17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 11:15

Hier soir, j'ai vu au Théâtre Mogador une comédie musicale britannique de 1981 qui est actuellement à

l'affiche à Paris, en version française, après avoir fait des tournées internationales entre ces deux

dates, et avoir occupé la scène particulièrement longtemps à Broadway: Cats.

On sait les Anglais friands de chats, auxquels ils attribuent indifféremment le genre féminin.

Le Théâtre Mogador hier soir 16 décembre 2015

Le Théâtre Mogador hier soir 16 décembre 2015

J'avais eu un problème à la commande de mon billet, qui s'est affiché sous un nom altéré d'une lettre,

qu'il m'a été impossible de corriger. Je suis cependant entrée sans difficulté, le billet fut flashé

normalement, et mon identité ne fut pas contrôlée. La place qui m'avait été attribuée était curieusement

isolée des autres spectateurs, le balcon n'étant pas plein, et je fus replacée au troisième rang.

Le billet mal nommé

Le billet mal nommé

Voici une vue de la scène depuis le troisième rang du balcon, et du décor, une décharge sauvage vue par

un oeil de chat (c'est-à-dire plus grand que nature), un cauchemar environnemental pour l'éco-conseillère

que j'ai été... mais ma jeune voisine a adoré. C'est vrai que la comédie musicale date de l'époque grunge!

Vue de la scène depuis le troisième rang du balcon

Vue de la scène depuis le troisième rang du balcon

Je me suis interrogée sur le sol, multicolore, invisible du parterre, et probablement peu visible de la corbeille, mais omniprésent

vu du balcon, qui ne mettait pas en valeur les costumes des chats et leurs chorégraphies, un sol noir eut été préférable.

Les personnages de la comédie musicale étaient une troupe de chats, une quarantaine, très joliment

costumés, avec des oreilles roses ou grises et des touffes de poils aux joues, une queue derrière,

dansant, chantant, se contorsionnant et marchant à quatre pattes (enfin, les jeunes chats!).

Ils étaient accompagnés d'un orchestre en coulisse, dont les musiciens vinrent saluer à la fin.

L'histoire n'est pas limpide, j'ai compris qu'il s'agissait d'une tribu féline, les Jellicle Cats, réunis pour

qu'un sage chat, nommé Deutéronome, grosse boule de poils chenue, désigne parmi eux le chat qui pourra

vivre une nouvelle vie. Cette cérémonie prend place à la fin du spectacle, qui présente de multiples saynètes,

destinées à nous plonger dans le monde des chats (j'ai bien aimé les caniches et les pékinois, vus par les chats).

Séquence émotion avec une ancienne chatte-vedette, Grizabella, qui interprète la chason "Memory", la plus

connue du musical, qui a été chantée en de multiples langues par de multiples interprètes, la très belle version de

Barbra Streisand ayant tenu le haut du hit-parade pendant très longtemps, dans les années 80. L'interprète actuelle

de la version française est excellente, et a été très applaudie, elle s'appelle Prisca Demarez.

A l'entracte, Deutéronome reste sur scène, et les spectateurs du parterre

font la queue pour être pris en photo avec lui!

Photo rituelle de spectateurs avec le sage chat Deutéronome

Photo rituelle de spectateurs avec le sage chat Deutéronome

Beaucoups de chats sont candidats à la renaissance. On voit même un chat magicien qui arrive tout pailleté

et lumineux, quelqu'un s'est exclamé derrière moi "Oh! Michael Jackson!" C'est Grizabella qui gagne la nouvelle vie,

et elle s'envole avec le sage sur un pneu usé.On nous a demandé de ne pas prendre de photos du

spectacle, voici une vidéo pour apprécier l'énergie dégagée par les acteurs chanteurs danseurs:

 

 

et j'ai pris une photo des saluts dansants de la fin, qui n'était pas susceptible de perturber

le spectacle, ni de révéler les costumes, moins visibles que sur la vidéo.

Les chats chanteurs danseurs viennent saluer en dansant

Les chats chanteurs danseurs viennent saluer en dansant

Une soirée tonique et sympathique, ce qui explique sa prolongation. Si vous y allez, lisez l'intrigue avant sur internet

quand même, histoire de mieux comprendre ce qui se passe! Et vous voici initié au monde des chats...

 

Sylvie, blogmestre

 

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 12:02

Il pleuvait fort hier soir lorsque j'ai descendu ma colline d'Arcueil, qui porte vaillamment son aqueduc quadriséculaire,

pour me rendre à Notre-Dame de Paris, évitant les flaques et les projections des roues des véhicules, afin de ne pas

arriver complètement trempée. Divine surprise, le RER B me conduisit à Saint-Michel Notre-Dame en dix minutes, et sa

sortie donne devant l'Hôtel-Dieu ! Le parvis était bien luisant, rincé par l'eau du ciel, et les sapins de Noël

qui clignotent à l'entrée de la cathédrale, au pied des statues, aspiraient cette humidité de toutes leurs aiguilles.

 

Notre-Dame et son parvis sous la pluie, 15 décembre 2015

Notre-Dame et son parvis sous la pluie, 15 décembre 2015

Le concert du 15 décembre s'intitulait Mater misericordae, il ouvre l'année catholique du jubilé de la miséricorde,

de décembre 2015 à novembre 2016, et il s'agissait de musique médiévale, qui est ma préférée

sous les hautes voûtes de Notre-Dame de Paris, dédiée à Marie, mère de Jésus.

 

Vierge à l'enfant sur fond étoilé, plafond du transept

Vierge à l'enfant sur fond étoilé, plafond du transept

Un e-ticket de musique médiévale

Un e-ticket de musique médiévale

Un prêtre a présenté le concert et nous a souhaité la bienvenue. Puis les musiciens et les chanteurs de

l'Ensemble vocal de Notre-Dame se sont installés, ils étaient sept, cinq femmes et deux hommes, quatre

musiciens, quatre chanteurs, un chef. Le compte y est bien, car deux ont un double rôle, Sylvain Dieudonné

qui dirige le concert et joue de la vièle médiévale à archet, et Raphaël Mas, contre-ténor et percussionniste.

Deux sopranes, Cécile Achille et Cécile Dalmon, une alto, Anaïs Bertrand, une flûtiste, Solène Riot, et une

harpiste, Bérengère Sardin, complètaient l'effectif de ce concert. C'est la troisième fois que je relate un de

leurs concerts sur ce blog, et la composition de l'ensemble a varié d'un concert à l'autre. Le premier concert,

qui n'était chanté que par des hommes, était d'une grande beauté un peu dépouillée. Le second, mixte,

ressemblait à celui-ci par sa composition, plus riche en sonorités, et plus léger dans les textes. Dès que les

voix se sont élevées, la magie a opéré, l'adéquation parfaite de l'immense construction de pierre taillée avec

cette musique ancienne a saisi les auditeurs. A ce moment précis, je n'avais même plus envie de regarder

le livret, pourtant rédigé avec beaucoup de soin et de précision, seul comptait l'instant, et se laisser emporter dans

le temps. J'entendais des personnes alentour commenter brièvement la beauté des voix et des chants qui nous étaient

donnés à entendre. Entre deux chants, il y avait le silence, un silence nourrissant et nécessaire à la

concentration, à l'élévation spirituelle. J'ai aimé particulièrement les duos, les voix entrelacées deux à

deux, les deux sopranes, l'alto et le contre-ténor, et la combinaison des quatre voix.

 

Ici, c'est un trio vocal et une musicienne

Ici, c'est un trio vocal et une musicienne

J'ai beaucoup aimé les estampies royales, instrumentales, que je connaissais, et qui sont la preuve dansante

que, non, la musique médiévale n'est pas austère ou ennuyeuse ! J'ai aimé les textes en latin médiéval et en vieux

français, patiemment retranscrits sur le livret, (auquel, la première extase passée, on revient forcément pour ne pas

être perdu), textes traduits en français et en anglais modernes, avec leurs références (pour les innocents que

nous sommes en matière de musique ancienne, je me permettrais de suggérer une indication sur les voix et instruments

utilisés dans la pièce interprétée, qui permettrait de mieux se repérer dans le livret) J'ai beaucoup aimé les

instruments anciens, à l'agréable sonorité, mais modestes et légers, dont la fonction était autrefois

ambulante. Un beau concert, enrichissant, un moment hors du temps, de méditation et de joie.

Ici, un duo vocal et un trio de musiciens

Ici, un duo vocal et un trio de musiciens

J'ai compati enfin car la cathédrale était froide, et qu'on a grand mérite à chanter et jouer dans une église froide, qui absorbe

la chaleur corporelle. Nous, les artistes, ne sommes pas de purs esprits ! Les auditeurs ont applaudi avant le dernier morceau,

ce qui rejoint ma remarque quant au livret, puis à nouveau après le dernier morceau. Une dame devant moi a filmé tout le

concert, mais il lui manquera l'émotion suscitée par la cathédrale elle-même, qu'il est difficile de mettre en vidéo. Je me suis

contentée de trois photos, pour gêner le moins possible, et j'ai conservé les deux meilleures. La cathédrale hébergeait

de grandes tapisseries murales colorées, montrant des animaux et des fleurs, qui suscitèrent la curiosité à

la sortie du public. Quand nous avons retrouvé le parvis, la pluie avait cessé, les flaques avaient disparu,

les touristes prenaient en photo les sapins décorés placés entre la grille et le portail...

 

Sylvie, blogmestre

Les sapins des statues du portail

Les sapins des statues du portail

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 10:57

Hier soir, après avoir passé une petite heure raccourcie à la répétition, et repris brièvement le Kyrie de la Messe en ut

mineur, je vous ai laissés avec regrets à Mozart, camarades choristes, mais sans trop de remords puisque j'avais pris un peu

d'avance sur cette oeuvre pour un concert prévu le 20 novembre dernier, qui a été annulé. L'opportunité exceptionnelle

et très récente s'était présentée de pouvoir assister à une représentation de Roméo et Juliette ce

14 décembre, suite à un désistement probable, car la salle Richelieu de la Comédie Française joue cette pièce

à guichets fermés jusqu'en janvier 2016, c'est ce que l'on m'avait dit au téléphone au début du mois

de décembre. De fait, la grande salle du théâtre était pleine jusqu'en ses strapontins.

Billet de la chance

Billet de la chance

J'avais une place en corbeille du côté gauche vu du fond, en bout de rangée, d'où l'on voyait très bien

les trois-quarts de la scène, j'étais enchantée. Dans le programme, on apprend que la pièce n'avait pas été

jouée en ces lieux depuis 1952, et qu'elle est fortement tributaire des traductions et adaptations successives

de l'oeuvre originale de Shakespeare. Et aussi que le mythe de Roméo et Juliette a évolué tout seul pour

se dissocier de la pièce, créant sa propre légende et sa propre iconographie dans l'imaginaire collectif, et

que, pour le dire d'un seul mot, le sujet serait considéré comme « exploité ». Si l'on en juge par les

réservations actuelles, l'appétit du public pour la pièce est quand même remarquable !

La mise en scène est d'Eric Ruf, d'après la traduction de François-Victor Hugo.

La salle Richelieu vue de la gauche de la corbeille

La salle Richelieu vue de la gauche de la corbeille

L'intrigue est connue : deux familles de Vérone entretiennent une vieille haine recuite et vivace,

les Capulet et les Montaigu. Deux jeunes gens issus de ces familles se rencontrent par hasard et

tombent amoureux, Juliette Capulet et Roméo Montaigu. Ne pouvant afficher leur amour au grand jour,

ils se marient secrètement, puis se perdent dans les trames de leur mensonge, jusqu'à en mourir tous les

deux. Le mythe populaire de « Roméo et Juliette », c'est l'histoire gentillette de deux tourtereaux que leurs

familles empêchent de s'aimer. La pièce de Shakespeare décrit plus précisément deux individus prisonniers

de codes sociaux et familiaux qu'ils tentent de contourner, encouragés par deux prêtres qui y voient le

moyen de réconcilier les deux familles, les deux jeunes gens échouent, et y laissent la vie.

 

C'est brutal, et le romantisme du mythe est souillé du sang qui coule. On ne peut manquer d'être frappé

par l'accumulation de morts violentes : Mercutio, ami de Roméo, poignardé ; Tybalt, cousin de Juliette,

poignardé ; Pâris, amoureux de Juliette, poignardé ; Roméo, empoisonné ; Juliette, poignardée... trois

de ces morts dans la seule scène finale. Shakespeare était contemporain d'Elizabeth Ière d'Angleterre,

c'est-à-dire des règnes des derniers Valois en France, dont le souvenir le plus funeste est celui de la Saint-

Barthélémy en 1572, où la Seine charria des centaines de cadavres de Français qui s'entre-tuaient.

L'époque est à la romance rude et à l'honneur chatouilleux. La langue de la pièce est drue,

et nous dit le livret, on l'adapte pour qu'elle soit soutenable à nos oreilles du XXIè siècle.

 

Que penser des personnages ? Juliette, remarquablement interprétée par Suliane Brahim, est une

jeune fille romanesque, qui rêve tout haut continuellement, elle a une âme élevée, et voit Roméo au travers

de son propre imaginaire flamboyant. Roméo est un personnage objectivement beaucoup moins intéressant,

il a la lame très facile, on le voit tuer successivement Tybalt puis Pâris, il est fondamentalement lâche, il a

peur de partir à Mantoue, qui n'est pas Vérone (!) et de vivre sans Juliette, qu'il croit morte, ce qui l'amène

à se suicider. A quelle hauteur se situe l'âme de Roméo, et comment ces deux-là peuvent-ils nourrir une

telle passion, alors que spirituellement ils sont très dissemblables? La réponse est peut-être à rechercher

dans cette Angleterre du XVIè siècle dont la souveraine était tellement supérieure à ses sujets, qu'elle devait

dominer moralement et spirituellement la gentry masculine. La pièce s'intitule « Roméo et Juliette »,

concession à la masculinité de l'auteur et des spectateurs originaux, alors que pour l'intérêt des caractères

présentés,on l'intitulerait aujourd'hui « Juliette et Roméo ». Le côté assez creux du héros masculin explique

peut-être la désaffection dont a souffert la pièce en France par le passé, car il est difficile de s'identifier à

Roméo. A notre époque actuelle où la féminité a repris ses droits, et où les spectatrices vont au théâtre,

où les hommes ont pris en compte les valeurs féminines, la pièce devrait obtenir un franc succès.

 

Les comédiens sont excellents, les décors soignés, la machinerie qui les déplace sur scène m'a

beaucoup intéressée, et j'ai tremblé de voir la frêle Juliette en équilibre sur son balcon de synthèse...

Les costumes sont non-actuels, mais ne sont pas d'époque Renaissance, ils sont de l'Italie de la

vendetta, du milieu du XXè siècle environ, et signés Christian Lacroix.

 

La pièce a moins emporté mon adhésion instantanée, du fait de la divergence avec ce qu'on connait

du mythe de Roméo et Juliette, mais à la réflexion, comme vous pouvez le constater, elle soulève

beaucoup de remous et d'interrogations. C'est à voir, traquez les réservations !

Les comédiens de Roméo et Juliette

Les comédiens de Roméo et Juliette

Je me suis autorisé une photo des comédiens aux rappels, qui furent nombreux. Nous sommes

ressortis par la rue de Richelieu et non par la place Colette, j'ai perdu un peu mes repères spaciaux.

Ensuite, je me suis perdue dans le métro Palais-Royal... (?!), la fatigue probablement, en suis ressortie face au

Conseil d'Etat, me suis réorientée, et ai réussi à rentrer chez moi finalement sans encombres après minuit...

 

Sylvie, blogmestre

L'entrée de la Comédie Française vue de la rue de Richelieu

L'entrée de la Comédie Française vue de la rue de Richelieu

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 11:37

C'est la saison des concerts de Noël! J'ai écouté celui de Phronesis hier 13 décembre, l'un des choeurs

où chante notre camarade Louis-Michel, ténor du Choeur Un des Choeurs de Paris 13. 

Billet jaune pour concert multicolore

Billet jaune pour concert multicolore

Le concert était donné dans l'église Saint Eugène Sainte Cécile du 9è arrondissement de Paris,

où la lumière de l'après-midi jouait avec les vitraux qui entourent tout l'édifice.

Nef de l'église Saint Eugène et Sainte Cécile, et choeur Phronésis

Nef de l'église Saint Eugène et Sainte Cécile, et choeur Phronésis

Le concert comportait trois parties. Une première partie fut composée de carols anglais, suivis de chants

traditionnels de Noël que nous fûmes invités à chanter avec le choeur: Douce nuit en trois langues, Les

anges dans nos campagnes, Adeste fideles, Il est né le Divin enfant (ce qui explique que plusieurs d'entre eux

ne soient pas dans les extraits vidéo, ne pouvant chanter et filmer simultanément), et Entre le boeuf et l'âne gris,

Une deuxième partie fut exclusivement musicale, concertos et prélude d'orgue et de trompette comportant

trois oeuvres, de Rathgeber, Bach, et Haendel, interprétées par, respectivement Jean Dekyndt, et

Bernard Soustrot. Une troisième partie débuta par un solo de guitare de Philippe Mouratoglou, suivi de

choeurs d'Amérique du sud accompagnés à la guitare. Vinrent ensuite des gospels, dont "Kumbaya

my Lord", et "Go tell into the mountains", très connus (voir vidéo), au cours desquels Sophie Boucheron nous fit la

surprise de chanter une partie de soliste. Le concert fut conclu par l'Hallelujah du Messie de Haendel,

avec la participation de la chorale Allianz (voir sur ce blog son concert à Nanterre d'octobre 2015)

Voici une première version du montage vidéo, une version corrigée sera mise en ligne prochainement.

 

 

Ce fut un concert très agréable, simple et spirituel, dans un lieu étonnant. Monsieur le curé vint nous

expliquer qu'il y avait des Vêpres en latin après le concert, et qu'il y aurait une messe de minuit le soir

de Noël, à minuit, où nous étions les bienvenus. Il évoqua aussi les particularités de l'église, bâtie au

XIXè siècle, sur des piliers de fonte, qui lui donnent une finesse particulière,et nommée en l'honneur

de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Nous fûmes invités à boire un verre de vin chaud parfumé

accompagné d'une part de gâteau, avant les Vêpres, ce qui fut bienvenu car l'immobilité était devenue bien fraîche!

Merci à Phronesis et à sa chef toujours très dynamique pour ce joli concert de Noël, et pour le vin chaud,

une attention plutôt rare à Paris! (parole de blogmestre qui a 26 ans d'Alsace et de vin chaud à son actif).

Il y avait dans cette église une jolie statuette de Saint Michel terrassant le dragon, que je photographiai

avant d'aller remplir mes devoirs électoraux quelques circonscriptions plus loin.

Sylvie, blogmestre

Saint Michel terrassant le dragon

Saint Michel terrassant le dragon

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:47

Hier soir, je suis allée écouter le concert du choeur et de l'orchestre de l'association Note et Bien,

dans lequel chante Jacques, ex-ténor et ex-chef de pupitre du Choeur Deux des Choeurs de Paris 13,

au profit de "Coup de pouce Nord-Sud", à Issy-Les Moulineaux. En prologue au concert, on nous expliqua

comment les habitants de Gorin, au Burkina Faso, avaient construit une paillotte en guise d'école maternelle,

et que l'on avait besoin de notre aide financière pour construire cette école maternelle en dur.

La corbeille de la fin du concert servirait à cette réalisation, j'y participerai bien volontiers.

Choeur et orchestre de l'association Note et Bien à Saint-Benoît à Issy

Choeur et orchestre de l'association Note et Bien à Saint-Benoît à Issy

Le concert était composé d'un choeur de Tallis, compositeur anglais du XVIIè siècle, chanté par les choristes

disposés en ligne et en carré autour des auditeurs, puis par trois oeuvres instrumentales, la première de

Vaughan Williams, suivie de deux morceaux de Saint-Saëns, introduction et rondo capriccioso, sous la

direction de Yaïr Benaïm, avec au violon solo Luc Héry, premier violon de l'Orchestre national de France.

Luc Héry, violon solo

Luc Héry, violon solo

Nous avons pu apprécier toute la virtuosité de Luc Héry, que je n'avais pas eu jusqu'ici l'occasion

d'entendre aussi longtemps seul dans une oeuvre musicale. Il a été abondamment applaudi et rappelé,

et nous a joué une sonate de Bach en bis. Il y eut ensuite un court entracte, puis le choeur se mit en place.

L'oeuvre chantée en deuxième partie était le Requiem de Duruflé, préparé par le chef de choeur

Denis Thuillier, accompagné par l'orchestre, et dirigé par Yaïr Benaïm. Pour les lecteurs qui ne connaîtraient

pas le Requiem de Duruflé intimement, c'est une oeuvre qui utilise des mesures impaires variées, ce qui lui donne des

articulations musicales singulières, et une impression de détachement du temporel (demandez une explication

musicologique à un spécialiste...) Exécuté ici dans sa forme la plus riche, avec orchestre complet, l'interprétation

était d'une grande beauté et d'une grande spiritualité. L'oeuvre est en neuf parties, huit choeurs et un

solo au milieu, Pie Jesu,chanté ici par le pupitre des sopranes. Pour la petite histoire, ce Requiem fut celui des

funérailles de François Mitterrand en 1996, mais sans le Libera me...  Voici un extrait vidéo du Requiem, le Sanctus:

 

 

J'ai bien involontairement cadré le choeur trop serré sur l'écran vidéo, et on ne voit du chef que ses mains

par moments, j'en suis absolument désolée... Voici un autre extrait un peu plus panoramique,

il s'agit du Dona eis requiem de l'Agnus Dei:

 

 

Un très beau concert, en entrée libre, au profit de bonnes oeuvres, qui sera redonné cet après-midi

pour la troisième et dernière fois à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, espace Jean Racine

à 17 heures, c'est sur la ligne B du RER, si vous êtes dans les parages.

A demain pour la répétition, et n'oubliez pas d'aller voter!

Sylvie, blogmestre

 

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 11:41

J'étais hier soir au premier concert de Noël de l'orchestre symphonique et du Choeur de la Ville,

sous la direction d'Agnès Stocchetti, en l'église Saint-Germain des Prés

 

L'église Saint-Germain des Près avant le concert
L'église Saint-Germain des Près avant le concert

L'église Saint-Germain des Près avant le concert

Voici le programme-affiche qui nous a été distribué, ce programme contient le détail du concert. On nous

a distribué avec le programme un bulletin collectant nos coordonnées pour savoir comment nous avions

eu connaissance de ce concert, et nous invitant à recevoir des informations sur les concerts

suivants de l'association qui réunit ces deux formations musicales.

Programme du concert de Noël

Programme du concert de Noël

Le concert était composé de deux oeuvres, le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier, joué et chanté

dans son intégralité, et des extraits du Messie de Haendel, choisis dans les trois parties de l'oeuvre.

Le concert commença comme il se devait par le prélude du Te Deum, que tout le monde connait puisqu'il fait

office d'hymne de l'Eurovision depuis 1954. L'original est cependant plus brillant que son adaptation télévisée,

avec force trompettes et timbales. Les Te Deum étaient volontiers composés ou joués après une victoire

militaire, et l'introduction de celui-ci, qui date de 1692, a un air élégamment martial. Après le prélude

musical, l'oeuvre alterne les solis, et les parties de choeur. Signalons une particularité : le chef,

Agnès Stocchetti, est aussi soliste soprano dans le Te Deum et dans le Messie. L'oeuvre est prononcée

à la française, comme on le faisait au XVIIè siècle. Je suis enchantée de ce Te Deum de Charpentier,

superbement interprété, que je n'avais plus entendu en concert depuis très longtemps (je faisais partie du

dernier concert où je l'ai entendu, il y a plus de vingt ans !) C'est moi qui lance les applaudissements après le « In Te,

Domine speravi » choeur final, la pièce semble moins connue des auditeurs que le Messie qui va suivre.

L'orchestre et le choeur enchaînent sur le Messie, par l'introduction instrumentale, puis suit le premier

choeur « And the glory of the Lord », les parties de solistes et de choeur alternent ensuite. Outre

Agnès Stocchetti en soprano, les solistes sont Jean-Louis Serre, baryton, Matthieu Justine, ténor, et

Jean-Paul Bonnevalle, contre-ténor (j'aime beaucoup les voix de contre-ténor dans la musique baroque). Voici un

extrait un peu plus long qu'il faudrait du Messie, mais il est difficile de couper ces voix qui se répondentet se chevauchent...

la naissance de l'enfant que Pilate recherche partout, mise en musique de façon guillerette :

 

 

"For unto us a child is born", extrait du Messie de Haendel

De la seconde partie du Messie, ont été chantés les choeurs plus sombres, tel « Behold the Lamb of God »

ayant trait à la Passion, puis l'enchaînement de trois choeurs successifs menant à la Résurrection du Christ,

jusqu'à l'« Hallelujah » que tout le monde applaudit en cours d'oeuvre (et il le mérite bien!) La troisième

partie, morale et visionnaire, est représentée par trois choeurs, dont le choeur final « Worthy is the lamb »

et sa fugue d'amens. Le public fait autant de bruit que s'il était très nombreux, applaudit, se lève, et demande

un bis, ce sera l'Halleluijah, exécuté encore mieux que la première fois (c'est une constante chez les choristes de

mieux réussir le bis, une fois qu'ils savent que l'on a aimé leur concert et que le stress est retombé), qui sera suivi

d'un second bis, l'Ave verum corpus de Mozart.

 

Il y avait trop peu de monde à Saint-Germain des Prés, eu égard à la qualité du concert, ai-je pensé, mais un

autre Messie était chanté simultanément dans une autre église du même arrondissement, ce qui n'était pas très propice.

On peut espérer que ce très beau concert de Noël fera le plein d'auditeurs lorsqu'il sera redonné en

l'église Saint-Louis en l'Ile les 18 et 19 décembre, je vous invite à y aller si le programme vous plaît,

le choeur et l'orchestre sont vraiment de très grande qualité, et le programme est superbe.

 

Sylvie, blogmestre

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 11:34

 

Hier soir à la Philharmonie 1, on donnait le dernier opéra de Lully, Armide, interprété par l'orchestre

les Talens lyriques, et le choeur de chambre de Namur, sous la direction de Christophe Rousset.

J'avais réservé une place à l'arrière-scène, et arrivai peu avant le début du concert.

Billet d'arrière-scène

Billet d'arrière-scène

Cependant, lorsque j'atteignai le haut des rangées, on me proposa, ainsi qu'à deux autres personnes, de nous surclasser

dans une autre partie de la salle, avant que l'orchestre s'installe. Nous voilà partis dans les couloirs, un ascenseur et

quelques portes plus tard, nous finissons notre chemin dans l'une des volutes jaunes de la salle, au niveau 5, sur un

balcon très escarpé avec des barres horizontales de protection. C'était manifestement une erreur, mais il était cependant

trop tard pour retourner à notre place initiale, car les musiciens étaient en place, il faudrait attendre l'entracte. Ces places

étaient nettement moins confortables, mais en ce cas particulier, elles avaient un avantage : on y voyait les surtitres, qui

surplombent l'arrière-scène, d'où ils sont invisibles. Le prélude et les deux premiers actes de l'opéra y seraient donc plus

faciles à suivre. A l'entracte, j'ai regagné la place plus confortable de l'arrière-scène qui m'avait été attribuée.

Voici la grande salle de la Philharmonie vue de l'arrière-scène, place K227.

On aperçoit à gauche le balcon jaune où j'ai passé la première partie du concert.

La grande salle de la Philharmonie vue du haut de l'arrière-scène

La grande salle de la Philharmonie vue du haut de l'arrière-scène

Je profite de l'entracte pour lire le programme, car, comme tous les opéras, celui-ci demande quelques clés

pour comprendre l'intrigue... Il y a dix solistes, qui interprètent les rôles principaux, Armide et Renaud, mais

aussi des récitants, voire des sentiments comme « la Haine » ou « la Sagesse ». Les choristes sont au

nombre de vingt, sept femmes et treize hommes, répartis en catégories d'époque « dessus » pour les femmes

(équivalent moderne : sopranes), « hautes-contres » pour quatre hommes (équivalent moderne : altos), « tailles » pour

quatre hommes (ténors), et cinq « basses ». L'orchestre est baroque, avec des flûtes en bois, à bec et

traversières, basson, hautbois, violons en catégories similaires aux voix, viole de gambe, luth et guitare,

deux clavecins, un orgue. Christophe Rousset alterne le jeu du clavecin et la direction de l'ensemble.

 

Le livret décrit la première d'Armide, dont le sujet est emprunté à « La Jerusalem délivrée » du Tasse.

L'opéra fut créé en 1686, et donné devant un public varié, qui selon sa fortune, se répartissait directement

sur la scène (les courtisans), ou debout au parterre (les plus impécunieux) ou encore « au paradis », version baroque

de l'argotique « poulailler » actuel des salles de spectacle, ou pour certains plus aisés, s'entassait à dix dans

des loges prévues pour sept. Finalement, le divertissement a changé depuis le dix-septième siècle,

mais pas les mœurs du public ! Armide était le spectacle où il fallait être du moment, on pourrait trouver

d'autres spectacles à la mode d'aujourd'hui suscitant les mêmes comportements !

 

L'histoire est pleine de fureur et de rebondissements, sur fond de musique de cour galante, j'ai noté

des envolées comme « Esprit de haine et de rage, démons, obéissez-nous ! » Armide, donc, est une

magicienne qui éprouve des sentiments pour Renaud, un chevalier qui combat avec Godefroid pour délivrer

Jérusalem. Armide veut le tuer, mais ses sentiments l'en empêchent, elle convoque les démons, Renaud

tombe amoureux... « Ah, quelle erreur, quelle folie, de ne pas jouir de la vie ! », chante le choeur. Les amants

se séparent cependant au dernier acte après un beau duo, qui m'a rappelé celui de Didon et Enée, de Purcell

avant la mort de Didon. De fait, Armide chante qu'elle ne survivra pas au départ de Renaud.

 

Armide, interprétée par Marie-Adeline Henry, domine l'opéra qui porte son nom, la soliste le domine aussi

par ses qualités vocales et sa présence. L'oeuvre dure presque trois heures, et n'est pas jouée, mais

chantée, ce qui est plus austère, pourtant on observe dans le public une fascination pour ce personnage

d'Armide. Les rangs du parterre sont pleins, et les applaudissements témoignent de la ferveur des

auditeurs. Voici une photo des solistes et du chef aux rappels:

Les solistes d'Armide (deuxième en partant de la droite) et Christophe Rousset

Les solistes d'Armide (deuxième en partant de la droite) et Christophe Rousset

et une photo de l'ensemble de l'orchestre, du choeur, des solistes, du chef,

et du public du parterre derrière eux

L'ensemble des musiciens, choeur et solistes, le chef, et le public du parterre

L'ensemble des musiciens, choeur et solistes, le chef, et le public du parterre

Après plusieurs rappels, nous ressortons. Au dehors, il fait froid et venteux.

Sylvie, blogmestre

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 11:23

La foule se pressait hier soir au Théâtre du Chatelet, que je ne connaissais jusqu'ici que de l'extérieur,

ou pour avoir vu à la télévision la cérémonie des Césars du cinéma français qui s'y déroule habituellement.

Le Théâtre du Châtelet, 9 décembre 2015

Le Théâtre du Châtelet, 9 décembre 2015

J'y allais pour voir une comédie musicale américaine, dont la version cinématographique a fixé à jamais

Gene Kelly en danseur de claquettes sautant dans les flaques sur un trottoir détrempé, suspendu

à un lampadaire, et prenant la douche tout habillé sous une gouttière...

Ladies and gentlemen, Singin' in the rain !

 

Le théâtre du Chatelet, qui est un théâtre ancien plein de piliers et de colonnades, a un système de réservation en ligne

original et très sincère, qui vous prévient que vous aurez, le cas échéant, une visibilité réduite si vous choisissez de vous

asseoir là, et vous fournit même une image de l'obstacle qui va vous réduire la vue. En l'occurrence, dans mon cas, il

s'agissait d'un pilier. Comme je suis un peu limitée côté moyens, j'avais choisi un compromis, et ma place, en comparant

les obstacles visuels des différentes places accessibles à la vente dans la catégorie financièrement soutenable.

 

Billet très honnête

Billet très honnête

Toutes les places autour de la mienne, sauf deux encore plus impactées par le pilier, furent occupées, le théâtre était

d'ailleurs à peu près plein, en-dessous des 5è et 6è étages. J'étais à la corbeille, assez près de la scène, et

malgré le pilier ce fut agréable d'être aussi près. Je remercie et félicite le Théâtre du Châtelet pour sa

totale transparence sur la location des places. La qualité du spectacle m'a néanmoins fait regretter

de n'avoir pas choisi un tarif sans pilier, en toute honnêteté !

L'intérieur du Théâtre du Chatelet, de la corbeille côté gauche

L'intérieur du Théâtre du Chatelet, de la corbeille côté gauche

La comédie musicale est composée d'après le film homonyme de la MGM, avec un mélange intéressant

de droits et d'acteurs et auteurs américains, et de mécènes et producteurs français. Je retrouve aussi,

avec grand plaisir, l'orchestre Pasdeloup qui, de la fosse d'orchestre, accompagnera le spectacle de

musique vivante pendant toute la soirée. Je constate que ses musiciens excellent tout autant dans la

musique de comédie américaine que dans un concerto de Mozart, bel éclectisme !

Le spectacle est vivant lui aussi, c'est une comédie américaine en chair et en os, avec des acteurs,

danseurs, chanteurs, chorégraphies, claquettes. Je suis toujours ébahie par tout ce qu'on demande

aux acteurs américains de comédies musicales ! Comme l'action se passe dans le milieu du cinéma, il y a

aussi des projections d'extraits de films, en noir et blanc, mettant en scène les acteurs que l'on voit jouer,

devant et derrière l'écran où leurs images sont projetées, c'est vraiment très bien fait, et très ingénieux.

L'un des masques de théâtre antique qui ornent le théâtre

L'un des masques de théâtre antique qui ornent le théâtre

Parlons de l'histoire... Un duo d'acteurs vedettes du muet est confronté au passage au cinéma parlant.

Ils sont spécialisés dans le mélo historico-romanesque inspiré de l'histoire de France (bretteurs, Versailles,

perruques poudrées...). Lui, Don, est un acteur danseur chanteur accompli, pour qui la transition sera facile.

En revanche, sa partenaire, Lina, est dotée d'une voix aiguë ridicule et d'une diction vulgaire, et d'un très

gros ego. Leur première production parlante s'annonce catastrophique, mais Cosmo, un ami de Don

a l'idée de faire doubler Lina par Kathy, une jeune actrice à la voix suave, dont Don est tombé amoureux,

au grand dam de Lina, qui considère son partenaire à l'écran comme une possession personnelle.

 

Tout ceci est interprété avec grâce et élégance, et ponctué de chansons célèbres comme « Make them

laugh » chanté et dansé par Daniel Crossley (Cosmo Brown), « Moses supposes » la chanson de diction chantée et dansée

par Emma Lindars (diction coach), Daniel Crossley (Cosmo), et Dan Burton (Don Lockwood), « Good morning », chantée

et dansée par Daniel Crossley (Cosmo), Dan Burton (Don), et Clare Halse (Kathy Selden), bien entendu « Singin' in

the rain » chantée et dansée par Dan Burton (Don), ainsi que « Broadway melody », chantée et dansée par

une troupe de danseurs et danseuses, avec Don et Kathy. La scène de la danse sous la pluie sur le trottoir

détrempé est bien reproduite sur la scène du théâtre, il y a même le lampadaire et la gouttière gargouillante,

qui crache des litres d'eaux sur l'amoureux en balade, sous le regard ahuri d'un policeman de passage.

J'admire, pour ma part, la capacité du théâtre à évacuer ce dégât des eaux provoqué sur une scène en bois...

 

Le trio Don, Kathy, Cosmo

Le trio Don, Kathy, Cosmo

A la fin de la comédie musicale, "Singin'in the rain" revient, en version instrumentale magistralement

interprétée par les musiciens de l'orchestre Pasdeloup, avec notre trio sympathique Don, Kathy, Cosmo,

dansant en cirés jaunes, bottes assorties et parapluies vert, bleu, rouge, sautant dans les flaques créées

par une rampe de douches, ça sent le plancher mouillé jusqu'à ma place ! Ils sont rejoints par d'autres

danseurs en milieu très humide, et des cameramen drapés d'imperméables rouges...

Troupe de danseurs mouillés et cameramen idem

Troupe de danseurs mouillés et cameramen idem

Avant que le déluge frappe la scène, les acteurs-danseurs étaient tous venus saluer, en costume. Je citerai

l'actrice qui interprète Lina, Emma Kate Nelson, car contrefaire une voix de crécelle pendant plus de deux

heures à chaque représentation est aussi une performance en soi ! Un excellent spectacle, que je

recommande chaudement à tous les amateurs de comédie musicale américaine. Prenez une place sans obstacle

visuel, et, comme la comédie est en anglais, pensez qu'il vous faudra lire les sous-titreurs sur les côtés ou  au-dessus de

l'écran, si vous ne comprenez pas suffisamment l'anglais, à moins que vous ne connaissiez déjà... le scénario par cœur.

 

Les acteurs en tenue années 20 (fin du cinéma muet)

Les acteurs en tenue années 20 (fin du cinéma muet)

Sylvie, blogmestre

I walk down the lane  With a happy refrain
Just singin', Singin' in the rain

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 17:23

Hier soir j'ai assisté à un concert de gospel en l'église de la Madeleine, par le groupe Gospel Dream.

Disons-le tout de suite : l'église de la Madeleine, avec sa réverbération des voix, ne se prête pas vraiment aux choeurs

à petit effectif sans sonorisation, fussent-ils doués de voix très puissantes. Je pensais que Gospel Dream serait sonorisé,

mais ce n'était pas le cas, et c'est dommage, car nous avons eu beaucoup de difficulté à jouer le jeu que ses chanteurs

attendaient de nous, faute d'entendre ce qu'ils nous demandaient de faire... Néanmoins, il convient de saluer

l'énergie des chanteurs et la bonne volonté des auditeurs ! L'église de la Madeleine n'était remplie

qu'au premier tiers, ce qui était probablement meilleur pour l'écoute, mais moins favorable pour l'acoustique.

J'avais réservé une place de troisième catégorie, on me placa sur le côté gauche. Voici la contremarque,

on ne nous a pas donné de tickets pour les contremarques produites, qui nous ont été reprises à l'entrée.

 

 

Contremarque pour un billet non distribué

Contremarque pour un billet non distribué

On nous interdit de prendre des photos pendant le concert. Je pris une photo du plafond où une

gigantesque étoile de Bethléhem en grillage de fil de fer indiquait la crèche de Noël.

Etoile de Bethléhem

Etoile de Bethléhem

En attendant le début du concert, je remarquai que Napoléon, au plafond de l'église, au-dessus du choeur était placé dans

une sorte de panthéon christiano-français où en face de lui se tenaient Jésus et ses apôtres, et à droite les grands noms

de l'Histoire de France. On pouvait reconnaître Richelieu, Louis XIII, Henri IV, Jeanne d'Arc, Saint-Louis,

Charlemagne, et même Vercingétorix flanqué de Saint Nicolas !

Plafond du choeur de la Madeleine, et Histoire de France

Plafond du choeur de la Madeleine, et Histoire de France

Le concert commença pile à 20h30. Il y avait onze chanteurs en robe de couleur lilas clair, cinq hommes

et six femmes, et deux musiciens, un saxophoniste, et un pianiste, ou claviériste, je n'étais pas en position

de voir l'instrument dont il jouait. La plupart du temps, les chanteurs chantaient a capella. L'un d'entre eux

passait à l'avant du groupe, et devenait soliste pour un morceau, les autres chantant les refrains en choeur

ou répondant au/ à la soliste, s'accompagnant de claquements de doigts, ou frappant dans leurs mains,

ce que le public reprenait aussitôt. Cependant, il y avait le décalage que j'avais déjà constaté lors d'un concert

précédent à la Madeleine entre ce que nous voyions et ce que nous entendions : nous tapions dans nos mains

en rythme sur la musique que nous entendions, mais ne tapions visuellement pas en même temps que

les chanteurs, qui produisaient pourtant la même musique... étonnant !

 

Quoique je connaisse des gospels pour en avoir chanté un certain nombre, hormis les trois hits

régulièrement chantés dans les concerts, le programme d'hier soir m'était inconnu, et il n'y avait pas de

programme écrit, ni d'annonce des titres chantés. Je vais donc citer les trois hits, que nous avons été sollicités

pour chanter :« Michael row the boat ashore » (nous devions chanter « hallelujah! »), « O when the saints »

(le public fut un peu faible sur le « O, I would like to be in that number, O when the saints go marchin' in! » de notre

participation attendue), et en bis le très populaire « O Happy days » (là le public tapait dans ses mains,

tous idiomes confondus). C'était l'instant que les spectateurs guettaient pour sortir leur portable et immortaliser le concert,

qui manifestement plaisait beaucoup, la moitié d'entre eux se balançant debout, ce qui rendait l'opération plus discrète.

Je me suis autorisé une photo du bis (vos réclamations en commentaire si vous trouvez la photo abusive).

Le groupe Gospel Dream en concert à la Madeleine, 8 décembre 2015

Le groupe Gospel Dream en concert à la Madeleine, 8 décembre 2015

Nous sommes ressortis de l'église assez tôt, avant 22 heures. L'Assemblée nationale n'était plus

drapée d'éclairage tricolore, mais les Invalides étaient illuminés, et c'était joli. Feu vert!

 

Sylvie, blogmestre

L'obélisque, l'Assemblée nationale, et les Invalides

L'obélisque, l'Assemblée nationale, et les Invalides

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 13:37

Nous avons bien travaillé ce week-end, et déjeuné ensemble dimanche midi. Comme toujours, il y avait

profusion de nourritures délicieuses, et comme nous étions très nombreux, il était difficile d'approcher

les tables! Il y avait aussi quelques bouteilles intéressantes, notamment un rouge "Canaille" dont je serais

heureuse de connaître la provenance et en quels lieux on peut le trouver... Merci beaucoup!

 

 

Travail au ralenti d'apprentissage de la fugue "Quam olim Abrahae" du Requiem de Cherubini,

6 décembre 2015, Choeur Deux et petit choeur des CP13 sous la direction de Nicolas

Sylvie, blogmestre

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