5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 08:29

Pendant que mes camarades choristes, pour une partie d'entre eux, participaient à l'enregistrement

d'une émission télévisée très loin, en Seine-Saint-Denis, je suis allée, en ce 4 octobre qui est un jour

anniversaire un peu douloureux pour moi, au concert de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris.

Britten, Vaughan Williams

La Maîtrise était au grand complet, sous la direction de Henri Chalet, pour un concert comportant

majoritairement des oeuvres de Benjamin Britten, et une messe de Ralph Vaughan Williams.

Britten, Vaughan Williams

Le concert s'ouvrit sur une pièce de John Taverner, intitulée "The Lamb", suivie d'un hymne à la Vierge de

Britten, puis du Lux aeterna d'Elgar, et du Jubilate Deo en do de Britten. Le sommet du concert était ensuite

constitué de la messe à double choeur de Vaughan Williams: Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus Dei.

Le concert se terminait par deux oeuvres de Britten:Jubilate Deo en mi bémol, et "Rejoice in the Lamb".

Britten, Vaughan Williams

La maman du plus jeune garçon que l'on voit sur la photo ci-dessus était à côté de moi, et nous avons parlé un peu à la fin du

concert, son fils m'avait déjà sidérée dans le Requiem de Duruflé, si jeune et déjà si doué! J'ai admiré l'aisance des enfants

qui passaient du latin à l'anglais, sur des répertoires contemporains, dont quatre pièces à double choeur.

Félicitations à Emilie Fleury qui les a préparés pour ce concert!

Britten, Vaughan Williams

Voici ci-dessus la Maîtrise en version presque complète. Le concert était accompagné à l'orgue de choeur

par Yves Castagnet, que l'on ne voit pas sur les photos car quand il est venu saluer à la fin, le premier rang devant moi s'est

levé pour applaudir, et je n'ai plus rien vu... (pour l'anecdote, il s'agissait de choristes adultes du Jeune Ensemble qui avait

chanté le Requiem de Fauré à Saint-Louis des Invalides samedi dernier, et dont le chef de choeur est aussi Henri Chalet)

Pardon, j'ai oublié de dire que la Maîtrise d'adultes, qui intervenait séparément dans certains passages

du concert frôlait, à son habitude, selon la formule de Mgr Jacquin, la perfection (mais restons modestes!)

 

 

Ci-dessus, un court extrait du Kyrie de la messe à double choeur de Ralph Vaughan Williams, et

ci-dessous, un autre court extrait de "Rejoice in the Lamb" de Benjamin Britten

(vidéos mises en ligne à 17h50, le 4 octobre)

 

 

Ce fut un très beau concert de rentrée de la Maîtrise dans sa version 2016-2017,

Comme je l'avais écrit dans un article précédent, Britten me laisse un peu perplexe,

cependant, les oeuvres entendues hier soir m'ont plu.

 

Après avoir discuté avec ma voisine maman de petit choriste, j'ai voulu saluer Sylvain Dieudonné qui était présent, et pensè-je

ne serait pas accaparé puisqu'il ne dirigeait pas. Je pensais faux et n'y suis pas parvenue.  Avec tous mes regrets!

 

Sylvie, blogmestre

 

NB: YouTube a enregistré les vidéos ci-dessus dans un deuxième profil sans abonnements

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 07:57

Après ma soirée leuco-nyctophile de samedi, le lever de dimanche s'est avéré plus difficile. Je ne pus aller à la

messe grégorienne, qui nécessite de quitter mon domicile vers 9h15, et je l'ai regretté. Ce n'était pas un choix, mais

une contrainte physique imprévue.Cependant, j'ai participé à la messe internationale de 11h30 à Notre-Dame de Paris.

Dimanche 2 octobre 2016

Partie d'Arcueil-gare à 10h37*, je suis arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 11h06**. Les portes de la cathédrale étaient

ouvertes pour laisser sortir l'assemblée de la messe grégorienne, que j'ai croisée en entrant. Peu après mon entrée, les cloches

se sont mises à carillonner. Comme chaque dimanche, pour cette grand messe du matin, la cathédrale était très pleine.

 

Dimanche 2 octobre 2016

La messe était animée par quatre solistes SATB de la Maîtrise, qui chantèrent le Kyrie, le Sanctus et

l'Agnus Dei d'une messe d'Orlando de Lassus, et l'Ave verum corpus de William Byrd. Il y eut des

interventions en italien, en allemand, et en anglais, des prêtres célébrants. Nous avons chanté

(en français) le Notre Père de Rimsky-Korsakov, le Gloria et le Credo en latin.

On nous invita à participer au denier du culte, pour lequel des enveloppes avaient été distribuées

(la mienne disparut pendant la communion, incident insolite...), et un concert de musiques anglaises fut annoncé

le 4 octobre, jour de la Saint François, ainsi que des conférences de Jubilé, les dimanches après-midi.

Dimanche 2 octobre 2016

La messe internationale se termina vers 12h45, j'ai repris le RER à 12h48***.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 2 octobre 2016
Dimanche 2 octobre 2016
Dimanche 2 octobre 2016
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 19:54

Hier soir c'était, comme vous le savez, la Nuit blanche 2016 de Paris.Je me souvenais que nous avions,

les années précédentes, été sollicités pour des concerts nocturnes, voire très très nocturnes, et espérais

trouver des choeurs ou ensembles courageux en représentation. Mais point de tout cela, les activités

étaient strictement encadrées et professionnelles, m'a t'il semblé à la lecture du programme. Bon...

Il y avait aussi un concert très tentant au Théâtre des Champs Elysées, Didon et Enée de Purcell.

Et à proximité, l'exposition sur Hergé, au Grand Palais, en accès libre pour la Nuit blanche.

Approuvé! Ce serait Didon et Enée, puis Tintin et Milou, la soirée devait suffire pour tous!

Samedi 1er octobre 2016

Il y avait des trains toute la nuit, mais j'ai mis plus d'une heure à gagner l'avenue Montaigne, pour cause de foule.

Le théâtre était presque plein, pour entendre l'Ensemble instrumental et vocal Les Talens Lyriques

interpréter Actéon de Marc-Antoine Charpentier, puis Didon et Enée de Henry Purcell,

deux opéras baroques présentés ici en version de concert.

Samedi 1er octobre 2016

J'étais au 2è balcon, de côté. Je voyais une partie de l'orchestre, le chef, deux solistes...

Le Théâtre des Champs Elysées vu du deuxième balcon

Le Théâtre des Champs Elysées vu du deuxième balcon

Malgré la vue restreinte, dès les premières mesures d'Actéon, j'ai su que ce serait un très beau concert. Les Talens lyriques

ont été créés il y a 25 ans par Christophe Rousset, qui les dirige toujours. Il y avait hier soir sur scène

une trentaine de musiciens, dont 8 solistes, qui se partageaient les rôles chantés et les choeurs.

Les cordes aigues vues de ma place

Les cordes aigues vues de ma place

Voici ci-dessus la partie de l'orchestre que je voyais, il y avait à droite une contrebasse et des

violoncelles, et les chanteurs. Actéon, la plus courte des deux oeuvres, fut jouée et chantée en premier.

Il s'agit d'une de ces histoires mythologiques sans pitié dont le XVIIè siècle était friand, jugez-en:

Actéon était un chasseur de haute lignée grecque, fils de demi-dieux. Un jour qu'il chassait avec des

amis, il découvrit par hasard Diane, déesse de la chasse, se baignant nue. Celle-ci lava l'affront

en le transformant en cerf, et il fut déchqueté illico par ses propres chiens... Nous avons donc entendu

la triste destinée du pauvre Actéon, remarquablement interprétée par les Talens Lyriques.

Puis après l'entracte, ce fut le délice de Didon et Enée (que je connais à peu près par coeur). Enée était un

demi-dieu, fils d'Aphrodite, qui aborda à Carthage en allant en Italie depuis Troie. Didon, la reine de Carthage,

tomba amoureuse de lui, et réciproquement. Mais les sorcières locales décidèrent de s'en prendre aux

deux amants ("In our deep vaulted cell...  the charm we'll prepare... too dreadful a practice... for this open air")

Enée est sommé par les dieux d'aller en Italie et de quitter Didon, et celle ci en meurt.

Superbe interprétation des solistes des Talens lyriques (il étaient huit, et je n'ai pas vu qui chantait quoi), aussi

bien dans la félicité de l'idylle, que dans les ricanements des sorcières, et dans l'affliction finale.

 

Les Talens lyriques et Christophe Rousset

Les Talens lyriques et Christophe Rousset

Voici l'autre partie des Talens lyriques, photographiée après m'être déplacée sur la rangée.

Ils ont été très applaudis, par un public synchrone qui aurait bien voulu entendre un bis...

Il n'y en eut pas, mais nous sommes ressortis avec des airs plein la tête (dont voici le livret), j'étais pour ma part

enchantée d'un si beau concert, sur une oeuvre que je n'avais jamais, jusqu'ici, entendue vivante.

 

Vers 22h15, je remontai l'avenue Montaigne en direction des Champs Elysées.

A 22h23*, j'atteignis la station Franklin D. Roosevelt dont une entrée est proche du Grand Palais

L'exposition Hergé s'annonçait par de grands panneaux sur ses murs.

L'exposition Hergé annoncée sur les murs du Grand Palais

L'exposition Hergé annoncée sur les murs du Grand Palais

Il y avait une file d'attente, dont on voit les plus avancés sur la photo. Assez curieusement, les vigiles de l'entrée nous dirent qu'il y

avait "deux heures de queue", et que nous risquions de ne pas entrer avant que l'exposition, qui fermait à minuit, soit finie.

En voyant le nombre de personnes qui attendaient, j'ai pensé que ce n'était pas possible qu'il faille deux heures pour faire entrer

ce public, j'ai donc tenté le coup, et j'ai bien fait! Un quart d'heure après, j'étais à l'intérieur du bâtiment.

C'avait d'ailleurs été un quart d'heure très sympathique, car le Grand Palais avait invité la fanfare

de Moulinsart à se produire, et ils étaient à la hauteur de la responsabilité confiée!

 

Ci-dessus une vidéo de la fanfare Zebaliz, "de Moulinsart" pour la soirée. A l'intérieur, l'exposition se tenait

sur plusieurs niveaux. On pouvait y découvrir que Hergé n'était pas seulement le créateur de Tintin,

de Quick et Flupke, et de Jo, Zette et Jocko, mais aussi un peintre, et un auteur de dessins publicitaires.

Dépliant de l'exposition

Dépliant de l'exposition

L'exposition est visible jusqu'au 15 janvier 2017. Hier soir, il y avait beaucoup de monde, trop pour

pouvoir regarder sereinement les planches d'esquisses et les croquis. On nous a conseillé de la visiter

plutôt le mercredi soir, un tuyau pour les amateurs qui liront ce blog, il parait que c'est là qu'il y a le moins de foule.

Jo, Zette et Jocko (le petit singe)

Jo, Zette et Jocko (le petit singe)

J'aime bien les murs couverts d'un dessin de bande dessinée, comme ci-dessus, avec des

personnages à taille réelle. On voit combien le tracé est simple, et comme il faut peu de traits

à Hergé pour raconter un visage, une expression, une attitude.

Ci-dessous: lequel des deux est la créature de l'autre?

Tintin peint Hergé

Tintin peint Hergé

Sur un blog de choriste, je me dois d'évoquer Bianca Castafiore quelque part... la voici!

Est-ce toi, Margueriiiite?

Est-ce toi, Margueriiiite?

Si vous avez grandi avec Tintin, vous retrouverez son univers avec émotion dans cette exposition,

et curiosité pour l'homme qui lui a donné vie, avec un si grand talent.

Bienvenue aux jeunes de 7 à 77 ans!

Une photo de vidéo prise au mauvais moment... mais c'est bien Hergé, près du Yéti

Une photo de vidéo prise au mauvais moment... mais c'est bien Hergé, près du Yéti

Je suis ressortie de l'exposition avec beaucoup de photos d'esquisses et de croquis à agrandir et imprimer, pour

comprendre au calme la technique de dessin (impressionnante) de Hergé, vers 23h15**, il fallait faire de la place

pour ceux qui faisaient encore la queue dehors, avec la fanfare Zébaliz (c'est son vrai nom).

J'ai repris le métro à 23h20** à la station FD Roosevelt et suis rentrée chez moi une heure après.

 

Sylvie, blogmestre

Samedi 1er octobre 2016
Samedi 1er octobre 2016
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 08:14

J'ai entendu hier soir l'orchestre de chambre qui porte ce nom, qui semble issu de mes cours de droit, en

la cathédrale Saint-Louis des Invalides, où il donnait un concert en compagnie du

Jeune ensemble de Paris, sous la direction de Maxime Pascal.

Forces majeures

Le programme du concert se composait de la suite bergamasque de Claude Debussy,

du Tombeau de Couperin de Maurice Ravel, et de la Messe de Requiem de Gabriel Fauré.

Forces majeures

Le collectif Forces majeures est un ensemble à géométrie variable, ai-je appris, rassemblant des musiciens issus d'autres

formations de musique de chambre, de grands orchestres nationaux, ou de nouveaux lauréats sortant de leurs

formations supérieures musicales. Le Jeune choeur de Paris est un choeur de chambre du Conservatoire à

rayonnement régional de Paris, dirigé actuellement par Henri Chalet, après l'avoir été par Laurence Equilbey.

La cathédrale Saint-Louis des Invalides

La cathédrale Saint-Louis des Invalides

J'arrivai en avance et me plaçai à l'extrémité du dernier rang pour pouvoir me lever et prendre des photos.

La cathédrale Saint-Louis des Invalides se remplit entièrement, comme il est habituel lors des concerts. Enfin, personnellement

j'ai toujours assisté à des concerts avec une grande densité de public dans ce lieu, quoique il nous ait été dit que les

attentats avaient nui au spectacle vivant, en particulier à ceux organisés par le Musée de l'Armée.

Le concert commença par les deux oeuvres pour orchestre seul de Debussy, puis de Ravel. Deux oeuvres

romantiques, que je trouvai belles mais un peu décalées par rapport au cadre de cette église

du XVIIè siècle, pleine de drapeaux où l'on imagine spontanément plutôt des cuivres. Pour une raison

que j'ignore, cependant; la musique chorale de Fauré ne me donna pas cette impression de décalage.

Peut-être parce qu'il s'agissait d'un Requiem, et que Saint-Louis des Invalides est l'église des funérailles nationales...

Je ne sais. Le Requiem sonnait remarquablement bien. J'eus l'impression de l'entendre pour la première fois!

Le Jeune ensemble, et devant, l'orchestre Les Forces majeures

Le Jeune ensemble, et devant, l'orchestre Les Forces majeures

Ci-dessus le Jeune ensemble. Les soli étaient chantés par Amel Brahim Djelloul en soprano et par un

baryton qui avait remplacé au pied levé le concertiste prévu, qui était souffrant, mais dont je n'ai pas mémorisé le nom.

Les voix des choristes étaient jeunes, belles et puissantes, l'interprétation était très fine et sensible,

et le jeune chef se donnait à fond. Les choristes étant sur des praticables, le public voyait enfin quelque chose.

Notez la densité du public...

Notez la densité du public...

Ci-dessus la vue de l'orchestre et du choeur du fond de la cathédrale, avec moins de zoom.

Un très beau concert, très applaudi. Il s'est terminé vers 21h30, et nous sommes ressortis sous une fine pluie.

 

Sylvie, blogmestre

La grille des Invalides, et au loin, le Grand Palais

La grille des Invalides, et au loin, le Grand Palais

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 09:08

Et de trois! Hier soir, l'Orchestre de Paris donnait, pour la deuxième fois, son troisième concert de rentrée

sous la direction de Daniel Harding, à la Philharmonie. Au programme, le prélude de Parsifal de Richard

Wagner, "Dream of the song" de George Benjamin, et la 1ère symphonie de Johannes Brahms.

Wagner, Benjamin, Brahms

A cause des travaux sur le RER, j'étais partie en avance, méfiance. Mais tout s'est bien passé, arrivée

bien à l'heure. A l'entrée dans la salle, on nous distribua un grand programme orné d'arabesques, dont j'ai lu le contenu,

dense, avant le concert et pendant l'entracte, sans cependant parvenir à l'épuiser.

Wagner, Benjamin, Brahms

Récapitulons: le premier concert de septembre du même orchestre avec le même chef présentait

le Faust de Goethe par Schumann, le deuxième la dixième symphonie de Mahler reconstituée;

celui-ci était plus classique dans sa présentation d'oeuvres romantiques, mais la pièce

de Benjamin était une création en France. Il s'agit donc de concerts singuliers.

L'Orchestre de Paris dans l'oeuvre de George Benjamin

L'Orchestre de Paris dans l'oeuvre de George Benjamin

Nous entendîmes en ouverture un prélude d'opéra de Wagner, avec exposition des personnages,

et grand orchestre. Puis les musiciens sortirent et la scène fut réaménagée, les instruments en nombre

plus restreint furent augmentés de harpes, et de percussions, métallophones et gongs, pour la pièce de

George Benjamin, créée à partir de poèmes et chantée par un contre-ténor, Bejun Mehta, et un choeur

de huit femmes, le SWR Vokalensemble de Stuttgart. Les poèmes d'inspiration arabe avaient été écrits

par trois poètes andalous, deux du XIè siècle, et un du XXè siècle (Garcia Llorca), et étaient reproduits

traduits dans le livret du concert. Le résultat était surprenant et intéressant. George Benjamin

était dans la salle et monta sur scène aux applaudissements (ci-dessous entre le contre-ténor et le chef).

Bejun Mehta, George Benjamin, et Daniel Harding devant les premiers violons

Bejun Mehta, George Benjamin, et Daniel Harding devant les premiers violons

Dans ce concert comme dans les deux précédents, je le souligne à nouveau, il y avait une recherche

manifeste dans les oeuvres proposées, et une exigence de perfection. La symphonie de Brahms

qui suivra l'entracte sera comme un cadeau au public, une récompense bien connue après la découverte

des nouveaux espaces musicaux où nous avaient entraînés l'orchestre et son jeune chef.

Daniel Harding fait lever ses musiciens

Daniel Harding fait lever ses musiciens

Si vous avez lu l'article sur le concert du 27 septembre donné au Théâtre des Champs-Elysées, vous avez compris que

Brahms était anxieux de composer une oeuvre dénomée symphonie, et trompait l'attente en composant des sinfoniettas...

En 1876, à 43 ans, il estima être mûr pour affronter les mânes de Beethoven, et sa 1ère symphonie,

en ut mineur, fut créée par Hans von Bülow. Elle sera suivie de trois autres symphonies. Il y a des musiciens

avec qui nous sommes personnellement en résonance, c'est mon cas pour Brahms (mais aussi pour Mozart, Beethoven,

Haendel, Purcell...) Après les deux premiers mouvements qui sont comme un prélude à l'essentiel, voici le

bonheur pur du troisième mouvement, beethovenien comme il se doit, on souhaiterait qu'il ne finisse

jamais. Mais le quatrième mouvement n'est pas en reste, avec ses longues phrases lyriques

qui donnent des frissons dans le dos... L'écriture de la symphonie est brillante, elle est dirigée et

interprétée avec beaucoup d'intensité et d'émotion. Chacun se surpasse, le public est ravi et transporté.

L'Orchestre de Paris et Daniel Harding dans la symphonie de Brahms

L'Orchestre de Paris et Daniel Harding dans la symphonie de Brahms

Comme lors des deux concerts précédents, l'engouement du public pour la direction de Daniel Harding

était manifeste, longs applaudissements, rappels... Le concert s'acheva sous les bravos vers 22h30,

et je pris mon temps pour ressortir, ayant par la magie de la musique, tout oublié du RER et de ses travaux. Un coup de chance,

j'attraperai néanmoins sans le faire exprès le tout dernier train circulant entre Gare du Nord et Châtelet, vers 23h. Ouf!

 

Sylvie, blogmestre

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 08:51

Jacques, ex-chef de pupitre des ténors du Choeur Deux nous convie aux trois concerts de

l'orchestre de l'association Note et Bien, sous la direction de Jérôme Hilaire, qui auront lieu les 6,

8 et 9 octobre 2016, à Notre-Dame du Liban, Saint-Antoine des Quinze-Vingt et Sainte Marguerite

 

3 Concerts extérieurs

Au programme, Tchaïkovski et Chostakovitch. Les horaires et détails seront plus lisibles

directement sur le site de Note et Bien ainsi que les associations parrainées par les concerts,

au profit desquelles se feront les quêtes de fin de concerts. Horaires: 20h45, 21h, 16h.

 

Sylvie, blogmestre

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 08:05

Hier soir, je suis allée avec un peu d'appréhension au Théâtre des Champs Elysées pour un concert de

l'Orchestre de chambre de Paris. L'appréhension concernait les travaux nocturnes sur le RER B, pour lesquels on nous

avait distribué la semaine dernière des feuilles détaillées alarmistes. Mais tout se passa bien, mieux que d'habitude!

La façade du Plazza-Athénée

La façade du Plazza-Athénée

Etant, pour une foi,s en avance, je m'arrêtai dans l'avenue Montaigne devant le Plazza-Athénée (un lieu où je n'entrerai

probablement jamais...) dont les multiples stores rouges jouaient avec la lumière, et pris quelques photos. Puis je gagnai le

Théâtre, et présentai mon sac ouvert au contrôle. Les billets avaint changé de look, ma place était au 1er balcon.

Britten, Mozart, Brahms

La salle se remplit progressivement, et même après l'extinction des lumières sembla-t'il... les spectateurs avaient-ils

perdu le rythme, ou bien étaient-ils victimes d'une rénovation des transports en commun? Le premier balcon n'étant pas plein,

il nous fut proposé de nous déplacer vers les rangs inférieurs, d'où la vue est meilleure.

Britten, Mozart, Brahms

 Le programme se composait  d'une Sinfonietta de Benjamin Britten, des concerti pour piano 5 et 6

de Wolfgang Amadeus Mozart, et, après un entracte, de la Sérénade n°1 de Johannes Brahms.

Programme de la soirée

Programme de la soirée

La petite pièce de Britten qui ouvrait le concert durait 14 minutes, et était jouée par un effectif réduit,

une instrumentation à deux quintettes. Le livret parle de fraîcheur et de lyrisme, et évoque Poulenc.

Quoique j'aie déjà chanté Britten, c'est un auteur qui me déconcerte (ce qui n'est pas le cas de Poulenc), je ne peux

commenter,car mon commentaire ne reposerait sur aucun ressenti. Avec les deux concertos de Mozart, joués

dans l'ordre inverse, l'orchestre s'étoffa, cependant; les flûtes présentes pour Britten disparurent.

Ce sont des oeuvres de jeunesse de Mozart, qui avait 17 ans quand il les écrivit. Elles sont brillantes et

enjouées. La coordination entre Cédric Tiberghien, le jeune pianiste virtuose, et l'Orchestre, étaient parfaites.

Douglas Boyd, qui dirigeait le concert, l'emporta crescendo. Le public suivit, les applaudissements et les

bravos furent de plus en plus marqués. Longs rappels du pianiste, du chef et de l'orchestre avant l'entracte.

Cédric Tiberghien, rappelé plusieurs fois, nous joua un bis enlevé, de titre inconnu.

Douglas Boyd, Cédric Tiberghien et les premiers violons

Douglas Boyd, Cédric Tiberghien et les premiers violons

Après l'entracte, l'orchestre au grand complet se remit en place pour la seconde partie, la sérénade

de Brahms. Une sérénade est une oeuvre légère et nocturne (pensez à la Petite musique de nuit de Mozart),

souvent en l'honneur d'une personne. Mais Brahms, qui comme Malher fut confronté au monument classé

que formaient les 9 symphones de Beethoven, envisagea la sérénade comme une symphonie déguisée.

Nous entendrons une oeuvre complexe, riche de polyphonies entrecroisées, aux nombreux mouvements,

lyrique, dansante. Douglas Boyd se surpassa et l'Orchestre de Paris également, pour notre grand bonheur.

Douglas Boyd et ses musiciens

Douglas Boyd et ses musiciens

Douglas Boyd est à la tête de l'Orchestre de chambre de Paris depuis 2015. Une très belle rentrée que ce

concert, qui a beaucoup plu au public, dommage qu'il n'ait été plus nombreux, mais nous étions en semaine, et la salle

est grande (1900 places). Mon voisin de rangée était charmant, un professionnel de la musique, le Théâtre

des Champs Elysées est souvent un lieu de rencontre de professionnels de la musique, ai-je remarqué. Le concert

s'est terminé vers 22h20, et je suis rentrée chez moi en trois quarts d'heure, inespéré!

 

Sylvie, blogmestre

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 08:20

Hier, à 9h37* en gare d'Arcueil, je ratai de jpeu l'express pour Paris, qui s'y était présenté à 9h36. Il y eut ensuite une

longue attente, et le train nommé "Epée 13" passa en trombe devant le quai. A 9h49, un autre train nous embarqua, et

j'arrivai à Saint-Michel Notre Dame à 10h06**, et dans la cathédrale pendant le Kyrie de la messe grégorienne de 10h.

J'ai participé aux deux messes, de 10h et de 11h30.

Dimanche 25 septembre 2016

La messe grégorienne était animée par une dizaine de jeunes filles et jeunes femmes de la Maîtrise,

sous la direction de Sylvain Dieudonné. Elle fut dite entièrement en latin, à l'exception des lectures

et des annonces. Un missel latin-français sera le bienvenu, quoique la compréhension ne me soit pas

trop malaisée, à force de chanter des messes illustres en latin depuis des années...

Dimanche 25 septembre 2016

La Maîtrise gagna une vingtaine de jeunes participants pour la messe internationale de 11h30, et chanta

le Kyrie, le Sanctus et l'Agnus Dei de la messe en la de Josef Rheinberger, sous la direction de Henri Chalet,

ainsi que le Laudate pueri des Vêpres d'un confesseur de Mozart (que nous avons chantées en concert en 2010).

 

Les deux messes étaient très belles avec toutes ces jeunes voix. La maquette de la feuille liturgique avait été

refaite et simplifiée. On nous rappela aux annonces les conférences du Jubilé, en octobre, et les

démarches jubilaires, ainsi que les concerts d'orgue du 27 septembre, et de musiques anglaises

du 4 octobre, et les auditions d'orgue du samedi soir. Une cathédrale très vivante!

Dimanche 25 septembre 2016

La messe internationale de 11h30, qui fut dite en français, à l'exception des chants liturgiques,

et en anglais pour l'une des lectures, se termina vers 12h35. Une averse avait secoué

les marronniers entourant le parvis, qui s'étaient déplumés de leurs feuilles sous les gouttes,

et des coques de marrons jonchaient le sol. J'ai repris le RER à 12h40***

Dimanche 25 septembre 2016

Sylvie, blogmestre

Dimanche 25 septembre 2016
Dimanche 25 septembre 2016
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 15:32

Hier après-midi, avec mes confrères chimistes, nous allions vister un lieu de mémoire de chimistes:

le musée Curie. Il n'est pas besoin d'être chimiste pour le visiter, et l'entrée est libre du mercredi au

samedi entre 13 et 17h, c'est au 1 rue Pierre et Marie Curie, dans le 5è arrondissement de Paris.

Au musée Curie

En 1898, Pierre Curie et son épouse Marie, d'origine polonaise, découvrent le polonium et le radium

qu'ils isolent à partir d'un minerai, la pechblende (qui contient surtout de l'uranium, et que l'on trouvait dans les mines

d'argent en Bohême), et qualifient la radio-activité (désintégration de noyaux atomiques instables émettant des

radiations et des particules). Ils créent l'Institut du Radium de Paris en 1914, où le bureau et le dernier

laboratoire de Marie Curie ont été conservés. C'est ce que l'on voit au musée Curie.

Ci-dessous, la chaîne de désintégration du Radium 224, considéré comme un candidat potentiel pour la médecine nucléaire,

en raison de sa courte demi-vie de 3,62 jours (comprenez qu'il n'irradiera pas trop longtemps les patients!)

 

Comme le musée n'est pas très grand, et qu'il y a déjà deux groupes à l'intérieur, nous attendons,dans

le jardin, en regardant l'exposition de photos "Paillasses et blouses blanches", et quoique les chimistes

sur les photos soient nos vénérables aînés, la contemplation des paillasses nous rajeunit tous.

Au musée Curie

A l'intérieur du musée, il y a le dernier laboratoire où exerça Marie Curie, et son bureau. Les deux

sont, d'un point de vue de chimiste, modestes et usuels. C'est surtout un lieu de mémoire.

Dans la galerie à l'entrée, des appareils à produire, transporter, mettre en oeuvre des éléments radioactifs.

Et une collection de créations radioactives et commerciales du début du XXè siècle, crème au radium

destinée à embellir la peau (tant qu'il en reste), appareils en caoutchouc radioactif à rectifier le corps...

Au musée Curie

On trouve aussi, et c'est émouvant, des écrits de Marie Curie, dans son rôle de directrice de laboratoire,

et de scientifique de très haut-niveau (seule femme double prix Nobel, de physique en 1903, de chimie

en 1911, et seule double prix Nobel dans deux disciplines scientifiques différentes). Pour vous faire

sourire, voici une invitation en bonne forme à cesser de la solliciter pour des activités de diva...

Au musée Curie

Irène, la fille aînée de Pierre et Marie Curie fut aussi une lauréate du Prix Nobel ainsi que

son époux Frédéric Joliot. Voici ci dessous la famille aux cinq prix Nobel...

Pierre, Marie, Irène Curie, et Frédéric Joliot, de gauche à droite

Pierre, Marie, Irène Curie, et Frédéric Joliot, de gauche à droite

Si vous passez par le Quartier latin... au-delà de ce qui est donné à voir, le musée est philosophiquement

intéressant par la modestie et la simplicité de son laboratoire. Les découvertes qui changent le monde

(rayons X, radiothérapie) peuvent naître de peu de choses, et de beaucoup de volonté. A méditer...

 

Sylvie, blogmestre

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 09:12

Hier soir, il y avait salle Gaveau la première de la comédie musicale Oliver Twist, en français, à partir

du roman de Charles Dickens. Surprise de l'absence de programmation musicale de la salle Gaveau pendant

une quinzaine de jours, j'ai découvert la création de cette comédie musicale, et pensé qu'il pouvait être amusant

d'aller à la première, s'il restait des places.

Oliver Twist

J'arrivai à Miromesnil à 20h07*, sur le mauvais trottoir, ce qui me permit de prendre une photo de l'extérieur

du lieu mythique qu'est cette salle de concerts, que l'on voit ci-dessus. Je remarquai qu'il y avait beaucoup d'invitations,

et que le public n'était pas le public habituel de la salle Gaveau, il était globalement plus jeune, expressif, avec enfants.

Beaucoup arrivèrent en retard, contrariant les habitudes de ponctualité de la vénérable institution.

Oliver Twist

Il restait des places sans visibilté, au "pourtour paradis", j'en ai acheté une, sachant que statistiquement,

il y a toujours des absents dans les autres catégories, qui permettent de se replacer.

Au pire, on profite de la musique dans son siège d'origine!

Oliver Twist

Voici la salle Gaveau de ma place d'origine, nimbée d'un éclairage bleu. J'étais en bonne compagnie, mon voisin était violoncelliste!

La couleur de l'éclairage est infidèle, je pense que mon appareil photo capte des vibrations lumineuses bleues au-delà du

spectre visible aux humains, et les restitue avec ardeur... La salle était seulement en demi-pénombre bleutée.

Oliver Twist

Voici la scène, vue debout de la place que j'ai occupée assise pendant le spectacle, toujours en excès de bleu par rapport

à la couleur réelle. Sur le fond était projeté un collage d'articles de journaux, et en surprojection, étaient

projetées des images fixes ou animées en noir et blanc teinte sépia qui illustraient ce qui se passait

sur scène, ou constituaient une toile de fond pour le décor. Il nous fut précisé que les photos

étaient interdites, sauf aux saluts. Voici donc la bande-annonce de la comédie musicale:

 

 

Comme vous pouvez le voir, la demi-pénombre est conservée pendant l'action. Ajoutez la disposition des sièges de la

salle Gaveau (conçue pour accueillir des concerts), et l'absence de familiarité des spectateurs avec la salle (qui se penchent

en avant pour mieux voir, occultant la scène aux autres personnes assises plus loin sur leur rangée), et vous comprendrez

que, quoique très correctement replacée, je n'aie à peu près rien vu de l'action sur scène. En revanche, je voyais très bien

l'un des musiciens, qui était aux claviers et dirigeait les chanteurs par le biais d'un écran de télévision

disposé dans la salle. Je pense qu'il s'agissait du compositeur Shay Alon (voir l'équipe créative ici)

 

Vous connaissez l'histoire: Oliver Twist était un jeune garçon de 13 ans, grandi en orphelinat après la mort

de sa mère à sa naissance, qui s'étant enfui lors d'un placement chez un artisan croque-mort, se fait

recruter par une bande de gamins détrousseurs dans les bas-fonds de Londres, au XIXè siècle. La bande

de gamins exerce ses larcins sous l'autorité d'un vieux bonhomme ambigu, Fagin, dont les protégés

deviennent criminels ou prostituées. Heureusement pour lui, Oliver a la chance de détrousser, en première

victime, son propre grand-père, qui le prend en pitié sans savoir qui il est, l'héberge, et le sort peu à peu

de l'emprise de la bande. Mais celle-ci revient à la charge... Ca se termine bien, Oliver retrouve sa famille!

 

C'est une histoire d'enfants qui peut être lue par des adultes, pour son caractère dramatique et historique.

La comédie musicale vue hier soir était plutôt comique et grinçante, donc plutôt enfantine de goût.

Elle était très applaudie, le public était chaleureux. Musicalement, c'était très au point, visuellement aussi.

Les musiciens étaient excellents, les chanteurs très bons. Quoique ce soit une vision de l'oeuvre de

Dickens que je trouve un peu réductrice, on doit saluer la qualité de l'adaptation. A l'entracte,

vers 21h45 je suis sortie respirer dans la rue. On nous a distribué de petits tickets pour pouvoir rentrer dans

la salle, mais, étant très fatiguée, je suis rentrée chez moi. Je prie les organisateurs de m'en excuser.

Tous les enfants grands et petits adoreront, j'en suis convaincue, cette comédie musicale. Placez-vous de face!

 

Sylvie, blogmestre

Oliver Twist
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