16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 12:15

La Philharmonie de Paris a répondu à mon article de blog, ou c'était une coïncidence...

Dans ma boîte-aux-lettres, un message me proposant de regarder l'enregistrement d'un concert

auquel je n'ai pu participer, il s'agissait du Messie de Haendel donné le 22 décembre 2015,

sous la direction de Douglas Boyd, je vous mets la vidéo en incrustation ci-dessous.

 

La vidéo a été enlevée car elle se diffuse dès l'ouverture de la page du blog.

Je vais mettre le lien vers le site à la place...

 

 

Merci pour cette attention. Et puis je signale aux amateurs d'orgue que Radio France cherche

des parrains pour les tuyaux du nouvel orgue du grand auditorium, ils sont 5320 petits et gros!

Toutes informations sur http://www.fondationmusiqueetradio.fr

 

 

Enfin, j'ai un billet de concert en trop pour la Philharmonie le 20 janvier à 20h30,

concert dirigé par Paavo Järvi, avec au violon Lisa Batiashvili.

Je l'échange contre un rapport en bonne et due forme à mettre sur le blog ;-)

Sylvie, blogmestre

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 11:47

Je rappelle aux choristes étourdis que nous avons un week-end de travail, ce samedi 16 janvier,

et demain dimanche 17 janvier. Entrée par la rue de Lagny, horaires de week-end. Au programme,

la messe en ut mineur de Mozart pour tous, et par précaution, le Choeur Deux peut apporter à tout hasard

le Requiem de Cherubini, dont nous ne sommes pas supposés nous défaire avant le concert de juin!

Demain à treize heures repas en commun, apportez vos dernières trouvailles culinaires et

gastronomiques, vinicoles aussi, mais pas trop, il faut encore pouvoir chanter l'après-midi!

 

Sylvie, blogmestre

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 11:29

Il y avait hier soir un concert à dominante tchèque et à sous-dominante fantastique au grand auditorium

de la Maison de la radio. Josef Suk, Bohuslav Martinu étaient au programme, interprétés par

l'Orchestre philharmonique de Radio France, dirigé par Jakub Hrusa, avec au milieu, une petite

intrusion fantastique d'un autre compositeur slave non tchèque, Stravinsky.

Billet redescendu d'un étage

Billet redescendu d'un étage

L'entrée de la Maison de la radio se fait toujours par l'arrière, et mine de rien, cela prend plus de temps pour arriver

depuis Passy. Le second balcon était fermé, on me replaça au premier balcon, loge 1, deuxième rangée, je choisis

une place avec vue dégagée, puisque j'avais le choix, et rapidement, car l'orchestre philharmonique était déjà installé.

 

L'orchestre philharmonique vu du premier balcon loge 1

L'orchestre philharmonique vu du premier balcon loge 1

La première œuvre de la première partie était le Scherzo fantastique de Suk, qui était le gendre de Dvorak,

et son élève. Avec son caractère slave marqué, cette pièce de 1903, tour à tour lyrique et mélodieuse,

confidentielle ou éclatante, est très agréable à écouter. Le livret évoquait d'incontestables références à

Dvorak ; personnellement le Scherzo fantastique m'a fait penser à Bizet, par ses alternances de modes et

de rythmes, avec cette capacité à susciter l'engouement immédiat de l'auditeur. Puis vint le concerto pour

violoncelle et orchestre n°1 de Martinu, de 1930, la partie de violoncelle étant jouée par Johannes Moser,

qui est un jeune violoncelliste germano-canadien. Le livret parle des pages les plus charmantes de son

répertoire, que Martinu, qui m'est inconnu, aurait offert au violoncelle. J'ai vu dans ce concerto qu'un

violoncelle pouvait aussi gazouiller lorsqu'on pinçait ses cordes très loin sur le manche, d'un gazouillis plus

grave que celui du violon, évidemment. Mais l'impression générale donnée par cette œuvre était une partition

âpre et ardue, très physique pour l'instrument principal, jouée avec brio et beaucoup de mérite par Johannes

Moser, qui fut applaudi à la mesure de sa performance, c'est à dire longuement et chaleureusement.

Après plusieurs rappels et saluts, il nous annonça dans un français parfait une Sarabande

extraite d'une suite de Bach, en bis.

Le violoncelliste Johannes Moser, debout et le chef Jakub Hrusa, de dos

Le violoncelliste Johannes Moser, debout et le chef Jakub Hrusa, de dos

Le jeune chef tchèque Jakub Hrusa, qui avait laissé la vedette au violoncelliste pendant la première

partie, récupérait les feux des projecteurs pour la seconde. Très efficace mais discret, il avait la sensibilité

adéquate pour diriger ce concert, et servir de passeur à nos oreilles françaises, puisqu'il est président

de l'International Martinu Circle. L'intrusion d'Igor Stravinsky dans un concert tchèque tient je suppose

au caractère fantastique de son Scherzo, créé en 1909 à Saint-Petersbourg, et proposé en début de

deuxième partie. C'est une pièce pleine de bourdonnements, les violons bourdonnent, tout l'orchestre

bourdonne, même les cors émettent un vrombissement étranglé étrange, qui fait se pencher les auditeurs

par dessus la balustrade pour voir qui dans l'orchestre produit ce son curieux... Quelles références,

Mendelssohn ou Rimski-Korsakov ? Les avis étaient partagés, mais le Scherzo fantastique a eu beaucoup

de succès. Puis nous avons entendu la sixième symphonie de Martinu, datant de 1955, dédiée à

Charles Münch, qui fut le chef de l'Orchestre philharmonique de Radio France. La symphonie était pour

moi plus impénétrable que le concerto, j'écoutais et je regardais, mais je ne saurais la commenter.

Le livret évoque un bref motif peut-être emprunté au Requiem de Dvorak, qui reviendrait dans deux

mouvements, et que je n'ai pas détecté, alors que nous avons chanté le Requiem de Dvorak, peut-être

le motif venait-il d'ailleurs... ou peut-être ne l'ai-je pas reconnu. L'orchestre et le jeune chef tchèque

ont été très applaudis à la fin de la symphonie, dont l'interprétation était très réussie.

 

L'orchestre philharmonique de Radio France et Jakub Hrusa

L'orchestre philharmonique de Radio France et Jakub Hrusa

Nous sommes ressortis de l'auditorium, et je me suis aperçue juste avant la sortie de la Maison de la radio que j'avais perdu

un gant... Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! A tout hasard, le vestiaire m'a indiqué le numéro des objets

trouvés. Il faisait froid dehors, la Tour Eiffel brillait de sa parure lumineuse, et les feux tricolores étaient de la fête...

 

Sylvie, blogmestre

Scherzo parisien

Scherzo parisien

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 11:26

Hier soir, j'ai entendu les quatre premières sonates pour violon et piano de Beethoven au

Théâtre des Champs Elysées, interprétées par Julia Fischer et Igor Levit. C'était la première soirée

d'un cycle de trois, durant lesquelles sera jouée l'intégrale des sonates de Beethoven.

 

Billet au premier balcon, côté cour

Billet au premier balcon, côté cour

J'ai commencé le piano à 18 ans, sur un Steinway droit appartenant à une jeune voisine choriste de la Maîtrise de

Radio France, qui avait la gentillesse de me laisser travailler sur l'instrument. Puis mes parents ont déménagé...

interrompant brutalement l'idylle musicale avec l'extraordinaire piano. La sonate est une forme musicale que je connais peu,

n'ayant pas pratiqué suffisamment; les compositions orchestrales, plus populaires, me sont plus familières.

Le Théâtre des Champs Elysées, de la place R15

Le Théâtre des Champs Elysées, de la place R15

J'avais une place au deuxième rang du théâtre, nous pûmes nous avancer d'un rang, car la rangée devant nous

était vide. On voyait bien le piano, et les interprètes. Julia Fischer est une jeune violoniste allemande virtuose,

d'une trentaine d'années, qui a commencé le violon à l'âge de trois ans... Elle a joué toute la soirée

sans partitions, avec une grande maîtrise, et une grande fluidité. Très féminine, en robe verte et escarpins

argentés, son jeu au violon aurait cependant pu être celui d'un homme, tant il était déterminé. Igor Levit

est un jeune pianiste d'origine russe, établi en Allemagne depuis l'enfance. Les deux interprètes sont

habitués à jouer ensemble, on les sentait très complices. Selon le livret, les sonates de la fin du XVIIIè

siècle étaient des commandes de princes, destinées à être jouées dans des concerts privés.

Joseph Gelinek, pianiste de renom de l'époque, faisait de Beethoven, qui était l'élève de

Joseph Haydn, une description qui prête à rire aujourd'hui : « un concurrent redoutable, habité

par Satan ». Si Satan ne recrutait que des Beethoven, cette Terre serait un endroit ô combien paisible...

La fresque du haut de la salle, évoquant les fonctions de l'opéra

La fresque du haut de la salle, évoquant les fonctions de l'opéra

Les trois premières sonates, opus 12, ont été éditées en 1799. Le livret parle d'une fluidité mozartienne,

je les ai personnellement trouvées de plus en plus détachées des références antérieures, de plus

en plus beethoveniennes. Le jeu de cache-cache entre violon et piano s'accentue, la virtuosité se donne

à voir pour les deux instruments. Pendant que ses sonates connaissaient le succès, et qu'il devenait

un compositeur bien payé, Beethoven se battait avec les journalistes des gazettes musicales,

qui ne le « comprenaient pas », et profèraient des « criailleries humiliantes » à son encontre.

La quatrième sonate sera un peu mieux commentée à Bonn, faisant la part belle au dialogue entre le piano et le violon.

Ici, au XXIè siècle, de nombreux applaudissements ont salué l'ensemble des quatre sonates,

tant pour l'écriture et l'auteur, que pour la performance impeccable des deux jeunes musiciens.

 

Julia Fischer et Igor Levit

Julia Fischer et Igor Levit

Si vous aimez les sonates, Julia Fischer et Igor Levit jouent ce soir les sonates 5 à 8, et demain soir,

les sonates 9 et 10 pour violon et piano de Beethoven, toujours au Théâtre des Champs Elysées.

Il y a des places à des prix tout à fait abordables.

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: je signale qu'il m'est certains jours très difficile voire impossible de réserver une place de concert sur certains sites,

et que celui de la Philharmonie de Paris en particulier se comporte différemment selon le système d'exploitation

de l'ordinateur utilisé (j'ai pu réserver avec un vieux Linux une place qui n'existait pas sur un récent Windows,

bizarre, non?) Quand on arrive dans la salle on se rend compte que, finalement, il reste des places... Ceci n'altère en rien

ma sympathie pour la Philharmonie, qui n'est pas responsable du comportement erratique de ma connexion internet

(que je n'impute pas non plus à mon fournisseur d'accès, mais plutôt à des cyberparasites)

 

Vade retro, parasites!

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 11:46

Hier soir, entre deux concerts, j'ai eu l'envie d'aller entendre un humoriste, pour changer un peu.

J'ai pris un billet au Palais des Glaces pour le spectacle de Christophe Alévêque, "Ca ira mieux demain". 

Le Palais des Glaces est situé Faubourg du Temple, près du canal Saint-Martin, dans le 10è arrondissement.

A la sortie du métro République, j'aperçois les hommages aux victimes des attentats de novembre,

et me promets d'aller visiter le mémorial improvisé avant de rentrer chez moi.

Billet pour spectacle humoristicaustique

Billet pour spectacle humoristicaustique

J'avais choisi le spectacle d'après la bande-annonce disponible sur internet. J'avais le souvenir d'un

humoriste très caustique, de l'époque où il participait à une émission de radio sur France Inter.

D'un humour un peu trop violent pour moi, d'ailleurs, mais la bande-annonce m'avait rassurée.

 

Contrairement à mes supputations, la salle n'a pas servi à héberger des pains de glace à une époque

anté-réfrigérateurs, comme les mammouths du fronton auraient pu le suggérer, les glaces en question étaient

des miroirs, et la dénomination date de 1924, après reconstruction. La salle est longue et rectangulaire.

Il y a marqué sur mon billet qu'il est interdit de photographier lors de l'évènement... Je constate à l'entrée que

les vérifications de sécurité sont plus marquées ici que dans les autres arrondissements parisiens.

La salle du Palais des Glaces, avant l'événement, de la place U5

La salle du Palais des Glaces, avant l'événement, de la place U5

J'ai une place dans les dernières rangées, mais nous pourrons avancer un peu. Je comprends très vite

que la bande-annonce n'est que partiellement représentative du spectacle. Personnellement, ce n'est

pas mon genre d'humour, il y a, à mon avis, trop d'outrance, et si l'on peut rire de tout, je crois que ce n'est pas

n'importe comment. Cependant, le spectacle prend un tournant au cours de la soirée. Alévêque se

révèle être un diesel : un peu cafouilleux au départ, nettement meilleur ensuite, et même franchement

très bon comme lorsqu'il interprète la Quête de Brel. Je finis par le trouver attachant. La dernière partie

sur les attentats de 2015 est vraiment drôle, elle suscite un rire en forme d'exorcisme. Il y a une dame juste

devant la scène avec un rire particulier qui déclenche l'hilarité des autres spectateurs, c'est toujours un plus, il faudra

réinviter cette spectatrice, c'est une précieuse auxiliaire ! Cher Christophe, je préconise la chanson, puisque vous

avez une belle voix, que vous chantez bien, que vous jouez du piano, que vous avez un acolyte avec une

chemise fripée, certes, mais qui a une si bonne tête, et il joue de la guitare. Ecrivez des textes satiriques

pas trop hard (le monde entier ne vous en veut pas, je vous l'assure!) sur des airs de chansons connues,

chantez les avec votre compère guitariste, vous aurez un succès assuré. Signé : une choriste qui ne

partage pas tout votre humour, mais qui a apprécié une partie de votre spectacle.

 

Le Palais des Glaces à la sortie du spectacle

Le Palais des Glaces à la sortie du spectacle

Chose promise... je vais passer un petit moment de recueillement sur le mémorial de la Place de la

République en sortant. Le Fluctuat nec mergitur tout neuf surmonte le dallage de la place, brillant d'une fine pluie.

La devise de Paris sur la place de la République

La devise de Paris sur la place de la République

Les petits témoignages et soutiens multicolores forment une fresque touchante, éclairée par les bougies dont

beaucoup se sont éteintes. Y a t'il quelqu'un qui rallume les bougies quand elles s'éteignent ? Garder la flamme...

Je prends des photos de loin, de près, horizontales, verticales, j'essaie de capturer l'esprit du lieu.

Finalement, j'ai choisi de mettre en ligne celle qui dit « même pas peur ! » parce que c'est la réponse la plus digne,

faussement gamine et un peu fiérote, mais finalement très française.

 

Sylvie, blogmestre

Le mémorial aux victimes des attentats, place de la République

Le mémorial aux victimes des attentats, place de la République

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 10:56

Je suis allée hier soir entendre un jeune soliste russe, Alexander Vinogarov, dans des airs de basse très

graves au Théâtre des Champs Elysées, enfin, c'est ce que j'avais compris en lisant le résumé du concert.

Mais il y avait beaucoup plus : un orchestre de chambre, un jeune choeur, et un programme

de compositeurs français, sous la baguette de Nathalie Stutzmann.

Billet de premier balcon

Billet de premier balcon

J'étais bien placée, au premier balcon, mais le fus encore mieux en descendant d'une rangée

après la sonnerie, les places du premier rang devant nous étant inoccupées.

 

Le théâtre des Champs Elysées

Le théâtre des Champs Elysées

On nous avait distribué un programme très détaillé, que j'étudiai avant le début du concert. La première

partie était une petite symphonie de Francis Poulenc, une Sinfonietta, jouée par l'orchestre de chambre

de Paris. Je connais davantage de Poulenc ses œuvres vocales, notamment le Gloria et les Chansons,

que sa musique instrumentale. L'oeuvre , de 1947, m'était inconnue. Elle fut interprétée avec brio par

l'orchestre, et je remarquai la direction précise et énergique de Nathalie Stutzmann, en me félicitant

de voir de temps en temps une femme à la baguette... Il y eut un entracte, puis le Jeune choeur de Paris

entra en scène derrière l'orchestre. Composé d'une cinquantaine d'étudiants en musique du Conservatoire

à rayonnement régional, le choeur chanta, de Georges Bizet, des extraits des opéras Carmen et

Les pêcheurs de perles. Puis Alexander Vinogradov chanta des extraits du Faust de Charles Gounod, il fut

rejoint par le choeur sur des extraits de la Damnation de Faust de Hector Berlioz, et le concert s'acheva

sur des extraits de Carmen avec soliste et choeur, dont l'air très populaire du toréador, qui emporta

l'enthousiasme et les applaudissements du public. J'ai particulièrement apprécié l'interprétation de l'orchestre

et la direction très sûre de Nathalie Stutzmann, dont ma voisine de soirée m'avait dit être l'amie. J'en ai profité

pour lui glisser que ce serait une bonne idée de donner tous les choeurs de Carmen en concert...

Alexander Vinogradov et Nathalie Stutzmann

Alexander Vinogradov et Nathalie Stutzmann

Le choeur avait pour directeur Henri Chalet, déjà rencontré sur ce blog, qui fit une brève apparition

à la fin du concert. Les sopranes du choeur furent brillantes dans Carmen, avec, sauf erreur de ma part,

un contre-ut dans la dernière pièce. Les choristes masculins furent excellents dans la Damnation de Faust,

en contrepoint du soliste. Le programme que l'on nous a distribué contenait les paroles des choeurs, j'en profite

pour vous citer la « puce gentille » adoptée par un prince, chantée par le Méphistophélès de Berlioz, une métaphore

sociale : « l'insecte, plein de joie, dès qu'il se vit paré d'or, de velours, de soie, et de croix décoré, fit venir de province

ses frères et ses sœurs, qui par ordre du prince, devinrent grands seigneurs, mais ce qui fut bien pire, c'est que les

gens de cour, sans en oser rien dire, se grattaient tout le jour. » Jolie écriture caustique, Berlioz !

L'orchestre de chambre de Paris et le jeune choeur de Paris

L'orchestre de chambre de Paris et le jeune choeur de Paris

Comme le résume le titre de cet article, ce fut un concert composite. Il m'a semble que les extraits de Carmen,

superbement interprétés, furent les favoris du public. Une version de concert de l'opéra de Bizet

est-elle envisageable? Il faudra prévoir de multiples programmations...

 

Sylvie, blogmestre

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 14:26

Cet article de blog relève de ma vie privée, mais je suis tenue de rendre compte de mon activité, je prie tous les lecteurs

de m'en excuser, vous pouvez zapper si le coeur ne vous en dit pas. Nous ne chanterons pas cette année le Confiteor

de la messe en si mineur de Bach, ce lego musical à cinq voix difficile à monter, mais si gratifiant à chanter...

Ce titre fait référence à ma petite rémission personnelle du dimanche matin et jours carillonnés. Je vais être brève.

J'étais partie d'Arcueil à 9h 23. J'ai acheté deux carnets de tickets à la station Saint-Michel-Notre Dame, un

à mon arrivée à 9h48, un autre à mon retour à 11h35. Me voici parée en tickets pour au moins dix jours...

Ticket aller validé, reçus d'achats de tickets de RER
Ticket aller validé, reçus d'achats de tickets de RER
Ticket aller validé, reçus d'achats de tickets de RER

Ticket aller validé, reçus d'achats de tickets de RER

Le portail de Notre-Dame de Paris, au matin du 10 janvier 2016

Le portail de Notre-Dame de Paris, au matin du 10 janvier 2016

La fête du jour était le baptême de Jésus par Jean le Baptiste. La messe choisie était la messe grégorienne,

où je progresse dans le déchiffrage des partitions. Enfin, certaines résistent un peu quand même...

Exemple de partition résistante au déchiffrage
Exemple de partition résistante au déchiffrage

Exemple de partition résistante au déchiffrage

La célébration est strictement à caractère personnel. On nous rappelle à la fin que la Maîtrise de la

cathédrale recrute des enfants de 6 à 15 ans, pour les former. Dans la feuille d'événements, je lis que

l'Ordre de Malte recherche des bénévoles pour servir des petits-déjeuners aux sans abris le dimanche matin. On nous incite

à admirer les tapisseries de Dom Robert pendant qu'elles sont là, c'est-à-dire jusqu'au 2 février (ce sont les grandes

tapisseries déjà mentionnées dans ce blog, que je vais voir de plus près, ainsi que leurs notices explicatives).  On en voit

une de biais à droite, sur la petite vidéo ci-dessous de l'orgue à la sortie de la célébration.

 

 

Voici la tapisserie de l'agneau pascal (en haut à gauche), tissée à Aubusson.

Tapisserie de haute lice, Dom Robert, visible dans la nef de Notre-Dame

Tapisserie de haute lice, Dom Robert, visible dans la nef de Notre-Dame

La notice de la tapisserie fait état des taches rouges des coquelicots. En peinture, il faut toujours un peu de rouge, pour fixer la

valeur des autres couleurs. Rouge est la couleur du feu. Eau baptismale, baptême du feu, convergence des extrêmes.

Sylvie, blogmestre

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 19:08

Ce matin, j'ai participé à un "concert en famille" dans la grande salle de la Philharmonie de Paris, destiné

aux auditeurs « à partir de 6 ans ». Il y avait des enfants, des parents, des grands parents, et des adultes

non accompagnés comme moi, allant entendre les Quatre saisons d'Antonio Vivaldi décortiquées et

expliquées à tous par le menu. Devant moi, sur l'escalier mécanique qui montait à l'assaut de la façade de l'immense

salle de concert, un petit garçon serrait un gros perroquet multicolore en tissu, venu, lui aussi, se cultiver en famille.

 

Billet pour une famille élargie

Billet pour une famille élargie

J'étais au premier rang sur le côté de la scène, très bien placée. Il y avait beaucoup d'auditeurs, jusque

sur les seconds balcons, mais pas dans l'arrière scène, car des photos de tableaux y étaient projetées

derrière l'ensemble instrumental pour accompagner la musique. Il y eut quatre scènes vénitiennes, provenant

du Louvre et du Grand Palais, et quatre saisons, dont une de Fragonard, provenant du Louvre, du Petit Palais

et du Musée de Grenoble, ces peintures datant du XVIIIè siècle, contemporaines du compositeur.

La grande salle de la Philharmonie bien remplie

La grande salle de la Philharmonie bien remplie

L'ensemble Gli incogniti interprétait les Quatre saisons, avec Amandine Beyer au violon solo.

L'orchestre comptait douze musiciens et douze instruments à cordes : sept violons, un alto, un violoncelle,

une contrebasse, un théorbe, et un clavecin. Le récitant, François Castang, racontait les scènes

décrites par Vivaldi dans ses phrases musicales. En guise d'introduction, Amandine Beyer nous joua

un gazouillis de violon obtenu en plaçant les doigts de la main gauche très loin dans les aigus sur le

manche de l'instrument. Puis, ce fut le Printemps... Sur le livret distribué à l'entrée de la salle, on apprenait

que l'oeuvre que nous connaissons est un regroupement de quatre concertos distincts, pour lesquels Vivaldi

avait aussi écrit des sonnets, dont les sujets et leur évocation musicale nous seront détaillés pas à pas,

par le récitant d'abord, par l'ensemble instrumental ensuite. Amandine Beyer, en bustier orange,

était impressionnante de virtuosité, et l'ensemble était excellent. Le concert commenté a duré un peu plus

d'une heure. Les enfants ont été très sages, attentifs. Bissé, l'ensemble nous a interprété à nouveau la

partie de l'Hiver qui correspond à la douceur du foyer bien au chaud, quand la froidure sévit dehors.

Cette explication musicale était très intéressante, elle nous éclairait sur les intentions du compositeur,

et sur la manière dont il s'y était pris pour les transcrire en musique. Et nous avions un extraordinaire

ensemble pour matérialiser superbement les intentions musicales du signor Antonio.

L'ensemble instrumental Gli incogniti, dont Amandine Beyer

L'ensemble instrumental Gli incogniti, dont Amandine Beyer

Personnellement, j'aurais adoré que l'ensemble file l'oeuvre après les explications, afin de reconnaître par moi même ce que

l'on venait de nous expliquer, mais ç'aurait été trop long pour les enfants. Il ne restait plus qu'à le faire en devoir à la maison !

Nous sommes ressortis au grand air après beaucoup d'applaudissements, et de rappels.

J'ai bien aimé cette formule didactique qui réunit les jeunes auditeurs et les mélomanes plus aguerris.

Mélanger les publics quand c'est possible est toujours une source de cohésion sociale,

outre l'épanouissement artistique. Bravo la Philharmonie !

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Les jeunes mélomanes à la sortie du concert

Les jeunes mélomanes à la sortie du concert

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 14:45

Il y avait foule hier soir pour le concert de la rentrée de l'Orchestre National de France au

grand auditorium de la Maison de la radio. Vigipirate oblige, une très longue file d'attente s'était

formée devant le bâtiment, qui se prolongeait loin dans la rue.

La file d'attente dans la rue, avec Tour Eiffel en fond

La file d'attente dans la rue, avec Tour Eiffel en fond

Heureusement, on avançait assez vite, et bientôt j'arrivai en vue de l'entrée, où un vigile demandait

à la ronde que nous ouvrions nos manteaux avant notre passage, pour gagner du temps.

 

La file d'attente devant le bätiment de la Maison de la radio

La file d'attente devant le bätiment de la Maison de la radio

Une fois à l'intérieur, il y avait encore le contrôle des sacs, et l'on nous souhaita une bonne soirée,

et un bon concert. Il ne restait plus qu'à faire contrôler le billet et grimper au deuxième balcon,

puis à trouver ma place. J'eus même un programme, une chance inattendue.

Billet très haut perché

Billet très haut perché

Le grand auditorium était très plein, j'avais une vue plongeante sur l'orchestre, entre les barres de protection.

Le grand auditorium vu de ma place

Le grand auditorium vu de ma place

Le programme était composé d'un poème symphonique de Camille Saint-Saëns, d'un concerto de

Henri Dutilleux, et d'une symphonie de Johannes Brahms, interprétés par l'Orchestre national de France,

sous la direction d'Andrès Orozco-Estrada, jeune chef colombien très talentueux. Avant le concert, on nous a

rappelé que 2016 est l'année du centenaire de Dutilleux, et que l'Orchestre National de France a perdu l'un de ses anciens

chefs, en la personne de Kurt Masur, décédé en décembre dernier, à la mémoire de qui ce concert était donc dédié.

 

Le poème symphonique de Saint-Saëns, intitulé Phaéton, évoquait l'histoire du fils d'Hélios racontée par

Ovide, qui était allé voir son père et avait demandé à conduire le char du dieu Soleil. Celui-ci tenta de l'en

dissuader mais n'y parvint pas, et voici Phaéton lancé dans une course folle, le char lui échappa et brûla

la Terre, créant des déserts... Zeus n'eut d'autre alternative que de foudroyer le mauvais conducteur.

J'aime la mythologie ! En dix minutes, Saint-Saëns évoquait toute l'histoire avec élégance et puissance,

c'était une très jolie œuvre. Plus déroutant était le concerto de Dutilleux, intitulé « Tout un monde lointain... »,

avec une évocation de Charles Baudelaire. La partie de violoncelle était interprétée par Gautier Capuçon,

sur un violoncelle de 1701... Le concerto comportait cinq mouvements enchaînés, intitulés « Enigme »,

« Regard », « Houle », « Miroirs », et « Hymne », qui s'avérèrent assez figuratifs pour l'ignorante que je suis

en matière de musique contemporaine. C'est un concerto intéressant à écouter et à voir en même temps

car les réponses que se font les instruments sont un spectacle à elles seules. Le concerto, comme

le poème qui le précédait, fut très applaudi, Gautier Capuçon fut rappelé plusieurs fois

et nous offrit en bis un morceau gracieux et un peu mélancolique, au titre inconnu.

 

Gautier Capuçon et son violoncelle de 1701

Gautier Capuçon et son violoncelle de 1701

A l'entracte, je sortis de l'auditorium, et allai regarder les panneaux d'une petite exposition

à la mémoire de Henri Dutilleux, qui est à l'étage du premier balcon.

 

Dédicace de Henri Dutilleux à l'Orchestre national de France

Dédicace de Henri Dutilleux à l'Orchestre national de France

Le chef Andrès Orozco-Estrada va révéler pleinement son talent dans la symphonie n°1 de Brahms.

Il dirigeait avec beaucoup de mouvements, nerveux, précis, signalant qu'il fallait le regarder, remerciant

d'un sourire, énergique et gracieux, il se donnait à fond. Il a commencé la symphonie d'une manière extraordinaire:

il est monté sur l'estrade, a écarté les bras paumes levées, et dans le même mouvement a donné le départ (aucun choriste

amateur ne serait parti sur un tel départ, mais l'ONF l'a suivi comme un seul homme!) La première symphonie de

Brahms est une oeuvre classique en quatre mouvements dont les deux derniers sont particulièrement

lyriques. Mais la salle était si enthousiaste qu'elle applaudissait après chaque mouvement! (je n'avais encore

jamais vu ça en ce lieu...) Le chef a écourté au minimum la pause entre les troisième et quatrième mouvements,

et terminé sa symphonie en apothéose. Il a salué, remercié, fait lever les musiciens, j'ai eu beaucoup de mal

à le photographier, car il a des mouvements vifs, et je devais viser entre les deux barres (détail prosaïque, pardon!)

 

 

L'orchestre national de France, et le jeune chef colombien Andrès Orozco-Estrada
L'orchestre national de France, et le jeune chef colombien Andrès Orozco-Estrada

L'orchestre national de France, et le jeune chef colombien Andrès Orozco-Estrada

Après de nombreux applaudissements et rappels, le public s'est décidé à rentrer chez lui. A la sortie, il y avait des

policiers avec des gilets pare-balles, il s'était passé quelque chose à l'extérieur. Retour brutal à la vie courante

de ce début de XXIè siècle, ils nous ont souri et que nous les avons remerciés d'un sourire d'être là...

Sylvie, blogmestre

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 15:50

« Je viens de débarquer, mettez vos faux cheveux, cocottes ! Paris, Paris, Paris ! J'apporte à vos quenottes,

toute une fortune à croquer... » Mais oui, bien sûr... c'est l'air du Brésilien dans la Vie parisienne de

Jacques Offenbach. Il y a Vie parisienne actuellement à la salle Gaveau, jouée et chantée par

l'association « Les Tréteaux lyriques », qu'on se le dise. J'avais une place de catégorie 4 pour la

représentation d'hier soir, c'était tout ce qu'il restait, jusqu'à la fin de la programmation du spectacle.

Billet pour une soirée de gaîté parisienne

Billet pour une soirée de gaîté parisienne

Je me dis que si je ne voyais rien, il y aurait toujours la musique. Et que si j'avais de la chance, il y aurait

des absences qui permettraient de mieux se placer, ce qui arriva. Je migrai de la place du pourtour à une

place près de la scène d'où l'on avait une bonne vue juste avant le début du spectacle.

La scène à l'entracte vue de ma nouvelle place

La scène à l'entracte vue de ma nouvelle place

La troupe Les Tréteaux lyriques est composée d'une quarantaine de choristes amateurs, parmi lesquels

certains sont solistes avec bonheur (cependant, il serait peut-être intéressant de les micro-sonoriser comme dans

lescomédies musicales, ils auraient moins d'effort physique à fournir pour que leur voix passe par-dessus l'orchestre).

L'association a été créée en 1968, la troupe monte un nouveau spectacle d'opéra-comique, ou opérette,

tous les deux ans. L'orchestre est professionnel, de dimension modulable, dirigé par Laurent Goossaert.

 

L'histoire, pour ceux qui ne la connaîtraient pas : deux gandins, Bobinet et Gardefeu, courtisent la même

demi-mondaine, Métella. Econduit, Gardefeu s'intéresse à un couple d'aristocrates Suédois en voyage à

Paris, qu'il héberge chez lui en prétendant qu'il s'agit d'un petit hôtel, cherchant à éloigner le baron

de Gondremark pour séduire la baronne. Il organise une table d'hôtes avec des convives improvisés,

sa gantière, son bottier, et leurs amis,déguisés en fausses personnes de qualité. Bobinet, réconcilié,

en fait de même le lendemain avec ses domestiques. Après l'ivresse de la soirée, le baron comprend

qu'il a été roulé, et provoque Gardefeu en duel. Finalement, tout s'arrange, Métella réunit le

couple de Suédois, et la joyeuse troupe fait la fête au bal du Brésilien (céloui-là même

qui avait toute oune fortoune à croquer), French cancan et farandoles concluent l'opérette.

 

Quand l'orchestre a joué l'introduction, les spectateurs des premiers rangs, que je voyais de ma place,

ont tous souri, dès les premières mesures. C'est une musique joyeuse, entraînante, on a envie de

taper dans ses mains et de chanter toute la soirée. Le texte est drôle, humoristique. Les chanteurs sont

de tous âges, ce qui permet tous les rôles. L'orchestre est parfait. L'espace est utilisé intelligemment

(y compris les loges qui donnent au-dessus de la scène), même dans une salle qui n'est pas conçue pour le jeu

d'acteurs. La mise en scène est sobre mais suffisante, les costumes sont de complexité variée, les solistes

ayant évidemment les costumes les plus raffinés (la robe de la gantière a fait mon admiration...de taffetas vert

avec de petites roses, sur tournure, de mémoire). Le spectacle dure 2h et demie, avec un quart d'heure d'entracte,

je salue la performance physique, chanter et danser en même temps, c'est fatigant ! Je salue aussi

l'excellente tenue de ce spectacle d'amateurs soutenus pas des musiciens professionnels, qui

permet au public de voir et d'entendre des oeuvres populaires dans des conditions accessibles à tous.

Il y a encore plusieurs représentations, je conseille aux amateurs d'Offenbach de tenter leur chance,

le spectacle vaut le déplacement, c'est une soirée de pur bonheur. Ci-dessous, une photo de la fin du bis :

 

 

La troupe salue à la fin du bis

La troupe salue à la fin du bis

Signalons que l'association Les Tréteaux lyriques aide trois associations d'entraide, et recrute pour la rentrée

de septembre 2016, les précisions sont sur leur site. La sortie de la salle Gaveau fut joyeusement malaisée,

la salle était pleine, et les groupes s'arrêtaient pour échanger leurs impressions avec enthousiasme...

 

Sylvie, blogmestre

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