22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 13:52

 

 

merci Plantu!

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 08:44

Hier dimanche 20 mars, j'avais en prévision une journée chargée, puisque le matin j'avais réservé une place pour
entendre Didon et Enée de Purcell au Théâtre des Champs-Elysées, à 11h,
et que l'après-midi, je participerais
à un concert en
l'église Saint-Louis en l'Ile. Hélas,
un coup de fatigue m'empêcha d'aller entendre chanter "Cupid threw your path with flowers
gathered from Elysian bowers" (extrait du choeur "Fear no danger")
à l'endroit ad hoc... Dommage! Je partis en retard pour
l'Ile Saint-Louis, vers 14h15, en gare à 14h23*.
Plus loin, un incident technique RATP me stocka dans un métro façon
escargot fatigué pendant quelques stations,
et quand j'arrivai enfin à Saint-Louis en l'Ile, le raccord pré-concert était fini...

 

L'affiche annonçait 120 participants, il devait y avoir une vingtaine de musiciens, et une centaine

de petits, moyens, et grands choristes, enfants et adultes. Autrement dit la maîtrise du Conservatoire

de Clamart, la chorale Ars Lyrica, quelques choristes adultes du Choeur du Festival Musique en l'Ile

(dont j'étais), et l'Orchestre de l'Académie de l'Ile Saint-Louis, sous la direction de Frédéric Loisel.

Les cent choristes partageaient le même vestiaire et, pueri pueri sunt, il y avait de l'ambiance à l'intérieur.

 

A 16h, les choristes adultes étaient en position d'écoute dans l'église, qui s'était remplie, car la

première partie était dévolue à la 40è symphonie de Mozart. Nous apprîmes alors que les programmes

étaient manquants, mais que les auditeurs en faisant la demande pourraient les obtenir dès le lendemain.

La symphonie commença, bien enlevée par les musiciens, voici un extrait du premier mouvement:

 

 

La symphonie dura environ une demi-heure, il y eut une courte pause pour ajouter les cuivres à

l'orchestre, nécessaires pour l'oeuvre de Puccini qui allait suivre, puis les choristes se mirent en place,

et je m'insérai dans le choeur, entre les adolescentes et les adultes. Pour le déroulement du concert,

il y eut le lot habituel de réussites (beaucoup) et de hasards de l'acoustique (peu). Les basses

et les ténors assurèrent sur le Qui tollis (c'est leur morceau de gloire dans la messe), bravo!

Couverture de partition type "Métropolitain"

Couverture de partition type "Métropolitain"

De l'avis de mes voisines de choeur, ce concert fut meilleur que le précédent, auquel je n'avais pu participer.

Il est probable que si nous en faisions un troisième, il serait encore meilleur, tant l'amalgame

entre les voix d'enfants et d'adultes est important, et demande de la répétition.

Extrait du Gloria de 17 minutes qui caractérise l'oeuvre

Extrait du Gloria de 17 minutes qui caractérise l'oeuvre

J'eus les larmes aux yeux deux fois sur le passage ci-dessus, je ne m'y attendais pas, le travail personnel et la générale
n'avaient rien provoqué... Comme je l'ai déjà écrit, cette oeuvre est la dernière que j'ai chantée en concert dans
ma vie normale d'avant la catastrophe personnelle qu'a représenté la maladie de Lyme. Pourquoi sur ce passage?
Parce que c'est le plus "glorieux" de la messe? Parce que depuis 2008, quand nous avions chanté la Messa di Gloria
aux Choeurs
de Paris 13, où j'avais chanté ce passage sans problème, j'ai perdu beaucoup d'illusions? Possible.

 

Notre chef, Frédéric Loisel, était très content de notre performance.

Nous avons bissé l'Agnus Dei, qui faisait la part belle aux deux solistes ténor et baryton,

respectivement Pierre Vaello, et Matthieu Toulouse.

Photo de l'orchestre, des enfants, du chef, du public, vus de ma place dans le choeur

Photo de l'orchestre, des enfants, du chef, du public, vus de ma place dans le choeur

Ci-dessus une photo prise à la fin du concert, de ma place derrière les enfants.

Le concert s'est achevé vers 17h45. Je suis repartie vers Notre-Dame, pour voir si le rameau de buis était plus accessible
que la veille, mais la queue devant l'entrée de la cathédrale m'a dissuadée. Cependant, j'ai réalisé qu'il y avait bien plus simple
pour aller à Saint-Louis en l'Ile que changer de voie souterraine à Châtelet ou ailleurs: il suffisait de descendre à Saint-Michel
Notre-Dame et d'aller à pied jusqu'à Saint-Louis. Le logiciel d'itinéraires de la RATP n'y avait pas pensé, et moi non plus!

 

Sylvie, blogmestre

Ticket de départ de la gare d'Arcueil

Ticket de départ de la gare d'Arcueil

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 09:11

Ayant une journée un peu chargée aujourd'hui, j'ai assisté hier soir à la messe anticipée des Rameaux,

en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Partie de chez moi vers 18h, j'étais en gare d'Arcueil à

18h07*, et arrivai à Saint-Michel Notre-Dame vers 18h35**. Le parvis de la cathédrale était plein de

monde, et l'on entendait simultanément les cloches qui appelaient à la célébration, et l'orgue venant

de l'intérieur de l'édifice dont les portes étaient ouvertes. Une longue masse de fidèles et de touristes se

pressait à l'extérieur, faisant montre d'une civilité variable. A l'entrée de la cathédrale, un petit panneau

jaune indiquait que pour la messe on ne pouvait entrer entre 18h15 et 18h40 pour des motifs

de sécurité, et qu'il fallait attendre que Monseigneur ait ouvert les portes.

 

Monseigneur frappe à la porte de la cathédrale (image KTO)

Monseigneur frappe à la porte de la cathédrale (image KTO)

Je suis donc entrée dans la cathédrale à 18h40, après examen de mon sac.

Les fidèles étaient retournés vers l'arrière de la cathédrale (mais pas les chaises), où un évêque,

dont nous apprîmes plus tard qu'il était péruvien, lisait l'Evangile selon Luc, devant les portes

grandes ouvertes sur le parvis, où j'étais encore, et que j'entendis de l'extérieur.

Lecture de l'Evangile portes ouvertes sur le parvis (image KTO)

Lecture de l'Evangile portes ouvertes sur le parvis (image KTO)

Puis la procession des prêtres marcha vers l'autel, avec des rameaux de palmiers, qui étaient les

rameaux utilisés en Judée à l'époque de Jésus de Nazareth. Je gagnai une place située vers l'avant,

par une travée latérale, d'où je voyais à la fois l'autel et un écran de télévision. La messe était enregistrée

par la chaîne de télévision KTO, il fallait faire attention aux câbles des caméras (les images de cet

article sont issues de cet enregistrement). On nous distribua un petit livre, intitulé « Magnificat »,

imprimé sur papier bible, qui comporte les lectures et les hymnes de la semaine sainte,

et qu'il convient de garder avec soi.

Magnificat de la liturgie de la semaine pascale

Magnificat de la liturgie de la semaine pascale

Les rameaux de buis distribués à la foule furent bénis, il y eut deux lectures, puis la Maîtrise,

composée ce jour de deux jeunes femmes et sept jeunes hommes, chanta la Passion selon Luc.

 

La Maîtrise (image KTO)

La Maîtrise (image KTO)

Ce qui occupa une large partie de la célébration, car l'Evangile selon Luc fut chanté de la

dernière Cène, au tombeau (il y a quatorze parties). Puis la messe reprit son cours habituel.

 

Le panneau du dimanche des Rameaux

Le panneau du dimanche des Rameaux

Après bénédiction de la foule, les prêtres et Mgr l'évêque quittèrent l'autel en procession, avec

les Rameaux. Une très belle cérémonie, visible sur le site ktotv.fr, à qui j'ai emprunté la plupart des images,

puisqu'on ne peut prendre des photos d'une célébration. Merci de me prévenir s'il y a un problème de droits.

Les Rameaux célèbrent la reconnaissance messianique de Jésus à Jérusalem, pour les chrétiens.

La procession et les Rameaux (image KTO)

La procession et les Rameaux (image KTO)

Nous sommes ressortis vers 20h15, et j'ai repris le RER à 20h19***, dûment munie de mon Magnificat personnel.

Mon seul regret est d'être arrivée trop tard pour recevoir un rameau de buis, mais j'en trouverai un aujourd'hui.

 

Sylvie, blogmestre

Notre-Dame dans la nuit, à la sortie de la messe

Notre-Dame dans la nuit, à la sortie de la messe

*Départ d'Arcueil-Cachan à 18h07

*Départ d'Arcueil-Cachan à 18h07

**Renouvellement du carnet de tickets à l'arrivée à Saint-Michel Notre-Dame

**Renouvellement du carnet de tickets à l'arrivée à Saint-Michel Notre-Dame

***Départ de Saint-Michel Notre-Dame après la célébration

***Départ de Saint-Michel Notre-Dame après la célébration

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 23:47

Il y avait week-end de travail aujourd'hui pour le Choeur Un (toutes mes excuses pour cette info tardive...

mais les intéressés savent déjà) et il y a demain suite du week-end de travail pour les deux choeurs.

Entrée au lycée Ravel par la rue de Lagny, horaires 11h-18h, repas en commun pour

celles et ceux qui le souhaitent, avec ce que vous aurez apporté.

 

Au menu choral, Mozart pour tous, et Cherubini aussi pour le choeur deux.

Sylvie, blogmestre

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 14:07

Louis-Michel, ténor du Choeur Un nous invite à venir écouter Boréale, l'un des choeurs dirigés

par Sophie Boucheron, qui chante cet après-midi au Parc d'acclimatation, de 15h à 16h,

c'est au métro Sablons, ligne 1, et l'entrée du parc coûte 3 euros, le concert étant gratuit.

 

 

Boréale sera près de la Porte des Sablons, au niveau du n°2

(vous pouvez cliquer sur la carte pour l'ouvrir en grand  dans une autre fenêtre)

Bon concert, je m'économise cet après-midi pour assurer demain, ahem!

 

Sylvie, blogmestre

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:39

Sylvie, soprane du Choeur Deux, vous convie à un concert Puccini et Mozart,

le 20 mars 2016, à 16h, en l'église Saint-Louis en l'Ile. Avec la Maîtrise du conservatoire de Clamart,

 la chorale Ars Lyrica, quelques choristes du choeur du Festival Musique en l'Ile, et l'orchestre

de l'Académie de l'Ile Saint-Louis, sous la direction de Frédéric Loisel.

Affiche du concert

Affiche du concert

Si tout va bien, je serai dans l'effectif choristes, mais étant ressortie aphone de la générale et n'ayant pu

participer au premier concert du 16 mars pour cause de bronchite, je croise les doigts!

Sylvie, blogmestre

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 00:43

En ce 18 mars, dans la soirée, j'ai aussi vu la comédie musicale "Passion" au Théâtre du Châtelet.

J'avais une place avec visibilté réduite, et en avais été dûment informée, mais j'ai eu la chance

que quelques places soient restées libres à ma gauche, qui m'ont permis de contourner le poteau.

Billet de corbeille

Billet de corbeille

Le théâtre du Châtelet vu de ma place réservée

Le théâtre du Châtelet vu de ma place réservée

Le spectacle, de Stephen Sondheim, mis en scène par Fanny Ardant, est inspiré du film "Passione

d'amore" d'Ettore Scola. L'action se passe en 1863 à Milan et dans une garnison du nord de l'Italie. 

 

Giorgio, capitaine dans l'armée italienne, a une maîtresse, Clara, qui vit à Milan. Il est muté dans une

garnison de campagne, et la cousine de son nouveau colonel, Fosca, s'éprend de lui. Fosca a une

santé précaire, il semble qu'il s'agisse de santé mentale. Elle est hypersensitive, et nourrit une passion

dévorante pour Giorgio, le harcèle, le poursuit de ses assiduités. Il résiste au début, puis un différend

avec Clara change la donne, et il commence à s'intéresser à Fosca, car personne ne l'aurait jamais

aimé autant qu'elle, selon lui. Ils finissent par consommer leur passion, et...

Fosca en meurt, quelques jours après (? je n'ai pas compris la cause du décès).

 

On ne peut oublier que Fanny Ardant était l'actrice principale de "La femme d'à-côté"

de François Truffaut, autre passion mortifère, et qu'il y a un lien entre ces deux drames. Ce sont

des passions au sens d'une intense souffrance, et d'une aliénation incoercible de la volonté, une sorte

de phagocytose de l'autre, de possession. Peut-on encore qualifier ce rapport d'amour? N'y a-t'il pas

une part de narcissisme dans la réaction de Giorgio, lorsqu'il dit que personne ne l'avait aimé "autant"

que Fosca auparavant? La fascination ne vient-elle pas du miroir tendu, qui nous renvoie une image

plus avantageuse, fût-ce au prix d'une aliénation? Ce drame est totalement dénué d'humour. On ne

rit pas, il s'agit d'une tragédie musicale. Pas de chant qui égayerait un peu l'atmosphère étouffante.

 

Le rôle de Fosca était tenu par Natalie Dessay, et celui de Giorgio par Ryan Silverman.

L'accompagnement musical était joué par l'Orchestre philharmonique de Radio France.

Il était intéressant d'entendre Natalie Dessay (pour la première fois en live pour ce qui me concerne),

hors du répertoire lyrique. L'interprétation était excellente, et la mise en scène soignée

(et les robes de Clara étaient particulièrement jolies!) Il n'y a que les fumigènes qui m'aient gênée (toux!)

Les acteurs du drame "Passion" en jaune Clara, en rouge, Fosca, au centre Giorgio

Les acteurs du drame "Passion" en jaune Clara, en rouge, Fosca, au centre Giorgio

Le spectacle a été très applaudi. Personnellement, si j'avais rencontré Fosca, ou son équivalent

masculin, je serais partie en courant, mais le public était d'une autre opinion. Peut-être était-ce

seulement une opinion musicale, d'ailleurs, car la musique était belle. Quel ressort caché de notre

cerveau nous pousse violemment vers ces excès d'attirance envers un(e) autre? Est-ce que ce genre

de passion fait rêver? Un spectacle intéressant, qui fait réfléchir à la juste distance en amour...

 

Sylvie, blogmestre

La Tour Saint-Jacques veille sur la Place du Châtelet

La Tour Saint-Jacques veille sur la Place du Châtelet

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:21

Ce n'était pas celle que l'on voit danser le long des golfes clairs et qui a des reflets changeants,

c'était une furie démontée, écumante de vagues rugissantes, qui se fracassent en vacarme

assourdissant sur les grèves et les rochers, noyant les hommes et leurs âmes...

Hier soir, j'ai vu la pièce "La Mer" d'Edward Bond à la Comédie Française, salle Richelieu.

La mer

"La Mer est une pièce anglaise, hantée par la société de classes anglaise et la paranoïa

d'un peuple qui vit entouré par la mer. Mais la pièce a un étrange lien avec la France. Les jeunes

hommes de la pièce laisseront leurs os dans le sol français et les femmes de la pièce porteront

leur deuil. La pièce se déroule quelques années avant la Première guerre mondiale."

Edward Bond, 11 février 2016 (cité par le livret)

La salle Richelieu, vue de la place 183 de la corbeille

La salle Richelieu, vue de la place 183 de la corbeille

Le programme

Le programme

La pièce a commencé par un naufrage, il faisait nuit sur la scène et dans le théâtre, et nous entendions

le tumulte d'une tempête particulièrement violente, ponctué des cris d'un homme en train de se noyer.

Un autre homme demandait de l'aide à un garde-côte éméché qui passait par là, sans résultat, puis

à un deuxième, qui réagissait bizarrement. Le fracas des vagues était tellement fort et tellement bien

restitué que l'angoisse nous étreignait, et j'ai été soulagée que cela cesse enfin. Mais le noyé était mort.

 

Cet homme, Colin, était une sorte de héros local. L'action se passe dans une petite ville côtière

du Suffolk, en Angleterre. Mrs Rafi, haute-bourgeoise, y régnait sans partage, et menait tout le monde

d'une poigne de fer. Colin était fiancé à sa nièce, Rose. La pièce s'articule autour de trois personnages-

clés: Mrs Rafi, le marchand de tissus Hatch, commerçant qui vit des commandes de la précédente,

et pâtit de ses foucades, et Mrs Tilehouse, dame de compagnie et autre souffre-douleur de Mrs Rafi.

Hatch est tellement frustré par la vie qu'il mène qu'il a développé une paranoïa aux extra-terrestres.

Mrs Tilehouse a des dons certains mais sa condition" inférieure" la limite dans le droit à l'expression.

En la brimant et en la rabaissant constamment, Mrs Rafi affirme la supériorité de sa classe.

Cette société repose sur l'équilibre entre les névroses des uns et les psychoses des autres, en quelque sorte...

Finalement, Carson, le rescapé du naufrage et ami de Colin, se rapprochera de Rose, et l'emmènera

ailleurs, pour vivre autre chose, loin de ce milieu sclérosant.

 

La pièce est déconcertante, car elle parle de la mort d'un homme, et d'autres hommes qui n'ont rien fait

pour l'aider quand ils en avaient mission, car ils étaient aliénés, l'un par l'alcool, l'autre par la peur

paranoïaque. Une famille est en deuil. Cependant, le comique n'est jamais loin du tragique, tant Bond

pointe les travers et ridicules des personnages en présence. C'est Mrs Rafi qui commande "162 mètres"

de tissu pour faire des rideaux, puis renvoie le tout, conduisant Hatch à la folie, c'est le mythe d'Orphée et

Eurydice, pièce de théâtre amateur hilarante jouée par ces dames, avec un Cerbère plus canin que nature,

c'est la cérémonie de dispersion des cendres où Mrs Tilehouse vocalise sur les cantiques, quand

une bourrasque renvoie les cendres du défunt au visage de tous... Dans l'écriture de la pièce, le rire a

délibérément été mêlé au drame, comme s'ils étaient inséparables, en une bouffonnerie de l'existence.

Les acteurs de La Mer

Les acteurs de La Mer

Saluons la performance de Cécile Brune, extraordinaire matriarche de ce Suffolk profond post-

victorien, Elsa Lepoivre, dame de compagnie brimée mais mélodique, et Hervé Pierre, qui voit des

petits hommes verts partout, et part en chasse sur la plage brandissant ses ciseaux professionnels...

Très belle mise en scène d'Alain Françon, très beaux décors et costumes, son hyper-réel!

Une pièce à voir, à partir de l'adolescence, beaucoup de lycéens étaient présents le soir où je l'ai vue.

 

Sylvie, blogmestre

La Comédie française et la joaillerie de la station  de métro Palais-Royal de la Place Colette

La Comédie française et la joaillerie de la station de métro Palais-Royal de la Place Colette

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 09:41

J'ai entendu hier soir les "Sept dernières paroles du Christ en croix" de Joseph Haydn au Théâtre

des Champs Elysées, par le Collegium vocale Gent, sous la direction de Philippe Herreweghe.

Sept dernières paroles

Le théâtre était encore plus plein que pour Mithridate, m'a-t'il semblé, et j'étais dans une zone particulièrement

recherchée, apparemment, puisque des spectateurs du deuxième balcon étaient venus s'installer au premier,

où nous étions déjà en partie assis sur des strapontins, les fauteuils étant tous occupés! Il faut dire que

Philippe Herreweghe et son collegium vocale constituent un événement musical qui justifie cet engouement.

Rappelons qu'il s'agit d'un orchestre baroque, avec des instruments anciens ou copies d'anciens.

 

Les Sept dernières paroles du Christ en croix est une oeuvre de Joseph Haydn qui a été déclinée

en plusieurs versions. Instrumentales d'abord, puis pour clavier, puis avec choeurs, solistes et orchestre.

Cette dernière forme est celle de l'oratorio datant de 1795, que nous avons entendu hier soir au

Théâtre des Champs-Elysées. Bonne nouvelle, ce concert sera diffusé sur France-Musique  le vendredi saint,

soit le 25 mars 2016, entre 14h et 16h (et si vous le ratez, le concert sera disponible à la réécoute ici).

C'est un thème qui a inspiré plusieurs autres compositeurs, notamment César Franck et Heinrich Schütz, il reprend les

dernières paroles prononcées par Jésus de Nazareth avant de mourir sur la croix, telles qu'elles ont

été rapportées par les évangélistes. L'oeuvre de Haydn est empreinte d'une grande spiritualité. Elle

comprend 9 parties, les sept paroles étant sept parties chantés entre une introduction instrumentale,

et un final Tremblement de terre, qui doit correspondre à la description du jeudi saint, après la mort du Christ.

On retrouve des phrases que nous avons déjà chantées, plus souvent en latin qu'en allemand, mais en allemand

aussi, comme "Es ist vollbracht" (Tout est accompli), "Vater, vergib ihnen" (Père, pardonne-leur), "Jesus rufet:

mich dürstet" (Jésus dit: j'ai soif), "Vater, in Deine Hände empfehle ich meine Geist" (Père, entre tes mains

je remets mon esprit), sans oublier Eli, Eli lama sabachtani?, qui se dit en allemand "Mein Gott, warum

hast du mich verlassen?" Il y avait quatre solistes, le choeur et l'orchestre. Et le chef, très concentré,

qui dirigeait à partir d'une copie de la partition portant de petites taches de surligneur bleu, je le mentionne pour mes

camarades qui surlignent leurs partitions. Comme lors du concert Cantates de Bach en l'église Saint-Roch

entendu en décembre dernier et commenté sur ce blog, le Collegium vocale Gent est une formation

exceptionnelle. Finesse, puissance, légèreté, détaché, agilité, tout y est. L'oeuvre est jouée et

chantée avec une aisance qui repose sur des heures de labeur devenues invisibles. Elle est grave,

le tempo est lent, la traduction des paroles s'affichait sur l'écran de surtitrage. Personne ne bougeait

parmi les spectateurs, chacun était suspendu à la solennité de cette heure de musique, hors du temps.

 

Collegium vocale Gent

Collegium vocale Gent

Il y eut à la fin de l'oeuvre, qui dura une heure environ, des applaudissements très nourris.

Les quatre solistes principaux vinrent saluer avec le chef à l'avant de la scène. Nous n'avions

pas reçu de programme, ce qui rend la rédaction de l'article un peu plus difficile, je m'en tiendrai là.

Les solistes et Philippe Herreweghe

Les solistes et Philippe Herreweghe

Amateurs de Haydn, vous n'avez pas pu entendre ce concert? Ne ratez pas sa diffusion sur

France Musique, ou son écoute en replay sur le site de la station de radio!

 

Sylvie, blogmestre

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 23:15

Ce soir j'ai entendu le concert du choeur de garçons de la Maîtrise de Radio France, dont

nous sommes ressortis assez tôt, ce qui me permet de rédiger l'article dès mon retour.

Pueri pueri erunt, le concert

Comme je l'avais écrit précédemment, l'entrée était libre, on pouvait réserver sa place sur internet,

ou la retirer à l'accueil. L'auditorium était rempli en son parterre, et en ses loges 1 et 2 de la corbeille,

et un peu en loges 3 et 4. Les jeunes choristes étaient sur la scène, qui pour la première fois depuis

que je fréquente l'auditorium m'apparut comme une arène. Certains étaient vraiment très jeunes,

c'était peut-être leur premier concert, la scène-arène devait être très impressionnante.

Pueri pueri erunt, le concert

Les plus jeunes étaient en blanc et noir, les plus âgés en noir. Le concert fut chanté a capella à

4 voix pour les chansons profanes, un choeur à 3 voix avec seulement les plus grands dont des

contre-ténors, puis une messe fut chantée à 5 voix. Il est parfois difficile d'estimer dans quelle voix

chante un jeune garçon quand il a commencé à muer, plusieurs se déplacèrent au cours du concert,

changeant de pupitre au gré des pièces chantées. Ils étaient dirigés par Marie-Noëlle Maerten,

qui est directrice musicale ajointe de la Maîtrise de Radio France.

Pueri pueri erunt, le concert

Le concert commença par "Tant que vivray" de Claudin de Sermisy, une galanterie joyeuse et courtoise,

qui fut suivie de "Pour un plaisir" et "Au joli bois" du même auteur. Puis ce fut Josquin des Prés avec

"Mille regretz", qui a été ma chanson préférée de ce concert, pour la délicatesse et la sensibilité de

l'interprétation, qui conte l'histoire d'une séparation amoureuse à laquelle l'auteur craint de ne pas survivre.

Puis du même Josquin des Près, plus coquin fut "En l'ombre d'ung buissonnet". Puis de

Clément Janequin furent chantées "Toutes les nuits", "Il s'en va tard", "Tu as tout seul", et "Le chant

du rossignol". Les chansons avaient été soigneusement choisies pour ne pas être trop gaillardes dans leurs

descriptions, gaillardise qui fait le piquant des airs de la Renaissance, et amuse beaucoup les adultes...

Il y eut une messe de William Byrd à cinq voix, dont deux voix de sopranes, avec de très

beaux soli , qui furent très applaudis à la fin, suivie d'un Ave Verum corpus du même auteur.

Les jeunes choristes bissèrent "Il s'en va tard" à la fin du concert. Voici un extrait:

 

Choeur de garçons de la Maîtrise d'enfants de Radio France

 

Je suis désolée pour le bruit de crécelle que fait le zoom de mon appareil photo, qui va partir en révision...

 

Ce fut un très joli concert, très juste et harmonieux, avec de jeunes voix de très grande qualité.

Certains jeunes choristes étaient impressionnants, je pense au jeune soliste soprane, à la voix d'ange,

ou aux contre-ténors plus âgés, qui sont dans des tessitures similaires aux tessitures féminines,

mais avec un timbre différent, que je trouve émouvant. On entend parfois dire que les chorales

vieillissent, que le chant n'est plus un art populaire, une soirée comme celle-ci était un excellent

exemple que le chant de bon niveau attire encore les jeunes. Certes, c'est une élite musicale,

mais espérons qu' elle fait envie à d'autres!

Sylvie, blogmestre

La Tour Eiffel vue de l'avenue du Président Kennedy

La Tour Eiffel vue de l'avenue du Président Kennedy

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