30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:23

C'est le nom complet de l'opéra de Verdi, dont j'ai vu la dernière représentation de la saison hier soir.

Violetta ossia la Traviata

J'ai eu la chance de trouver un billet de catégorie 2 à prix cassé à la revente par un internaute charmant, qu'il en soit

remercié ici, qui m'a permis d'être au parterre pour cette dernière séance.

Partie d'Arcueil à 18h45*, je suis arrivée à la station de métro Bastille à 19h17**. Je suis entrée à l'Opéra alors que la sonnerie

retentissait, nous invitant à gagner nos places. La salle était pleine, il restait quelques rares places d'absents,

vite occupées. Voici la salle de l'opéra Bastille vue de la place 16, rangée 27 du parterre:

Violetta ossia la Traviata

Et voici l'en-tête et le bas de page de la fiche du spectacle présenté le 29 juin 2016

Violetta ossia la Traviata
Violetta ossia la Traviata

L'Orchestre et les choeurs de l'Opéra national de Paris étaient placés sous la direction de Michele Mariotti.

Ce fut une très belle représentation, que je détaillerai ultérieurement (si vous suivez ce blog, vous remarquerez

j'espère que j'ai actuellement du retard, mais que je le rattrape au fur et à mesure...) ayant des obligations extérieures.

Voici une photo des chanteurs de l'opéra, et du chef d'orchestre, monté sur scène à la fin du spectacle

Violetta ossia la Traviata
Violetta ossia la Traviata

En vous remerciant pour votre compréhension, à très bientôt pour la suite de l'article.

 

Sylvie, blogmestre

Violetta ossia la Traviata
Violetta ossia la Traviata
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 08:05

Hier soir j'ai entendu le concert d'orgue en hommage à Maurice Duruflé qui était donné

en la cathédrale Notre-Dame de Paris par les trois organistes titulaires du grand orgue.

Je suis arrivée sur le parvis de la cathédrale depuis Paris, en métro, ce qui fut une bonne chose car un

colis suspect était en cours d'extermination dans ma station de RER habituelle...

Duruflé, orgue

Il était impossible de traverser la zone située au-dessus de la station de RER, il fallut la contourner par les quais pour revenir sur

le parvis, de l'autre côté. De jeunes militaires expliquaient le chemin à suivre, et les passants étaient plutôt disciplinés.

Entrée dans la cathédrale, au moment où je demandai un billet à l'accueil, un "boum" se fit entendre en sous-sol.

Duruflé, orgue

A l'intérieur de la nef, les auditeurs étaient répartis plutôt vers l'arrière, pour être plus près de l'orgue.

Personnellement, comme je suis hypersensible à certains sons, j'ai préféré me mettre à l'avant de la nef

(d'autres personnes ont bougé vers l'avant en cours de concert, ai-je remarqué). Le Chanoine Dupont-Fauville vint

nous présenter le concert, qui commémorait les trente ans de la mort du compositeur.

Duruflé, orgue

C'était un concert méditatif, composé de trois parties interprétées chacune par l'un des organistes

de la cathédrale. Olivier Latry commença, jouant les trois mouvements de la suite opus 5 ( de 1932):

Prélude, Sicilienne, Toccata. Voici un extrait de la Sicilienne, pour l'atmosphère méditative:

 

 

Puis Philippe Lefebvre interpréta Prélude, adagio et choral varié sur le Veni creator, opus 4 (de 1930).

Enfin, en troisième partie, Vincent Dubois interpréta trois oeuvres de différentes périodes de la vie de Duruflé,

le Scherzo opus 2 (de 1926), la Fugue sur le carillon des heures de la cathédrale de Soissons, opus 12

(de 1962), et Prélude et fugue sur le nom d'Alain, opus 7 (de 1942). Dans la deuxième pièce, contemporaine

des motets et d'une des révisions du Requiem, on retouvait des thèmes vocaux entendus dans Ubi caritas,

Tota pulchra es, ou le" Libera eas de ore leonis" du Requiem. Il y eut un incident technique entre la deuxième et

la troisième pièce de cette troisième partie, qui créa un interlude involontaire. Le concert fut très applaudi, il était très beau

(j'ai souffert des finales fortissimo, mais les personnes en bon état de santé ont beaucoup aimé les fortissimo),

les auditeurs applaudirent debout, tournés vers l'orgue, les trois organistes vinrent saluer ensemble.

Nous sommes ressortis de la cathédrale avant 22h. A l'entrée du portail, un cicerone faisait un discours enflammé en version

originale à des touristes asiatiques, qui buvaient ses paroles. Pas de traduction, dommage!

Duruflé, orgue

A notre sortie, le RER avait rouvert ses portes, et avertissait benoîtement que des pickpockets pouvaient

sévir dans la station, et même sur les escaliers roulants... il était 21h56*

 

Sylvie, blogmestre

 

Duruflé, orgue
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 08:31

Hier soir, pendant que mes camarades choristes prenaient de l'avance en commençant l'étude du programme musical

de l'année 2016-2017 (que je connais déjà), j'ai délaissé Schubert pour aller entendre Pergolèse

en son Stabat Mater, au Théâtre des Champs Elysées... Le concert comportait une première partie de

musique instrumentale, et, en seconde partie, le chef d'oeuvre de Giovanni Baptista Pergolesi, interprété

par Sonya Yoncheva et Karine Deshayes, accompagnées par l'ensemble baroque Amarillis.

Pergolèse

Voici la localisation de ma place, j'étais au premier rang du premier balcon.

Pergolèse

La première partie du concert proposait le concerto grosso n°1 de Francesco Durante, la sonate

n°14 de Francesco Mancini, et le concerto grosso n°3 d'Alessandro Scarlatti. L'ensemble Amarillis était

composé de cordes, violons, altos, violoncelles, contrebasse, théorbe, clavecin, et d'un instrument à vent,

flûte à bec alto pour les deux premières pièces, et hautbois baroque pour la troisième. Héloïse Gaillard,

directrice artistique de l'ensemble, et soliste, semblait se battre contre toutes les cordes qui l'entouraient.

Mais il est dans l'esprit du concerto que l'instrument solo mène une joute musicale contre l'orchestre!

L'orchestre était conduit par Violaine Cochard, au clavecin, et par Alice Piérot, premier violon.

Sonya Yoncheva, Héloïse Gaillard, Alice Piérot, Violaine Cochard, Karine Deshayes, et les violons

Sonya Yoncheva, Héloïse Gaillard, Alice Piérot, Violaine Cochard, Karine Deshayes, et les violons

Ci-dessus, une photo prise à la fin du concert, où l'on voit Héloïse Gaillard, Alice Piérot,

et Violaine Cochard, entourées par les deux solistes sopranos, et l'orchestre.

J'ai bien aimé les trois pièces de musique instrumentale de la première partie, représentantes

gracieuses de la musique de chambre italienne du début du XVIIIè siècle. La flûte et le hautbois auraient

gagné à être sonorisés, mais je ne sais pas si cela se fait dans un orchestre baroque. Ma voisine de rangée était hautboïste

baroque, nous avons échangé nos impressions... La soliste flûtiste-hauboïste a été très applaudie.

Après l'entracte, les musiciens revinrent sur scène avec les deux solistes vocales, une soprano et

une mezzo-soprano. Le Stabat Mater de Pergolèse, datant de 1736, est une très belle oeuvre quoique

simple, voire dépouillée. Ecrite pour deux voix féminines, on en rencontre différentes déclinaisons,

choeurs féminins, ou d'enfants, ou sopraniste et contre-ténor, je n'ai pas encore entendu une adaptation grave...

L'oeuvre comprend dix mouvements, le texte étant identique à celui du Stabat Mater de Dvorak.

Sonya Yoncheva créa un peu d'agitation à son arrivée, saluée de cris (?!) par un amateur de musique du parterre. Elle était

vêtue d'une robe noire que ce monsieur trouvait suggestive... Karine Deshayes, que j'entendais en concert pour la troisième

fois depuis une dizaine de jours, était en robe bleue. Le duo était vocalement très bien assorti. L'oeuvre

commença doucement, puis les voix prirent de l'ampleur. L'interprétation fut d'une grand beauté tout

du long, accompagnée cette fois non par le clavecin, mais à l'orgue positif, en plus des cordes de l'orchestre.

Le "Quando corpus morietur", qui doit être le mouvement le plus connu de l'oeuvre, et son "Amen" final encore

plus connu, jusque dans Amadeus* de Milos Forman, concluaient la deuxième partie et le concert.

 

L'ensemble Amarillis et les solistes

L'ensemble Amarillis et les solistes

Il y a une particularité au Théâtre des Champs Elysées: c'est, des salles de concert que je connais, celle où les auditeurs

parviennent le plus rapidement à demander un bis en synchronisant leurs applaudissements. Ce sont des auditeurs

chevronnés, rompus aux techniques manuelles. Amis musiciens, si vous voulez être bissés, vous savez où vous produire!

Nous entendîmes donc une deuxième fois le Quando corpus morietur et son Amen, pour notre très

grand plaisir. Le concert s'est terminé vers 21h45, il faisait encore jour avenue Montaigne. Je suis rentrée en chantant,

Amen... amen... amen, amen, amen! (une/un volontaire pour la deuxième voix?)

 

Sylvie, blogmestre

 

* Amadeus: on entend le Amen du Stabat Mater de Pergolese après la scène où le père Salieri s'étouffe

avec une arête de poisson, laissant ainsi le champ libre à son fils pour faire de la musique

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 10:05

Ce dimanche matin, je suis partie d'Arcueil-gare à 9h37*, et arrivée sur le parvis de Notre-Dame à 10h02**,

et entrée rapidement dans la cathédrale, un peu chargée pour le reste de la journée.

Dimanche 26 juin 2016

J'ai participé aux deux messes de 10h et de 11h30. Les détails de ces célébrations ont fait l'objet d'un article

sur le blog Cum sancto spiritu. Je suis ressortie de la cathédrale vers 12h40, puis ai gagné une station de métro, étant

invitée à déjeuner avec d'autres choristes à Maisons-Alfort. Au passage sur le Pont d'Arcole, j'ai constaté que

la Seine continuait de baisser, mais était toujours haute, les regards des quais étant encore sous l'eau.

 

Dimanche 26 juin 2016

Pour éviter un changement de ligne fastidieux à Châtelet, j'ai eu l'idée (lumineuse!) de gagner la station Pont-Marie à pied,

qui est au bout du deuxième pont que l'on devine sur la photo ci-dessus. Pourquoi Pont-Marie? Parce que cette station

est sur une ligne rose que je pensais être la bonne. Arrivée à Pont-Marie à 13h07***, je découvris que la ligne rose

était la 7, et qu'il, fallait que je prenne la ligne 8, qui est mauve sur les plans de métro, et non rose... ou l'inverse!

Enfin, j'aurais mieux fait de passer par Châtelet, il m'a fallu 45 minutes de métro pour arriver à destination.

Juste avant le dessert! Jolie tablée, jardin très sympathique, et nous avons chanté...

Un rossignol opiniâtre vint s'imposer, il commença à tomber quelques gouttes, le voisin

donna quelques coups, nous vînmes à bout du rossignol, et tout s'arrangea.

Merci à Jean et à France pour leur accueil, et aux autres choristes présents pour leur bonne humeur.

Dimanche 26 juin 2016

Sylvie, blogmestre

Dimanche 26 juin 2016
Dimanche 26 juin 2016
Dimanche 26 juin 2016
Dimanche 26 juin 2016
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:10

Ah, les dernières semaines de juin... Tout le monde fait des concerts, il y a des pots de fin d'année, des projets à remettre

sans délai, comme si la vie s'arrêtait au 1er juillet! On veut tout faire, et bien sûr on n'y arrive pas.

Je suis en retard sur mes comptes-rendus, vivre ou écrire, il faut choisir...

Le mois de juillet s'annonçant plus calme en termes d'activité, je vais faire état de ce qui est vécu, et compléter ensuite.

Il va y avoir à nouveau de la publicité sur ce blog, le temps que je décide de son affectation, c'est transitoire.

Je vous présente toutes mes excuses "pour la gêne occasionnée" (formule consacrée horripilante).

 

Place à la narration: samedi soir 25 juin, j'ai bénéficié d'une des 15.000 places en promotion à 15€

pour retourner voir la comédie musicale Résiste avant qu'elle quitte les planches parisiennes.

Il s'agit de la comédie musicale construite à partir des chansons de Michel Berger et de France Gall,

qui est donnée au Dôme de la Porte de Versailles avec beaucoup de succès depuis la mi-novembre.

J'avais déjà vu ce spectacle le 17 novembre pour sa séance de réouverture après les attentats.

Sur l'affiche il y a écrit "la comédie musicale qui fait du bien". Et c'est vrai! On ressort heureux.

 

Résiste, en promo!

Partie d'Arcueil à 19h*, arrivée Porte de Versailles vers 19h40. Malgré la modicité du prix de la place, j'étais

très bien, au 3è rang latéral, voici la salle en cours de remplissage le 25 juin au soir, de ma place:

Résiste, en promo!

La partie centrale de la salle était pleine, et il y avait des spectateurs au bas des parties latérales, dont j'étais.

L'ambiance était festive-amusante, mes voisins étaient venus en famille avec leurs boîtes de tomates et de tartines aux céréales.

Il y avait sur les grands écrans (derrière moi) l'affichage en direct des photos que le public qui était  dans la salle prenait

de soi et envoyait sur Twitter au hashtag Résiste, puis que le même public prenait en photo sur l'écran quand

elles y apparaissaient. Vertigineux jeu de miroirs narcissique! La foule du samedi soir était bien participative!

Résiste, en promo!

Et voici une photo de la jeune troupe, avec en fond de scène Michel Berger et France Gall.

Résiste, en promo!

La première fois que j'avais vu ce spectacle, j'étais en fond de salle, on pouvait voir et bouger. Cette fois-ci, je voyais beaucoup

plus de détails, mais bouger était difficile (quand mes voisines de devant l'ont fait, dix personnes n'ont plus vu la scène...

elles ont du se rasseoir) Le changement de perspective était très intéressant (je voyais les trucages, les rails

du piano, un peu les coulisses, très bien les musiciens, l'histoire passait presque au second plan).

Je vous invite à vous reporter au premier article paru sur ce blog relatif à cette comédie musicale, et à profiter

de la promotion sur les places, en vigueur jusqu'au 3 juillet, si vous êtes tentés, bonne soirée garantie!

 

Sylvie, blogmestre

Résiste, en promo!
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:41

Hier soir j'ai entendu le premier des trois concerts Stabat Mater de Dvorak par le choeur et l'orchestre

Note et Bien sous la direction de David Molard, en l'église Saint-Denys du Saint-Sacrement, rue de Turenne,

Paris 3è. La RATP avait été optimiste dans ses prévisions de trajet,il me fallut  plus d'une heure de voyage pour arriver à

Saint-Denys, pendant le discours présentant l'association Basiliade soutenue ce soir-là, et juste le temps de m'installer

avant le début du concert! Voici une photo du choeur prise des derniers rangs de l'église:

Le choeur Note et Bien vu du fond de l'église Saint-Denys du Saint-Sacrement

Le choeur Note et Bien vu du fond de l'église Saint-Denys du Saint-Sacrement

De mémoire, il y avait environ 80 choristes et 70 musiciens, plus cinq choristes CP13 du petit choeur,

en renfort. Ce fut un très beau concert. L'église est très réverbérante, et dans le premier choeur, on avait

un peu de mal à distinguer les parties des uns et des autres, mais ensuiste la clarté sonore

s'est améliorée. Le volume sonore était remarquable (85 choristes chantant à pleins poumons).

Ci-dessous une vidéo du 5è mouvement, qui a été éclaircie et découpée, la qualité visuelle n'est pas top,

désolée, le son est correct, pour vous donner envie d'aller les entendre samedi et dimanche prochains.

Vous pouvez consulter le site de l'association Note et Bien pour les deux concerts à venir!

 

 

 Il y eut une standing ovation à la fin de ce concert, qui était bien méritée.

 

Je poursuis la mise en ligne de l'article présent en alternance avec mes autres activités de la journée, et vais compléter celui

de la Comédie Française, qui n'est pas fini. En vous remerciant pour votre compréhension de ce petit différé...

Sylvie, blogmestre

 

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:39

Inès, alto du Choeur Un nous propose un concert ce soir dans la chapelle de la clinique

Notre-Dame de Bon-Secours dans le 14è arrondissement (68 rue des Plantes, métro Alésia ou Porte d'Orléans),

au profit du Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes. Le Choeur symphonique de Paris

chantera des oeuvres de Rossini, Schubert, Brahms, Schumann, Fauré, sous la direction de Xavier Ricour.

Le concert sera donné à 21h, l'entrée est à 20€ et l'intégralité des recettes ira au GIAA.

Tous les détails concernant ce concert sont disponibles en suivant le lien ci-dessus. Le site du Choeur symphonique est ici.

Contact pour les places:  01 47 34 30 00 ou par mail : stephanie.zoccola@giaa.org ou achat sur place le soir du concert.

 

Sylvie, blogmestre

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 08:40

Le Théâtre des Champs Elysées m'avait fait une offre promotionnelle pour un récital de piano hier soir donné par David Fray,

à laquelle j'avais souscrit volontiers mais... des places en galerie se sont libérées tardivement pour le concert d'Accentus à

la Cité de la Musique. Ayant essayé sans succès jusqu'ici d'assister à un concert d'Accentus, j'ai décidé in-extremis de changer

de destination pour la soirée. Que le Théâtre des Champs Elysées et David Fray ne m'en veuillent pas, je suis avant tout

une choriste qui aime entendre d'autres choristes, et parler chant choral... L'esprit de corps! Partie remise...

Accentus

En gare d'Arcueil à 19h23*, le transport fut fluide et sans incidents. Je suis arrivée peu après 20h à l'entrée de la Cité de

la Musique, où j'ai été sondée deux fois, une fois sommairement sur mes habitudes philharmoniphiles, puis une deuxième fois

de manière approfondie, avec questionnaire personnalisé, et tirage au sort pour gagner des places de concert (whaouh!)

Avez-vous un abonnement? Non. Etes-vous déjà venue dans cette salle ou dans la grande salle? Oh, oui, souvent!

Puis je suis entrée et j'ai gagné l'entrée K de la galerie, où était ma place. La vue n'était pas réduite du tout!

Accentus

La salle s'est remplie progressivement, mais il restait quelques places libres, on nous a proposé

de descendre dans les rangées latérales, j'ai rejoint la porte G qui nous faisait face, un étage plus bas.

Voici la vue de la salle depuis le premier rang de la porte G:

Accentus

J'étais juste en surplomb de la scène... une chance inespérée. L'Orchestre de chambre de Paris se mit en

place sous les applaudissements, une cinquantaine de musiciens environ. Le concert, intitulé "Légendes"

comprenait des pièces de Liszt et de Gounod, d'inspiration religieuse, instrumentales et chorales.

Accentus

La première partie du concert comportait deux pièces de Franz Lizst, "Du berceau jusqu'à la tombe",

instrumentale, et la "Légende de Sainte Cécile", instrumentale et chorale, avec une soliste mezzo-soprano.

La partie de soliste était chantée par Karine Deshayes (entendue dans Offenbach samedi dernier), je n'ai pas de

photo, mais j'ai beaucoup aimé Karine Deshayes dans ce répertoire. Le concert était enregistré pour la réalisation d'un CD.

Laurence Equilbey arriva, nous salua, et le premier mouvement "Le Berceau" commença. J'ai été saisie par

la douceur et la délicatesse de cette introduction de l'oeuvre, andante et toute en nuances, quoique à la

limite du dépouillement comme le précise le livret, et à effectif réduit. Le "Combat pour la vie" qui suivit

était plus âpre, et sur un tempo agitato rapido. Dans ce passage, deux thèmes alternent, l'un violent, et

l'autre issu du thème du berceau, l'enfant devenu adulte confronté à la tourmente de la vie. Le dernier mouvement

"Vers la tombe" fait évoluer les deux thèmes vers la conclusion de l'existence. J'ai retrouvé le Lizst du Via Crucis

que j'avais chanté dans les années 80, un compositeur habité par la religion et sans concession dans les évocations.

Le choeur Accentus entra en scène pour la Légende de Sainte Cécile qui suivit, soit une quarantaine de

choristes répartits en 4 pupitres. Il faisait trop sombre dans la salle pour suivre sur le programme simultanément, j'ai été

un peu suprise que les paroles de la Légende soient en français (surtitrées). C'est dans le livret: le texte,

en français, est de Mme Girardin, qui était l'amie du compositeur, et date de 1839. Les parties vocales

sont simples et ai-je trouvé, dépouillées. A l'inverse, les textes sont d'une extrême dévotion religieuse, démonstrative,

très appuyée, paraissant aujourd'hui surannée, ou du moins qui ne s'exprimerait plus actuellement de cette manière. Je cite les

propos de Lizst, issus du livret, tenus en 1835: "La création d'une musique nouvelle est imminente,

essentiellement religieuse, forte et agissante [...] elle sera à la fois dramatique et sacrée, pompeuse

et simple, pathétique et grave, ardente et échevelée, tempétueuse et calme, sereine et tendre."

Accentus

La partie composée par Charles Gounod du concert, suivait, dédiée à Sainte Cécile d'une part, et à

Saint François d'Assise, d'autre part, et répartie avant et après l'entracte. La première oeuvre, présentée

par l'orchestre et un violon solo, était l'Hymne à Sainte-Cécile. Cette petite pièce assez courte existe en

plusieurs versions, dont une vocale comprend les paroles de l'Ave verum corpus. Cécile était une jeune chrétienne

vivant à Rome au 2è siècle après JC, vierge et martyr, qui, canonisée par la suite, est devenue la patronne des musiciens.

Nous avons entendu une version instrumentale, avec la violoniste solo Deborah Nemtanu (qui est la soeur de

Sarah Nemtanu, premier violon à l'Orchestre national de France, avec Luc Héry), très élégante, moins rugueuse que les

pièces de Liszt qui avaient précédé, typique du romantisme français selon les critiques de l'époque.

Après l'entracte, le choeur Accentus revint pour interpréter l'ultime oratorio écrit par Gounod, "Saint François

d'Assise". François était un religieux catholique italien des XIIè-XIIIè siècles qui fonda l'odre des franciscains, et fit voeu de

pauvreté. Il fut canonisé peu après sa mort, et devint ultérieurement le "patron des animaux" et aussi de "ceux qui s'occupent

d'écologie" (Jean-Paul II). J'étais donc placée sous le double patronnage des saints révérés de la soirée, Cécile et François.

Les textes de l'oratorio, que le livret décrit comme des archaïsmes savoureux, mettaient en scène François à la fin

de sa vie, et le crucifix, qui s'animait pour lui répondre. François était chanté par Stanislas de Barbeyrac,

ténor, et le Crucifix par Florian Sempey, baryton (entendu lui aussi dans Offenbach la semaine dernière).

Il s'agissait selon Gounod d'un diptyque musical, qui date de 1891. Le compositeur avait une vocation

religieuse, qu'il n'a pas suivie, au bénéfice de la musique, mais qui transparait dans cette oeuvre.

Accentus

Sur la photo ci-dessus, on voit de gauche à droite Deborah Nemtanu, Laurence Equilbey,

Stanislas de Barbeyrac, et Florian Sempey, au premier rang, devant les violonistes.

Ce fut un concert d'une grande beauté, inspiré, extrêmement riche de nuances. J'ai apprécié le fondu

parfait des voix du choeur Accentus, de la courte distance à laquelle j'étais placée. Nous avons beaucoup

applaudi, et il y eut un bis: le Berceau de Liszt, aussi beau qu'à la première écoute, régénérant.

Le concert s'est terminé vers 22h15, c'est l'orchestre qui a donné le signal du départ à des auditeurs résistants.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Accentus
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 16:55

Jacques, ex-chef de pupitre des ténors du Choeur Deux, nous invite aux trois concerts

du Choeur Note et Bien, les 23 juin, 25 et 26 juin 2016, avec trois lieux et trois heures différents.

Le 23 juin à 20h45 à Saint-Denys du Saint-Sacrement (3è arrdt) à 20h45, le 25 à Notre-Dame du

Perpétuel Secours (Ménilmontant) à 21h, et le 26 juin à 16h à l'église de l'Immaculée Conception

(Boulogne-Billancourt). Au programme: le Stabat Mater d'Anton Dvorak.

 

 

Trois concerts extérieurs Dvorak

Le choeur et l'orchestre Note et Bien seront placés sous la direction de David Molard.

L'entrée est libre, votre contribution volontaire servira à aider des associations humanitaires soutenues

par Note et Bien, dont la liste pour ces trois concerts est sur leur site, avec les adresses précises des lieux

de concerts. Si vous avez aimé chanter cette oeuvre en 2013, prenez plaisir à l'entendre à nouveau!

 

Sylvie, blogmestre

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 08:23

Comme je l'avais annoncé sur ce blog, les grandes salles donnaient hier soir des concerts gratuits,

avec entrée sur réservation préalable de sa place, j'en avais une pour la Maison de la radio,

où l'Orchestre philharmonique de Radio France fêtait la Musique, sous la direction de Marzena Diakun.

Le Philhar' fête la musique

Nous avions été priés d'arriver en avance, j'étais en gare d'Arcueil à 19h15*, et pris la ligne 6 du métro à Denfert-Rochereau,

direction Etoile. A La Motte-Piquet, on nous informa que deux stations étaient fermées au public, Dupleix, et Passy (?!)

(Passy était celle où j'allais et Dupleix était la station près de laquelle mes parents ont habité 17 ans, ce sont deux petites

stations situées  entre deux grosses, qui étaient ouvertes, pour quelle raison  les avait-on fermées?) Je descendis donc à

Bir-Hakeim à 19h45**, et fis un peu de chemin à pied en plus. Voici la Tour Eiffel vue du Pont de Bir-Hakeim:

La Tour Eiffel vue du Pont de Bir-Hakeim

La Tour Eiffel vue du Pont de Bir-Hakeim

Je suis arrivée à la Maison de la Radio un peu après 20h, il y avait une animation sur le parvis. Nous sommes entrés

facilement, les arrivées plus précoces facilitent l'entrée et le contrôle. Le grand auditorium était déjà plein au niveau du parterre

et de la corbeille. Comme le placement était libre, les hôtes et hôtesses procédaient méthodiqueent, en remplissant les loges

au fur et à mesure des arrivées. J'ai inauguré le premier balcon avec une dizaine d'autres auditeurs,

j'étais à la place 10 de la rangée O, au premier rang de face, avec une vue superbe sur l'orchestre.

L'auditorium du premier rang du premier balcon, de face

L'auditorium du premier rang du premier balcon, de face

Le premier balcon a continué à se remplir sans bruit, même après le début du concert. L'orchestre arriva par bribes (je crois

que les musiciens avaient une autre prestation dans la Maison avant la nôtre), un monsieur en short assis au parterre

applaudissait chaleureusement dès qu'un musicien se présentait (un fan!). Alors que l'orchestre était complet et que

l'on n'attendait plus que Marzena Diakun, une algarade éclata quelques rangs derrière moi, une dame voulait

absolument s'asseoir là où une autre avait gardé une place pour son mari parti aux toilettes, puisque le placement était libre.

Marzena Diakun entra. Applaudissements. Quand le silence se fit, on entendit "mais vous êtes cinglé!" et "c'est vous

qui êtes cinglée!"  Marzena noya magistralement les cris et les noms d'oiseau sous les accords tonitruants

de la 5è symphonie de Beethoven, dont le premier mouvement débutait le concert. Quand l'orchestre joua

mezzo-forte, on n'netendit plus rien... les belligérants, venus aux mains, avaient probablement été embarqués discrètement par

la sécurité! Il y avait un public différent du public habituel que l'on rencontre dans cette salle, la Fête de

la Musique étant une opportunité de découverte sans frais d'une grande salle et d'un concert de qualité.

Derrière moi, des parents mélomanes avaient amené un bébé gazouilleur, qui appréciait particulièrement les flûtes et les

haubois, et formait un trio là où le compositeur n'avait prévu qu'un duo... En revanche, les bassons le laissaient coi (ça a une

grosse voix, le basson!) Nous avons donc entendu de très beaux airs de musique classique, populaires, pour orchestre

symphonique, avec improvisation de bébé soliste gazouilleur. Mais c'était plutôt amusant.

Une partie de l'orchestre philharmonique, et Marzena Diakun

Une partie de l'orchestre philharmonique, et Marzena Diakun

Le concert était majoritairement d'inspiration slave, avec quatre compositeurs slaves sur les sept

présentés: Tchaikovski, Borodine, Rimski-Korsakov, et Dvorak, dirigé par Marzena Diakun, qui est

d'origine polonaise et a mis toute la passion de l'âme slave dans sa direction. L'exécution a été superbe.

Bravo! On nous a dit que le concert était diffusé en direct, mais c'est un autre concert qui était à l'entenne sur France Musique

hier soir à cette heure-là. Peut-être a-t'il été enregistré pour être diffusé ultérieurement, à moins que les incidents du début

aient empêché la diffusion... Ce serait dommage. J'avais incrusté le fichier audio proposé, qui est vide, je l'ai ôté.

 

Nous avions donc au programme le premier mouvement de la 5è symphonie de Beethoven, puis un extrait

de Peer Gynt d'Edward Grieg, puis l'ouverture de Roméo et Juliette de Piotr Ilitch Tchaikovski, particulière-

ment impressionnante avec des syncopes et contretemps et beaucoup de volume dans les cuivres et les

cordes, très applaudie par le public, de plus en plus démonstratif. Puis vint le vol du bourdon de Nicolaï

Rimski-Korsakov, très court par rapport à la pièce précédente, et plein d'humour, qui amuse toujours beau-

coup les auditeurs, suivi des Danses polovtsiennes du Prince Igor d'Alexandre Borodine (dans lesquelles il y a

un thème secondaire joué par les cuivres qui a été utilisé pour la musique de générique entêtante de la série de dessins

animés des aventures de Tintin) Gros succès, bien entendu! Dans toutes ces pièces, j'ai remarqué que le

hautbois était particulièrement sollicité, suivi de près par la flûte solo, en vermeil,dotée d'un très joli son

(le bébé gazouilleur était comblé!). Le concert se poursuivit avec la Danse macabre de Camille Saint Saëns,

seul compositeur français de la soirée, et se termina par la danse slave n°1 d'Anton Dvorak, qui fait partie de

mes premiers vinyles de coeur d'adolescence. L'interprétation d'hier soir, plus puissante et cuivrée

que je l'avais entendue jusque là, plus symphonique que bohémienne, m'a bien plu!

Marzena Diakun, qui est très jeune, gracieuse silhouette féminine longiligne en frac, dirige de tout

son corps, et y met beaucoup d'âme et d'énergie. Le résultat était superbe, la salle l'a rappelée,

jusqu'à ce que l'orchestre se disperse. C'était un splendide concert classique accessible à tous.

Bravo le Philharmonique, bravo Marzena Diakun, et bonne continuation! Et merci pour cette belle soirée!

Marzena Diakun et les violons

Marzena Diakun et les violons

N'ayant aucune envie de refaire 20 minutes de marche pour rejoindre la station Bir-Hakeim, j'ai testé le RER C,

repris à 21h45*** avenue du Président Kennedy, avec vue sur la Maison de la Radio, ci-dessous:

 

Sylvie, blogmestre

La station de RER C et la Maison de la Radio en arrière plan

La station de RER C et la Maison de la Radio en arrière plan

Départ d'Arcueil-gare à 19h15

Départ d'Arcueil-gare à 19h15

Sortie du métro à Bir-Hakeim à 19h43

Sortie du métro à Bir-Hakeim à 19h43

Reprise du RER C à la station Avenue du Président Kennedy à 21h45

Reprise du RER C à la station Avenue du Président Kennedy à 21h45

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