3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 07:37

Hier soir 2 avril, j'ai vu le spectacle d'Eddy Mitchell au Dôme de Paris, Porte de Versailles, un peu

de rock'n roll dans mon mélange plus classique... Le Palais des sports était plein et affichait encore

complet le 3 avril pour la dernière...Mon billet a été flashé et le talon en a été découpé à la main ensuite.

Un contrôle renforcé avait lieu à l'entrée, ouverture de manteau, bras en l'air, passage de détecteur de métaux... Nous

entendions des instructions à la volée pour nous préparer au contrôle dès la file d'attente, pour gagner du temps.

L'entrée U, une fois le contrôle passé, était tout au bout du couloir au sous-sol de la salle de spectacle.

Ma place était tout en haut, au dernier rang.

Monsieur Eddy

 On voyait très bien, du haut de la salle, où les gradins sont plus en pente que dans le parterre.

Voici une vue du Dôme de la Porte de Versailles depuis ma place:

Monsieur Eddy

A 20h, le concert aurait du commencer, mais tout le monde n'était pas entré... Je pensais qu'il y aurait une

première partie, c'était le cas pour tous les concerts pop rock que j'ai entendus depuis un an, mais il n'y avait pas de première

partie. Des aficionados, massés au premier rang du parterre, qui va presque jusqu'à la scène, scandaient le prénom

du chanteur en tapant dans leurs mains. Vers 20h 15, la salle s'est éteinte et le spectacle a commencé,

pour durer environ deux heures. Les premières chansons interprétées étaient, pour moi, nouvelles, ou

inconnues. Il semble que c'était le cas aussi pour mes voisins, et beaucoup d'autres spectateurs.

Puis Eddy Mitchell prit la parole, et le show prit une autre tournure. Il y eut quelques hommages, dont

le premier fut pour Serge Gainsbourg, avec "Vieille canaille", qu'ils avaient chanté en duo. M. Eddy

enchaîna ensuite les tubes plus anciens, dont "Toujours un coin qui me rappelle", ci-dessous:

 

 

Comme vous pouvez le constater sur la vidéo, il y avait un spot blanc très puissant sur le chanteur, qui a eu pour effet

d'éblouir sélectivement l'appareil photo. Le Big Band dont il est fait état sur le billet, était un ensemble très

sonore de cuivres multiples, avec au premier rang des saxophonistes-flûtistes, mais aussi des

trombones et des trompettes. Le sigle EM dans un cercle rappelait furieusemnt la marque jaune de Blake et Mortimer

(Olrik, sors de ce trombone!) Il y avait aussi quatre choristes noirs, une guitare électrique, une basse, une

batterie, et un somptueux piano. J'en oublie peut-être... Il y eut à un moment un mouvement de foule, des spectateurs

traversèrent la salle pour venir se regrouper devant l'estrade, noyant les premiers rangs qui avaient payé très cher leur

place en "carré d'or", et ne voyaient plus rien... Personne ne protesta, cependant. Le spectacle continua ainsi,

explorant les différentes facettes du chanteur et ses références, avec l'omission de la période

twist et Chaussettes noires, toutefois. Eddy fit une fausse sortie peu après 22h, et mes voisins de droite

partirent... Je savais que c'était une fausse sortie parce que 1) ils font tous ça 2) il manquait un tube dans la liste

qu'il avait chantée... Gagné! Retour de la vedette sur scène pour interpréter, en bis, le tube manquant

"Couleur menthe à l'eau", dont un extrait est en vidéo ci-dessous:

 

 

Dans les concerts rock, j'aime bien un peu de fantaisie et de participation du public. Ici, personne excepté

ceux qui s'étaient agglutinés devant l'estrade n'était debout pour chanter en tapant dans ses mains, ou

en dansant (même si c'est parfois très gênant pour les voisins, c'est globalement bon pour l'ambiance), personne

n'agitait la lumière de son téléphone mobile dans de grands mouvements de bras (ce qui peut être pénible

aussi, mais c'est une participation!) On vient à un concert rock pour la musique mais aussi pour l'ambiance,

et celle de ce concert-ci m'a quelque peu... déconcertée. La musique en revanche était très bien,

mais personnellement j'aurais préféré moins de trombones et plus de public chantant.

Cet avis de chroniqueuse bénévole n'engage que moi, évidemment.

 

Sylvie, blogmestre

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 07:29

Vendredi soir 1er avril il y avait un concert de l'Orchestre philharmonique de Rotterdam, que j'ai

beaucoup aimé, au Théâtre des Champs Elysées.  Un auditeur dans le public qui montait aux balcons, se plaignait

de n'avoir pas le programme, son voisin lui répondit "qu'as-tu besoin de programme? C'est juste la 8è de Bruckner!" Tout était dit.

Fauteuil en milieu de rang

Fauteuil en milieu de rang

La salle était un peu moins pleine que la veille, mes voisins de rangée se replacèrent, et je gagnai

l'extrémité du rang S, en allant vers le centre du théâtre, d'où l'on voyait mieux. Le programme comportait

l'unique 8è symphonie de Bruckner, dont les proportions sont imposantes, sans entracte. L'Orchestre

philharmonique de Rotterdam, qui l'interprétait, était placé sous la direction de Jukka-Pekka Saraste.

Les musiciens étaient très nombreux, au point qu'il avait fallu placer des violons hors de l'espace

scénique habituel. Trois harpes accentuaient ce caractère colossal de l'orchestre.

La partie centrale de l'orchestre philharmonique de Rotterdam

La partie centrale de l'orchestre philharmonique de Rotterdam

Cette oeuvre monumentale (le livret parle de cathédrale sonore), interprétée par cet orchestre,

avec ce chef, se révéla immédiatement captivante. Il y avait effectivement de l'architecture et de la

construction d'édifices musicaux dans cette symphonie. Le mouvement que j'ai préféré était le deuxième,

empli de carillons qui se répondaient. Je n'aurais pas imaginé que l'on puisse évoquer une volée de

cloches avec des violons, mais Bruckner l'a fait! Et pas seulement des violons, c'était tous les

instruments qui, à tour de rôle, se répondaient en carillonnant le même motif. Le jeu de l'orchestre

était riche en nuances, allant du ppp au fff, et tous les intermédiaires. Quand un mouvement était

terminé, on entendait un grand silence dans le théâtre, comme si chacun retenait son souffle pour ne pas risquer de polluer

un pianissimo par un bruit incongru... J'ai trouvé la qualité de l'orchestre exceptionnelle, et regretté que

quelques places soient restées vides. Le chef Jukka-Pekka Saraste est finlandais, et initialement

violoniste. Il est régulièrement invité à diriger les plus grandes formations d'Europe, et en entendant

ce concert, on comprenait pourquoi! Alliant la rigueur et l'émotion, le charisme et l'art d'obtenir

exactement ce qu'il voulait des musiciens, il formait avec l'orchestre une équipe gagnante

pour ériger la cathédrale musicale du génie brucknérien. Une très belle soirée.

 

Sylvie, blogmestre

Jukka-Pekka Saraste et les violons de l'orchestre philharmonique de Rotterdam

Jukka-Pekka Saraste et les violons de l'orchestre philharmonique de Rotterdam

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 08:25

NB: après chaque article publié dans ce blog, il perd mécaniquement un abonné. Une perte d'abonnés aussi régulière

ne me parait pas pouvoir être le fait d'abonnés qui se désabonneraient. Si vous ne recevez plus de courriels du blog,

vérifiez que vous êtes abonnés, et le cas échéant, réabonnez-vous, merci beaucoup.

 

Hier soir, il y avait un concert de l'Orchestre national de France, dirigé par Gustavo Gimeno, au Théâtre

des Champs Elysées, auquel j'ai assisté. J'avais réservé ma place sur le site de Radio France, et j'ai eu

la surprise de découvrir en arrivant que ma place était un strapontin déjà connu, assez inconfortable.

Strapontin masqué, le coquin!

Strapontin masqué, le coquin!

Comme il restait des places libres alentour au premier balcon, je me suis relocalisée

au premier rang, entre deux messieurs et une dame, à qui un autre strapontin masqué avait échu.

Voici le théâtre vu de ma nouvelle place:

Théâtre des Champs-Elysées du premier rang du premier balcon

Théâtre des Champs-Elysées du premier rang du premier balcon

Le programme était composé de la 31è symphonie de Wolfgang Amadeus Mozart,

des "Illuminations" de Benjamin Britten, une mise en musique de poèmes d'Arthur Rimbaud,

chantés somptueusement par Patricia Petibon, d'airs et arias de WA Mozart pour soprano et petit

orchestre, et de la suite de Béla Bartok, pour très grand orchestre, intitulée "Le mandarin merveilleux".

L'Orchestre national de France

L'Orchestre national de France

J'avais déjà entendu la 31è symphonie de Mozart, intitulée "Paris", au grand auditorium de la Maison

de la radio, qui déplaçait ce 31 mars l'Orchestre national de France au Théâtre des Champs Elysées.

C'est une symphonie dont Mozart était très content, en trois mouvements, dont un premier mouvement

"péremptoire". Il avait écrit cette symphonie "pour plaire aux Parisiens". Mozart a quand même

"récité un chapelet"  avant de l'entendre jouer au Palais-Royal en 1778, nous informe indiscrètement le livret... C'est

une symphonie brillante et enjouée, "enlevée, avec quelques fulgurances mozartiennes".

 

"Les illuminations" de Britten, créées en 1940 à Londres, sur des poèmes de Rimbaud, pour soliste

soprano et orchestre, étaient chantées par Patricia Petibon, dont j'ai trouvé que cette partition

étrange et exigeante sublimait la voix. Elle était vêtue en Pierrot féminin, avec une coiffure faite

de tresses et de crêpage étiré vers le côté, plantée de petites fleurs colorées. Tandis qu'elle chantait,

à l'arrière de la scène, des nébuleuses multicolores étaient projetées. "J'allais sous le ciel, Muse,

et j'étais ton féal..." écrivait Rimbaud dans la Bohême. Voici un lien vers les textes des Illuminations

de Rimbaud. Nous étions tous suspendus aux accents de la soliste à l'étrange parure.

Patricia Petibon et Gustavo Gimeno

Patricia Petibon et Gustavo Gimeno

Après l'entracte, Patricia Petibon, cette fois en jupe verte et justaucorps avec basque turquoise,

lacé dans le dos (elle a une garde-robe très recherchée!), chanta trois arias et airs de Mozart: "Alma grande

e nobile core", "Fra I pensier" (extrait de Lucio Silla), et "Tiger! Wetze nur die Klauen" (extrait de Zaïde).

Quoiqu'elle soit une soprano mozartienne reconnue, et qu'elle ait interprété remarquablement ces airs

de Mozart, je l'ai personnellement préférée dans l'oeuvre semi-hallucinée de Rimbaud vu par Britten.

 

Le "Mandarin merveilleux" de Bartok, suite d'orchestre créée en 1935 clôturait cette soirée.

L'Orchestre national de France avait déployé les grands moyens, puisque l'on pouvait voir réunis, en plus

des nombreux instruments à cordes, des flûtes, hautbois, clarinettes, bassons, trompettes, trombones,

par trois, quatre cors, un tuba, des percussions, un gong, et aussi une harpe, un piano, un celesta,

un orgue... Il s'agit d'un ballet-pantomime, radical, est-il écrit dans le livret, qui fit scandale à sa sortie.

Une histoire de prostitution assez crue, et semble-t'il explicite dans sa version dansée. En version

de concert, restait une oeuvre puissante, dissonante et riche de tous ces timbres. Gustavo Gimeno

dirigea l'Orchestre national de France avec maestria et précision, sans épargner sa peine.


 

Le jeune et talentueux chef Gustavo Gimeno

Le jeune et talentueux chef Gustavo Gimeno

Une belle soirée, la salle était presque pleine (d'où la location des strapontins).

A la sortie du théâtre, dans l'avenue Montaigne, un gros camion blanc avec des inscriptions en bleu et rouge

attendait les instruments de l'orchestre pour les ramener au bercail...

 

Sylvie, blogmestre

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 08:28

Ma journée du 30 mars 2016 a été placée sous le signe de l'ingéniosité. De 16h à 18h, j'étais à la Journée

nationale de l'ingénieur, Maison de la Chimie, rue Saint Dominique, 7è arrondissement, (j'avais l'intention d'y

être à 15h, pour le début des interventions, mais j'ai dû passer dans le 14è d'abord suite à une absence de redirection du

courrier depuis l'adresse de mes parents) puis de 18h45** à 20h20 environ, j'étais au Théâtre Antoine

où j'ai assisté au spectacle donné par un quatuor polonais de cordes classiques tendance comique,

nommé le MozART group, boulevard de Strasbourg, 10è arrondissement.

Mon badge JNI (qui a été flashé vers 16h)

Mon badge JNI (qui a été flashé vers 16h)

Quand je suis arrivée, la première partie de présentation de la journée de l'ingénieur était encore en cours,

plus précisément il s'agissait de la présentation de l'enquête menée par l'IESF (Ingénieurs et scientifiques de France) en 2016

sur la situation des ingénieurs en France et dans les entreprises.  Les femmes étaient à l'honneur de cette

Journée nationale de l'ingénieur, mais il y avait toujours beaucoup de messieurs (!) (il y a actuellement

environ 75% d'hommes et 25% de femmes ingénieurs, toutes spécialités confondues, ai-je compris)

Vastes questions...

Vastes questions...

J'assistai à une table ronde féminine comprenant des profils et générations différentes,

Ingéniosité

dont trois créatrices de start-up, c'était très intéressant. Puis une pilote de la Patrouille de France

vint nous parler de la confiance dans le travail en équipe.

Panneau JNI, Maison de la Chimie

Panneau JNI, Maison de la Chimie

Je suis partie un peu avant 18h de la Maison de la Chimie, et suis allée prendre le métro rue du Bac*

(Solférino, qui est plus proche, n'a pas de distributeur de tickets) pour rejoindre le 10è arrondissement, 

Descendue du métro à Strasbourg-Saint-Denis, changement de décor et d'ambiance!

Boulevard de Strasbourg, j'ai localisé le Théâtre Antoine, où avait lieu la représentation.

Le théâtre Antoine, boulevard de Strasbourg

Le théâtre Antoine, boulevard de Strasbourg

Ensuite, ce fut un peu hasardeux, car j'avais oublié d'imprimer la contremarque, qui était dans

mon ordinateur. Mais le contrôle émit sans problème un duplicata du billet au vu de ma carte d'identité.

Billet MozART

Billet MozART

On est aussi ce qu'on écoute, et hier soir, j'avais envie de rire. Je n'ai pas été déçue!

Flyer du groupe, récupéré au théâtre

Flyer du groupe, récupéré au théâtre

Nos quatre virtuoses des violons 1 et 2, de l'alto, et du violoncelle avaient détourné Mozart

et bien d'autres pour en faire un spectacle hilarant (aviez-vous déjà vu un alto en tutu danser le Lac des

cygnes?), c'était du gag et de la bouffonnerie, mais... les musiciens étaient vraiment bons, et

vraiment ingénieux. Voici un aperçu de leurs talents, une vidéo extraite de leur site:

 

 

Et comme tous les bons musiciens ne peuvent être solistes pour un grand ensemble,

il faut bien gagner sa vie, et utiliser ses compétences ingénieusement pour y parvenir.

J'étais assise au premier balcon, où il restait de la place, à côté des techniciens du son, interdit de prendre des photos,

mais il était intéressant de voir les commandes techniques de l'assistance à ce qui se passait sur scène.

Le Théâtre Antoine, vu du premier balcon

Le Théâtre Antoine, vu du premier balcon

Ce qui me frappe, en regardant les vidéos disponibles en ligne, c'est la différence de taille entre le Théâtre Antoine, que je

remercie de nous les faire découvrir, et les lieux où ils se produisent à l'étranger, ainsi que le nombre de spectateurs. Si vous

avez de l'humour et pouvez porter un regard amusé sur la musique, "grande" ou pas, allez les voir, ils le valent bien!

Nous sommes ressortis du spectacle vers 20h20, et je suis arrivée à Arcueil vers 21h.

 

Sylvie, blogmestre

*Métro pris rue du Bac à 18h11

*Métro pris rue du Bac à 18h11

**Arrivée à Strasbourg-Saint-Denis à 18h38

**Arrivée à Strasbourg-Saint-Denis à 18h38

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 07:44

Hier soir, j'étais à la Philharmonie de Paris, en sa grande salle, pour un concert Requiem de Brahms,

interprété par la Chambre philharmonique, et le Choeur de chambre Les éléments,

sous la direction d'Emmanuel Krivine.

Billet de concert

Billet de concert

C'est la première fois que j'étais aussi bien placée, face au choeur et à l'orchestre, au premier balcon.

 

 

La grande salle de la Philharmonie vue de ma place

La grande salle de la Philharmonie vue de ma place

Comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, les musiciens de l'orchestre étaient très nombreux,

et les choristes également. Cependant, les pianissimos étaient effectués vraiment pianissimo,

en dépit du grand nombre des interprètes, avec beaucoup de précision. Il y avait dans le livret quelques

découvertes que je vous transmets, puisque cette oeuvre fait partie de notre répertoire. "Plus que d'un

requiem, il s'agit d'une ode funèbre", en effet, le texte du Requiem allemand n'est pas la traduction

en allemand du Requiem latin (Mozart, Verdi, ...),  ce sont des textes en allemand issus de l'ancien

 et du nouveau Testament, mis en musique par Brahms. A l'origine, cette ode funèbre comportait

six mouvements, ou six choeurs de notre point de vue de choristes. Brahms en a rajouté un septième,

qui occupe la sixième place dans l'édifice, et qui est le sommet dramatique que nous connaissons,

"Tod, wo ist dein Schnachel? Hölle, wo ist dein Sieg?", et qui tient lieu, avec l'évocation apocalyptique

du jugement dernier par le truchement du "lezten Posaune" (dernier trombone), de Dies irae.

La puissance des instruments et des choristes était remarquable, et emplissait l'immense salle de la

Philharmonie pour donner, dans les fortissimos, la chair de poule à toute l'assistance!

A noter, dans les spécificités de ce concert, très bien interprété, le tempo plus rapide de la fugue

du troisième choeur "Der gerechten Seelen sind in Gottes Hand", plus acrobatique, mais moins

fatigant, et l'accentuation des consonnes, plus longues et plus audibles qu'habituellement,

avec un traîné sur "Schmerz" par exemple. On sentait un effort de diction collectif destiné à la

compréhension du texte, effectivement très clair (quand on le connait déjà!)

Le choeur et l'orchestre et Emmanuel Krivine

Le choeur et l'orchestre et Emmanuel Krivine

Les deux solistes, la soprano Camilla Tilling, et le baryton Rudolf Rosen étaient placés au milieu du

premier rang de choristes, entre les sopranes et les alti, d'où ils chantèrent leurs parties. C'est une

disposition que je n'avais pas encore rencontrée, sauf mémoire défaillante de ma part. Compte tenu de

la puissance du choeur, on pouvait craindre que cette position les désavantage, mais non. Ils n'ont pas

de solo qui ne soit entremêlé de choeur, les mettre au centre des choristes devait être à la fois

plus difficile pour eux, et en même temps le gage d'une bonne harmonisation de l'ensemble.

Emmanuel Krivine très concentré pendant le concert, et très souriant ensuite, dirigea une

interprétation magistrale d'une oeuvre qui est une sorte de monument funèbre romantique.

 

Sylvie, blogmestre

Les solistes, les chefs d'orchestre et de choeur

Les solistes, les chefs d'orchestre et de choeur

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 08:07

Hier, je parvins après plusieurs tentatives à obtenir un billet en ligne pour aller voir le Louvre (le site officiel de réservation

des billets refusant curieusement de s'afficher sur mon écran d'ordinateur), je choisis 16h, ainsi je pourrais enchaîner

avec la répétition générale du Requiem de Mozart, à 19h30 en l'église Saint-Louis en l'Ile.

Billet d'entrée au Louvre, avec heure d'arrivée

Billet d'entrée au Louvre, avec heure d'arrivée

Partie de la gare d'Arcueil à 15h15*, je descends à Montaparnasse pour récupérer mon billet en boutique FNAC vers 15h40,

et reprends le métro, ligne 13, changement à Concorde, puis ligne 1, sortie Palais-Royal Musée du Louvre. Là, j'arrive

directement sous la Pyramide, un peu après 16h, et rentre dans le musée tout de suite
 

(c'est l'intérêt de réserver un billet à heure fixe). Il y a des années que je n'étais plus allée au Louvre,
ma dernière visite datait d'avant la pyramide...Pendant mes études en Alsace, quand je revenais à Paris pendant
les
vacances scolaires, j'adorais aller dans les musées, et j'affectionnais le Louvre à la charnière de juillet et d'août,
quand les Parisiens préparaient déjà leurs vacances, et que les touristes, à l'époque japonais, n'étaient pas encore

arrivés à Paris... Il était interdit de prendre des photos au flash, je chargeais mon réflex d'une pellicule 400ASA,
que je sur-développais manuellement pour en monter la sensibilité à 800ASA, et pouvais ainsi obtenir des images
des collections, en noir et blanc. La donne a changé... il y a du monde toute l'année, beaucoup de monde.
Et tout ce monde photographie et filme sans retenue. Moi aussi!

 

Voici un montage photo de ma balade au Louvre du 28 mars, vous noterez l'aimable participation de Henri III,

Henri IV, et François Ier, anciens propriétaires du château, d'où la musique Renaissance du montage.

 

 

 

Il est un sport que tous les visiteurs du Louvre pratiquent, qui est le salut à la Joconde. C'est un sport,

parce qu'il faut la trouver... Un monsieur m'a demandé où elle était, j'ai répondu "suivez la foule",

il a pensé que je plaisantais... mais pas du tout, c'est ainsi que je suis arrivée dans la salle

où elle trônait au milieu de ses adorateurs. Voici le périple, sur la belle chanson de Nat King Cole:

 

J'ai parcouru les trois parties du Louvre, Richelieu, Sully, et Denon, et suis ressortie à 17h45

(c'est l'heure où les salles ferment les unes après les autres). A 17h56, j'ai repris la ligne 1** direction Château de

Vincennes, pour ressortir à Hôtel de Ville. Il y avait une messe du lundi de Pâques à 18h15 en la cathédrale,

que l'on entendait carillonner du parvis de l'Hôtel de Ville. Alors que je remontais vers Notre-Dame,

une averse drue avec bourrasques s'abattit sur la rue, et la traversée du parvis fut un peu aventureuse.

Lundi 28 mars 2016

L'entrée dans la cathédrale se fit normalement, sans CRS, malgré les grêlons qui tombèrent alors

aussi dru que la pluie précédente, quand je pénétrai dans la cathédrale. C'était une messe très sobre,

et très quiète, avec deux prêtres et une soliste. Nous sommes ressortis une heure plus tard.

Sortie de la cathédrale, lundi de Pâques vers 19h15

Sortie de la cathédrale, lundi de Pâques vers 19h15

Puis j'ai longé la cathédrale pour me rendre à la répétition générale du Requiem de Mozart, en l'église Saint-Louis en l'Ile.

Rue du cloître Notre-Dame, vers l'île Saint-Louis

Rue du cloître Notre-Dame, vers l'île Saint-Louis

Après avoir mangé une crêpe en route, et croisé une fanfare sur le pont entre l'île de la Cité et l'île Saint-Louis,

je suis arrivée pile à l'heure dite. Munie du billet de concert choriste qu'on m'avait remis à l'entrée,

j'ai gagné le pupitre des sopranes, et pris une petite vidéo pendant le Tuba Mirum, destinée à montrer

combien nos solistes et notre chef incitent à venir nous écouter en concert le 3 avril!

 

 

Sylvie, blogmestre

Il faudra que je retourne au Louvre en semaine... avec des chaussures confortables.

 

Départ d'Arcueil gare à 15h15

Départ d'Arcueil gare à 15h15

Départ de la station Palais-Royal Musée du Louvre à 17h56

Départ de la station Palais-Royal Musée du Louvre à 17h56

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 22:06

Ce matin, j'avais oublié que nous passions à l'heure d'été... J'étais en train de terminer mes articles de blog quand j'ai pris
conscience du problème. Je me suis habituée au caractère paisible de la messe de 10h, mais vu mon retard, j'ai décidé

d'aller à la messe de Pâques de 11h30. Je suis partie d'Arcueil-gare à 11h*, ce qui permettait d'arriver à temps
pour un dimanche ordinaire, mais pour Pâques, je risquais de passer la messe debout. Mais ce fut pire qu'envisagé...

 

Arrivée sur le parvis de Notre-Dame à 11h20, une file d'attente s'allongeait jusqu'à la sortie du RER. On en voyait une autre
au bout du parvis. Il y avait des barrières, et des CRS qui laissaient passer les personnes au compte-gouttes. Quelqu'un évoqua
« une explosion » pour ce dispositif de surveillance renforcée, je ne sus jamais de quelle explosion il pouvait s'agir. Le vendredi précédent, malgré les attentats de Bruxelles, ce dispositif n'existait pas. Je pris ma place dans la file, qui avançait très lentement.

Notre-Dame, ou l'inaccessible étoile

Notre-Dame, ou l'inaccessible étoile

A 11 heures et demie, quand la messe commença, j'étais toujours dans la file. A midi moins vingt aussi. Je passai

la barrière du filtrage vers midi moins le quart, après que nous avons entendu que « les touristes ne pouvaient plus

entrer » (pendant 20 minutes on avait continué de laisser entrer les touristes alors que la messe était commencée et

qu'il y avait dehors des fidèles qu'on ne laissait pas entrer). Quand je suis enfin passée au contrôle, mon sac a été fouillé

dans les recoins à la main, pas seulement examiné en surface, et j'ai subi une palpation par CRS masculin...

Outre l'irrégularité de cet acte,  qu'est-ce qui pouvait bien le motiver ? Après la traversée du parvis, il y avait une

deuxième rétention de fidèles, puis enfin le contrôle habituel, respectueux et sympathique.
 

 

Le panneau de la Résurrection

Le panneau de la Résurrection

Entrée dans la cathédrale vingt-cinq minutes après le début de la messe (!), alors que j'étais arrivée

sur le parvis dix minutes avant ce début, sans surprise, il n'y avait plus de places assises, je suis

donc entrée avec les touristes dans l'espace le plus externe. Ce qui m'a permis de prendre

quelques images, puisque je n'étais pas dans l'espace de prières. Mais nous étions nombreux dans ma

situation, et nous avons vite formé un petit noyau de fidèles qui a rejoint l'intérieur de l'espace de prières

pour la communion, en passant entre les sangles. Cette messe de Pâques, il fallait la mériter ! C'était

pourtant l'aboutissement de semaines de préparation spirituelle, ç'aurait dû être une fête, mais

je me sentais stressée et en boule à l'intérieur. Heureusement la célébration dénoua les tensions.

 

Rangée latérale vue de l'espace réservé aux touristes

Rangée latérale vue de l'espace réservé aux touristes

J'entendis la Maîtrise d'enfants et de jeunes, solidement épaulée par quelques adultes, chanter

(très bien!) une messe à double choeur de Leo Hassler. En ressortant, deux mamans d'enfants de la Maîtrise

disaient qu'ils avaient chanté pendant plus de deux heures, j'en déduisis qu'ils avaient aussi probablement chanté

la messe grégorienne que j'avais ratée, et en fus déçue (d'avoir raté la messe grégorienne). J'ai entendu

l'Evangile de la Résurrection, et le sermon, mais pas les lectures. La messe dura jusque vers 12h45,

car nous étions très nombreux, puis la procession traversa la nef, et nous fûmes les derniers

devant qui elle passa. Voici un court montage, de la file d'attente du début, à l'orgue de la fin.

 

 

Il fut très long de vider la cathédrale de tous ses fidèles pascals... Que soient remerciés ici tous ceux qui

se sont investis dans cette semaine sainte, dans les célébrations, concert, choeurs, accueil,

encadrement, sécurité. Ca a dû être très fatigant pour vous, mais c'était une belle réussite.

Encore merci !

La sortie de la messe de 11h30, vers 12h45

La sortie de la messe de 11h30, vers 12h45

Je suis rentrée chez moi vers 12h52**, énergétisée par la cathédrale.

 

Sylvie, blogmestre

 

Départ de la gare d'Arcueil à 11h

Départ de la gare d'Arcueil à 11h

Retour à 12h52

Retour à 12h52

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 08:11

Hier après-midi, j'ai fait connaissance avec la salle n°2 de la Philharmonie, qui s'avère très agréable

et de dimensions plus humaines que la grande salle, plus propice aux petits ensembles. Peut-être

était-ce la raison pour laquelle Jordi Savall et son ensemble "Le concert des nations", s'y produisaient

cet après-midi du samedi 26 mars 2016. Il y avait aussi, en soirée, à la Philharmonie 1, William Christie

et les Arts Florissants dans la Messe en si mineur de JS Bach, mais là c'était à guichets tellement fermés que l'annonce

du concert avait même disparu du navigateur de mon ordinateur...! Jordi Savall, qui est l'un des

grands noms de l'interprétation de la musique ancienne, proposait un oratorio en italien de

Georg Friedrich Haendel, intitulé la Resurrection, pour clôturer cette semaine pascale.

Billet pour la place 407 au parterre en gradins

Billet pour la place 407 au parterre en gradins

Philharmonie 2, la salle vue de ma place

Philharmonie 2, la salle vue de ma place

Vers 1708, dans une période politique troublée, Haendel est à Rome, où il compose des oratorios

en italien. En effet, le pape a interdit les opéras, ce qui engendre des "académies d'oratorios" dans les

grandes familles romaines, où l'on donne des concerts privés. Haendel est alors le protégé du marquis

Ruspoli, qui lui commande une oeuvre sur la Résurrection pour marquer son allégeance à l'Eglise, et

concrétiser une alliance avec la curie romaine. L'oeuvre fut crée dans les salons du marquis sous la

direction de Corelli et frappa les esprits par sa magnificence. Elle comprend un orchestre et cinq solistes.

Violons, contrebasse, viole de gambe, théorbe, archiluth, clavecin, concertino, violoncelles, orgue,

trompettes, flûtes, hautbois, basson... Le marquis Ruspoli devait avoir un très grand salon!

Les solistes du concert avaient des estrades surélevées, et chantaient depuis un piédestal.

Les instruments anciens et le piédestal des solistes

Les instruments anciens et le piédestal des solistes

Les solistes jouaient ou plutôt chantaient les rôles d'un ange (soprano), de Marie Madeleine (soprano)

de Marie Cleofe (alto), de Lucifer (baryton), et de Jean l'évangéliste (ténor).

Voici une photo prise aux saluts de la fin de la première partie, de l'ensemble des musiciens.

Les solistes le concert des Nations, et Jordi Savall

Les solistes le concert des Nations, et Jordi Savall

C'était un très beau concert, sur instruments d'époque, avec cette sonorité effectivement un peu métallique,

mais pas seulement, qui caractérise les instruments des XVIIè et XVIIIè siècles. Il y a aussi la douceur

des flûtes en bois, et le son très particulier des viole, théorbe, luth, violoncelle d'époque. Un voyage

dans le temps. Les paroles en italien étaient traduites et la traduction projetée au-dessus de la scène.

 

Le concert débutait à 16h, et se terminait vers 18h30, ce qui était un peu tard pour moi car je n'avais pas eu

le temps de faire les courses du long week-end férié, et il fallait compter avec mon heure de transports en commun de retour.

Je suis sortie de la salle discrètement pendant la deuxième partie,  un peu avant 18h*, entre deux chants du ténor, puisque

j'étais en bout de rangée, à proximité de la porte. J'ai signalé que je ne pouvais rester plus longtemps,

à mon grand regret, et suis retournée chez moi avant la fermeture des magasins.

 

Joyeuses Pâques à toutes et à tous!

 

Sylvie, blogmestre

Retour Porte de Pantin à 17h56

Retour Porte de Pantin à 17h56

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 09:33

Hier soir, j'ai entendu la Musique pour les funérailles de la reine Mary de Henry Purcell, et la Missa

in Angustiis de Joseph Haydn, ainsi qu'une troisième courte pièce, Eternity's Sunrise de

Steve Martland, trois oeuvres interprétées par l'Orchestre philharmonique de Radio France, et le

Choeur de Radio France, sous la direction de Sofi Jeannin, récemment promue

chef du Choeur de Radio France.

Purcell et Haydn

Après avoir malencontreusement raté un train en gare d'Arcueil, j'ai pris du retard, et suis arrivée trois

minutes avant la fermeture des portes... Arrivée au deuxième balcon, ma place était déjà occupée, mais

il restait des places vides en loge 3, je crois que j'ai pris la V 33. Voici l'auditorium de ma nouvelle place.

Le grand auditorium vu de la place V33

Le grand auditorium vu de la place V33

Il s'agissait d'un concert d'inspiration religieuse, dont chaque oeuvre visait à la transcendance.

Henry Purcell était le compositeur attitré de Guillaume III d'Angleterre et de sa jeune épouse Mary,

pour laquelle il avait déjà composé des musiques plus joyeuses de son vivant (Music for the

Queen Mary), qui n'a pas chanté ou entendu  "Come ye sons of arts"? Un an après ces premières

compositions, la reine Mary mourut de maladie, et Purcell composa en 1695 la marche funèbre

"Music for the funeral of Queen Mary". Cette musique servit une nouvelle fois huit mois après sa

création pour l'enterrement du compositeur lui-même... Le choix de l'oeuvre de Purcell était parfait

pour un vendredi saint, c'est une musique de deuil très belle, sobre, avec quatre trompettes,

un petit orgue, des timbales, et le choeur. Le choeur et l'orgue alternent avec le quatuor

de trompettes et les timbales, qui donnent le ton de gravité dramatique de l'oeuvre.

 

Trompettes et timbales sur la musique de Purcell

Trompettes et timbales sur la musique de Purcell

Le Choeur de Radio France, l'orchestre philharmonique, les solistes et le chef

Le Choeur de Radio France, l'orchestre philharmonique, les solistes et le chef

La Missa in angustiis de Joseph Haydn, créée en 1798, qui a précédé dans l'oeuvre du compositeur la

Paukenmesse que nous avons chantée il y a deux ans, était brillante et joyeuse, pleine d'espoir, malgré

son titre. Elle m'a aussi paru avoir été judicieusement choisie, en ces temps troublés.

La messe se situe à la charnière des XVIIIè et XIXè siècles, où les arias de l'époque baroque

disparaissent progressivement. Le Kyrie chanté par la soprano Laura Mitchell mettait en valeur la

souplesse virtuose de sa voix, dans des coloratures délicates, comme les décrit le livret. La Missa

in angustiis est baptisée "Nelson" car le lord amiral, qui contrait Napoléon lors de sa création, faisait figure de héros

dans une Europe déstabilisée par son esprit de conquête. Il semble que Nelson eut l'occasion en 1800 d'entendre

"sa" messe à Eisenstadt. Le Dona nobis pacem final est particulièrement éclatant. Des applaudissements

nourris saluèrent la fin du concert, les solistes soprano et alto reçurent des fleurs, ainsi que

Sofi Jeannin, et même les choristes! J'ai beaucoup aimé ce concert, et ce sentiment était partagé.

La photo ci-dessus montre l'orchestre pour la messe de Haydn, une partie du choeur, les solistes

et Sofi Jeannin. La soprano, comme vous pouvez le constater portait une robe longue verte,

avec des sequins assortis qui scintillaient à la lumière, l'alto portait un haut de dentelle blanche sur un fond noir.

Les solistes et Sofi Jeannin, avec quelques violons

Les solistes et Sofi Jeannin, avec quelques violons

A notre sortie, la lune était pleine et rousse, et la Tour Eiffel toujours parée des couleurs belges.

 

Sylvie, blogmestre

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 09:03

Hier, c'était le Vendredi saint de la semaine pascale. J'avais décidé d'aller à la célébration

du Chemin de croix de la cathédrale, à 15h, et le soir au concert Purcell-Haydn dirigé

par Sofi Jeannin au grand auditorium de Radio-France.

Notre-Dame de Paris et la moitié de la file d'attente du Vendredi saint

Notre-Dame de Paris et la moitié de la file d'attente du Vendredi saint

Il y avait beaucoup de monde sur le parvis quand je suis arrivée hier à Notre-Dame, vers 15h*, mais

encore davantage à l'intérieur. Je n'avais plus assisté à un chemin de croix depuis très longtemps,

mon enfance peut-être. Celui-ci était présidé par Mgr Vingt-Trois. Les quatorze stations étaient

lues en français, en anglais et alternativement en italien, allemand, ou espagnol. Les "stations"

correspondent au découpage du récit de la Passion de Jésus par ses apôtres.

Vendredi 25 mars 2016

A partir de la troisième station, la Maîtrise, composée de 17 choristes mixtes, ai-je compté sur l'écran de

télévision qui me faisait face sur un côté de la nef, et du chef de choeur, a chanté station par station le

Via crucis de Liszt dont j'ai parlé lors du concert Stabat Mater de mardi dernier. Mais je retire ce que

j'ai dit sur la lourdeur de cette oeuvre: chantée par la Maîtrise de Notre-Dame, elle était retenue et très belle.

J'ai regretté qu'il n'y ait pas d'enregistrement. Voici une vidéo avec partition et une interprétation assez subtile:

 

 

La grande croix était noire, et la cathédrale n'était pas éclairée,

à part l'autel et le choeur, la lumière venait des vitraux. Des bougies étaient allumées sur l'autel,

qui furent éteintes successivement, la dernière fut éteinte à la mort de Jésus.

La nef sombre de Notre-Dame à la sortie du chemin de croix

La nef sombre de Notre-Dame à la sortie du chemin de croix

Nous avions été triés à l'entrée, selon nos voeux. Il y avait beaucoup de prêtres présents. La foule était

très dense à l'intérieur, les rangées étaient pleines, même au bord des travées latérales.

J'ai entendu dire que les attentats augmentent la fréquentation des cultes pacifiques.

Après plus d'une heure de célébration, nous sommes ressortis sur le parvis et j'ai regagné le RER*

 

Sylvie, blogmestre

Départ d'Arcueil et arrivée à Notre-Dame
Départ d'Arcueil et arrivée à Notre-Dame

Départ d'Arcueil et arrivée à Notre-Dame

Retour après la célébration

Retour après la célébration

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