27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 09:25

J'avais fini par obtenir, à l'arrachée, une place pour la Flûte enchantée de Mozart, en représentation

actuellement à l'opéra Bastille. La place était pour la deuxième représentation, celle du 26 janvier.

J'avais acheté une place sur un lot de deux, et mon voisin de galerie avait acheté la deuxième place en même temps!

C'était un jeudi, soir de répétition hélas, mais je n'avais pas recouvré ma voix depuis le concert du 19 janvier,

et avais eu suffisamment de peine à décrocher cette place pour craindre que l'occasion ne se renouvelle pas.

Die Zauberflöte
Die Zauberflöte

J'étais à la dernière place au bout du 2è rang d'une galerie latérale, très près de la scène,

compte-tenu des proportions gigantesques de la salle, et très contente de la vue depuis ma place.

Die Zauberflöte

La salle était pleine, ce qui était normal, puisqu'on ne trouvait plus de places à louer!

L'orchestre de l'Opéra national de Paris et les Choeurs étaient dirigés par Henrik Nanasi.  La mise

en scène était celle, récurrente, de Robert Carsen, et la représentation du 26 janvier était la 34è donnée

à l'Opéra Bastille dans cette mise en scène. Les décors de Michael Levine consistaient en un gazon

synthétique creusé de fosses (dont celle de l'orchestre, ceinte d'une couronne de gazon!), et un support

translucide vertical sur lequel étaient projetées les images d'un sous-bois au cours des saisons.

Die Zauberflöte

Pour les lecteurs qui ne connaîtraient pas l'histoire, La Flûte enchantée est un opéra en deux actes,

le dernier écrit par Wolfgang Amadeus Mozart, en 1791, en allemand, destiné à un public populaire.

Mozart, qui était initié à la franc-maçonnerie, est réputé avoir glissé dans son opéra des allusions

maçonniques. L'opéra évoque les amours contrariées que vivent deux hommes qui se rencontrent par

hasard, Tamino, Prince, et Papageno, oiseleur. Pour délivrer la belle Tamina, fille de la Reine de la Nuit,

du joug de Sarastro qui l'a enlevée,Tamino va devoir traverser des épreuves, ce qu'il fait avec courage

et détermination. Papageno qui vit du commerce des oiseaux est un épicurien qui souhaite seulement

rencontrer une compagne, avoir bonne chère et boisson assortie! Trois dames surveillent Papageno

et sauvent Tamino d'un serpent mortel. Trois jeunes garçons les guident dans les épreuves.

Chacun trouve sa chacune, mais on les empêche rapidement des se parler. Sarastro est le chef d'une

bande d'initiés, qui finit par intégrer les deux hommes, après leurs épreuves. Et tout le monde se

réconcilie, la Reine de la Nuit oublie sa fureur, Sarastro devient sympathique, les amoureux convolent...

 

Cela donnait hier soir: Tamino en blanc, pieds nus, sort d'une fosse funéraire creusée dans le gazon, où était le serpent.

Les trois dames arrivent, toutes de noir vêtues et le visage couvert d'un voile noir, et snappent le serpent, qui devient

raide mort. Un hurluberlu avec rucksack et flûte de Pan arrive depuis le parterre, c'est Papageno, qui raconte à Tamino

qu'il capture des oiseaux pour la Reine de la Nuit (qu'il stocke dans une glacière en plastique bleu, pauvres piafs!), et que

c'est lui qui a tué le serpent. Crac, les trois dames réapparaissent et lui cadenassent le museau avec un bip à verrouiller

les voitures... pour cause de mensonge. Trois jeunes garçons aux voix d'anges, de blanc vêtus et pieds nus vont guider les

deux hommes vers Tamina, que la Reine de la Nuit, vêtue de noir comme une mamma italienne, leur a demandé de

retrouver. Tamina (ce n'est pas la même que sur la bande-annonce) est séquestrée en sous-sol par des hommes en noir

avec le visage voilé de noir (ça fait un peu penser à Dark Vador en version molle...) elle est vêtue de blanc et nu-pieds.

Il y a une séquence tombeaux avec squelettes, on est en-dessous de ce qui était visible au début. Je comprends, en ma

qualité de non-initiée, mais qui a lu un peu, qu'il s'agit de l'initiation maçonnique de Tamino et de Papageno, et que

les épreuves qu'ils traversent, la confrontation à la mort par les cercueils, et aux éléments naturels, le silence, sont les allusions

maçonniques glissées par Mozart dans son opéra. Dans les éléments, le feu et l'eau étaient spectaculaires, les choristes

étaient emballés individuellement dans des suaires blancs, et des rampes de gaz s'allumaient progressivement dans le

gazon. Tamino et Papageno, même pas peur, franchissaient tout cela, et, alors que je m'inquiétais que le gazon prenne

feu, il fut abondamment douché par en haut, et les choristes dans leur suaire avec... Plus tard, Tamina descendit l'allée

centrale du parterre avec un grand couteau pour couper la corde à laquelle Papageno souhaitait se pendre... j'espérais

que personne dans le parterre ne ferait une crise cardiaque à cette vue! Papageno qui avait rencontré une zombie au

royaume du sous-sol se morfondait quand une Papagena toute pimpante avec rucksack, vint le rejoindre pour le duo

pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa, très réussi et très applaudi. Dans le rucksack, il y avait de la layette, on n'est pas plus explicite!

La Reine de la Nuit (au centre, premier rang), et les trois jeunes solistes à droite

La Reine de la Nuit (au centre, premier rang), et les trois jeunes solistes à droite

Enfin, il y avait de l'idée, et matière à retrouver la jovialité souhaitée par l'auteur. Cependant, le côté

manichéen du noir et du blanc des costumes m'a semblé forcé, et que dire de la vision de la femme?

(mais là c'est la faute à Wolfy!)  Surtout, l'habillage des personnages tous en noir ou tous en blanc ne

permet plus de les différencier pour le spectateur. Et comment ne pas regretter que la voix remarquable

de la Reine de la Nuit et son contre-fa n'aient pas bénéficié d'un costume coloré digne de l'exploit?

Mes coups de coeur musicaux ont été à la Reine de la nuit, interprétée par Albina Shagimuratova,

et aux trois jeunes garçons de l'Aurelius Sängerknaben Calw qui guidaient Tamino et Papageno.

Ci dessus, au centre la Reine de la nuit, et à droite au premier rang les trois jeunes solistes.

Papgeno, Tamina, Tamino, la Reine de la Nuit

Papgeno, Tamina, Tamino, la Reine de la Nuit

L'opéra s'est terminé vers 23h40, très applaudi, rappelé, bissé, je suis ressortie de la galerie en ratant une marche

dans le noir... émoi du 2è voisin de rangée!  Il était 23h45 et j'avais encore  45 minutes de retour à effectuer!

 

Sylvie, blogmestre

 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 09:34

C'était le nom poétique du concert de l'Orchestre national d'Ile-de-France, hier soir, dans la grande

salle de la Philharmonie de Paris, sous la direction d'Enrique Mazzola. En pleine forme pour

ce premier concert de l'année dans leur lieu de résidence!

Princes des neiges

J'avais une place dans un coude du premier balcon, et voyais l'orchestre

de trois-quarts dos, et le chef de trois-quarts face.

Princes des neiges

La salle était remplie de public, encore plus que pour le Te Deum de samedi 21 janvier, puisqu'il

n'y avait pas de choristes, dont les places avaient été occupées par des auditeurs.

Le programme annonçait de la musique d'Europe du nord: en première partie, une création de

Daniel Nelson, compositeur contemporain qui vit actuellement en Suède, suivie d'un concerto

d'Edvard Grieg, et en deuxième partie, une symphonie de Piotr Illitch Tchaïkovski.

 

Daniel Nelson était dans la salle, et monta sur scène nous expliquer sa création, intitulée

"Steampunk Blizzard", avec l'aide d'Enrique Mazzola. Nous apprîmes que la ligne directrice de sa composition,

créée à la demande de l'Orchestre national d'Ile-de-France, lui avait été inspirée par l'idée d'une rencontre de Tchaïkovski

avec une machine à vapeur produisant de la neige, chacun étant dans un rôle musical, Piotr Illitch et la machine.

Le morceau était écrit en 7/8 (des mesures de 7 croches, inhabituel!) et le chef d'orchestre, taquin, lui demanda de

nous chanter le résultat obtenu... A coup de poum tchac pschhhhh, syncope, le compositeur y parvint, déclenchant

l'hilarité du public, par sa reconstitution vocale rythmée de l'activité mécanique de l'engin. Il y avait dans les percussions

une boîte de conserve, et un disque de frein, dûment référencés dans la partition du percussionniste (j'ai surveillé!)

La version musicale donnait une alternance de cordes (Tchaïkovski) et de poum-tchac-pschhh produits

par les cuivres et les percussions essentiellement (la machine), dialogue du troisième type. Il me vint à

l'esprit que Nelson faisait l'inverse de ce que pratiquaient les romantiques: eux musicalisaient des sons réels par les

instruments, Nelson, lui, utilisait les instruments de musique pour produire des sons triviaux rythmés.

Nous avons bien ri, et l'oeuvre nous a bien plu. Daniel Nelson est remonté sur scène

pour saluer, et recevoir un bouquet de fleurs (ci-dessous).

Daniel Nelson

Daniel Nelson

Le concerto pour piano en la mineur de Grieg date de 1868, il fut créé l'année suivante à Copenhague.

Grieg avait alors 25 ans... Un pianiste français, Raoul Pugno, imposa le concerto pour piano en 1894

à Paris, avec Grieg lui-même à la direction. Le livret cite Adolphe Boschot qui décrit ainsi l'exécution

du concert "Tandis que Raoul Pugno pétrissait le clavier d'où jaillissait un poétique sortilège de sons

veloutés et caressants, Edvard Grieg, dirigeant l'orchestre, faisait valoir la délicatesse de son style,

sa tendresse nostalgique, ou ses ressauts de fièvre et de passion." Je cite parce que je ne saurais

mieux dire l'impression de douceur et de poésie que dégageait ce concerto, subtilement interprété

par l'extraordinaire pianiste Alexander Gavrylyuk (et par l'orchestre, naturellement). Et Tchaïkovski

d'ajouter: "Que de chaleur et de passion dans ses phrases chantantes, quelle vitalité bouillonnante dans

ses harmonies, quelle originalité charmante dans ses modulations spirituelles et piquantes, et dans

ses rythmes, qui sont, comme tout le reste, toujours intéressants, neufs et personnels! Si l'on ajoute à

ces rares qualités une simplicité totale, exempte de toute recherche et de toute prétention à des

profondeurs et des nouveautés inouïes, on comprend que Grieg soit aimé de tous et soit populaire partout."

Tout est dit! Vous aurez compris que Tchaïkovski était le fil rouge de ce concert! A la fin du concerto,

le chef d'orchestre et le pianiste tombèrent dans les bras l'un de l'autre, le pianiste fut très applaudi,

sortit, revint, et reçut des fleurs dont il fit galamment présent au premier violon (qui est une dame).

 

Enrique Mazzola et Alexander Gavrylyuk

Enrique Mazzola et Alexander Gavrylyuk

Autant le concerto de Grieg était douceur et poésie contemplative, autant la cinquième symphonie de

Tchaïkovski était sonnante et vigoureuse. Créée à Saint-Petersbourg en 1888, après plusieurs années

de faible création musicale consécutive à des problèmes de vie privée, l'avant-dernière symphonie de

Tchaïkovski est bien reçue par le public mais pas par la critique, ce qui plonge le compositeur dans les

affres du doute sur sa valeur personnelle et celle de son travail... Heureusement, il part la donner ailleurs

qu'en Russie, et c'est à Hambourg, l'année d'après que public et critique s'accordent à le réhabiliter

complètement.. La symphonie est dotée d'un motif récurrent, ce qui est unique dans les symphonies

du compositeur russe (à l'instar de ce que l'on a pu trouver chez Beethoven ou chez Brahms).

Les indications du dernier mouvement en restituent l'image brillante que j'ai gardé: "andante

maestoso con fiamma" et  "presto molto furioso". Tous les cuivres étaient de sortie, même le tuba, et le

percussionniste, qui avait remisé le disque de frein précédent jouait des timbales avec beaucoup d'entrain.

Ce concert présenta une particularité rare à la Philharmonie: des auditeurs enthousiastes applaudirent

après chaque mouvement! Je l'ai trouvé divers dans les styles mais brillant en tout.

Princes des neiges

L'orchestre fut très applaudi, bissé, et Enrique Mazzola reçut le troisième bouquet de fleurs de la soirée!

Princes des neiges

Ce fut le retour en beauté d'un orchestre que manifestement son public attendait!

Une très belle soirée, merci à toutes et à tous.

 

Sylvie, blogmestre

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 17:30

Jean-Pierre Ballon, ancien directeur du Conservatoire à rayonnement régional de Saint-Maur, et ancien

chef de choeur d'icelle blogmestre nous propose un concert de l'ensemble instrumental Allegro, au Temple

de Saint-Maur, 42 avenue Joffre, à Saint Maur, le dimanche 29 janvier 2017 à 16h, en entrée libre.

Au programme:

Ouverture du "Directeur de Théâtre" de Mozart

Concerto pour violoncelle de Kabalevski (soliste Clara Baget)

2è Concerto pour piano de Beethoven

 (Manon Lehman, Louyse Gris, Ophelia Amar)

Les "Créatures de Prométhée" (extraits) de Beethoven, direction Clara Bajet

 

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 00:35

J'ai pu assister hier soir, 21 janvier, au premier concert du 40è anniversaire du Choeur de l'Orchestre

de Paris (plusieurs autres concerts ont eu lieu aujourd'hui 22 janvier, c'était un week-end d'anniversaire).

Le Choeur de l'Orchestre de Paris a été créé en 1976-1977 par Daniel Barenboïm et Arthur Oldham.

  Il fut le premier grand choeur français à vocation symphonique composé de choristes amateurs,

associé à un orchestre professionnel. Pendant longtemps, il ne fut composé que d'adultes.

Te Deum

J'avais acheté un billet d'occasion la veille au soir, la salle étant complète. Le premier concert du

Choeur de l'Orchestre de Paris, lors de sa création, fut le Te Deum de Berlioz, qui resta une

oeuvre emblématique de cette formation, une sorte de carte de visite. Le choeur d'enfants date

de l'arrivée de Lionel Sow, à la direction du Choeur de l'Orchestre de Paris, en 2011.

Le choeur et l'orchestre de Paris, en ce 21 janvier 2017, étaient dirigés par Bertrand de Billy.

Te Deum

J'étais au 2è balcon latéral, à l'extrémité de l'une des volutes, au premier rang.

Voici la salle et l'orchestre pour la première partie du concert.

Te Deum

Le programme se composait en première partie de la symphonie n°2 de Henri Dutilleux, dite "Le Double",

pour grand orchestre et orchestre de chambre (c'est la disposition que l'on voit sur la photo ci-dessus).

Elle fut créée en 1959, et comporte, au premier rang entourant le chef, une douzaine de musiciens

représentant chaque famille instrumentale, qui forment l'orchestre de chambre, ainsi qu'un clavecin

et un celesta. L'orchestre symphonique entoure ce petit orchestre, et les deux formations s'opposent

ou se répondent. Au début, j'étais bien attentive à ce jeu entre les deux orchestres, puis il arriva un moment où

les sons se noyèrent pour moi un peu les uns dans les autres, faute de mélodie localisable. Enfin, à défaut de

pouvoir commenter et évaluer de la musique contemporaine, j'appréciai le jeu instrumental et la direction.

 

Te Deum

Après l'entracte, la scène fut débarrassée des instruments excédentaires (clavecin et célesta), et les choristes enfants

(en chemises blanches) firent leur entrée, alors que le public n'avait pas encore regagné ses places. Ils s'installèrent

latéralement, des deux côtés de l'orchestre. Puis ce furent les choristes adultes (en noir), qui s'installèrent dans la corbeille

à l'arrière de la scène, et sur la scène, derrière l'orchestre. Il y avait donc trois formations distinctes de choristes.

Te Deum

La seconde partie commençait par une création de Philippe Hersant pour grand choeur,

orgue et orchestre, intitulée "La lumière et l'ombre", créée à la demande de l'Orchestre de Paris,

spécialement pour cette soirée, avec cette formation exceptionnelle de grand choeur destiné à

chanter le Te Deum de Berlioz, le grand orchestre, et le grand orgue (tout était grand!)

Le compositeur avait choisi un texte à la mesure de cette démesure, un poème en allemand de Novalis,

de 1802, intitulé "Le chant des morts". L'écriture vocale en était essentiellement verticale, harmonique,

comme un choral. Voilà une musique contemporaine que je comprenais mieux! De ma place au 2è balcon,

je voyais les sous-titres (habituellement je suis à l'arrière scène où on ne les voit pas), et pouvais apprécier la

poésie de Novalis. Il y eut un décalage dans les dernières traductions, et les choristes avaient arrêté de chanter

quand les dernières phrases traduites du poéme s'affichèrent, curieusement "Bientôt, bientôt, nous t'aurons entravé"...

puis "Terrestre esprit, ton temps est révolu.", des phrases presque menaçantes en l'absence de mélodie!

Une oeuvre démesurée et grandiose, que j'ai beaucoup aimée. Je n'étais pas la seule, Philippe Hersant

était dans le public, et monta sur scène sous les applaudissements rejoindre Bertrand de Billy.

Bertrand de Billy et Philippe Hersant

Bertrand de Billy et Philippe Hersant

Après l'oeuvre poétique mise ne musique par Philippe Hersant, il y eut le Te Deum de Berlioz.

Le Te Deum est une prière chantée non liturgique, qui fut utilisée au cours des siècles pour célébrer

les victoires ou attirer l'attention divine sur une cause, ou remercier le ciel de ses bienfaits.

Le texte est toujours le même, et les compositeurs qui se sont frottés au Te Deum sont légion,

produisant des oeuvres par essence glorieuses, auxquelles les grands choeurs conviennent bien.

J'ai chanté les Te Deum de Charpentier, Verdi, Bruckner, avec des effectifs pléthoriques, ce sont des oeuvres

formidables à chanter pour un choriste, qui a l'impression que chacun est doté d'une puissance extraordinaire.

Mais je ne connaissais que les Te Deum de vingt minutes, celui de Berlioz en fait cinquante!

On apprend dans le livret qu'il aurait rajouté des paroles... mais en lisant le texte du Te Deum proposé,

je constate que c'est le même que j'ai chanté pour les autres compositeurs, la coquetterie de Berlioz consistant

à avoir permuté des portions de phrases. L'oeuvre date de 1849, elle est dédicacée à Son Altesse

le Prince Albert, et fut créée en l'église Saint-Eustache. Elle est bien destinée à 3 choeurs.

Le grand orgue, pour sa part est là pour dialoguer avec l'orchestre, selon Berlioz (c'est en effet le

seul instrument qui puisse s'imposer sur cette nuée de musiciens vocaux et instrumentaux).

Ma place au 2è balcon s'avéra  remarquable, car j'avais le choeur en face, l'orchestre à gauche, et le grand orgue

à droite, et profitai pleinement des dialogues instrumentaux, l'orgue ayant une voix puissante, mais flûtée.

L'oeuvre était magnifique et magistrale, et fut magnifiquement interprétée. Le public fit un triomphe

au chef, aux musiciens, au ténor solo, aux choristes et à leur chef de choeur, Lionel Sow.

L'apparition de leur chef de choeur sur scène déclencha les applaudissements frénétiques

de ses choristes, grands et petits...

Bertrand de Billy, et Lionel Sow, au centre, et le ténor solo du Te Deum à gauche

Bertrand de Billy, et Lionel Sow, au centre, et le ténor solo du Te Deum à gauche

C'était un très beau concert, qui a été enregistré en vidéo.Quand je suis sortie de la grande salle,

vers 23h, après avoir bien bissé avec le public, la scène chantait "Joyeux anniversaire"...

Bon anniversaire, le Choeur de l'orchestre de Paris!

 

 

Sylvie, blogmestre

PS: le voici, le concert, tout frais issu du site live de la Philharmonie!

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 09:01

Hier soir, 19 janvier, le Choeur philharmonique international a donné le concert de son 20è anniversaire

à l'UNESCO, dans une salle II pleine, à l'exception de quelques personnes grippées, d'un public enthousiaste

et chaleureux, en la présence de personnalités officielles de l'organisation internationale. Il y eut

un discours, deux, trois, le CPI étant depuis 1999 artiste de l'Unesco pour la paix.

 

 

Puis les musiciens se mirent en place avec leurs instruments traditionnels d'Amérique latine, et nous

avons chanté la Misa criolla d'Ariel Ramirez, sous la direction  d'Amine Kouider. Un succès!

Vingtième anniversaire du Choeur philharmonique

Les musiciens sont sortis de la scène, et nous avons enchaîné la deuxième partie, qui reprenait

des extraits d'oeuvres au répertoire du Choeur philharmonique, dont voici le détail: la première

sous-partie était composée de trois extraits d'oeuvres classiques, le Kyrie de la Petite Messe solennelle

de Gioacchino Rossini, le Kyrie du Requiem de Wolfgang Amadeus Mozart, et l'Ode à la Joie

de la 9è symphonie de Ludwig van Beethoven, dirigés par trois chefs différents, le Kyrie de

la Petite Messe solennelle étant dirigé par Mustapha Kaïd, notre chef adjoint.

Vingtième anniversaire du Choeur philharmonique

La deuxième sous-partie était composée d'extraits d'oeuvres lyriques de Giuseppe Verdi (Il Trovatore,

La Traviata, Nabuccho): le choeur des enclumes, les Zingarelle, et le choeur des esclaves; de

Jacques Offenbach (La belle Hélène et Orphée aux Enfers): le couplet des Rois, et le Cancan d'enfer,

et de Charles Gounod (Faust): Gloire immortelle de nos aïeux, et La Valse

L'ensemble fut chanté sous la direction d'Amine Kouider., et eut beaucoup de succès.

Vingtième anniversaire du Choeur philharmonique

Merci à Valeria qui nous a énergiquement accompagnés au piano électronique, aux musiciens, solistes,

et chefs que je ne connaissais pas tous (si un lecteur du blog me donne leurs noms, je les rajouterai à cet article).

Merci au public chaleureux, merci à Amine et à Mustapha, à Olivier, merci aux choristes...

Merci à l'UNESCO pour son accueil, et au prochain concert!

 

Sylvie, blogmestre

 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 09:22

Hier soir le Choeur Philharmonique international avait la répétition générale de son concert de 20è

anniversaire, à l'UNESCO. Nous avons chanté trois heures, la Misa criolla d'abord,

avec des instruments sud-américains, puis le reste du programme, composé d'extraits

d'oeuvres classiques ou lyriques, accompagnés au piano électronique.

Générale!

Ci-dessus, une photo du choeur et des instrumentistes (tout au fond, la scène est toute en longueur),

vue depuis l'extrémité des sopranes, à la fin de la Misa criolla, sous la direction d'Amine Kouider.

 

Et ci-dessous, un petit extrait vidéo pris sur le pouce, en guise de teaser du concert, c'est le début

du Va pensiero, extrait du Nabuccho de Verdi, toujours dirigé par Amine Kouider.

 

 

Le son sature encore un peu après correction, j'en suis désolée, j'étais trop près des sopranes...

 

Sylvie, blogmestre

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 09:36

Hier soir, j'avais réservé une place pour le concert de l'orchestre de chambre de Paris aux Théâtre des

Champs Elysées, avec en solistes Deborah Nemtanu, violoniste, et Antoine Tamestit, altiste, qui dirigeait

aussi l'orchestre, dans deux pièces de Mozart, une de Schnittke, et une de Telemann.

Schnittke, Telemann, Mozart

La veille au soir, un ami m'annonça qu'il viendrait à Paris le 17 janvier et apprécierait de dîner avec moi... je suis allée le rejoindre Gare de l'Est vers 19h, et nous avons dîné dans une pizzeria voisine, j'ai combattu le froid grâce à une excellente soupe à l'oignon, et après une heure conviviale, suis repartie en direction d'Alma-Marceau, où je suis arrivée à 20h25*

Mon billet de concert ne fut pas flashé, c'est normal, les flasheuses ne sont plus en activité après l'heure normale d'entrée.

Je m'excusai du retard, et on me plaça très gentiment en baignoire R, légèrement surélevée par rapport

au parterre, en attendant l'entracte où je pourrais regagner ma place au premier balcon.

Schnittke, Telemann, Mozart

Le concert commençait par la 4è symphonie de Wolfgang Amadeus Mozart, écrite à l'âge de 9 ans (!)

et d'une durée de 9 minutes. Que mon retard me fit rater, je n'en parlerai donc pas cette fois-ci. J'entrai dans

la baignoire le plus discrètement possible, et m'assis sur une chaise vide, pendant le Monologue pour alto et

orchestre à cordes d'Alfred Schinttke, une oeuvre de 17 minutes, créée en 1989. C'était la première fois

que j'assistai à un concert depuis une baignoire, et j'étais fascinée par le lieu...

Schnittke, Telemann, Mozart

Ci-dessus une vue de l'orchestre et du soliste alto depuis le baignoire R. On est très près de la scène, que

le regard surplombe légèrement. L'endroit est sans lumière, même quand le théâtre est allumé, impossible de dire avec

qui l'on y est. Je devine que c'était un lieu discret où l'on pouvait venir au spectacle sans être remarqué, à l'époque

de la construction du théâtre (je ne sais pas si cette discrétion est encore d'actualité). L'on y voit très bien.

 

Le Monologue de Schnittke, créé en 1989, fut interprété brillamment par Antoine Tamestit et l'orchestre,

sur un tempo endiablé. L'oeuvre est empreinte d'influences diverses, et outre son origine germanique,

et ses références à Bruckner, comporte des hommages à la musique russe, particulièrement Prokofiev

et Chostakovitch. J'entendis une partie de l'oeuvre, dont j'appréciai la complexité, et la virtuosité de

l'interprétation. Les applaudissements ne semblaient pas aussi soutenus qu'habituellement, mais c'était peut-être la

baignoire, j'aurai la même impression avec le concerto pour alto de Georg Philipp Telemann qui suivra. La baignoire

coupe ses occupants du reste du théâtre, dont nous ne voyions, hormis la scène, que quelques têtes de spectateurs

du parterre, de dos. La photo ci-dessus a été prise à la fin de l'oeuvre de Telemann. Pendant les trois

oeuvres du concert que j'ai entendues, les musiciens étaient debout.

 

Le concerto pour alto et orchestre de Telemann date de 1716. Il est gracieux, comme le sont habituellement

les oeuvres de ce compositeur allemand, il dure 14 minutes et comporte quatre mouvements. Telemann,

nous disait le livret, était un ami de Jean-Sebastien Bach, et le parrain de son second fils. Le concerto

présenté était une belle oeuvre baroque qui mettait en évidence la virtuosité de l'alto. Quoique les applau-

dissements soient entendus assourdis dans la baignoire, le concerto fut bissé et le chef/altiste rappelé.

Schnittke, Telemann, Mozart

Je profitai de l'entracte pour regagner ma place au premier balcon, toujours aussi peu entourée! Et je lus le programme,

il n'y en avait plus à l'entrée quand j'étais arrivée, mais j'en avais trouvé un au parterre, en ressortant de la baignoire.

La photo ci-dessus des violons et solistes a été prise de la place R10 du premier balcon.

 

La deuxième partie du concert proposait la Symphonie concertante pour violon, alto, et orchestre en

mi bémol majeur de Mozart. L'oeuvre a été composée en 1779, à la demande de l'archevêque de

Salzbourg, elle comporte trois mouvements, et dure 30 minutes. Mozart, qui était aussi un très bon

violoniste, avait profité de l'occasion pour produire une oeuvre brillante, qui aurait du succès dans les

salons. Stéphane Friedrich, dans le livret, précisait que l'alto solo, qui dialogue ici avec le violon solo, est accordé

un demi-on plus haut qu'à l'accoutumée pour que les deux instruments aient la même brillance.

Les deux oeuvres que j'avais entendues pendant la première partie étaient particulièrement intéressantes

dans leur interprétation, mais celle-ci dépassait tout ce qui l'avait précédée, tant la synergie dans le jeu

des deux solistes était impressionnante. Chacun d'eux faisait de petits signes à l'orchestre, lorsque l'autre

était en solo, pour qu'il ne s'exprime pas trop fort, en particulier les cuivres qui étaient au fond, ou les

violoncelles. J'avais déjà entendu Deborah Nemtanu, et sa soeur Sarah encore plus souvent, puisqu'elle appartient

à l'Orchestre national de France, toutes deux violonistes virtuoses. C'était la première fois que j'entendais en duo

l'une des soeurs Nemtanu, Deborah en l'occurrence et Antoine Tamestit. La complicité et la confiance qu'il

fallait pour faire fonctionner à la perfection ce duo de solistes et l'orchestre autour était palpable... Bravo!

Schnittke, Telemann, Mozart

Le public applaudit beaucoup et cria bravo. Les plus gros applaudisseurs, notais-je, étaient au centre du premier

balcon (c'est peut-être ceux que je n'avais pas entendus depuis la baignoire) Les deux solistes furent rappelés, et

reçurent deux bouquets, un multicolore depuis les coulisses, et un jaune depuis le parterre. Antoine

Tamestit évoqua l'expression des sentiments des auditeurs, et rappela que Le Sacre du Printemps de

Stravinsky avait été créé dans cette salle en 1913, et que l'on avait arraché les fauteuils pour la

circonstance... Il nous proposa en bis une polka de Schnittke, nerveuse, et merveilleusement interprétée

(une vraie polka, quoique un peu casse-cou à danser!) Je me demandai si quelqu'un avait cassé un fauteuil

pendant le Monologue de Schnittke durant lequel j'étais dans la baignoire, mais ne vis aucune victime en velours cramoisi

gisant dans le théâtre... Ce fut un très beau concert, et je fus très heureuse d'avoir persisté à y assister.

 

Le concert s'est terminé un peu avant 22h. Je n'ai pas retrouvé l'un de mes gants, quoique j'aie parcouru tous les endroits

où j'étais allée dans le théâtre, c'est la 5è paire qui disparait en deux hivers... (soupir!). J'ai finalement repris le métro

à Alma-Marceau à 22h09**, avec un seul gant, en compagnie des derniers auditeurs du concert sortis du théâtre.

 

Sylvie, blogmestre

 

Schnittke, Telemann, Mozart
Schnittke, Telemann, Mozart
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 09:04

Hier dimanche, après la répétition chorale très intensive du samedi, j'eus du mal à partir à l'heure prendre le RER...

Partie avec un quart d'heure de retard, j'arrivai sans surprise à Saint-Michel Notre-Dame avec le même retard*

J'entendis les voix féminines de la Maîtrise en entrant, elles étaient sept jeunes femmes,

sous la direction de Sylvain Dieudonné, pour animer cette messe grégorienne.

 

La messe grégorienne fut dite en français et chantée en latin. Les prêtres étaient nombreux, et la

cathédrale comportait des fidèles dans toutes ses parties lorsque j'arrivai, plus tard qu'à l'habitude.

L'Evangile relatait le baptême de Jésus par Jean le Baptiste, et la quête fut faite pour les séminaires.

Dimanche 15 janvier 2017

Il n'y avait plus de feuille grégorienne à mon arrivée, mais j'ai pu chanter par coeur. Lors de la procession de sortie,

les choristes passèrent devant moi, et il me sembla qu'il s'agissait du Jeune ensemble.

Dimanche 15 janvier 2017

La messe de 11h30, avant laquelle je fis une petite sortie, fut animée par les enfants de la Maîtrise, incluant

les plus jeunes, qui entrèrent et ressortirent par le choeur de la cathédrale, et dirigée par Emilie Fleury.

Les enfants chantèrent une messe brève en ré de Benjamin Britten (Kyrie, Sanctus, Agnus Dei),

laquelle, comme le constata ultérieurement Mgr Chauvet, recteur de la cathédrale, n'était pas des

plus faciles. Cette messe comprenait des modulations dans les aigus très appropriées aux jeunes voix

Ci-dessous le Kyrie de la messe en ré de Britten chantée par un choeur d'enfants vénézueliens:

 

 

Les annonces nous firent part des conférences du dimanche après-midi, et des auditions d'orgue du

samedi soir. La crèche, elle, est en place jusqu'au 2 février. Nous sommes ressortis vers 12h40, dans

l'envolée musicale du grand orgue, toujours très apprécié des visiteurs de Notre-Dame. J'ai repris le RER vers 12h50**

 

Dimanche 15 janvier 2017

Sylvie, blogmestre

Dimanche 15 janvier 2017
Dimanche 15 janvier 2017
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 15:08

Hier samedi, nous avions une journée de travail pré-concert au Choeur Philharmonique international,

avec moult galettes et bouteilles de cidre pour le goûter. Donc après Verdi, Offenbach et Gounod, nous

avons tiré les rois (poux de la reine, poux de la reine, le Mé, le Ménélas!) et les reines (je crains bien qu'un jour

Hélène... il dit tout tout tout bas!), bu par dessus, et même esquissé des pas de French cancan

(je parais plus apte au casatchok, mais ce n'est pas au programme musical de l'année!)

Galette, cidre, et musique!

Après les libations, le Christe de la Petite Messe solennelle sonnait bizarre. d'où la déduction que si le vin blanc fait chanter

aigu, que la bière et le vin rouge font chanter grave, le cidre, lui, fait chanter... faux, surtout le mélange breton et

normand! Il fallut refaire un peu de culture vocale pour remettre Rossini et son passage monteverdien en place.

Ensuite, tout roula! Mozart, Ramirez... (qui tient sa place dans ma mémoire vive, josanna en las alturas!)

 

Sylvie, blogmestre

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 10:29

Je rappelle que le Choeur philharmonique international sera en concert salle II à l'UNESCO le 19 janvier

2017 pour son 20è anniversaire. Au programme la Misa criolla d'Ariel Ramirez et une sélection

d'extraits d'oeuvres sacrées ou lyriques du répertoire du choeur, sous la direction d'Amine Kouider.

Le concert sera donné à guichet fermé, toutes les places ont été vendues. Merci aux spectateurs!

 

 

Insolite: hier soir à la sortie de la répétition, sur le boulevard Garibaldi, une branche d'arbre d'une section de 25cm

environ a craqué et chuté sur le trottoir (que j'avais emprunté à l'aller) à 20m de moi. Il y avait deux jeunes gens à

proximité qui n'ont pas été blessés. Un véhicule Vigipirate est passé et a signalé l'incident. Ceci pour dire qu'en

ces temps de vents violents, il faut se méfier des arbres, même à Paris! Soyez prudents, passez ailleurs...

 

Sylvie, blogmestre

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