*** chez moi.

 

Sylvie, blogmestre

*Ticket de RER validé le 21 février à 9h30 à Arcueil-Cachan

*Ticket de RER validé le 21 février à 9h30 à Arcueil-Cachan

**Cartes postales

**Cartes postales

***Achat du ticket retour à St Michel Notre Dame à 12h46

***Achat du ticket retour à St Michel Notre Dame à 12h46

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