29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 08:07

Hier, je parvins après plusieurs tentatives à obtenir un billet en ligne pour aller voir le Louvre (le site officiel de réservation

des billets refusant curieusement de s'afficher sur mon écran d'ordinateur), je choisis 16h, ainsi je pourrais enchaîner

avec la répétition générale du Requiem de Mozart, à 19h30 en l'église Saint-Louis en l'Ile.

Billet d'entrée au Louvre, avec heure d'arrivée

Billet d'entrée au Louvre, avec heure d'arrivée

Partie de la gare d'Arcueil à 15h15*, je descends à Montaparnasse pour récupérer mon billet en boutique FNAC vers 15h40,

et reprends le métro, ligne 13, changement à Concorde, puis ligne 1, sortie Palais-Royal Musée du Louvre. Là, j'arrive

directement sous la Pyramide, un peu après 16h, et rentre dans le musée tout de suite
 

(c'est l'intérêt de réserver un billet à heure fixe). Il y a des années que je n'étais plus allée au Louvre,
ma dernière visite datait d'avant la pyramide...Pendant mes études en Alsace, quand je revenais à Paris pendant
les
vacances scolaires, j'adorais aller dans les musées, et j'affectionnais le Louvre à la charnière de juillet et d'août,
quand les Parisiens préparaient déjà leurs vacances, et que les touristes, à l'époque japonais, n'étaient pas encore

arrivés à Paris... Il était interdit de prendre des photos au flash, je chargeais mon réflex d'une pellicule 400ASA,
que je sur-développais manuellement pour en monter la sensibilité à 800ASA, et pouvais ainsi obtenir des images
des collections, en noir et blanc. La donne a changé... il y a du monde toute l'année, beaucoup de monde.
Et tout ce monde photographie et filme sans retenue. Moi aussi!

 

Voici un montage photo de ma balade au Louvre du 28 mars, vous noterez l'aimable participation de Henri III,

Henri IV, et François Ier, anciens propriétaires du château, d'où la musique Renaissance du montage.

 

 

 

Il est un sport que tous les visiteurs du Louvre pratiquent, qui est le salut à la Joconde. C'est un sport,

parce qu'il faut la trouver... Un monsieur m'a demandé où elle était, j'ai répondu "suivez la foule",

il a pensé que je plaisantais... mais pas du tout, c'est ainsi que je suis arrivée dans la salle

où elle trônait au milieu de ses adorateurs. Voici le périple, sur la belle chanson de Nat King Cole:

 

J'ai parcouru les trois parties du Louvre, Richelieu, Sully, et Denon, et suis ressortie à 17h45

(c'est l'heure où les salles ferment les unes après les autres). A 17h56, j'ai repris la ligne 1** direction Château de

Vincennes, pour ressortir à Hôtel de Ville. Il y avait une messe du lundi de Pâques à 18h15 en la cathédrale,

que l'on entendait carillonner du parvis de l'Hôtel de Ville. Alors que je remontais vers Notre-Dame,

une averse drue avec bourrasques s'abattit sur la rue, et la traversée du parvis fut un peu aventureuse.

Lundi 28 mars 2016

L'entrée dans la cathédrale se fit normalement, sans CRS, malgré les grêlons qui tombèrent alors

aussi dru que la pluie précédente, quand je pénétrai dans la cathédrale. C'était une messe très sobre,

et très quiète, avec deux prêtres et une soliste. Nous sommes ressortis une heure plus tard.

Sortie de la cathédrale, lundi de Pâques vers 19h15

Sortie de la cathédrale, lundi de Pâques vers 19h15

Puis j'ai longé la cathédrale pour me rendre à la répétition générale du Requiem de Mozart, en l'église Saint-Louis en l'Ile.

Rue du cloître Notre-Dame, vers l'île Saint-Louis

Rue du cloître Notre-Dame, vers l'île Saint-Louis

Après avoir mangé une crêpe en route, et croisé une fanfare sur le pont entre l'île de la Cité et l'île Saint-Louis,

je suis arrivée pile à l'heure dite. Munie du billet de concert choriste qu'on m'avait remis à l'entrée,

j'ai gagné le pupitre des sopranes, et pris une petite vidéo pendant le Tuba Mirum, destinée à montrer

combien nos solistes et notre chef incitent à venir nous écouter en concert le 3 avril!

 

 

Sylvie, blogmestre

Il faudra que je retourne au Louvre en semaine... avec des chaussures confortables.

 

Départ d'Arcueil gare à 15h15

Départ d'Arcueil gare à 15h15

Départ de la station Palais-Royal Musée du Louvre à 17h56

Départ de la station Palais-Royal Musée du Louvre à 17h56

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 22:06

Ce matin, j'avais oublié que nous passions à l'heure d'été... J'étais en train de terminer mes articles de blog quand j'ai pris
conscience du problème. Je me suis habituée au caractère paisible de la messe de 10h, mais vu mon retard, j'ai décidé

d'aller à la messe de Pâques de 11h30. Je suis partie d'Arcueil-gare à 11h*, ce qui permettait d'arriver à temps
pour un dimanche ordinaire, mais pour Pâques, je risquais de passer la messe debout. Mais ce fut pire qu'envisagé...

 

Arrivée sur le parvis de Notre-Dame à 11h20, une file d'attente s'allongeait jusqu'à la sortie du RER. On en voyait une autre
au bout du parvis. Il y avait des barrières, et des CRS qui laissaient passer les personnes au compte-gouttes. Quelqu'un évoqua
« une explosion » pour ce dispositif de surveillance renforcée, je ne sus jamais de quelle explosion il pouvait s'agir. Le vendredi précédent, malgré les attentats de Bruxelles, ce dispositif n'existait pas. Je pris ma place dans la file, qui avançait très lentement.

Notre-Dame, ou l'inaccessible étoile

Notre-Dame, ou l'inaccessible étoile

A 11 heures et demie, quand la messe commença, j'étais toujours dans la file. A midi moins vingt aussi. Je passai

la barrière du filtrage vers midi moins le quart, après que nous avons entendu que « les touristes ne pouvaient plus

entrer » (pendant 20 minutes on avait continué de laisser entrer les touristes alors que la messe était commencée et

qu'il y avait dehors des fidèles qu'on ne laissait pas entrer). Quand je suis enfin passée au contrôle, mon sac a été fouillé

dans les recoins à la main, pas seulement examiné en surface, et j'ai subi une palpation par CRS masculin...

Outre l'irrégularité de cet acte,  qu'est-ce qui pouvait bien le motiver ? Après la traversée du parvis, il y avait une

deuxième rétention de fidèles, puis enfin le contrôle habituel, respectueux et sympathique.
 

 

Le panneau de la Résurrection

Le panneau de la Résurrection

Entrée dans la cathédrale vingt-cinq minutes après le début de la messe (!), alors que j'étais arrivée

sur le parvis dix minutes avant ce début, sans surprise, il n'y avait plus de places assises, je suis

donc entrée avec les touristes dans l'espace le plus externe. Ce qui m'a permis de prendre

quelques images, puisque je n'étais pas dans l'espace de prières. Mais nous étions nombreux dans ma

situation, et nous avons vite formé un petit noyau de fidèles qui a rejoint l'intérieur de l'espace de prières

pour la communion, en passant entre les sangles. Cette messe de Pâques, il fallait la mériter ! C'était

pourtant l'aboutissement de semaines de préparation spirituelle, ç'aurait dû être une fête, mais

je me sentais stressée et en boule à l'intérieur. Heureusement la célébration dénoua les tensions.

 

Rangée latérale vue de l'espace réservé aux touristes

Rangée latérale vue de l'espace réservé aux touristes

J'entendis la Maîtrise d'enfants et de jeunes, solidement épaulée par quelques adultes, chanter

(très bien!) une messe à double choeur de Leo Hassler. En ressortant, deux mamans d'enfants de la Maîtrise

disaient qu'ils avaient chanté pendant plus de deux heures, j'en déduisis qu'ils avaient aussi probablement chanté

la messe grégorienne que j'avais ratée, et en fus déçue (d'avoir raté la messe grégorienne). J'ai entendu

l'Evangile de la Résurrection, et le sermon, mais pas les lectures. La messe dura jusque vers 12h45,

car nous étions très nombreux, puis la procession traversa la nef, et nous fûmes les derniers

devant qui elle passa. Voici un court montage, de la file d'attente du début, à l'orgue de la fin.

 

 

Il fut très long de vider la cathédrale de tous ses fidèles pascals... Que soient remerciés ici tous ceux qui

se sont investis dans cette semaine sainte, dans les célébrations, concert, choeurs, accueil,

encadrement, sécurité. Ca a dû être très fatigant pour vous, mais c'était une belle réussite.

Encore merci !

La sortie de la messe de 11h30, vers 12h45

La sortie de la messe de 11h30, vers 12h45

Je suis rentrée chez moi vers 12h52**, énergétisée par la cathédrale.

 

Sylvie, blogmestre

 

Départ de la gare d'Arcueil à 11h

Départ de la gare d'Arcueil à 11h

Retour à 12h52

Retour à 12h52

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 08:11

Hier après-midi, j'ai fait connaissance avec la salle n°2 de la Philharmonie, qui s'avère très agréable

et de dimensions plus humaines que la grande salle, plus propice aux petits ensembles. Peut-être

était-ce la raison pour laquelle Jordi Savall et son ensemble "Le concert des nations", s'y produisaient

cet après-midi du samedi 26 mars 2016. Il y avait aussi, en soirée, à la Philharmonie 1, William Christie

et les Arts Florissants dans la Messe en si mineur de JS Bach, mais là c'était à guichets tellement fermés que l'annonce

du concert avait même disparu du navigateur de mon ordinateur...! Jordi Savall, qui est l'un des

grands noms de l'interprétation de la musique ancienne, proposait un oratorio en italien de

Georg Friedrich Haendel, intitulé la Resurrection, pour clôturer cette semaine pascale.

Billet pour la place 407 au parterre en gradins

Billet pour la place 407 au parterre en gradins

Philharmonie 2, la salle vue de ma place

Philharmonie 2, la salle vue de ma place

Vers 1708, dans une période politique troublée, Haendel est à Rome, où il compose des oratorios

en italien. En effet, le pape a interdit les opéras, ce qui engendre des "académies d'oratorios" dans les

grandes familles romaines, où l'on donne des concerts privés. Haendel est alors le protégé du marquis

Ruspoli, qui lui commande une oeuvre sur la Résurrection pour marquer son allégeance à l'Eglise, et

concrétiser une alliance avec la curie romaine. L'oeuvre fut crée dans les salons du marquis sous la

direction de Corelli et frappa les esprits par sa magnificence. Elle comprend un orchestre et cinq solistes.

Violons, contrebasse, viole de gambe, théorbe, archiluth, clavecin, concertino, violoncelles, orgue,

trompettes, flûtes, hautbois, basson... Le marquis Ruspoli devait avoir un très grand salon!

Les solistes du concert avaient des estrades surélevées, et chantaient depuis un piédestal.

Les instruments anciens et le piédestal des solistes

Les instruments anciens et le piédestal des solistes

Les solistes jouaient ou plutôt chantaient les rôles d'un ange (soprano), de Marie Madeleine (soprano)

de Marie Cleofe (alto), de Lucifer (baryton), et de Jean l'évangéliste (ténor).

Voici une photo prise aux saluts de la fin de la première partie, de l'ensemble des musiciens.

Les solistes le concert des Nations, et Jordi Savall

Les solistes le concert des Nations, et Jordi Savall

C'était un très beau concert, sur instruments d'époque, avec cette sonorité effectivement un peu métallique,

mais pas seulement, qui caractérise les instruments des XVIIè et XVIIIè siècles. Il y a aussi la douceur

des flûtes en bois, et le son très particulier des viole, théorbe, luth, violoncelle d'époque. Un voyage

dans le temps. Les paroles en italien étaient traduites et la traduction projetée au-dessus de la scène.

 

Le concert débutait à 16h, et se terminait vers 18h30, ce qui était un peu tard pour moi car je n'avais pas eu

le temps de faire les courses du long week-end férié, et il fallait compter avec mon heure de transports en commun de retour.

Je suis sortie de la salle discrètement pendant la deuxième partie,  un peu avant 18h*, entre deux chants du ténor, puisque

j'étais en bout de rangée, à proximité de la porte. J'ai signalé que je ne pouvais rester plus longtemps,

à mon grand regret, et suis retournée chez moi avant la fermeture des magasins.

 

Joyeuses Pâques à toutes et à tous!

 

Sylvie, blogmestre

Retour Porte de Pantin à 17h56

Retour Porte de Pantin à 17h56

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 09:33

Hier soir, j'ai entendu la Musique pour les funérailles de la reine Mary de Henry Purcell, et la Missa

in Angustiis de Joseph Haydn, ainsi qu'une troisième courte pièce, Eternity's Sunrise de

Steve Martland, trois oeuvres interprétées par l'Orchestre philharmonique de Radio France, et le

Choeur de Radio France, sous la direction de Sofi Jeannin, récemment promue

chef du Choeur de Radio France.

Purcell et Haydn

Après avoir malencontreusement raté un train en gare d'Arcueil, j'ai pris du retard, et suis arrivée trois

minutes avant la fermeture des portes... Arrivée au deuxième balcon, ma place était déjà occupée, mais

il restait des places vides en loge 3, je crois que j'ai pris la V 33. Voici l'auditorium de ma nouvelle place.

Le grand auditorium vu de la place V33

Le grand auditorium vu de la place V33

Il s'agissait d'un concert d'inspiration religieuse, dont chaque oeuvre visait à la transcendance.

Henry Purcell était le compositeur attitré de Guillaume III d'Angleterre et de sa jeune épouse Mary,

pour laquelle il avait déjà composé des musiques plus joyeuses de son vivant (Music for the

Queen Mary), qui n'a pas chanté ou entendu  "Come ye sons of arts"? Un an après ces premières

compositions, la reine Mary mourut de maladie, et Purcell composa en 1695 la marche funèbre

"Music for the funeral of Queen Mary". Cette musique servit une nouvelle fois huit mois après sa

création pour l'enterrement du compositeur lui-même... Le choix de l'oeuvre de Purcell était parfait

pour un vendredi saint, c'est une musique de deuil très belle, sobre, avec quatre trompettes,

un petit orgue, des timbales, et le choeur. Le choeur et l'orgue alternent avec le quatuor

de trompettes et les timbales, qui donnent le ton de gravité dramatique de l'oeuvre.

 

Trompettes et timbales sur la musique de Purcell

Trompettes et timbales sur la musique de Purcell

Le Choeur de Radio France, l'orchestre philharmonique, les solistes et le chef

Le Choeur de Radio France, l'orchestre philharmonique, les solistes et le chef

La Missa in angustiis de Joseph Haydn, créée en 1798, qui a précédé dans l'oeuvre du compositeur la

Paukenmesse que nous avons chantée il y a deux ans, était brillante et joyeuse, pleine d'espoir, malgré

son titre. Elle m'a aussi paru avoir été judicieusement choisie, en ces temps troublés.

La messe se situe à la charnière des XVIIIè et XIXè siècles, où les arias de l'époque baroque

disparaissent progressivement. Le Kyrie chanté par la soprano Laura Mitchell mettait en valeur la

souplesse virtuose de sa voix, dans des coloratures délicates, comme les décrit le livret. La Missa

in angustiis est baptisée "Nelson" car le lord amiral, qui contrait Napoléon lors de sa création, faisait figure de héros

dans une Europe déstabilisée par son esprit de conquête. Il semble que Nelson eut l'occasion en 1800 d'entendre

"sa" messe à Eisenstadt. Le Dona nobis pacem final est particulièrement éclatant. Des applaudissements

nourris saluèrent la fin du concert, les solistes soprano et alto reçurent des fleurs, ainsi que

Sofi Jeannin, et même les choristes! J'ai beaucoup aimé ce concert, et ce sentiment était partagé.

La photo ci-dessus montre l'orchestre pour la messe de Haydn, une partie du choeur, les solistes

et Sofi Jeannin. La soprano, comme vous pouvez le constater portait une robe longue verte,

avec des sequins assortis qui scintillaient à la lumière, l'alto portait un haut de dentelle blanche sur un fond noir.

Les solistes et Sofi Jeannin, avec quelques violons

Les solistes et Sofi Jeannin, avec quelques violons

A notre sortie, la lune était pleine et rousse, et la Tour Eiffel toujours parée des couleurs belges.

 

Sylvie, blogmestre

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 09:03

Hier, c'était le Vendredi saint de la semaine pascale. J'avais décidé d'aller à la célébration

du Chemin de croix de la cathédrale, à 15h, et le soir au concert Purcell-Haydn dirigé

par Sofi Jeannin au grand auditorium de Radio-France.

Notre-Dame de Paris et la moitié de la file d'attente du Vendredi saint

Notre-Dame de Paris et la moitié de la file d'attente du Vendredi saint

Il y avait beaucoup de monde sur le parvis quand je suis arrivée hier à Notre-Dame, vers 15h*, mais

encore davantage à l'intérieur. Je n'avais plus assisté à un chemin de croix depuis très longtemps,

mon enfance peut-être. Celui-ci était présidé par Mgr Vingt-Trois. Les quatorze stations étaient

lues en français, en anglais et alternativement en italien, allemand, ou espagnol. Les "stations"

correspondent au découpage du récit de la Passion de Jésus par ses apôtres.

Vendredi 25 mars 2016

A partir de la troisième station, la Maîtrise, composée de 17 choristes mixtes, ai-je compté sur l'écran de

télévision qui me faisait face sur un côté de la nef, et du chef de choeur, a chanté station par station le

Via crucis de Liszt dont j'ai parlé lors du concert Stabat Mater de mardi dernier. Mais je retire ce que

j'ai dit sur la lourdeur de cette oeuvre: chantée par la Maîtrise de Notre-Dame, elle était retenue et très belle.

J'ai regretté qu'il n'y ait pas d'enregistrement. Voici une vidéo avec partition et une interprétation assez subtile:

 

 

La grande croix était noire, et la cathédrale n'était pas éclairée,

à part l'autel et le choeur, la lumière venait des vitraux. Des bougies étaient allumées sur l'autel,

qui furent éteintes successivement, la dernière fut éteinte à la mort de Jésus.

La nef sombre de Notre-Dame à la sortie du chemin de croix

La nef sombre de Notre-Dame à la sortie du chemin de croix

Nous avions été triés à l'entrée, selon nos voeux. Il y avait beaucoup de prêtres présents. La foule était

très dense à l'intérieur, les rangées étaient pleines, même au bord des travées latérales.

J'ai entendu dire que les attentats augmentent la fréquentation des cultes pacifiques.

Après plus d'une heure de célébration, nous sommes ressortis sur le parvis et j'ai regagné le RER*

 

Sylvie, blogmestre

Départ d'Arcueil et arrivée à Notre-Dame
Départ d'Arcueil et arrivée à Notre-Dame

Départ d'Arcueil et arrivée à Notre-Dame

Retour après la célébration

Retour après la célébration

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 08:58
La Tour Eiffel aux couleurs de la Belgique

La Tour Eiffel aux couleurs de la Belgique

Hier soir il y avait au grand auditorium de la Maison de la radio, un troisième concert donné par l'Orchestre

national de France sous la direction de Riccardo Muti, auquel j'ai pu assister, ayant eu la chance de

passer par là quand les réservations ont été ouvertes. Le programme comportait le concerto pour piano

et orchestre de Robert Schumann, et la fantaisie symphonique "Aus Italien" de Richard Strauss.

Billet au 2è balcon

Billet au 2è balcon

Le maestro, très applaudi à son arrivée, s'est adressé à nous en italien, sans traduction, devant

les caméras de télévision que l'on peut voir sur les images. J'ai compris qu'il dédiait ce concert

aux victimes des attentats de Bruxelles, et demandait une minute de silence préalable à la

"fête musicale". Il a terminé son allocution en demandant que tous, "tutti", se lèvent.

L'orchestre et le public se sont instantanément exécutés, comme un seul homme!

(je n'aurais pas imaginé que tant de monde comprenait l'italien...)

L'auditorium vu de ma place avant le concerto de Schumann

L'auditorium vu de ma place avant le concerto de Schumann

 Le concerto pour piano et orchestre est écrit par Robert pour Clara Schumann, "dans le ton

de Clara" ( c'est-à-dire en "C", soit en ut majeur), et c'est elle, pianiste virtuose, qui le créera en 1845.

C'est l'une des pièces beaucoup entendues dans mon enfance, que je retrouve avec plaisir. Le chef

dirige puis arrête de diriger, laisse courir l'orchestre, fait un signe au pianiste, reprend. Après l'autorité

qu'il a montré au début de la soirée, on s'étonnerait presque que ses mains soient si fines. Peut-être,

pour le bon ajustement des musiciens et du soliste, faut-il laisser un peu de mou aux uns et à l'autre.

Le jeune David Fray, originaire des Hautes-Pyrénées, ce qui lui vaut ma sympathie, est un pianiste

très primé. Il exécute parfaitement sa partie, et soulève l'enthousiasme du public, qui le rappelle

jusqu'au bis, une probable pièce de Bach, qu'il nous joue sans la nommer.

 

David Fray et Riccardo Muti

David Fray et Riccardo Muti

L'Orchestre national de France, avant la fantaisie de Strauss

L'Orchestre national de France, avant la fantaisie de Strauss

L'orchestre aurait presque pu être qualifié de formation intimiste dans Schumann, c'est pleinement

déployé qu'il a abordé la fantaisie de Strauss. L'oeuvre a été créée en 1886, c'est une fantaisie

symphonique en quatre mouvements. Le compositeur n'avait que 22 ans, et le livret citait des références

comme Schumann, Berlioz, et même Mendelssohn... Personnellement, je pensais surtout à Strauss,

Richard, en écoutant cette symphonie à l'envers (elle commence par un mouvement lent)! Il y avait des

préfigurations de ses oeuvres futures, de ses poèmes symphoniques, en germe dans son imaginaire.

Le livret me rejoignait pour le troisième mouvement. C'est ici que Riccardo Muti montra pleinement son

talent, il dirigeait avec fougue, on sentait l'orchestre suspendu à ses gestes. Le quatrième mouvement

m'était très familier, il venait d'une chanson populaire italienne en vogue à la fin du XIXè siècle...

Le concert se termina brillamment, et le chef distingua les musiciens méritants en les faisant

lever les uns après les autres, sous nos applaudissements.

Il maestro Riccardo Muti

Il maestro Riccardo Muti

C'était un très beau concert. Et il est toujours intéressant d'assister à la prestation d'un très grand

nom de la musique, qui a dirigé les plus grands orchestres dans de nombreux pays.

 

Sylvie, blogmestre

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 08:33

Il y avait hier soir un concert Rachmaninov programmé dans la grande salle de la Philharmonie, à 20h30,

dirigé par Guennadi Rozhdestvensky, qui a été déclaré annulé par SMS à 18h40... et pour lequel j'avais

une place, et m'apprêtais à partir de chez moi dans la demi-heure. Ne trouvant rien à ce sujet sur internet,

j'ai appelé la Philharmonie, où l'on m'a confirmé être en train de prévenir les auditeurs par SMS.

Un deuxième concert identique qui était programmé pour ce soir a également été annulé. Je souhaite

un bon rétablissement à M. Rozhdestvensky, et espère entendre les cloches de Rachmaninov une

autre fois. J'ai apprécié d'avoir été prévenue avant mon départ, et de n'avoir pas traversé Paris en vain!

Morale de l'histoire: toujours donner son numéro de téléphone mobile quand on réserve un concert.

Merci à l'Orchestre de Paris auprès de qui j'avais acheté mon billet et qui m'a prévenue.

 

Sylvie, blogmestre

Billet de concert annulé, dommage!

Billet de concert annulé, dommage!

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 16:41

URGENT: Le Choeur du Festival Musique en l'Ile recrute des choristes ayant déjà chanté plusieurs fois

le Requiem de Mozart, et qui connaissent parfaitement l'oeuvre. Le concert sera donné le dimanche

3 avril 2016 à 16h en l'église Saint-Louis en l'Ile, et la répétition générale est le 28 mars à 19h30

également à Saint-Louis en l'Ile (c'est le lundi de Pâques, nous n'avons pas de répétition CP13). Il est aussi

impératif de chanter régulièrement dans une chorale. Attention, pour les nouveaux venus,

il y aura une audition obligatoire juste avant la répétition générale, à 19h (mais ce n'est pas méchant).

Les bons ténors sont particulièrement recherchés! Allez messieurs! (tous nos ténors sont super...)

Les choristes d'autres choeurs qui liraient ce message et se sentiraient concernés peuvent contacter le blog.

 

Sylvie, blogmestre

Recrutement pour concert extérieur Mozart
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 13:43

Hier soir, au regard de l'actualité de la journée du 22 mars, le concert Stabat Mater donné en

la cathédrale par l'ensemble vocal de Notre-Dame de Paris semblait particulièrement pertinent.

 

Billet contre contremarque de réservation

Billet contre contremarque de réservation

A mon arrivée sur le parvis, sans particularité du voyage, des voitures de police banalisées et hurlantes passèrent en trombe

devant la station de RER. Ambiance du jour. Après le contrôle, à l'intérieur de la cathédrale, le calme et

le silence régnaient. Le panneau de la journée du mercredi saint était déjà en place.

Le panneau du mercredi saint avec un peu d'avance

Le panneau du mercredi saint avec un peu d'avance

J'avais emporté les deux « yeux » du blog, et constatai que la lumière était un peu faible pour l'un d'eux, le meilleur

malheureusement. Puis le transept s'éclaira, et un prêtre nous présenta le concert.

 

C'était un concert de mardi saint, donc allant musicalement du chemin de croix à la Passion

de Jésus. Il y avait sept voix, quatre féminines et trois masculines, et une vièle jouée

par Sylvain Dieudonné qui dirigeait aussi l'ensemble vocal.

L'ensemble vocal de Notre-Dame de Paris ce 22 mars 2016

L'ensemble vocal de Notre-Dame de Paris ce 22 mars 2016

Pour les personnes qui n'ont jamais entendu de concerts de la semaine sainte, ils paraissent

souvent austères, ce qui découle des événements décrits. Personne n'aurait l'idée de mettre

des musiques dansantes sur un chemin de croix... Donc pas de flûtes ni de tambourin dans

ce concert, uniquement des chants a capella, ou avec un accompagnement de vièle.

Le programme du concert

Le programme du concert

Le concert commença par un « Vexilla regis » grégorien, qui sera repris à la fin du concert, suivi d'un

chant à la Croix « O crux ave, spes unica », puis d'un récit de la Passion selon Jean. Ici j'ai commencé à

prendre des vidéos, avec le meilleur de mes appareils, redevenu utilisable grâce à l'éclairage, et j'ai un peu perdu le fil du

programme. Je me souviens avoir filmé un duo soprane contre-ténor, puis un duo basse ténor, qui devait

être le « Stabat juxta christi crucem ». Les solistes de l'ensemble vocal chantaient par deux ou par trois,

ou seuls. J'ai arrêté de prendre des images pour apprécier pleinement la musique, dans ce cadre médiéval qui lui sied tant.

J'ai repris le programme pour suivre le drame liturgique intitulé « Planctus Mariae », la déploration de

Marie, après la mort de son fils en croix. Cinq solistes interprétaient cinq personnages : Marie, Jean,

Madeleine, La mère de Jacques, et Salomé. Mention spéciale à Cécile Dalmon qui interprétait Marie

avec un désespoir poignant. Le public a frémi, mais n'a pas osé applaudir, pas encore. Puis, la reprise

du « Vexilla regis » a conclu le concert. C'est alors que mon appareil photo HD refusa de s'allumer.

J'ai donc filmé cette dernière vidéo avec le plus petit appareil, et c'est fort heureux, car les deux vidéos

précédentes sont inexploitables, pour raisons encore inconnues. Je suis désolée pour cet incident...

 

 

J'ai chanté il y a longtemps le « Via crucis » de Liszt, qui commence par un Vexilla regis. Le voici en lien pour que

vous puissiez comparer la vidéo qui précède et l'adaptation que Franz Lizst en a fait : la version XIXè siècle est plus

lourde (beaucoup) et plus austère que la version XIIIè siècle, mais c'est bien de la même hymne qu'il s'agit, à la base.

Il est toujours intéressant de voir où les compositeurs puisent leur inspiration, voire davantage !

 

C'était un beau concert, nous avons attendu religieusement jusqu'au bout pour oser applaudir.

Félicitations à toutes et à tous pour votre travail, d'autant que vous avez un concert

« Resurrectio » en préparation pour l'après-Pâques, ai-je vu. Bon travail !

PS : si je parviens à récupérer les deux vidéos abîmées, je les inclurai dans cet article.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 14:27

Le site internet de l'association musique sacrée à Notre-Dame de Paris étant hors service pour

raison inconnue, je signale que la cathédrale accueille ce soir à 20h30 un concert de chant grégorien

et musiques médiévales intitulé "Stabat mater", donné par l'ensemble vocal de Notre-Dame de Paris.

 

 

Les places peuvent être retirées à l'accueil de la cathédrale

dans la journée, ou juste avant le concert.

Sylvie, blogmestre

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Published by Blog des choristes des CP13
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