17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 19:50

Je suis rentrée hier soir de Strasbourg, après 48h bien remplies, par un train corail à tarif économique,

qui était plein, 4h40 de trajet mais seulement 35€, contre 1h40 pour le TGV, au tarif normal de 107€.

Pas de tarif réduit pour le TGV de dernière minute (dont j'avais bénéficié à l'aller) le vendredi!

Capitale de Noël

J'ai vécu douze ans à Strasbourg, où j'étais allée étudier l'environnement à l'Institut Eco-conseil. Embauchée

ensuite par la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg comme chargée de communication en environnement,

j'y suis restée. Dans cette mission, j'ai eu l'occasion de sillonner cette ville dessus et dessous, plus que toute autre.

La plaine d'Alsace a dans son sous-sol la plus grande nappe phréatique d'Europe. Une nappe phréatique n'est pas

un lac souterrain, c'est de l'eau mobile qui circule entre les graviers, le sable, en profondeur, et s'écoule très lentement,

à la vitesse de quelques centimètres par jour. Je l'évoque, car mon voyage à Strasbourg commence par la cathédrale

Notre-Dame, qui fut longtemps le plus haut édifice d'Europe. La cathédrale de grès rose, pierre des Vosges, est dotée

d'une unique flèche, et repose sur des pilotis. Il se dit que deux flèches étaient prévues, comme en ont les églises

allemandes, mais que leur poids conjugué aurait excédé la résistance des pilotis... La cathédrale de Strasbourg est

donc devenue unique en son genre avec son unique flèche. On la voit de très loin apparaître, bien avant les maisons.

 

 

C'est autour de la cathédrale, sur l'île qui est entre les bras de l'Ill, que se tient le marché de Noël, en

diverses places, avec ses buvettes de vin chaud, ses bretzels, gaufres, crêpes, et tout ce qui peut

se vendre pour la fête païenne qui accompagne la fête religieuse. Ce qui fait, à mon avis, de Strasbourg

"la capitale de Noël" (une revendication auto-consacrée!), c'est la participation très active des commerçants

et de la population, comme on le voit sur le montage photo ci-dessus. J'ai requis l'aide de Piotr Ilitch pour

ajouter un soupçon de ce dont manquait ce jour très froid de décembre à Strasbourg: la neige. C'est la

Valse des flocons de neige, extraite du Casse-noisette de Tchaïkovski qui accompagne le montage de

photos. Le petit morceau de vidéo est le passage de l'heure solaire à l'horloge astronomique, qui est l'une

des curiosités de la cathédrale. Mais la faucheuse que nous guettions devait être grippée, elle ne s'est

pas montrée pour taper sur le gong des enfers... Le marché de Noël était très cosmopolite et doté

d'une fanfare plus bregovicienne que strasbourgeoise (regrettable!) Heureusement, j'ai rapporté

quelques produits du terroir achetés dans un supermarché local, où l'on parlait quand même l'alsacien!

 

Sylvie, blogmestre

 

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 17:07

Bonjour à tous, je suis depuis hier à Strasbourg, capitale de Noël!

Au pays de Noël

Arrivée hier en fin d'après-midi par le train, j'ai eu la grande surprise de ne voir

ni les Vosges (ou très peu), ni Saverne... le trajet a dû changer!

Au pays de Noël

Munie d'un carnet de tickets acheté hier soir

Au pays de Noël

J'ai parcouru le marché de Noël et revu la cathédrale cet après-midi.

Le vin chaud était généreusement servi et un peu traître!

Au pays de Noël

G'sundheit! Ce soir, tarte flambée! A plus tard pour les détails...

Je terminerai aussi dès que je pourrai les articles précédents.

 

 

Sylvie, blogmestre

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 09:29

Le week-end fut dense... Je fais état de mes activités et développerai dans des articles spécifiques dans la journée

de demain, si vous le voulez bien. Samedi soir, j'ai entendu le concert des trois dernières symphonies

de Mozart au Théâtre des Champs Elysées, par l'Orchestre de chambre de Paris,

sous la direction de sir Roger Norrington. J'étais au premier balcon, sur le côté.

Week-end des 10 et 11 décembre 2016
Week-end des 10 et 11 décembre 2016

Très beau concert, découpé en douze parties successives, avec entracte après la huitième partie,

par sir Roger toujours facétieux, demandant des applaudissements après chaque mouvement.

Il fut bissé par le public, très heureux de ce beau concert qui faisait repartir guilleret.

Week-end des 10 et 11 décembre 2016

Le dimanche matin, je suis allée à Notre-Dame de Paris, et suis arrivée sur le parvis peu après 10h*.

Quatre jeunes femmes animaient la messe grégorienne, dirigées par Sylvain Dieudonné.

La messe grégorienne accueillait aussi  la confrérie de Saint-Eloi, dont les dignitaires

entouraient le transept. Il y avait aussi une meute de louveteaux à l'avant de la nef.

Week-end des 10 et 11 décembre 2016

La messe internationale recevait une chorale britannique de jeunes garçons, qui chantèrent le Kyrie,

le Sanctus et l'Agnus Dei, et deux solistes de la Maîtrise qui avaient participé à la messe précédente

restèrent pour faire chanter l'assemblée. La couronne de l'Avent au fond de la cathédrale

avait trois "bougies" allumées, pour ce troisième dimanche de l'Avent.

Week-end des 10 et 11 décembre 2016

Je suis ressortie de Notre-Dame vers 12h40**, puis ai repris la RER jusqu'à la station Luxembourg

où je suis sortie pour déjeuner rapidement au Mc Donald historique du boulevard Saint-Michel***

puis visite des canards et autres mouettes auprès du bassin devant le palais sénatorial...

Week-end des 10 et 11 décembre 2016

Vers 14h, j'ai repris le RER direction nord, pour rejoindre le concert de l'après-midi.

Je suis arrivée vers 14h35****à la station Franklin-Delanoe Roosevelt, pour participer

au Messiah sing-along donné par la Paris choral society en la cathédrale américaine de Paris

(c'était une journée cathédrales!)

 

Week-end des 10 et 11 décembre 2016
Week-end des 10 et 11 décembre 2016

Le principe est de participer collectivement à un concert Messie de Haendel. C'est une manifestation

très sympathique, et nous étions très nombreux, plusieurs centaines de participants. J'ai gagné le coin

des sopranes, devant à gauche de la cathédrale, et me suis retournée pour prendre une photo.

Week-end des 10 et 11 décembre 2016

Nous avons chanté la première partie du Messie, en alternance avec les solistes, puis l'alto

a chanté "Rejoice", et nous nous sommes tous levés pour chanter l'Hallelujah.

Voici une petite vidéo tournée de ma place, le son est un peu saturé, c'est la proximité des sopranes...

 

 

L'Hallelujah a été bissé, nous étions tous très contents de ce concert participatif commun,

qui m'a semblé être une excellente initiative, et devrait être étendue!

Nous sommes ressortis de la cathédrale américaine avec un verre de vin rouge à la main... vers 16h30*****.

Cheers!

 

Sylvie, blogmestre

Week-end des 10 et 11 décembre 2016
Week-end des 10 et 11 décembre 2016
Week-end des 10 et 11 décembre 2016
Week-end des 10 et 11 décembre 2016
Week-end des 10 et 11 décembre 2016
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 16:06

J'ai entendu hier soir un très beau Messie (il s'agit de l'oratorio de Haendel!) en l'église

Saint Germain des Prés, donné par l'orchestre et le choeur Paul Kuentz.

Messie à Saint-Germain des Prés

Ci-dessus l'affichette du concert, récupérée à l'entrée de l'église. Le choeur et l'orchestre donneront

un troisième concert Messie identique le 1er janvier 2017, en l'église Saint-Pierre de Montrouge.

J'avais pu réserver une place de 1ère catégorie à tarif réduit, et j'étais au 5è rang, une chance.

Messie à Saint-Germain des Prés

Saint Germain des Prés est une église ancienne de taille moyenne, qui a une belle acoustique.

Depuis que je la fréquente, elle est toujours en restauration... Le crucifix imposant qui surplombait les sopranes,

dont j'étais, pendant un Requiem de Mozart du Festival Musique en l'Ile de l'été 2011, a été enlevé.

De ce concert, je me souvenais que l'acoustique était gratifiante pour les choristes...  un son porté, agréable.

Messie à Saint-Germain des Prés

Voici le choeur et l'orchestre en place avant le début du concert. Quand l'orchestre attaqua l'introduction,

à la finesse du jeu des cordes, je sus que ce serait un très beau concert. Les deux solistes ténor

et baryton se succédèrent avant le premier choeur "And the glory of the Lord", puis la première partie

de l'oeuvre se déroula, avec son alternance de choeurs et de solis. Je notai la voix somptueuse

de l'alto, et celle, lyrique baroque de la soprano (que j'aurais volontiers entendue dans Armide...!)

La qualité de l'orchestre brilla pendant tout le concert, que ce soit les cordes ou la trompette.

Le choeur était très performant, les sopranes avaient des voix bien timbrées et fraïches, j'entendais

moins les alti, qu'un pilier vénérable et multicolore me dissimulait, les deux pupitres masculins se

donnaient beaucoup de mal, étant en effectif moindre, ce qui constituait un handicap pour les ténors (nous

avions aussi eu une rareté de ténors dans cette oeuvre à la Madeleine en 2014, lors d'un concert non CP13).

Les solistes étaient Erminie Blondel, Sacha Hatala, André Abdelmassih, et Jean-Baptiste Alcouffe,

que l'on voit au premier rang devant le choeur sur la photo ci-dessous.

Messie à Saint-Germain des Prés

Il y eut un entracte après la première partie de l'oeuvre, la partie joyeuse. Le concert reprit sur

la seconde partie, celle de la crucifixion, et du poids des péchés de l'humanité. Cette deuxième partie

est celle du choix du chef, car l'oeuvre serait trop longue pour être jouée intégralement. La première partie l'est peu

ou prou (tous les choeurs y étaient), ici la deuxième partie pour le choeur était composée de "Behold the

lamb of God", du triptyque "Surely, he hath borne our griefs", "And with his stripes", et "All we like sheep",

puis "Lift up your heads", "Hallelujah"... ici l'assemblée s'est levée, et Paul Kuentz s'est retourné vers

nous pour nous inciter à chanter (toujours inconfortable quand on chante dans les aigus et que personne

d'autre ne chante la même chose alentour..!) puis nous nous sommes rassis, et le concert continua par

la troisième partie de l'oeuvre "Since by man came death" (et c'est ici, pour les solistes, que se place

"The trumpet shall sound", très joli duo de trompette et de baryton), et finalement "Worthy is the Lamb",

suivi du "Amen" final. Le concert s'est terminé sous les applaudissements du public,  debout.

Messie à Saint-Germain des Prés

A la fin du concert, Paul Kuentz prit la parole, nous expliqua l'origine de l'écoute debout de l'Hallelujah

(c'est le roi qui aurait donné l'exemple en se levant), et plaisanta, puis nous proposa un bis de ce morceau,

à condition que nous chantions aussi. Il nous remercia à la fin, il y avait donc d'autres choristes dans le

public qui savaient aussi le morceau par coeur, ouf! C'était un très beau concert de fêtes, je recommande

très chaudement celui du 1er janvier aux lecteurs de ce blog qui aiment le Messie de Haendel.

Le concert a duré environ 2h30, entracte compris. J'ai fait un tour du côté des cordes avant de partir...

Messie à Saint-Germain des Prés

Et vous avez en prime le public enchanté du concert, au premier rang!

 

Sylvie, blogmestre

 

PS: selon les chefs de choeurs, il y a dans toute oeuvre un passage révélateur de la qualité du concert....

Maximilien Frémiot, qui dirigea les CP13 dans le Messie en 2013 disait que le choeur sensible de

cette oeuvre, c'était le dernier de la première partie "His yoke is easy",  Il fut ici splendide.

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 09:23

Le Choeur philharmonique international prépare activement le concert de son 20è anniversaire,qui

aura lieu à l'UNESCO, dans la salle II, le 19 janvier 2017, sous la direction d'Amine Kouider.

(la grande salle où le Choeur Deux des Choeurs de Paris 13 a chanté la 9è symphonie de Beethoven en 2012,

et le Requiem de Verdi en 2013 avec Claude Raymond et l'orchestre Espoir sans frontières étant en travaux)

 

Au programme du concert du 19 janvier: la Misa criolla d'Ariel Ramirez,et des extraits d'oeuvres

chantées depuis la création du choeur, de Verdi, Offenbach, Beethoven, Rossini, Mozart, et Gounod.

Préparation au concert du 19 janvier 2017

J'ai participé aux deux dernières répétitions, c'est-à-dire samedi 3 décembre après-midi de 15h à 18h, et hier soir jeudi

8 décembre de 19h30 à 22h. Il y a pas mal de travail de révision et de mémorisation à prévoir pendant les vacances!

 

Les places de concert seront en vente très prochainement, les choristes pouvant inviter deux

personnes chacun(e) au tarif réduit de 23€ par personne. Une place achetée individuellement

sur le site du  CPI avant le 5 janvier coûtera 25€, après le 5 janvier, 28€, prix définitif.

 

 

Qu'on se le dise!

corne

Sylvie, blogmestre

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 08:24

Hier soir à la Philharmonie de Paris était donné l'oratorio Elias de Felix Mendelssohn,

par l'ensemble choeur et orchestre Pygmalion, sous la direction de Raphaël Pichon. J'y étais!

 

Article en cours de rédaction

Elias et Pygmalion

J'étais placée à l'arrière-scène, plus près de la scène que d'habitude.

Elias et Pygmalion

L'ensemble Pygmalion joue sur instruments anciens, et j'étais un peu surprise de le voir à l'affiche

dans la grande salle de la Philharmonie, les formations de ce type (je pense plus particulièrement

à l'ensemble de Jordi Savall, ou aux Arts florissants de William Christie, entendus l'an dernier), se produisent plus

volontiers dans la salle de la Cité de la musique, plus petite et plus propice aux instruments anciens.

Ci-dessous, l'orchestre s'est installé, et les choristes se mettent en place derrière lui. Le choeur est

composé de 8 pupitres de 5 choristes chacun, à l'exception des premières sopranes, qui sont 7.

Quarante-deux voix pour cette grande cathédrale musicale colorée de la Philharmonie, il va falloir tout donner, comme

disent les sportifs! La salle est pleine de public, cette marée humaine de mélomanes est toujours

saisissante sur les photos, le décor disparait, on ne voit plus que des têtes partout. C'est aussi le

public qui modifie par sa présence, l'acoustique, et rend l'immense salle un peu plus praticable.

 

Elias et Pygmalion

Elias, créé en 1846 sous le titre d'Elijah à Birmingham (on se souvient que Mendelssohn jeune avait

voyagé en Ecosse et en Angleterre), connait un triomphe, et le livret nous apprend que jamais une oeuvre

du compositeur allemand n'avait remporté un tel triomphe. La version originale en anglais, est, toujours

selon le livret, l'oratorio le plus populaire en Angleterre, après l'indétrônable Messie de Haendel.

Mendelssohn modifie un peu l'oratorio, et le traduit en allemand, il est donné à Hambourg en 1847.

Il mourra malheureusement avant de pouvoir le donner en concert à Berlin et à Vienne...

Le texte de l'oratorio Elias s'inspire du Livre des rois, et décrit la lutte entre le prophète Elie, le roi

Achab, et son épouse Jézabel, sur fond de famine et de sécheresse, et de dieux païens, pour la

première partie, la seconde partie décrivant la fuite d'Elie, son "enlèvement au ciel", et la prophétie

de la venue du Messie. La musique est plus romantique que celle de Paulus, premier oratorio

du compositeur. Elle est plus coulée, et parait faussement facile (je me souviens de notre soulagement

en découvrant la partition d'Elias en 2011, après un premier trimestre choral passé à batailler avec la messe en si

mineur de Bach...) mais ce n'est qu'une impression, les chausse-trapes sont ailleurs!

Elias et Pygmalion

Le concert commence sur une introduction du baryton qui interprète le prophète Elie, Stéphane Degout,

(ci-dessus sur la photo , avec Rapahël Pichon) suivi d'une longue introduction instrumentale dramatique

et lyrique. Les solistes passent bien, en revanche l'orchestre est un peu en retrait par rapport à l'énorme volume à

emplir de musique, le choeur aussi, pendant la première partie. Ce sera corrigé lors de la seconde partie, avec brio.

Je retrouve avec plaisir les choeurs chantés il ya cinq ans, et estime que le "Baal, erhöre uns!" aurait justifié d'une

foule de choristes plus dense. Tout en admirant la précision des choristes professionnels à l'oeuvre, qui ne ratent aucune

entrée et les placent au bon endroit... ahem! Paradoxalement, la fluidité de Mendelssohn dans cette oeuvre

en rend l'exécution moins carrée, donc plus difficile. Il reste une impression de surplus de notes, déjà ressentie

lors de notre propre interprétation, comme si le compositeur avait voulu trop bien faire dans sa dernière oeuvre,

dotant chaque musicien ou chanteur d'une partition merveilleuse, et finalement aucun n'émergeant vraiment.

Sauf les solistes. Elias est le seul soliste à fonction unique dans cet oratorio. Les autres voix,

sopranes, mezzo-soprane, ténor se partagent des personnages variés, le choeur interprétant la foule.

Elias et Pygmalion

Raphaël Pichon, que je verrai de face pendant tout le concert, se donne beaucoup de mal. On sent

qu'il a fait le pari d'imposer son ensemble Pygmalion dans cette grande salle, et qu'il se donne à fond

pour y parvenir. Et de fait il y parvient. Après la première partie, les applaudissements fusent, mais c'est à

la fin de la seconde partie que le public est conquis, après un réajustement du volume sonore à la salle.

Je ré-entends avec grand plaisir le "Siehe der Hüter Israels schläft noch schlummert nicht", une berceuse, suivi du

terrible "Der Herr ging vorüber" où Dieu n'était plus nulle part, ni dans la mer, ni sur la Terre...

Elias et Pygmalion

Raphaël Pichon et l'Ensemble Pygmalion ont réussi hier soir leur pari, et conquis la grande salle

de la Philharmonie. Le jeune chef, très concentré pendant tout le concert, laisse voir sa joie après

l'épreuve, et revient de multiples fois saluer avec ses solistes, dans une salle qui les ovationne.

Une très belle soirée! J'entendrai des commentaires flatteurs en ressortant, dans le flot mélomane qui quitte les

lieux, et encore dans le métro, "une soirée merveilleuse", dira une dame assise sur un strapontin, encore toute éblouie.

Elias et Pygmalion

Merci à l'Ensemble Pygmalion et à Raphaël Pichon, pour ce beau concert et le choix d'une oeuvre que

l'on n'entend pas si fréquemment en France. Merci aux choristes pour cette leçon de Mendelssohn...

Et à très bientôt, nous l'espérons. Le concert s'est terminé vers 23h.

 

Sylvie, blogmestre

 

A M-N, camarade de solfège et de fous-rires, en S2 du feu choeur élémentaire CP13

 

et, dédiée aux choristes des Choeurs de Paris 13, une vidéo de 2011 tournée avec les moyens du bord

par une courageuse soprane dispensée de concert, Elias sous la direction de Pierre Molina, morceaux choisis:

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 15:28

Voici comment fabriquer soi-même une couronne végétale pour l'Avent. C'est une tradition d'Europe

de l'Est, elle comporte quatre bougies, pour les quatre semaines qui précèdent Noël. On allume

une bougie la première semaine, deux la deuxième, etc... C'est une couronne horizontale

qui se pose sur une table ou un meuble. Le mode opératoire est valable pour une couronne de Noël,

c'est la décoration qui change, et l'utilisation, les couronnes de Noël s'accrochent verticalement.

 

 

Vous pouvez trouver la couronne de paille qui sert de support dans des magasins de loisirs créatifs

comme Rougier et Plé (bd des Filles du Calvaire, Paris 3è),ou probablement au Bon Marché, ou l'acheter en ligne

Si l'explication du montage va trop vite, cliquez sur pause pour voir ou lire à votre rythme...

 

Sylvie, blogmestre

Couronne de l'Avent
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:58

Ce week-end a été placé sous le signe de l'économie de moyens, après deux jours de récupération les 1 et 2 décembre,

consécutifs à ma sortie à l'opéra Bastille contrariée.Courir dans le métro et marcher à la recherche du RER perdu dans la nuit

n'avaient pas arrangé mon cas... J'ai donc limité les sorties samedi et dimanche. Samedi: chorale, dimanche: Notre-Dame.

 

Samedi après-midi, munie d'une tarte aux pommes, je me suis rendue à l'après-midi de travail du

Choeur philharmonique international, où je suis restée environ de 15h à 18h (après 3h de répétition,

actuellement, je n'ai plus de voix), nous avons répété pour le concert du 19 janvier, je ferai un article séparé.


Dimanche, partie d'Arcueil-gare à 9h46, je suis arrivée à Saint-Michel-Notre-Dame à 10h03*.

Week-end des 3 et 4 décembre 2016

La messe grégorienne était commencée, animée par quatre choristes masculins (très belles voix,

puissantes), dirigés par Sylvain Dieudonné. La feuille liturgique grégorienne manquait, mais les chants qui

avaient changé pour la période de l'Avent, étaient les mêmes que la semaine précédente, il ne fut pas trop difficile

de chanter d'oreille et de mémoire. A la fin de la messe grégorienne, il nous fut rappelé les conférences

de l'Avent et les concerts, dont celui du 6 décembre est déjà plein avant même d'avoir été annoncé...

Il y aura plus tard le concert de Noël le 19 décembre. Je ne suis pas retournée voir la crèche, mais il va y

avoir du changement, puisque dans les crèches provençales, on bouge les personnages avec l'actualité liturgique

(dans les familles, on désigne celui qui aura l'honneur de placer Jésus dans la mangeoire!) A surveiller...

Week-end des 3 et 4 décembre 2016

La messe internationale qui suivit était animée par un quatuor de solistes SATB, qui chantèrent une

messe "Ad majorem Dei gloriam" d'André Campra, et un choeur du Messie de Haendel pour la com-

munion "Behold the lamb of God". J'ai beaucoup aimé l'interprétation en doubles croches groupées deux à deux,

qui donne à ce morceau de la vigueur et du rythme, dont son écriture, interprétée linéairement, manque.

 

La messe internationale s'est terminée vers 12h35. Il y avait un grand soleil dans les vitraux sud de la cathédrale,

que je suis allée prendre en photo, voir ci-dessus au début de l'article. Au fond de la cathédrale, les deux lumières

de la couronne de l'Avent étaient allumées, nous étions à la deuxième semaine. Je suis sortie de la cathédrale

vers 12h38**. L'après-midi a été consacrée à la confection d'une couronne de l'Avent sylvestre et personnelle, dont

je reparlerai aussi, car la technique de confection peut intéresser des lecteurs ou lectrices de ce blog.

Week-end des 3 et 4 décembre 2016

Aucun incident à déplorer en repassant à la station Luxembourg (qui est dans le 5è, à ma surprise, le jardin du

Luxembourg où nous courrions quand j'étais au lycée à proximité, étant dans le 6è arrondissement), ouf!

 

Sylvie, blogmestre

Week-end des 3 et 4 décembre 2016
Week-end des 3 et 4 décembre 2016
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 11:06

Je viens de voir que le théâtre de la Michodière reprend la pièce / comédie musicale de Feydeau

"Les Fiancés de Loches", que j'avais vue au théâtre du Palais Royal durant l'été 2015,

et que d'autres choristes avaient vue aussi, avec notre avis unanime: hilarant !

En suivant les liens ci-dessus, vous pouvez lire l'imbroglio qui tient lieu d'histoire...

Entretemps, le spectacle a gagné le Molière 2016 du spectacle musical.

 

Une excellente distraction pour la période festive qui s'ouvre, anti-grisaille!

Je me devais de vous en faire part...

 

Sylvie, blogmestre

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:33

J'ai assisté hier soir, non sans peine, à la première de Cavalleria rusticana de Pietro Mascagni

à l'Opéra Bastille. J'avais acheté un billet d'occasion, le spectacle commençait à 19h30.

Cavalleria rusticana
Cavalleria rusticana

Le RER que je pris à l'aller nous bloqua sans raison en gare de Luxembourg pendant de longues minutes, et même

en courant dès que c'était possible, j'arrivai à l'opéra à 19h30. Par chance, d'autres personnes étaient en retard,

et nous pûmes collectivement entrer. Ma place était située au dernier rang du parterre, voici la salle vue de cette place.

Cavalleria rusticana

Mes voisines avisèrent trois places libres trois rangs devant, et nous pûmes avancer un peu.

Néanmoins, le fond de l'amphithéâtre est vraiment très loin de la scène pour une myope...

Cavalleria rusticana est un opéra en un acte, qui se déroule le jour de Pâques, dans un village sicilien

du XIXè siècle. C'est une oeuvre de jeunesse de Mascagni, qui fut créée à Rome en 1890.

 

 

Ci-dessus un croquis des décors utilisés pour la première représentation de l'opéra. Soleil, costumes

colorés, village sicilien, son église et sa place, apportent leur lumière méditerranéenne. Mais

Mario Martone, le metteur en scène de l'opéra Bastille, qui a produit précédemment la même mise en

scène à la Scala de Milan, avait choisi un décor "dépouillé" avait-il confié au journal italien

La Republicca. Le dépouillement confinait à l'inexistence... Dans l'immense espace noir de la scène,

les choristes et solistes s'asseyaient sur des chaises empaillées d'église, et chantaient ainsi.

Seul moment un peu plus orné de décors, la messe de Pâques, les décors, en l'occurrence

consistant en deux Christs en croix, un surdimensionné, un autre plus petit (pourquoi deux?), et les

seules couleurs étaient le rouge des robes des enfants de choeur et le blanc des surplis.

Une messe de Pâques sans joie, avec deux crucifiés non ressuscités. Les personnages étaient vêtus

de sombre, à l'exception de Lola, l'épouse fantasque, vêtue de rouge. Les mammas étaient en noir,

comme il se doit. Enfin, l'ensemble n'était pas très joyeux à regarder, dans son dépouillement...

 

 

Ci-dessus une image trouvée sur un forum de cinéma. Pour être honnête, je dois dire que la salle n'a pas

paru partager ma déconvenue en matière de décor! En revanche, l'opéra était musicalement et vocalement

très bien interprété, et sera diffusé sur France-Musique le 6 décembre à 19h30, je vous invite à

l'écouter à cette occasion. Voici les choristes et les solistes aux saluts, vus du fond du parterre:

Cavalleria rusticana

Pour un opéra se passant au grand soleil de Sicile, ce n'était quand même pas très lumineux!

Pour l'intrigue, il s'agit d'une tragédie amoureuse assez banale. Turridu était fiancé à Lola, la plus belle

fille du village, quand il est parti pour l'armée. De retour, il a découvert que Lola avait convolé avec Alfio.

Turridu a alors épousé Santuzza, qui l'aime. Mais le lien avec Lola s'est reformé, ils sont amants.

Ivre de fureur, Santuzza révèle la trahison de sa femme à Alfio, qui tue Turridu.

Ci-dessous les personnages principaux, Santuzza interprétée par Elina Garanca fut la plus applaudie.

Cavalleria rusticana

Cavalleria rusticana étant une oeuvre assez courte, la soirée était complétée par un autre opéra en

un acte de Paul Hindemith, Sancta Susanna, au sujet scabreux et bizarre. Il s'agit d'un récit médiéval

transposé au XXè siècle, sis dans un couvent de religieuses; L'une d'elles, Klementia (l'opéra est

en allemand), a des visions de Sainte Suzanne à qui elle confie l'histoire d'une nonne prise de passion

pour un crucifix, que l'on a enterrée vivante pour la punir de sa perversion. Pendant qu'elles parlent, on

voit la perversion se dérouler sous la cellule de la religieuse. C'est dans la transposition au XXè siècle

d'un tel sujet que l'oeuvre est bizarre... Au Moyen-Age, on entendait des voix et on emmurait celles

qui se rendaient coupables d'actes gravissimes. Au XXè siècle, on leur donne des anti-psychotiques

(peut-être pas encore en 1921...)et on les place, le cas échéant, dans un environnement médical adapté.

L'histoire scabreuse médiévale transposée au XXè siècle n'a aucune cohérence. Il reste que la

musique n'était pas désagréable à entendre, et que Anna Caterina Antonacci jouait une sainte

mélodieuse, quoique perverse. Ci-dessous, Mario Martone, content du succès de la représentation, 

danse une gigue entre Suzanne (en blanc) et une religieuse...

Cavalleria rusticana

Nous sommes ressortis de l'opéra Bastille vers 21h20, j'ai repris le métro à 21h24*

Cavalleria rusticana

Arrivés à la station Luxembourg, nous avons à nouveau été bloqués d'abord, puis conviés à sortir du RER, car

"quelqu'un était sur les voies". Je me suis retrouvée dans la rue à chercher un moyen de transport alternatif,

et bien sûr, il n'y a pas de métro à la station Luxembourg... Après quelques vagabondages, je suis parvenue

à Denfert-Rochereau où le RER circulait parfaitement... Rentrée chez moi une heure plus tard que prévu, doutant de

la réalité de l'incident qui nous avait fait quitter le RER (deux problèmes au même endroit à l'aller et au retour?)

 

Sylvie, blogmestre

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