10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 08:11

Hier soir, j'ai (enfin!) pu retourner au grand auditorium de la Maison de la Radio, que j'avais le sentiment

d'avoir un peu déserté cette année, pour un problème de billetterie, et non par choix (il m'est devenu plus difficile

d'y obtenir une place à un prix compatible avec mes moyens actuels). Pour la soirée hommage à Kurt Masur

de ce 9 février, les réservations étaient complètes, mais... j'ai trouvé par hasard des billets en vente

sur un autre site* (France-billets, voir justificatif en fin d'article), et me suis empressée d'en acheter un!

Hommage à Kurt Masur

J'arrivai avenue du Président Kennedy avec une avance confortable, et grimpai au 2è balcon, loge 2,

où était située ma place, au premier rang. Un dame à côté demanda si elle pouvait être replacée car elle avait

le vertige, et je me souvins que c'était aussi mon cas les premiers temps... je n'en souffre absolument plus.

Merci aux salles vertigineuses de Paris (grand auditorium, Philharmonie, et surtout opéra Bastille)!

Hommage à Kurt Masur

Ci-dessus, la vue de la place V18 de la loge 2 au 2è balcon.

 

Kurt Masur, chef d'orchestre allemand d'origine polonaise, dirigea l'Orchestre national

de France de 2002 à 2008. Atteint de la maladie de Parkinson, il est décédé aux USA en décembre 2015.

Le concert proposé était dirigé par son fils, Ken-David Masur, en présence de l'épouse de Kurt Masur

qui était dans la salle, au parterre, il fut présenté par Matthias Brauer, chef de choeur allemand,

qui fut directeur musical du Choeur de Radio France de 2006 à 2014, et travailla avec Kurt Masur.

Livret du concert-hommage à Kurt Masur

Livret du concert-hommage à Kurt Masur

Le programme de la soirée se composait en première partie du "Schicksalslied" (Chant du Destin)

de Johannes Brahms, chanté par le Choeur de Radio France, et de la 5è symphonie de Franz Schubert.

Après un entracte, la seconde partie comportait une oeuvre de Henri Dutilleux, "Sur le même accord",

puis pour finir,le concerto pour violon et orchestre n°1 de Wolfgang Amadeus Mozart, avec en

invitée spéciale, Anne-Sophie Mutter. L'Orchestre national de France jouait les quatre pièces, avec

en violon solo Sarah Nemtanu, sous la direction du fils de Kurt Masur.

Ken-David Masur, et Sarah Nemtanu

Ken-David Masur, et Sarah Nemtanu

L'oeuvre de Dutilleux présentée en seconde partie avait été créée par Anne-Sophie Mutter

Kurt Masur et le London Philharmonic Orchestra en 2002, à Londres. Les trois autres oeuvres choisies

étaient des oeuvres de jeunesse, ou de relative jeunesse: 38 ans pour Brahms, 21 ans pour Schubert,

20 ans pour Mozart. Le choix du programme semble s'être fait à partir de la nationalité des compositeurs,

trois compositeurs allemands et un français, et du type de musique jouée, une oeuvre chantée, et trois

oeuvres instrumentales de trois sortes: symphonie (Schubert), nocturne (Dutilleux), concerto.(Mozart).

Le lied de Brahms était somptueux, la symphonie de Schubert gracieuse et délicate.

La musique de Dutilleux, me parut moins abstraite que d'ordinaire (la présence du violon solo, sans doute),

et le concerto de Mozart, virtuose, acrobatique, emporta l'enthousiasme de la salle.

 

Ken-David Masur devant l'Orchestre national de France

Ken-David Masur devant l'Orchestre national de France

La salle n'était pas tout à fait pleine au début du concert, mais le fut en deuxième partie... était-ce des retardataires,

ou bien y eut il un système de "places de dernière minute", une distribution aux malchanceux sans place des

places vacantes restantes après flashage des billets? Toujours est-il que le grand auditoruim était plein pour

entendre Anne-Sophie Mutter, qui arriva, ravissante, dans une robe longue bleue à traïne.

Anne-Sophie Mutter et Ken-David Masur

Anne-Sophie Mutter et Ken-David Masur

A la fin du concert, il y eut des fleurs, plusieurs fois, pour la soliste et pour Madame Masur, et,

devant l'insistance du public qui tapait en rythme dans ses mains, Anne-Sophie Mutter nous joua un bis

accompagnée par l'Orchestre national de France. Un bis organisé (il n'y a pas que les CP13 qui préméditent

les bis!) Il s'agissait de l'Adagio d'Albinoni, morceau très connu et apprécié de tous les publics,

le nôtre suspendit presque sa respiration aux accents du violon de la soliste...

Ce fut la conclusion d'un très bel hommage.

 

 

Dans le livret, Kurt Masur, parlant de Brahms, disait du bien des orchestres français qui le jouaient,

qui allègeraient sa musique (je n'ai jamais trouvé Brahms pesant, sauf dans le deuxième choeur du

Requiem allemand, mais cette pesanteur a une signification!) Et il disait tout particulièrement du bien

de l'Orchestre national de France, avec qui il avait atteint une interprétation indépassable, la meilleure

de sa vie, de la Symphonie pastorale  de Beethoven(cela revient deux fois, il a dû être marqué que

ce soient des Français qui réussissent le mieux une célèbre oeuvre allemande!) On aurait envie de

s'envoler avec tous les oiseaux des instruments. Kurt Masur était un poète, c'est ma déduction.

Un poète philiosophe doté d'une très grande sensibilité, d'un grand charisme, un chef hors norme.

Il dirigeait à mains nues, et laissait le son s'en aller avant de baisser très lentement les bras en fin

de morceau. Son fils a repris ces traits de direction, héritage d'un savoir-faire familial.

Altos et violoncelles

Altos et violoncelles

Merci à Ken-David Masur pour sa direction, à Madame Masur pour sa présence,

à Anne-Sophie Mutter pour l'émotion de son jeu, et à l'Orchestre national de France,

sur lequel Kurt Masur ne tarit pas d'éloges dans le livret... détails à venir!

Merci au Choeur de Radio France, toujours un modèle pour la choriste amatrice que je suis,

et à Matthias Brauer qui nous fit part d'une longue introduction en français.

Le concert a été enregistré par France-Musique et sera diffusé ultérieurement.

L'Orchestre national de France et le Choeur de Radio France

L'Orchestre national de France et le Choeur de Radio France

A mon arrivée à la Maison de la Radio , une jeune femme m'a dit "Shalom!"

Ce sera le mot de la fin...

 

Sylvie, blogmestre

 

Enfin, presque: pour information, le concert Radio France était aussi disponible à la location par le réseau

France-Billets (Fnac, Carrefour, etc...), j'ai réservé mon billet* et payé en ligne, et l'ai retiré le 9 février dans la matinée

vers 10h30, sur présentation d'une carte d'identité dans l'un des magasins les plus proches de chez moi, c'est-à-dire

au Carrefour Market de Montrouge, avenue Aristide Briand, où j'ai aussi fait quelques courses**.

Hommage à Kurt Masur
Hommage à Kurt Masur
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 09:22

Il y avait hier soir à la Philharmonie un concert complet à la réservation, auquel j'ai eu beaucoup de

chance de pouvoir participer: Le Chamber Orchestra of Europe, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin,

interprétait la symphonie n°44 et le concerto pour violoncelle n°1 de Joseph  Haydn,

et la Symphonie pastorale, n°6, de Ludwig van Beethoven.

Haydn et Beethoven
Haydn et Beethoven

J'avais acheté une place revendue par un très sympathique abonné. La place était au premier rang

de l'arrière scène, je n'avais jamais été aussi près des musiciens! Voici la vue depuis ma place:

Haydn et Beethoven

Considérant que le choeur chante souvent depuis le bas de l'arrière-scène, j'étais vraiment en position de concert!

C'était presque intimidant. L'orchestre de chambre était rassemblé au centre de la scène.

Haydn et Beethoven

Voici l'orchestre de dos avec de face le jeune violoncelliste, Jean-Guihen Queyras.

La première partie du concert était la partie Haydn, symphonie d'abord (1771), concerto ensuite (1765).

La symphonie n°44, en mi mineur, a été surnommée "Funèbre" pour sa couleur sombre, elle appartient

à la période "Sturm und Drang" de Haydn, dont j'ignorais qu'il ait pu à un moment de sa vie présenter un

caractère tempétueux et passionnel. Le livret la qualifie de véhémente, impérieuse, d'une écriture

savante. Je ne connaissais pas cette oeuvre, découverte à l'occasion de ce concert. J'ai préféré

le concerto. Non que la symphonie n'était pas agréable, mais le concerto était plus émouvant,

de mon point de vue (c'est le violoncelle hors d'âge...)

 

Haydn et Beethoven

J'avais souri avant ce concerto, en lisant rapidement ce que disait le le livret de la lutte (sauvage!)

que le violoncelle avait livré à la viole de gambe pour s'émanciper de sa suprématie et gagner le droit

d'exister comme instrument soliste. J'imaginais les deux instruments sur un ring s'administrant des uppercuts

musicaux, un beau sujet de dessin animé! Le concerto comprenait classiquement trois mouvements,

et l'instrument vedette était un violoncelle de 1696, le doyen probable de la soirée.

Ci-dessous, voici le violoncelle qui a droit à sa photo, car sans lui, point de concerto.

Il faut dire que sa sonorité était extraordinaire (ces violoncelles anciens sont toujours des bijoux sonores), et le

violoncelliste Jean-Guihen Queyras savait fort bien lui faire produire ces vibrations si particulières.

Il fut bissé à la fin du concerto et nous joua un morceau sans titre, très joli.

Haydn et Beethoven

Le bel instrument aux graves chavirants interpréta le premier mouvement du concerto, moderato. Puis

l'adagio, et pendant que sa mélodie se détachait dans la grande salle attentive, il y eut au beau milieu de

l'arrière-scène, une victime collatérale. Des déplacements de personnes révélèrent l'incident, que le

chef suivait d'un oeil inquiet. Il finit par stopper l'orchestre et demanda s'il fallait un médecin.

Emoi dans la salle... Quelqu'un avait perdu connaissance, mais les sauveteurs s'en occupèrent

rapidement. Emoi du preneur de son de France-Musique... (on espère qu'il n'était pas en direct!)

Puis ce fut la reprise du deuxième mouvement du concerto, lorsque la personne eut recouvré

ses esprits, et les applaudissements au chef qui avait géré la situation avec le respect et la présence

d'esprit voulus. Pendant que nous attendions, il m'était venu la pensée incongrue que mourir sur un concerto

de Haydn était plutôt enviable. On se souvient peut-être que j'avais aussi pensé que le Festival de musique

de Saint-Denis distrayait les gisants royaux...Quoiqu'il en soit, je croisai la victime à l'entracte, bien rétablie,

fort heureusement! A la reprise du deuxième mouvement du concerto, tout se passa bien, ainsi que pou

r le troisième mouvement. Je ne résiste pas au plaisir d'évoquer à nouveau  le livret, qui déplore que nous sachions

peu de choses sur ce concerto, sinon qu'il a échappé au vandalisme de Madame Haydn, qui faisait des bigoudis

avec les manuscrits de son époux... Merci à Isabelle Werck pour cet éclairage inconnu de la famille Haydn!

 

Haydn et Beethoven

La symphonie pastorale, qui composait la seconde partie du concert fut sublime. C'est une oeuvre dont

je connais chaque phrase musicale, chaque silence, mais surtout les parties des cordes. J'étais placée

derrière les vents et les cuivres, et j'entendais des détails qui habituellement passent plus inaperçus.

Une autre écoute, c'était très intéressant. Yannick Nézet-Séguin, très en forme, et visiblement dans son

élément, dirigeait à mains nues, d'une direction dansante du corps, et de l'expression du visage.

Je retrouvai l'impression très forte que j'avais gardée des deux concerts précédents dans lesquels je

l'avais vu diriger d'une exécution parfaite de l'oeuvre, qui m'impressionna beaucoup.

Ce que je comprends moins, c'est que quoique sachant qu'il y avait cinq mouvements, je n'ai noté que deux pauses...

peut-être a-t'il enchaîné deux mouvements par deux fois? Peut-être étais-je tellement absorbée par ma contemplation

musicale que je n'ai pas compté correctement? Personne n'a fait de malaise pendant la symphonie pastorale!

Ci-dessous, Yannick Nézet-Séguin à la fin du concert, face à l'orchestre.

Haydn et Beethoven

Le concert a été enregistré par France-Musique, et il est disponible en vidéo sur le site "live"

de la Philharmonie, pour 4 mois. Vous pouvez vous faire une opinion par vous-mêmes!

Un peu d'ambiance de fin de concert, ci-dessous...

 

 

Le concert s'est terminé vers 23h, et je suis rentrée chez moi à minuit.

L'article complet a été mis en ligne le 8 février vers 22h et la vidéo ajoutée le 9 février à 8h50.

 

Sylvie, blogmestre

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:57

Hier, je partis un peu tard de chez moi, et ratai l'express pour Mitry de peu. Mais un autre train se présenta pour Roissy

CDG, qui m'emmena vers Saint-Michel Notre-Dame, où j'arrivai à 10h09*. Il m'a semblé entendre qu'un projet de

couverture du parvis de Notre-Dame était à l'étude à la Ville de Paris, ce qui me semble une aberration, tant

les piétons, touristes et autres baladeurs, aiment cet endroit... en l'état. C'est plus qu'un parvis, c'est un forum!

 

Dimanche 5 février 2017

A l'intérieur de la cathédrale, mon arrivée tardive me permit néanmoins de trouver une des dernières places avec

visibilité à l'avant de l'édifice. La messe grégorienne était animée par quatre choristes masculins de

l'Ensemble vocal de Notre-Dame, sans chef de choeur. La messe fut dite en latin et partiellement en

français, et chantée en latin. Mgr Chauvet félicita les chantres, et annonça un concert de musiques

espagnoles chantées par des solistes de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, en la cathédrale le

7 février à 20h30, ainsi que les conférences de Carême et les auditions d'orgue.

Dimanche 5 février 2017

Je participai aussi à la messe internationale qui suivit, et fut célébrée en français, avec un peu d'italien

et d'allemand, et chantée en français et en latin, notamment le Pater noster. Un quatuor SATB de

solistes chanta la Messe n°6 d'Ernst Bröer, que j'incruste ci-dessous, très jolie,

et "Ego sum panis vivus" de Jan Surzynski, accompagnés à l'orgue de choeur.

 

 

J'avais très froid, quoique un timide soleil commençait à jouer avec les vitraux. Nous sommes ressortis

de la cathédrale vers 12h40, et j'ai repris le RER vers 12h43** après une ultime photo du parvis.

 

Dimanche 5 février 2017

Sylvie, blogmestre

 

 

Dimanche 5 février 2017
Dimanche 5 février 2017
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 08:50

Il y avait hier soir une répétition de Carmen, de Bizet, au Choeur philharmonique international,

qui donnera cet opéra en représentation au mois de juin. Je n'avais pu participer la semaine dernière pour

cause d'absence de voix, mais hier soir  j'ai pu chanter la dernière heure de répétition après visite médicale.

Nous avons chanté le Finale et l'Habanera, dont voici un extrait, sans choeurs, mais avec La Callas!

 

 

 

Quelle voix ! C'était à Covent Garden en 1962.

 

Sylvie, blogmestre

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 09:37

Hier soir, c'était le dernier concert avant les vacances d'hiver... (encore qu'il me semble que les salles

programment dans les deux semaines qui viennent, mais je vais faire une pause!) un concert de l'Orchestre

de Paris, dirigé par Daniel Harding, créant en France une oeuvre de Harison Birtwistle,

et proposant un concerto pour piano de Johannes Brahms.

Birtwistle et Brahms

Ma place était dans la dernière rangée du second balcon de face.

Birtwistle et Brahms

Pour ma vue de myope, c'était très loin, je voyais les musiciens comme des petites fourmis...De plus, j'aime bien

voir le chef autrement que de dos (la fascination du choriste pour le chef...) En revanche, le panorama était top!

Birtwistle et Brahms

Voici l'orchestre complètement déployé pour "Earth dances" de Birtwistle, au zoom.

Cette oeuvre de musique contemporaine a été créée en 1986 sur commande de la BBC, elle comprend

trois mouvements et est dédiée à Pierre Boulez, dont la grande salle qui l'accueille ici porte le nom.

Je cite le livret: "l'orchestre est divisé en 6 strates, individualisées par leur registre, leurs intervalles et

leurs rythmes. Elle se heurtent, disparaissent à l'arrière-plan, émergent de nouveau, telles les plaques

tectoniques qui danseraient à la surface de la Terre". L'oeuvre commence par ce qui me parait à

l'évidence être un Big Bang, claquement de tout ce qui fait du bruit (il y a 7 percussionnistes, et j'ai

renoncé à compter les percussions, mais on voit bien les gongs et un xylophone interviendra avec

insistance). La description des plaques tectoniques ci-dessus laisse soupçonner

une architecture d'écriture de la partition complexe.

 

Birtwistle et Brahms

Le livret cite le compositeur, qui se dit "avant tout intéressé par la répétition, l'approfondissement

du même événement sous différents angles"... l'oeuvre dure 33 minustes, et cela fait beaucoup de

répétitions. Je me surprends à compter les contrebasses, 9, les violoncelles, 9, les altos, 9 ou 10?

Il est clair que l'orchestre et le chef font preuve de beaucoup de technicité, mais je ne suis pas très

sensible à ce type de musique. Ce n'est pas grave, à force d'en entendre, cela viendra peut-être!

Mes voisins sont manifestement enchantés, et applaudissent beaucoup. Le compositeur monte sur

scène sous les bravos avec Daniel Harding, moment d'émotion, il a l'âge de mes parents.

Daniel Harding et Harison Birtwistle

Daniel Harding et Harison Birtwistle

Après l'entracte, l'orchestre est plus modeste pour le concerto pour piano n°1 en ré mineur de Brahms.

Birtwistle et Brahms

On se rappelle sans doute que Brahms mit 20 ans à oser se lancer dans l'écriture d'une symphonie,

et qu'il écrivait des sonates que son ami Schumann voyait comme des symphonies déguisées...

Ce concerto pour piano, créé en 1859 (Brahms avait 26 ans) est une sonate symphonie déguisée

qui a évolué vers le concerto. Le premier des trois mouvements qu'il comporte est un très long

Maestoso, que je reconnais dès les premières mesures, pour l'avoir souvent entendu quand j'étais enfant.

Il a des accents beethoveniens, comme si les violons émettaient une sentence définitive. Cette partie

de l'oeuvre est la première composée, en sonate, puis modifiée pour être interprétée par l'orchestre.

L'adagio qui suit est annoté des paroles "Benedictus qui venit in nomine Domini", peut-être après la

tentative de suicide de Schumann, le mouvement évoque une quête spirituelle. Les deux derniers

mouvements sont postérieurs à l'écriture du premier, et ne parlent pas autant à ma mémoire. En revanche, on

trouve dans le troisième mouvement des accords qui existeront plus tard dans le Requiem allemand,

et dans le rondo final, se dessine le compositeur symphonique qui utilise volontiers de la musique

de danses populaires dans une écriture savante. Mes voisins marquent le rythme dansant...

Paul Lewis et Daniel Harding

Paul Lewis et Daniel Harding

Le pianiste du concerto pour piano était Paul Lewis (ci-dessus avec Daniel Harding). Ce concerto

a ceci de particulier que l'instrument solo n'y lutte pas contre l'orchestre, mais joue avec lui.

L'orchestre et le pianiste sont très applaudis. Daniel Harding a été magistral, comme il est d'habitude,

je regrette de na l'avoir pas mieux vu, c'est à retenir pour un prochain placement. Paul Lewis, bissé, revient

plusieurs fois sur scène, puis après concertation avec le chef, nous joue un bis au piano.

Ce concert est donné une seconde fois ce soir à la Philharmonie, il reste quelques places...

 

Je sors de la salle à la fin du bis, entre 22h35 et 22h45, pour avoir ma correspondance RER,

et arrive chez moi vers 23h45, le passe Navigo fonctionne, ce n'était pas le cas à l'aller, ouf!

 

 

Sylvie, blogmestre

Birtwistle et Brahms
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 09:30

J'ai assisté hier soir à la première représentation, sous forme d'oratorio, de l'opéra Carmen

de Georges Bizet, interprété par l'Orchestre national de France, le Choeur de Radio France,

la Maîtrise de Radio France, sous la direction de Simone Young.

Carmen

Arrivée Pont de l'Alma à 19h06* pour la représentation qui commençait à 19h30, les machines

à flasher étaient affligées d'un malaise, et j'eus tout le temps de grimper au 2è balcon où était ma place.

Le théâtre étant plein, j'avais du voisinage, dont à ma droite les parents d'une enfant de la Maîtrise.

Carmen

Je n'avais pas entendu l'Orchestre national de France depuis le concert du 14 juillet dernier...

Simone Young, chef d'origine australienne, était vêtue de dentelle et toute en énergie.

Carmen

Ci-dessus l'orchestre, le choeur, le chef tels que je les voyais du rang V du second balcon.

Il y aura une seconde représentation de ce concert-oratorio le 2 février, c'est une coproduction

Radio France - Théâtre des Champs Elysées, dont la salle se prête mieux à une production de ce type

que le grand auditorium de Radio France, et peut accueillir davantage de public.

Ci-dessous la moitié des enfants de la Maîtrise, qui entraient en scène par les deux côtés.

Carmen

Carmen, dans l'histoire de Prosper Mérimée, mise en scène par Bizet, est une cigarière andalouse,

bohémienne, qui séduit tout ceux qui passent, avec des amours, dira l'un d'eux, dont la durée

n'excède pas six mois. Un brigadier, Don José, incapable de se résigner à la fin de leur relation, lui sera

fatal, alors qu'elle s'est entichée d'un toréador, c'était écrit dans les cartes que lui ont lues ses amies...

Carmen

La musique de Bizet est brillante, l'oeuvre est classée "opéra comique" bien que sa fin soit sanglante.

Probablement parce que Carmen se moque de tout et de tous! La Carmen de la soirée, interprétée

par Marie-Nicole Lemieux, soprane québecoise, rousse à la peau claire, est une gitane inédite.

Carmen

Peu ou prou, nous connaissons tous Carmen, c'est l'un des opéras les plus donnés au monde,

pour sa musique entraînante, son intrigue simple et dramatique. Il était hier soir remarquablement

interprété, comme il se devait par les musiciens et les choristes en résidence à la Maison de la Radio.

Les enfants subirent le baptême du feu dans la chanson de la garde montante, puis revinrent à la fin

du spectacle pour chanter la gloire du toréador avec le choeur. Sofi Jeannin, chef de choeur

de la Maîtrise monta sur scène et je l'aperçus presque à l'aplomb de nous, entre les projecteurs.

Carmen

Ce furent deux heures quarante qui passèrent comme un rêve musical, tout était superbe,

et le public fut très enthousiaste. Il y avait des enfants dans les auditeurs, dont certains étaient de la

fratrie de ceux qui chantaient sur scène. Les solistes vinrent saluer le public, se tenant par la main.

Carmen

Simone Young, qui avait fait montre d'une maestria et d'un punch peu communs,

fit lever tout aussi énergiquement les pupitres des musiciens.

Carmen

Carmen sauta dans les bras de Don José à la fin du spectacle (interprété par Michael Spyres),

et avant ce grand moment, fit tournoyer l'élégante jupe bleue et noire de sa robe de scène.

 

 

Nous sommes ressortis du théâtre laborieusement, du fait de notre nombre, vers 22h30, comme

prévu par l'horaire officiel. Une superbe soirée, merci aux chanteurs, musiciens, chefs,

je recommande chaudement la représentation du 2 février!

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Carmen
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 09:15

Hier, après nourriture des mésanges (BA dominicale environnementale), je suis partie vers Notre-Dame de Paris, en retard,

pas à cause des mésanges, mais en raison des précautions multiples que je dois prendre avant de quitter mon domicile,

ai raté de justesse le train de 9h45 qui m'aurait permis d'arriver à l'heure, et suis parvenue sur le parvis à 10h10*.

Dimanche 29 janvier 2017

La messe grégorienne était commencée, et j'entendis les voix bien timbrées des enfants de la Maîtrise.

Il y avait des enfants et des adolescents, que j'ai vus de loin, sous la direction de Sylvain Dieudonné.

Dimanche 29 janvier 2017

Ma voix parlée était revenue depuis quelques jours, et, bonheur, ma voix chantée depuis la veille. Je pus donc

participer vocalement à la célébration. La messe fut dite par Mgr Beau, archevêque auxiliaire de

Notre-Dame de Paris, en français et en latin, avec la fin du sermon en anglais. L'Evangile selon Matthieu

était celle des pauvres de coeur, à qui le royaume des cieux appartient. La jeune Maîtrise anima

parfaitement la messe, y compris les plus petits, que je vis lors de la communion, avec une assurance

affirmée dans le registre grégorien. Mgr Chauvet, recteur de la cathédrale, nous fit part des

conférences de carême et des prochaines célébrations.

Dimanche 29 janvier 2017

La messe internationale qui suivit fut dite en français avec une lecture en anglais. Elle était animée

par un quatuor de solistes adultes de l'ensemble vocal de Notre-Dame, qui chantèrent la Missa

secunda de Hans Leo Hassler (Kyrie, Sanctus, et Agnus Dei), et le Beati omnes de Henry Purcell,

pendant la communion. Voici le Sanctus de Hassler, que j'ai bien aimé:

 

 

La messe fut célébrée par plusieurs chanoines que je ne connaissais pas. Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers

12h30. Il y avait à la sortie une quête de l'Ordre de Malte pour la lèpre, ce qui m'a surprise, comme m'avait surprise

une quête de l'association Raoul Follereau dans le RER à l'aller, je n'aurais pas dû, il semble que la journée des lépreux

ait une date flottante. On est actuellement très sollicité de tous côtés, on sent que le pays ne va pas bien, c'est dur de

répondre que l'on n'a plus rien à donner parce qu'une autre personne nécessiteuse est déjà passée avant...

Encore plus dur pour celui ou celle qui reçoit la réponse à la place de la pièce escomptée.

Il devrait y avoir des distributeurs de monnaie dans les rues, même payants, ça rendrait service!

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 29 janvier 2017
Dimanche 29 janvier 2017
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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 18:21

C'était le titre d'un concert d'après-midi, hier 28 janvier 2017, à la Philharmonie. J'avais réservé une

place parce que c'était l'orchestre Pasdeloup que je n'avais plus entendu depuis longtemps, et que

j'aime beaucoup. Et puis c'était du Mahler, que j'ai appris à aimer durant mes sorties musicales.

Lumière d'éternité

Le concert était à 16h, j'allais pouvoir passer la soirée chez moi, chic! Je partis un peu avant 15h et arrivai à la

station de RER à 15h07*. J'avais oublié le passe Navigo à la maison, et dus acheter un ticket... peut-être est-ce la raison

pour laquelle je n'ai pas fait l'objet de contrôles RAtépesques sur cette sortie? La citadelle musicale de

la Villette se profilait sur un ciel chargé, vers 15h50, et accueillait ses fidèles auditeurs.

Lumière d'éternité

Ma place était à l'avant-dernière rangée de l'arrière-scène, derrière des places laissées libres

pour des choristes. Comme toujours, à l'arrière-scène, on voyait très bien.

Lumière d'éternité

L'orchestre, sur scène, paraissait gigantesque. L'oeuvre au programme de ce concert était la

gigantesque symphonie n°3 de Gustav Mahler, interprétée par l'orchestre Pasdeloup, la Maîtrise

des Hauts-de-Seine, et le Choeur Vittoria d'Ile-de-France, sous la direction éclairée du chef d'orchestre

viennois Wolfgang Doerner, symphonie que j'avais entendue en mai 2016 au Festival de Saint-Denis.

Je m'inquiétais un peu de la longueur du concert, mais le programme précisait que l'oeuvre durait 90 minutes.

Le premier mouvement, à lui seul, dura 45 minutes! C'est le plus long mouvement instrumental

écrit par Mahler. Il est plein de bruits et de musiques, allant des citations de confrères altérées, à

des sonneries de cors (il y en a huit sur scène), de passages aux accents forains où l'on s'attend à

voir caracoler des chevaux et tournoyer des acrobates sur des trapèzes... c'est une symphonie

hommage flamboyante à la Terre, à ce qui y pousse, à ceux qui la peuplent.

Wolfgang Doerner et l'Orchestre Pasdeloup

Wolfgang Doerner et l'Orchestre Pasdeloup

La symphonie comporte 6 mouvements, les 2è, 3è, 4è sont assez courts, environ une demi-heure

à eux trois. Wolfgang Doerner dirige à mains nues, avec des grands gestes souples et élégants.

Le plaisir de créer cette symphonie se lit sur son visage. Après le très long premier mouvement, il sort

sous les applaudissements, et les choristes entrent par l'arrière de l'arrière-scène, nous les

applaudissons au passage. il n'y a que des choristes féminines, d'abord les adultes du Choeur

Vittoria, puis les enfants, adolescentes, et jeunes adultes de la Maîtrise des Hauts-de-Seine.

Une soliste alto, Qiulin Zhang, entame la partie vocale du 4è mouvement, le "Chant de minuit", dont le

texte est extrait d'Ainsi parlait Zarathoustra, du philosophe préféré de mes 18 ans, Friedrich Nietzsche.

L'alto solo est rejointe par les voix des choristes dans le 5è mouvement, qui fait passer la symphonie,

je cite le livret "de l'obscurité à un monde angélique" (Lux aeterna, confere le titre du concert).

C'est dans ce 5è mouvement qu'il y a ce qui ressemble furieusement à un solo de trompette,

et qui parait pouvoir être joué par un cor de poste ou par une trompette. L'artiste soliste est caché

dans les douves de la citadelle musicale, à ma droite, et chacun cherche d'où vient le son... (il y a une

double paroi entourant la salle de la Philharmonie, avec de petites passerelles, d'où ma comparaison avec des douves...)

Voici le solo en question, joué au grand air sur un cor postal en hymne à la création:

 

Le dernier et 6è mouvement est un adagio d'une ampleur considérable, dit le livret. En effet, on ne saurait

mieux dire... Le sixième mouvement, dont je sentais venir la fin en regardant les partitions des musiciens dont certains

en étaient à la dernière page, signe habituellement infaillible, dura encore dix minutes au delà de ce repère...

C'était les violons qui avaient encore des pages de symphonie à finir! Il y eut à la fin une apothéose éclatante,

où les instruments en souffrance sur leur dernière page purent enfin reprendre vie musicale.

C'était très beau, le chef était extraordinaire dans son extraction de la substance de la musique

mahlérienne, et sa volonté de transmettre aux Français qui l'écoutaient cette perle autrichienne.

Le voici sur la photo ci-dessous, juste après la fin du concert:

Wolfgang Doerner devant les violons

Wolfgang Doerner devant les violons

Après cette photo, constatant qu'il était presque 17h55, je suis sortie de la grande salle pour repartir vers Paris, passant

en m'excusant devant toute ma rangée... Arrivée Porte de la Villette vers 17h59, impossible d'acheter un ticket de RER

pour cause de queues multples aux appareils, je choisis pour gagner du temps d'utiliser un ticket t+, qui indiqua sobrement

5 S2 04**, soit 5 à 6h, samedi, post-meridiem, 4è semaine. Ce n'est qu'à Denfert-Rochereau que je trouvai un appareil

qui me vendit un ticket de RER, à 18h34*** (que celui qui fait Denfert- La Philharmonie un samedi aux alentours

de 18h et mettrait moins de 34 minutes me le signale, je lui offre une tablette de chocolat!)

 

Sylvie, blogmestre

départ d'Arcueil

départ d'Arcueil

ticket t+ oblitéré Porte de la Villette à 17h59

ticket t+ oblitéré Porte de la Villette à 17h59

ticket de RER acheté à Denfert à 18h34

ticket de RER acheté à Denfert à 18h34

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 16:23

C'était avant-hier, l'anniversaire de Mozart!  J'ai le plaisir de vous annoncer que la page la plus

consultée de ce blog est celle de la traduction de son Requiem (964 visiteurs depuis le 1er janvier),

suivie par la page de téléchargement des fichiers musicaux du Requiem (468 visiteurs depuis le 1er janvier).

 

 

Frohe Geburstag!

Et il y a même des visiteurs qui viennent aussi pour mes articles, heureusement!

Sylvie, blogmestre

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 09:16

Il y avait hier soir un concert de l'Académie à l'opéra Garnier, intitulé "Scènes d'opéra". J'étais allée

à un concert similaire l'an dernier avec grand plaisir, et avais pu acheter un billet d'occasion

pour celui-ci (ma présence à l'opéra deux soirs de suite est le fait du hasard de la revente des billets).

Scènes d'opéra, concert de l'Académie
Scènes d'opéra, concert de l'Académie

Voici le billet et l'attestation d'achat, puisque le billet n'était pas à mon nom.

La place était située dans les 3è loges de face, au 3è rang. Je m'étais trompée d'une demi-heure dans l'horaire

(c'était à 20h et non à 20h30 comme je croyais), et arrivai in-extremis, la loge était pleine, il ne manquait plus que moi.

Ma voisine la plus proche cependant, une jeune femme étrangère disparut peu avant le début du concert et ne revint pas,

ce qui me laissa deux places à disposition.Ci-dessous, la vue depuis ma place avant le spectacle:

La salle de l'opéra Garnier depuis les loges 25-27

La salle de l'opéra Garnier depuis les loges 25-27

Le programme se composait de 7 extraits d'opéras, dont tous m'étaient connus par le nom,

mais dont je n'ai, musicalement, reconnu que deux, le premier et le dernier. La soirée aura

donc eu un bénéfice culturel certain dans l'accroissement de mes connaissances!

Scènes d'opéra, concert de l'Académie

Nous avons donc entendu en ouverture "Les joyeuses commères de Windsor" d'Otto Nicolai, puis

un extrait des "Capulets et Montaigus" de Vincenzo Bellini, acte I scène 2, où deux soprani

interprétaient Roméo et Juliette (il semble que ce soit usuel, et qu'il n'y ait eu qu'une exception notable à cette

règle: Claudio Abbado faisant chanter Roméo par un ténor en 1966), puis un extrait de "Martha", opéra

comique de Friedrich von Flotow, dont l'acte II fut chanté par quatre solistes des deux sexes.

L'orchestre de l'Opéra national de Paris

L'orchestre de l'Opéra national de Paris

Pendant l'entracte, j'allai quérir un Schweppes à la buvette, deux étages au dessous, qui servait plutôt du champagne,

mais le Scwheppes (qui contient du quinquina) est meilleur pour les enrhumés, et je présentais un gros rhume!

Puis je fis un tour par les salons extravagants, et ce qui semblait avoir été une salle de bal somptueuse.

Salle de bal (?) de l'Opéra Garnier

Salle de bal (?) de l'Opéra Garnier

La deuxième partie du concert était composée de quatre extraits d'opéras. Le premier était l'acte I

scène 4 de "Béatrice et Bénédict" d'Hector Berlioz, un duo amoureux, le second, l'acte II scène 2

de l'"Elixir d'amour" de Gaetano Donizetti, un autre duo amoureux, le troisième plusieurs extraits

enchaînés d'"Ariane à Naxos" de Richard Strauss, avec 7 personnages, et l'extrait final était

l'acte III des "Contes d'Hoffmann" de Jacques Offenbach, que j'ai vu l'an dernier à l'Opéra Bastille

et qui était bien frais dans ma mémoire, l'acte où Antonia est tentée par le Diable qui lui envoie

des visions de sa mère lui demandant de chanter alors que cela la tuera.

L'orchestre, les solistes, le chef

L'orchestre, les solistes, le chef

Le concert était interprété par l'Orchestre national de l'Opéra de Paris, sous la direction de

Patrick Lange, que l'on voit sur la photo ci-dessus, au milieu des solistes, qui étaient les chanteurs

de l'Académie de l'Opéra national de Paris. Une belle soirée de musique du XIXè siècle

(Ariane à Naxos est un peu plus tardif, de 1914) dans un monument exceptionnel de la même époque,

et l'occasion d'apprécier la relève lyrique et de découvrir des oeuvres moins jouées.

 

Quand je vais à l'opéra Garnier, je suis toujours frappée par les deux populations qui s'y côtoient sans se mêler:

celle qui boit du champagne dans les salles magnifiques du premier étage, et celle qui pique-nique à l'entracte

aux 3è et 4è étages d'une friandise tirée du sac. J'appartiens à la deuxième catégorie, mais plutôt parce qu'il serait

triste de boire du champagne seule! J'apprécie aussi l'émerveillement des auditeurs de la toute première fois,

ceux qui s'extasient sur tout, les Français et les autres  (et il y a matière à s'extasier, au Palais Garnier!)

Le concert s'est terminé vers 22h10, et nous sommes ressortis en rangs serrés de l'opéra.

 

Sylvie, blogmestre

 

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