2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 18:32

La Maîtrise de Clamart, la chorale Ars lyrica, des choristes du Festival Musique en l'Ile et

l'Orchestre de l'Académie de l'Ile Saint-Louis, sous la direction de Frédéric Loisel donneront

en concert la Missa in angustiis de Joseph Haydn, dite Messe Nelson, et

le concerto pour clarinette de Wolfgang Amadeus Mozart, en l'Eglise Saint-Louis en l'Ile

le 5 mars 2017 à 16h.  Bon concert à tous!

Mozart et Haydn, concert extérieur du 5 mars

Sylvie, autre choriste du Festival Musique en l'Ile

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 08:55

Hier, après mardi gras qui était le 28 février, la religion chrétienne célébrait l'entrée en carême par

le mercredi des cendres. Je suis allée à Notre-Dame de Paris pour la célébration de 18h15.

Parie d'Arcueil-gare à 17h37*, je suis arrivée à St Michel- Notre-Dame à 18h07**

Mercredi 1er mars 2017

J'entrai dans la cathédrale à la fin des vêpres. Beaucoup de personnes étaient rassemblées, dont de

nombreux étrangers, et aussi des visiteurs de province. La célébration était faite par Mgr Chauvet,

recteur de la cathédrale, entouré de nombreux prêtres. Elle comprenait trois lectures, dont un Evangile,

suivi d'un prêche, des psaumes de repentance, la bénédiction et l'imposition de cendres sur le front

des participants, et une communion. Pas de Gloria ni de Credo, mais un Sanctus, un Agnus Dei.

 

L'imposition des cendres est symbole de l'acceptation d'une période de jeûne, en préparation

à Pâques. Le jeûne du Carême peut prendre diverses formes, il s'agit d'une modération des excès,

alimentaires ou d'autre nature, et de la correction d'autres travers, dans un objectif de purification.

Il est important de rester discret sur ses bonnes actions et démarches pour y parvenir.

Mercredi 1er mars 2017

La célébration était animée par la Maîtrise d'adultes, en choeur mixte de 19 choristes, dirigée par

Henri Chalet, et accompagnée au grand orgue ou à l'orgue de choeur. Un Ave Regina clôtura la

célébration, qui dura plus d'une heure, nous sommes ressortis de Notre-Dame peu avant 19h30***

 

Sylvie, blogmestre

Mercredi 1er mars 2017
Mercredi 1er mars 2017
Mercredi 1er mars 2017
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 08:54

Hier soir, j'ai entendu un concert à la Philharmonie, dirigé par Jordi Savall et intitulé "Venise millénaire".

La salle était pleine, et réservée depuis longtemps, mais j'avais pu obtenir une place d'occasion.

Venise millénaire

Ma place était au deuxième balcon, presque de face.

Venise millénaire

Le concert était étonnant, réunissant un ensemble de musiciens d'Orient, un ensemble vocal orthodoxe

byzantin, les solistes de la Capella Reial de Catalunya, Hesperion XXI, et le Concert des Nations.

L'ensemble de musiciens d'Orient jouait d'instruments orientaux traditionnels (oud, santur, morisca, kanun,

duduk, belul), Hesperion XXI, créé par Jordi Savall en 1974, jouait d'instruments occidentaux anciens

(flûtes, cornemuse, cornet, chalémie, hautbois, sacqueboute, doulciane, basson, vièle, violes de gambe,

pasltérion, harpe médiévale, luth médiéval, théorbe, et guitare) et de quelques instruments plus locaux

(anafil, lira, arpa doppia, shofar), le Concert de Nations jouait d'instruments plus classiques (hautbois,

flûtes, violons, violoncelle, contrebasse, clavecin, orgue portatif, percussions, timbales, cloches).

Venise millénaire

Les deux ensembles vocaux interprétaient deux types de musique, de la musique orientale et de la

musique occidentale. Le concert, qui dura trois heures, entracte inclus, retraçait un parcours musical

basé à Venise, mais représentatif de l'histoire de la "Mare nostrum" des Romains, c'est-à-dire

méditerranéen. Le périple dans le temps commençait à la naissance de Venise, au VIIIè siècle, par une

sonnerie de cloches et de fanfares, puis le choeur orthodoxe byzantin chantait un Alleluya pour le

transfert des reliques de Saint-Marc d'Alexandrie à Venise, au IXè siècle. Suivait un instrumental

byzantin du XIè siècle relatif au commerce de Venise avec l'Orient (le nom est en grec, que je ne lis pas...)

Puis c'était les croisades et la prise de Jérusalem, saluée par une chanson "Pax! In nomine Domini!"

Venise millénaire

Le XIIè siècle était celui de la présence vénitienne en Afrique du nord, illustrée par un Danse de l'âme,

musique berbère. Le XIIIè siècle était celui du sac de Constantinople, hymne byzantin, puis d'un traité

avec l'Arménie, danse instrumentale. Un conduit saluait le retour de Marco Polo à Venise après 25 ans

d'absence. Le XIVè siècle était celui de la peste noire qui ravagea l'Europe et Venise, nouveau chant

byzantin. Au XVè siècle, Venise devenait une étape obligée sur la route de la Terre Sainte. Puis il y eut

le schisme entre Rome et les églises d'Orient, une très jolie Marche Nikriz, la prise de Constantinople

par Mehmet II, et un chant de Guillaume Dufay. Le XVIè siècle était celui de Marignan, chanté par

Clément Janequin, et les solistes de la Chapelle Royale de Catalogne.

Venise millénaire

Après cette première partie foisonnante et passionnante de musique ancienne, enchaînée sans

applaudissements, les morceaux se succédant dans une mise en scène parfaite, la salle applaudit

largement, rappela le chef, et il y eut un entracte. La deuxième partie du concert était "moderne",

c'est-à-dire qu'elle allait de la Renaissance au XIXè siècle. Nous étions toujours à Venise, il y eut un psaume

de Salomone Rossi en hébreu, pour la construction de la première synagogue, le sac de Rome et la

construction de l'église San Giorgio di Greci, choeur orthodoxe, et l'évocation des luthériens avec

Goudimel et Lobwasser, puis une danse perse, et c'en fut fait du XVIè siècle. Monteverdi illustra le XVIIè

avec le combat de Tancrède, suivirent Vivaldi et Mozart, en voyage à Venise, avec un arrangement de

la Marche turque par Jordi Savall, très sonnant, avec contribution des instruments orientaux, pour le

XVIIIè siècle, achevé par un chant grec pour le Tsar de Russie qui protégea les chrétiens orthodoxes.

 

Venise millénaire

Le XVIIIè siècle finissant fut salué par un choeur révolutionnaire de Marchant, et par de la musique de

carnaval de Hasse. Le XIXè siècle conclut le concert (presque) par deux choeurs sur des extraits

des 7è et 5è symphonies de Beethoven, chantés avec instruments, arrangés par Jordi Savall.

Frissons de rigueur! Un très beau concert, de très grande qualité, surprenant par la diversité de ses

musiques, et pourtant très abordable, puisque la salle était pleine et remarquablement silencieuse.

 

 

 

Le concert qui se termina vers 23h20 fut très applaudi. Mais... ce n'était pas fini.

Jordi Savall prit la parole pour se souvenir que sa prestation précédente dans cette salle coïncidait

avec les attentats de novembre 2015, et proposa en bis un chant de prière. Ce fut d'abord un Kyrie

eleison byzantin, suivi d'un Dona nobis pacem plus largement interprété. Je partis après le bis, vers 23h30,

alors que la salle applaudissait toujours, pour cause de correspondances de RER plus rares. Le concert avait passé

sans que je m'en rende compte, captivée et fascinée par cet enchaînement de mélodies séculaires,

superbement interprétées... Merci aux musiciens et chanteurs, et au chef pour sa générosité!

 

Sylvie, blogmestre

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:28

Hier, 27 février, je suis allée aussi au Théâtre des Champs Elysées, où Emmanuel Pahud, flûtiste

virtuose,donnait un concert avec l'Orchestre de chambre de Paris, sous la direction de Douglas Boyd.

Vers 19h45, j'étais avenue Montaigne, un peu fatiguée mais heureuse d'entendre un concert avec

une flûte en solo (la flûte traversière est mon instrument, même si je ne pratique actuellement plus).

 

Lundi 27 février 2017

Le programme proposait un concerto pour flûte d'Ignaz Pleyel, une Sonate pour flûte de

Francis Poulenc, et la Gran Partita (sans flûte) en si bémol majeur de Wolfgang Amadeus Mozart.

Lundi 27 février 2017

La place S30 que j'avais louée était au premier balcon sur le côté.

Le Théâtre vu de la place S30

Le Théâtre vu de la place S30

J'eus de la chance, je voyais très bien le flûtiste, ainsi que les violons, les cuivres et vents les plus

à gauche de la scène le reste de l'orchestre étant moins aisé à voir sans gêner en me penchant.

Le livret nous apprenait qu'Ignaz Pleyel était le 24è enfant (ciel!) d'une fratrie, et qu'il avait étudié avec

Josef Haydn, qu'il avait été maître de chapelle, notamment à Strasbourg, avait beaucoup composé, et

effectué des tournées à Londres et à Vienne. La fabrique de pianos qui porte son nom fut fondée en 1807.

Le concerto en ut majeur qui nous fut présenté avait été écrit par lui en plusieurs arrangements:

pour flûte, ou pour violoncelle, ou pour clarinette. L'oeuvre eut beaucoup de succès et fut largement

rentabilisée! Elle est élégante, brillante, virtuose sur la fin, dans le style de Haydn.
 

Emmanuel Pahud, Douglas Boyd et les violons

Emmanuel Pahud, Douglas Boyd et les violons

La sonate pour flûte de Francis Poulenc qui suivit m'était connue (mon addiction à Jean-Pierre Rampal...)

Elle fut créée en 1957 à Strasbourg par le compositeur au piano, et Jean-Pierre Rampal à la flûte.

La version originale de cette sonate ne comportait que ces deux instruments. Elle fut arrangée en

1977 pour flûte et orchestre par Lennox Berkeley. Elle est délicate, charmante, et virtuose.

Emmanuel Pahud était extrêmement rapide dans son jeu, sans effort apparent, fascinant, tout en

souplesse et en force contenue, s'imposant à six autres instruments à vent réputés plus sonores.

Le flûtiste, en photo ci-dessus avec Douglas Boyd devant les violons, fut très applaudi, et très rappelé.

Il nous joua un bis avec l'orchestre. J'ai beaucoup aimé cette première partie de concert,

qui m'a donné envie de ressortir la flûte dormante que j'ai chez moi...

 

 

Des places étant restées inoccupées plus au centre du premier balcon, je m'y installai à l'entracte avec d'autres

personnes, et vis beaucoup mieux la deuxième partie, la Gran Partita de Mozart en 7 mouvements, dont

le 3è est le plus connu (utilisé dans le film Amadeus), qui est jouée par un orchestre de vents et de

cuivres et une unique contrebasse. Pas de flûte, mais deux hautbois et deux clarinettes.

Vous pouvez entendre ci-dessous le dialogue entre hautbois et clarinettes de ce 3è mouvement:

 

 

 

 

Le livret nous expliquait que pendant sa période salzbourgeoise, Mozart composait volontiers pour de

petits ensembles de plein-air, qui accompagnait les événements rythmant la vie de la cité. Il valait mieux

jouer du hautbois que de la contrebasse... La Gran Partita comporte 13 instruments. Outre ceux déjà cités,

il y a des cors, des bassons, et des cors de basset, tous par deux, seule la contrebasse est unique.

L'oeuvre, qui est une sérénade, dure une cinquantaine de minutes, elle est plus longue

qu'une symphonie de l'époque. Il semblerait que Mozart eut la surprise, lors de son mariage en 1782,

d'entendre sa sérénade jouée par des musiciens invités... Elle comporte des mouvements de style

différent, le troisième présenté ci-dessus, mais aussi des danses, berceuse, aubade. Le 7è et dernier

mouvement, un rondo, comme il se doit, conclut la sérénade avec brio, à la manière... de Mozart.

 

L'orchestre et Douglas Boyd dans la Gran Partita

L'orchestre et Douglas Boyd dans la Gran Partita

Le concert fut très applaudi, et Douglas Boyd fut lui aussi bissé après la sonate de Mozart.

Ce fut une très belle soirée, j'ai beaucoup aimé les deux parties (et manifestement le public aussi).

Nous sommes ressortis vers 22h10 du théâtre.

 

Sylvie, blogmestre

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:20

Hier, 27 février, je suis allée l'après-midi au Salon de l'agriculture, Porte de Versailles, et j'ai arpenté les

pavillons 4, 3, 5, 1. Ne pouvant tout voir, j'ai choisi les animaux pour cette fois, et de remettre

l'environnement et les plantes à une autre fois. Pour un jour de semaine, il y avait du monde!

 

Lundi 27 février 2017

J'avais acheté le billet le jour même, et étais partie plus tard que prévu. Arrivée sur place vers 16h30,

il fallut passer quatre sas pour pouvoir entrer. Déception: le pavillon volaille ne comportait plus de poules, ni

de coqs, ni de canards, seulement des lapins (quand même, priver les poules de Salon l'année du Coq,

c'est vache!) Ah, pardon, il y avait deux couveuses à poussins des établissements Loué, avec éclosions

en direct et stimulation des nouveaux-nés par alternance de lumière et d'obscurité, et chants du coq

enregistrés (pour leur apprendre qui ils étaient?) C'est un stand très prisé des enfants qu'il est difficile d'approcher.

 

 

 

L'absence de volaille me laissait plus de temps pour voir des quadrupèdes. Ci-dessous, élections au

pays des brebis. L'heureux élu, un jeune bélier, surseoit tant qu'il peut à monter sur le podium, il y a

pourtant des violons pour l'accompagner, et du public pour applaudir. Son oeil tout rond laisse penser qu'il a la

peur de sa vie... Mesdemoiselles les agnelles ne sont pas plus accommodantes, ça saute-moutonne.

Une brebis philosophe, ou blasée, rumine, sur une musique néo Ennio Morricone.

 

 

 

Ci-dessous, deux truies avec leurs portées. J'aime beaucoup les petits cochons qui gambadent avec

leurs oreilles qui s'agitent. Le bonheur en version cochon. Le bruit de goret qu'on entend, c'est le zoom

de mon appareil photo qui s'est mis au diapason. Les cochons n'étaient pas bruyants quand je les ai filmés.

 

 

 

J'ai vu aussi des vaches, et même un concours de mamelles de vaches. Il y avait un écran géant au-dessus

des étables où elles se reposaient, leurs congénères y étaient visibles, mais l'écran n'intéressait que les bipèdes.

Chérie, tu boudes?

Chérie, tu boudes?

Il y avait aussi des tracteurs, des consoles à jouer au tracteur, des stands de dégustation, des danses

africaines (Côte d'Ivoire), des restaurants (mais ce n'était pas l'heure!), des serres connectées (pour que

votre romarin signale en ligne qu'il n'a pas été arrosé!) des chèvres, des chevaux, des petits ânes doux.

Après avoir gratté quelques petites et grosses têtes, je suis repartie de la Porte de Versailles

peu avant 18h*, pour aller faire une pause à Montparnasse, et visionner mes photos.
 
Lundi 27 février 2017

 

Sylvie, blogmestre

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 09:34

Hier après-midi, j'avais obtenu, de haute lutte, un billet pour la symphonie n°3 dite héroïque,

de Ludwig van Beethoven, au grand auditorium de la Maison de la radio. Plus d'une semaine avant le

concert, il ne restait plus de billets disponibles en ligne à Radio France, et quelques uns sur des sites extérieurs.

Symphonie héroïque

Après Notre-Dame le matin, je suis rentrée déjeuner et me reposer un peu chez moi avant de repartir. Il y avait un

"mouvement social" depuis 6h du matin, qui perturbait le RER C, et il m'était fortement conseillé de prendre la ligne 6

(sauf qu'après Passy, il y a un bon quart d'heure de marche, contre 3 minutes depuis la station de RER C) Bref... douteux.

J'arrivai sans encombre par le RER C vers 15h40, et m'assis au 1er balcon, en loge 3, 2è rang, place 49,

le placement était libre. Ci-dessous le grand auditorium vers 13h45, en cours de remplissage.

Symphonie héroïque

Il s'agissait d'un concert didactique, interprété par l'Orchestre philharmonique de Radio France,

sous la direction de Ludovic Morlot, qui nous fit la présentation de l'oeuvre.

Symphonie héroïque

Le grand auditorium était plein, et le public était de tous âges. Le chef souhaita la bienvenue à tous,

et particulièrement aux auditeurs qui allaient entendre un orchestre symphonique pour la première fois.

C'était le cas d'un de mes voisins, pour qui j'espère que l'expérience a été concluante, et à qui j'ai conseillé d'aller

aussi à la Philharmonie, ces deux salles étant les plus initiatrices de nouveaux auditeurs, à mon avis.

Symphonie héroïque

La symphonie n°3 de Beethoven, dit "héroïque", fut dédiée au général Bonaparte. Plus tard, quand

Bonaparte se sacra empereur Napoléon Ier, Beethoven, très déçu par ce geste, repris sa dédicace.

Ludovic Morlot nous expliqua le premier mouvement de la symphonie, qui fut ensuite joué. Puis applaudi.

Vint alors l'explication du deuxième mouvement, qui est une marche funèbre en mode mineur (je dirais

qu'il évoque les morts des guerres sur les champs de bataille, c'est ainsi que je le perçois).

L'orchestre philharmonique de Radio France et Ludovic Morlot

L'orchestre philharmonique de Radio France et Ludovic Morlot

Ludovic Morlot fit une troisième et dernière intervention entre le 2è et le 3è mouvement de la symphonie.

Il nous parla de la symbolique du nombre 3. Le 3è mouvement était en mi bémol majeur, qui comporte

3 bémols à la clé, et il utilisait un rythme ternaire, dont les musiciens nous firent la démonstration.

(Chaque explication était accompagnée d'une démonstration musicale). Nous avons compris que cette

symphonie n'était pas 3è par hasard, et qu'elle comportait une accumulation de 3 visibles ou cachés. Il y avait aussi

3 cors au lieu de 4, etc... Puis le chef conclut qu'il allait à présent enchaîner les deux derniers

mouvements, et nous remerciait de notre présence à ce concert.

L'orchestre saluant l'arrière de l'auditorium

L'orchestre saluant l'arrière de l'auditorium

Voici l'orchestre retourné pour saluer l'arrière de l'auditorium, et le chef qui esquisse un petit pas ternaire

inspiré par le Scherzo (non, ça c'est de moi!). L'interprétation fut très belle, j'ai eu souvent des frissons.

Par rapport à la 7è symphonie du même compositeur entendue plus tôt, on sent bien un Beethoven plus

jeune, plus mystique, plein de fougue (ce qui n'ôte rien à la beauté de la 7è). Le public applaudit

beaucoup, c'était une belle après-midi musicale. J'espère que les nouveaux auditeurs de musique

symphonique en live reviendront, et essayeront d'autres salles et d'autres concerts!

Je suis repartie par la Seine, peu après 17h, n'ayant plus d'impératif horaire.

Symphonie héroïque

En notant au passage la verdeur de l'Ile aux cygnes (curieuse, pour du béton!) où j'allais autrefois réviser mes

cours de classes préparatoires, quand mes parents habitaient le XVè et que je fréquentais la Seine.

 

Sylvie, blogmestre

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 09:11
Dimanche 26 février 2017

Hier matin dimanche j'avais encore un peu de mal à fonctionner. Partie avec un peu de retard, je suis arrivée à

Saint-Michel Notre-Dame à 10h08*, et entrée dans la cathédrale pour la messe grégorienne.

Dimanche 26 février 2017

Nous étions le 8è dimanche du temps ordinaire. La messe fut célébrée par M. le chanoine Dubois,

et chantée par onze choristes masculins de la Maîtrise et de l'Ensemble vocal de Notre-Dame de Paris ,

sous la direction de Sylvain Dieudonné. Peu après mon arrivée un hurluberlu cria en agitant les bras devant

l'autel et fut promptement évacué par la sécurité, dans le calme général. L'Evangile (selon Matthieu)

disait qu'il était impossible de servir simultanément Dieu et l'argent. C'était le dernier dimanche avant

le Carême. On nous annonça un concert choral le 28 février en la cathédrale, rappela les conférences

de Carême, et que le temps était propice pour la réconciliation.

Dimanche 26 février 2017

Je restai pour la messe internationale, qui fut dite en français, anglais, espagnol. Elle fut animée par

dix choristes féminines, sous la direction de Henri Chalet, accompagnées à l'orgue de choeur par

Yves Castagnet. Le grand orgue était tenu par Olivier Latry, ainsi que dans la messe grégorienne.

Les choristes chantèrent une messe de Saint-Louis de Hendrik Andriessen (Kyrie, Sanctus, Agnus Dei),

et le Tantum ergo de Gabriel Fauré. La messe s'est terminée peu après 12h30, et j'ai repris le RER vers 12h40**

(la suite de la journée est dans l'article suivant)

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 26 février 2017
Dimanche 26 février 2017
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 23:23

Ce soir du samedi 25 février 2017, j'avais un billet pour la première du spectacle "Priscilla, folle du

désert", au Casino de Paris (billet ci-dessous). Mais je me sentais pas très bien dans l'après-midi

(j'ai déjà eu un problème jeudi soir, c'est un jour sur deux). Néanmoins, je suis partie de chez moi à 19h30, ce

qui était suffisant. Mais le RER arriva à 19h52, s'arrêta à Laplace pour laisser passer le train suivant,

fit une pause à Gentilly, une pause à Cité Universitaire... à 20h05 nous atteignions à peine Denfert-

Rochereau, fin de l'espoir pour moi d'arriver à l'heure rue de Clichy. J'ai préféré rentrer chez moi que

risquer de passer la moitié de la soirée à attendre l'entracte pour entrer alors que je ne me sentais

pas bien. Bref... puisque j'étais à Denfert, autant profiter des magasins encore ouverts, acheter un

médicament rue Daguerre, faire trois courses pour moi au Monoprix, et quérir une boîte de sardines

pour quelqu'un qui m'avait accostée sur le trottoir demandant qu'on lui achète des sardines...

Comme mon billet était réservé, on s'est peut-être demandé où j'étais passée, voici l'explication.

Priscilla... une autre fois!

A 20h28, heure où j'aurais du être assise à ma place au Casino de Paris, je ressortais du Monoprix

Daguerre. J'ai repris le RER dans l'autre sens et je suis rentrée chez moi. Je ne suis pas non plus

allée à la répétition de l'après-midi. Pour Priscilla, j'espère pouvoir y aller ultérieurement...

 

Sylvie, blogmestre

Priscilla... une autre fois!
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 09:34

Il y avait hier soir un concert en l'église de la Madeleine, qui proposait la 7è symphonie de

Ludwig van Beethoven, et le Requiem de Gabriel Fauré. Le concert était interprété par

l'orchestre Hélios et le Choeur de Paris, sous la direction de Till Aly.

 

Beethoven, Fauré

Je fréquente assez régulièrement l'église de la Madeleine, pour avoir constaté dans son programme que Till Aly,

l'orchestre Hélios, et le Choeur de Paris y proposaient de multiples concerts et des oeuvres variées. J'avais entendu

le choeur en décembre 2015 dans un concert de Noël, et constaté que le mensuel "Cadences" (distribué devant

toutes les salles de concert que je fréquente aussi!) avait inclus ce concert dans ses recommandations.

Beethoven, Fauré

L'église était un peu moins pleine que pour un Requiem de Mozart, mais il y avait néanmoins une file d'attente

qui allait de l'intérieur de l'église jusque sur le trottoir au-delà des grilles quand je suis arrivée.

L'avant de l'église de la Madeleine depuis ma place

L'avant de l'église de la Madeleine depuis ma place

Ayant une place de 1ère catégorie, je m'installai de côté, en surplomb, de manière à voir un peu mieux

l'orchestre qui est en bas de l'autel. Les musiciens arrivèrent en descendant l'escalier devant l'autel,

ce qui était une bonne idée, puisque cela permettait au public de les voir à cette occasion.

L'orchestre Hélios

L'orchestre Hélios

Le concert commença par la 7è symphonie de Beethoven, créée en 1813 à Vienne. Cette symphonie

marque le retour du compositeur à une forme plus classique, loin des évocations primesautières de la

sixième qui l'avait précédée. Selon Wagner, elle serait composée de danses. Personnellement je la

trouve grave et emphatique, comme la contemplation des grandes forces du monde (7 est un nombre

symbolique, le monde fut créé en sept jours, la semaine dure sept jours, 7 représente la fin d'un cycle).

Qui tollis peccata mundi

Qui tollis peccata mundi

La septième symphonie de Beethoven, qui est de facture classique, comporte 4 mouvements:

Vivace, Allegretto, Scherzo, Allegro con brio. Elle a été dédiée au comte Moritz von Fries qui était l'un

des amis et des mécènes du compositeur. Quoiqu'elle soit écrite en mode majeur, il y a une part de

fatum, d'acceptation d'un destin minuscule face aux forces divines. Ceci est probablement renforcé par

l'état de maladie avéré et irréversible du compositeur: on espère et l'on se bat au début, on se fait une raison à la fin.

L'orchestre Hélios (qu'un monsieur près de moi a qualifié imprudemment de "petit orchestre") se montre à la

hauteur de la tâche et emplit la très grande nef des accents beethoveniens. L'église participe

à sa manière dans un effet retour qui doit un peu perturber les musiciens comme il perturbe les choristes,

mais les musiciens sont des pros, ils résistent mieux! J'ajouterai que l'église, par son caractère monumental,

ajoute une dimension grandiose à la symphonie, à laquelle la musique se prête.

C'est la bonne symphonie, au bon endroit.

 

 

Ci-dessus un extrait vidéo du premier mouvement, "vivace".

Ci-dessous un deuxième extrait vidéo, du 2è mouvement de la 7è symphonie de Beethoven.

Le deuxième mouvement est "allegretto", il s'agit du tempo. Le terme allegretto, dans ce qu'il suppose de joyeux,

ne me semble pas bien qualifier son caractère grave, mais c'est la dénomination officielle. Si vous êtes intéressé

par le détail de la construction du 2è mouvement de cette symphonie, une explication détaillée

et brillante a été mise en ligne par un compositeur, ici

 

 

La symphonie, aussi belle qu'il était possible en ce lieu à l'acoustique particulière (mais cela finit

par être drôle, c'est comme une course contre l'écho), est très applaudie. Des personnes devant moi se lèvent

pour prendre des photos, je suis heureuse de m'être perchée pour continuer à voir ce qui se passe!

Les choristes se mettent en place sous les applaudissements, pour la deuxième partie du concert,

le Requiem de Fauré. Et là, je découvre un autre choeur que celui dont j'avais gardé le souvenir en 2015.

J'ai compté 43 choristes, mais acoustiquement, ils remplissent l'église. La puissance est là, l'équilibre des

pupitres aussi, les voix sont belles. Ce sera un très beau Requiem de Fauré ! Curieusement, les

résonances de l'orchestre semblaient comme amorties par la présence du choeur.

 

Le Choeur de Paris

Le Choeur de Paris

Gabriel Fauré est un enfant du lieu, puisqu'il fut maître de chapelle, puis organiste de l'église de

la Madeleine, et titulaire du grand orgue. La deuxième oeuvre du concert est aussi au bon lieu !

Je n'ai jamais chanté le Requiem de Fauré, mais l'ai entendu plusieurs fois en concert avec plaisir.

Mon passage préféré étant le Sanctus, tout en délicatesse, voici un extrait du Sanctus:

 

 

 

Ce Requiem présente la particularité de ne pas contenir de Dies irae, Fauré ayant une conception

douce de la religion chrétienne, à l'inverse de ses confrères, qui utilisèrent le châtiment divin, les

flammes de l'enfer, la dernière trompette (trombone pour Brahms...) avec un grand sens de la terreur

musicale. Mozart a écrit un Dies irae claquant, Verdi a fait intervenir trois fois dans

son Requiem un Dies irae en forme de tornade s'abattant sur la Terre...

 

Beethoven, Fauré

Ci-dessus, voici Till Aly aux saluts, avec les deux solistes du Requiem, Marie-Noël Cros

et Jean-Louis Serre. Le Requiem de Fauré fut aussi très applaudi. Ce fut un très beau concert,

je retiens l'orchestre Hélios, le Choeur de Paris, et Till Aly, pour une prochaine fois.

Ci-dessous le grand orgue de la Madeleine, tenu en son temps par Gabriel Fauré.

Le grand orgue de l'église de la Madeleine

Le grand orgue de l'église de la Madeleine

Sylvie, blogmestre

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 09:25

C'était la reprise des répétitions hier soir au Choeur Philharmonique international, après la pause des

vacances de février. Au menu, trois choeurs roboratifs de Carmen, de Bizet, dont celui des

cigarières, à propos duquel nous nous sommes demandé sous l'emprise de quelle substance

vaporeuse notre ami Georges l'avait écrit... nous vous laissons juger!

Extrait de la partition, choeur féminin des cigarières

Extrait de la partition, choeur féminin des cigarières

Une jolie mise en images et en musique ci-dessous Par Francesco Rosi, avec Julia Migenes,

dans le rôle de Carmen (1984), à voir et à revoir pour inspiration!

 

 

 

Sylvie, blogmestre

 

 

 

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Published by Blog des choristes des CP13
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