23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 22:02

Hier, samedi 22 octobre, je suis allée faire un tour à la Foire d'automne, Porte de Versailles.

Ayant participé à la Foire de Paris du printemps, j'avais reçu deux invitations gratuites.

La Foire est ouverte jusqu'au 30 octobre 2016.

Foire d'automne

Après un périple hasardeux (accident voyageur sur la ligne 6) je suis arrivée Porte de Versailles à 15h57* 

Il y avait du monde, pas autant que pour la Foire de Paris, mais quand même! Après une

succession de tapis roulants, on entrait dans la halle 7.2, où étaient localisés les stands.

Ce qui m'amuse dans ces foires, c'est que le coeur est toujours là où l'on ripaille, même

quand elles vendent des matelas et des bains bouillonnants. Ou de la bave d'escargot.

J'ai fait un montage des photos rapportées, sur un air de Piotr Ilitch joué par mademoiselle

Célesta (écoutez comme elle roucoule quand un piano apparait...), qui porte le nom d' un bonbon

verdunnois bien connu, blanc ou rose, que je n'ai pas vu à la foire mais qui était bien dans le ton.

 

 

Que nous propose-t'on dans cette foire? Eh bien, de tout, je vous laisse découvrir le programme

sur son site. Il faut peut-être, effectivement, préparer sa visite, sinon on rate des stands intéressants.

J'ai tendance à circuler le nez en l'air, sans projet précis (et puis je n'ai pas de maison à aménager, ça

change tout de suite la donne!) Outre l'aménagement de la maison et les pianos déjà cités, il y a les

appareils plus ou moins encombrants destinés à se remettre en forme sans se fatiguer. Des

onguents insolites, comme la crème à la bave d'escargot, beaucoup de produits de confort bio

ou "parallèles" (magnétiques, plantes...) De la cuisine française métropolitaine ou ultramarine,

des produits d'ailleurs, figues, dattes, ginseng, de l'artisanat, des bijoux, des soins (que dire à

une inconnue qui vous propose une épilation?... on se demande ce qu'on a oublié, et qu'elle a vu!), des

vêtements, des bottes de cowboy ou de cowgirl, des batteries de cuisine, de petites maisons de

Noël, un stand mexicain où l'on peut peindre des mini-squelettes pour la fête des morts...

Mes remerciments au caviste de Rennes qui m'a fait goûter du Tokay hongrois et du vin vert portugais,

ainsi qu'à la maison marseillaire qui fabrique des calissons verts amandes-chocolat-huile d'olive délicieux.

On m'a aussi proposé une pêche de perles qui était une sorte de bonneteau avec des huîtres!

Je suis repartie de la Foire à 17h45**. Réponse au quizz musical: le montage photos est réalisé

sur la musique de la danse de la Fée dragée (jouée sur célesta), du Casse-noisette de Tchaïkovski!

 

Sylvie, blogmestre

 

Foire d'automne
Foire d'automne
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 02:37

Il y avait hier soir un très beau concert en la cathédrale, où la Maîtrise chantait les Vêpres d'un

confesseur de Wolfgang Amadeus Mozart, accompagnée par l'Orchestre de chambre de Paris.

Le Cantus in mémoriam Benjamin Britten, d'Arvo Pärt, et Cinq chants bibliques d'Antonin Dvorak

complétaient le programme musical de la soirée, interprétés par l'orchestre,

et une soliste, sous la direction d'Ariane Matiakh.

 Mozart, Pärt, Dvorak

Il y avait beaucoup de monde, qui faisait la queue autour de la cathédrale, ce qui était inhabituel. Arrivée sur le

parvis de Notre-Dame vers 20h10, je suis entrée dans l'édifice quasiment à l'heure du concert, soit 20h30.

Il n'y avait plus que dans les emplacements réservés qu'il restait de la place visuellement confortable...

Sur les côtés, il restait des places avec piliers, et les piliers de la cathédrale ont un tour de taille conséquent.

Je n'ai donc pas vu beaucoup de Maîtrise, mais étant assez près, je voyais bien les solistes.

Mgr Chauvet

Mgr Chauvet

Mgr Chauvet présenta le concert, qui était enregistré pour France-Musique.

Dans la première partie, se succédèrent le Dixit  Dominus, le Confitebor, le Beatus vir, le Laudate

pueri, le Laudate Dominum, que j'ai filmé, dont le solo était interprété par Maria Lueiro Garcia, souvent

entendue lors de concerts précédents en la cathédrale.et l'oeuvre se termina sur le Magnificat.

Ci-dessous, le Laudate Dominum (bravo Maria, bravo à tous!)

 

 

Ce fut impeccablement chanté comme toujours. Les choristes avaient été préparés par Henri Chalet,

qui monta sur scène lors des saluts, à la fin. Les jeunes solistes appartenaient à la Maîtrise

d'adultes de Notre-Dame de Paris. Il y avait des familles d'enfants et quelques fervents supporters, comme

ma jeune voisine qui prononçait les paroles et rythmait la musique chantée. Nous étions deux à avoir déjà

chanté ces Vêpres côte à côte, c'était sympathique. Les Vêpres furent très applaudies.

Un commentaire de la vidéo sur le vif et sur YouTube : " Maravillosa...estupenda genial...¡¡¡¡¡ "

Ariane Matiakh et Maria Lueiro Garcia

Ariane Matiakh et Maria Lueiro Garcia

Les choristes redescendirent des praticables, s'assirent, et l'Orchestre de chambre de Paris

attaqua la deuxième partie, en commençant par la pièce d'Arvo Pärt, instrumentale, avec cloche

tubulaire. Une oeuvre inconnue pour moi, d'un auteur que je ne connais que de nom, que j'ai trouvée

très jolie. Suivirent les cinq chants bibliques de Dvorak, en tchèque, chantés en solo par Nora Gubisch,

dont le livret écrit qu'elle est mezzo-soprane, mais que j'ai trouvé plutôt alto, avec une belle voix grave.

 

Les quatre premiers chants bibliques étaient beaux, le cinquième aussi, mais en outre, il rappelait

les Danses slaves du même compositeur (un extrait vidéo du 5è chant est ci-dessus).

Admirez au passage la souplesse et la grâce de la direction d'Ariane Matiakh...

Les applaudissements furent longs à la fin de ce très beau concert. Ma jeune  voisine était très

enthousiaste (c'est agréable, les auditeurs très enthousiastes aux concerts!) On offrit des fleurs aux solistes, je pris

des photos, profitant de la fin du concert pour me lever et y voir un peu mieux... Le concert s'est terminé

vers 21h50, nous avons mis du temps à ressortir de la cathédrale.

Nora Gubisch et Ariane Matiakh

Nora Gubisch et Ariane Matiakh

 

Sylvie, blogmestre

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 07:34

Dimanche 16 octobre, je suis partie d'Arcueil-gare un peu tard, ai pris le train de 9h52 et suis arrivée en gare de Saint-

Michel Notre-Dame vers 10h05, ai trouvé les distributeurs encombrés de touristes bataillant en multilingue, ai réussi à

imprimer un ticket à 10h07* d'où j'ai enlevé les données confidentielles, puis grimpé les escaliers vers le parvis de

Notre-Dame. La messe grégorienne avait commencé, les enfants de la Maîtrise chantaient le Gloria.

Dimanche 16 octobre 2016

J'ai participé aux deux messes, grégorienne de 10h, et internationale de 11h30. La première était animée

par la Maîtrise d'enfants, sous la direction de Sylvain Dieudonné, et la deuxième par quatre solistes

SATB. Dans l'Evangile selon Luc, Jésus évoquait un juge sans crainte de Dieu et sans respect pour

les hommes, qui accédait quand même à la demande de justice réitérée d'une veuve, pour qu'elle

"arrête de l'assommer". Cette parabole, destinée à mettre en exergue la justice divine est psychologiquement fine,

quoique peu amène pour l'image de la justice humaine, et justifiant les excès procéduriers de plaignants déboutés.

Psaume responsorial grégorien

Psaume responsorial grégorien

Les quatre solistes de la messe internationale chantèrent le Kyrie, le Sanctus et l'Agnus Dei de la

messe d'Orlando de Lassus "Puisque j'ay perdu", et l'Ave verum corpus de William Byrd, ci-dessous.

 

 

A la fin des deux messes il nous fut rappelé un prochain grand concert de la Maîtrise de Notre-Dame,

le 18 octobre à 20h30, en la cathédrale, comportant  les Vêpres d'un confesseur de Mozart en

pièce majeure, un Cantus d'Arvo Pärt, et des chants bibliques d'Antonin Dvorak.

Soleil matinal dans les vitraux

Soleil matinal dans les vitraux

La messe internationale s'est terminée vers 12h40**, je suis ressortie en direction de l'Hôtel de Ville,

par le Pont d'Arcole, car je devais rejoindre la Comédie Française après une pause repas.

Il faisait beau et doux. Pendant les deux messes, un très joli soleil

avait illuminé les vitraux dans le fond du choeur de la cathédrale.

L'Ile de la Cité et Notre-Dame vues du Pont d'Arcole

L'Ile de la Cité et Notre-Dame vues du Pont d'Arcole

Dans l'autre sens, il y avait brunch devant l'Hôtel de Ville. Mais il fallait être invité! Un monsieur qui avait déjà

mangé me montra son invitation et me confia avec regret que les portions étaient petites.

Brunch "anti-gaspi" devant l'Hôtel de Ville

Brunch "anti-gaspi" devant l'Hôtel de Ville

Je pris le métro à la station Hôtel de Ville, et sortis à Palais-Royal. Une petite halte dans un magasin

d'alimentation ouvert le dimanche à proximité du théâtre, puis déjeuner devant le Louvre...

Dimanche 16 octobre 2016

Avant de rejoindre la place Colette, où un petit orchestre jouait du Pachelbel.

 

 

 

Puis j'ai retiré ma place à l'accueil de la Comédie Française.

Dimanche 16 octobre 2016

La pièce représentée était "Père" d'August Strindberg, une histoire grinçante et sans espoir.

Un homme devient progressivement fou sous l'influence des femmes de sa maisonnée, en

tentant de soustraire sa fille à l'influence des autres personnalités féminines familiales. Avec l'aide

d'un médecin, à qui son épouse présente habilement les faits, qu'elle s'est arrangée pour falsifier

ou orienter, le père de famille est poussé à bout, puis ayant commis une voie de fait, mis sous

tutelle, et meurt en camisole de force. Michel Vuillermoz dans le rôle titre était excellent.

La mise en scène était d'Arnaud Desplechin, qui a écrit une lettre aux acteurs de la pièce, laquelle

figurait dans le programme qui nous avait été distribué. Il y évoque une guerre des sexes et l'aspiration

de la mère, épouse du Père, à s'émanciper. A contrario, j'ai vu dans celle-ci, jouée par Anne Kessler,

un personnage hystérique et mortifère, qui utilise la minorité de genre du père dans la communauté

familiale pour exercer le sadisme et la toute-puissance d'un esprit malade. Ainsi, elle intercepte son

courrier et le prive des bénéfices de ses découvertes scientifiques, qu'il ne pourra pas publier à

temps. Elle déforme volontairement ses actions et propos en les rapportant au médecin, qui ne

connait pas son époux, et dont elle a obtenu l'affectation auprès d'eux. Elle tisse patiemment une

toile d'araignée autour de cet homme qu'elle finira par dévorer, comme le font les arachnides après fécondation.

Le livret parle aussi du naturalisme à la Zola, je serais plus proche de cette vision de la pièce.

Dimanche 16 octobre 2016

Voici les acteurs aux saluts. Strindberg démonte avec brio une mécanique sans pitié, où comment

la loi permet de se débarrasser en toute "légalité" d'une personne qui vous encombre. En effet, alors

que la mère a un entretien avec le médecin, qui a compris qu'elle lui mentait pour garder sa fille, celui-

ci lui fait part involontairement de la marche à suivre pour obtenir la tutelle de l'enfant: faire passer

le père pour fou, stratagème que la mère ignorait jusque là. Elle va donc s'ingénier à rendre son mari

fou en instillant le doute sur sa paternité, puis provoquer une agression (il lui lance un projectile,

qui ne l'atteint pas), la faire constater, et le faire vêtir de la camisole de force par sa nourrice à lui,

raffinement de cruauté (la camisole illustre très bien la manière dont une araignée entortille ses proies pour les

immobiliser). Je ne pense pas que ce soit un duel homme-femmes, la jeune fille n'est pas du tout

perverse, mais la mère l'est énormément. Peut-être est-ce un effet de la condition féminine au

XIXè siècle... Le père a aussi des revendications, et détaille l'abandon de ses ambitions personnelles

pour avoir privilégié le soutien de sa famille. Ce couple s'est détruit mutuellement, mais le plus fou

des deux, c'est elle, de mon point de vue (je ne peux pas être accusée de misogynie!) Il est glaçant de

voir que la Justice a prévu un dispositif permettant de dépouiller le père de ses prérogatives de chef

de famille, et que ce dispositif peut être manipulé pour interner un homme qui n'est pas fou.

Il est vertigineux de constater que ce dispositif institué dans l'intérêt général et celui des familles,

peut être employé comme instrument de persécution contre un homme qui est sain d'esprit

et a toujours rempli correctement ses devoirs de père de famille.  Une mécanique infernale de

l'esprit humain décortiquée pendant deux heures, et son aboutissement judiciaire délirant.

Nauséeux, mais réel, et toujours d'actualité, malheureusement.

 

Dimanche 16 octobre 2016

La pièce vient d'être remise à l'affiche de la Comédie Française où elle restera plusieurs semaines.

Elle fut très applaudie, après une hésitation du public  due à la mort inattendue du personnage principal.

Le spectacle s'est terminé vers 16h, il faisait toujours beau et chaud dehors, et l'orchestre sur

la place Colette avait terminé son concert d'après-midi dominical.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 16 octobre 2016
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 21:27

En septembre, le théâtre des Champs Elysées m'a proposé un billet à tarif réduit pour un concert

de l'Orchestre symphonique de Rotterdam, que j'avais énormément apprécié l'année dernière dans

la même salle. Un concert qui serait dirigé par Yannick Nézet-Séguin, précédemment entendu et vu

diriger un concert presque inhumain tellement il était parfait à la Philharmonie! Et c'était la première

symphonie de Mahler (entendue partiellement au grand auditorium de la Maison de la radio en septembre, en

répétition avec Mikko Franck, si vous vous en souvenez). Et il y avait aussi Hélène Grimaud, dans un concerto

de Bartok,que je voyais pour la première fois. Autant de signes que le concert serait exceptionnel!

Bartok, Mahler
Bartok, Mahler

C'était en plus une belle place, que la R10, qui surplombe la scène du haut du premier balcon.

Le livret nous expliquait que Bela Bartok avait fui la Hongrie, qui devenait irrespirable, mais qu'il ne

se sentait pas bien aux USA, loin de l'Europe. Que l'auteur n'avait pas créé lui-même le concerto au

piano. Qu'il était "automnal", ce qui est un joli qualificatif pour une oeuvre posthume, et dédié à

son épouse. A la manière dont Hélène Grimaud interprétait cette oeuvre, on sentait en outre qu'elle

présentait une difficulté particulière. Cependant, la pianiste et l'orchestre exécutèrent un super-duo,

sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, et la soliste fut très applaudie, sollicitée pour un bis

(j'ai déjà évoqué dans ce blog la rapidité avec laquelle le public de cette salle parvient à se synchroniser pour

demander un bis...)mais il n'y eut pas de bis à cet endroit du concert.

Hélène Grimaud, Yannick Nézet Séguin (qui lui tient la main), les premiers violons

Hélène Grimaud, Yannick Nézet Séguin (qui lui tient la main), les premiers violons

La deuxième partie était titanesque. Le jeune chef donna beaucoup de lui même, dégageant

une grande énergie communicative. L'orchestre était remarquable dans les nuances, on aurait dit

qu'il pouvait multiplier les nuances, il en faisait dix là où un autre orchestre en ferait quatre.

Yannick Nézet-Séguin est aussi un expert en nuances. Vous mettez les deux ensemble, et le concert prend

un tour magique. J'ai ressenti à nouveau l'impression du premier concert que je l'avais vu diriger:

tout est parfait, on ne pourrait faire mieux. Je ne sais pas comment il fait... J'ai encore dans la tête le

troisième mouvement, celui où le canon populaire "Frère Jacques" est joué en mode mineur, et

repris progressivement par tous les instruments, un délice à chaque entrée d'un groupe

instrumental, exacerbant les caractères propres à l'instrument mis en vedette. Après le premier

mouvement, quoique ce ne soit pas très orthodoxe, quelques applaudissements ont fusé. Puis les

auditeurs ont retenu leur enthousiasme jusqu'à la fin, où les bravos et les demandes de bis ont

conclu un concert vraiment magnifique (retenez cette association chef et orchestre, si vous avez

l'occasion de les entendre ensemble, n'hésitez pas!) Après avoir été bien applaudi, le jeune chef canadien

nous a dit avec humour et une pointe d'accent qu'il nous rejouerait volontiers le finale,

mais qu'ils avaient préparé une danse hongroise de Brahms pour le bis...

La danse hongroise fut, vous vous en doutez, à l'aune de la perfection générale du concert!

L'orchestre philharmonique de Rotterdam

L'orchestre philharmonique de Rotterdam

Sylvie, blogmestre

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 19:06

Il y a actuellement, du 14 octobre 2016 au 29 janvier 2017 à la Philharmonie de Paris, une opération

génie musical qui porte ce titre. Beethoven super-héros. Et l'opération commence par une série de

concerts, qui sont tous complets, avec liste d'attente. Tous sauf un, où je suis parvenue à avoir

une place: un concert en famille donné hier samedi, en matinée. Au menu, la 6è symphonie.

Auditeurs du concert en famille

Auditeurs du concert en famille

Voici le public convergeant vers les volutes argentés de la salle de concert (l'enfant au skate-board est bien

entré avec son véhicule, probablement entreposé ensuite au vestiaire). J'avais une place à l'arrière de la scène.

Ludwig van
Ludwig van

Voici la salle de ma place, pour changer, j'ai choisi de montrer le plafond, où le dispositif d'éclairage 

m'évoque une grosse paramécie replète (on a les références qu'on peut!) Quand j'arrive, en avance, les

chaises des musiciens sont vides, mais il y a quelqu'un sur la scène, derrière l'orchestre.

Le fantôme de Ludwig van, de passage à la Philharmonie

Le fantôme de Ludwig van, de passage à la Philharmonie

Ce personnage dans un cadre nous dira, avant la symphonie, être Ludwig van, revenu sur terre... Mais moi qui

fréquente aussi la Comédie française, je sais qu'il s'appelle Elliot Jenicot, et qu'il est comédien! Elliot/ Ludwig

dissèque la symphonie pour les enfants, mouvement par mouvement, et même par demi-mouvement,

puis l'orchestre joue le demi-mouvement concerné. La méthode me parait discutable! OK, un demi-mou-

vement, ça permet de maintenir l'attention des enfants, mais musicalement ça n'a pas de sens pour les adultes.

Elliot/Ludwig s'est piqué au jeu, il nous en fait des tonnes, enlevant ses chaussettes pour mettre les pieds

dans le ruisseau imaginaire décrit par la musique, et faisant pousser des cris d'oiseaux (et même de

chimpanzé) aux gamins ravis de l'aubaine... Je sens le dérapage possible et m'inquiète pour la suite...

Mais non, les chimpanzés écoutent sagement le reste du concert (et les canards aussi, super, les canards!)

 

L'Orchestre de Paris

L'Orchestre de Paris

Le chef qui dirige ce jour-là l'Orchestre de Paris pour une Pastorale saucissonnée s'appelle

Lucas Macias Navarro. Il reste très zen face à l'animateur quoique l'on perçoive qu'il est un peu

perturbé par les interruptions de son programme musical. L'Orchestre est totalement

imperturbable, et c'est un bonheur de l'entendre, comme d'habitude. Luxe des luxes: nous avons

eu droit à un cinquième mouvement symphonique complet, sans coupure explicative.

En toute honnêteté, je crois que la beauté délicate de cette oeuvre aurait autant plu, voire davantage,

aux grands et aux petits avec moins d'entertainment, et une présentation plus sobre, surtout en ce lieu.

Enfin, les tranches de 6è symphonie m'ont laissée sur ma faim. Peut-être que c'est une oeuvre indécoupable.

 

Sylvie, blogmestre

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 08:53

J'ai participé hier soir à la préparation vocale de  la journée de la Tolérance, qui aura lieu

le 16 novembre, durant laquelle le Choeur philharmonique international chantera pour une

remise de prix, à l'UNESCO. Nous avons travaillé plusieurs extraits d'oeuvres connues, en

français, allemand, et italien, de Offenbach, Beethoven, Verdi. La 9è est toujours aussi aiguë...

 

 

Ci-dessus l'Ode à la Joie, en version bilingue (c'est en Alsace),et flashmob, sur la place Gutenberg

à Strasbourg, supervisée par la cathédrale, qui fut le premier lieu où j'ai eu le plaisir de la chanter.

 

Sylvie, blogmestre

NB: je suis inscrite depuis hier soir, pour l'année, au Choeur philharmonique international

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 08:42

J'ai entendu mardi soir un concert de musique baroque à Notre-Dame de Paris, dont l'article a été en

souffrance pour cause de bruit continuel d'un niveau anormalement élevé provenant de l'extérieur, pour le 3è jour

consécutif (il faut profiter des pauses du chantier pour écouter et monter les vidéos...) Excusez-moi.

Bach, Charpentier, Fauré, ...

Ce très joli concert  était interprété par trois solistes féminines, Eugénie de Padirac, Susie Martin,

sopranos, et Clotilde Canto, alto, accompagnées à l'orgue par Yves Castagnet, ou a capella. 

Bach, Charpentier, Fauré, ...

Le programme était majoritairement Renaissance ou baroque: Leo Hassler, Alessandro Grandi, Giacomo

Carissimi, Marc-Antoine Charpentier, Johann Sebastian Bach, avec en son cours quatre compositeurs

contemporains ou presque: Gabriel Fauré, Guy Ropartz, André Caplet, et Jean-Charles Gandrille.

Bach, Charpentier, Fauré, ...

Le trio de solistes que l'on voit ci-dessus était très homogène, avec des voix splendides, qui vous tiennent

sous le charme pendant tout le concert, et dont vous n'osez perturber la magie par vos applaudissements...

Ma voisine du rang suivant, Américaine, a dit "Stunning!" en sortant, ce qui constitue un beau compliment.

Voici une vidéo encodée pendant la pause sonore extérieure... Vous reconnaîtrez une introduction connue

à l'orgue, celle de la deuxième partie, pour solistes, du Kyrie de la messe en si mineur de Bach,

qui est aussi l'introduction de la troisième partie, chorale, de ce Kyrie (la partie de l'Esprit).

 

 

Ci-dessous un deuxième extrait vidéo, il s'agit de "Pulchra es" de Marc-Antoine Charpentier.

 

Les concerts à Notre-Dame sont toujours remarquables sur le plan vocal, mais celui-ci avait en plus pour lui

l'homogénéité. La transition d'un compositeur à l'autre se faisait sans heurt, sans confrontation d'époque.

Charpentier m'a fait sourire, tant les deux pièces de musique sacrée chrétienne de ce concert me rappelaient

par leur style le très mythologique Actéon du même Marc-Antoine, entendu une dizaine de jours plus tôt.

Le concert se termina vers 21h40, et une foule de spectateurs étrangers afflua vers l'avant de la cathédrale,

alors que les spectateurs autochtones repartaient lentement vers l'arrière.

Bach, Charpentier, Fauré, ...

Sylvie, blogmestre

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 09:03

Hier après-midi, il y avait le concert d'ouverture de la saison 2016-2017 à l'Opéra de Massy,

enfin, le deuxième concert d'ouverture, le premier ayant eu lieu samedi soir, 8 octobre.

Grande pompe à Massy

Le programme musical comportait en première partie deux oeuvres d'Edward Elgar, le très connu "Pump

and circumstance" (ceux et celles qui ont chanté la 9è symphonie de Beethoven il y a quelques années se souviennent

probablement du "Land of hope and glory" qui l'accompagnait), et, dans un style très différent, le concerto pour

violoncelle, interprété par le jeune soliste Edgar Moreau sur son voloncelle du XVIIè siècle, au son extraordinaire.

Je suis arrivée à l'Opéra de Massy vers 15h50, en bus, sous un grand soleil trompeur. Le concert durait 2h10, était-il annoncé.

Il était joué par l'Orchestre de l'Opéra de Massy, sous la direction de Constantin Rouits.

Grande pompe à Massy

Voici ci-dessus la salle de l'opéra de Massy, qui se remplit à l'exception des trois derniers rangs derrière nous.

J'avais une place en bord d'allée. Le concert commença dans l'éclat des cuivres et des percussions.

Je notai qu'il fallait quatre percussions pour exécuter la partition: un tambour, une cimbale, une grosse caisse, et des timbales.

Puis vint le second Elgar, que l'on connait moins, avec ce joli concerto joué par Edgar Moreau et le magnifique

violoncelle réunis, ainsi que par l'orchestre de l'opéra de Massy. Le violoncelle avait la face avant bombée comme celle

d'un violon, ce qui devait contribuer à sa sonorité extraordinaire. J'ai une photo un peu floue prise avant l'entracte.

Edgar Moreau, le violoncelle tricentenaire, et Constantin Rouits

Edgar Moreau, le violoncelle tricentenaire, et Constantin Rouits

On nous avait demandé de ne pas prendre de photos pendant le concert, car les écrans lumineux gênent nos voisins.

Je me suis contentée de celle-ci prise hors concert, pour la première partie. A l'entracte, abusée par le grand soleil de la mi-

journée,  je n'étais pas suffisamment vêtue pour la température qui fraïchissait. Après un thé chaud, je m'installai en

haut de la mezzanine, où il restait des places inoccupées, au bord de la rangée extérieure pour pouvoir quitter la salle

sans déranger personne, si nécessaire. N'ayant plus de voisins que l'écran lumineux pouvait gêner, je pris une photo de

l'orchestre avant le début de la deuxième partie, qui était la 3è symphonie de Johannes Brahms.

L'orchestre de l'Opéra de Massy, dans la deuxième partie

L'orchestre de l'Opéra de Massy, dans la deuxième partie

Cette symphonie au premier mouvement dansant m'était moins connue que les 1ère et 2è du même

compositeur. Elle fut très joliment interprétée par l'Orchestre de l'opéra de Massy, cependant j'avais de plus

en plus froid. Je tins jusqu'au 3è mouvement inclus, le plus beau de mon point de vue, puis ressortis de la salle de

concert au début du 4è mouvement, puis de l'opéra, vers 17h54*. Un bus qui passa à 17h57** me ramena vers Arcueil,

et une heure plus tard, j'étais rentrée chez moi au chaud, ouf! Une très agréable après-midi, écourtée, avec

toutes mes excuses à l'opéra de Massy, dont j'ai été heureuse d'assister au concert d'ouverture.

 

Sylvie, blogmestre

retrait d'espèces à la sortie de l'opéra

retrait d'espèces à la sortie de l'opéra

Bus du retour

Bus du retour

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 08:27

Belle journée ensoleilllée que ce 9 octobre 2016. Un peu traître par ses fluctuations de température...

Dimanche 9 octobre 2016

Comme en témoignent ci-dessus les marroniers de la place Jean-Paul II et malgré un soleil estival en milieu de journée,

nous sommes bien en automne! Arrivée sur le parvis de Notre-Dame à 10h*, j'entrai dans la cathédrale pendant l'introït

de la messe grégorienne. La Maîtrise était masculine, composée de neuf messieurs, sous la direction

de Sylvain Dieudonné. La messe grégorienne fut dite entièrement en latin, il y eut un moment de flottement dans

l'assemblée au moment du passage de la paix (entendre le latin est une chose, l'appliquer activement en est une autre!)

J'assistai aux deux messes consécutives, grégorienne de 10h et internationale de 11h30.

Saint-Denis, qui fut le premier évêque de Lutèce au IIIè siècle, martyr, était le saint du jour.

La messe internationale de 11h30 fut animée par une douzaine de jeunes femmes, dirigées par

Henri Chalet, dans une messe de G. Ropartz, et un chant à la Vierge du soir de Yves Castagnet.

Dimanche 9 octobre 2016

Les écritures évoquaient la lèpre, qui est une mycobactériose, et symbolise le péché. Ce que l'on ignorait à

l'époque des écritures, c'est que l'on peut être dépourvu de naissance d'immunité contre une mycobactériose, peut-on aussi

être dépourvu d'immunité contre le péché? La question mérite d'être méditée.A la fin de chacune des célébrations,

on nous a rappelé le denier du culte d'octobre, le concert du mardi à venir, et la possibilité de parler à un prêtre.

Nous sommes ressortis de la seconde célébration à 12h40 environ, j'ai repris le RER à 12h50**

 

Sylvie, blogmestre

PS: excusez-moi d'être un peu brêve, il y a un autre article qui suit celui-ci et j'ai

un temps limité pour rédiger les deux ce matin

Dimanche 9 octobre 2016
Dimanche 9 octobre 2016
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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 08:16

Je vous fais part ici de deux informations qui me concernent et vont influer sur ce blog.

 

Tout d'abord, le programme choisi par les Choeurs de Paris Lacryma Voce cette année ne comporte

que des oeuvres que j'ai déjà chantées en concert, dont le Requiem de Mozart, que je chante en

"renfort" à l'extérieur depuis plusieurs années, souvent, ce qui m'a conduite à envisager une

année sans répétitions de Requiem de Mozart, pour ne pas risquer une désaffection que je ne souhaite pas!

Ce serait pour moi une année partielle Schubert-Bruckner avec les CPLV, à discuter avec les

responsables. Parallèlement, j'ai passé des auditions, et été acceptée en soprane au Choeur

philharmonique international, qui chante à l'UNESCO, où j'ai participé à une première répétition

jeudi dernier, durant laquelle nous avons travaillé la Misa Criolla d'Ariel Ramirez (ci-dessous le Gloria).

 

 

Concernant les concerts auxquels j'ai assisté en 2015-2016: le budget qui m'a permis d'assister à

ces concerts provenait du préjudice moral qui m'avait été accordé en justice, relativement à la

maladie dont je souffre. Il m'avait semblé qu'aller au concert, ce que je ne faisais plus depuis très longtemps,

avec l'indemnisation (assez modeste) accordée pour préjudice moral, c'était une jolie manière de réparer

moralement ce préjudice. Mais les meilleures choses ayant une fin, les concerts sont venus à

bout de l'indemnisation. Ce fut une belle année musicale, j'en ai bien profité et je ne regrette rien!

Cependant, à moins de trouver des mécènes, je ne peux continuer au même rythme, ce que vous comprendrez.

La suite du contenu de ce blog sera modifiée en fonction de ces deux nouvelles dispositions. Merci de votre fidélité.

 

Sylvie, blogmestre

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Published by Blog des choristes des CP13
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