1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 17:34

Pierre, ténor du Choeur Deux, nous informe que Jacqueline Paulhan, ex-chef de pupitre

des ténors, a publié un recueil de mémoires sous le titre "Une petite fille fragile",

aux éditions La part commune. On le trouve dans toutes les bonnes librairies en ligne.

En suivant le lien ci-dessus, vous trouverez aussi le mot de l'éditeur sur ce livre.

 

Bravo Jacqueline!

Sylvie, blogmestre

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 23:29

Et pour clore le mois d'avril, il y avait cet ultime jour du mois un concert au grand auditorium

de la Maison de la Radio, dirigé par Sir Roger Norrington. J'avais une place au 2è balcon.

Ci-dessous mon billet et le grand auditorium vu de la place V46 du 2è balcon.

Haydn, Mozart, Mendelssohn
Le grand auditorium vu de la loge 4 du 2è balcon

Le grand auditorium vu de la loge 4 du 2è balcon

Le programme proposait la symphonie n°82 de Joseph Haydn en ut majeur, dite "L'Ours",

le concerto pour piano et orchestre n°22 en mi bémol majeur de Wolfgang Amadeus Mozart,

et la symphonie n°1 en ut mineur de Felix Mendelssohn.

 

Le concert commença par la symphonie de Haydn, dotée d'un surnom pittoresque car il semble que

le début du 4è mouvement rappelait les musiques sur lesquelles autrefois dansaient les ours...

(nous ne savons plus aujourd'hui à quoi ressemblaient ces musiques, aucun ours ne dansant plus dans les rues!)  

La symphonie était joyeuse, vigoureuse, et martiale. Elle est la dernière d'une série de six symphonies

"parisiennes" commandées au compositeur, et fut créée en 1787. Sir Roger dirigeait son petit effectif

de musiciens assis, faisant peu de mouvements, ouvrant et fermant les mains, et demandant des

applaudissements après chaque mouvement, volontiers suivi par le public. Pour des raisons de visibilité

je me déplaçai de quelques places sur la rangée, d'où je pris une photo de la disposition inhabituelle

des instruments et du chef, demandée par Sir Roger pour le concerto pour piano:

Musiciens autour, piano au centre, et chef au centre face au pianiste

Musiciens autour, piano au centre, et chef au centre face au pianiste

Ce concerto est le premier concerto pour piano où Mozart a utilisé des clarinettes. Qualifié de

lumineux et épanoui par le livret, je l'ai aussi trouvé gracieux et élégant. Le pianiste soliste était

Philippe Cassard, qui montra toute la virtuosité requise par cette oeuvre. Il m'a semblé d'ailleurs qu'il avait

inclus quelques mesures d'une autre oeuvre de Mozart dans sa partie de solo héroïque, comme une citation musicale

insérée par jeu à l'intérieur du concerto, pour voir si nous la trouverions... Très applaudi, il se prêta à l'exercice

du bis, sans nous dire le titre de la jolie pièce supplémentaire qu'il nous donna à entendre.

Voici Philippe Cassard devant le piano à queue:

Le pianiste Philippe Cassard

Le pianiste Philippe Cassard

Pour des raisons de visibilité (la photo ci-dessus a été prise debout et penchée avant l'entracte, impossible de rester dans

cette position pendant le concert), j'ai gagné une place libre du premier balcon, loge 5, place O47, où j'ai passé la

deuxième partie du concert. D'autres personnes du second balcon, des loges 2 et 4 ont fait la même chose.

Voici la disposition de l'orchestre pour la symphonie de Mendelssohn,

vue de la placeO47, loge 5 du premier balcon, et en dessous, Sir Roger Norrington:

Réarrangement des musiciens avant la symphonie de Mendelssohn

Réarrangement des musiciens avant la symphonie de Mendelssohn

Les musiciens étaient issus de l'Orchestre philharmonique de Radio France, dans une autre formation

que celle qui jouait dans le concert de la veille au soir. Ils étaient un peu plus nombreux pour la symphonie

de Mendelssohn que pour les deux oeuvres jouées durant la première partie du concert. Je voyais beaucoup

mieux, mais ces changements de place successifs au cours du même concert m'avaient un peu déconcentrée.

Mendelssohn, qui avait déjà écrit enfant une douzaine de symphonies (!), écrivit cette première symphonie

d'adulte alors qu'il n'avait que quinze ans... Elle fut créée à Berlin en 1824, et Mendelssohn la

dirigera lui-même à Londres en 1829 (il n'avait que 20 ans), ce qui lui a valu de devenir membre d'honneur

de la Société philharmonique de Londres. Cette oeuvre est inspirée de Mozart et de Beethoven, dont

elle est contemporaine de la 9è symphonie. C'est une oeuvre que je ne connaissais pas, agréable à

écouter et à regarder jouer et diriger. Sir Roger est toujours dans les petits gestes, il ne bat pas comme

les autres chefs, et sa direction fonctionne remarquablement bien. Nous applaudissons docilement

après chaque mouvement. Il est très applaudi en fin de concert, et va féliciter les pupitres.

Sir Roger Norrington

Sir Roger Norrington

Un joli concert, dont je ne connaissais que le concerto n°22 de Mozart. Un choix de musiques

agréables, et facilement appréciables, une direction très en finesse, et une belle exécution.

 

Sylvie, blogmestre

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 17:45

Cet après-midi, je suis allée faire un tour à la Foire de Paris, entre deux giboulées.

Partie d'Arcueil gare à 15 h15*, je suis arrivée Porte de Versailles à 15h48*.

Foire de Paris

J'ai réalisé un montage photo que pour une raison inconnue je ne parviens pas à convertir en fichier vidéo,

voici en attendant que j'y parvienne un diaporama de mes meilleures photos de l'après-midi.

Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris
Foire de Paris

Je suis restée environ une heure et demie, déambulant dans tous les pavillons. Le plus animé

était sans discussion celui des départements d'outremer, coloré, odorant et sonore. Il s'agissait de

réchauffer la métropole! L'artisanat d'art avait un public dense aussi, ainsi que les buvettes et les

charcuteries. J'ai fait l'emplette d'une poule. Une jolie petite poule en faïence multicolore. L'artisan qui

vendait des poules et beaucoup d'autres objets plus volumineux, m'a expliqué qu'il y aurait de la

terre bleue modelable près d'Argenteuil... il va falloir aller vérifier! J'ai aussi acheté un pot de caramel

tendre à la fève tonka de Guyane, pour mettre sur les crêpes (c'était un artisan breton!) Je n'avais pas

l'usage d'un bain bouillonnant, qui occuperait tout mon studio, et où mettrais-je ce qui l'encombre déjà?

Il y a donc des rayons sur lesquels je ne me suis pas attardée. Le nombre de saucissons était

assez incroyable! Il y avait beaucoup de monde, en cette après-midi de fin de vacances de printemps.

Voici l'ambiance percutante du côté des Outremers:

 

 

 

Ces jeunes gens en blanc sont repartis en jouant une vieille rengaine "Elle descend de la montagne

à cheval" (oui oui, singin' ya ya youpie youpie ya!), puis ce fut "Alouette, gentille alouette" (qui est un tube

dans le sud des Etats Unis, on l'apprend à l'école, prononcer a-liu-et' ), enfin c'était la fête, et c'était bien

sympathique. Toujours dans le pavillon des Outremers, voici une animation qui semblait polynésienne:

 

 

Par rapport au Salon de l'agriculture, j'ai apprécié l'entrain des exposants, encore

tout frais, la Foire de Paris n'ayant commencé qu'hier (j'avais vu le salon de l'agriculture le dernier jour).

La Foire de Paris reste un temple de la consommation, de l'achat coup de coeur, de la rencontre entre

des artisans ou des vendeurs, et des particuliers curieux ou à la recherche d'un bien précis. L'accumulation

de denrées rappelle les marchés méditerranéens, souks ou bazars. Attention, un achat fait à la Foire

de Paris ne bénéficie pas du délai de réflexion (vous ne pouvez pas revenir sur votre décision d'acheter).

Il y a des distributeurs d'espèces dans l'enceinte du Palais des Expositions, et la queue devant...

Une sortie intéressante, peut-être mes photos vous donneront-elles des idées!

Je suis ressortie de l'enceinte de la Foire vers 17h 20***, ayant des photos à monter...

 

Sylvie, blogmestre

Départ d'Arcueil gare à 15h15

Départ d'Arcueil gare à 15h15

Arrivée Porte de Versailles à 15h48

Arrivée Porte de Versailles à 15h48

Départ de la Porte de Versailles à 17h21

Départ de la Porte de Versailles à 17h21

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 09:44

Sylvie, soprane du Choeur Deux, vous propose un concert de jazz en entrée libre

le 8 mai à 16h au Temple de Saint-Maur, 42 avenue Joffre.

Le groupe de jazz s'appelle Saxo Voce, il s'agit de jeunes instrumentistes qui jouent des musiques

très visuelles, sous la direction de Jean-Pierre Ballon. Un extrait du programme:

Milhaud, Le Boeuf sur le Toit
John Williams, Escapades
Khatchaturian, Gayaneh (La danse du sabre )
Nino Rota, Musiques pour Fellini
Piazzolla, Les Saisons 
et une vidéo pour vous convaincre de l'excellence de cet ensemble:
 

"Cuban overture" de George Gerschwin, par les Saxo Voce

 

Je sens que je vais me réconciler avec le peuple des saxophones... :-)

Sylvie, blogmestre

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 08:35

Je suis allée hier soir à un concert Chopin Tchaïkovski donné par l'Orchestre philharmonique de

Radio France au grand auditorium de la Maison de la Radio, et dirigé par Marcelo Lehninger.

Un gentil concert, pensais-je à la vue des auteurs.

Chopin et Tchaïkovski

J'étais au premier rang du premier balcon, loge 3, d'où la vue est très bonne,

on est juste au-dessus des musiciens.

Le grand auditorium vu de ma place

Le grand auditorium vu de ma place

Il y eut en introduction une très courte œuvre d'Alberto Ginastera, créée en 1940 à Montevideo,

intitulée Malambo, qui est une danse traditionnelle argentine, plus en rythme qu'en mélodie, laquelle

était à l'origine, au XVIIè siècle, la danse des gauchos de la pampa. Le livret parle d'une toccata élaborée

à partir de la danse originale, de choc harmonique, et de saturation des textures. Ce qui dépasse un peu

mes connaissances musicologiques, à l'exception du choc harmonique, parfaitement identifiable. En revanche,

en adepte des danses folk, j'aurais bien aimé qu'un gaucho nous fasse une démonstration chorégraphique... Le concert

était diffusé en direct sur France-Musique, nous avons soigné les applaudissements tout du long.

Comme la salle était pleine, cela faisait un joli accompagnement radiophonique du public.

L'oeuvre suivante était le concerto pour piano et orchestre n°1 de Frédéric Chopin, créé en 1830 à Varsovie.

Chopin, en pleine gloire dans son pays, était alors sur le point de quitter sa Pologne natale pour Vienne, puis

pour Paris. Ce concerto du dernier concert polonais est une pièce émouvante, dans laquelle le piano joue

un rôle de prima donna. Pour interpréter ce concerto virtuose, une jeune pianiste de l'âge de Chopin lorqu'il

écrivit ce concerto, Nathalia Milstein, française d'origine russe, portant encore la grâce de l'adolescence,

exécuta sans effort apparent les ruissellements de notes propres à Chopin. Emouvante jeune interprète

pour une œuvre qui l'était tout autant! Je commençai à penser que ce concert, que j'estimais gentil et facile à écouter,

nécessitait en réalité plus de ressources sensitives et émotionnelles que je l'avais au départ supposé.

La jeune pianiste virtuose fut rappelée à plusieurs reprises, et reçut un bouquet de fleurs.

Elle remerciait avec grâce, prenant soin de se retourner pour saluer l'ensemble du public, mais trèsrapidement,

et donc difficile à photographier. Elle nous interpréta une pièce en bis, très jolie,

dont nous n'avons pas eu connaissance du titre. Voici Nathalia Milstein de dos au piano:

Nathalia Milstein au piano, de dos

Nathalia Milstein au piano, de dos

L'Orchestre philharmonique de Radio France

L'Orchestre philharmonique de Radio France

Après l'entracte, l'orchestre interpréta la 4è symphonie de Piotr Ilitch Tchaïkovski. L'oeuvre fut créée

en 1878 à Moscou et dédiée secrètement à la mécène et confidente du compositeur, Madame von Meck.

Tchaïkovski avait fait un mariage de convenance avec l'une de ses élèves, qui s'était terminé par une rupture. Il partit alors

pour l'Europe, écrivit Le lac des cygnes, Eugène Onéguine, et cette symphonie n°4, qui décrit "l'implacable fatum" (destinée)

qui le frappe et se rappelle constamment à son souvenir, même lorsqu'il tente de l'oublier. Professionnellement génial,

Tchaïkovski avait une vie affective difficile... Le thème d'ouverture de la symphonie est, nous disait le livret,

une fanfare apocalyptique, un empêchement au bonheur. Le deuxième mouvement est à la fois

mélancolique et délicieux. Le scherzo qui suit commence par des pizzicati de cordes, et l'on voit

apparaître l'incorporation dans la symphonie d'airs populaires à la sonorité très slave. Ce thème populaire

est repris dans le mouvement final avec la violence des cuivres à pleine puissance (personnellement,

je les préfère un peu plus veloutés et suggestifs dans ce finale). Le jeune chef brésilien Marcelo Lehninger,

qui a été l'assistant de Kurt Masur auprès de l'Orchestre national de France, se donnait physiquement à fond dans

cette symphonie, et particulièrement dans son dernier mouvement.

Le chef Marcelo Lehninger

Le chef Marcelo Lehninger

Après les gauchos de la pampa, nous eûmes l'émotion de Chopin quittant son pays, puis Tchaïkovski

en proie à la societé de son temps, plus rigide que l'est la nôtre, et évoquant son désespoir de ne pouvoir

vivre dans les cases bienséantes prédéterminées. Ce concert était finalement tout, sauf gentil.

Ce fut une belle soirée, nous sommes ressortis de la Maison de la Radio vers 22h30.

 

Sylvie, blogmestre

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 08:29

Je fais mention ici rapidement du spectacle que j'ai vu hier soir au Théâtre du Châtelet, car il est dans ses

toutes dernières représentations. Si vous aimez la comédie musicale, le swing, l'opéra, Bizet, et la

culture latino-américaine, précipitez vous sur l'une des dernières représentations, avant le 1er mai!

Carmen la Cubana

Hier soir, le théâtre était presque complet sur internet,mais dans la pratique il restait quelques

places libres, si le coeur vous en dit n'hésitez pas. Voici la scène vue de ma place:

 

Carmen la Cubana

Il s'agit d'une adaptation du drame de Prosper Mérimée et de l'opéra de Bizet à Cuba, située à l'époque

de la Révolution cubaine, et mettant en scène une cigarière, Carmen, qui a un fort tempérament et une

très belle voix (alto, avec tessiture importante). Elle est aussi très jolie, ce qui lui attire l'assiduité du champion

de boxe local (le pendant du toréador d'origine), et d'un certain José, fiancé lui-même à une douce jeune fille

virginale. Donc, comme vous voyez, la trame est conservée, et adaptée à la situation cubaine.

La musique de Bizet est complétée de chansons dans le style de la comédie musicale,

il y a un excellent orchestre jazzy, c'est un régal!

L'orchestre de Carmen la Cubana

L'orchestre de Carmen la Cubana

Voici la joyeuse troupe des chanteurs acteurs danseurs (dont la souplesse m'étonne toujours!)

Les chanteurs de la comédie musicale, Carmen est à droite, en blanc avec une fleur dans les cheveux

Les chanteurs de la comédie musicale, Carmen est à droite, en blanc avec une fleur dans les cheveux

Comme dans l'original, Carmen meurt à la fin de la main de José, devenu fou de douleur

de la voir tomber amoureuse d'un autre homme. Mais contrairement à l'oeuvre de Bizet, le drame n'est

pas trop tragique, et le comique des situations est épinglé tout au long du spectacle (ainsi, par exemple,

le boxeur opposé à El Nino qui courtise Carmen, est un Américain arrogant doté de tous les excès stéréotypés).

On rit davantage qu'on pleure, les paroles sont lestes, c'est une version populaire de Carmen.

On en ressort de bonne humeur et la chanson à la bouche, ce qui est parfait!

Le livret aligne trois pages de noms, je vais me contenter des rôles principaux.

Carmen était interprétée par Luna Manzanares, José par Joel Prieto, et Marilù,

la fiancée de José (très jolie voix de soprano), par Raquel Camarinha.

Ci-dessous au centre, José, Carmen, et Marilù.

Carmen la Cubana

Je souhaite une très bonne soirée aux personnes qui iraient le voir ce soir ou demain!

 

Sylvie, blogmestre

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 08:34

Hier soir à la Philharmonie, j'ai entendu le Stabat Mater de Dvorak, interprété par l'Orchestre

de Paris, et ses deux choeurs d'adultes et de jeunes, sous la direction de Tomas Netopil.

Stabat Mater de Dvorak

J'étais au deuxième rang du deuxième balcon de côté. La salle était pleine.

Stabat Mater de Dvorak

C'était très agréable d'entendre à nouveau, en spectatrice, cette oeuvre que nous

avons chantée en 2013. Voici une photo de l'ensemble choeurs et orchestre:

Stabat Mater de Dvorak

On découvrait dans le livret que c'était un certificat de pauvreté qui aurait sauvé le jeune Anton Dvorak,

lui permettant d'obtenir une bourse d'Etat à Vienne, et d'être remarqué par Johannes Brahms qui faisait

partie du jury d'attribution de la bourse. L'éditeur de celui-ci lui commanda les « Danses slaves » qui

assurèrent au jeune musicien impécunieux renommée et avenir. La genèse du Stabat Mater fut

plus douloureuse, Dvorak ayant perdu ses trois premiers enfants en deux ans, ces deuils successifs

l'incitèrent à écrire cette musique en phase avec son chagrin. Le Stabat Mater fut créé à Londres

en 1880, où il reçut un accueil triomphal. C'est une suite de dix mouvements chantés, sur un texte

du XIIIè siècle, qui décrit la douleur de Marie pleurant son fils en croix.

C'est une partition qui va de la douleur (Stabat mater dolorosa) à la tendresse (Eja, mater,

fons amoris), comptant sept choeurs avec ou sans solistes, et trois mouvements pour solistes.

Le livret qualifiait le Stabat Mater de Dvorak de "généreux et extraverti", alors que son Requiem

(chanté par le Choeur Deux des Choeurs de Paris 13 en 2012) serait tragique et introverti.

Je n'en ai, personnellement pas gardé le même souvenir, le Stabat Mater m'apparaissant comme l'expression d'une

profonde douleur en cours, alors que le Requiem correspond à un rite de passage vers la mort. Cela se ressent aussi

quand on le chante. Le lyrisme et l'émotion du Stabat Mater de Dvorak étaient contagieux, lorsque nous l'avons chanté,

or, à part le Requiem allemand de Brahms qui est particulier, les Requiem ne déclenchent habituellement pas

 de poussées d'émotion douloureuse chez les interprètes. Lors de ce concert donné par l'Orchestre de Paris,

les choeurs de l'Orchestre de Paris étaient le choeur principal, et le choeur de jeunes, que leurs camarades

de classe étaient venus applaudir dans la salle de concert, ce qui était sympathique, et rajeunissait le public!

Les choristes, très nombreux, déployèrent une belle puissance dans les fortissimos de l'oeuvre, et firent

aussi de très beaux pianissimos, en dépit de leur nombre. J'ai retrouvé dans ce concert la beauté du

Requiem de Verdi chanté par le choeur de l'Orchestre de Paris il y a quelques mois dans cette même salle.

 

Stabat Mater de Dvorak

Une grande discrétion règne, dans les livrets sur l'âge et la nationalité des interprètes.Néanmoins,

le chef Tomas Netopil est tchèque, comme l'était Dvorak. La soprano Aga Mikolaj était polonaise,

la mezzo-soprano Elisabeth Kulman était autrichienne, Dmitry Korchak, le ténor, était russe,

et Georg Zeppenfeld, la basse, allemand. Ils sont réunis sur la photo ci-dessus.

 

Sylvie, blogmestre

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 08:11

Hier après-midi, bravant les averses de neige fondue entre lesquelles il y avait

un si joli soleil, je suis allée revoir le Château de Versailles.

Billet acheté en ligne et validé par le contrôle du Château

Billet acheté en ligne et validé par le contrôle du Château

Ca paraissait simple: le RER B passe par Arcueil et le RER C par Versailles, il y a plusieurs

correspondances possibles, j'y serais en trois quarts d'heure maximum, pensai-je ingénument.

Départ d'Arcueil gare vers Versailles à 14h15
Départ d'Arcueil gare vers Versailles à 14h15

Départ d'Arcueil gare vers Versailles à 14h15

C'était compter sans les trois gares de Versailles, les recommandations du billet de la visite, et la RATP qui avait décidé que je

passerais par Paris pour aller à Versailles... Je partis pour Massy, mais ne pus passer le portillon du RER C. Après être restée

coincée dans un sas, j'ai passé le portillon avec une autre personne. Sur le quai, il y avait une direction Versailles Rive gauche,

via Paris, et une direction Versailles-Chantiers. J'ai pris celle-là, et nous sommes arrivés à Versailles par les champs et les

labours ! Je suis ressortie de la gare sans problème, alors que mon ticket avait été refusé à Massy, allez comprendre !

Une heure et demie après mon départ, j'étais enfin à Versailles... Cadeau: il y avait du soleil,

bienvenue du Roi Soleil! Je suis entrée dans le Château, devant lequel stationnait plusieurs

cars de touristes,essentiellement japonais, touristes que j'ai retrouvés à l'intérieur.

Galerie des glaces

Galerie des glaces

Le Château ferme à 17h30, mais la visite était limitée, certaines parties n'étaient pas visibles. J'ai vu

ce qui l'était, ou plutôt revu, car je n'étais pas retournée à Versailles depuis très longtemps.

Puis j'ai fait un tour dans les jardins, il ne pleuvait pas, mais le ciel était couvert

et un froid piquant n'incitait pas à l'excursion dans les bosquets.

Voici le montage de mes photos, à l'intérieur du Château et dans le parc,

vous reconnaîtrez la marche des Turcs de Lully pour l'accompagnement sonore.

 

 

 

Le Château me fit l'effet d'être un peu délaissé, pas dans l'état de soin dans lequel j'avais trouvé

le Louvre. La difficulté à s'y rendre, déjà, était révélatrice (comment font les touristes provinciaux ou étrangers,

si les Franciliens se perdent?), la complexité de l'existence de trois gares, l'absence d'indication une fois arrivé

à la gare (j'ai du demander mon chemin). Une fois sur place, le fléchage n'était pas évident non plus, il y avait des

salles fermées « pour soirée » (domaine public annexé par des personnes privées?) Les meubles m'ont paru rares

par rapport au souvenir que j'avais gardé du lieu, sont-ils partis dans d'autres musées, ou dans des

collections ? Les dorures de la grille d'entrée étaient fraîches,mais cela se voit de l'extérieur. Derrière le

Château, il y avait un préfabriqué avec du fil de fer barbelé au-dessus, et devant l'entrée, une de ces moches

tentes en plastique blanc qui fleurissent dans toutes les foires. Je ne crois pas (j'en suis même sûre) que

les règles de l'urbanisme permettent d'enlaidir les abords d'un monument historique de cette envergure.

Enfin, j'en ai eu de la peine, comme j'avais eu de la peine en 1999, lorsque la tempête avait abattu des

arbres, et que la mobilisation des Français pour le parc du Château n'avait pas été ce qu'on aurait pu espérer.

Le Ministère de la Culture abandonnerait-il Versailles au profit des monuments et musées parisiens?

Ou manque-t'il une dynamique pour lui assurer des visiteurs toute l'année?

Ou les deux?

 

Achat de marque-pages classe pour mes manuels de droit

Achat de marque-pages classe pour mes manuels de droit

Une partie des visiteurs des jardins y étaient, semble-t'il, entrés gratuitement, car on me dit

que leur entrée était gratuite ce jour-là. Je crois que mon billet comprenait les jardins,

mais finalement, je ne sais plus... Non, il y a marqué "bosquets et jardins, accès gratuit" sur le dépliant du Château.

Les salles inaccessibles pour cause de "soirée" comprenaient les appartement de Mesdames, richement meublés,

dit le dépliant. Ah, c'est bien dommage, j'aurais vu quelques meubles...(voir documentaire Arte).

 

Je suis ressortie de l'enceinte du Château vers 17h30, et ai trouvé, par hasard, le moyen de transport en

commun le plus pratique et le moins cher pour aller de Versailles à Paris, en l'occurrence le bus n°171

qui va du Pont de Sèvres au Château, et l'inverse, en une demi-heure... pour 1,41€. Imbattable!

Je suis repartie vers Paris par le bus 171 à 17h33.

.

Sylvie, blogmestre

Retour en bus vers Paris, pris devant la Petite Ecurie du Château

Retour en bus vers Paris, pris devant la Petite Ecurie du Château

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 08:55

Il y a des moments de grâce dans la vie... Hier soir, après mes protestations du matin, j'ai pu aller

voir Rigoletto de Verdi à l'Opéra Bastille sans escorte visible, et l'opéra m'a enchantée!

L'Orchestre et les Choeurs de l'Opéra national de Paris

étaient placés sous la direction de Nicola Luisotti.

Billet d'occasion

Billet d'occasion

J'avais une place d'occasion achetée à un autre amateur d'opéra empêché pour la soirée, sur l'une

des galeries latérales, surplombant la salle à l'exception du haut du deuxième balcon, ce qui

permettait d'embrasser toute la salle et ses proportions formidables d'un seul regard.

 

La salle de l'opéra Bastille vue de la galerie 5

La salle de l'opéra Bastille vue de la galerie 5

Je n'avais encore jamais été placée là, on est obligé de se pencher sur la balustrade pour voir,

mais on est plus proche de la scène, ce qui est très appréciable.

L'ensemble des chanteurs et figurants de l'opéra Rigoletto

L'ensemble des chanteurs et figurants de l'opéra Rigoletto

Rigoletto est bossu, et officie comme bouffon auprès du Duc de Mantoue, au XVIè siècle (il s'agissait

au départ de la Cour de François Ier, et du bouffon Triboulet, d'après la pièce de Victor Hugo

"Le roi s'amuse") Lorsque le rideau se lève, on découvre Rigoletto grimé et prostré, tenant dans

ses bras une boîte en carton qu'il ouvre, où l'on entrevoit un costume d'Arlequin. De la boîte sort aussi

l'évocation de son passé récent, de la suite d'événements qui l'ont conduit à sa situation misérable 

actuelle. Ces événements prennent vie sous nos yeux, nous voyons la cour du Duc de Mantoue, et

Rigoletto à l'oeuvre, moqueur, railleur et persifleur. Puis, nous le voyons dans l'intimité, auprès de sa fille

Gilda, le soleil de sa vie. Mais les courtisans du Duc ont repéré Gilda, et sa grande beauté leur a fait

croire qu'elle était la maîtresse du bossu. Ils décident de se venger des persiflages de celui-ci en enlevant

Gilda, et en l'offrant au Duc qui la courtise depuis plusieurs semaines,et qu'elle trouve agréable. Dupé

par leur ruse, le bouffon, découvrant qu'il a été abusé, leur révèle que Gilda est sa fille, et la retrouve...

déflorée et amoureuse de son séducteur. Rigoletto s'adjoint un tueur pour venger l'honneur de la famille,

dont la soeur séduit le Duc, qui est un coureur de jupons. Mais elle aussi en tombe amoureuse, et

propose de tuer Rigoletto et d'empocher les 20 louis promis, laissant la vie sauve au Duc. Finalement,

c'est Gloria qui est tuée, car elle a fauté, et souhaite que le Duc survive. Le tueur et sa sœur encaissent

le prix du sang, et la vengeance ourdie par Rigoletto, qui avait fait l'objet d'une malédiction, retombe

sur sa tête. Il reste seul, avec la robe sanglante de sa fille, et sa boîte pleine de reliques...

 

La mise en scène est minimaliste mais efficace : la petite boîte en carton ondulé dans laquelle Rigoletto

transporte ce qui reste de sa vie est reprise pour le cadre de l'action. C'est-à-dire que l'action se passe,

sur scène, dans une très grosse boîte en carton ondulé ouverte et renversée. Les acteurs-chanteurs

prennent leur place dans la boîte, ou sur l'un de ses côtés ouverts. Voici Gloria et le Duc:

Gloria et le Duc de Mantoue

Gloria et le Duc de Mantoue

On voit bien le carton ondulé. En fait, c'est une trouvaille, car la boîte d'où sort la vie maudite de

Rigoletto est une parfaite boîte de Pandore, on l'ouvre et les calamités en sortent.

Mention spéciale aux trois interprètes principaux Quinn Kelsey (Rigoletto), Olga Peretyatko (Gilda)

et Michael Fabiano (le Duc de Mantoue) pour leurs exploits vocaux. La soprano était particulièrement

impressionnante dans la maîtrise des notes très aiguës qu'elle produisait pianissimo,

puis faisait vivre la note (hum!), en augmentant le volume. Matthieu aurait adoré...

Il y eut un moment de rigolade lors de "La dona e mobile", avec l'apparition de girls à plumes...

Les girls de "La dona e mobile"

Les girls de "La dona e mobile"

Sans surprise, la salle était pleine, même en période de vacances scolaires.

Si vous avez l'occasion d'avoir une place pour Rigoletto, n'hésitez pas, c'est un bonheur.

 

Sylvie, blogmestre

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 08:07

Dimanche après-midi, je suis allée écouter un concert de jazz dans la grande salle de la Philharmonie.

Je ne connaissais pas le Kenny Garrett Quintet, mais j'avais apprécié le concert de jazz féminin « Ladies »,

donné précédemment dans la même salle et relaté sur ce blog, et le nom « Quintet »

sonnait classique, donc engageant.

 

Kenny Garrett Quintet

Il faisait gris et humide Porte de Pantin ce dimanche après-midi vers 16h,

tandis que les spectateurs affluaient vers la grande salle de la Philharmonie.

Kenny Garrett Quintet

Ma place était dans la bulle blanche aux sièges jaunes, dont la pente s'avéra forte . J'étais à l'avant-dernière rangée,

le long de la travée centrale. La scène centrale habituelle avait été démontée pour placer des

spectateurs supplémentaires au parterre, devant une scène à l'arrière de la salle.

 

Kenny Garrett Quintet

Des instruments attendaient le concert : un piano à queue, une contrebasse, une batterie,

des cuivres, et des percussions ethniques et variées.

 

Kenny Garrett Quintet

Sur le programme, était décrit l'itinéraire de Kenny Garrett, qui avait commencé par le jazz classique

de type Nouvelle-Orléans, était un émule de Duke Ellington, Miles Davis, John Coltrane. En fait, le programme

ne contenait pas de programme, tout au plus était cité ce que, peut-être les musiciens allaient jouer... Ils arrivèrent sur

scène en costume trois pièces, et nœud papillon, sauf le batteur et le percussionniste. On comprenait

qu'ils ne pouvaient s'encombrer d'une veste, il était même méritoire qu'ils conservent le nœud papillon ! Le contrebassiste tomba

la veste pour jouer en chemise et gilet. Le pianiste et lui portaient des dreadlocks fines attachées en catogan. Kenny Garrett

avait le chef couvert d'une calotte bleu foncé. Le look de l'ensemble était très étudié ! Ils se mirent tout de suite à jouer,

sans nous dire un mot et ce fut (de mon point de vue) une longue improvisation de saxophone sur une impro-

visation de piano et de contrebasse, avec en fond le batteur qui battait avec une énergie surhumaine, et

faisait un boucan d'enfer. Ce spectacle était aussi bruyant qu'un concert de rock ! Eh oui, la Philharmonie où le moindre son

s'entend, le plus subtil pianissimo, proposait un concert à nous arracher les tympans. Ces cinq jazzmen produisaient

plus de décibels que les 270 exécutants réunis des Gurre-Lieder de la semaine précédente... Je n'aurais pas

voulu être juste devant la scène, mais les intéressés paraissaient heureux. Tant mieux. Suivit une improvisation

(me sembla-t'il) sur un saxophone soprano qui ressemble à une clarinette métallique avec un tuyau conique.

Ces instruments à vent poussaient des cris déchirants, et je ne pouvais m'empêcher de penser à la citation de

Mozart, que j'avais reprise dans un article précédent... Après une demi-heure, nous ne savions toujours pas ce que

nous entendions. Le percussionniste s'était rajouté aux quatre autres instrumentistes avec un gong qu'il

frappait et caressait alternativement, mais quand le saxo soprano jouait, le gong devenait inaudible,

validant une intéressante propriété de physique ondulatoire selon laquelle les sons de fréquences hautes

(le saxo soprano)peuvent détruire les sons de fréquences très basses (le gong). Il devint évident que tout

le concert suivrait le même modèle. J'espèrais un peu de jazz New-Orleans qui ne vint pas. Il y eut des

incantations, des sortes de mantras psalmodiés dans la fureur sonore des instruments. On nous donna

les noms des musiciens (inaudibles), et l'on demanda que nous tapions dans nos mains, je laissai taper

les autres, et remarquai que seul le carré d'or tout devant tapait à 100%, les participations étaient

plus discrètes ailleurs. Je n'accrochais pas, mais je n'étais pas la seule. Erreur de choix, ça arrive...

 

On nous avait interdit de photographier, et il fallait que je parte avant 18h pour cause de courses, je ne pourrais pas prendre une

photo à la fin comme d'habitude. Je pris un peu de vidéo sans sortir l'appareil complètement pour que l'écran lumineux ne gêne

personne, en visant au jugé, obtenant un peu moins d'une minute de son et lumières sans personne à l'image. Le son est sympa

d'ailleurs, juste un peu répétitif, et assourdi par le niveau sonore automatique du micro, ce qui empêche d'apprécier le niveau

sonore réel. 53 secondes de durée, on est un peu au dessus de la citation musicale autorisée pour le copyright.

Je ne voulais pas couper en pleine phrase musicale. Voici ce que ça donnait.

 

Je suis sortie de ma place sans problème vers 17h50, de la salle un peu plus difficilement mais on m'a aidée, de la

Philharmonie assez facilement. Je n'étais pas la seule à ressortir, une poignée d'autres devaient aussi avoir des

contraintes d'horaires. A 17h57, j'avais rejoint* la station Porte de Pantin pour reprendre le métro, puis, plus loin, le RER.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Retour à 17h57 de la Porte de Pantin

Retour à 17h57 de la Porte de Pantin

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