19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:39

Sylvie, soprane du Choeur Deux, vous convie à un concert Puccini et Mozart,

le 20 mars 2016, à 16h, en l'église Saint-Louis en l'Ile. Avec la Maîtrise du conservatoire de Clamart,

 la chorale Ars Lyrica, quelques choristes du choeur du Festival Musique en l'Ile, et l'orchestre

de l'Académie de l'Ile Saint-Louis, sous la direction de Frédéric Loisel.

Affiche du concert

Affiche du concert

Si tout va bien, je serai dans l'effectif choristes, mais étant ressortie aphone de la générale et n'ayant pu

participer au premier concert du 16 mars pour cause de bronchite, je croise les doigts!

Sylvie, blogmestre

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 00:43

En ce 18 mars, dans la soirée, j'ai aussi vu la comédie musicale "Passion" au Théâtre du Châtelet.

J'avais une place avec visibilté réduite, et en avais été dûment informée, mais j'ai eu la chance

que quelques places soient restées libres à ma gauche, qui m'ont permis de contourner le poteau.

Billet de corbeille

Billet de corbeille

Le théâtre du Châtelet vu de ma place réservée

Le théâtre du Châtelet vu de ma place réservée

Le spectacle, de Stephen Sondheim, mis en scène par Fanny Ardant, est inspiré du film "Passione

d'amore" d'Ettore Scola. L'action se passe en 1863 à Milan et dans une garnison du nord de l'Italie. 

 

Giorgio, capitaine dans l'armée italienne, a une maîtresse, Clara, qui vit à Milan. Il est muté dans une

garnison de campagne, et la cousine de son nouveau colonel, Fosca, s'éprend de lui. Fosca a une

santé précaire, il semble qu'il s'agisse de santé mentale. Elle est hypersensitive, et nourrit une passion

dévorante pour Giorgio, le harcèle, le poursuit de ses assiduités. Il résiste au début, puis un différend

avec Clara change la donne, et il commence à s'intéresser à Fosca, car personne ne l'aurait jamais

aimé autant qu'elle, selon lui. Ils finissent par consommer leur passion, et...

Fosca en meurt, quelques jours après (? je n'ai pas compris la cause du décès).

 

On ne peut oublier que Fanny Ardant était l'actrice principale de "La femme d'à-côté"

de François Truffaut, autre passion mortifère, et qu'il y a un lien entre ces deux drames. Ce sont

des passions au sens d'une intense souffrance, et d'une aliénation incoercible de la volonté, une sorte

de phagocytose de l'autre, de possession. Peut-on encore qualifier ce rapport d'amour? N'y a-t'il pas

une part de narcissisme dans la réaction de Giorgio, lorsqu'il dit que personne ne l'avait aimé "autant"

que Fosca auparavant? La fascination ne vient-elle pas du miroir tendu, qui nous renvoie une image

plus avantageuse, fût-ce au prix d'une aliénation? Ce drame est totalement dénué d'humour. On ne

rit pas, il s'agit d'une tragédie musicale. Pas de chant qui égayerait un peu l'atmosphère étouffante.

 

Le rôle de Fosca était tenu par Natalie Dessay, et celui de Giorgio par Ryan Silverman.

L'accompagnement musical était joué par l'Orchestre philharmonique de Radio France.

Il était intéressant d'entendre Natalie Dessay (pour la première fois en live pour ce qui me concerne),

hors du répertoire lyrique. L'interprétation était excellente, et la mise en scène soignée

(et les robes de Clara étaient particulièrement jolies!) Il n'y a que les fumigènes qui m'aient gênée (toux!)

Les acteurs du drame "Passion" en jaune Clara, en rouge, Fosca, au centre Giorgio

Les acteurs du drame "Passion" en jaune Clara, en rouge, Fosca, au centre Giorgio

Le spectacle a été très applaudi. Personnellement, si j'avais rencontré Fosca, ou son équivalent

masculin, je serais partie en courant, mais le public était d'une autre opinion. Peut-être était-ce

seulement une opinion musicale, d'ailleurs, car la musique était belle. Quel ressort caché de notre

cerveau nous pousse violemment vers ces excès d'attirance envers un(e) autre? Est-ce que ce genre

de passion fait rêver? Un spectacle intéressant, qui fait réfléchir à la juste distance en amour...

 

Sylvie, blogmestre

La Tour Saint-Jacques veille sur la Place du Châtelet

La Tour Saint-Jacques veille sur la Place du Châtelet

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:21

Ce n'était pas celle que l'on voit danser le long des golfes clairs et qui a des reflets changeants,

c'était une furie démontée, écumante de vagues rugissantes, qui se fracassent en vacarme

assourdissant sur les grèves et les rochers, noyant les hommes et leurs âmes...

Hier soir, j'ai vu la pièce "La Mer" d'Edward Bond à la Comédie Française, salle Richelieu.

La mer

"La Mer est une pièce anglaise, hantée par la société de classes anglaise et la paranoïa

d'un peuple qui vit entouré par la mer. Mais la pièce a un étrange lien avec la France. Les jeunes

hommes de la pièce laisseront leurs os dans le sol français et les femmes de la pièce porteront

leur deuil. La pièce se déroule quelques années avant la Première guerre mondiale."

Edward Bond, 11 février 2016 (cité par le livret)

La salle Richelieu, vue de la place 183 de la corbeille

La salle Richelieu, vue de la place 183 de la corbeille

Le programme

Le programme

La pièce a commencé par un naufrage, il faisait nuit sur la scène et dans le théâtre, et nous entendions

le tumulte d'une tempête particulièrement violente, ponctué des cris d'un homme en train de se noyer.

Un autre homme demandait de l'aide à un garde-côte éméché qui passait par là, sans résultat, puis

à un deuxième, qui réagissait bizarrement. Le fracas des vagues était tellement fort et tellement bien

restitué que l'angoisse nous étreignait, et j'ai été soulagée que cela cesse enfin. Mais le noyé était mort.

 

Cet homme, Colin, était une sorte de héros local. L'action se passe dans une petite ville côtière

du Suffolk, en Angleterre. Mrs Rafi, haute-bourgeoise, y régnait sans partage, et menait tout le monde

d'une poigne de fer. Colin était fiancé à sa nièce, Rose. La pièce s'articule autour de trois personnages-

clés: Mrs Rafi, le marchand de tissus Hatch, commerçant qui vit des commandes de la précédente,

et pâtit de ses foucades, et Mrs Tilehouse, dame de compagnie et autre souffre-douleur de Mrs Rafi.

Hatch est tellement frustré par la vie qu'il mène qu'il a développé une paranoïa aux extra-terrestres.

Mrs Tilehouse a des dons certains mais sa condition" inférieure" la limite dans le droit à l'expression.

En la brimant et en la rabaissant constamment, Mrs Rafi affirme la supériorité de sa classe.

Cette société repose sur l'équilibre entre les névroses des uns et les psychoses des autres, en quelque sorte...

Finalement, Carson, le rescapé du naufrage et ami de Colin, se rapprochera de Rose, et l'emmènera

ailleurs, pour vivre autre chose, loin de ce milieu sclérosant.

 

La pièce est déconcertante, car elle parle de la mort d'un homme, et d'autres hommes qui n'ont rien fait

pour l'aider quand ils en avaient mission, car ils étaient aliénés, l'un par l'alcool, l'autre par la peur

paranoïaque. Une famille est en deuil. Cependant, le comique n'est jamais loin du tragique, tant Bond

pointe les travers et ridicules des personnages en présence. C'est Mrs Rafi qui commande "162 mètres"

de tissu pour faire des rideaux, puis renvoie le tout, conduisant Hatch à la folie, c'est le mythe d'Orphée et

Eurydice, pièce de théâtre amateur hilarante jouée par ces dames, avec un Cerbère plus canin que nature,

c'est la cérémonie de dispersion des cendres où Mrs Tilehouse vocalise sur les cantiques, quand

une bourrasque renvoie les cendres du défunt au visage de tous... Dans l'écriture de la pièce, le rire a

délibérément été mêlé au drame, comme s'ils étaient inséparables, en une bouffonnerie de l'existence.

Les acteurs de La Mer

Les acteurs de La Mer

Saluons la performance de Cécile Brune, extraordinaire matriarche de ce Suffolk profond post-

victorien, Elsa Lepoivre, dame de compagnie brimée mais mélodique, et Hervé Pierre, qui voit des

petits hommes verts partout, et part en chasse sur la plage brandissant ses ciseaux professionnels...

Très belle mise en scène d'Alain Françon, très beaux décors et costumes, son hyper-réel!

Une pièce à voir, à partir de l'adolescence, beaucoup de lycéens étaient présents le soir où je l'ai vue.

 

Sylvie, blogmestre

La Comédie française et la joaillerie de la station  de métro Palais-Royal de la Place Colette

La Comédie française et la joaillerie de la station de métro Palais-Royal de la Place Colette

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 09:41

J'ai entendu hier soir les "Sept dernières paroles du Christ en croix" de Joseph Haydn au Théâtre

des Champs Elysées, par le Collegium vocale Gent, sous la direction de Philippe Herreweghe.

Sept dernières paroles

Le théâtre était encore plus plein que pour Mithridate, m'a-t'il semblé, et j'étais dans une zone particulièrement

recherchée, apparemment, puisque des spectateurs du deuxième balcon étaient venus s'installer au premier,

où nous étions déjà en partie assis sur des strapontins, les fauteuils étant tous occupés! Il faut dire que

Philippe Herreweghe et son collegium vocale constituent un événement musical qui justifie cet engouement.

Rappelons qu'il s'agit d'un orchestre baroque, avec des instruments anciens ou copies d'anciens.

 

Les Sept dernières paroles du Christ en croix est une oeuvre de Joseph Haydn qui a été déclinée

en plusieurs versions. Instrumentales d'abord, puis pour clavier, puis avec choeurs, solistes et orchestre.

Cette dernière forme est celle de l'oratorio datant de 1795, que nous avons entendu hier soir au

Théâtre des Champs-Elysées. Bonne nouvelle, ce concert sera diffusé sur France-Musique  le vendredi saint,

soit le 25 mars 2016, entre 14h et 16h (et si vous le ratez, le concert sera disponible à la réécoute ici).

C'est un thème qui a inspiré plusieurs autres compositeurs, notamment César Franck et Heinrich Schütz, il reprend les

dernières paroles prononcées par Jésus de Nazareth avant de mourir sur la croix, telles qu'elles ont

été rapportées par les évangélistes. L'oeuvre de Haydn est empreinte d'une grande spiritualité. Elle

comprend 9 parties, les sept paroles étant sept parties chantés entre une introduction instrumentale,

et un final Tremblement de terre, qui doit correspondre à la description du jeudi saint, après la mort du Christ.

On retrouve des phrases que nous avons déjà chantées, plus souvent en latin qu'en allemand, mais en allemand

aussi, comme "Es ist vollbracht" (Tout est accompli), "Vater, vergib ihnen" (Père, pardonne-leur), "Jesus rufet:

mich dürstet" (Jésus dit: j'ai soif), "Vater, in Deine Hände empfehle ich meine Geist" (Père, entre tes mains

je remets mon esprit), sans oublier Eli, Eli lama sabachtani?, qui se dit en allemand "Mein Gott, warum

hast du mich verlassen?" Il y avait quatre solistes, le choeur et l'orchestre. Et le chef, très concentré,

qui dirigeait à partir d'une copie de la partition portant de petites taches de surligneur bleu, je le mentionne pour mes

camarades qui surlignent leurs partitions. Comme lors du concert Cantates de Bach en l'église Saint-Roch

entendu en décembre dernier et commenté sur ce blog, le Collegium vocale Gent est une formation

exceptionnelle. Finesse, puissance, légèreté, détaché, agilité, tout y est. L'oeuvre est jouée et

chantée avec une aisance qui repose sur des heures de labeur devenues invisibles. Elle est grave,

le tempo est lent, la traduction des paroles s'affichait sur l'écran de surtitrage. Personne ne bougeait

parmi les spectateurs, chacun était suspendu à la solennité de cette heure de musique, hors du temps.

 

Collegium vocale Gent

Collegium vocale Gent

Il y eut à la fin de l'oeuvre, qui dura une heure environ, des applaudissements très nourris.

Les quatre solistes principaux vinrent saluer avec le chef à l'avant de la scène. Nous n'avions

pas reçu de programme, ce qui rend la rédaction de l'article un peu plus difficile, je m'en tiendrai là.

Les solistes et Philippe Herreweghe

Les solistes et Philippe Herreweghe

Amateurs de Haydn, vous n'avez pas pu entendre ce concert? Ne ratez pas sa diffusion sur

France Musique, ou son écoute en replay sur le site de la station de radio!

 

Sylvie, blogmestre

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 23:15

Ce soir j'ai entendu le concert du choeur de garçons de la Maîtrise de Radio France, dont

nous sommes ressortis assez tôt, ce qui me permet de rédiger l'article dès mon retour.

Pueri pueri erunt, le concert

Comme je l'avais écrit précédemment, l'entrée était libre, on pouvait réserver sa place sur internet,

ou la retirer à l'accueil. L'auditorium était rempli en son parterre, et en ses loges 1 et 2 de la corbeille,

et un peu en loges 3 et 4. Les jeunes choristes étaient sur la scène, qui pour la première fois depuis

que je fréquente l'auditorium m'apparut comme une arène. Certains étaient vraiment très jeunes,

c'était peut-être leur premier concert, la scène-arène devait être très impressionnante.

Pueri pueri erunt, le concert

Les plus jeunes étaient en blanc et noir, les plus âgés en noir. Le concert fut chanté a capella à

4 voix pour les chansons profanes, un choeur à 3 voix avec seulement les plus grands dont des

contre-ténors, puis une messe fut chantée à 5 voix. Il est parfois difficile d'estimer dans quelle voix

chante un jeune garçon quand il a commencé à muer, plusieurs se déplacèrent au cours du concert,

changeant de pupitre au gré des pièces chantées. Ils étaient dirigés par Marie-Noëlle Maerten,

qui est directrice musicale ajointe de la Maîtrise de Radio France.

Pueri pueri erunt, le concert

Le concert commença par "Tant que vivray" de Claudin de Sermisy, une galanterie joyeuse et courtoise,

qui fut suivie de "Pour un plaisir" et "Au joli bois" du même auteur. Puis ce fut Josquin des Prés avec

"Mille regretz", qui a été ma chanson préférée de ce concert, pour la délicatesse et la sensibilité de

l'interprétation, qui conte l'histoire d'une séparation amoureuse à laquelle l'auteur craint de ne pas survivre.

Puis du même Josquin des Près, plus coquin fut "En l'ombre d'ung buissonnet". Puis de

Clément Janequin furent chantées "Toutes les nuits", "Il s'en va tard", "Tu as tout seul", et "Le chant

du rossignol". Les chansons avaient été soigneusement choisies pour ne pas être trop gaillardes dans leurs

descriptions, gaillardise qui fait le piquant des airs de la Renaissance, et amuse beaucoup les adultes...

Il y eut une messe de William Byrd à cinq voix, dont deux voix de sopranes, avec de très

beaux soli , qui furent très applaudis à la fin, suivie d'un Ave Verum corpus du même auteur.

Les jeunes choristes bissèrent "Il s'en va tard" à la fin du concert. Voici un extrait:

 

Choeur de garçons de la Maîtrise d'enfants de Radio France

 

Je suis désolée pour le bruit de crécelle que fait le zoom de mon appareil photo, qui va partir en révision...

 

Ce fut un très joli concert, très juste et harmonieux, avec de jeunes voix de très grande qualité.

Certains jeunes choristes étaient impressionnants, je pense au jeune soliste soprane, à la voix d'ange,

ou aux contre-ténors plus âgés, qui sont dans des tessitures similaires aux tessitures féminines,

mais avec un timbre différent, que je trouve émouvant. On entend parfois dire que les chorales

vieillissent, que le chant n'est plus un art populaire, une soirée comme celle-ci était un excellent

exemple que le chant de bon niveau attire encore les jeunes. Certes, c'est une élite musicale,

mais espérons qu' elle fait envie à d'autres!

Sylvie, blogmestre

La Tour Eiffel vue de l'avenue du Président Kennedy

La Tour Eiffel vue de l'avenue du Président Kennedy

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 14:11

Quoique je n'aie parrainé aucun tuyau d'orgue (mais si une flûte traversière a besoin d'une marraine, ça peut se discuter!),

le grand auditorium de la Maison de la radio fait partie de mes lieux de concerts préférés. Aussi, je me

permets de vous informer que demain soir 15 mars, à 20h, le choeur de garçons de la Maîtrise

de Radio France y donne un concert gratuit de polyphonies de la Renaissance, sous le titre

"Pueri pueri erunt". Au programme, Janequin, Josquin des Prez, Sermisy, Byrd.

La Maîtrise est placée sous la direction de Marie-Noëlle Maerten.

 

Maîtrise de Radio France, photo Radio France

 

Pour tous ceux, ou toutes celles qui ont, au cours de leur carrière de choristes, chanté

"Tant que vivray en âge florissant, je servirai Amour, le dieu puissant", ou encore "Mille regretz

de vous abandonner et d'eslonger vostre face amoureuse", et pour tous les autres!

Il faut réserver sa place en ligne sur le site de la maison de la radio.

Sylvie, blogmestre

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 09:33

Hier après-midi, j'ai entendu à la Philharmonie, presque entièrement, un concert intitulé « American

dreams », interprété par l'Orchestre Pasdeloup, dirigé par le chef américain David Charles Abell,

et dont les parties vocales étaient chantés par Liz Callaway, non moins américaine.

A mon arrivée, le Parc de la Villette était ensoleillé et très fréquenté.

 

La Philharmonie vue en arrivant de la Porte de Pantin

La Philharmonie vue en arrivant de la Porte de Pantin

Ma place était au 5è étage, et les ascenseurs ne fonctionnaient pas, nous sommes donc laborieusement montés à pied.

Elle était aussi située au milieu d'une rangée, elle-même au milieu d'un bloc, qui se remplirent de public.

 

Billet en plein milieu d'un bloc

Billet en plein milieu d'un bloc

Vue de la grande salle et de la scène de ma place

Vue de la grande salle et de la scène de ma place

La scène était dans la même disposition que pour le concert de jazz de la semaine dernière,

en retrait par rapport à sa position habituelle, ce qui donne une visibilité moins intéressante aux

spectateurs assis au 2è balcon, mais enfin, un orchestre est un orchestre, même entre

quelques barres. Voici le programme qui nous a été proposé :

Programme du concert "American dreams"

Programme du concert "American dreams"

En le lisant, Thaïs, Sheherazade, et Carmen m'ont paru insolites au milieu du reste du programme.

Que venaient faire Massenet, Rimski-Korsakov, et Bizet dans un concert de musique de films américains ?

Et que penser de la musique française des "Misérables", comédie musicale qui a eu un grand

succès international après sa traduction en anglais, mais reste, à la base, du Victor Hugo?

Quid du rêve américain? Le chef d'orchestre nous expliqua que ce concert entrait dans le cycle

féminin de la Philharmonie, et que chaque pièce jouée concernait une femme, et notamment ces

quatre-là: Thaïs, la courtisane, Sheherazade, la conteuse aux mille et une histoires, Carmen, la gitane

fatale au regard de braise... et Fantine, la mère courage, avec sa petite Cosette sous le bras.

Les autres femmes mentionnées étaient Audrey Hepburn, Barbra Streisand, Adele, et une ou deux

autres célébrités, mais je notai l'absence de mention de Vivien Leigh / Scarlett O'Hara pour "Autant en emporte le vent",

dont la musique somptueuse figurait au programme, film qui détint pendant des années le record mondial du nombre

d'entrées cumulées. Fantine la sous-prolétaire devait se sentir un peu marginale dans cette très sélecte assemblée.

 

J'ai une sympathie particulière pour l'Orchestre Pasdeloup, entendu pour la première fois le 14 novembre 2015,

au lendemain des attentats, dans une salle désertée au trois-quarts par ses auditeurs, la sympathie de ceux qui continuent

ensemble. Je les avais entendus à nouveau dans "Singin' in the rain" au Théâtre du Châtelet, et avais noté qu'ils excellaient

autant dans Mozart que dans la comédie musicale. Le concert "American Dreams" confirma cette opinion,

l'Orchestre était aussi remarquable et à l'aise dans Rimski-Korsakov ou Bizet, que dans Gershwin

ou Mancini. Mention spéciale au violoniste Arnaud Nuvolone, qui nous a joué un solo éblouissant

de finesse dans Sheherazade. La chanteuse Liz Callaway, qui a une voix étonnante (j'ai appris par le livret que

c'est elle qui a chanté Grizabella dans "Cats" pendant cinq ans à Broadway, rôle pour lequel j'avais évoqué l'enregistrement très

connu de Barbra Streisand ). Le chef David Charles Abell était très sympathique et parlait très bien français!

Il dirigeait avec beaucoup d'entrain et de dynamisme. Je ne m'attendais pas à un concert aussi long

ni aussi ample. Eu égard à l'heure et au jour du concert, je pensais qu'il s'agissait d'un concert en famille de soixante

à soixante-quinze minutes. Il devint évident que nous ne serions pas ressortis pour 18h, ce qui me posait un problème

personnel, et il n'y eut pas d'entracte, qui m'aurait permis de me replacer pour sortir ensuite discrètement.

 

L'orchestre Pasdeloup avant le début du concert

L'orchestre Pasdeloup avant le début du concert

Ce fut à grand regret que, voyant l'heure avancer, je dus me résoudre à sortir avant la fin, après le troisième extrait

consécutif de Carmen, vers 17h52, et à faire lever cinq personnes pour pouvoir ressortir de ma place, à mon grand embarras...

J'ai détesté faire ça. Toutes mes excuses à la Philharmonie et aux cinq personnes que j'ai dérangées à la fin du concert.

En bas de la Philharmonie, les sangles qui délimitent les entrées étaient encore en position de fermeture,

il a fallu passer en-dessous pour ressortir du bâtiment. Enfin, je suis arrivée à la station Porte de Pantin vers 18h, et après

une petite queue devant les appareils, j'ai pu acheter un carnet de tickets de métro* et continuer le cours de mes activités.

 

 

Sylvie, blogmestre

 

*Achat de tickets de métro à 18h01 Porte de Pantin

*Achat de tickets de métro à 18h01 Porte de Pantin

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 22:24

Ce matin, je suis arrivée en gare d'Arcueil-Cachan à 9h30*, et le train en direction de Paris a été

rapidement à quai. J'étais juste à l'heure à Notre-Dame pour la messe grégorienne de 10h. A mon

grand plaisir, c'était la Maîtrise d'enfants et d'adolescents, que j'avais beaucoup appréciée dans le

concert grégorien Llibre vermell en février, qui animait la messe.

La nef de la cathédrale

La nef de la cathédrale

Nous étions le 5è dimanche de carême, la lecture de Paul aux Philistins racontait comment il avait été

appelé par Jésus, et comment il avait tout perdu. Nous savons comment il a été appelé, nous l'avons chanté

l'an dernier dans l'oratorio Paulus de Mendelssohn... « Saul! Was verfolgst du mich? »,

Paul, heureux d'avoir tout perdu et gagné le Christ...

Feuille liturgique du jour

Feuille liturgique du jour

L'Evangile du jour, selon Jean, parlait de la femme adultère, celle que Jésus a sauvé de la lapidation

en demandant que celui qui n'avait jamais péché lui jette la première pierre.

 

Panneau du 5è dimanche de carême

Panneau du 5è dimanche de carême

Personne ne s'y est aventuré, et elle n'a pas été lapidée. "Quelqu'un t'a-t'il condamnée ?"

lui dit Jésus. "Personne", répond-elle. "Alors va, et ne pèche plus."

 

Chant grégorien chanté par la Maîtrise d'enfants

Chant grégorien chanté par la Maîtrise d'enfants

Lors du sermon, le prêtre célébrant n'a pas manqué de souligner que la femme

adultère était lapidée, mais seulement elle, alors qu'il fallait bien deux individus pour

qu'il y ait adultère, que la faute était nécessairement partagée.

 

La Maîtrise d'enfants fut très performante dans son activité d'animation. Les chants en latin étaient

parfaitement sus et interprétés par les jeunes voix, plus ténues et moins rondes que celles des adultes,

mais d'une grande qualité vocale. L'assurance et la puissance viendront avec le temps et le travail.

 

Je suis restée après la fin de la messe grégorienne, pour la messe internationale de 11h30,

où la Messe dite royale de Thier du Mont était chantée par un quatuor de la Maîtrise d'adultes.

Le prêtre célébrant, nous accueillit en français, anglais, et en espagnol. Il y eut une lecture du livre

d'Isaïe, évoquant les bêtes sauvages qui rendront grâce à Dieu car il a fait couler de l'eau dans le désert.

Il y eut aussi des traductions de passages du sermon en anglais et en espagnol. Le prêtre

célébrant, qui venait du Bénin, nous raconta une histoire de réinsertion d'un homme qui avait

participé à un adultère, s'étonnant que l'on veuille lapider la femme et réhabiliter l'homme...

 

La cathédrale exerça sur moi son effet réparateur habituel, et j'en suis ressortie réaccordée.

Un ange à la trompette devant l'orgue et la rosace ouest

Un ange à la trompette devant l'orgue et la rosace ouest

La partie de la cathédrale qui est derrière l'autel était ouverte, ce qui attirait beaucoup de monde. Je n'avais

pas le temps de la voir ce matin, mais me suis promis de faire la visite une autre fois. J'ai vu la crypte

archéologique de Notre-Dame il y a deux ou trois semaines, à propos de laquelle je ferai un article,

car elle héberge une exposition qui a du succès, « Paris disparu, Paris retrouvé » jusqu'au 3 mai 2016.

Puis j'ai repris le RER, direction Robinson, après avoir racheté des tickets à Saint-Michel-Notre-Dame, à 12h47**

 

Sylvie, blogmestre

Départ à 9h30 d'Arcueil-Cachan

Départ à 9h30 d'Arcueil-Cachan

Retour à 12h47 de Saint-Michel Notre-Dame

Retour à 12h47 de Saint-Michel Notre-Dame

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 21:21

Jeudi soir j'ai vu Le trouvère de Giuseppe Verdi à l'Opéra Bastille,

grâce à un billet acheté d'occasion sur un site agréé pour la revente de billets de spectacles.

Place d'opéra à la revente

Place d'opéra à la revente

La salle de l'Opéra Bastille, de la place 9 J 10 35

La salle de l'Opéra Bastille, de la place 9 J 10 35

Les chanteurs avaient de très belles voix, et la musique était ...très verdienne. L'orchestre,

dirigé par Danielle Callegari, était splendide. Cependant l'intrigue n'était pas des plus limpides,

et la mise en scène très sombre n'a pas éclairci ma compréhension (je n'avais pas fait de travail

préparatoire cette fois-ci, ayant un programme unviversitaire chargé). Aïe! Je mets ci-dessous

la bande-annonce officielle pour que vous puissiez voir la mise en scène et le décor.

 

 

Le choeur choisi pour la bande-annonce est le plus populaire, mais n'est pas représentatif de l'ensemble

de l'oeuvre qui est plus noire. Voici aussi le lien vers la galerie de photos du spectacle.

 

Après l'entracte, on nous a annoncé que quelqu'un était souffrant, mais assurerait la deuxième partie quand même.

J'aurais pu en dire autant. Je suis sortie de la salle avant la fin de la deuxième partie, suite à un problème

respiratoire persistant. Comme je m'améliorais à l'extérieur, j'ai regardé le dernier quart d'heure de l'opéra sur le

grand écran de télévision du deuxième étage, et ne suis rentrée dans la salle que pour les saluts à la fin.

Fiche du spectacle du 10 mars 2016

Fiche du spectacle du 10 mars 2016

Voici l'intrigue, elle a été écrite par un auteur espagnol, Antonio Guttierez. Il s'agit d'un drame situé en

Espagne au XVè siècle, dans l'entourage de la famille royale d'Aragon. Le comte de Luna avait fait brûler

sur le bûcher une gitane sous l'accusation de sorcellerie. La gitane avait une fille, Azucena, qui à l'âge

adulte, enleva le fils du comte, qu'elle élèvera comme le sien en lui cachant ses origines, et l'appella

Manrico. Le trouvère, c'est lui. Le comte père avait un second fils, dénommé comte de Luna dans l'opéra.

Il entra en conflit avec Manrico pour une suivante de la reine d'Aragon, Leonora, dont tous deux sont

amoureux.Mais Leonora n'aime que Manrico, que le jeune comte parvient à faire enfermer. Leonora promet

au comte de l'épouser s'il libère Manrico, et pour échapper à ce mariage, s'empoisonne. De dépit, le comte

donne l'ordre d'exécuter Manrico sous les yeux de sa mère Azucena, qui a été arrêtée elle aussi, et qui

lui révèle qu'elle avait enlevé l'enfant autrefois et qu'il vient de tuer son frère... Azucena meurt aussi.

 

Verdi, qui avait perdu ses proches jeune, avait une relation récurrente à la mort dans ses opéras.

La mise en scène plaçait les personnages dans un environnement désolé moderne, évoquant à la fois

les deux guerres mondiales (treillis kaki, casques de type allemand, masques à gaz), un cimetière militaire,

des tranchées, des squelettes, le parallélépipède multiplié de 2001, Odyssée de l'espace, ou même

un jeu vidéo. Les personnages étaient habillés de teintes tertiaires, aucune couleur franche, à

l'exception de nonnes vêtues de blanc (des infirmières?), le blanc étant la somme de toutes les couleurs

pour les radiations lumineuses, et l'absence de tout pigment coloré pour le tissu. J'aurais préféré un décor

coloré qui aurait mis en valeur les protagonistes, et aurait permis de les identifier clairement. Et puis,

l'intrigue parle de conflits individuels, et non collectifs, que venaient faire toutes ces tombes ici?

Le choeur et les rôles principaux

Le choeur et les rôles principaux

La photo ci-dessus a été prise aux saluts, après le spectacle, à hauteur du parterre, on voit que les

costumes sont de teintes mélangées, et le décor minimaliste, l'ensemble étant, de mon point de vue,

plutôt lugubre. Mais j'ai parlé à des spectateurs à qui ce dépouillement convenait très bien!

Comme je l'ai écrit plus haut, la mise en scène n'enlevait rien à la qualité vocale des interprètes,

qui était superbe. Mais j'ai la faiblesse d'aimer les beaux décors...

 

Sylvie, blogmestre

 

En rentrant, dans ma rue, le premier forsythia, prélude au printemps, dressait ses fleurs jaunes dans la nuit.

Il trovatore
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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 20:57

Sylvaine, soprane 1 du Choeur Deux, nous invite à venir écouter

deux concerts franco-allemands, l'un dans le 14è arrondissement, en l'église Notre-Dame

du travail (église métallique qui a une acoustique remarquable), l'autre au Perreux. Le concert de Notre-Dame

du travail sera donné le 19 mars 2016 à 20h30 celui du Perreux est à 16h. Au programme:

le Requiem de Fauré pour choeur et orchestre, et des pièces instrumentales de Fauré, Bruch et Pierné.

L'entrée est libre. Merci Sylvaine d'avoir écrit au blog!

Deux concerts extérieurs les 19 et 20 mars

Voici trois occasions d'entendre des choeurs étrangers chanter un répertoire français...

au moins en partie. Profitez-en bien!

 

Sylvie, blogmestre

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