21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 09:02

Il y avait hier soir en la cathédrale un concert donné par quatre solistes de la Maîtrise de Notre-Dame

de Paris, qui présentaient des polyphonies mariales du XIIIè au XXIè siècle.

Polyphonies mariales

Quoique le concert ait été annoncé sous le titre "Bach, Charpentier, Haydn", et Caldara sur l'affiche, ces quatre compositeurs

ne représentaient que la moitié du concert, ce qui a suscité une certaine incompréhension de la part du public, même si les autres

oeuvres, antérieures ou postérieures, étaient très belles aussi, et magnifiquement interprétées. Ayant un peu parlé avec deux

auditrices allemandes dans la file d'achat des billets, il y avait une grosse attente sur Bach, dont on espérait des chorals.

J'en fais mention ici parce que je pense que c'était un malentendu, et que le raccourci "Bach" utilisé était maladroit.

Polyphonies mariales

Voici ci-dessus nos jeunes solistes de la soirée: Laurence Pouderoux en soprane, Clotilde Cantau

en mezzo-soprane, Gaël Martin en ténor, et Matthieu Walendzik en basse, quatre très belles voix

puissantes. Ils étaient accompagnés à l'orgue par Yves Castagnet. Le programme du concert était

composé de chants à Marie, mère du Christ: Ave Maria, Ave Regina, Salve Regina, Stabat Mater,

Sancta Mater, Regina Coeli... Avant les quatre compositeurs cités, on comptait aussi Dufay

et Vittoria, et des extraits d'oeuvres anonymes comme le Libre Vermell de Monserrat. En

contemporains, il y avait Ropart, Gandrille, et Bannister dont l'Ave Maria était une création.

Ci-dessous, un extrait du Regina coeli de Marc-Antoine Charpentier qui terminait le concert:

 

Polyphonies mariales

Voici les solistes à la fin du concert, avec Yves Castagnet. Le concert fut très applaudi.

Il s'est terminé vers 21h45, et le public s'est dispersé dans la cathédrale.

Polyphonies mariales

Sylvie, blogmestre

 

NB: le site Concertclassic qui vendait des billets pour ce concert avait clos les ventes assez tôt (je l'ai consulté vers 14h), alors

que des billets pour le concert de 19h à la Sainte-Chapelle étaient encore accessibles à la vente, bizarrerie qui ne se justifiait pas.

Parallèlement, le site Classictic n'affichait pas ce concert à Notre-Dame quand je l'ai consulté à la même heure, mon malaise

a donc été assez grand en constatant que mes voisins y avaient acheté leurs billets... Quelqu'un connait l'explication?

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 08:35

Etant hier soir incapable de chanter, je suis allée à la deuxième représentation de l'opéra de

Francesco Cavalli, Eliogabalo, qui était donnée à l'Opéra Garnier. Des places de quatrième catégorie

s'étaient libérées dans l'après-midi, peut-être des spectateurs dissuadés par un article assassin paru

dans le journal Le Monde après la première... qui furent rachetées par d'autres heureux, dont j'étais.

Eliogabalo

J'arrivai en avance, deux longues files zigzaguaient sur le perron de l'opéra, devant les contrôles. En entrant, nous avons

tout de suite vu les fleurs, dont s'exhalait un parfum suave. Le grand escalier était tout orné de fleurs blanches odorantes.

J'étais placée à l'amphithéâtre, tout en haut, de face. Une excellente place au premier rang de l'amphi,

qu'il me fut hélas impossible d'occuper, car elle surmontait le vide de quatre étages. Je l'ai donc échangée avec celle d'une

autre personne, placée au deuxième rang, qui a bien gagné au change. Voici la vue du deuxième rang.

L'Opéra Garnier vu du poulailler

L'Opéra Garnier vu du poulailler

Il parait que lors de la construction de l'Opéra Garnier, les spectateurs de l'amphithéâtre étaient debout... Les sièges sont quand

même d'époque, quoique je ne sache pas laquelle! D'une rudesse vintage bien sentie, avec une barre dans le dos qui oblige à se

tenir droit. Dans les loges, il y a des chaises confortables. Mais l'Opéra Garnier est un monument historique, on ne touche pas.

Le côté sympathique de la situation, c'est que la rudesse des sièges fournit un sujet de conversation entre voisins...

Eliogabalo

L'opéra durait trois heures, et était entrecoupé de deux entractes de 20 minutes. Francesco Cavalli

était un compositeur italien très célèbre en son temps (XVIIè siècle), l'opéra est chanté en italien.

La musique est très belle, elle était jouée par l'orchestre Capella Mediterranea, sous la direction de

Leonardo Garcia Alarcon. L'orchestre comprenait un mélange d'instruments utilisés au XVIIè siècle,

comme les flûtes à bec, guitare, théorbe, clavecin, et d'instruments plus récents, comme les trombones.

L'opéra  décrit les amours et les turpitudes de l'empereur romain Héliogabale (3è siècle après JC).

La mise en scène était ici de Thomas Jolly, et les décors de Thibaut Fack.

 

Eliogabalo

Voici l'histoire: Eliogabalo est un séducteur pathologique dont l'activité principale semble être de

corrompre les êtres qu'il approche. Il jette son dévolu sur tout ce qui brille, et aucune loyauté l'arrête.

Autour de lui, on essaie d'organiser sa vie, mais il prend un malin plaisir à détruire les amours et les

serments d'autrui. Eliogabalo dans l'opéra est un contre-ténor interprété ici par Franco Fagioli,

vêtu d'une robe de chambre violette et or, avec couvre-chef assorti... L'or est un élément récurrent de

l'opéra,on en distribue à la plèbe qui se plaint du César, et Eliogabalo prend des bains d'or liquide

(ce qui m'a un peu inquiétée pour l'épiderme de l'interprète...) Eliogabalo, qui se promène avec quelques éphèbes

presque nus, sabote perversement, avec l'aide de Lénia les couples que forment ses proches. Cette Lénia

était la grande entremetteuse, avec l'aide du bouffon Zotico, fouetteur de dames.Lénia était habillée façon

Catherine de Médicis, avec les bras nus, des poignets de force, et une voix de baryton (l'interprète s'appelle

Emiliano Toro). Vous avez l'ambiance. Autour d'Eliogabalo, gravitent son cousin Alessandro (Paul Groves,

baryton), promis à Gemmira, soprane (Nadine Sierra), qui est la soeur de Giuliano, second contre-ténor,

interprété par Valer Sabadus, (déjà entendu à l'opéra de Massy, qui a une jolie voix veloutée), qui est lui promis à

Eritea, soprane (Elin Rombo), avec laquelle il forme un joli duo vocal. Gemmira tiendra le contre-ut pendant une

dizaine de mesures, ce qui déclenchera mes applaudissements, et tous ceux de l'amphithéâtre. A partir de cette prouesse

vocale et de la reconnaissance du public, on eut l'impression qu'une autre relation s'était établie entre les chanteurs et lui.

Eliogabalo rate l'empoisonnement d'Alessandro fomenté avec Lénia, et son palais est envahi par les

hiboux, funeste présage. La troupe finit par l'occire alors qu'il tentait de violer Gemmira, Lénia et Zotico

sont pendus. Entre les parties des chanteurs, Cavalli a placé des danses, qui font penser aux ballets de Lully

à l'intérieur des pièces de Molière, mais elles étaient peu utilisées dans la mise en scène, à mon regret.

Le troisième acte se termina en applaudissements scandés et très longs. Voici les artistes aux saluts:

Eliogabalo

Contrairement à ce qu'a pu écrire Le Monde, on ne s'ennuie pas, et les trois heures de musique passent sans s'en

rendre compte (sauf la dureté des sièges) J'ai regretté l'usage exclusif du noir dans les décors, et les escaliers (noirs)

déroulants ou mobiles omniprésents du premier acte (l'abus d'escaliers est-il freudien?) qui alourdissent le propos. La musique,

d'un compositeur dans sa maturité, vaut vraiment l'écoute. Les interprètes et les musiciens étaient

excellents. Une très belle soirée, qui sera enregistrée et diffusée sur le site de France TV culturebox le 7 octobre,

et ultérieurement sur France 2. Nous sommes ressortis par le grand escalier fleuri, que voici ci-dessous.

Ce sont les freesias présents dans la décoration, avec des roses blanches, qui donnaient la fragrance suave.

Eliogabalo

 

 

Sylvie, blogmestre

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 13:39

Voici une vidéo de l'après-midi du 18 septembre, c'est le Kyrie du Requiem de Mozart, par le Choeur 2

des Choeurs de Paris Lacryma Voce, ex-Choeurs de Paris 13, sous la direction de Matthieu Stefanelli,

avec au piano Nicolas Jortie, imperturbable malgré l'une ou l'autre fausse note de l'instrument...

Il a fallu traiter la piste audio de la vidéo, car les sopranes l'avaient saturée (!) Le résultat final est filtré, cela s'entend,

mais c'est mieux que la saturation. La prochaine fois j'apporterai un appareil qui ne sature pas dans les aigus...

 

 

J'avais une deuxième vidéo complète avec les deux choeurs, celle du Kyrie de la messe en sol de Schubert, que j'espérais

ajouter après désaturation, mais la restauration s'avère impossible avec mes moyens limités, j'en suis désolée.

 

Sylvie, blogmestre

 

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 07:59

Hier matin, sous un temps maussade mais sans pluie, je suis partie d'Arcueil-gare à 9h30*. Le train de 9h37 ne passa pas,

un train sans arrêt fut annoncé à 11 minutes d'attente, puis remplacé par un train s'arrêtant à 7 minutes. Las, le train qui

s'était arrêté à Arcueil, s'arrêta longuement à Laplace pour laisser passer le train dénommé "Epée13" qui lui courait après...

J'arrivai finalement à Saint-Michel Notre-Dame à 10h04**, et entrai dans la cathédrale au milieu du Kyrie...

Dimanche 18 septembre 2016

La Maîtrise de la messe grégorienne de 10h était composée de quatre jeunes femmes et de leur chef

Sylvain Dieudonné. La messe grégorienne fut dite presque exclusivement en latin, fait inhabituel.

Dimanche 18 septembre 2016

J'ai participé aux deux messes de 10h et de 11h30. La messe de 11h30 était animée par de jeunes enfants

de la Maîtrise d'enfants, dirigée par Emilie Fleury, que je voyais diriger pour la première fois, et par deux

solistes féminines adultes dotées de très belles voix. Les enfants chantaient une voix, qui était reprise

ensuite par l'assemblée, pendant qu'ils chantaient une deuxième voix. Ils chantèrent seuls la

Missa puerorum à une voix de Josef Rheinberger, et le "O Salutaris" de Léo Delibes. La messe

internationale était célébrée par un évêque béninois, avec une forte participation africaine.

 

Dimanche 18 septembre 2016

Je suis sortie de Notre-Dame pendant la communion de la messe internationale, vers 12h30, devant rejoindre la Porte de

Vincennes à 13h. J'ai repris le métro à l'Hôtel de Ville, pavoisé et enrubanné pour les Journées du Patrimoine, à 12h42***

Dimanche 18 septembre 2016

Il y avait en effet un week-end de travail des Choeurs Lacryma Voce, auquel je participai le dimanche.

J'arrivai à 13h pour rejoindre les choristes qui déjeunaient ensemble. Puis, pendant que le Choeur 1

travaillait le Kyrie de la messe en sol de Schubert, le Choeur 2 a travaillé  le Kyrie du Requiem de Mozart,

Nous avons ensuite chanté le Kyrie et le Credo de la messe en sol de Schubert, en choeurs réunis.

Le week-end de travail s'est terminé vers 17h30.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 18 septembre 2016
Dimanche 18 septembre 2016
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 20:43

Samedi 17 septembre 2016 était la première journée du Patrimoine. Je vous avais indiqué que

Radio France donnait des concerts gratuits à cette occasion, et, pour ma part, j'avais réservé

une place pour une répétition publique de l'Orchestre Philharmonique, ce jour-là à 14h30.

Samedi 17 septembre 2016

Partie en avance d'Arcueil-gare, à 13h15, arrivée à Passy à 13h44* , j'étais devant la Maison de la Radio peu après 14h,

et pris ma place dans la longue file d'attente, qui avançait assez vite. Quand j'entrai dans l'auditorium, après le contrôle, le

niveau inférieur était en cours de remplissage. C'était le moment où jamais d'essayer des places où je ne suis jamais assise...

J'essayai les places qui sont au parterre, juste devant la scène. Voici la vue que l'on en avait:

Samedi 17 septembre 2016

Il me sembla que lorsque les sièges d'auditeurs seraient occupés, je ne verrais plus grand-chose.

Le premier balcon, mon repère favori, n'étant pas encore ouvert, j'allais essayer  la corbeille. C'était bien mieux.

Samedi 17 septembre 2016

Le public continuait à arriver, la salle était affichée complète pour cette répétition publique. Elle fut remplie au delà du premier

balcon, ce qui était joli pour une répétition. L'orchestre s'est installé peu à peu. Comme vous pouvez le constater sur les

photos, les musiciens étaient en tenue de ville, avec les étuis de leurs instruments à côté d'eux.

Samedi 17 septembre 2016

Mikko Franck arriva un peu après 14h30, et nous expliqua, en anglais, qu'il avait souhaité nous montrer

ce qu'on ne voit jamais quand on va au concert: une répétition précédant le concert. La répétition dura une

heure. Deux mouvements de la 1ère symphonie de Mahler furent joués, le 1er, et le 4ème. Ce ne fut

bien sûr pas linéaire, comme dans toute répétition, le chef faisait reprendre les passages qui ne lui

convenaient pas. Le public était remarquablement attentif (regarder une répétition est quand même un peu frustrant

quand on n'y participe pas... il est vrai que tous les mélomanes ne sont pas pratiquants!), et il n'y eut pas de bébé gazouilleur

ni d'empoignade comme le 21 juin pour la Fête de la musique. C'était très intéressant. Le public applaudit trois fois,

après chacun des deux mouvements, et à la fin. Mikko Franck a disparu très vite après la répétition,

j'ai pris une photo à la volée, mais elle est floue. Voici pour conclure une autre photo de l'Orchestre symphonique

de Radio France et du public derrière lui, très près, comme vous le voyez.

Samedi 17 septembre 2016

J'ai repris le métro à Passy à 15h54** après avoir croisé sur l'avenue du Président Kennedy deux autobus fous fous fous des

années 30, sortis de leur réserve pour les Journées du Patrimoine, et qui filaient un bon 40km/h attestant de leur grande forme!

 

Photo RATP, je n'ai pas eu le temps de sortir mon appareil!

Samedi 17 septembre 2016
Samedi 17 septembre 2016

Je suis ressortie le soir, départ à 20h15 d'Arcueil-gare vers l'église de la Madeleine où le choeur Amadeus donnait

un Requiem de Mozart, accompagné par l'orchestre de Jean-Louis Petit, qui dirigeait le concert.

Samedi 17 septembre 2016

Des affiches jaunes signalaient le concert de la rue, quand j'arrivai place de la Madeleine.

Samedi 17 septembre 2016

Le concert commença à 21h par une première partie où furent chantés par la soliste soprano les

Ave Maria de Schubert et de Gounod, puis le choeur entra, et chanta le cantique de Jean Racine

de Gabriel Fauré, puis l'Ave verum corpus de Mozart. Le choeur et l'orchestre enchaînèrent

ensuite la seconde partie, constituée du Requiem de Mozart.

Samedi 17 septembre 2016

J'aime bien ces concerts du samedi soir, qui bénéficient d'une ambiance recueillie. J'aurais du chanter au concert

précédent du choeur Amadeus, en renfort, le 20 août dernier, mais un problème de santé m'en a empêchée.

Voici un extrait du Requiem de Mozart du 17 septembre, le "Quam olim Abrahae":

 

 

Le concert s'est terminé sous les applaudissements vers 22h25. Après un bref détour dans le quartier,

j'ai repris le métro à 22h40, contente de ne rentrer chez moi "que" vers 23h20... On sait enfin qui plante de la rhubarbe

sur les marches de la Madeleine, c'est la mairie de Paris :-) N'y goûtez pas, ce n'est pas de la rhubarbe! Dommage.

 

Sylvie, blogmestre

Samedi 17 septembre 2016
Samedi 17 septembre 2016
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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 09:02

Hier soir, dans la nuit tombée, un cortège de parapluies cheminait vers les lumières de

la Philharmonie depuis la Porte de Pantin, sur le pavé luisant d'une averse incongrue.

Faust par Schumann, Goethe, et Harding

Le jeune chef britannique Daniel Harding y donnait son premier concert en qualité de directeur de

l'Orchestre de Paris, succédant à Paavo Järvi. Le concert présentait un oratorio de Robert Schumann,

intitulé "Scènes du Faust de Goethe". Il était interprété par l'Orchestre de Paris, le Choeur

d'adultes et le Choeur d'enfants de l'Orchestre de Paris, et sept solistes.

Faust par Schumann, Goethe, et Harding

J'avais un billet à un prix modique, à l'arrière scène au dessus du choeur, lui-même positionné

à l'arrière de l'orchestre. Le même concert sera donné demain dimanche 18 septembre à 16h30.

L'orchestre de Paris, à droite une partie du choeur d'enfants

L'orchestre de Paris, à droite une partie du choeur d'enfants

En lisant dans le livret ce qu'écrit Hélène Cao d'un certain Dr Faust, vivant au XVIè siècle dans

le Bade-Wurtemberg, et de l'obsession que ce savant homme transgressif a générée chez les hommes

de lettres et les musiciens du XIXè siècle, on ne peut que penser que la métaphysique faustienne

est contagieuse... Goethe a passé six décades à écrire ses deux parties du drame faustien,

soit plus de 16000 vers, Liszt, Berlioz, Gounod en feront des symphonies ou des opéras, Schumann

passera dix ans de sa vie sur son oratorio, dont la dernière partie sera créée à titre posthume. Il avait

préféré l'oratorio à l'opéra pour ne pas profaner la langue de Goethe d'une adaptation scénique...

Solistes et Daniel Harding (à droite)

Solistes et Daniel Harding (à droite)

L'oeuvre est très belle, et impose le respect. Quoique le genre oratorio soit plutôt daté de l'époque

baroque, l'oratorio romantique de Schumann correspond bien à l'épure qu'il souhaitait: Goethe mis en

musique, et seulement cela. Mais superbement mis en musique. Dès l'intervention du choeur, on note

une christianisation du drame: il y a un Dies irae (superbe), j'entends aussi un "quid sum miser",

et tout à la fin le "es ist vollbracht" de la Passion du Christ selon Saint-Jean. Il n'y avait sur le livret que

les titres des scènes des parties de l'oratorio, si vous souhaitez avoir un aperçu du texte, vous pouvez lire ceci.

La lecture du livret confirme que Goethe fait un parallèle entre Faust et le Christ.

Je ne suis pas en mesure d'apprécier toute la beauté de la langue de Goethe dans le texte, mais la musique de

Schumann est vraiment à découvrir, si comme moi vous ne connaissiez pas cette oeuvre.

Solistes masculins et Daniel Harding

Solistes masculins et Daniel Harding

L'interprétation est aussi superbe que la musique et Daniel Harding a fait la conquête du public

de la Philharmonie hier soir. Coup d'essai, coup de maître, bravo maestro! Je crois que je vais lire le Faust

de Goethe en édition bilingue, le fourmillement de personnages aux noms insolites m'a intriguée... Ci-dessus, le chef

d'orchestre en haut à droite, et les Faust divers (m'a-t'il semblé) à sa gauche. Corrigez si je me trompe!

Le concert a été filmé. Je suis partie pendant les rappels, vers 23h, et arrivée chez moi vers minuit.

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: à l'adresse de la Philharmonie, ce serait une bonne idée de différencier l'entrée des choristes de l'arrière-scène de celle
des spectateurs
, le cotoiement n'ayant pas été très harmonieux (le stress des plus jeunes sans doute). S'ils ont une
sortie badgée,
ne peuvent ils avoir la même entrée badgée, ce serait plus pratique pour tout le monde. Merci.

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 15:39

Il y avait hier soir un concert de rentrée à l'Opéra Bastille, dirigé par Philippe Jordan,

où l'Orchestre de l'Opéra national de Paris déployait ses musiciens sur scène au lieu de

les enserrer dans la fosse en sous-sol, comme c'est l'usage pour les opéras. Au programme, pour notre

plus grand plaisir, des extraits symphoniques de la Tétralogie de Richard Wagner.

Soirée Wagner de rentrée

J'avais un billet acheté d'occasion au deuxième balcon, dans un endroit que j'aurais trouvé très vertigineux

l'an dernier. Quelqu'un près de moi est entré en disant "Hou! C'est vertigineux!", ce qui m'a fait sourire,

m'étant habituée à la salle, ses vertiges ne m'impressionnent plus. Voici la vue sur scène de ma place:

Soirée Wagner de rentrée

Impressionnant quand même, n'est-il pas? Le billet n'étant pas à mon nom, précisons que j'étais partie d'Arcueil-gare

à 19h15*, arrivée à la station Bastille à 19h50**, la sonnerie retentissant alors que je grimpais au 4è étage.

Voici la couverture du programme, récupéré plus haut en deux exemplaires, car ma voisine avait assez grimpé.

Soirée Wagner de rentrée

La date du concert était à l'intérieur, et bonne nouvelle, vous pourrez en profiter en radiodiffusion!

Soirée Wagner de rentrée

Nous avons entendu, de l'Or du Rhin, le prélude, les interludes, et l'entrée des dieux au Walhalla;

puis de La Walkyrie, la chevauchée des Walkyries, et l'Incantation du feu; puis de Siegfried,

les Murmures de la forêt. Après un entracte, qui m'a permis de lire quelques pages très wagnériennes dans

le programme, nous avons entendu, du Crépuscule des dieux, le voyage de Siegfried sur le Rhin,

la Marche funèbre, et l'Immolation de Brünnhilde. Voici l'Orchestre national de l'Opéra de Paris:

Soirée Wagner de rentrée

Comme vous pouvez le voir, la scène était gainée d'une conque acoustique, techniquement utile,

mais visuellement contribuant à l'assombrissement de l'ensemble (le sol est sombre, les costumes sont noirs,

heureusement qu'il y a les cuivres et les tubas, wagnériens ou non, qui brillent!)

Soirée Wagner de rentrée

Ci-dessus, une partie des cuivres. Les tubas conçus spécialement par Wagner pour la Tétralogie,

hybrides de cor et de tuba, sont à droite de la dernière rangée. Précisons que ces tubas wagnériens

ont été utilisés par Anton Bruckner dans sa 7è symphonie (oui oui, celle dont je dois parler dans

mon article en retard sur le cycle Barenboïm), en hommage à Wagner.

 

Le concert était grandiose, chuchotant ou tonitruant, vibrant, dirigé par Philippe Jordan toujours excellent,

en pleine forme et paraissant enchanté de retrouver son orchestre et son public. La partie de Brünnhilde

fut chantée par la soprano Anja Kampe, que le chef embrassa à la fin, et qui fut rappelée jusqu'à

ce que les musiciens donnent le signal du départ.

Soirée Wagner de rentrée

Un superbe concert à réécouter sur France Musique, très fort (Wagner, ça s'écoute fort, disait mon père

en imposant la Tétralogie à tout son immeuble, qui n'en demandait pas tant...) avec une bonne chaîne!

 

Sylvie, blogmestre

Soirée Wagner de rentrée
Soirée Wagner de rentrée
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 08:30

Le titre de cet article est le sous-titre du concert auquel j'ai assisté hier soir

en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il s'agissait d'un concert de musique au temps de Saint-Louis

donné par l'Ensemble vocal de Notre-Dame, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Chroniques et musiques du XIIIè siècle

Quand j'arrive un peu après 20h sur le parvis, deux files d'attente parallèles présagent bien

de la popularité du concert. A l'intérieur, la rosace nord qui me fait face semble

une dentelle de pierre claire posée sur du saphir en surfusion.

Chroniques et musiques du XIIIè siècle

J'ai déjà entendu ce concert au début du mois de juillet, interprété par la Maîtrise et l'Ensemble vocal.

Hier soir, c'était l'Ensemble vocal seul. Voici, ci-dessous, le programme:

Chroniques et musiques du XIIIè siècle

Comme il est d'usage pour les concerts médiévaux de l'Ensemble vocal, ce concert est enchaîné

complètement sans interruption, dans un élégant ballet d'interventions solistes et chorales.

Des intermèdes musicaux joyeux éclairent la musique vocale. Ci-dessous, voici l'introït:

 

 

Comme je l'avais écrit sur ce blog en juillet, ce concert retrace la vie de Louis IX, roi de France qui

régna au XIIIè siècle, puis fut canonisé sous le nom de Saint Louis. Pour être saint, on n'en est pas moins

homme, et susceptible d'apprécier les chansons d'amour courtois comme celle qui suit.

 

 

Mais Louis le IXè ne serait pas resté auréolé de sainteté dans la mémoire collective sans

les croisades en Terre sainte. Ci-dessous une antienne de communion évoquant Jérusalem.

 

 

J'ai essayé de filmer d'autres extraits que ceux mis en ligne lors du premier concert. La deuxième vidéo a été prise avec

un appareil de secours moins performant que celui qui a servi pour les deux autres vidéos, car l'appareil performant a eu

un conflit avec sa carte mémoire quand il a dû enregistrer les instruments. Je vais creuser le problème...

Chroniques et musiques du XIIIè siècle

Ci-dessus, voici l'Ensemble vocal de Notre-Dame dans sa composition d'hier soir, et son chef.

Le très beau concert a ravi les auditeurs, dont beaucoup ont afflué vers l'autel pour aller les féliciter à la fin,

au point qu'il devenait difficile de le faire aussi, d'autant que le service d'ordre nous demandait de quitter la cathédrale,

je suis parvenue in extremis à échanger quelques mots et à remettre des photos avant de repartir vers 22h15.

Un CD de ce concert a été enregistré par les mêmes interprètes, il était en vente hier soir à l'entrée

de la cathédrale, et le sera aussi lors d'autres concerts à Notre-Dame. Le concert fêtait la sortie du CD.

Bravo à toutes et à tous, et merci pour cette belle soirée!

 

Sylvie, blogmestre

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 14:12

La Maison de la Radio propose plusieurs concerts, récitals, répétitions, gratuits pour

les Journées du Patrimoine, qui auront lieu les 17 et 18 septembre 2016, avec

l'Orchestre Philharmonique de Radio France, le Choeur de Radio France,

des solistes et des formations invitées. Il y en a pour tous, et pour tous les goûts!

Réservations gratuites des places en ligne, en suivant le lien ci-dessus.

Sylvie, blogmestre

Journées du Patrimoine
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 13:36

Hier, dimanche 11 septembre, il y avait surveillance ostensible de la cathédrale eu égard à l'inquiétante affaire de la rue de

la Bûcherie, de l'autre côté de la Seine. Partie d'Arcueil-gare à 9h30*, j'arrivai en avance** en prévision d'un contrôle renforcé.

Dimanche 11 septembre 2016

Comme on le voit, les touristes n'étaient pas dissuadés pour autant. A l'intérieur de la nef, tout était

comme d'habitude, la même foule se pressait pour visiter, et l'assemblée était aussi nombreuse que les

autres dimanches. J'ai participé à la messe grégorienne de 10h, et à la messe internationale de 11h30.

Dimanche 11 septembre 2016

La Maîtrise était très représentée, une dizaine de voix masculines pour la messe grégorienne, et une

vingtaine de voix mixtes pour la messe internationale, qui fut célébrée par Mgr Chauvet, le nouveau

recteur de Notre-Dame de Paris. Les deux messes étaient très belles avec une splendide

puissance vocale des choristes, sous la direction de leurs chefs respectifs.

Dimanche 11 septembre 2016

Surprise: la Maîtrise chanta le Kyrie, le Sanctus, et l'Agnus Dei de la messe en sol de Schubert,

que nous travaillons actuellement (c'est la messe de l'année!) pendant la messe internationale.

Deux concerts furent annoncés pour la semaine présente: un concert de musique médiévale du temps

de Saint-Louis demain mardi 13 septembre 2016 à 20h30 par l'Ensemble vocal de Notre-Dame,

et un récital d'orgue en entrée libre samedi 17 septembre à 20h, donné par une

organiste polonaise invitée. La deuxième célébration prit fin vers 12h40.

Dimanche 11 septembre 2016

Je suis fascinée par la relation de la foule qui visite Notre-Dame à l'édifice (pas seulement à l'édifice, d'ailleurs).

Nous avions presque oublié... mais en ressortant sur le parvis, les rues bordant la cathédrale étaient bouclées par des rubans

et des véhicules de police. Un groupe de cyclistes m'apprit qu'il ne s'agissait que de mesures de précaution.

Dimanche 11 septembre 2016

Le RER était ouvert, ouf! Je repartis à 12h45***, direction Robinson. Un groupe de jeunes Espagnols

se cotisaient devant les machines pour acheter collectivement un carnet de tickets de métro, c'était laborieux!

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 11 septembre 2016
Dimanche 11 septembre 2016
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Published by Blog des choristes des CP13
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