21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 08:39

Il y avait foule hier soir au Théâtre des Champs-Elysées pour entendre l'Orchestra of the Age of

Enlightenment dirigé par Sir Simon Rattle. Une longue file de postulants de dernière minute aux places

libres se déroulait à l'intérieur du théâtre, devant les caisses. J'eus une discussion humoristique avec une dame

qui attendait pour une place, et nous avons, en ces temps de Vigipirate, échangé nos expériences de palpations incongrues...

Enlightenment

Les machines à flasher devaient être en panne, car les billets étaient seulement lus visuellement par le contrôle. Je montai au premier balcon, et comme ma place était tout au bout de la rangée, plutôt que de faire lever les personnes déjà assises, j'y accédai par l'extrémité du couloir. J'appris plus tard que je n'étais pas assise sur le rang R, mais sur le rang S, mais bien à la place n°10.

Voici le théâtre vu de la place S10, et non de la place R10 qui était la mienne:

Le théâtre de la place S10

Le théâtre de la place S10

Le théâtre n'était pas aussi plein que pour le Magnificat, mais peu s'en fallait.

Le programme comportait l'Ouverture tragique opus 81 de Brahms, le Scherzo de la

symphonie n°1 de Rott (ma pièce préférée de la soirée), et la sixième symphonie de Bruckner.

 

Les trois œuvres de la soirée avaient été composées à l'époque d'une vive querelle de musiciens viennois,

revendiquant tous l'héritage beethovenien. Il était intéressant de les entendre dans un même programme

pour apprécier à distance ce qui les séparait. L'Ouverture tragique de Johannes Brahms, dont on ne connait

pas l'histoire (de l'Ouverture), mais qui est peut-être seulement le pendant de son Ouverture pour une fête

académique, déjà commentée dans ce blog, fut créée en 1880 à Vienne. Cette œuvre, qui dure une douzaine

de minutes, est d'une écriture complexe pour cette durée modeste, basée sur deux thèmes principaux

et de nombreux motifs secondaires, selon un art constructif qui serait, nous disait le livret, une technique

dramatique directement héritée de Beethoven. Le deuxième compositeur de la soirée, Hans Rott, était

élève au conservatoire de Vienne avec Bruckner, et Mahler dont il était l'ami. Il est mort à 26 ans après

avoir été interné en psychiatrie, laissant quatre-vingt compositions, dont sa symphonie en mi majeur de

1880. Le scherzo de cette symphonie, qui a été joué en seconde œuvre de la première partie du concert

m'a paru émerger, par sa créativité, de l'académisme ou des convenances des œuvres de Brahms et

Bruckner. Il y avait même une manifestation d'humour, d'un compositeur qui ne se prenait pas trop au sérieux, à écrire

des phrases musicales réparties entre les pupitres, chaque pupitre jouant quelques notes et passant la suite de la phrase,

comme un mistigri, à un pupitre différent. A la mort de Rott, Mahler considéra que ce que la musique avait

perdu avec lui était inestimable. Personnellement, le scherzo de Rott ne m'a pas

évoqué Beethoven, mais plutôt une voie nouvelle dans l'art de la symphonie.

Le livret de la soirée

Le livret de la soirée

Le livret qualifiait la sixième symphonie d'Anton Bruckner, qui formait la deuxième partie du concert, de

relativement concise dans ses dimensions (i.e. seulement 65 minutes). Seuls deux mouvements seront

créés à Vienne en 1883, Bruckner mourra avant sa création complète. Le livret soulignait que cette

symphonie témoignait d'un art inventif et expressif proche du projet beethovenien de renouvellement

des formes. Je l'ai trouvée moins intéressante que la 8è... et plus pesante qu'une symphonie de Beethoven.

Donc, dans le projet beethovenien de renouvellement des formes, pour ce concert, je classerais

de la manière suivante : premier, le scherzo de Rott, deuxième, l'ouverture de Brahms,

troisième, la 6è symphonie de Bruckner. Mais je ne suis qu'une blogueuse mélomane...

L'Orchestra of the Age of Enlightenment

L'Orchestra of the Age of Enlightenment

L'Orchestra of Enlightenment a été formé il y a trente ans par des musiciens londoniens, soucieux de

revisiter la notion d'orchestre. Pas de chef, mais des « artistes principaux », dont sir Simon Rattle fait partie.

Sir Simon avait fait salle comble plusieurs jours d'affilée à la Philharmonie il y a quelques mois, avec

l'intégrale des symphonies de Beethoven, ajoutant son prestige à l'amour du public pour le compositeur.

Les oeuvres de la soirée étaient moins connues probablement, mais le public était averti!

Sir Simon, très gracieux, et l'Orchestra of Enlightenment furent très applaudis.

 

Sylvie, blogmestre

Sir Simon Rattle au Théâtre des Champs Elysées

Sir Simon Rattle au Théâtre des Champs Elysées

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 08:50

J'ai assisté hier soir à un superbe et flamboyant concert d'Arnold Schönberg à la Philharmonie de Paris,

il s'agissait des Gurre-Lieder et du Schönberg post romantique, avec orchestre géant et grand choeur.

Pile en face de la scène, plein centre

Pile en face de la scène, plein centre

Ci-dessous, une photo du gigantesque orchestre (environ 150 musiciens, dont 12 contrebasses!), 

composé de l'Orchestre de l'opéra national de Paris, surmonté du choeur (environ 120 choristes répartis

en un tiers de femmes, deux tiers d'hommes), provenant des choeurs de l'Opéra de Paris, et du Choeur

philharmonique de Prague), sous la direction de Philippe Jordan.

L'orchestre géant

L'orchestre géant

Les Gurre-Lieder ont été commencés en 1900, et appartiennent à la période postromantique de Schönberg,

ils ne seront créés que treize ans plus tard. Les Lieder ont été composés sur des poèmes intitulés

Gurresange, de l'écrivain danois Jans Peter Jacobsen. L'oeuvre musicale aurait été composée en quelques mois,

selon Schönberg, mais le papier musique à 48 portées, indispensable à l'écriture de la monumentale orchestration, manquait,

ce qui retarda la création ! Les poèmes de Jacobsen évoquent les amours impossibles de Waldemar le ténor

et de Tove la soprano au château de Gurre. Dans cette œuvre, les grands solos alternent avec les

séquences chorales, ce qui l'assimile à une grande cantate ou à un oratorio, ou encore à une légende

dramatique telle que la Damnation de Faust de Berlioz. Mais les Gurre-Lieder peuvent aussi être les

héritiers de l'opéra fantastique allemand du XIXè siècle. Lorsque l'oeuvre fut créée dans sa version définitive,

à Vienne en 1913, l'accueil du public fut triomphal, ce qui, selon le livret, sembla contrarier Schönberg, car cet

accueil laissait penser que le style des Gurre-Lieder était plus accessible que celui de ses œuvres suivantes...

La Philharmonie en position de concert, vue de ma place

La Philharmonie en position de concert, vue de ma place

Les deux rôles principaux de Waldemar et de Tove étaient interprétés dans le concert par Andreas Schager,

et Irène Théorin, qui portait une longue robe rouge avec une traîne. Le livret donnait les textes chantés des poèmes

de Jacobsen, dont je vais vous livrer quelques extraits pour vous mettre dans l'ambiance … « Minuit vient de sonner, et de

malheureux morts sont sortis de tombeaux oubliés depuis longtemps, ils regardent avec regret les lumières du bourg, et celles des

maisons, et le vent ironique leur apporte les bruits de fête et les chansons d'amour. » « Vidons une coupe d'or, ensemble, en

l'honneur de cette puissante mort qui rend plus beau » (version XIXè siècle du "Die young, stay pretty!" du XXè siècle)

« Le soleil se coucha, un glas tombait de la cloche, j'ai volé loin, loin vers le deuil et la mort. Le faucon d'Helwig a déchiré le

ramier de Gurre. » Et le final, chanté par le choeur « Vois, le soleil tout brillant au bord du ciel salue votre rêve. Riant, il monte

des flots de la nuit, faisant de son front clair voler l'or de ses rayons. » Romantismes allemand et nordique mêlés.

 

Le choeur

Le choeur

Philippe Jordan dirigeait de sa direction très expressive, de tout son corps en usant de multiples gestes

que ses musiciens suivaient instantanément. A la fin du concert, il a étreint chaleureusement les deux

solistes, on sentait le bonheur d'avoir réussi ce morceau de bravoure collective. C'était agréable de voir

sur scène les musiciens de l'orchestre national de l'Opéra de Paris qui habituellement sont dans la fosse

d'orchestre. J'ai été frappée par la puissance vocale des solistes, ainsi que par celle des choristes. Quand

j'ai vu une quarantaine de sopranes et d'altos pour le double de ténors et de basses (habituellement la proportion

est inverse, on admet qu'un homme peut produire autant de décibels que deux femmes), et que les dames étaient placées

en haut, je me suis inquiétée pour elles. Eh bien pas du tout, les voix féminines du Choeur de l'Opéra

de Paris passaient parfaitement par-dessus celles de leurs collègues masculins. Quelqu'un devant moi s'étonna

de la disposition du choeur, groupé au centre de la « corbeille choeur ». Je pense que si on avait déployé un choeur aussi

sonore sur toute la largeur de la corbeille, les auditeurs les plus proches auraient été un peu assourdis...

Trois solistes et Philippe Jordan

Trois solistes et Philippe Jordan

J'avais hésité à aller entendre ce concert, la suite de l'oeuvre de Schönberg m'étant assez impénétrable.

Je n'ai rien regretté! J'ai beaucoup aimé les Gurre-Lieder, et l'interprétation flamboyante qui en a été faite

hier soir. C'est l'un des plus beaux concerts de mon année musicale. Bravo à tous, et merci !

Merci aussi aux personnes qui ont rédigé le livret, très clair et très intéressant, qui m'a bien aidée.

 

Sylvie, blogmestre

L'orchestre géant et le choeur

L'orchestre géant et le choeur

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 08:27

Hier soir, 18 avril, j'ai entendu et vu en concert-lecture, au Théâtre du Chätelet, le Petit Prince

de Saint-Exupéry, dont le texte était lu par Didier Sandre, accompagné sur trois claviers par

Jean-François Zygel, ponctué de flûtes par Pierre Hamon, et de

chants d'oiseaux par Jean Boucault et Johnny Rasse.

Soirée poétique au Châtelet

J'avais réservé une place sans poteau, au premier balcon de côté.

Voici la scène vue de ma place:

Théâtre du Châtelet

Théâtre du Châtelet

J'avais choisi d'aller à cette soirée car j'aime beaucoup Didier Sandre (qui campait un extraordinaire

et mémorable  Louis XIV dans l'Allée du Roi, et que j'avais vu dans Roméo et Juliette à la Comédie Française

en décembre dernier). Et  la pièce musicale "La Ville" de Jean-François Zygel entendue au

Théâtre des Champs Elysées la semaine dernière m'avait bien plu. Le chef d'oeuvre

d'Antoine de Saint-Exupéry serait entre de bonnes mains!

En guise d'avant-propos, le concert-lecture fut précédé de la projection d'un court dessin animé muet

intertitré des studios Max Fleischer, à qui l'on doit notamment Popeye et Betty Boop. Il s'agissait d'une

créature dessinée, le petit clown ci-dessous, qui prenait vie par la plume de son créateur,

et refusait de regagner sa bouteille d'encre de Chine.

 

Le Petit Prince quitte sa planète

Le Petit Prince quitte sa planète

Après ce prélude, le concert-lecture commença par une introduction à la flûte dans la pénombre.

Les musiques étaient de JF Zygel. Le texte était lu et joué par Didier Sandre, qui s'arrêtait ponctuellement

pour laisser la place aux musiciens, ou continuait sa lecture avec l'un ou l'autre d'entre eux, parfois plusieurs.

Le texte lu était composé d'extraits (je m'en suis aperçue en constatant l'absence du boa ouvert et du boa fermé).

C'était un tour de force, car l'oeuvre de Saint-Exupéry est illustrée d'images, comme celle ci-dessus,

extraite du livret, où le Petit Prince s'envole avec des oiseaux pour visiter les autres planètes.

Les illustrations absentes étaient remplacées par de la musique, l'ouïe se substituant à la vue,

pour créer une perception onirique poétique, revisitée et unique, de l'oeuvre.

Les cinq artistes du concert-lecture

Les cinq artistes du concert-lecture

Les cinq artistes étaient polyvalents dans leur attribution spécifique, c'est-à-dire que le flûtiste Pierre

Hamon utilisa au moins deux flûtes (il traversait la scène et je ne le voyais pas toujours), dont la sonorité m'a laissé

penser qu'il s'agissait d'une flûte droite grave sans bec et de flûtes des Andes. Jean-François Zygel joua du piano, du

célesta (le public du balcon se pencha pour voir d'où provenait ce son de clochettes étonnant), et d'un piano électrique.

Didier Sandre joua l'enfant et l'aviateur, mais aussi la rose, le serpent,et tous les habitants des

planètes visitées par le Petit Prince, Jean-François Zygel jouant, lui, le renard le plus sage que la Terre

ait porté. Quant au duo formé par Jean Boucault et Johnny Rasse, il interpréta de multiples

gazouillis, pépiements, trilles, roucoulements. Pendant deux heures environ, nous avons vécu

dans un conte enchanté. C'était une très jolie expérience, apaisante, pleine de beauté,

de bonté, et d'humanité. Merci et bravo à tous les cinq!

 

Sylvie, blogmestre

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 15:02

Ce matin, je suis partie vers 9h35 de chez moi pour la gare d'Arcueil. Surprise à l'arrivée: impossible de faire entrer un ticket dans les deux machines à oblitérer, dont toutes les ouvertures étaient obturées à l'intérieur (c'est la première fois que je vois toutes les machines bloquées simultanément !) Il y a une deuxième entrée, à l'autre bout du quai, je suis repassée dans la rue, ai descendu puis remonté, et par précaution, tenté d'acheter un ticket à la machine... les commandes en français étaient grisées et inutilisables. Mais je peux acheter un ticket en langue étrangère, et là, ça marchait. Ensuite, coup de chance, les machines à oblitérer n'étaient pas coincées de ce côté, j'ai donc pu valider mon ticket* à 9h45. Une vraie incitation à la fraude!

Gare d'Arcueil à 9h45

Gare d'Arcueil à 9h45

Arrivée à Saint-Michel Notre Dame à 10h04, je me suis hâtée vers la cathédrale pour la messe grégorienne

de 10h. La Maîtrise était composée de deux ou trois jeunes femmes et d'un contre-ténor (étant arrivée

en retard, je n'étais pas visuellement bien placée pour être précise) et de leur chef. La tonalité du Credo m'a

semblée plus grave que d'ordinaire, une tonalité pour alto.Nous étions le 4è dimanche de Pâques.

Le panneau du 4è dimanche de Pâques

Le panneau du 4è dimanche de Pâques

L'en-tête de la feuille liturgique du jour

L'en-tête de la feuille liturgique du jour

Dans les Actes des Apôtres, on voyait Paul convertissant les nations païennes et se faisant expulser

par ses concitoyens, contre lesquels lui et Barnabé "secouèrent la poussière de leurs pieds" (j'aime bien

cette image) avant d'aller prophétiser plus loin. L'Apocalypse selon Jean décrivait une foule immense

vêtue de robes blanches, devant le trône de l'Agneau devenu Pasteur. L'Evangile était celle du

Bon Pasteur, ce qui répondait à la lecture précédente, les fidèles devenant à leur tour des brebis.

La quête du jour était au profit de l'oeuvre des vocations, et le sermon aborda avec tact et pertinence

la question qui agite actuellement l'église catholique, les pasteurs qui guident les brebis dans la foi

étant des humains avec la responsabilité lourde mais exaltante de ceux qui guident les autres.

J'ai personnellement beaucoup d'admiration pour les prêtres. L'un de mes amis proches avait été séminariste et avait renoncé

tardivement à l'ordination pour fonder une famille, mais on sentait que cette vocation était encore très présente en lui.

Le déménagement de mes parents étant assez éprouvant, j'avais un grand besoin de paix intérieure.

Je suis donc restée à la messe internationale après la messe grégorienne.

Extrait de l'Agnus Dei grégorien du jour

Extrait de l'Agnus Dei grégorien du jour

La messe internationale de 11h30 comportait des extraits d'une messe à quatre voix de Domenico

Scarlatti, chantée par quatre solistes, deux jeunes femmes et deux messieurs, dont trois appartiennent à

l'ensemble vocal de Notre Dame (je m'étais déplacée vers l'avant et voyais beaucoup mieux pour cette seconde célébration)

La deuxième jeune femme, une alto avec une très belle voix, était déjà présente, m'a-t'il semblé,

à la messe grégorienne précédente (où je ne voyais que très mal). Etait aussi chantée

une pièce de Matucci relative à l'Evangile du jour "Ego sum pastor bonus".

 

Les voûtes de la cathédrale, un lustre, et l'orgue en fond

Les voûtes de la cathédrale, un lustre, et l'orgue en fond

Je suis sortie de la cathédrale vers 12h40, et ai repris le RER vers Arcueil à 12h43**

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 17 avril 2016
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 14:36

Hier soir samedi 16 avril, j'ai fait la connaissance de l'Opéra de Massy, où se donnait, d'Alessandro

Scarlatti l' "Oratorio per la Passione di nostro Signore Gesù Cristo", par les Folies françoises.

Scarlatti à Massy

J'étais tout en haut de la salle, dans la mezzanine 2, en bord de travée.

Voici l'opéra de Massy, vu de ma place:

Scarlatti à Massy

J'ai gagné Massy en bus, comme le recommandait la RATP, et fis bien, car je me serais à coup sûr perdue si j'avais tenté

d'y aller en voiture... L'opéra est situé à l'intérieur d'une zone dense en immeubles, et même à pied je suis passée devant

deux fois sans rien voir... Enfin, je suis arrivée juste à temps pour m'asseoir avant le début.

Scarlatti à Massy

L'oratorio était chanté par trois solistes, deux contre-ténors et une contralto, et joué par un

orchestre de chambre avec quatre trompettes, un trombone, un théorbe, un clavecin, et des timbales.

Les trois solistes et les musiciens des Folies françoises

Les trois solistes et les musiciens des Folies françoises

Le spectacle de cet oratorio d'Alessandro Scarlatti tourne actuellement en Ile-de-France, il a été donné

à Poissy, ai-je lu, puis à Massy, et sera au Théâtre des Champs Elysées le 22 avril. L'oratorio est placé

sous la direction du premier violon, Patrick Cohen-Akenine, et interprété au chant par les solistes

Philippe Jaroussky, Valer Sabadus, et Sonia Prina. Alessandro Scarlatti a écrit environ 80 opéras, 40 oratorios,

et 800 cantates, et on le considère volontiers comme le fondateur de ces genres musicaux au début du XVIIIè siècle.

Le sujet de l'Oratorio est la Passion de Jésus Christ, comme l'explicite son titre. Mais au lieu de mettre

en scène des humains, Scarlatti fait chanter des entités spirituelles à qui il donne un corps. Ainsi,

La Faute s'exprime par la voix d'un contre-ténor (Ph. Jaroussky), La Grâce par la voix d'un autre

contre-ténor (V. Sabadus), qui a presque un registre de haute-contre, mais une voix très douce et souple

(un bonheur à écouter), et Le Repentir, exprimé par une voix de contralto. En italien comme en français,

ces "vertus" ont un genre différent de l'interprète choisi. Il y avait donc sur une ligne de solistes, du

plus aigu au plus grave, un homme, un homme, et une femme, ce qui était plutôt inhabituel comme répartition!

Le rôle principal est attribué à la Faute, qui dialogue avec La Grâce, et Le Repentir.

Pour les auditeurs qui liraient cet article et envisageraient d'aller entendre cet oratorio, je ne saurais trop conseiller d'obtenir

un livret, il n'y en avait plus à Massy, et la compréhension de cette distribution et de l'oratorio était un peu malaisée sans livret.

L'oratorio dure 1h45 avec entracte. Pendant l'entracte, je suis partie à la chasse au livret, mais il n'y en avait vraiment

plus même dans les recoins. L'entracte était sympathique, l'ambiance à Massy est plus conviviale que dans les

grandes salles parisiennes, il était même possible de manger une glace, ce que j'ai fait avec plaisir.

La deuxième partie m'a parue vocalement meilleure que la première, qui était déjà excellente (ce n'est pas

une vue de l'esprit, ça correspond à une réalité physio-psychologique des interprètes, qui ont pu évaluer la salle et le public

et se sont adaptés, les bis d'un extrait d'une oeuvre sont souvent meilleurs que leur première interprétation).

Le public était conquis, les Folies françoises ont été abondamment applaudies et bissées,

et nous ont fait le plaisir de chanter à nouveau le trio final de l'oeuvre.

 

Les solistes, le chef d'orchestre premier violon, un trombone, des timbales, et des cordes

Les solistes, le chef d'orchestre premier violon, un trombone, des timbales, et des cordes

Le retour de Massy fut intéressant aussi puisque le bus qui m'avait amenée n'était plus en service à 22h15,

heureusement, il y en avait un autre pour rejoindre la station de RER* la plus proche!

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Scarlatti à Massy
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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 08:32

J'ai entendu hier soir un concert magnifique donné au grand auditorium de la Maison de la radio,

interprété par l'Orchestre philharmonique de Radio France et le Choeur de Radio France, et de nombreux

solistes, sous la direction de Mikko Franck. Le concert proposait en première partie "L'enfant prodigue",

cantate de Claude Debussy, et en seconde partie "L'enfant et les sortilèges",

fantaisie lyrique de Maurice Ravel.

Debussy et Ravel

J'étais cette fois au deuxième balcon, et le grand auditorium affichait complet.

Voici une vue de l'auditorium de ma place:

Debussy et Ravel

 Une anecdote: à l'âge de 13 ans, j'ai écopé de deux heures de colle pour avoir dissipé mes camarades de classe pendant

que nous écoutions "L'enfant et les sortilèges" en cours de musique... Notre professeur de musique était mortifiée parce que

j'étais une de ses bonnes élèves... mais je n'étais tout simplement pas accessible à cette musique-là à cet âge-là.

A mettre en parallèle avec les collégiens de l'article précédent!  Radio France a eu l'excellente idée de mettre

les textes chantés dans les deux oeuvres proposées, dans le livret. Excellente idée pour deux raisons: on ne

comprend pas toujours le texte lorsqu'il est chanté, et on a du plaisir à le lire intégralement ensuite, quand on l'a aimé chanté.

La cantate de Debussy était une commande destinée à concourir pour le prix de Rome. Trois solistes

l'interprétaient, dont Roberto Alagna, dont la présence suscita le ravissement du public.

Les solistes de L'enfant prodigue de Debussy, et le chef

Les solistes de L'enfant prodigue de Debussy, et le chef

La cantate était très jolie, très bien interprétée, et fut très applaudie. Après l'entracte, la seconde partie

était la fantaisie lyrique de Ravel. Je ne pense pas que "L'enfant et les sortilèges" soit une musique pour

enfants, je pense que c'est une musique pour adultes qui parle d'enfant, mais que seuls les adultes

ont assez de recul et d'humour pour comprendre. Les solistes jouaient de manière très réjouissante,

qui le chat, qui l'écureuil, qui la théière ou la tasse chinoise... Je reconnus le timbre de contralto de

Nathalie Stutzmann, qui faisait la Mère de l'enfant, mais aussi un ustensile de cuisine (!), les autres

solistes m'étaient inconnus jusqu'alors. Cette deuxième oeuvre eut encore plus de succès que la première,

il faut dire que l'interprétation et la direction de Mikko Franck étaient superbes.

Les solistes de L'enffant et les sortilèges, Mikko Franck, et Sofi Jeannin

Les solistes de L'enffant et les sortilèges, Mikko Franck, et Sofi Jeannin

Le Choeur de Radio France, dont Sofi Jeannin est la nouvelle directrice, était placé dans la corbeille

choeur, à l'arrière de l'orchestre, là où j'étais assise la veille. Il chantait les parties collectives, qui

n'étaient pas chantées par les solistes. Ce fut un très beau concert, qui me réconcilia avec l'oeuvre.

Les solistes furent applaudis et rappelés, et tous reçurent des fleurs, même les messieurs.

Ci-dessous, l'orchestre et les solistes qui se retournent vers l'arrière de l'auditorium.

 

Sylvie, blogmestre

L'orchestre philharmonique de Radio France et les solistes

L'orchestre philharmonique de Radio France et les solistes

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 08:58

Il y avait hier soir un concert au grand auditorium de la Maison de la radio, proposant la suite Pelléas

et Mélisande de Gabriel Fauré, le concerto pour violon et orchestre en ré majeur de Ferruccio Busoni,

et la 2è symphonie de Johannes Brahms, sous la direction de James Gaffigan. J'y étais!

Fauré Busoni Brahms

J'avais une place en "corbeille choeur" (car c'est là que sont placés les choristes dans les concerts

où ils ne peuvent être placés sur la scène), en catégorie 3, ce qui correspond habituellement à une vue

et une audition excellentes. Cependant, l'Education nationale avait dépêché une classe de collégiens de banlieue,

gentils mais à mon avis sans suffisamment de pré-requis (comme dit l'EN) pour profiter pleinement du concert, et donc,

pour certains, s'agitant à défaut de s'intéresser pleinement. C'est normal, j'ai été professeur d'éducation artistique en 4ème

de lycée professionnel, un concert symphonique était aux antipodes de ce que mes élèves  écoutaient habituellement.

Il y avait une collégienne agitée devant moi, que j'ai admonestée après le concerto, qu'elle m'avait empêchée d'apprécier

normalement. Un peu plus que je ne l'aurais voulu, mais pas inutilement car en deuxième partie, les collégiens furent

regroupés de l'autre côté de la corbeille, et nous avons pu écouter la symphonie dans des conditions normales.

L'intention du collège était sûrement louable, mais mal adaptée au public ordinaire de la salle, qui était mélangé

avec les collégiens, et avait néanmoins le droit d'entendre ce concert dans des conditions normales d'écoute.

De plus le concert était diffusé en direct sur France Musique... il fallait donc le silence dans les rangs.

Certains collégiens ont quand même montré beaucoup d''attention et d'intérêt, qu'ils en soient félicités.

Le grand auditorium vu de la corbeille choeur

Le grand auditorium vu de la corbeille choeur

Le concert commença par Pelléas et Mélisande de Fauré, suite en 4 mouvements. Comme souvent

dans une œuvre musicale, un mouvement est plus marquant que les autres, ici c'est le troisième,

une valse contenue, débutant par un duo de flûte et de harpe, repris par les violons. Quoique ce mouvement

se nomme « Sicilienne », on y verrait volontiers l'élégance et la douceur de la Belle Epoque, en cette année

1901. Sur le livret, je vois que Vladimir Jankélévitch (l'un de mes philosophes préférés) a écrit un ouvrage intitulé

« Fauré et l'inexprimable », qu'il faudra se procurer ! La grâce de Pelléas et Mélisande captiva

tout l'auditoire, même les collégiens. C'est avec le concerto pour violon de Busoni que les choses

se gâtèrent... Quoique contemporaine de la suite de Fauré, cette oeuvre de Busoni avait une sonorité plus

moderne et plus stridente, "des glissandi, avec des emportements d'orchestre", disait le livret. C'était

peut-être un peu difficile pour nos collégiens, et c'est pendant ce morceau que la perturbation fut la plus forte.

Renaud Capuçon joua en virtuose, mais je n'ai souvenir d'aucune émotion liée à cette oeuvre,

tant elle fut parasitée, à part beaucoup d'agacement. Après l'entracte, et la mise au point sur la bonne conduite

dans une salle de concert, la symphonie n°2 de Brahms, pastorale et joyeuse conquit de nouveau l'auditoire.

Le jeune chef américain James Gaffigan, dont une photo particulièrement glamour ornait le livret,

charismatique,dirigeait avec beaucoup de maîtrise et n'épargnait pas sa peine.

Le chef d'orchestre James Gaffigan

Le chef d'orchestre James Gaffigan

Ci-dessous l'orchestre, très applaudi, s'est retourné pour sourire à la corbeille choeur.

 

Sylvie, blogmestre

 

Fauré Busoni Brahms
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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 08:10

Il y avait hier soir le Magnificat de Jean-Sébastien Bach joué et chanté au Théâtre des

Champs Elysées, par le Bach collegium Japan, et solistes européens, dirigés par Masaaki Suzuki.

Magnificat

J'avais une place de catégorie 5, et comme il m'est arrivé précédemment, je n'avais pas remarqué qu'il s'agissait d'une loge...

La loge était bien en face de la scène, mais de la place 4 je verrais fort peu. Le théâtre était complet, mais il manquait quelques

personnes et beaucoup jouaient aux fauteuils musicaux, ce que je fis aussi, et me retrouvai au premier rang du second balcon.

La scène de ma place du second balcon

La scène de ma place du second balcon

Ci-dessus, la vue de ma nouvelle place, et ci-dessous, la superbe vue sur le remarquable plafond

du théâtre, avec ses fresques et ses dorures, bénéfice exclusif du second balcon.

L'arrière du théâtre et le superbe plafond, vus du second balcon

L'arrière du théâtre et le superbe plafond, vus du second balcon

Le concert comprenait deux cantates de Bach en première partie, Ich hatte viel Bekümmernis

(BWV 21), et Vergnügte Ruh, beliebte Seelenlust (BWV 170). Suivait un entracte, et en

seconde partie le Magnificat en ré majeur (BWV 243), lui même divisé en douze parties.

Voici les musiciens et le choeur vus de ma place au second balcon:

L'orchestre, le chef, le choeur, et ...un projecteur

L'orchestre, le chef, le choeur, et ...un projecteur

Le concert commença par les deux cantates, chantées par le choeur et alternativement par des

solistes, qui chantaient aussi dans le choeur, dans leur pupitre respectif, pendant les parties chorales.

C'était une musique berçante, dont les quelques aspérités étaient données par les solistes, et les

trompettes, que j'écoutais en regardant le beau plafond et ses dorures au dessus de moi. L'orchestre Bach

collegium Japan était lisse dans sa sonorité et ses mouvements (les violonistes étaient particulièrement calmes...),

ma voisine mentionna Philippe Herreweghe, dont elle préférait l'interprétation (oui, mais il est Belge, c'est plus facile pour

lui d'interpréter de la musique baroque allemande que pour des musiciens japonais), mais je pensais aussi que ces

cantates manquaient de ces petites baroqueries que nous, les Européens, affectionnons, comme les

croches par deux accentuées sur la première. Après l'entracte, ce fut le Magnificat, et je cessai de regarder le

plafond, pour me concentrer sur les musiciens et les chanteurs. Un contre-ténor commença à réveiller

le concert, puis ce fut le choeur, puis les trompettes qui créèrent de l'entrain. Il s'agissait de la version

en ré majeur de 1726, tonalité choisie en alternative au mi bémol majeur initial, pour que les trompettes

sonnent mieux. Le Magnificat fut très réussi, et plut au public très nombreux. Il y a ainsi des oeuvres

qui remplissent les salles de concert, et celle-ci en fait partie. Nous n'avions pas de livret, mais vous pouvez

prendre connaissance ici de la fiche du concert. Il y eut beaucoup d'applaudissements et de rappel du chef,

qui sortait, puis revenait seul car les solistes étaient à la fin du concert intégrés au choeur.

Le choeur, avec les solistes parmi les choristes

Le choeur, avec les solistes parmi les choristes

Un concert très agréable, et un grand classique baroque toujours populaire, qui nous revenait par

l'Extrême Orient, c'était intéressant (M. Suzuki a enregistré toute l'oeuvre de Bach, quelle passion!)

Je n'ai pas pu photographier Masaaki Suzuki, qui était très éclairé, et dont la chevelure renvoyait la lumière.

C'est toujours surprenant de voir dans une photo disparaître un visage par excès de lumière...!

 

Sylvie, blogmestre

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 08:13

Hier soir, j'ai entendu la 6è symphonie de Gustav Mahler au Théâtre des Champs-Elysées,

jouée par l'Orchestre Colonne, sous la direction de Roger Epple.

Fracassante de Mahler

De ma place initiale le théâtre se présentait comme ci-dessous. Ensuite, je suis descendue

de deux rangs, ce qui ne fut pas une bonne idée finalement car il y avait une barre visuellement un peu gênante.

Théâtre des Champs Elysées vu de la place R16 au premier balcon

Théâtre des Champs Elysées vu de la place R16 au premier balcon

Il y avait en première partie une composition pour orchestre de Jean-François Zygel, intitulée "La Ville",

inspirée par sa première incursion à New-York, que le pianiste médiatique nous a présentée, avec aisance et

ce caractère volubile qu'ont les animateurs de télévision. Un gros contraste avec la sobriété habituelle de parole des

musiciens, qui vous jouent très volontiers en bis une petite pièce charmante, au nom inaudible, en guise de mots.

(Je vous aime, les musiciens!)

Jean-François Zygel remerciant l'orchestre

Jean-François Zygel remerciant l'orchestre

 J'ai bien aimé la pièce de Zygel, qui pourrait être utilisée comme musique d'un petit film sur

New-York, tant elle était évocatrice d'images. L'auteur était dans un taxi qui roulait trop vite, et découvrait

cette ville verticale qu'est New-York. Ses impressions liées à la vitesse du véhicule et à la hauteur

des immeubles qu'il voyait étaient traduites en musique. Il nous avait bien expliqué avant

la pièce... Jean-François Zygel revint pour nous présenter le chef d'orchestre Roger Epple, et la 6è

symphonie de Gustav Mahler, sachant que le chef était un spécialiste de Mahler. Le livret était bref sur

cette oeuvre, Mahler était dans une période faste de sa vie, en 1907 quand il l'a écrite, et pourtant

la symphonie est désespérée (j'exagère un peu, c'est plus fourni, mais pas beaucoup). Zygel fut un peu

plus disert, il nous parla de l'inversion des 2è et 3è mouvements après la création de l'oeuvre, et

de la double "surprise" du 4è mouvement. Le premier mouvement m'évoqua, comme je l'avais écrit ce matin,

le thème de Dark Vador dans Starwars, et j'en conclus que John Williams devait connaître cette symphonie, et qu'il

s'était inspiré de son caractère désespéré. Enfin, c'était sombre, mais supportable (j'appréhendais un peu),

c'était même très écoutable. L'obscurité fait aussi partie de nos vies. Mahler avait prévu très grand

en instruments, deux harpes, quatre flûtes, quatre haubois, quatre clarinettes, un nombre conséquent

(je ne voyais pas tout) de cuivres, et toutes sortes de percussions, des cloches de vache

(que j'ai prises pour des casseroles...) des timbales, une caisse claire, un xylophone, et aussi un célesta,

bref, de quoi émettre beaucoup de décibels. Peut-être est-ce ma longue pratique de la musique de

cinéma, je n'ai pas trouvé cette musique" desespérée", mais sombre, certes, et vivante, expressive,

jusqu'à ce qu'elle... meure. Dans le très long 4è mouvement, la symphonie subit deux chocs. La

première fois, j'ai sursauté, croyant que le percussioniste avait crevé la caisse claire! Un voisin de concert a parlé de

"coup de hache". La caisse claire paraissant toujours fonctionnelle, la musique a continué,jusqu'à un

second coup fracassant identique. Le 4è mouvement s'est poursuivi dans le bruit et la fureur, jusqu'à

perdre de sa vigueur, le son devenait ténu. Il y eut un dernier poum des percussions et un dernier

ting des cordes pincées, et la symphonie expira. Laissant le silence et la surprise s'installer,

le chef d'orchestre baissa les bras, déclenchant les applaudissements. Le chef Roger Epple était très

sympathique et charismatique, il a embrassé le premier violon à la fin du concert qui a paru un peu surpris.

Voici Roger Epple avec JF Zygel, et les violons du premier rang:

Le chef d'orchestre Roger Epple avec JF Zygel

Le chef d'orchestre Roger Epple avec JF Zygel

Je pense qu'il était très content de l'interprétation de la symphonie par  l'Orchestre Colonne,

qui était brillante. Et voici l'orchestre Colonne aux saluts, ci-dessous.

 

Sylvie, blogmestre

 

Orchestre Colonne, Théâtre des Champs Elysées

Orchestre Colonne, Théâtre des Champs Elysées

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 08:30

Hier, dimanche 10 avril, je suis partie d'Arcueil gare à 9h37* pour arriver à 10h01* en gare de Saint-Michel Notre-Dame.

J'ai traversé le parvis de la cathédrale en hâte, zigzagant entre les touristes, pour rejoindre la messe grégorienne,

dont l'introït venait de commencer. Nous étions le troisième dimanche de Pâques.

Panneau du troisième dimanche de Pâques

Panneau du troisième dimanche de Pâques

Liturgie du 3è dimanche de Pâques

Liturgie du 3è dimanche de Pâques

La Maîtrise était ce dimanche composée de jeunes femmes avec de très belles voix (elles ont toujours

de très belles voix). Il y avait trois lectures, les actes des apôtres, l'apocalypse de Jean, et l'Evangile

également selon Jean (il y avait une erreur dans la feuille liturgique, qui comporte deux fois le même texte). La première

lecture parlait de flagellation des disciples, dont ils se réjouissaient, et l'Evangile était une nouvelle

pêche miraculeuse, pleine de symboles, servant à identifier le ressuscité. Le sermon qui a suivi

était très intéressant, le développement sur les 153 poissons du filet particulièrement.

La liturgie grégorienne fut un peu plus facile que la semaine précédente à chanter.

Extrait du Gloria grégorien

Extrait du Gloria grégorien

La messe s'est terminée vers 11h15, je suis ressortie de la cathédrale dans les cinq minutes,

et ai pris une photo du soleil dans les vitraux.

Soleil du matin dans les vitraux

Soleil du matin dans les vitraux

Puis j'ai rejoint la Porte de Vincennes, en reprenant le métro à Hôtel de Ville à 11h31**

Détail de la façade de l'Hôtel de Ville de Paris

Détail de la façade de l'Hôtel de Ville de Paris

J'y suis arrivée à 11h46***. Mes camarades travaillaient le Kyrie de la Messe en ut mineur de Mozart.

Nous avons déjeuné avec le Choeur Un, puis repris nos répétitions respectives.

Ci-dessous le Choeur Deux dans un extrait du Cum sancto spiritu:

 

 

 

J'ai bien aimé la qualité vocale de cette vidéo. Ce n'était qu'une répétition, et c'était

le second filage, sans direction, bravo à toutes et à tous!

 

Je suis repartie en même temps que le Choeur Un, vers 17h30, alors que mes camarades du Choeur Deux attaquaient le

Credo de la Messe en ut, pour lequel je n'avais plus assez de souffle, après cette journée de travail (petite santé...)

J'ai repris le tram Porte de Vincennes à 17h38***. Désolée d'être aussi perso!

 

Sylvie, blogmestre

 

Départ d'Arcueil à 9h37

Départ d'Arcueil à 9h37

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 10h01

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 10h01

Métro Hôtel de Ville à 11h31, direction Porte de Vincennes

Métro Hôtel de Ville à 11h31, direction Porte de Vincennes

Arrivée Porte de Vincennes à 11h46

Arrivée Porte de Vincennes à 11h46

Ticket de tram T3b pris Porte de Vincennes à 17h38

Ticket de tram T3b pris Porte de Vincennes à 17h38

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