31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 07:49

Hier matin, partie un peu plus tôt d'Arcueil-gare, je suis enfin arrivée à l'heure* à Saint-Michel Notre-Dame...

J'eus le plaisir d'entrer dans la cathédrale à 10h, sur fond de carillon de cloches, et d'entendre

toute la messe grégorienne. Quatre choristes féminines animaient la liturgie.

Dimanche 30 octobre 2016

Un échange de population semblait s'être opéré, moins d'habitués, mais davantage de fidèles de

passage à Notre-Dame, accueillant globalement toujours autant d'humanité, en quête de spiritualité,

ou d'architecture gothique.Un bug dans le psaume responsorial de la feuille grégorienne empêcha l'assemblée

de répondre, qui rechanta dès l'Alleluia, mieux connu. Peut-être était-ce le changement d'heure, la messe

grégorienne dura plus longtemps que les autres dimanches. La hauteur du soleil dans le ciel et

sa position actuelle illuminent le fond du choeur de la cathédrale, pendant les messes du matin. A l'entre-deux

messes, il y eut une ruée de photographes immortalisant le choeur illuminé, depuis la nef.

 

Dimanche 30 octobre 2016

L'organiste Johann Vexo qui introduisait la célébration fit quelques variations sur le Laudate Dominum,

chant d'entrée de la messe internationale de 11h30, animée par quatre solistes SATB de la Maîtrise

d'adultes de Notre-Dame, qui chantèrent seuls des extraits (Kyrie et Agnus Dei) de la Messa festiva

d'Alexander Gretchaninoff (que je ne connaissais pas), et l'Ave verum corpus du même compositeur.

En revanche, le Sanctus fut chanté par l'assemblée, sous la direction de Raphaël Boulay.

Les annonces rappelèrent la clôture prochaine du Jubilé de la Miséricorde, et une confirmation

de soixante-dix adultes le 12 novembre, ainsi que deux concerts les 8 et 17 novembre.

J'avais trouvé la partition du Salve Regina et progressé depuis la semaine précédente...

 

Dimanche 30 octobre 2016

Je suis ressortie de Notre-Dame vers 12h35, plus tôt que d'habitude. Le tour du parvis était encadré de

voitures de police, visibles ou banalisées. Je me suis interrogée, avant de réaliser que la Préfecture de police est

en face de Notre-Dame et que les policiers sont dans un mouvement collectif de protestation actuellement.

J'ai repris le RER à 12h39**, plus tôt que d'habitude. Aucun incident à déplorer à mon domicile en mon absence.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 30 octobre 2016
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 21:12

Grâce à Arte, voici une symphonie pastorale à déguster 6 jours chez soi. Elle est interprétée

par l'Orchestre symphonique de la radio finlandaise, sous la direction de Hannu Lintu.

 

 

Vous pouvez la regarder en plein écran en cliquant sur le rectangle en bas à droite de la fenêtre vidéo

Il est permis de l'accompagner d'une tarte au potiron, pour la fête internationale des cucurbitacées, demain.

Champêtrement vôtre,

Sylvie, blogmestre

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 08:30

La soirée d'hier, jeudi 27 octobre, commença par une conférence de notre camarade Jean M. dans

une brasserie du boulevard Saint-Germain, sur le mythe de la caverne et diverses considérations

philosophiques, à laquelle j'assistai pendant une trentaine de minutes, et partis avant l'arrivée des

alchimistes, à mon grand regret. Mais je devais gagner la Villette avant 20h, où le Zénith avait programmé,

en plusieurs concerts, le grand retour de Renaud. Ayant acquis récemment un pass Navigo, j'ai perdu

rapidement l'habitude de collecter des tickets, mais j'ai quand même la trace d'un passage par la Porte d'Orléans

à 18h20* et un autre par la Gare du Nord à 19h31**, où j'achetai deux bretzels pour la soirée.

Renaud, le retour!
Renaud, le retour!

J'avais craqué tardivement pour l'un de ces concerts, et acheté un billet d'occasion, car toutes les

places assises étaient déjà vendues. Ci-dessous, le billet, et son attestation d'achat.

Renaud, le retour!
Renaud, le retour!

Renaud, c'est une fréquentation de longue date (je parle de ses chansons). Quand j'étais brièvement prof

d'éducation artistique, en 4è et 3è de CAP, on m'avait recommandé de faire chanter mes élèves. "Qu'est-ce que vous

voulez chanter?" "Renaud, Madame!" J'avais précautionneusement choisi un titre inoffensif pour ne pas avoir les

parents d'élèves à gérer  ensuite... Ce serait "Germaine", une java, ou un tango, c'était du pareil au même!

Laurence, Peggy, Aïcha, Sandra, Nicolas, j'ai bien pensé à vous pendant ce concert...

Renaud, le retour!

Voici le Zénith de ma place. Le concert de Renaud ne commença qu'à 20h30, j'aurais pu rester un peu plus

longtemps chez Platon... Le chanteur avait la voix particulièrement rauque au début, et, expérimentée

en la matière, je me dis que soit ça se dérouillerait en chantant, soit il finirait aphone.Ce fut la première

hypothèse, ouf!  Ce fut le concert le plus participatif que j'ai vécu comme spectatrice!

Il y eut comme c'est l'usage un mélange de chansons plus ou moins anciennes et de nouveautés.

Je m'étais arrêtée à Manhattan-Kaboul, dont il nous a demandé de chanter la partie d'Axelle Red,

qui n'était pas au concert. On a bien assuré! C'était sympa et téméraire de sa part, parce qu'on n'arrête

plus une foule à qui on a permis de chanter... Les spectateurs adorent chanter! Les confrères de

Renaud avaient réglé le problème en nous mitraillant de décibels, mais pas lui. Il nous a laissé chanter

avec lui, et nous a remercié "pour les choeurs" avec beaucoup de courtoisie et de gentillesse.

Bravo, l'artiste! Côté anciennes chansons, il y eut donc Germaine, Laisse béton, Hexagone, Chanson

pour Pierrot, En cloque, La mère à Titi, Mistral gagnant, Morgane de toi, Dans mon HLM,

Dès que le vent soufflera, Manu, Miss Maggie, Morts les enfants... et de nouvelles que j'ai découvertes.

 

 

Ci-dessus un extrait de la chanson "Etudiant-poil aux dents" (un peu d'auto-dérision ne nuit pas!), c'est le

couplet sur les étudiants en architecture (le couplet sur les étudiants en droit étant particulièrement corsé,

je me serais encore fait des ennemis!) (et celui sur les étudiants en médecine, ouh là là!) Les jeunes étudiants

présents ne semblaient pas connaître cet opus, ça a du être une surprise... Ci-dessous un extrait vidéo "du" tube

le plus coté de tous les temps de Renaud, c'est, vous vous en doutez; "Mistral gagnant".

 

 

Je vous en mets un troisième ci-dessous pour la route, l'étage n°8 du HLM de Renaud. J'ai remarqué

et regretté l'absence de Gérard Lambert, le loubard teigneux qui réparait sa mobylette et éclatait la tête

du Petit Prince d'un coup de clé à molette, quand celui-ci voulait juste qu'on lui dessine un mouton...

 

 

 

Quand j'étais ado dans ma banlieue pleine de HLM et de mobylettes (qui poussent des cris la nuit),

mes copains disaient que Renaud "n'était pas un vrai loubard". C'est vrai, mais il a su capter quelque

chose. Et le faire durer. Il a traduit poétiquement, parfois avec dureté, un monde qui eut une existence

fugace, ce qu'ont duré les blousons noirs et les mobylettes, qui survivent aujourd'hui grâce à lui.

Merci Renaud!

 

Renaud, le retour!

Ci-dessus, Renaud et ses musiciens aux saluts.

 

Sylvie, blogmestre

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 08:05

Il y avait hier un concert du 3è type à la salle Gaveau intitulé "Le classique selon Zygel". Le concert

débutait à 12h30 et durait une heure de détente musicale et sympathique au milieu de la journée.

ImproBach

Eu égard au placement libre, j'avais prévu de partir tôt... mais eu égard à la distance de mon lieu de résidence

évaluée en temps de transport, je n'y étais pas parvenue. C'est donc à 12h25 que j'arrivai rue de la Boétie, où

une très longue file d'attente contournait le théâtre pour s'enrouler autour du bâtiment. Ceux qui,

comme moi, avaient un billet à retirer à l'accueil étaient un peu inquiets... mais tout le monde entra.

J'eus même une place très agréable au premier rang du premier balcon.

ImproBach

Un piano à queue trônait sur la scène, sous le décor d'Oliver Twist, la comédie musicale qui a

fait l'objet d'un article précédent dans ce blog, et figure encore à l'affiche de la salle Gaveau.

Le principe de ce premier concert d'une série de cinq à la salle Gaveau pour l'année 2016-2017,

est que Jean-François Zygel, pianiste, improvise librement sur l'oeuvre d'un musicien connu.

Si vous vous en souvenez, j'ai déjà écrit un article sur ce blog citant une improvisation de JF Zygel, c'était au

Théâtre du Châtelet, dans "Le Petit Prince" de Saint-Exupéry, conté par Didier Sandre. Le musicien de ce

premier concert était Jean-Sébastien Bach (les suivants seront Mahler, Debussy, Chostakovitch,

et Poulenc). Jean-François Zygel monta sur scène, et, avec sa faconde habituelle, nous parla

de Bach, mêlant sérieux et humour, une qualité qu'il manifeste aussi dans ses improvisations.

ImproBach

Le prétexte que Bach était terriblement intemporel lui permit de commencer par une Toccata jazzy,

suivi du Prélude en do majeur, malicieusement amendé par l'interprète, qui faisait une pause entre

deux morceaux pour évoquer la suite de la vie de Bach, remercié de l'église où il officiait comme

organiste à 19 ans car il improvisait trop... Parmi d'autres extraits connus, mais pas par leur nom,

je reconnus avec un peu d'émotion le Menuet en sol du Petit livre d'Anna Magdalena Bach, qui

était mon morceau favori en première année de piano (je ne suis pas allée plus loin, faute d'instrument).

Pendant les commentaires qui ponctuaient le récit, nous apprenions que le pauvre Bach subissait

une opération de la cataracte fatale, pas seulement pour la cataracte. Et les Passions, pensais-je?

JF Zygel n'avait pas oublié les Passions, qu'il présenta sous la forme d'opéras déguisés,

et le finale du concert fut celui, choral, de la Passion selon Saint-Jean,

Jean-François Zygel, très souriant, fut très applaudi. Il y avait une rencontre organisée avec le pianiste

à la suite du concert et la possibilité de déjeuner sur place, mais je n'avais pas le temps, hélas!

ImproBach

Je recommande chaudement les concerts suivants!

 

Sylvie, blogmestre

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 18:23

Ce dimanche 23 octobre, j'ai failli avoir un train de 9h43... Mais le train Epée 13, affiché "sans arrêt",

l'a obligé d'en rabattre, se substituant à lui, et pourfendant le calme dominico-matinal de la petite gare d'Arcueil.

Le train de 9h43 s'est ainsi mué en train de 9h49, et je suis arrivée à 10h05* à Saint-Michel Notre-Dame.

Dimanche 23 octobre 2016

A mon arrivée dans la cathédrale, de jeunes voix féminines chantaient le Kyrie. Elles étaient quatre

choristes/ solistes de la Maîtrise, deux sopranes, et deux alti, qui animèrent la messe grégorienne.

Dimanche 23 octobre 2016

La messe grégorienne comportait plus de français que la semaine précédente. Nous avons

chanté le Salve Regina à la fin, comme les semaines précédentes. Sans que je le sache bien, il m'était

connu, mais d'où? J'ai trouvé: Lourdes (et les huit kilomètres à vélo pour y aller depuis Saint-Pé de Bigorre,

car l'ami chez qui je participais à des stages de pleine montagne fredonnait cet hymne pendant tout le trajet).

Une très belle messe grégorienne, solennelle, avec de nombreux prêtres. Autre ambiance

pour la messe internationale qui suivit, avec son panachage linguistique qui a toujours du

succès dans l'assemblée (les touristes concernés répondent dans leur langue, qui vient d'être utilisée)

 

Dimanche 23 octobre 2016

Il y avait un choeur invité à la messe de 11h30, le Bath Abbey Choir, qui a chanté en introduction

un Ave Maria, et à la communion un Exultate Deo, sauf erreur de ma part, et trois extraits d'une messe,

très jolie, mais dont je ne connais pas le titre. Nous avons été invités à les applaudir à la fin

de la messe, ce que nous avons fait avec grand plaisir. Ils étaient assez nombreux, des enfants filles et

garçons, et des adultes. Deux solistes féminines de la Maîtrise étaient restées après la messe

grégorienne pour animer les chants liturgiques, ce qui s'avéra assez difficile car pour une raison inconnue,

elles et nous étions couverts par le grand orgue, malgré la sonorisation de l'autel (une panne?)

Il nous fut rappelé aux annonces le concert de musique vénitienne du mardi 25 octobre,

 la fin proche de l'année du Jubilé, et le calendrier liturgique à venir.

Je suis ressortie de la cathédrale, et ai pris le métro à 12h53** à la station Cité pour faire une course.

La foule dans le transept droit (image du 2 octobre dernier)

La foule dans le transept droit (image du 2 octobre dernier)

J'avais prévu d'aller au concert du Bath Abbey Choir en l'église Saint-Louis en l'Ile l'après-midi, mais la fatigue m'a

poussée à rentrer chez moi. Bien m'en a pris, car mon studio avait fait l'objet d'une n-ième intrusion, pendant

que j'étais à Notre-Dame, mon retour a du dissuader l'intrus de persévérer (mais que cherchait-il???)

Je précise que Notre-Dame est l'un des lieux où je vais le plus en confiance, il est rarissime qu'il y ait

une intrusion chez moi en mon absence lorsque je suis à Notre-Dame. Espérons que c'était la dernière fois.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 23 octobre 2016
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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 22:02

Hier, samedi 22 octobre, je suis allée faire un tour à la Foire d'automne, Porte de Versailles.

Ayant participé à la Foire de Paris du printemps, j'avais reçu deux invitations gratuites.

La Foire est ouverte jusqu'au 30 octobre 2016.

Foire d'automne

Après un périple hasardeux (accident voyageur sur la ligne 6) je suis arrivée Porte de Versailles à 15h57* 

Il y avait du monde, pas autant que pour la Foire de Paris, mais quand même! Après une

succession de tapis roulants, on entrait dans la halle 7.2, où étaient localisés les stands.

Ce qui m'amuse dans ces foires, c'est que le coeur est toujours là où l'on ripaille, même

quand elles vendent des matelas et des bains bouillonnants. Ou de la bave d'escargot.

J'ai fait un montage des photos rapportées, sur un air de Piotr Ilitch joué par mademoiselle

Célesta (écoutez comme elle roucoule quand un piano apparait...), qui porte le nom d' un bonbon

verdunnois bien connu, blanc ou rose, que je n'ai pas vu à la foire mais qui était bien dans le ton.

 

 

Que nous propose-t'on dans cette foire? Eh bien, de tout, je vous laisse découvrir le programme

sur son site. Il faut peut-être, effectivement, préparer sa visite, sinon on rate des stands intéressants.

J'ai tendance à circuler le nez en l'air, sans projet précis (et puis je n'ai pas de maison à aménager, ça

change tout de suite la donne!) Outre l'aménagement de la maison et les pianos déjà cités, il y a les

appareils plus ou moins encombrants destinés à se remettre en forme sans se fatiguer. Des

onguents insolites, comme la crème à la bave d'escargot, beaucoup de produits de confort bio

ou "parallèles" (magnétiques, plantes...) De la cuisine française métropolitaine ou ultramarine,

des produits d'ailleurs, figues, dattes, ginseng, de l'artisanat, des bijoux, des soins (que dire à

une inconnue qui vous propose une épilation?... on se demande ce qu'on a oublié, et qu'elle a vu!), des

vêtements, des bottes de cowboy ou de cowgirl, des batteries de cuisine, de petites maisons de

Noël, un stand mexicain où l'on peut peindre des mini-squelettes pour la fête des morts...

Mes remerciments au caviste de Rennes qui m'a fait goûter du Tokay hongrois et du vin vert portugais,

ainsi qu'à la maison marseillaire qui fabrique des calissons verts amandes-chocolat-huile d'olive délicieux.

On m'a aussi proposé une pêche de perles qui était une sorte de bonneteau avec des huîtres!

Je suis repartie de la Foire à 17h45**. Réponse au quizz musical: le montage photos est réalisé

sur la musique de la danse de la Fée dragée (jouée sur célesta), du Casse-noisette de Tchaïkovski!

 

Sylvie, blogmestre

 

Foire d'automne
Foire d'automne
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 02:37

Il y avait hier soir un très beau concert en la cathédrale, où la Maîtrise chantait les Vêpres d'un

confesseur de Wolfgang Amadeus Mozart, accompagnée par l'Orchestre de chambre de Paris.

Le Cantus in mémoriam Benjamin Britten, d'Arvo Pärt, et Cinq chants bibliques d'Antonin Dvorak

complétaient le programme musical de la soirée, interprétés par l'orchestre,

et une soliste, sous la direction d'Ariane Matiakh.

 Mozart, Pärt, Dvorak

Il y avait beaucoup de monde, qui faisait la queue autour de la cathédrale, ce qui était inhabituel. Arrivée sur le

parvis de Notre-Dame vers 20h10, je suis entrée dans l'édifice quasiment à l'heure du concert, soit 20h30.

Il n'y avait plus que dans les emplacements réservés qu'il restait de la place visuellement confortable...

Sur les côtés, il restait des places avec piliers, et les piliers de la cathédrale ont un tour de taille conséquent.

Je n'ai donc pas vu beaucoup de Maîtrise, mais étant assez près, je voyais bien les solistes.

Mgr Chauvet

Mgr Chauvet

Mgr Chauvet présenta le concert, qui était enregistré pour France-Musique.

Dans la première partie, se succédèrent le Dixit  Dominus, le Confitebor, le Beatus vir, le Laudate

pueri, le Laudate Dominum, que j'ai filmé, dont le solo était interprété par Maria Lueiro Garcia, souvent

entendue lors de concerts précédents en la cathédrale.et l'oeuvre se termina sur le Magnificat.

Ci-dessous, le Laudate Dominum (bravo Maria, bravo à tous!)

 

 

Ce fut impeccablement chanté comme toujours. Les choristes avaient été préparés par Henri Chalet,

qui monta sur scène lors des saluts, à la fin. Les jeunes solistes appartenaient à la Maîtrise

d'adultes de Notre-Dame de Paris. Il y avait des familles d'enfants et quelques fervents supporters, comme

ma jeune voisine qui prononçait les paroles et rythmait la musique chantée. Nous étions deux à avoir déjà

chanté ces Vêpres côte à côte, c'était sympathique. Les Vêpres furent très applaudies.

Un commentaire de la vidéo sur le vif et sur YouTube : " Maravillosa...estupenda genial...¡¡¡¡¡ "

Ariane Matiakh et Maria Lueiro Garcia

Ariane Matiakh et Maria Lueiro Garcia

Les choristes redescendirent des praticables, s'assirent, et l'Orchestre de chambre de Paris

attaqua la deuxième partie, en commençant par la pièce d'Arvo Pärt, instrumentale, avec cloche

tubulaire. Une oeuvre inconnue pour moi, d'un auteur que je ne connais que de nom, que j'ai trouvée

très jolie. Suivirent les cinq chants bibliques de Dvorak, en tchèque, chantés en solo par Nora Gubisch,

dont le livret écrit qu'elle est mezzo-soprane, mais que j'ai trouvé plutôt alto, avec une belle voix grave.

 

Les quatre premiers chants bibliques étaient beaux, le cinquième aussi, mais en outre, il rappelait

les Danses slaves du même compositeur (un extrait vidéo du 5è chant est ci-dessus).

Admirez au passage la souplesse et la grâce de la direction d'Ariane Matiakh...

Les applaudissements furent longs à la fin de ce très beau concert. Ma jeune  voisine était très

enthousiaste (c'est agréable, les auditeurs très enthousiastes aux concerts!) On offrit des fleurs aux solistes, je pris

des photos, profitant de la fin du concert pour me lever et y voir un peu mieux... Le concert s'est terminé

vers 21h50, nous avons mis du temps à ressortir de la cathédrale.

Nora Gubisch et Ariane Matiakh

Nora Gubisch et Ariane Matiakh

 

Sylvie, blogmestre

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 07:34

Dimanche 16 octobre, je suis partie d'Arcueil-gare un peu tard, ai pris le train de 9h52 et suis arrivée en gare de Saint-

Michel Notre-Dame vers 10h05, ai trouvé les distributeurs encombrés de touristes bataillant en multilingue, ai réussi à

imprimer un ticket à 10h07* d'où j'ai enlevé les données confidentielles, puis grimpé les escaliers vers le parvis de

Notre-Dame. La messe grégorienne avait commencé, les enfants de la Maîtrise chantaient le Gloria.

Dimanche 16 octobre 2016

J'ai participé aux deux messes, grégorienne de 10h, et internationale de 11h30. La première était animée

par la Maîtrise d'enfants, sous la direction de Sylvain Dieudonné, et la deuxième par quatre solistes

SATB. Dans l'Evangile selon Luc, Jésus évoquait un juge sans crainte de Dieu et sans respect pour

les hommes, qui accédait quand même à la demande de justice réitérée d'une veuve, pour qu'elle

"arrête de l'assommer". Cette parabole, destinée à mettre en exergue la justice divine est psychologiquement fine,

quoique peu amène pour l'image de la justice humaine, et justifiant les excès procéduriers de plaignants déboutés.

Psaume responsorial grégorien

Psaume responsorial grégorien

Les quatre solistes de la messe internationale chantèrent le Kyrie, le Sanctus et l'Agnus Dei de la

messe d'Orlando de Lassus "Puisque j'ay perdu", et l'Ave verum corpus de William Byrd, ci-dessous.

 

 

A la fin des deux messes il nous fut rappelé un prochain grand concert de la Maîtrise de Notre-Dame,

le 18 octobre à 20h30, en la cathédrale, comportant  les Vêpres d'un confesseur de Mozart en

pièce majeure, un Cantus d'Arvo Pärt, et des chants bibliques d'Antonin Dvorak.

Soleil matinal dans les vitraux

Soleil matinal dans les vitraux

La messe internationale s'est terminée vers 12h40**, je suis ressortie en direction de l'Hôtel de Ville,

par le Pont d'Arcole, car je devais rejoindre la Comédie Française après une pause repas.

Il faisait beau et doux. Pendant les deux messes, un très joli soleil

avait illuminé les vitraux dans le fond du choeur de la cathédrale.

L'Ile de la Cité et Notre-Dame vues du Pont d'Arcole

L'Ile de la Cité et Notre-Dame vues du Pont d'Arcole

Dans l'autre sens, il y avait brunch devant l'Hôtel de Ville. Mais il fallait être invité! Un monsieur qui avait déjà

mangé me montra son invitation et me confia avec regret que les portions étaient petites.

Brunch "anti-gaspi" devant l'Hôtel de Ville

Brunch "anti-gaspi" devant l'Hôtel de Ville

Je pris le métro à la station Hôtel de Ville, et sortis à Palais-Royal. Une petite halte dans un magasin

d'alimentation ouvert le dimanche à proximité du théâtre, puis déjeuner devant le Louvre...

Dimanche 16 octobre 2016

Avant de rejoindre la place Colette, où un petit orchestre jouait du Pachelbel.

 

 

 

Puis j'ai retiré ma place à l'accueil de la Comédie Française.

Dimanche 16 octobre 2016

La pièce représentée était "Père" d'August Strindberg, une histoire grinçante et sans espoir.

Un homme devient progressivement fou sous l'influence des femmes de sa maisonnée, en

tentant de soustraire sa fille à l'influence des autres personnalités féminines familiales. Avec l'aide

d'un médecin, à qui son épouse présente habilement les faits, qu'elle s'est arrangée pour falsifier

ou orienter, le père de famille est poussé à bout, puis ayant commis une voie de fait, mis sous

tutelle, et meurt en camisole de force. Michel Vuillermoz dans le rôle titre était excellent.

La mise en scène était d'Arnaud Desplechin, qui a écrit une lettre aux acteurs de la pièce, laquelle

figurait dans le programme qui nous avait été distribué. Il y évoque une guerre des sexes et l'aspiration

de la mère, épouse du Père, à s'émanciper. A contrario, j'ai vu dans celle-ci, jouée par Anne Kessler,

un personnage hystérique et mortifère, qui utilise la minorité de genre du père dans la communauté

familiale pour exercer le sadisme et la toute-puissance d'un esprit malade. Ainsi, elle intercepte son

courrier et le prive des bénéfices de ses découvertes scientifiques, qu'il ne pourra pas publier à

temps. Elle déforme volontairement ses actions et propos en les rapportant au médecin, qui ne

connait pas son époux, et dont elle a obtenu l'affectation auprès d'eux. Elle tisse patiemment une

toile d'araignée autour de cet homme qu'elle finira par dévorer, comme le font les arachnides après fécondation.

Le livret parle aussi du naturalisme à la Zola, je serais plus proche de cette vision de la pièce.

Dimanche 16 octobre 2016

Voici les acteurs aux saluts. Strindberg démonte avec brio une mécanique sans pitié, où comment

la loi permet de se débarrasser en toute "légalité" d'une personne qui vous encombre. En effet, alors

que la mère a un entretien avec le médecin, qui a compris qu'elle lui mentait pour garder sa fille, celui-

ci lui fait part involontairement de la marche à suivre pour obtenir la tutelle de l'enfant: faire passer

le père pour fou, stratagème que la mère ignorait jusque là. Elle va donc s'ingénier à rendre son mari

fou en instillant le doute sur sa paternité, puis provoquer une agression (il lui lance un projectile,

qui ne l'atteint pas), la faire constater, et le faire vêtir de la camisole de force par sa nourrice à lui,

raffinement de cruauté (la camisole illustre très bien la manière dont une araignée entortille ses proies pour les

immobiliser). Je ne pense pas que ce soit un duel homme-femmes, la jeune fille n'est pas du tout

perverse, mais la mère l'est énormément. Peut-être est-ce un effet de la condition féminine au

XIXè siècle... Le père a aussi des revendications, et détaille l'abandon de ses ambitions personnelles

pour avoir privilégié le soutien de sa famille. Ce couple s'est détruit mutuellement, mais le plus fou

des deux, c'est elle, de mon point de vue (je ne peux pas être accusée de misogynie!) Il est glaçant de

voir que la Justice a prévu un dispositif permettant de dépouiller le père de ses prérogatives de chef

de famille, et que ce dispositif peut être manipulé pour interner un homme qui n'est pas fou.

Il est vertigineux de constater que ce dispositif institué dans l'intérêt général et celui des familles,

peut être employé comme instrument de persécution contre un homme qui est sain d'esprit

et a toujours rempli correctement ses devoirs de père de famille.  Une mécanique infernale de

l'esprit humain décortiquée pendant deux heures, et son aboutissement judiciaire délirant.

Nauséeux, mais réel, et toujours d'actualité, malheureusement.

 

Dimanche 16 octobre 2016

La pièce vient d'être remise à l'affiche de la Comédie Française où elle restera plusieurs semaines.

Elle fut très applaudie, après une hésitation du public  due à la mort inattendue du personnage principal.

Le spectacle s'est terminé vers 16h, il faisait toujours beau et chaud dehors, et l'orchestre sur

la place Colette avait terminé son concert d'après-midi dominical.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 16 octobre 2016
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 21:27

En septembre, le théâtre des Champs Elysées m'a proposé un billet à tarif réduit pour un concert

de l'Orchestre symphonique de Rotterdam, que j'avais énormément apprécié l'année dernière dans

la même salle. Un concert qui serait dirigé par Yannick Nézet-Séguin, précédemment entendu et vu

diriger un concert presque inhumain tellement il était parfait à la Philharmonie! Et c'était la première

symphonie de Mahler (entendue partiellement au grand auditorium de la Maison de la radio en septembre, en

répétition avec Mikko Franck, si vous vous en souvenez). Et il y avait aussi Hélène Grimaud, dans un concerto

de Bartok,que je voyais pour la première fois. Autant de signes que le concert serait exceptionnel!

Bartok, Mahler
Bartok, Mahler

C'était en plus une belle place, que la R10, qui surplombe la scène du haut du premier balcon.

Le livret nous expliquait que Bela Bartok avait fui la Hongrie, qui devenait irrespirable, mais qu'il ne

se sentait pas bien aux USA, loin de l'Europe. Que l'auteur n'avait pas créé lui-même le concerto au

piano. Qu'il était "automnal", ce qui est un joli qualificatif pour une oeuvre posthume, et dédié à

son épouse. A la manière dont Hélène Grimaud interprétait cette oeuvre, on sentait en outre qu'elle

présentait une difficulté particulière. Cependant, la pianiste et l'orchestre exécutèrent un super-duo,

sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, et la soliste fut très applaudie, sollicitée pour un bis

(j'ai déjà évoqué dans ce blog la rapidité avec laquelle le public de cette salle parvient à se synchroniser pour

demander un bis...)mais il n'y eut pas de bis à cet endroit du concert.

Hélène Grimaud, Yannick Nézet Séguin (qui lui tient la main), les premiers violons

Hélène Grimaud, Yannick Nézet Séguin (qui lui tient la main), les premiers violons

La deuxième partie était titanesque. Le jeune chef donna beaucoup de lui même, dégageant

une grande énergie communicative. L'orchestre était remarquable dans les nuances, on aurait dit

qu'il pouvait multiplier les nuances, il en faisait dix là où un autre orchestre en ferait quatre.

Yannick Nézet-Séguin est aussi un expert en nuances. Vous mettez les deux ensemble, et le concert prend

un tour magique. J'ai ressenti à nouveau l'impression du premier concert que je l'avais vu diriger:

tout est parfait, on ne pourrait faire mieux. Je ne sais pas comment il fait... J'ai encore dans la tête le

troisième mouvement, celui où le canon populaire "Frère Jacques" est joué en mode mineur, et

repris progressivement par tous les instruments, un délice à chaque entrée d'un groupe

instrumental, exacerbant les caractères propres à l'instrument mis en vedette. Après le premier

mouvement, quoique ce ne soit pas très orthodoxe, quelques applaudissements ont fusé. Puis les

auditeurs ont retenu leur enthousiasme jusqu'à la fin, où les bravos et les demandes de bis ont

conclu un concert vraiment magnifique (retenez cette association chef et orchestre, si vous avez

l'occasion de les entendre ensemble, n'hésitez pas!) Après avoir été bien applaudi, le jeune chef canadien

nous a dit avec humour et une pointe d'accent qu'il nous rejouerait volontiers le finale,

mais qu'ils avaient préparé une danse hongroise de Brahms pour le bis...

La danse hongroise fut, vous vous en doutez, à l'aune de la perfection générale du concert!

L'orchestre philharmonique de Rotterdam

L'orchestre philharmonique de Rotterdam

Sylvie, blogmestre

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 19:06

Il y a actuellement, du 14 octobre 2016 au 29 janvier 2017 à la Philharmonie de Paris, une opération

génie musical qui porte ce titre. Beethoven super-héros. Et l'opération commence par une série de

concerts, qui sont tous complets, avec liste d'attente. Tous sauf un, où je suis parvenue à avoir

une place: un concert en famille donné hier samedi, en matinée. Au menu, la 6è symphonie.

Auditeurs du concert en famille

Auditeurs du concert en famille

Voici le public convergeant vers les volutes argentés de la salle de concert (l'enfant au skate-board est bien

entré avec son véhicule, probablement entreposé ensuite au vestiaire). J'avais une place à l'arrière de la scène.

Ludwig van
Ludwig van

Voici la salle de ma place, pour changer, j'ai choisi de montrer le plafond, où le dispositif d'éclairage 

m'évoque une grosse paramécie replète (on a les références qu'on peut!) Quand j'arrive, en avance, les

chaises des musiciens sont vides, mais il y a quelqu'un sur la scène, derrière l'orchestre.

Le fantôme de Ludwig van, de passage à la Philharmonie

Le fantôme de Ludwig van, de passage à la Philharmonie

Ce personnage dans un cadre nous dira, avant la symphonie, être Ludwig van, revenu sur terre... Mais moi qui

fréquente aussi la Comédie française, je sais qu'il s'appelle Elliot Jenicot, et qu'il est comédien! Elliot/ Ludwig

dissèque la symphonie pour les enfants, mouvement par mouvement, et même par demi-mouvement,

puis l'orchestre joue le demi-mouvement concerné. La méthode me parait discutable! OK, un demi-mou-

vement, ça permet de maintenir l'attention des enfants, mais musicalement ça n'a pas de sens pour les adultes.

Elliot/Ludwig s'est piqué au jeu, il nous en fait des tonnes, enlevant ses chaussettes pour mettre les pieds

dans le ruisseau imaginaire décrit par la musique, et faisant pousser des cris d'oiseaux (et même de

chimpanzé) aux gamins ravis de l'aubaine... Je sens le dérapage possible et m'inquiète pour la suite...

Mais non, les chimpanzés écoutent sagement le reste du concert (et les canards aussi, super, les canards!)

 

L'Orchestre de Paris

L'Orchestre de Paris

Le chef qui dirige ce jour-là l'Orchestre de Paris pour une Pastorale saucissonnée s'appelle

Lucas Macias Navarro. Il reste très zen face à l'animateur quoique l'on perçoive qu'il est un peu

perturbé par les interruptions de son programme musical. L'Orchestre est totalement

imperturbable, et c'est un bonheur de l'entendre, comme d'habitude. Luxe des luxes: nous avons

eu droit à un cinquième mouvement symphonique complet, sans coupure explicative.

En toute honnêteté, je crois que la beauté délicate de cette oeuvre aurait autant plu, voire davantage,

aux grands et aux petits avec moins d'entertainment, et une présentation plus sobre, surtout en ce lieu.

Enfin, les tranches de 6è symphonie m'ont laissée sur ma faim. Peut-être que c'est une oeuvre indécoupable.

 

Sylvie, blogmestre

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