8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 13:43

Le chef d'orchestre et de choeur Jean-Pierre Ballon propose un stage de chant choral d'une semaine,

en août et en Bretagne, avec deux concerts inclus qui seront donnés par les choristes

et les musiciens stagiaires. J'ai chanté avec Jean-Pierre pendant quatre ans, notamment le Requiem de Duruflé,

à Mulhouse dont il était le directeur du Conservatoire. Vous pouvez vous inscrire en confiance si ce stage vous tente.

 

 

Il faut s'engager à travailler avant le stage, sur partition et CD voix par voix. Au programme des choristes,

Mendelssohn, mais pas Felix... Fanny, sa soeur. Et Gustav Mahler, ainsi qu'un petit morceau de

la Création de Haydn pour le bis. Pour l'orchestre, il y aura en plus Mozart et Carl Emmanuel Bach.

Tous les renseignements et la fiche d'inscription sont disponibles sur le site du stage.

NB: le second chef de choeur a changé, il s'agira de Jérôme Boudin Clauzel.

 

Sylvie, blogmestre

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 00:32

J'ai quand même fini, après deux tentatives infructueuses, par parvenir à entendre les Arts florissants

et William Christie en concert. C'était hier soir à la Philharmonie 2, et le concert s'intitulait

« Airs sérieux et à boire ». J'avais une place à la galerie, tout en haut.

Airs sérieux et à boire

J'ai passé la première partie à la galerie, puis voyant tous mes voisins migrer vers le balcon

d'en-dessous où il restait de la place, je suis descendue aussi.

 

La salle vue du balcon latéral

La salle vue du balcon latéral

Il s'agissait d'un concert de petites pièces du XVIIè siècle, d'auteurs français, en français et en italien.

Les auteurs étaient Marc-Antoine Charpentier, Etienne Moulinié, Michel Lambert, et Sébastien Le Camus.

C'est Charpentier qui avait composé une pastorale italienne « Amor vince ogni cosa », dont plusieurs

extraits nous furent proposés, Le Camus et Moulinié faisaient dans le joyeux, et Lambert, élève du

précédent, dans les amours contrariées (y compris par l'excès d'appâts de la dame convoitée...)

Les musiciens et solistes étaient dix. Un violon, un alto, une viole de gambe, un archiluth, un clavecin

(William Christie), une « dessus » (soprano), une « bas-dessus » (mezzo-soprano), un haute-contre

(plutôt contre-ténor), une « taille » (ténor), une basse. Les cinq chanteurs ne se contentaient

pas de chanter, ils jouaient aussi, mimaient, comme dans un opéra miniature.

C'était soit joyeux et enlevé, parfois gaillard, ou mélancolique et douloureux, mais toujours

remarquablement bien joué et chanté, et très agréable à écouter. Les morceaux étaient enchaînés

sans temps mort. J'eus la surprise de découvrir deux chansons où l'une de mes homonymes était

évoquée (j'en connaissais déjà deux, j'ai doublé mon capital de chansons d'homonymes en une soirée !)

Une bergère probablement, il y avait aussi un certain Sylvio, un berger sans doute ! C'était de Lambert,

m'a-t'il semblé, dans le registre passionné douloureux. Dans la pastorale de Charpentier, tout allait bien

au début. Puis un loup arriva dans le scénario et nous eûmes la surprise d'entendre un long hurlement

à la lune, émis par notre célébrité claveciniste, chef d'un ensemble de renommée mondiale.

Malepeste, aurait dit d'Artagnan, voilà qui ne manquait pas de piquant ! Les chanteurs se ruèrent à l'assaut de la

bête féroce. Et, savez-vous ? Ils nous l'ont bissée, la chasse au loup, avec son hurlement introductif.

William Christie hurle très bien à la lune... il faut une sérieuse dose d'humour et de fantaisie pour

casser son image en poussant des cris de bête à un concert classique tout ce qu'il y a

de respectable, j'ai bien ri ! Nous les avons beaucoup applaudis. Voici une photo aux saluts :

Les Arts florissants

Les Arts florissants

Il y avait une séance de dédicaces post-concert de William Christie, pour les disques. La file n'avançait pas, et j'avais

une heure de trajet pour rentrer... J'ai renoncé et bien m'en a pris, un accident sur le RER B avait bloqué les trains,

je suis arrivée chez moi par l'avant-dernier bus, à minuit moins le quart...

 

Sylvie, blogmestre

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 08:15

L'ensemble vocal de Notre Dame de Paris donnait hier soir un concert de musique médiévale

sur le thème de la résurrection de Jésus. J'y suis allée avec grand plaisir.

Contremarque de réservation de ma place

Contremarque de réservation de ma place

Treize choristes et solistes masculins du Choeur d'adultes de la Maîtrise, et de l'Ensemble vocal

de Notre-Dame de Paris ont interprété ce concert divisé en trois tableaux, sous la direction

de Sylvain Dieudonné. Le premier tableau s'intitulait "Le matin de Pâques", le deuxième

"La célébration de Pâques", et le troisième "Les pélerins d'Emmaüs".

 

Ci-dessous une photo de l'ensemble vocal, dans sa composition du 5 avril 2016:

 

L'ensemble vocal, concert du 5 avril 2016

L'ensemble vocal, concert du 5 avril 2016

Le concert m'a semblé assez exigeant, pour les chanteurs et pour le public. Dès que je filmais un peu,

je perdais le fil conducteur du livret, que j'étais obligée de poser pour tenir l'appareil photo... J'avais emporté un matériel

plus conséquent, soigneusement vérifié avant le concert. J'ai pris beaucoup de petites vidéos de ce concert, j'en ai mis deux

en ligne, et vais travailler sur les autres, dont le réglage de la température des couleurs n'est pas satisfaisant.

Voici le premier extrait vidéo:

 

 

Il n'y avait pas d'instruments: excepté quelques cloches, Pâques oblige, tout était a capella.

Les choristes étaient aussi solistes pour la plupart, avec des voix travaillées, très belles. Dans le livret,

ils sont répartis entre ténors et basses, mais il y a là de quoi faire quatre voix, au moins. Le premier

tableau évoquait la découverte du tombeau de Jésus vide, le matin de Pâques, et l'annonce de sa

résurrection. Le deuxième tableau était constitué de morceaux de la célébration pascale, du XIIIè siècle,

provenant de Chartres ou de l'Ecole de Notre-Dame (de Paris). Le troisième tableau était un drame

liturgique du XIIIè siècle, Jésus apparait en pélerin à des hommes qui parlaient du prophète puissant

qu'il était, puis dîne avec eux, et s'en va discrètement, après leur avoir révélé qui il était. Puis il

réapparait vêtu de rouge et montre ses stigmates aux incrédules, surtout à Thomas.

Le concert s'achève sur une hymne "Salve festa dies", salut, jour de fête...

Voici la deuxième vidéo mise en ligne:

 

 

Il y ut un petit flottement à la fin du concert, quoique le chef eût baissé les bras, ce qui signifie que le concert est fini, nous

n'en étions pas bien sûrs... Nous avons alors applaudi, puis les chanteurs ont changé de position derrière l'autel, provoquant

une déroute des spectateurs lointains (on ne voit que des premiers rangs que les chantres se disposent autrement

pour revenir devant l'autel), qui a du être compensée par des applaudissements nourris pour que tout le monde soit d'accord!

Morale: ne laissez pas l'espace devant l'autel vide quand le public applaudit, sinon il se méprend sur vos intentions...

Il y eut quand même ensuite une standing ovation, ç'aurait été dommage de rater cela! Très beau concert, bravo!

 

Sylvie, blogmestre

La nef de Notre-Dame à la sortie du concert le 5 avril

La nef de Notre-Dame à la sortie du concert le 5 avril

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 13:43

Je suis partie d'Arcueil-gare, ce dimanche 3 avril, à 9h30*, direction ST Michel-Notre Dame. Arrivée un peuen avance pour la

messe grégorienne j'eus le temps de filmer la cathédrale dans ses derniers battements de cloches, au milieu d'une verdure

toute fraîche éclose, puisque le lundi précédent,rien ne poussait encore sur les branches. Une verdure post-pascale.

 

 

C'était le deuxième dimanche de Pâques.

Dimanche 3 avril 2015

La Maîtrise était masculine. Après mes trois semaines d'absence de la messe grégorienne, tous les

chants avaient changé. Le déchiffrage ne fut pas aisé car l'orgue était un peu trop audible dans les parties chantées

par l'assemblée, où nous entendions à peine le soliste qui devait nous faire chanter... et pas du tout les autres fidèles.

S'il est possible à l'organiste de jouer un peu moins fort, ce serait très gentil, merci beaucoup par avance.

Sanctus grégorien

Sanctus grégorien

Il y eut trois lectures, dont un extrait du livre des actes des apôtres, où l'on amenait à Pierre « des

gens malades ou tourmentés par des esprits impurs, et tous étaient guéris ». Il est remarquable que l'on

associe le corps et l'esprit dans une même guérison, et qu'ils soient considérés comme un tout. Quelle

était cette réparation mystérieuse des âmes et des corps humains que Pierre avait le pouvoir d'effectuer

par sa seule présence ? L'Evangile parlait de Thomas, celui qui ne croyait que ce qu'il voyait.

S'il avait souffert du corps ou de l'esprit, Thomas aurait-il pu être guéri par Pierre ?

Le panneau du 2è dimanche de Pâques

Le panneau du 2è dimanche de Pâques

Je suis repartie en RER à 11h17** rentrant chez moi me préparer pour le concert de l'après-midi.

Jupe longue, partition recouverte, ballerines vernies, cheveux attachés, le tralala habituel des concerts.

 

Vers 15h, de nouveau à Arcueil-gare, il faisait beau, avec un peu de vent. Descendue à nouveau du RER à Saint Michel-

Notre Dame, vers 15h20, il y avait foule sur le parvis de la cathédrale, et sur les deux îles. Sur le pont qui les relie, un

pianiste jouait du piano en plein air. Je suis finalement arrivée à Saint-Louis en l'Ile alors que les spectateurs entraient déjà..

 

Nos camarades russes « Les nouvelles voix de Saint-Petersbourg » ont commencé

le concert seuls à 16h, voici un petit extrait :

 

 

Puis, peu après 17h, nous sommes tous entrés derrière l'autel pour le Requiem de Mozart qui composait la

deuxième partie du programme. Notre chef Yulian l'avait dirigé très lent à la générale, mais accéléra

le tempo pour le concert, ce qui fut moins fatigant. Il y avait un ténor russe derrière moi, avec une belle puissance

vocale, qui rajoutait un peu de difficulté intéressante à l'exercice vocal. Ce fut un beau concert, qui a semblé très

apprécié du public, et du chef qui nous a adressé des baisers... Juste le temps de prendre une petite photo de

fin de concert, puis je me suis faufilée entre les rangs pour repartir, en tenue de concert, peu avant 18h.

 

 

L'orchestre, notre chef Yulian, les solistes, et le public

L'orchestre, notre chef Yulian, les solistes, et le public

Dehors, la foule était toujours dense, et la progression difficile. Un banc public près de la cathédrale me permit enfin

d'enlever jupe longue et chaussures vernies avant de reprendre le RER... Je rajoute une photo d'un personnage

que j'évoque souvent car il fait partie de mon décor, et qu'il est tout fleuri ces jours-ci... l'aqueduc d'Arcueil.

 

Sylvie, blogmestre

 

L'aqueduc de Marie de Médicis fleuri de frais

L'aqueduc de Marie de Médicis fleuri de frais

*Départ d'Arcueil à 9h30

*Départ d'Arcueil à 9h30

**Achat du ticket retour à 11h17

**Achat du ticket retour à 11h17

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 09:25

Jacques, ex-chef de pupitre des ténors du Choeur Deux, nous invite à trois concerts gratuits

donnés par l'association Note et Bien, avec choeur et orchestre, dont les bénéfices issus de

vos dons volontaires à la corbeille seront reversés à des oeuvres parrainées par l'association.

 

 

Le détail des oeuvres parrainées est disponible en suivant le lien vers le site de l'association Note et Bien.

Jeudi 7 avril, ND du Liban, samedi 9 avril, St Christophe de Javel, dimanche 10 avril, St Benoït à Issy.

L'orchestre jouera sous l'excellente direction de Marc Hajjar, et le choeur chantera a capella

sous celle du non moins excellent chef de choeur Denis Thuillier des oeuvres de

Claudio Monteverdi, Antonio Lotti, Tomás Luis de Victoria, Giovanni Gabrieli.

 

Sylvie, blogmestre

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 07:37

Hier soir 2 avril, j'ai vu le spectacle d'Eddy Mitchell au Dôme de Paris, Porte de Versailles, un peu

de rock'n roll dans mon mélange plus classique... Le Palais des sports était plein et affichait encore

complet le 3 avril pour la dernière...Mon billet a été flashé et le talon en a été découpé à la main ensuite.

Un contrôle renforcé avait lieu à l'entrée, ouverture de manteau, bras en l'air, passage de détecteur de métaux... Nous

entendions des instructions à la volée pour nous préparer au contrôle dès la file d'attente, pour gagner du temps.

L'entrée U, une fois le contrôle passé, était tout au bout du couloir au sous-sol de la salle de spectacle.

Ma place était tout en haut, au dernier rang.

Monsieur Eddy

 On voyait très bien, du haut de la salle, où les gradins sont plus en pente que dans le parterre.

Voici une vue du Dôme de la Porte de Versailles depuis ma place:

Monsieur Eddy

A 20h, le concert aurait du commencer, mais tout le monde n'était pas entré... Je pensais qu'il y aurait une

première partie, c'était le cas pour tous les concerts pop rock que j'ai entendus depuis un an, mais il n'y avait pas de première

partie. Des aficionados, massés au premier rang du parterre, qui va presque jusqu'à la scène, scandaient le prénom

du chanteur en tapant dans leurs mains. Vers 20h 15, la salle s'est éteinte et le spectacle a commencé,

pour durer environ deux heures. Les premières chansons interprétées étaient, pour moi, nouvelles, ou

inconnues. Il semble que c'était le cas aussi pour mes voisins, et beaucoup d'autres spectateurs.

Puis Eddy Mitchell prit la parole, et le show prit une autre tournure. Il y eut quelques hommages, dont

le premier fut pour Serge Gainsbourg, avec "Vieille canaille", qu'ils avaient chanté en duo. M. Eddy

enchaîna ensuite les tubes plus anciens, dont "Toujours un coin qui me rappelle", ci-dessous:

 

 

Comme vous pouvez le constater sur la vidéo, il y avait un spot blanc très puissant sur le chanteur, qui a eu pour effet

d'éblouir sélectivement l'appareil photo. Le Big Band dont il est fait état sur le billet, était un ensemble très

sonore de cuivres multiples, avec au premier rang des saxophonistes-flûtistes, mais aussi des

trombones et des trompettes. Le sigle EM dans un cercle rappelait furieusemnt la marque jaune de Blake et Mortimer

(Olrik, sors de ce trombone!) Il y avait aussi quatre choristes noirs, une guitare électrique, une basse, une

batterie, et un somptueux piano. J'en oublie peut-être... Il y eut à un moment un mouvement de foule, des spectateurs

traversèrent la salle pour venir se regrouper devant l'estrade, noyant les premiers rangs qui avaient payé très cher leur

place en "carré d'or", et ne voyaient plus rien... Personne ne protesta, cependant. Le spectacle continua ainsi,

explorant les différentes facettes du chanteur et ses références, avec l'omission de la période

twist et Chaussettes noires, toutefois. Eddy fit une fausse sortie peu après 22h, et mes voisins de droite

partirent... Je savais que c'était une fausse sortie parce que 1) ils font tous ça 2) il manquait un tube dans la liste

qu'il avait chantée... Gagné! Retour de la vedette sur scène pour interpréter, en bis, le tube manquant

"Couleur menthe à l'eau", dont un extrait est en vidéo ci-dessous:

 

 

Dans les concerts rock, j'aime bien un peu de fantaisie et de participation du public. Ici, personne excepté

ceux qui s'étaient agglutinés devant l'estrade n'était debout pour chanter en tapant dans ses mains, ou

en dansant (même si c'est parfois très gênant pour les voisins, c'est globalement bon pour l'ambiance), personne

n'agitait la lumière de son téléphone mobile dans de grands mouvements de bras (ce qui peut être pénible

aussi, mais c'est une participation!) On vient à un concert rock pour la musique mais aussi pour l'ambiance,

et celle de ce concert-ci m'a quelque peu... déconcertée. La musique en revanche était très bien,

mais personnellement j'aurais préféré moins de trombones et plus de public chantant.

Cet avis de chroniqueuse bénévole n'engage que moi, évidemment.

 

Sylvie, blogmestre

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 07:29

Vendredi soir 1er avril il y avait un concert de l'Orchestre philharmonique de Rotterdam, que j'ai

beaucoup aimé, au Théâtre des Champs Elysées.  Un auditeur dans le public qui montait aux balcons, se plaignait

de n'avoir pas le programme, son voisin lui répondit "qu'as-tu besoin de programme? C'est juste la 8è de Bruckner!" Tout était dit.

Fauteuil en milieu de rang

Fauteuil en milieu de rang

La salle était un peu moins pleine que la veille, mes voisins de rangée se replacèrent, et je gagnai

l'extrémité du rang S, en allant vers le centre du théâtre, d'où l'on voyait mieux. Le programme comportait

l'unique 8è symphonie de Bruckner, dont les proportions sont imposantes, sans entracte. L'Orchestre

philharmonique de Rotterdam, qui l'interprétait, était placé sous la direction de Jukka-Pekka Saraste.

Les musiciens étaient très nombreux, au point qu'il avait fallu placer des violons hors de l'espace

scénique habituel. Trois harpes accentuaient ce caractère colossal de l'orchestre.

La partie centrale de l'orchestre philharmonique de Rotterdam

La partie centrale de l'orchestre philharmonique de Rotterdam

Cette oeuvre monumentale (le livret parle de cathédrale sonore), interprétée par cet orchestre,

avec ce chef, se révéla immédiatement captivante. Il y avait effectivement de l'architecture et de la

construction d'édifices musicaux dans cette symphonie. Le mouvement que j'ai préféré était le deuxième,

empli de carillons qui se répondaient. Je n'aurais pas imaginé que l'on puisse évoquer une volée de

cloches avec des violons, mais Bruckner l'a fait! Et pas seulement des violons, c'était tous les

instruments qui, à tour de rôle, se répondaient en carillonnant le même motif. Le jeu de l'orchestre

était riche en nuances, allant du ppp au fff, et tous les intermédiaires. Quand un mouvement était

terminé, on entendait un grand silence dans le théâtre, comme si chacun retenait son souffle pour ne pas risquer de polluer

un pianissimo par un bruit incongru... J'ai trouvé la qualité de l'orchestre exceptionnelle, et regretté que

quelques places soient restées vides. Le chef Jukka-Pekka Saraste est finlandais, et initialement

violoniste. Il est régulièrement invité à diriger les plus grandes formations d'Europe, et en entendant

ce concert, on comprenait pourquoi! Alliant la rigueur et l'émotion, le charisme et l'art d'obtenir

exactement ce qu'il voulait des musiciens, il formait avec l'orchestre une équipe gagnante

pour ériger la cathédrale musicale du génie brucknérien. Une très belle soirée.

 

Sylvie, blogmestre

Jukka-Pekka Saraste et les violons de l'orchestre philharmonique de Rotterdam

Jukka-Pekka Saraste et les violons de l'orchestre philharmonique de Rotterdam

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 08:25

NB: après chaque article publié dans ce blog, il perd mécaniquement un abonné. Une perte d'abonnés aussi régulière

ne me parait pas pouvoir être le fait d'abonnés qui se désabonneraient. Si vous ne recevez plus de courriels du blog,

vérifiez que vous êtes abonnés, et le cas échéant, réabonnez-vous, merci beaucoup.

 

Hier soir, il y avait un concert de l'Orchestre national de France, dirigé par Gustavo Gimeno, au Théâtre

des Champs Elysées, auquel j'ai assisté. J'avais réservé ma place sur le site de Radio France, et j'ai eu

la surprise de découvrir en arrivant que ma place était un strapontin déjà connu, assez inconfortable.

Strapontin masqué, le coquin!

Strapontin masqué, le coquin!

Comme il restait des places libres alentour au premier balcon, je me suis relocalisée

au premier rang, entre deux messieurs et une dame, à qui un autre strapontin masqué avait échu.

Voici le théâtre vu de ma nouvelle place:

Théâtre des Champs-Elysées du premier rang du premier balcon

Théâtre des Champs-Elysées du premier rang du premier balcon

Le programme était composé de la 31è symphonie de Wolfgang Amadeus Mozart,

des "Illuminations" de Benjamin Britten, une mise en musique de poèmes d'Arthur Rimbaud,

chantés somptueusement par Patricia Petibon, d'airs et arias de WA Mozart pour soprano et petit

orchestre, et de la suite de Béla Bartok, pour très grand orchestre, intitulée "Le mandarin merveilleux".

L'Orchestre national de France

L'Orchestre national de France

J'avais déjà entendu la 31è symphonie de Mozart, intitulée "Paris", au grand auditorium de la Maison

de la radio, qui déplaçait ce 31 mars l'Orchestre national de France au Théâtre des Champs Elysées.

C'est une symphonie dont Mozart était très content, en trois mouvements, dont un premier mouvement

"péremptoire". Il avait écrit cette symphonie "pour plaire aux Parisiens". Mozart a quand même

"récité un chapelet"  avant de l'entendre jouer au Palais-Royal en 1778, nous informe indiscrètement le livret... C'est

une symphonie brillante et enjouée, "enlevée, avec quelques fulgurances mozartiennes".

 

"Les illuminations" de Britten, créées en 1940 à Londres, sur des poèmes de Rimbaud, pour soliste

soprano et orchestre, étaient chantées par Patricia Petibon, dont j'ai trouvé que cette partition

étrange et exigeante sublimait la voix. Elle était vêtue en Pierrot féminin, avec une coiffure faite

de tresses et de crêpage étiré vers le côté, plantée de petites fleurs colorées. Tandis qu'elle chantait,

à l'arrière de la scène, des nébuleuses multicolores étaient projetées. "J'allais sous le ciel, Muse,

et j'étais ton féal..." écrivait Rimbaud dans la Bohême. Voici un lien vers les textes des Illuminations

de Rimbaud. Nous étions tous suspendus aux accents de la soliste à l'étrange parure.

Patricia Petibon et Gustavo Gimeno

Patricia Petibon et Gustavo Gimeno

Après l'entracte, Patricia Petibon, cette fois en jupe verte et justaucorps avec basque turquoise,

lacé dans le dos (elle a une garde-robe très recherchée!), chanta trois arias et airs de Mozart: "Alma grande

e nobile core", "Fra I pensier" (extrait de Lucio Silla), et "Tiger! Wetze nur die Klauen" (extrait de Zaïde).

Quoiqu'elle soit une soprano mozartienne reconnue, et qu'elle ait interprété remarquablement ces airs

de Mozart, je l'ai personnellement préférée dans l'oeuvre semi-hallucinée de Rimbaud vu par Britten.

 

Le "Mandarin merveilleux" de Bartok, suite d'orchestre créée en 1935 clôturait cette soirée.

L'Orchestre national de France avait déployé les grands moyens, puisque l'on pouvait voir réunis, en plus

des nombreux instruments à cordes, des flûtes, hautbois, clarinettes, bassons, trompettes, trombones,

par trois, quatre cors, un tuba, des percussions, un gong, et aussi une harpe, un piano, un celesta,

un orgue... Il s'agit d'un ballet-pantomime, radical, est-il écrit dans le livret, qui fit scandale à sa sortie.

Une histoire de prostitution assez crue, et semble-t'il explicite dans sa version dansée. En version

de concert, restait une oeuvre puissante, dissonante et riche de tous ces timbres. Gustavo Gimeno

dirigea l'Orchestre national de France avec maestria et précision, sans épargner sa peine.


 

Le jeune et talentueux chef Gustavo Gimeno

Le jeune et talentueux chef Gustavo Gimeno

Une belle soirée, la salle était presque pleine (d'où la location des strapontins).

A la sortie du théâtre, dans l'avenue Montaigne, un gros camion blanc avec des inscriptions en bleu et rouge

attendait les instruments de l'orchestre pour les ramener au bercail...

 

Sylvie, blogmestre

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 08:28

Ma journée du 30 mars 2016 a été placée sous le signe de l'ingéniosité. De 16h à 18h, j'étais à la Journée

nationale de l'ingénieur, Maison de la Chimie, rue Saint Dominique, 7è arrondissement, (j'avais l'intention d'y

être à 15h, pour le début des interventions, mais j'ai dû passer dans le 14è d'abord suite à une absence de redirection du

courrier depuis l'adresse de mes parents) puis de 18h45** à 20h20 environ, j'étais au Théâtre Antoine

où j'ai assisté au spectacle donné par un quatuor polonais de cordes classiques tendance comique,

nommé le MozART group, boulevard de Strasbourg, 10è arrondissement.

Mon badge JNI (qui a été flashé vers 16h)

Mon badge JNI (qui a été flashé vers 16h)

Quand je suis arrivée, la première partie de présentation de la journée de l'ingénieur était encore en cours,

plus précisément il s'agissait de la présentation de l'enquête menée par l'IESF (Ingénieurs et scientifiques de France) en 2016

sur la situation des ingénieurs en France et dans les entreprises.  Les femmes étaient à l'honneur de cette

Journée nationale de l'ingénieur, mais il y avait toujours beaucoup de messieurs (!) (il y a actuellement

environ 75% d'hommes et 25% de femmes ingénieurs, toutes spécialités confondues, ai-je compris)

Vastes questions...

Vastes questions...

J'assistai à une table ronde féminine comprenant des profils et générations différentes,

Ingéniosité

dont trois créatrices de start-up, c'était très intéressant. Puis une pilote de la Patrouille de France

vint nous parler de la confiance dans le travail en équipe.

Panneau JNI, Maison de la Chimie

Panneau JNI, Maison de la Chimie

Je suis partie un peu avant 18h de la Maison de la Chimie, et suis allée prendre le métro rue du Bac*

(Solférino, qui est plus proche, n'a pas de distributeur de tickets) pour rejoindre le 10è arrondissement, 

Descendue du métro à Strasbourg-Saint-Denis, changement de décor et d'ambiance!

Boulevard de Strasbourg, j'ai localisé le Théâtre Antoine, où avait lieu la représentation.

Le théâtre Antoine, boulevard de Strasbourg

Le théâtre Antoine, boulevard de Strasbourg

Ensuite, ce fut un peu hasardeux, car j'avais oublié d'imprimer la contremarque, qui était dans

mon ordinateur. Mais le contrôle émit sans problème un duplicata du billet au vu de ma carte d'identité.

Billet MozART

Billet MozART

On est aussi ce qu'on écoute, et hier soir, j'avais envie de rire. Je n'ai pas été déçue!

Flyer du groupe, récupéré au théâtre

Flyer du groupe, récupéré au théâtre

Nos quatre virtuoses des violons 1 et 2, de l'alto, et du violoncelle avaient détourné Mozart

et bien d'autres pour en faire un spectacle hilarant (aviez-vous déjà vu un alto en tutu danser le Lac des

cygnes?), c'était du gag et de la bouffonnerie, mais... les musiciens étaient vraiment bons, et

vraiment ingénieux. Voici un aperçu de leurs talents, une vidéo extraite de leur site:

 

 

Et comme tous les bons musiciens ne peuvent être solistes pour un grand ensemble,

il faut bien gagner sa vie, et utiliser ses compétences ingénieusement pour y parvenir.

J'étais assise au premier balcon, où il restait de la place, à côté des techniciens du son, interdit de prendre des photos,

mais il était intéressant de voir les commandes techniques de l'assistance à ce qui se passait sur scène.

Le Théâtre Antoine, vu du premier balcon

Le Théâtre Antoine, vu du premier balcon

Ce qui me frappe, en regardant les vidéos disponibles en ligne, c'est la différence de taille entre le Théâtre Antoine, que je

remercie de nous les faire découvrir, et les lieux où ils se produisent à l'étranger, ainsi que le nombre de spectateurs. Si vous

avez de l'humour et pouvez porter un regard amusé sur la musique, "grande" ou pas, allez les voir, ils le valent bien!

Nous sommes ressortis du spectacle vers 20h20, et je suis arrivée à Arcueil vers 21h.

 

Sylvie, blogmestre

*Métro pris rue du Bac à 18h11

*Métro pris rue du Bac à 18h11

**Arrivée à Strasbourg-Saint-Denis à 18h38

**Arrivée à Strasbourg-Saint-Denis à 18h38

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 07:44

Hier soir, j'étais à la Philharmonie de Paris, en sa grande salle, pour un concert Requiem de Brahms,

interprété par la Chambre philharmonique, et le Choeur de chambre Les éléments,

sous la direction d'Emmanuel Krivine.

Billet de concert

Billet de concert

C'est la première fois que j'étais aussi bien placée, face au choeur et à l'orchestre, au premier balcon.

 

 

La grande salle de la Philharmonie vue de ma place

La grande salle de la Philharmonie vue de ma place

Comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, les musiciens de l'orchestre étaient très nombreux,

et les choristes également. Cependant, les pianissimos étaient effectués vraiment pianissimo,

en dépit du grand nombre des interprètes, avec beaucoup de précision. Il y avait dans le livret quelques

découvertes que je vous transmets, puisque cette oeuvre fait partie de notre répertoire. "Plus que d'un

requiem, il s'agit d'une ode funèbre", en effet, le texte du Requiem allemand n'est pas la traduction

en allemand du Requiem latin (Mozart, Verdi, ...),  ce sont des textes en allemand issus de l'ancien

 et du nouveau Testament, mis en musique par Brahms. A l'origine, cette ode funèbre comportait

six mouvements, ou six choeurs de notre point de vue de choristes. Brahms en a rajouté un septième,

qui occupe la sixième place dans l'édifice, et qui est le sommet dramatique que nous connaissons,

"Tod, wo ist dein Schnachel? Hölle, wo ist dein Sieg?", et qui tient lieu, avec l'évocation apocalyptique

du jugement dernier par le truchement du "lezten Posaune" (dernier trombone), de Dies irae.

La puissance des instruments et des choristes était remarquable, et emplissait l'immense salle de la

Philharmonie pour donner, dans les fortissimos, la chair de poule à toute l'assistance!

A noter, dans les spécificités de ce concert, très bien interprété, le tempo plus rapide de la fugue

du troisième choeur "Der gerechten Seelen sind in Gottes Hand", plus acrobatique, mais moins

fatigant, et l'accentuation des consonnes, plus longues et plus audibles qu'habituellement,

avec un traîné sur "Schmerz" par exemple. On sentait un effort de diction collectif destiné à la

compréhension du texte, effectivement très clair (quand on le connait déjà!)

Le choeur et l'orchestre et Emmanuel Krivine

Le choeur et l'orchestre et Emmanuel Krivine

Les deux solistes, la soprano Camilla Tilling, et le baryton Rudolf Rosen étaient placés au milieu du

premier rang de choristes, entre les sopranes et les alti, d'où ils chantèrent leurs parties. C'est une

disposition que je n'avais pas encore rencontrée, sauf mémoire défaillante de ma part. Compte tenu de

la puissance du choeur, on pouvait craindre que cette position les désavantage, mais non. Ils n'ont pas

de solo qui ne soit entremêlé de choeur, les mettre au centre des choristes devait être à la fois

plus difficile pour eux, et en même temps le gage d'une bonne harmonisation de l'ensemble.

Emmanuel Krivine très concentré pendant le concert, et très souriant ensuite, dirigea une

interprétation magistrale d'une oeuvre qui est une sorte de monument funèbre romantique.

 

Sylvie, blogmestre

Les solistes, les chefs d'orchestre et de choeur

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