20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 15:14

C'est ce titre engageant qu'a choisi Sophie Boucheron pour le prochain concert de l'orchestre

Coruscant, qu'elle dirigera le 22 février. Louis-Michel, ténor du Choeur Un, qui chante dans

le choeur Phronesis que dirige aussi Sophie Boucheron, nous le recommande chaudement!

 

 

L'orchestre Coruscant est formé de musiciens professionnels, et j'avais eu l'occasion, lors d'un

précédent concert à Nanterre (déplacement épique!) d'apprécier la grande qualité de cet ensemble,

et le dynamisme de leur chef. C'est à 20h, à Ménilmontant, au Vingtième théâtre,

et on peut réserver sur le site du théâtre.

Sylvie, blogmestre

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 16:40

Hier soir, pour clôturer en beauté une période d'activités culturelles intense, je suis allée voir l'opéra

de Mozart « Mithridate » au Théâtre des Champs Elysées. J'avais loué un très joli strapontin,

mais un siège plus élaboré, resté libre à proximité, m'a permis de m'asseoir plus confortablement, ce qui,

eu égard aux 3h15 de durée du spectacle, fut bienvenu.

Mithridate

C'était une chance pour moi, car le théâtre était très plein, même le deuxième balcon semblait avoir

été pris d'assaut par des mélomanes lyriques mozartiens. Impossible de prendre une photo avant

le concert, mais voici la position du strapontin dans le théâtre à l'entracte, vidé de ses occupants.

 

Mithridate

Mithridate, de Mozart est un « opera seria », c'est à dire un opéra « sérieux », par opposition à

« opera buffa », opéra bouffe, comique. C'est une œuvre dramatique que Mozart composa à l'âge de

quatorze ans, à partir d'un livret inspiré de la tragédie homonyme de Racine. L'âge du compositeur au

moment de la composition donne toute la dimension de son génie, car tant la musique que les caractères

des personnages sont aboutis, malgré la jeunesse de Mozart. Il est vrai que le drame de Racine a été écrit

en 1673 par un auteur plus âgé, et que l'utilisation qu'en a fait le jeune musicien est fidèle au drame original.

Mithridate était la tragédie préférée de Louis XIV, la pièce est très représentative du théâtre en vogue au

XVIIè siècle : roi, princes et princesses déchirés, amours impossibles, luttes de pouvoir, guerre, bravoure,

trahison, empoisonnements... Tout un univers tumultueux qui devait fort plaire à Versailles, puis

ultérieurement, à Milan, où l'opéra fut créé en 1770. L'opéra est en italien, sous-titré en français.

 

 

Il commença par une ouverture très agréable, gracieuse, jouée par le Concert d'Astrée depuis la fosse

d'orchestre, dirigé par Emmanuelle Haïm. L'exposition des personnages et de l'intrigue fut en revanche

plus ardue. Heureusement que nous sommes au pays de Jean Racine, et que nous avons

dans nos études peu ou prou abordé cette tragédie.

 

Mithridate était roi d'un petit royaume italien, et avait deux fils, Pharnace et Xipharès. Il y a déjà une

complication au départ, car les noms originaux ont été transformés dans l'opéra en Mitridate, Farnace, et

Sifare. Aspasia, qui s'appelait Monime pour Racine, est la fiancée de Mitridate. Celui-ci est parti en guerre,

et a fait croire qu'il était mort. Ses deux fils, qui sont tombés amoureux d'Aspasia, convoitent le trône,

et la fiancée de leur père. Mais le voici qui revient ! (Photo extraite du site du Figaro, Mithridate et Aspasia)

 

Patricia Petibon et Michael Spyres

 

L'interprétation d'Aspasia était ici chantée par Patricia Petibon, et celle de Mitridate par Michael Spyres,

Farnace par Christophe Dumaux, et Sifare par Myrto Papatanasiu, qui est une soprano. En effet, dans

l'écriture de Mozart, le roi est ténor, le prince aîné est contre-ténor, et le prince cadet est sopraniste,

les deux rôles des princes étant initialement tenus par des castrats. L'idée est assez surprenante, quand on

songe au souci permanent qu'avaient tous ces princes de s'assurer une descendance, et que Mozart, qui avait beaucoup

voyagé dans les cours d'Europe, devait bien connaître. Un peu de malice juvénile de la part du compositeur, peut-être ?

 

Cette distribution explique en partie que Mithridate soit un opéra peu joué, et la solution retenue par le

Théâtre des Champs-Elysées, confronté au problème du prince Sifare dont la tessiture est très haute, de

donner le rôle à une jeune soprano. L'inconvénient est que l'on perd en différence de timbres dans les duos entre

Sifare et Aspasia, puisqu'il s'agit alors de deux premières sopranes. Mozart ne savait pas que deux siècles et demi après

la création de son opéra, l'on ne mutilerait plus personne pour chanter plus haut... (et c'est bien heureux !)

 

L'autre raison qui fait de Mithridate un opéra peu joué est son côté statique un peu austère. Le metteur

en scène Clément Hervieu-Léger a introduit un peu de mouvement en créant une fausse mise en abyme, c'est-à-dire que

nous voyons des artistes lyriques en train de répéter l'opéra Mithridate à proximité d'une salle de spectacle, et l'opéra

prend corps sous nos yeux petit à petit, il y a même le souffleur qui  intervient distinctement par deux fois pour rappeler

quelques mots oubliés. C'est moins statique, mais plus embrouillé pour le spectateur, qui n'a pas eu le temps

de lire le gros programme disponible à l'entrée, et qui ne s'est pas documenté avant de venir voir l'opéra.

J'aurais, personnellement, compris plus vite l'intrigue si les princes et la fiancée du roi avaient été costumés en princes.

Mais Clément Hervieu-Léger explique très bien ce qu'il a voulu faire, dans la vidéo ci-dessous:

 

Clément Hervieu-Léger explique sa mise en scène

 

Cependant, l'intrigue se poursuivait sur le plateau, le roi atrocement jaloux de son fils cadet amoureux

de sa fiancée, et réciproquement, sommant celle-ci de l'épouser quand même, et arrêtant l'audacieux,

l'autre fils le trahissant avec les Romains. La fiancée avait tenté de mettre fin à ses jours par le poison,

mais avait été sauvée. Ce sera Mithridate qui mourra, revenu victorieux d'une guerre menée

avec ses fils, mais blessé, et unissant, avant de mourir, son fils cadet avec sa fiancée.

Les chanteurs principaux, au centre Mithridate et Aspasia à sa droite

Les chanteurs principaux, au centre Mithridate et Aspasia à sa droite

Plus on avançait dans l'intrigue, plus les chanteurs effectuaient des prouesses, plus ils étaient applaudis.

On ne peut que s'étonner de ces parties très aiguës et très acrobatiques composées par Mozart pour

les interprètes de son opéra. Toutes les voix sont des sopranos pour les femmes, et dans les voix

d'hommes, la plus grave est un ténor qui monte haut dans les aigus! Il s'agissait d'une commande,

et l'on peut se demander si Mozart ne s'est pas livré ici à un exercice de style.

 

L'opéra a été très applaudi, la salle était manifestement ravie de sa soirée, des chanteurs, de l'orchestre,

et de la musique. C'était une très belle représentation, félicitations à tous !

 

Un salut bien bas un peu risqué, mais une photo amusante!

Un salut bien bas un peu risqué, mais une photo amusante!

Ce spectacle a été enregistré, et sera diffusé ultérieurement à la télévision sur la chaîne Arte, et à la radio

sur France Musique. Il sera mis en ligne et visible en streaming à partir de demain soir 20 février sur le

site internet d'Arte. Voici aussi un article très intéressant paru dans Télérama en ligne,

pour les lecteurs qui souhaiteraient approfondir le sujet.

Il est visible au Théâtre des Champs Elysées jusqu'au 20 février.

 

Un dernier mot, Mithridate est passé à la postérité par sa phobie du poison, qu'il absorbait par doses croissantes

pour y accoutumer son corps, nous laissant .la "mithridatisation"...

 

Sylvie, blogmestre

 

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 09:32

Le 17 février 2006, l'un de mes amis chers est décédé prématurément. Quand je l'avais connu, il était journaliste dans

une station régionale de Radio France. Il était aussi mélomane, et avait été choriste. Aller écouter le Requiem

de Duruflé ce 17 février, dix ans après, au grand auditorium de la Maison de la Radio s'imposait comme une évidence.

Requiem de Duruflé

Le concert débutait à 19h, soit une heure plus tôt que les concerts habituels de soirée. A 18h, alors que j'attendais en gare

RER, il y eut à Bourg-la-Reine une rétention du train que nous convoitions, au profit de deux rames qui ne s'arrêtèrent pas...

quinze minutes de patience ! J'arrivai cependant à temps à la Maison de la Radio, où, d'ailleurs, des auditeurs furent admis

même après le début du concert. Les flasheuses de billets étaient en panne, on nous ôta les codes-barres à la main...

Mon voisin remarqua que plusieurs personnes pouvaient alors passer avec le même billet sans être détectées !

Le placement était libre, le parterre était plein et la corbeille se remplit aussi complètement, à l'exception

de la partie arrière, fermée, car il y aurait de l'orgue. Des retardataires,

ne trouvant plus de places en bas, s'installèrent au centre du premier balcon.

 

Le grand auditorium de la Maison de la Radio, 17 février 2016

Le grand auditorium de la Maison de la Radio, 17 février 2016

Le concert, qui ne comportait que des œuvres de Duruflé, commença par les quatre motets

a capella que le compositeur avait écrits à des fins liturgiques, mais qui sont plutôt joués en concert :

Ubi caritas, le si joli Tota pulchra es, Tu es Petrus, et Tantum ergo. Le Choeur de Radio France était

dirigé par Florian Helgath, un jeune chef allemand gracieux et concentré. Il y eut beaucoup

d'applaudissements après cette première partie.

 

Une deuxième partie comportait une œuvre pour orgue de Maurice Duruflé, écrite en hommage à

Jehan Alain, musicien mort pour la France en 1940, « Prélude et fugue sur le nom d'Alain ». Interprétée

par Yves Castagnet sur l'orgue du grand auditorium, que j'entendais pour la première fois (et dont j'espère que les

milliers de tuyaux ont été dûment parrainés!) Le grand orgue a un son agréable et un peu assourdi (pour moi,

c'est une qualité, de la part d'un orgue), comme une voix qui aurait un léger souffle lui donnant un charme

particulier. L'oeuvre utilise la correspondance entre les lettres du nom Alain et la notation anglo-

saxonne de la gamme musicale A=la, B= si, C=do, etc... puis s'inspire des Litanies écrites par

son confrère musicien. L'orgue et l'organiste furent aussi très applaudis.

 

Yves Castagnet et la console de l'orgue de l'auditorium

Yves Castagnet et la console de l'orgue de l'auditorium

Puis vint le Requiem, qui dura une quarantaine de minutes, à quatre voix mixtes, accompagnées

par l'orgue (Maurice Duruflé a aussi écrit deux autres versions, avec orchestre symphonique, ou

avec petit orchestre et orgue, dans lesquelles j'ai chanté). Ce Requiem, opus 9, comprend neuf parties.

Quatre choeurs : Introit, Kyrie, Domine Jesu, Sanctus, un solo central de mezzo-soprano sur le Pie Jesu,

et quatre autres choeurs : Agnus Dei, Lux aeterna, Libera me, In Paradisum. Il est aérien, éthéré.

Je pensais que c'était parce qu'il alterne des mesures de longueurs différentes qui le désarticulent

(et n'en facilitent pas l'exécution!) mais le livret attribue à ses origines grégoriennes cette particularité

angélique. Je reconnais que ma connaissance théorique de l'écriture grégorienne ne va pas encore jusqu'à compter

les temps dans les mesures, mais j'y songerai ! L'écriture de l'oeuvre pour choeur et orgue est plus dépouillée

et plus funèbre que celle qui comprend un orchestre, laquelle est plus flamboyante. A plusieurs

reprises pendant ce concert, je constatai que j'avais des frissons. Le choeur, puissant, à quelques

mètres en-dessous de moi, et l'orgue derrière lui provoquaient une réaction physiologique,

particulièrement dans le Hosanna, qui monte fortissimo dans les aigus, et dans le Libera me.

Ah, le Libera me du Requiem de Duruflé ! Avec son Dies irae incorporé, inattendu, arrivant quand on ne

l'attendait plus, qui s'enflamme comme une torche, calamitatis et miseriae, puis s'éteint progressivement,

dum veneris judicare seculum per ignem... la chair de poule était une réponse appropriée !

Puis les sopranes du choeur se désincarnèrent pour voler très haut dans la lumière éternelle,

chantant In Paradisum, car ce Requiem-ci va au-delà du Lux aeterna, il convoque le choeur des anges

pour donner au défunt l'éternel repos, aeternam habeas requiem. Amen.

 

Je n'ai pas pris de vidéo pendant le concert, c'était un concert de recueillement, un anniversaire, une commémoration,

et il est habituellement interdit de filmer ou de photographier un concert dans le grand auditorium. J'ai pris une photo des

solistes et du chef, aux saluts. La partie de mezzo-soprano du Pie Jesu était chantée par Daïa Durimel,

qui est alto, et la partie de baryton du Domine Jesu et du Libera me était chantée par Patrice Verdelet.

 

Le chef, Florian Helgath, et les solistes alto et baryton

Le chef, Florian Helgath, et les solistes alto et baryton

Mais j'eus la chance, comme après le Requiem de Mozart de samedi dernier, d'avoir l'appareil photo en fonction au

bon moment, puisque, après les applaudissements et les saluts, après le concert, donc, il y eut un bis, que j'ai

enregistré, puisque ce n'était plus le concert ! Il s'agissait d'une autre pièce religieuse de Maurice Duruflé,

un Notre Père, la dernière pièce religieuse écrite par le compositeur. Je le mets en ligne ici, sous réserve

de désaccord de la part du Choeur de Radio France, ou des ayants droit du compositeur

(dans cette éventualité, la vidéo sera retirée, merci de contacter le blog).

 

Notre Père de Maurice Duruflé, Choeur de Radio France, direction Florian Helgath

 

Ce fut un très beau concert, merci à tous les participants pour l'ambiance recueillie et la qualité de

l'interprétation, merci au public chaleureux qui a apprécié cette belle œuvre à sa juste mesure.

 

Je ne vous dirai pas ce que mon ami évoqué faisait, avant d'être journaliste, sinon vous soupçonneriez,

comme moi, qu'il a participé, avec le choeur des anges, à la conception de cette soirée !

 

Sylvie, blogmestre

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 11:07

Il y avait hier soir un très beau concert de motets de Bach et de Mendelssohn à Notre-Dame

de Paris, où de nombreux auditeurs, tant Parisiens que touristes avaient convergé.

Bach et Mendelssohn

Le concert était interprété par la Maîtrise de la cathédrale, Choeur d'adultes,

sous la direction de Henri Chalet. Les motets étaient chantés a capella,

ou avec un accompagnement d'orgue, joué par Yves Castagnet.

Bach et Mendelssohn

En avant-propos, un prêtre de la cathédrale présenta le concert, rappelant que l'oeuvre de

Jean Sébastien Bach était tombée dans l'oubli un siècle après sa mort, et que Félix Mendelssohn,

qui habitait Leipzig comme son confrère musicien, lui rendit le rang et la popularité mérités

par son génie musical. Bach avait ensuite beaucoup inspiré les romantiques allemands.

 

Le concert avait ceci de particulier que le maître et l'élève de cœur se rejoignaient dans les

textes et la musique, et que la succession des pièces de l'un et de l'autre, entremêlées,

produisait une impression de ressemblance et de continuité.

 

Nous avons entendu les choristes de la Maîtrise commencer le concert du fond du choeur de la

cathédrale, invisibles à nos yeux, par une fugue à quatre voix de Mendelssohn, a capella, comme sortie

de nulle part. Puis, sous les applaudissements, les choristes féminines apparurent et se mirent en place

devant l'autel, pour un "Veni Domine" du même auteur à trois voix, accompagné à l'orgue. Elles furent

rejointes par les choristes masculins, dont l'entrée fut aussi applaudie, pour un troisième motet de

Mendelssohn, à quatre voix avec une soliste alto. A partir de la seconde pièce,

chaque motet fut applaudi à la mesure de l'émotion suscitée.

Après les trois motets de Mendelssohn, était intercalée une pièce de Bach, « Komm, Jesu, komm »,

dont un extrait vidéo figure ci-dessous. C'est un double choeur, à huit voix, accompagné au petit orgue,

dont l'écriture complexe fait jaillir l'une ou l'autre voix (et qui m'a fait penser au « Sind Blitze » de la Passion

selon Saint-Matthieu si vous vous souvenez). Ces quatre motets demandent de l'aide divine,

l'homme a des ennemis, il souffre, son corps est las, il aspire à un ailleurs meilleur.

 

Johann Sebastian Bach: extrait de "Komm, Jesu, komm"

 

Deux autres motets de Mendelssohn demandaient la paix et le repos. Ils étaient chantés à quatre voix,

et accompagnés à l'orgue de choeur, le deuxième motet ayant au début un long solo de soprano, chanté

par Maria Lueiro Garcia, qui répondait ensuite au choeur, et que j'ai filmé sur une deuxième vidéo.

 

 

Felix Mendelssohn: extrait de "Hör mein Bitten"

 

Dans le motet suivant, de Bach, à quatre voix, avec orgue, c'était un mourant qui remettait son âme

à Dieu pour l'ultime voyage. Suivait un « Laudate pueri » de Mendelssohn, seule pièce en latin du concert,

toutes les autres étant en allemand, qui invitait les enfants à louer Dieu. La même louange, en allemand

cette fois, était reprise dans le « Lobet den Herrn » de Bach qui suivait, et dont un extrait constitue la

troisième vidéo de ce concert. Le mourant est arrivé au ciel, le motet se termine par un Alleluia.

 

Johann Sebastian Bach: extrait de "Lobet den Herrn"

 

En conclusion de ce très beau concert, dirigé avec beaucoup de fougue par Henri Chalet, et brillamment

interprété par les choristes de la Maîtrise, un dernier motet de Mendelssohn glorifia la Trinité, pour

les siècles des siècles. Le concert fut très applaudi, c'était mérité.

 

L'une de mes voisines m'avait dit avant le concert qu'elle entrait pour la première fois dans la cathédrale. Je crois qu'elle a

aimé le concert et j'espère qu'elle reviendra. La cathédrale, comme toutes les cathédrales de France, appartient

à tous les Français. Son caractère essentiel de lieu de culte ne la rend pas moins ouverte à tous sur le plan culturel,

dont relevait ce concert, dans le respect de chacun, de l'édifice, et des parties réservées au culte, bien entendu.

 

Pour les amateurs de Jean Sébastien Bach qui sont nombreux parmi les lecteurs de ce blog, la

Maîtrise de Notre-Dame de Paris, Choeur d'adultes, chantera en concert la Passion selon Saint-Jean

les 9 et 10 mars prochains, et j'ai l'intuition que ce seront deux très beaux concerts...

 

Sylvie, blogmestre

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 15:16

J'ai vu hier soir à l'Olympia un concert au bénéfice de la recherche sur la maladie d'Alzheimer.

J'avais acheté un billet pour ce concert, car ma mère est atteinte d'une pathologie de ce type, en croyant que le concert

avait lieu un mardi... C'était un lundi, j'avais donc un conflit d'activités, découvert pendant ce week-end, j'ai choisi le concert

au détriment de ma participation à la répétition chorale, toutes mes excuses, mais je pense que chacun comprendra...

 

Billet pour concert généreux et lieu mythique

Billet pour concert généreux et lieu mythique

C'était la première fois que j'entrais dans ce lieu mythique qu'est l'Olympia, où tous les grands

artistes de variétés et de musique pop sont passés, et ne pus m'empêcher de penser à Brel,

aux Beatles, et aux fauteuils cassés des concerts de rock ! J'étais à l'Olympia...

 

La soirée débutait par une présentation de l'action menée grâce aux fonds récoltés par ces galas

(c'était le 11ème), et par la participation de généreux donateurs, l'organisation de tombolas, etc...

Plusieurs personnes vinrent parler, je retins que grâce à ces dons, beaucoup de chercheurs étaient

financés, qu'il y avait une stratégie pour susciter la générosité (on s'en doutait un peu...)

 

Grâce à ces dons, l'on avait pu acheter un PET/IRM d'une valeur de 5 millions d'euros, qui est en service à l'hôpital

de la Salpêtrière, et qui actuellement examine douze malades d'Alzheimer par jour. (Petite digression: le PET/IRM est un

appareil d'imagerie médicale perfectionné qui permet de visualiser le métabolisme, le fonctionnement, et les modifications

structurelles du cerveau, dans les maladies dont il souffre). Dans le cas de la maladie d'Alzheimer, lePET/IRM

permet de suivre l'évolution d'une maladie déclarée, ou d'en faire un diagnostic précoce, sachant que les traitements

dont on dispose actuellement pour cette maladie permettent de ralentir son évolution, mais pas de la guérir. Grâce à ces

dons, l'on peut aussi financer des chercheurs, et leur attribuer des prix. Un jeune chercheur indien fut ainsi distingué pour

ses travaux sur les gènes qui prédisposent à développer la maladie d'Alzheimer, et le métabolisme des protéines amyloïdes

formées dans le cerveau par la maladie. Le Dr Rajendran, récipiendaire du prix, nous dit avec une grande modestie

et pas mal d'humour, qu'il était heureux, lui qui était Indien, travaillait en Suisse, et s'exprimait en anglais

d'être couronné par une association française...

 

Le sympathique lauréat du prix européen Jeune chercheur

Le sympathique lauréat du prix européen Jeune chercheur

Après les allocutions et distinctions, remerciements, vint la partie musicale. Un jeune homme que je

ne connaissais pas, et dont je n'ai pas retenu le nom (c'était une soirée pardon pour les oublis!), chanta

une chanson inspirée par la maladie d'Alzheimer, presque trop pertinente, j'en avais les larmes aux yeux.

Cette saleté de maladie détruit la personne concernée, mais aussi la famille qui est autour, qui souffre d'ailleurs davantage

que le/la malade, lequel ne se rend pas bien compte la plupart du temps... « je crois que je perds un peu la mémoire... »,

disent-ils, puis parfois il y a un éclair de lucidité, alors c'est la crise d'angoisse. Donc, les chansons un peu trop pertinentes

sont très lourdes pour les personnes de l'entourage, pudiquement qualifiées d'  « aidants », je le précise pour les

compositeurs de chansons, en ce sens qu'elles abolissent soudainement les distances que nous mettons mentalement

avec la maladie de nos proches, les minces armures personnelles qui permettent de supporter la situation.

 

Ce fut avec un certain soulagement que j'entendis les chanteurs passer à un autre répertoire. Sandrine

Kiberlain était la marraine de la soirée, je découvris qu'elle chantait aussi bien qu'elle jouait, elle fut rejointe par

Nolwenn Leroy, qui était l'une des raisons de ma présence à ce concert, car ma mère, dans ses dernières années de

lucidité, avait développé une passion juvénile pour cette artiste, qu'elle était allée écouter en concert toute seule,

en nous cachant où elle allait... puis était revenue ravie, toute fière de cet acte d'émancipation maritale de septuagénaire.

Je vais lui envoyer la photo de Nolwenn qui est dans le livret, à présent qu'elle est en maison de personnes

âgées dépendantes, elle va la montrer à toute la résidence ! Laurent Voulzy rejoignit Nolwenn Leroy,

ils interprétèrent ensemble « Wight is Wight » de Michel Delpech.

 

 

Puis se succédèrent Alain Souchon (il y avait eu Pierre Souchon au début, qui était l'organisateur de la

soirée), Carla Bruni, puis Oldelaf, qui se plaignit que Carla ne lui avait pas fait la bise, et nous chanta une composition

de circonstance, plus pudique que les autres chansons du même registre, donc mieux reçue de ma part.

Puis il interpréta un succès de Julien Clerc, avec une belle énergie, et une participation de la salle.

 

 

Vincent Delerm nous fit chanter « Il est libre, Max ! », tube des années 80, et je ne sais plus qui chanta

(soirée pardon oubli !) en duo « Le lundi au soleil » de Claude François, mais que c'était drôle de chanter

du Cloclo à tue-tête comme quand j'avais treize ans...!  Il y eut aussi les Brigitte, et quelques participant(e)s

que je ne connaissais pas. Maxime Leforestier nous chanta « Mon frère », aux paroles touchantes,

dont l'enjeu vocal pour les néophytes est de ne pas terminer une tierce au-dessous de ce qu'il faudrait (je l'ai beaucoup

chantée, autrefois), puis « La rouille » en duo très réussi avec Carla Bruni, une chanson mélancolique

de rupture virtuelle, qui finit bien, celle qui a fait connaître son auteur, que j'ai regretté de ne pas avoir filmée.

Le concert passa très vite, et ce fut le moment des dernières chansons, « Belle-Isle en mer » d'abord,

 

 

puis « Vole », composée spécialement pour l'occasion, et difficilement soutenable pour moi, dont la famille

a éclaté du fait de la maladie de ma mère, avec tous les drames qui se sont ensuivis. Mes parents ne connaîtront jamais

le PET/IRM de la Salpêtrière, parce que ce n'est pas ce que l'on avait décidé pour eux, ailleurs. Quand la même chanson

a été reprise, je suis sortie de la salle, pardon aux artistes, la résistance humaine a ses limites... mais

merci pour ce concert et votre dévouement à cette cause!

Voici une photo prise à la fin du concert.

 

Tous les artistes du concert pour les dernières chansons

Tous les artistes du concert pour les dernières chansons

Il faisait froid sur le boulevard des Capucines, que je prenais autrefois à mobylette pour aller travailler au central PTT de

Paris-Bourse, rue Vivienne, où j'étais auxiliaire d'exploitation pendant les vacances d'été des classes préparatoires.

Le Palais Garnier brillait dans la nuit, nulle chauve-souris dérangée par les conciliabules amoureux d'une cantatrice

faustienne s'ébattant sur le toit, ni aucun fantôme de l'Opéra, pas même dans la très profonde station Auber ...

 

Sylvie, blogmestre

 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 15:50

Hier après-midi, comme écrit dans l'article précédent, j'ai écourté le travail collectif du Osanna de la

Messe en ut mineur de Mozart pour aller entendre l'orchestre et le choeur de Paris sous la direction

de Gianandrea Noseda, interpréter le Requiem de Giuseppe Verdi. Que l'on se rassure, j'avais les fichiers

musicaux du Osanna dans mon baladeur, et les transports en commun sont parfaits pour apprendre ou réviser !

(une oreille : 4 voix, deux oreilles : 8 voix)

Billet pour sopranes 1 élargies

Billet pour sopranes 1 élargies

J'arrivai à la Philharmonie vers 16h15, ma place était à l'arrière du choeur, quelques rangs au-dessus

des sopranes, pas de dépaysement auditif donc, quasiment une position de concert ! Le choeur était en rangs derrière

l'orchestre, sur la scène, avec des chaises. Le concert était affiché complet, et le public était très

nombreux, seuls de très rares sièges étaient vacants.

 

 

La grande salle très comble vue de ma place

La grande salle très comble vue de ma place

Enserrés à l'intérieur d'un public très dense, les musiciens étaient aussi très nombreux, il y avait une

centaine de choristes, et les quatre solistes. Avant le concert, quatre trompettistes s'étaient positionnés

sur les côtés parmi les spectateurs, deux par deux, créant un effet triphonique avec les cuivres restés

sur la scène. Gianandrea Noseda dirigeait à mains nues, sans baguette. Dès le début de l'oeuvre,

pianissimo, on notait la qualité exceptionnelle du choeur (l'orchestre aussi est excellent, mais je l'avais

déjà constaté dans un concert précédent). Le premier Dies irae claqua comme un coup de tonnerre à

répétition, une chute vertigineuse qui suivait la descente semée d'altérations des deuxièmes sopranes,

ponctuée par les timbales et une très grosse caisse. Les trois groupes de cuivres intervinrent en créant

une impression d'espace sonore qui ravit le public. Les solistes brillaient tous les quatre dans les passages

de l'oeuvre qui les mettent en valeur, chacun avait son morceau de grâce (la partition du Requiem de Verdi et

son enregistrement faisant partie des objets qui m'ont été confisqués, je ne peux être plus précise, malheureusement, excepté

de mémoire pour la voix de soprano, superbe dans le Lacrymosa, ainsi que dans le Libera me).

L'orchestre, le chef, et les choristes en éclairage réduit

L'orchestre, le chef, et les choristes en éclairage réduit

La soprano était Erika Grimaldi, jeune soliste aux aigus puissants, et l'alto, Marie-Nicole Lemieux,

avait une tessiture étonnante, de mezzo-soprane à contralto, avec parfois des harmoniques très graves.

Le ténor, Saimir Pirgu a chanté un très beau solo à la fin du concert, plus lyrique que ce qui se pratique

habituellement (les solistes étaient tous quatre des artistes lyriques, ce qui explique leurs aptitudes

différentes des solistes classiques). La basse était Michele Pertusi, lui aussi remarquable.

Le choeur avait été entraîné par Lionel Sow, que l'on voit sur l'une des photos.

Les quatre solistes SATB

Les quatre solistes SATB

J'ai apprécié les fins de phrases du choeur, légères, enlevées, juste ce qu'il fallait, du grand art. J'ai

beaucoup aimé la direction de Gianandrea Noseda, nette, précise, et j'aurais volontiers chanté le troisième

Dies irae et le Libera me avec le choeur sous sa direction... Il a marqué une minute de silence après le « dona

eis requiem », avant de poursuivre l'oeuvre. J'espère que ce concert a été filmé, et qu'il sera disponible soit en vidéo

sur le site de la Philharmonie, soit en DVD, je serais très heureuse de le revoir et de le montrer à d'autres. Un concert

exceptionnel, qui explique la réservation totale de la salle ! L'oeuvre a été jouée complètement un peu avant 18h.

De nombreux applaudissements ont salué les musiciens, le chef, les solistes et les choristes, des

spectateurs étaient debout, j'ai pris quelques photos avant de sortir de la salle de concert.

Le chef à gauche, les solistes, les violons, le chef de choeur, et les spectateurs derrière eux

Le chef à gauche, les solistes, les violons, le chef de choeur, et les spectateurs derrière eux

Une heure et quart de transports en commun plus tard, avec le Osanna de la Messe en ut mineur

en accompagnement musical, et j'étais de retour chez moi...

 

Sylvie, blogmestre

PS: j'avais commis une erreur en substituant dans cet article le chef de choeur au chef d'orchestre,

mais grâce à deux choristes vigilants, tout a été corrigé, merci messieurs!

 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 11:28

J'ai pris le RER vers 9h30 à Arcueil-Cachan, direction Paris. Les tickets sont affectés d'une incongruité

d'oblitération depuis quelques semaines : elle se fait à l'inverse de ce qu'il faudrait, c'est à dire sur

une partie imprimée, quelque soit le sens selon lequel on met le billet, étrange...

Ticket de RER oblitéré semi- illisible

Ticket de RER oblitéré semi- illisible

J'ai renouvelé mon carnet de tickets à l'arrivée en gare de Saint-Michel Notre Dame, vers 9h53, puis

rejoint la cathédrale, croisant le peuple habituel de touristes se faisant photographier devant la façade.

Arrivée à St Michel-Notre-Dame

Arrivée à St Michel-Notre-Dame

Après le contrôle, à l'intérieur de l'immense édifice, sous ses hautes voûtes, je suis entrée dans

la partie réservée au culte, et ai reçu deux feuilles, celle de la liturgie du jour et des annonces,

et celle spécifique à la messe grégorienne de 10h.

En-tête de la feuille liturgique

En-tête de la feuille liturgique

Sur la feuille de chants grégoriens, j'ai utilisé les quelques minutes restantes avant la célébration

pour déchiffrer mentalement le Credo, qui m'était inconnu, mais pas difficile.

Le Sanctus était plus court mais plus dense en difficultés.

 

Sanctus avec jolie ligne mélodique ouvragée

Sanctus avec jolie ligne mélodique ouvragée

Nous étions le premier dimanche de carême, l'Evangile selon Luc racontait comment Jésus jeûna

quarante jours dans le désert, après quoi il eut faim. Le diable se manifesta alors pour le tenter par trois fois.

Jésus ayant résisté à la tentation, et le diable ayant épuisé toutes les formes de tentation, il s'éloigna.

Le diable tente Jésus par le corps : « ordonne à cette pierre de devenir du pain », puis par l'esprit :

« si tu te prosternes devant moi tu auras tout cela », puis par l'âme : « si tu es Fils de Dieu, d'ici jette-toi

en bas ». Le diable est un grand manipulateur, il avance toujours des raisons biaisées pour appuyer

ses propositions, auxquelles Jésus répond magistralement, mais qu'en est-il de nous ?

Pouvons-nous démêler le vrai du faux et ne pas nous fourvoyer sous l'emprise de

mauvaises raisons ? Il nous faut être extrêmement vigilants !

 

Je parvins à déchiffrer, avec l'aide des solistes féminines de la Maîtrise, l'ensemble des chants grégoriens

de la messe, avec une concentration maximale. On nous rappela notre contribution au denier du culte,

nécessaire pour équilibrer les finances de la cathédrale. Nous sommes ressortis de la célébration

vers 11h, je pris une photo de l'arrière de la nef avec l'orgue.

L'orgue et le haut de la nef de la cathédrale

L'orgue et le haut de la nef de la cathédrale

Nous avions un week-end de travail choral, je pris le chemin de l'Hôtel de Ville à pied pour rejoindre le Cours

de Vincennes. La Seine était haute, c'est impressionnant quand elle devient aussi large...

Devant le château néo-Renaissance, un gros bazar d'igloos gonflables et de sportifs ralentissait la progression.

L'Hôtel de Ville

L'Hôtel de Ville

J'achetai un ticket de bus à la station de métro, après avoir reçu une invitation à boire

une tisane au Marais, que malheureusement, je n'eus pas le loisir d'honorer...

 

Achat du ticket de métro pour la porte de Vincennes

Achat du ticket de métro pour la porte de Vincennes

Dans la rame, il y avait une choriste retardataire, puis une autre devant la porte, nous sommes arrivées

groupées. Mon choeur chantait le Sanctus de la messe en ut mineur de Mozart, puis ce fut le Osanna,

qui nous occupa pour le restant de la journée. Double choeur, à huit voix entremêlées...

 

Osanna de la Messe en ut mineur de Mozart, extrait

Osanna de la Messe en ut mineur de Mozart, extrait

Après un repas en commun avec les deux choeurs, le Un et le Deux (lui même divisé en deux sous-choeurs

pour le Osanna) nous reprîmes nos travaux respectifs. Je m'échappai vers 15h30, pour rejoindre

la Philharmonie en tram, ligne 3b, où j'avais trouvé une place pour le Requiem de Verdi, à 16h30.

Découverte de la ligne de tram 3b, entre les Portes de Vincennes et de Pantin

Découverte de la ligne de tram 3b, entre les Portes de Vincennes et de Pantin

Et voici la Philharmonie, vue lorsqu'on arrive du tram, très minérale et métallique.

(à suivre...)

Sylvie, blogmestre

 

La Philharmonie, côté Porte de Pantin

La Philharmonie, côté Porte de Pantin

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 22:24

Hier soir, je suis allée écouter le choeur Amadeus dans le Requiem de Mozart en l'église de

la Madeleine, avec l'orchestre et sous la direction de Jean-Louis Petit.

 

Contremarque conservée comme billet

Contremarque conservée comme billet

L'église était remplie aux deux-tiers quand je suis arrivée, et s'est encore remplie par la suite. J'ai eu

la chance de trouver une place près d'une travée, d'où l'on voit un peu mieux. Il y avait dans l'église

des statues longilignes avec des ronds alignés côté face, qui s'allumèrent quand la lumière baissa,

c'était joli, on aurait dit des hommes-flûtes.

Hommes-flûtes de la Madeleine

Hommes-flûtes de la Madeleine

L'orchestre entra sous les applaudissements, et accompagna la soliste soprane qui chanta l'Ave Maria

de Schubert. Puis le choeur entra et chanta en prélude deux pièces dont je dirais qu'elles étaient probablement

de Bach, que je connais musicalement, mais pas par leur nom (je vais enquêter auprès d'une choriste). Nous n'avions

pas de programmes, je ne connais pas non plus les noms des solistes. Environ cinquante choristes,

l'orchestre, les solistes, et un orgue participaient au concert. Il y avait un grand recueillement dans le

public, des spectateurs étaient venus en famille, il y avait même de jeunes enfants.

Le choeur prit de l'ampleur en avançant dans l'oeuvre. J'ai filmé le début du Lacrimosa, tout en

entendant un père de famille derrière moi dire à son fils « tu vas voir, c'est très beau »...

 

 

Il n'est pas aisé de commenter une oeuvre que l'on a chanté de nombreuses fois en concert, que l'on

chante mentalement en écoutant le choeur parce qu'on la sait par cœur, et que le dernier choeur avec qui

on l'a chanté, c'est précisément celui que l'on écoute... J'étais là davantage en communion spirituelle

que comme blogueuse en mission de découverte. Le concert plut au public, qui applaudit beaucoup.

Je me levai pour prendre quelques photos sous un angle plus favorable, lors des rappels, et là, surprise !

Un bonus inattendu. Le Dies irae du Requiem de Verdi...

 

 

 

...dans une version avec solistes en liberté chantant par-dessus le choeur. Quelle surprise !

J'ai beaucoup aimé, il y avait une grande fougue dans ce morceau, une chance que l'appareil photo ait été

en service à ce moment-là ! Il s'agissait du premier Dies irae, Verdi en a inclus trois dans son Requiem.

On avait l'impression que ce bis réjouissait beaucoup le choeur, le chef, les solistes et les musiciens !

L'effet de surprise sur le public était très réussi, en tout cas, et très tonique. Bravo et merci !

Ce dies irae était assorti aux éléments, car la pluie tombait dru à la sortie de l'église, rendant les marches glissantes,

personne ne s'est attardé pour prendre des photos de l'obélisque et de l'Assemblée nationale qui luisaient dans le lointain...

 

Sylvie, blogmestre

 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 08:51

Chers camarades choristes, j'espère que vous n'avez pas oublié que nous travaillons la Messe

en ut mineur de Mozart ce week-end. Le Requiem de Cherubini en option pour le Choeur Deux, il ne faut

plus s'en séparer jusqu'au concert. Dimanche, repas de fête puisque c'est la Saint-Valentin, débridez

votre imagination culinaire et gustative, mais dans les limites d'une bonne tenue vocale l'après-midi

quand même! Entrée par la rue de Lagny, horaires de week-ends, 14h-19h le samedi,

11h-18h le dimanche. Bon travail et bon week-end à toutes et à tous!

 

Sylvie, blogmestre

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 08:21

Hier, j'ai eu la très grande chance de pouvoir obtenir un billet de classe 7 à la revente pour

le Barbier de Séville de Gioacchino Rossini à l'Opéra Bastille. La salle était comble, je n'ai pas osé

quitter mon strapontin à l'entracte de peur qu'on me le prenne!

Billet racheté d'occasion (rachat régulier)

Billet racheté d'occasion (rachat régulier)

Voici un extrait de la petite notice distribuée à l'entrée

Notice du spectacle

Notice du spectacle

Et voici une photo de la grande salle de l'Opéra Bastille vue de ma place, à l'entrée de la porte 13,

au deuxième balcon, vue imprenable, beaucoup de personnes s'y sont arrêtées, d'ailleurs.

Vue de la salle depuis ma place

Vue de la salle depuis ma place

Il barbiere di Siviglia est l'opéra le plus connu de Rossini. Créé en 1816 d'après un ouvrage de

Beaumarchais, il est aussi considéré comme le chef d'oeuvre de l'opéra-bouffe italien (opéra comique).

Ici, Figaro, barbier dans la ville espagnole de Séville, s'efface devant un duo amoureux, dont il est le

conseiller et l'entremetteur: le comte d'Almaviva, et la jeune Rosina qui est la pupille d'un barbon, il dottore

Bartolo (notons que le personnage du dottore est récurrent dans la comedia dell'arte...). Almaviva a rencontré Rosina

dont il est tombé amoureux. Mais Bartolo a un projet de mariage avec la jeune femme, dont il convoite

l'héritage. Figaro, qui coiffe la demoiselle et le barbon, et a travaillé pour Almaviva, lui prodigue ses bons

conseils, comme s'installer chez eux avec un billet de logement, en faux soldat. Pas de chance,

le barbon a une dispense d'hébergement! Almaviva et Rosina ont échangé des petits billets, celui-ci revient

à la charge en professeur de musique, Bartolo s'endort, et les amants batifolent. Bartolo se réveille, et

entre dans une fureur noire. Il entreprend de salir Almaviva aux yeux de sa pupille, et de hâter son mariage

avec elle au lendemain. Almaviva, qui s'était présenté à Rosina sous une fausse identité,

se dévoile et emporte la main de la belle. J'ai un peu simplifié l'intrigue qui est pleine de quiproquos.

 

L'opéra joué actuellement à la Bastille comporte quelques particularités notables. Tout d'abord la

distribution: le comte Almaviva est noir et la jeune Rosina est métisse. Joués par Lawrence Brownlee,

et Pretty Yende, le jeune couple amoureux évolue dans le monde actuel, tous les autres acteurs étant

blancs m'a-t'il semblé. Je le souligne, parce qu'il serait difficile de ne pas y voir une intention délibérée!

La jeune femme a d'ailleurs sur la porte de sa chambre, que l'on voit à l'intérieur de sa maison, qui

tourne sur elle-même sur la scène, une affiche de Will Smith, acteur, notamment pour Spike Lee,

chantre notable de l'identité noire. Le barbon et Figaro sont blancs. La mise en scène introduit par

ce biais une dimension supplémentaire que Rossini n'avait pas préméditée, celle des relations inter-

ethniques. Les deux chanteurs ont une très belle voix, Rosina chantera plusieurs contre-uts, et même

un contre-ré avec une facilité déconcertante, ils seront tous deux très applaudis, à la fin du spectacle,

et à chaque prouesse vocale. Les décors méritent qu'on parle d'eux puisqu'on a reproduit une portion

de rue espagnole, avec ses maisons, son bistrot, ses balcons, ses pavés, ses habitants qui forment

le choeur. Dans cette portion de rue, la maison qu'habitent Rosina et Bartolo est montée sur un disque

qui tourne et nous présente à volonté la façade, les escaliers, ou les chambres et les pièces de service.

Devant la porte de la maison, Almaviva a garé une vraie automobile, puis il garera une moto, sur laquelle

les jeunes mariés s'en iront en traînant un bouquet d'ustensiles bruyants, comme le veut la tradition...,

Il y a beaucoup d'imagination dans ces décors et cette transposition, parfois c'est presque trop, ajouté

à l'intrigue pleine de quiproquos, on s'y perd un peu. Mais l'essentiel est de proposer de la musique

de qualité dans une histoire agitée qui fait rire et se termine bien, c'est le principe de l'opéra-bouffe.

Sur la photo ci-dessous prise aux rappels, les chanteurs du choeur, et la maison qui tourne...

 

Ici ce sont les chanteurs du choeur, devant la maison en 3 dimensions

Ici ce sont les chanteurs du choeur, devant la maison en 3 dimensions

Je ne suis pas parvenue à prendre une photo nette des quatre chanteurs principaux, mais une petite vidéo

correcte, qui rend bien l'ambiance enthousiaste de la fin du spectacle. Je vous la mets ci-dessous.

Au centre, Almaviva, Rosina, Figaro (joué par Alessio Arduini), et Bartolo (joué par Nicola Alaimo),

tous les quatre excellents, ainsi que les quatre autres chanteurs.

 

 

Si cet opéra vous intéresse, je ne saurais trop vous conseiller de chercher un billet d'occasion, il y a

tous les jours des personnes empêchées qui revendent leurs billets... 

Sylvie, blogmestre

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