31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 11:50

M. Rémi Dropsy, qui est le Président de l'association des amis de l'orgue de l'église Saint-Gabriel,

Paris 20è, à côte de notre lycée d'attache, nous convie à deux concerts de chant choral donnés par

la Paris Choral Society  les vendredi 3 juin 2016 à 20h, et samedi 4 juin 2016 à 18h, en la cathédrale

américaine de Paris, 23 avenue George V, dans le 8è arrondissement. Le programme est

réjouissant, puisqu'il s'agit des trois Glorias de Poulenc, Puccini, et Rutter.

 

 

Excellent programme en perspective, si vous voulez mon avis...!

Plus de renseignements sur le site de Paris Choral Society

Merci beaucoup pour cette information.

Sylvie, blogmestre

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 08:34

Ce dimanche 29 mai 2016, après la Comédie Française, je devais rejoindre Massy avant 19h pour le

concert de l'orchestre symphonique de l'Opéra de Massy, qui donnait, notamment la Messe du

couronnement de Wolfgang Amadeus Mozart, que nous avons chantée en 2014. Eu égard à l'accident survenu

à Massy (un camion est tombé sur le RER) qui a entraîné une coupure d'une partie de la ligne, j'ai préféré prendre

l'autobus 197 Porte d'Orléans, après avoir travaillé sur les photos de mes sorties antérieures pendant la pause

goûter, à Montparnasse. Le bus 197 a pour terminus « Massy Opéra », je ne risquais pas de me tromper !

Mozart à Massy

Le bus comportait des sièges larges, ce qui m'a permis, pendant les 50 minutes du trajet, de rédiger un article de blog

sur mon ordinateur. A mon arrivée à l'opéra, j'ai demandé un duplicata de mon billet réservé, parce que j'avais

emporté seulement le courriel de confirmation, sans le billet...

 

Mozart à Massy

Ma place était en haut de l'amphithéâtre, en mezzanine 2.

 

L'opéra de Massy vu de la place X13

L'opéra de Massy vu de la place X13

J'ai croisé de nombreux choristes en arrivant, je savais qu'ils chantaient ce concert pour la deuxième

fois dans l'après-midi à Massy. Ils étaient aussi la veille en concert à Yerres. Un week-end très dense !

Le choeur, très nombreux, comportait des choristes venant de dix chorales différentes d'Ile-de-France,

très majoritairement en provenance de l'Essonne. Ils eurent du mal à tenir sur les praticables mis

en place sur la scène, ce qui est un problème récurrent des choeurs à fort effectif...

Le grand choeur composé de dix chorales

Le grand choeur composé de dix chorales

L'orchestre de l'opéra de Massy était composé de trente instrumentistes. Leur chef, Dominique Spagnolo,

nous expliqua qu'il s'agissait d'un orchestre dans une configuration mozartienne, sans violons alto

(il n'y avait pas de flûtes non plus). En revanche, l'orchestre était très cuivré, puisqu'il comptait 7 cors,

trompettes, et trombones, outre 4 hautbois et bassons. Des timbales et des cordes complétaient l'effectif.

 

Les trois œuvres au programme étaient un motet de Mozart, Exultate Jubilate K165, puis la Messe

du Couronnement, et enfin une cantate composée par le chef d'orchestre, intitulée « Jubilate Domino »,

d'après le psaume 100. Les trois œuvres se succédaient sans entracte.

 

Mozart à Massy

Initialement composé pour un castrat, le motet Exultate Jubilate de Mozart, correspondant à la liturgie

catholique du jour, est à notre époque chanté par une soprano « agile », il s'agissait ici de Fanny Crouet,

qui vocalisa brillamment, avec beaucoup de succès. L'Alleluia final, très connu, suscita un fort engoue-

ment de l'audience, la soliste reçut des fleurs et fut rappelée par nos applaudissements.

 

Quand Mozart composa la Messe du Couronnement, il avait 23 ans. Il était alors maître de chapelle à

Salzbourg, sa ville natale. Les messes commandées par l'archevêque se devaient d'être courtes et

solennelles (trompettes et timbales), celle-ci est « ramassée », dit le livret du concert, que l'on pense au

Credo qui expédie en quelques portées ce que Bach exprimait en plusieurs choeurs ! C'est une messe

essentiellement chorale, avec quelques passages pour quatre solistes. Le choeur prit vite ses marques,

et s'avèra excellent, ce qui était remarquable puisqu'il s'agissait d'un choeur composé de multiples

chorales. La Messe du Couronnement, splendidement exécutée, fut très applaudie.

 

 

Mozart à Massy

Avant d'entendre la troisième œuvre, la cantate de Dominique Spagnolo intitulée Jubilate Domino, qui est

une création, le compositeur nous expliqua son intention de créateur, et la manière dont il avait travaillé.

Il décrivit l'objectif : intégrer un concert comportant deux pièces de Mozart, en restant dans la même tonalité,

avec le même orchestre, le même choeur. Il nous fit écouter quelques détails de l'oeuvre, puis nous l'avons

entendue en entier. C'est une œuvre en do majeur, comme la Messe du Couronnement, sur un texte

religieux, le psaume 100, qui est un chant de louange et d'allégresse, déjà mis en musique par

d'autres compositeurs comme Purcell, Delalande, Britten... Le dernier mouvement, particulièrement

éclatant sera repris en bis après les applaudissements nourris de l'assistance, ravie de cette belle

composition moderne, sous-tendue de références musicales antérieures.

Les solistes et le chef

Les solistes et le chef

Les solistes revinrent pour les saluts, et plusieurs autres personnes parmi les organisateurs.

Nous sommes ressortis du théâtre après de longs et chaleureux applaudissements, vers 20h40.

 

J'ai repris le bus 197 vers 20h50, qui nous déposa à Bourg-la-Reine, suite à un incident inconnu, puis le 297 qui passait par là,

jusqu'à Arcueil, puis le 162 qui va de la nationale 20 jusqu'au au bas de ma rue. Il pleuvait de plus en plus fort...

Je fus de retour chez moi vers 21h40, mouillée, malgré la précaution d'un parapluie emporté le matin.

 

Sylvie, blogmestre

 

Mozart à Massy
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 14:03

Partie de Notre-Dame vers 12h45, je suis arrivée au métro Cité à 12h49, pour me rendre à la Comédie

Française, station Palais-Royal, mais le temps qui me restait avant la représentation, et la faible distance

(et la météo encore clémente!) m'ont convaincue d'y aller à pied, avec un sandwich acheté à la Fête du Pain.

Au-dessus du métro Cité

Au-dessus du métro Cité

Marché aux fleurs, Quai de Corse, Seine, Place du Châtelet, rue de Rivoli, Louvre... Palais Royal,

nous y voici. J'ai récupéré mon billet à l'accueil. J'avais réservé cette place, en galerie, vingt-quatre jours

plus tôt, c'était la seule représentation du mois de mai où il restait de la place... Quel succès!

Tartuffe

La galerie, c'est le poulailler du théâtre, mais j'étais au premier rang, et suffisamment au centre

pour bien voir, en se penchant au besoin par-dessus la balustrade. Autre surprise, je n'ai plus le vertige

à force de fréquenter tous ces lieux musicaux ou théâtraux haut-perchés, une fort bonne chose, bien pratique!

Tartuffe

Tartuffe, l'une des meilleures pièces de Molière, selon moi, est mise en scène ici par Galin Stoev, d'origine

bulgare, qui a écrit dans le livret que Molière avait « un regard profondément lucide et perçant, ainsi qu'une

écriture aussi subtile que féroce ». C'est pour cela que nous l'aimons, et qu'il perdure des siècles plus tard...

Dans Tartuffe, Molière s'attaque aux faux dévots. Le dénommé Tartuffe, nom ridicule s'il en est, s'est insinué

dans une famille, en séduisant Orgon, le chef de famille, et sa mère, Madame Pernelle. Séduction morale,

s'entend, car Tartuffe se pique de religion et de hauteur d'âme. Orgon en a fait son directeur de conscience,

puis son directeur tout court. Se reposant sur le bonhomme, Orgon ne voit rien de son hypocrisie, qui

apparaît cependant parfaitement  à sa fille, son fils, sa femme, son beau-frère, et aux domestiques.

Curieux aveuglement ! Orgon a même envisagé de rompre le lien promis entre sa fille

Marianne et son soupirant Valère, pour la marier de force à Tartuffe. Mais à trop vouloir en faire...

Tartuffe lorgne de moins jouvencaux appâts, en la personne de l'épouse d'Orgon, Elmire. Celle-ci le

repousse, puis devant la cécité de son époux à l'endroit du faquin qui a osé la courtiser sous le toit

de son bienfaiteur, Elmire envisage un moyen radical de tous les débarrasser de son encombrante

présence: en faisant semblant de lui céder, en présence d'Orgon. Tartuffe ne se fait pas prier,

et c'est en tenue légère qu'Orgon le surprend à entreprendre sa femme. Chassé par le maître de céans,

dont les yeux se sont enfin décillés, il profère que la demeure lui appartient, car Orgon lui en a fait

précédemment la donation, et envoie un huissier pour en expulser les occupants. Le cauchemar prend

fin par ordonnance royale, qui met Tartuffe à l'ombre et restitue leurs biens aux propriétaires.

Tartuffe

Orgon était joué par Didier Sandre, que j'ai revu sur scène avec beaucoup de plaisir, Tartuffe par

Michel Vuillermoz, et le beau-frère Cléante par Denis Podalydès. L'affrontement Orgon-Cléante était l'un des

sommets de la pièce, en termes de jeu. L'assaut de Tartuffe sur Elmire, jouée par Elsa Lepoivre, en était

un autre. J'ai aimé les costumes, d'époque-mais-point-trop, le décor en trompe-l'oeil. La fin est un peu

sortie du chapeau (deus ex machina, c'est le cas de le dire!), on sent que Molière devait avoir de solides comptes

à régler avec les faux dévots de son temps ! La troupe a été très applaudie, et la difficulté à réserver

une place parle d'elle-même quant à l'attente du public pour cette pièce.

Tartuffe

Je suis ressortie un peu en retard de la Comédie Française, ne retrouvant plus le vestiaire

où j'avais laissé mon blouson... Pour ne pas risquer aussi de me perdre dans les entrailles du métro, je l'ai pris

Place du Palais royal, où les visiteurs du Louvre déboulaient par flots, sous la pluie qui commençait à tomber.

Direction Montparnasse, où je pourrais travailler un peu, avec une boisson, avant de prendre le bus pour Massy.

 

Sylvie, blogmestre

Départ à la station Palais-Royal à 16h27

Départ à la station Palais-Royal à 16h27

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 08:34

Hier, dimanche, j'ai déployé beaucoup d'activité, puisque je suis partie d'Arcueil-gare à 9h37, soit

une dizaine de minutes plus tôt de chez moi, et n'ai été de retour à domicile que vers 21h40 !

Arrivée à Arcueil-gare à 9h37 après une dizaine de minutes de marche

Arrivée à Arcueil-gare à 9h37 après une dizaine de minutes de marche

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 10h10

Arrivée à St Michel Notre-Dame à 10h10

Je suis allée d'abord à Notre-Dame où je suis restée jusque vers 12h40, vous remarquerez le temps anormalement

long du trajet: c'est parce que le train que j'avais pris a été arrêté en gare de Laplace avec ses voyageurs pour laisser passer

le train suivant. L'article concernant Notre-Dame est en ligne sur le blog Cum sancto spiritu, ici.

La voûte de la nef de la cathédrale et l'orgue

La voûte de la nef de la cathédrale et l'orgue

Métro Cité à 12h49

Métro Cité à 12h49

Puis j'ai gagné la Comédie Française, où j'avais enfin une place pour voir le Tartuffe de Molière!

Tartuffe, enfin! (après un mois d'attente)

Tartuffe, enfin! (après un mois d'attente)

Bas-relief, Comédie Française

Bas-relief, Comédie Française

Après Tartuffe, une petite collation en chemin avant de rejoindre l'opéra de Massy,

par le bus 197 depuis la Porte d'Orléans, pris à 17h50.

Reprise du métro station Musée du Louvre Palais Royal

Reprise du métro station Musée du Louvre Palais Royal

Goûter en chemin (Montparnasse)

Goûter en chemin (Montparnasse)

Bus 197 pris Porte d'Orléans, direction Massy

Bus 197 pris Porte d'Orléans, direction Massy

Arrivée à Massy place de France vers 18h45, le concert de l'orchestre symphonique de l'opéra de Massy

présentait la messe du Couronnement de Mozart, un Exultate Jubilate de Mozart, et un Jubilate Domino,

du chef d'orchestre, Dominique Spagnolo, qui était une création, et fut très apprécié.

Dimanche 29 mai 2016
Le programme du concert

Le programme du concert

Le concert qui commençait à 19h, s'est terminé vers 20h40, j'ai repris le bus pour repartir vers Arcueil

à 20h49, et suis arrivée, trois bus plus tard, chez moi, sous la pluie, vers 21h40...

 

Les trois articles correspondants ont été rédigés, et mis en liens, bonne lecture!

 

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 29 mai 2016
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 21:50

Samedi 28 mai, au soir, j'ai entendu le concert de David Garrett, violoniste virtuose, qui se produisait

au Théâtre des Champs Elysées, accompagné par le pianiste Julien Quentin.

Garrett et Quentin

J'étais au deuxième rang du premier balcon, presque au centre, d'où la vision était très bonne.

 

Garrett et Quentin

Le théâtre était très plein, et le public très chaleureux.

Garrett et Quentin

Je fis l'acquisition d'un programme, qui ne donnait pas de détails sur les œuvres, hélas, seulement

leur nom. En revanche, toute la vie du jeune virtuose y était. J'appris ainsi qu'il était Allemand, d'Aachen, et avait

perfectionné ses études musicales à New-York. Il fit cependant l'effort de nous parler en français, jusqu'à laisser échapper

un « how was my French so far ? » pour s'assurer qu'il faisait bien en persévérant dans la langue d'outre-Rhin.

 

Le programme du concert était composé de deux parties, séparées par un entracte. David Garrett

nous dit d'emblée que ce concert était « la bande originale de sa vie ». La première partie comprenait

deux pièces, dont la première était française, il s'agissait de la sonate pour violon et piano en la majeur

de César Franck, une oeuvre gracieuse que je connaissais. Le duo violoniste-pianiste était très fonctionnel,

bien assorti. La deuxième pièce de la première partie était la Légende en sol mineur de Henryk Wienawski.

David Garrett et Julien Quentin

David Garrett et Julien Quentin

Après l'entracte, la seconde partie fut composée de plus petites pièces, plus nombreuses. Je ne vais pas

tout citer, je me limiterai aux compositeurs : Sarasate, Dvorak, Prokofiev, Kreisler, Monti, Elgar, Wieniawski,

Tchaïkovski, Rimski-Korsakov, et Bazzini. David Garrett continuait à nous annoncer la pièce qui allait

suivre, en français, avec la décontraction d'un étudiant américain, habillé de noir avec une couette de

cheveux blonds dans le cou, et un grand sourire. Très charismatique et très à l'aise. Manifestement,

l'audience était conquise. Julien Quentin était plus en retrait mais son camarade de scène lui fit un joli

compliment en le comparant à son frère Alexandre avec qui il interprétait ces duos quand il était jeune.

 

C'était un concert agréable, et paradoxalement sans surprise. J'appris que David Garrett était un spécialiste

du cross-over (qui consiste, si j'ai bien compris à mélanger les genres pour attirer vers la musique classique des personnes

qui n'y sont pas enclines, ou qui n'ont pas de connaissances en la matière). Mais nous faisons tous ça, non ? Même moi, avec

mon blog polygenres... J'appris aussi que le violon dont il jouait était un Stradivarius de 1714. Pleine de respect,

je me suis concentrée le reste du concert sur le son de l'instrument d'exception ! L'absence de surprise

est venue de la succession de petites pièces estampillées "virtuose". Je crois que j'aurais préféré un

concerto, même si c'était remarquablement interprété (mais un concerto aurait demandé plus qu'un pianiste).

Heureusement qu'il y avait eu la sonate de César Franck au début, s'il n'y avait eu que des petites pièces,

mêmes virtuoses, j'aurais été déçue. Il est vrai que ce programme était plus fédérateur pour le public varié

de la soirée. Il y eut beaucoup d'applaudissements, pendant lesquels l'assistance se leva.

Nous eûmes en bis une oeuvre américaine, dont je n'ai pas compris le nom. J'en ai enregistré le début,

puisque ce n'était plus le concert, et que les autres spectateurs avaient sorti leurs téléphones

portables pour le faire. L'interdiction d'enregistrer portait sur le concert...

 

 

Après un an de musique en tous genres, mes goûts ont évolué... ce fut la surprise de la soirée!

Anecdote: dans ma rame de RER de l'aller, un jeune homme était entré, coiffé rappeur, tenant un instrument

de musique à la main.Un violon. Il joua le Canon de Pachelbel et la Marche turque de Mozart, et ramassa

nettement plus de pièces que ce que les voyageurs ont l'habitude de donner... A méditer!

 

Sylvie, blogmestre

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 23:30

Ce matin du samedi 28 mai, je suis allée à la Philharmonie de Paris, voir un spectacle intitulé

"Alice au pays des merveilles". Il s'agissait d'une composition musicale de Matteo Franceschini, à partir

de l'oeuvre de Lewis Caroll. L'oeuvre était interprétée par cinq chanteurs, des écoliers et des collégiens,

des élèves de conservatoire, et l'Orchestre national d'Ile de France, sous la direction de Jean Deroyer.

Le spectacle était proposé à 11h, comme concert en famille.

Merveilleuse Alice

De fait, vers 10h45, quand je suis arrivée, des familles convergeaient vers la Philharmonie...

mais aussi des adultes sans enfants! (dont j'étais... à moi, le chat du Cheshire!)

Merveilleuse Alice

J'avais une place à la première rangée du deuxième balcon, vers l'arrière-scène.

Merveilleuse Alice

Les jeunes choristes étaient habillés de T-shirts multicolores et assis en dessous de nous.

La salle s'est, par la suite, bien remplie.

Merveilleuse Alice

Il s'agissait d'une création, sur une mise en scène d'Edouard Signolet. Je découvris dans le livret que

le chef de choeur était Sophie Boucheron, au moins, j'aurai vu ce concert-là, avec sa participation préliminaire! L'oeuvre

reprenait la trame de l'histoire d'Alice, le lapin blanc, la reine de coeur qui tranche les têtes, la tortue,

les nonos, l'éventail qui fait rapetisser, le jeu de cartes, et le chat qui disparait en ne laissant plus voir

que son sourire grimaçant. Le spectacle tenait de la comédie musicale, pour le style musical, et de

l'opéra-bouffe, pour l'orchestre symphonique. Il était écrit dans le livret qu'il durait une heure, mais il en

dura deux. C'était long pour les enfants, dont certains furent emmenés par leurs parents avant la fin.

Comme l'Enfant et les sortilèges, j'incline à penser qu'il s'agit d'une oeuvre sur les enfants plus recevable

par des adultes. Les jeunes choristes chantèrent bien leurs parties quoique un peu trop mezzo-forte.

Il y eut une chanson qui les motiva, ce fut le "Ah, ça ira, ça ira, les aristocrates on les pendra!",

où, là, ils chantèrent vraiment forte (fils de sans-culottes!)... je me suis perdue en conjectures...

Les enfants, en couleurs par école, derrière l'orchestre

Les enfants, en couleurs par école, derrière l'orchestre

Ci-dessus, l'orchestre et les jeunes choristes. La majeure partie de l'oeuvre était chantée par les cinq

solistes, dont quatre jouaient de multiples rôles. Seule Alice, en robe bleu clair et jupon blanc, joué et

chantée par Elise Chauvin, restait unique durant tout le spectacle. C'était un divertissement très agréable,

qui a dû nécessiter beaucoup de travail, et mériterait d'être donné à nouveau. Des sous-titres

seraient peut-être utiles, on ne comprenait pas tout ce qui était chanté, même si l'histoire est globalement connue.

 

Sylvie, blogmestre

Les saluts à la fin, Alice est au milieu, en robe bleue

Les saluts à la fin, Alice est au milieu, en robe bleue

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 16:36

Je suis allée hier soir, dans le cadre du Festival de Saint-Denis, écouter la 3è symphonie de

Gustav Mahler qui était donnée en concert dans la basilique, par l'orchestre philharmonique de

Radio France, avec le choeur et la Maîtrise de Radio France, sous la direction de Mikko Franck.

 

La basilique Saint-Denis, pour tout amateur d'Histoire, est un lieu à visiter, puisqu'elle abrite les tombeaux

des rois et reines de France. Cette particularité a d'ailleurs instillé un doute, pendant que j'étais dans les transports

en commun... ce concert avait-il bien lieu dans la basilique ? J'avais omis de vérifier... Heureusement pour moi, c'était bien là.

La basilique Saint-Denis

La basilique Saint-Denis

La basilique avait été nettoyée, on voyait la pierre bien claire, comme neuve. J'ai retiré ma place, puis suis entrée dans l'édifice.

Tiens, il me semblait qu'il y avait des gisants dans les allées latérales autrefois, ils étaient à présent regroupés à l'avant

de la basilique, le concert ayant lieu à l'arrière. La catégorie B de ma place me permettait de m'asseoir au centre en partie

arrière, ou sur les côtés où je voulais. L'histoire de la basilique est assez complexe, vous pouvez la trouver ici

Billet de Festival

Billet de Festival

Il faisait très froid dans le fond, j'ai choisi le côté droit, abrité et d'où l'on voyait mieux. Je voyais l'orchestre et le choeur,

coupés cette fois par deux piliers vénérables de huit siècles d'âge, mais c'était très satisfaisant. La chaîne de télévision Arte

a enregistré le concert, et nous étions dotés d'écrans de télévision, qui révélaient ce que les piliers masquaient.

L'enregistrement de la symphonie est visible sur le site de Radio France, ici

 

 

La basilique et la scène vues de ma place

La basilique et la scène vues de ma place

La 3è symphonie de Mahler, datant de 1896, est la deuxième plus longue symphonie classique écrite,

elle dure environ 1h40. Elle compte six mouvements, dont le premier est exceptionnellement long.

Le compositeur a voulu décrire dans sa symphonie la création du monde. Je me suis un peu perdue dans le

décompte des mouvements, le public applaudissait quand Mikko Franck faisait une pause, ce qui l'a peut-être conduit

à enchaîner certains. Cette symphonie, que je ne connaissais pas, m'a semblé flamboyante, il y avait des

embrasements de cuivres et de percussions, et je me suis surprise à penser que finalement c'était une bonne idée

que ce concert parmi les tombeaux royaux, une manière de révérence faite à leurs augustes propriétaires.

Et que cette musique percutante devait bien leur plaire, eux qui partaient guerroyer au son des tambours...

 

Vitraux des rois de France, nef de la basilique

Vitraux des rois de France, nef de la basilique

La fin de la symphonie était plus douce, il y eut un solo d'alto, chanté par Mihoko Fujimura, sur un texte

issu de « Ainsi parlait Zarathoustra » de Nietzsche. Puis il y eut le choeur des enfants et des femmes

(je n'avais pas remarqué qu'il n'y avait pas d'hommes, j'étais trop loin), chantant l'histoire de trois anges. Enfin le dernier

mouvement qui est un hymne à l'amour reprenait en citation une phrase musicale connue de Beethoven,

dans une tonalité altérée. Il y eut un très beau solo de trompette, pensais-je, avant de voir sur les images

télévisées qu'il s'agissait de cors et qu'ils étaient plusieurs, mais c'était imperceptible, et pianissimo.

La symphonie se termina dans un nouveau flamboiement. La public se montra très enthousiaste, beaucoup

de spectateurs se levèrent pour applaudir. L'interprétation était superbe, sous la direction d'une grande

sensibilité de Mikko Franck. Sofi Jeannin, chef des choeurs de Radio France, rejoignit sur scène

la soliste et le chef d'orchestre, devant l'orchestre.

Mikko Franck, Mihoko Fujimura, Sofi Jeannin et les musiciens

Mikko Franck, Mihoko Fujimura, Sofi Jeannin et les musiciens

Un superbe concert dans un cadre magnifique, et une très belle soirée. Le livret m'a un peu manqué...

Nous sommes ressortis de la basilique vers 22h20, non sans prendre des photos de l'édifice dont la

blancheur calcaire retrouvée, typique du bassin parisien, se détachait dans la nuit.

 

La basilique Saint-Denis de nuit

La basilique Saint-Denis de nuit

et repartis par le métro vers Paris à 22h31**

 

Sylvie, blogmestre

Festival de Saint-Denis
Festival de Saint-Denis
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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 07:52

Voici l'intégralité du compte-rendu du concert Fauré-Mc Millan donné mardi soir en la cathédrale Notre Dame.

Partie d'Arcueil à 19h15*, je suis arrivée sur le parvis de Notre-Dame vers 19h45, ou une file d'attente conséquente serpentait.

La file d'attente devant Notre-Dame

La file d'attente devant Notre-Dame

Voici le billet qui a été flashé, puisque j'avais deux billets (je ne suis pas parvenue à donner le deuxième,

les personnes qui m'entouraient dans la file d'attente étaient toutes déjà pourvues de billets).

Billet de catégorie 2 Orchestre de chambre de Paris

Billet de catégorie 2 Orchestre de chambre de Paris

A l'intérieur, la cathédrale semblait quasiment pleine. La catégorie 2 de mon billet était placée sur les côtés,

je suis allée vers l'avant et après avoir essayé plusieurs places, me suis positionnée de manière à voir

l'orchestre, le chef et le choeur, de chaque côté d'un très beau pilier vénérable de 850 ans.

La scène et le très beau pilier vus de ma place

La scène et le très beau pilier vus de ma place

Le programme se composait du Cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré, du Credo de James Mc Millan

(qui est une composition en trois mouvements correspondant à la Trinité, datant de 2012), et du Requiem de Fauré.

L'Orchestre de chambre de Paris, et la Maîtrise d'adultes et d'enfants de Notre-Dame étaient placés sous

la direction de John Nelson. Il n'y avait pas un programme par personne, et comme je suis entrée assez tardivement

dans la cathédrale, il m'a seulement été possible de prendre brièvement connaissance de celui d'une de mes voisines.

J'ai fait le tour des rangs en sortant, mais chaque heureux possesseur d'un programme l'avait emporté avec soi !

La partie du choeur qui était visible de ma place

La partie du choeur qui était visible de ma place

Ci-dessus, la partie du choeur qui était visible de ma place, et ci-dessous, celle de l'orchestre.

La partie de l'orchestre visible de ma place

La partie de l'orchestre visible de ma place

J'incruste ci-dessous une petite vidéo du Cantique de Jean Racine, qui a été montée. Il y avait dans

la première partie du concert de très jeunes choristes (au premier rang), manifestement très motivés. Musicalement,

la première partie du concert était plus facile que la deuxième, constituée du Requiem de Fauré.

A l'entracte, il y eut une réorganisation du choeur et des musiciens, moins nombreux pour le Requiem.

 

 

 

Voici une deuxième petite vidéo, c'est le début du Sanctus du Requiem de Fauré:

 

 

Quelques mots sur les oeuvres présentées: le Cantique de Jean Racine a été créé par Fauré en 1856

d'après un texte en français du dramatuge du XVIIè siècle, qui reprenait une hymne médiévale

chantée aux matines. C'est une pièce à quatre voix mixtes, initialement accompagnée à l'orgue ou

au piano, qui était présentée lors de ce concert en version orchestrale. C'est une oeuvre douce et

mélodieuse, une prière. Le Credo de James Mc Millan, compositeur écossais, qui suivit fut créé en 2012

au Royal Albert Hall de Londres. Il comporte trois parties, intitulées Pater, Filius, Spiritus Sanctus,

nous étions dans la semaine de la solennité de la Trinité.Il s'agit d'une oeuvre résolument moderne, pour choeur

et orchestre, avec trompettes et percussions, très souvent écrite fortissimo, avec des acords dissonnants,

mais musicalement assez facile. Les références seraient la musique de la Renaissance et Olivier Messiaen,

plutôt le second que la première de mon point de vue. Le Requiem de Gabriel Fauré a été créé en 1888,

à l'occasion des obsèques d'un paroissien inconnu, le compositeur était à l'époque maître de chapelle

en l'église de la Madeleine. Las d'accompagner des enterrements lugubres, il a créé une messe de

Requiem, qui est douce et pleine d'espérance, comportant cependant aussi des passages

de frayeur comme le Libera me et son Dies irae. L'oeuvre compte sept mouvements, six choeurs et

un solo de soprano sur le Pie Jesu central (une disposition que reprendra Duruflé ultérieurement). Ce fut

une jeune soliste de la Maîtrise d'enfants qui interpréta le solo de soprano. Il y eut un silence

extraordinaire dans la cathédrale pendant que cette jeune fille chantait... Il y eut aussi un baryton solo,

mais il était placé pour moi derrière le pilier vénérable, donc une très belle voix invisible.

La jeune soliste avec John Nelson

La jeune soliste avec John Nelson

C'était un magnifique concert, avec un splendide choeur, un excellent orchestre,

et la direction inspirée du chef d'orchestre John Nelson. Félicitations aux jeunes choristes

et aux deux chefs de choeurs de la Maîtrise, Emilie Fleury et Henri Chalet, pour le travail accompli !

Les deux chefs de choeur de la Maîtrise de Notre-Dame

Les deux chefs de choeur de la Maîtrise de Notre-Dame

Le concert s'est terminé vers 21h45, il faisait encore jour pour rentrer chez soi, ce qui était bien sympathique.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Fauré et Mc Millan
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 08:40

Hier, dimanche 22 mai 2016, j'ai pris le RER à 9h30*, et suis arrivée

sur le parvis de Notre-Dame vers 9h50, où se tenait la Fête du Pain.

Le hangar de la Fête du Pain devant Notre-Dame

Le hangar de la Fête du Pain devant Notre-Dame

Comme je l'ai annoncé la semaine dernière, j'ai créé un deuxième blog relié à celui-ci pour séparer

les articles à caractère spirituel des articles profanes. Le deuxième blog s'appelle

"Cum sancto spiritu", en l'honneur de mon choeur préféré dans la messe en si mineur de Bach.

Et ausi parce qu'il a été imaginé un jour de Pentecôte! L'article du 22 mai 2016 a été publié sur Cum sancto spiritu.

Si ce second blog vous intéresse, abonnez-vous sur sa page d'accueil. Je continuerai à

annoncer ses articles sur le blog des choristes des Choeurs de Paris 13, auquel il est lié.

 

Je continue sur le blog CP13 pour vous parler de la Fête du Pain, qui se situe dans un grand hangar

dont la bonne odeur de cuisson se répand alentour. La Fête du Pain se déroule du 21 mai au 30 mai 2016

sur le parvis de la cathédrale, on peut voir comment se fait la préparation du pain et des gâteaux

nous dit-on ici.Sauf que quand j'y suis allée hier dimanche vers 12h45, tant de personnes attendaient

leur baguette, que je n'ai même pas pu approcher d'un comptoir. Heureusement, il y avait quelques

kugelhopfs, dont un géant, en expo. Les appareils de cuisson m'ont intéressée aussi, de loin.

Tout cela est extrêmement appétissant, sauf pour les allergiques au gluten

évidemment, qui ont toute ma sympathie. :-)

 

 

Le moule à gauche est "grand format", que dire de la pâtisserie à droite?

Le moule à gauche est "grand format", que dire de la pâtisserie à droite?

Ceci pour vous inciter, si vous passez à proximité, et que vous aimez le pain fraîchement cuit,

à allez voir ce qui se passe dans ce hangar. Rien que l'odeur vaut le détour!

 

Sylvie, blogmestre

 

Dimanche 22 mai 2016
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 20:53

Hier soir, j'ai vu au Palais des Congrès le Ballet Revolucion (sans bien comprendre pourquoi il s'appelait ainsi),

composé, si j'ai bien compté, de 16 excellents danseurs et de 6 musiciens non moins excellents.

 

 

Quoique cela change du Lac des cygnes, ces danseurs avaient manifestement tous une formation de danse

classique à la base, et probablement beaucoup de gymnastique et d'autres danses par-dessus!

Partie d'Arcueil vers 19h30, je suis arrivée un peu en avance Porte Maillot, et, avisant des Galeries gourmandes encore ouvertes,

j'en ai profité pour acheter* deux produits indispensables pour le week-end, puis j'ai pris mon billet.

Revolucion

Comme lors de mes passages précédents au Palais des Congrès, les files de spectateurs étaient

impressionnantes, mais on avance vite. La salle était presque pleine, j'étais dans les dernières rangées.

A ma gauche il y avait une famille avec plusieurs enfants, de l'autre côté un jeune couple. Un public diversifié.

Revolucion

Je vous mets la bande-annonce du spectacle, parce que mes photos sont prises de trop loin.

 

 

Il y eut du mambo, du hip-hop, de la capoeira, de la lambada... et beaucoup d'autres bondissements

et voltes innommés. Il y eut aussi une référence à Michael Jackson et un hommage à Prince.

Les danseurs et les musiciens du ballet étaient de jeunes Cubains, issus d'une école d'art.

C'était sympathique et dynamique. Je me suis demandée comment ils pouvaient dépenser autant d'énergie

pendant aussi longtemps (la recette, please...) Il y eut un moment où les danseuses/eurs

effeuillaient leur costume en coulisse, car à chaque réapparition elles/Ils montraient un peu de peau en plus.

L'un d'entre eux finit quand même en caleçon, c'est ma seule photo presque nette... pas fait exprès!

Revolucion

Amusant, sur leur page Facebook France, il y a une vidéo encore plus minuscule que mes photos, du spectacle d'hier soir,

quelqu'un qui ne devait pas être loin de moi. Une soirée divertissante, pour le plaisir.

Le spectacle s'est terminé après 23h, et nous sommes ressortis qui vers la ville, qui vers le métro**

 

Sylvie, blogmestre

 

Petites courses à 20h18

Petites courses à 20h18

Retour Porte Maillot à 23h09

Retour Porte Maillot à 23h09

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