1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 16:11

Et voici le retour des voeux en cette année toute neuve qui commence...

 

 

Merci à la ou au blogmestre inconnu(e) à qui j'ai chipé cette image pleine de lettres s'envolant au vent

  qui ressemble tellement à mon activité favorite dans le cybermonde qui nous connecte!

Bonne année à tous les lecteurs et les lectrices de ce blog, et aux autres!

 

Sylvie

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 08:58

... et "Notre-Dame de Paris, 1482", vue par Hugo et revue par Luc Plamandon et Richard Cocciante,

c'est la comédie musicale donnée actuellement au Palais des Congrès, lieu où elle fut créée en 1998.

Il y a cependant une tournée mondiale en cours, avec des versions traduites.

J'ai vu la version française hier soir, 30 décembre.

Billet Digitick

Billet Digitick

Une heure avant de partir pour le Palais des Congès, hier soir, je fus victime d'un mal de tête récalcitrant, en cette

saison c'est signe de neige...mais je pus quand même gagner le Palais des Congrès, où j'arrivai vers 20h20.

Mon billet fit un drôle de bruit au flashage, au lieu du ding habituel, une double sonnerie, mais je pus entrer.

La plupart des spectateurs étaient installés. J'étais placée tout en haut, au dernier rang. Les personnes qui étaient sur

mon rang migrèrent vers les rangs inférieurs où il restait de la place, mais mes voisins de l'extrémité du dernier rang

et moi restâmes, rejoints par un autre monsieur, plus loin, qui lisait ses sms... Ci-dessous, la vue sur la scène:

Salle du Palais des Congrès, de ma place

Salle du Palais des Congrès, de ma place

Chacun connait plus ou moins l'histoire du roman de Victor Hugo, qui a inspiré cette comédie musicale:

elle se passe au XVè siècle et met en scène une intrigue amoureuse entre une jeune bohémienne,

Esmeralda, et plusieurs hommes, dont Quasimodo, difforme, qui a été recueilli par l'archidiacre Frollo.

Il y a aussi un jeune premier ou deux, les truands de la Cour des miracles, le Palais de justice, une religieuse

emmurée, tout un petit peuple hugolien. Le personnage principal, omniprésent, est quand même la cathédrale.

 

De cette adaptation en comédie musicale, je ne connais que deux chansons, les plus connues, "Le temps

des cathédrales" et "Belle". C'est la première qui ouvre le spectacle, chantée par un homme seul dans un

décor dont l'unique évocation architecturale est la présence de gargouilles qui descendent su plafond

pour se poser sur des colonnes. La cathédrale est représentée par ce qui ressemble beaucoup à

un mur d'escalade. Je suis perplexe... Voici la bande-annonce du spectacle, version polonaise:

 

 

Il s'agit davantage d'une chorégraphie chantée que d'une comédie musicale avec décor, ce qui

parait très surprenant compte-tenu du "décor" d'origine, personnage principal du roman

de Victor Hugo, qui apparait bien dénaturé. Hugo à qui ses confrères contemporains avaient déjà

reproché de voir la cathédrale "d'en-bas" et de manquer de dimension spirituelle dans son roman.Il ne reste plus

dans la comédie musicale que la petite histoire tragique d'Esmeralda et de ses soupirants, la cathédrale

ayant été réduite à quelques gargouilles qui circulent sur leurs piliers, à des rosaces lumineuses

projetées au sol sur lesquelles se placent les chanteurs, et au mur d'escalade au fond de la scène.

 

 

On retrouve le problème de l'adéquation du décor et de la mise en scène à la musique, déjà rencontré à l'opéra.

Mais ici il y a compatibilité entre les trois. C'est la compatibilié avec le titre et l'oeuvre de Victor Hugo qui est en cause.

Le spectacle est sympathique, bien chanté, mais on ne voit plus vraiment pourquoi il s'appelle "Notre-Dame

de Paris", puisque la cathédrale qui lui donne son nom en est objectivement absente, visuellement et spirituellement,

ce qu'on peut vérifier sur la bande-annonce. Après avoir néanmoins apprécié la première partie pour ce qu'elle était,

une comédie musicale sur une histoire d'amour malheureux, le mal de tête reprit de la vigueur du fait de la sonorisation

qui me sembla avoir été de plus en plus puissante. Je sortis de la salle munie d'un ticket d'entracte, il était 21h40.

Ticket d'entracte

Ticket d'entracte

Le mal de tête l'emporta sur le plaisir compromis de voir la deuxième partie, et je décidai par sagesse

de reprendre le métro pour rentrer chez moi plus tôt,après une dernière photo, vers 21h42.

Mon passe Navigo refait bling-bling-bling à la validation depuis jeudi 29 décembre...

Panneau lumineux entrée du Palais des congrès

Panneau lumineux entrée du Palais des congrès

Un autre spectateur, qui a vu le spectacle en entier, a filmé la fin, d'une place qui devait être un peu

en avant de la mienne, voici sa vidéo trouvée sur YouTube. Le spectacle est très apprécié, comme

on le voit sur cette vidéo. Hier soir mes voisins aimaient beaucoup, et la salle aussi. J'aimais assez.

 

 

On nous avait interdit de prendre des photos, mais il y a une tolérance à la fin du spectacle,

on le voit sur les images, par tous les petits écrans de téléphones mobiles en activité.

J'arrivai chez moi vers 23h, et ce matin, il avait neigé (un peu) pendant la nuit, tout avait givré!

 

Sylvie, blogmestre

Hugo vu par Plamandon
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 17:24

Si quelqu'un souhaite revendre un billet de catégorie 6, 7, 8, 9 pour le Lac des cygnes à l'opéra Bastille,

je suis preneuse, on peut me contacter sur une adresse personnelle ou m'avertir en commentant cet

article de blog, je suis la seule à lire les commentaires avant publication, et ne les publie que s'ils sont publics

(un billet plutôt pour demain, pour ce soir ce serait un peu juste). Il m'est toujours impossible d'acheter un billet en ligne

sur le site de la bourse aux billets de l'opéra. Il y en avait deux en vente ce matin, je n'avais toujours "pas le droit"

de les mettre dans mon panier, et ce soir un billet de catégorie 8 a disparu, pas de chance, après que j'ai cliqué dessus.

 

Sylvie

 

https://media1.giphy.com/media/OXWmqgBaaxjFK/200.gif#0

Mort du cygne...

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 09:31

Il y avait un concert de fin d'année hier soir en la cathédrale, de musique médiévale et grégorienne, intitulé

Puer natus est, interprété par l'Ensemble vocal de Notre-Dame de Paris, dirigé par Sylvain Dieudonné.

J'arrivai sans billet sur le parvis vers 20h10, et eus une frayeur en voyant la file de personnes attendant pour entrer,

qui s'étendait jusqu'à la rue Saint-Jacques... Je pus cependant acheter un billet et entrer rapidement!

Puer natus est

Le concert fut ouvert par une introduction instrumentale au cornet à bouquin, joué par Solène Riot,

placée sur le côté du transept,qui fut  relayée par un conduit à une voix chanté du fond de la cathédrale

par les voix graves des pasteurs "Dum medium silentium" (au milieu du silence).

Puer natus est

Ensuite, les conduits, hymnes, motets, se sont succédé, entrecoupés ou accompagnés de

musique instrumentale, ou chantés a capella, a une ou plusieurs voix. Il y eut un drame liturgique

joué par les pasteurs et les anges (voix aiguës), de la mise en scène, et toute la cathédrale

fut envahie de musique mobile, ce qui permettait à chacun de voir les musiciens près de lui.

 

 

Ci-dessus, voici les pasteurs du drame liturgique, accompagnés à la vièle par Sylvain Dieudonné,

à la flûte par Solène Riot, à la cornemuse par Justin Bonnet, et aux percussions par Raphaël Mas.

Ci-dessous voici les anges dans un conduit à quatre voix: Vetus abit littera

 

 

Elles étaient quatre sans le contre-ténor, les voici toutes sur la photo qui suit.

Puer natus est

C'était un très beau concert, créatif et harmonieux.

Voici un extrait du dernier rondeau du concert, Circa canit Michael, c'est l'oeuvre médiévale que les enfants

de la Maîtrise de Notre-Dame chantaient avec tant d'entrain au concert de Noël du 19 décembre!

 

Le concert eut beaucoup d'auditeurs et beaucoup de succès. Il fut applaudi debout, ce qui m'a

obligée à me déplacer pour prendre la photo finale des chantres et musiciens, qui suit.

Une très belle soirée, de grande qualité, bravo à toutes et à tous!

 

Sylvie, blogmestre

PS: il y a deux qualités de photos et de vidéos, ceci dû à un incident avec la batterie de l'appareil HD

Puer natus est
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 19:57

Hier soir, je suis allée entendre le Requiem de Mozart donné en concert par le Choeur Amadeus

et l'orchestre Jean-Louis Petit, sous la direction de celui-ci, en l'église de la Madeleine.

Mozart à la Madeleine

J'arrivai place de la Madeleine vers 20h45. L'église était déjà pleine aux deux-tiers, d'une foule serrée d'auditeurs.

Je parvins à trouver une place sur le côté dans les dix premiers rangs. L'exposition des "hommes-flûtes" ne

baignait plus l'église de la Madeleine d'une douce lumière bleutée, et il n'y avait pas de décorations de Noël,

ce qui me surprit (l'an dernier, il y avait des anges et des étoiles au plafond...)

Mozart à la Madeleine

Le concert du Nouvel-An du Choeur Amadeus, auquel j'avais participé l'an dernier, semblait avoir été déplacé

au 27 décembre. Le bénéfice pour le choeur, c'est que davantage de choristes semblaient disponibles à cette date,

 ils étaient assez nombreux, plus nombreux que nous l'avions été le 31 décembre 2015.

Mozart à la Madeleine

Le concert commença par deux Ave Maria, de Schubert et de Gounod, chantés par une soliste que je ne

connaissais pas encore (et dont le nom m'est resté inconnu). Puis le choeur se mit en place, et chanta le

Cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré, suivi de l'Ave verum corpus de Wolfgang A. Mozart.

Une jeune femme vint occuper la dernière place vide de la rangée, à côté de moi, entre les deux Ave, car l'acoustique

était difficile à l'endroit où elle était placée. Etait-ce le froid? La réverbération fut importante toute la soirée.

 

Le Requiem de Mozart suivit cette première partie, il y eut une belle envolée sur le Kyrie, saluée par

des applaudissements, mérités, arrêtés par le Dies irae. Je chantais mentalement avec le choeur, mais mon appui moral

n'empêchait pas les facéties de la réverbération. Voici le début du Confutatis, à deux voix d'hommes,

puis deux voix de femmes sur le Voca me, puis deux voix d'hommes sur la reprise du Confutatis:

 

 

C'était assez déconcertant, cette réverbération, qui semblait sévir au hasard. Le choeur fit un très joli Ne cadant,

bien net, bien haut en soprane, un superbe Rex tremendae, mais il y eut un peu de flottement dans l'un

des Quam olim Abrahae, probablement parce que les choristes ne s'entendaient plus assez d'un pupitre à l'autre,

ce qui est très gênant dans une fugue serrée comme l'est celle-là! Mais j'ai trouvé qu'ils avaient bien assuré,

et qu'ils avaient eu beaucoup de mérite car l'acoustique était vraiment déroutante hier soir. Bravo! Jolie soirée.

Voici un extrait du finale du Requiem de Mozart: Cum sanctis tuis.

 

 

Le choeur et l'orchestre furent applaudis et rappelés, puis nous sommes ressortis de l'église

de la Madeleine, vers 22h15, ou un peu après, la place de la Concorde brillait dans la nuit.

 

Sylvie, blogmestre

Mozart à la Madeleine
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 10:55

Je signale que j'essaie d'acheter une place pour un ballet, et c'est la n-ième fois que l'on

m'en empêche depuis ce matin, apparemment par action directe sur le contenu de mon navigateur.

Nous sommes en république, et en démocratie, officiellement, mais bonjour les méthodes totalitaires!

Dans le meilleur des cas, j'obtiens ce qui suit (décoiffant quand même!)

 

 

Interception de mes données internet

Mais la plupart du temps, on se contente de briser le lien qui permet de sélectionner le billet,

je clique sur "acheter" et rien ne se passe. Tant pis, cher Piotr Ilitch, j'irai voir un autre spectacle!

 

Sylvie, blogmestre

 

28 décembre à 23h15, je jette par curiosité un coup d'oeil sur la page de la bourse aux billets de l'Opéra,

il y a à présent 2 fois 2 billets à vendre au prix unitaire de 140€, pour ce 28 décembre...

ce doit être une proposition pour les amateurs de symbolique éclairés, je suppose!

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 17:26

La Comédie Française a exhumé une pièce de 1734, enterrée à la suite d'une cabale, après

seulement deux représentations. L'heureux auteur du trésor retrouvé s'appelle Pierre de Marivaux,

académicien à venir en 1734, et l'oeuvre remise sur les planches, "Le petit-maître corrigé".

Le Marivaux nouveau est arrivé!

La mise en scène est de Clément Hervieu-Léger, à qui l'on doit aussi l'idée de reprendre cette pièce

oubliée, trois siècles après la cabale. Elle se joue actuellement dans la salle Richelieu,

en alternance avec les Damnés, complet jusqu'à l'ultime représentation. Je l'ai vue le 24 décembre.

Le Marivaux nouveau est arrivé!

J'avais une place à l'extrémité de la galerie, au 3è rang, mais avec une très bonne visibilité sur la partie

de la scène visible de cet angle. A notre arrivée dans la salle Richelieu, le rideau était ôté, les entrailles

de l'arrière-scène étaient visibles, et la scène était couverte d'un monticule d'herbe mi-verte, mi-séchée.

Le Marivaux nouveau est arrivé!

Ayant commencé à ressentir des démangeaisons légères, je me suis demandé si l'herbe artistiquement arrangée sur

la scène n'y était pas pour quelque chose... Ce n'est pas allé plus loin. Néanmoins, pour les personnes au terrain atopique,

je suggèrerais d'emporter un comprimé anti-histaminique avec vous, si vous êtes sensible au foin et allez voir cette pièce.

Autrement, c'était sympa, la scène transformée en dune couverte d'herbes, avec la mer peinte au fond!

 

 

Ci-dessus, une photo du site de la Comédie Française, on s'y croirait, n'est-ce pas?

La pièce est en costumes d'époque néo-Louis XV, que j'ai toujours trouvés particulièrement seyants,

que ce soit les robes à paniers et corsets féminins, ou les justaucorps et habits masculins.

Loïc Corbery, le petit-maître de l'histoire, est très à l'aise en vêtements XVIIIè et catogan, qu'il prend bien soin de

remettre en place lorsqu'il enfile sa veste, et que l'on a même maquillé pour la circonstance.

Avant les muscadins et les merveilleuses, il y eut donc les petits-maîtres... Ce sont de jeunes gens

parisiens, dont le physique avantageux leur vaut de multiples conquêtes, et qui ont l'habitude de prendre

leur succès à la légère, légèreté qu'ils montrent en tout. La vie est une grande fête où l'on s'amuse!

Le petit-maître de Marivaux s'appelle Rosimond, et il vient en province épouser la jeune et belle Hortense.

Le Marivaux nouveau est arrivé!

Celle-ci est choquée par sa désinvolture, et son incapacité à manifester ses sentiments.

Avec sa suivante Marton, fine mouche qui joue les benêtes, elle décide de lui donner une leçon.

Comme toujours chez Marivaux, il y a un pendant à Marton, qui s'appelle Frontin, valet de Rosimond.

Nous avons aussi un couple parental, le comte, père d'Hortense, et la marquise, mère de Rosimond.

L'affaire se complique avec l'arrivée de Dorimène, amante parisienne de Rosimond, qui vient en province

empêcher le mariage, avec Dorante, ami du fiancé, qu'elle va tenter de lui substituer dans les faveurs

d'Hortense. Le pauvre Rosimond, Parisien précieux qui craint le ridicule de l'aveu de sentiments tendres

qu'il redoute d'éprouver, et qui en est incapable, décalé dans une province plus directe, s'enferre.

Mais Hortense qui l'a bien secoué le prend en compassion et lui tend des perches pour qu'il se sorte de

ce marécage de faux-semblants, fut-ce au prix d'un aveu douloureux et bien peu parisien. Enfin, il y

parvient, Dorimène repart pour Paris avec Dorante, et tout finit pour le mieux.

Le Marivaux nouveau est arrivé!

Je ne dirais pas que c'est un très grand Marivaux, mais c'est subtil et bien vu, très bien joué et la

distribution est très belle, parfaite pour un soir de Noël! La marquise était Dominique Blanc, le comte

Didier Sandre, Marton Adeline d'Hermy, Dorimène Florence Viala, Hortense Claire de la Rüe du Can,

Frontin Christophe Montenez, Dorante, Pierre Hancisse, et Ji Su Jeung la suivante de Dorimène.

Et bien sûr Loïc Corbery, dans le rôle titre (déjà vu en duo avec Adeline d'Hermy dans "La double inconstance"  du

même Marivaux l'an dernier). Une soirée très agréable, bienvenue donc, et longue vie au nouveau Marivaux!

 

Sylvie, blogmestre

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 08:56

Dimanche soir, j'avais trouvé une place pour aller voir l'opéra "Iphigénie en Tauride" de

Christoph Willibald Gluck au Palais Garnier, dont c'était la dernière représentation. Le RER qui m'amena

à la station Auber s'appelait modestement "Zeus", ce qui me parut de bon augure!

Iphigénie en Tauride

J'avais une place en troisièmes loges de face... trois étages à monter,

des étages de Palais Garnier, démesurés et grandioses...

Iphigénie en Tauride
Le grand escalier de l'opéra Garnier

Le grand escalier de l'opéra Garnier

mais la vue valait l'effort! Ce fut d'autant plus gratifiant que les personnes qui avaient réservé

devant moi ne vinrent pas, et qu'il nous fut possible d'avancer au premier rang.

La vue depuis les 3è loges de face

La vue depuis les 3è loges de face

La scène était équipée de panneaux de miroirs sans tain, qui reflétaient le public quand l'arrière-scène était

obscure, et laissaient voir celle-ci quand elle était éclairée. Voici ce que nous voyions à notre arrivée:

Les miroirs sans tain de la scène

Les miroirs sans tain de la scène

Je ne connaissais pas cet opéra, mais l'ai trouvé très beau, la musique, les solistes, les choeurs,

la direction de Bertrand de Billy, tout était superbe. L'opéra était en version française et les solistes

principaux, Véronique Gens, déchirante Iphigénie, Oreste et Pylade, les baryton et ténor inséparables,

respectivement interprétés par Etienne Dupuis et Stanislas de Barbeyrac étaient français et donc

parfaitement compréhensibles sans sous-titres, quoiqu'il y en eut. Les choeurs de l'opéra étaient

dans leur excellence habituelle, ainsi que l'orchestre. En revanche la mise en scène était bizarre, mais pas

seulement: elle était contre-productive. La plupart des humains privilégient la vision sur tout autre sens.

Le parterre

Le parterre

Quand ils voient un spectacle et entendent une musique simultanément, la vue prime sur l'ouïe pour la plupart d'entre-eux.

L'opéra est supposé accompagner par la vue l'intrigue composée par le compositeur et son librettiste, aider à comprendre.

Ici, la vue embrouillait la compréhension et substituait des images incongrues à l'intrigue mythologique de Goethe et Gluck.

Quel dommage! Nous vîmes ainsi les pensionnaires de ce qui semblait être une maison de retraite, dont une Iphigénie dorée

âgée qui se roulait par terre sous un lavabo, un couple enlacé dont un superbe jeune homme nu, sculptural, et d'autres

scènes traduisant davantage les fantasmes du metteur en scène qu'une vision éclairée de l'opéra de ce cher Willibald...

Je ne sais pas si cela se voulait provocant, c'était surtout inutile et gênant pour la compréhension de l'oeuvre!

Plafond de l'opéra Garnier

Plafond de l'opéra Garnier

Voici pour comprendre ce qu'il valait mieux savoir de l'intrigue avant de voir cet opéra. Au départ, il s'agit

d'une oeuvre de l'auteur grec antique Euripide. Iphigénie est la fille aînée d'Agamemnon et de Clytemnestre,

de la famille des Atrides, celle qui est restée dans la légende comme vouée à s'entretuer.

Iphigénie a échappé par miracle à la mort, et a été recueillie par la déesse Diane en Tauride (Arménie), où

elle a épousé le roi Thoas. Un jour, elle rencontre deux prisonniers grecs qu'elle veut sauver, parce qu'ils

sont grecs comme elle. Ils lui apprennent la mort d'Agamemnon, tué par son épouse, et celle de

Clytemnestre, tuée par ses enfants, pour venger leur père. Dans l'un des prisonniers, Iphigénie reconnait

son frère cadet, Oreste, à qui elle sauve la vie, rompant par là la malédiction des Atrides.

Le choeur, et devant Thoas, Oreste, Iphigénie, Pylade, et Iphigénie âgée

Le choeur, et devant Thoas, Oreste, Iphigénie, Pylade, et Iphigénie âgée

J'ai choisi de me concentrer sur la musique et les voix, et de cesser de tenter de comprendre les allusions

de la mise en scène, de déguster cet opéra comme s'il s'agissait d'un oratorio, et ce fut la bonne solution.

Il était dommage que le splendide choeur fut enfermé dans la fosse d'orchestre (d'autant que les lavabos

présents sur scène lui auraient offert une résonance tout à fait intéressante... hum, je m'égare!) Ci-dessus

les chanteurs, choeurs et solistes principaux, et la fosse d'orchestre en dessous.

Il y eut des sifflets (pour la mise en scène je suppose), et beaucoup d'applaudissements pour les

musiciens et les chanteurs, qui finirent par couvrir les sifflets. Très belle prestation des musiciens!

Il faut que je trouve l'enregistrement musical... La salle était très pleine, la sortie fut longue...

 

Sylvie, blogmestre

Iphigénie en Tauride
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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 09:34

En ce dimanche de Noël, hier, je m'étais méfiée de l'affluence habituelle à Notre-Dame de Paris, que j'ai longtemps

fréquentée à cette date, avant de m'y rendre régulièrement. Arrivée à 9h53* à la station Saint-Michel

Notre Dame, l'accès au parvis était fermé, il fallait sortir par les quais. Un premier contrôle par les CRS avait lieu

à l'entrée du parvis (nous étions contents, au vu des événements récents, qu'ils soient là).

Dimanche 25 décembre 2016

J'eus le temps d'entrer avant l'arrivée de la procession et le début de la messe grégorienne de 10h.

Il y avait une double feuille de liturgie grégorienne, commençant par une page de tropes suivi d'un

Kyrie tropé (les tropes sont des enrichissements textuels et musicaux). Le choeur de la Maîtrise était

formé d'une vingtaine de choristes, jeunes femmes et messieurs, dirigés par Sylvain Dieudonné.

La messe grégorienne fut dite par Mgr Chauvet, recteur-archiprêtre de la cathédrale.

Ce fut une très belle messe de Noël en latin, retransmise par la télévision KTO, et visible en vidéo en replay.

Le fond du choeur de la cathédrale était tapissé de bougies rouges, et l'étoile de Béthléem scintillait au dessus du transept.

Dimanche 25 décembre 2016

Une foule considérable entra dans la cathédrale pour la grand messe de 11h30, et croisa avec difficulté celle un peu

moins nombreuse qui sortait de la messe de 10h. Enfin, chacun trouva sa place.

Dimanche 25 décembre 2016

La grand messe de 11h30 était célébrée par Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

Les choristes de la Maîtrise revinrent, dans la même formation que pour la messe précédente,

me sembla-t'il chanter une Missa brevis en sol (Kyrie et Agnus Dei) de Mozart, et O Magnum Mysterium

de Vittoria, sous la direction de Henri Chalet, ainsi que les psaumes et la liturgie, couronnés d'un Gloria

in excelsis final. Je me permis de participer discrètement aux oeuvres de Mozart et de Vittoria, dans les eleisons

et les alléluias. Le Sanctus fut chanté en français par l'assemblée, le Credo et le Gloria étant en latin.

Ce fut une deuxième très belle messe, fervente et très participative, dans une ambiance de fête.

A la fin de la messe, j'allai voir la crèche, il est de tradition de visiter Jésus dans sa mangeoire le jour de Noël...

Nous étions nombreux à avoir eu la même idée en même temps! Voici une photo de la crèche prise à la volée:

 

Dimanche 25 décembre 2016

Je suis ressortie tardivement de Notre-Dame, après le début de la messe de 12h45. Je pus encore accéder au RER

à 12h59** par l'entrée des quais de Seine, qui fut fermée peu après, les visiteurs étant alors priés de sortir

au Musée de Cluny pour cause d'affluence... Je rajouterai des documents visuels dans la journée.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 25 décembre 2016
Dimanche 25 décembre 2016
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 14:22

Joyeux Noël à toutes et à tous!

 

 

Hier soir fut diffusée sur France 3 l'émission "300 choeurs pour les fêtes", à laquelle les Choeurs

de Paris Lacryma Voce ont participé. Cette participation fut enregistrée pour l'image avec les vedettes,

Laurent Voulzy et Alain Souchon, d'une part, Gérard Lenorman d'autre part, le 4 octobre 2016 dans

les studios de la Plaine Saint-Denis, et pour la partie son, à laquelle j'ai contribué, le lundi 26 septembre...

 

Pour ceux qui auraient raté cette prestation très réussie, elle est visible en replay sur le site de

France TV, après moult publicités, vous êtes environ à la 50è minute pour "Belle-Isle en mer",

et environ à 1h40' pour "Si tu ne me laisses pas tomber". Bonjour à mes copines de pupitre

Sylvia, Bernadette, Andrée, Martine, Geneviève, et à tou(te)s les autres, vous avez bien assuré!

La bande-son était très réussie aussi, on avait tous (une centaine, chut!) bien chanté avec vous...

J'ai trouvé Lenorman très à l'aise, très en forme! Et la chanson, bien choisie.

 

 

Ce soir, 24 décembre, diffusion sur France-Musique du concert de Noël du 19 décembre dernier

de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, à partir de 22h. Et pour tous les béotiens en matière d'orgue

comme j'en suis une, voici une vidéo documentaire sur le grand orgue de Notre-Dame qui participait à ce concert!

 

 

Sylvie, blogmestre

 

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