23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 14:20

L'association des amis de l'orgue de Saint-Gabriel, par la voix de son président, nous informe

qu'un concert d'orgue en entrée libre sera donné le 4 décembre en l'église Saint-Gabriel, rue des

Pyrénées, dans le XXè arrondissement de Paris. Au programme: musiques de l'Avent

et de Noël, Bach, Dupré, Balbastre et d'Aquin, et improvisation par Samuel Liégon. A 16h!

Concert d'orgue à Saint-Gabriel

Merci beaucoup pour cette annonce, qui ravira les choristes qui habitent

le XXè arrondissement, et les autres!

 

Sylvie, blogmestre

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 16:47

Hier dimanche 20 novembre, était le jour de la Solennité du Christ-Roi. Il s'agit d'une fête récente,

puisqu'elle date de 1925, qui est célébrée actuellement le dernier dimanche de l'année liturgique,

et associe la royauté de Jésus Christ à sa crucifixion et à sa résurrection.

 

Dimanche 20 novembre 2016

 

J'ai participé hier aux deux messes, grégorienne de 10h, et internationale de 11h30. La messe

grégorienne était animée par 8 ou 9 choristes adultes masculins, sous la direction de Sylvain Dieudonné,

et la messe internationale par 9 jeunes choristes féminines sous la direction de Henri Chalet.

Dimanche matin 20 novembre 2016

La messe grégorienne se présentait un peu différemment qu'à l'usuel. Le Kyrie était tropé, il y avait

un Graduel et pas de psaume responsorial, et sous le titre "préface", figurait  la partie de liturgie

chantée en latin qui se situe entre le Credo et le Sanctus. C'est vraiment gentil, merci beaucoup!

Dimanche matin 20 novembre 2016

Les deux quêtes furent faites au bénéfice du Secours catholique, pour lequel nous avions des

enveloppes disponibles pour des dons plus personnels dans la feuille dominicale.

Dans la messe internationale, la Maîtrise chanta une messe basse de Gabriel Fauré.

 

 

Dimanche prochain, 27 novembre, l'année liturgique recommencera par le premier dimanche

de l'Avent, qui est la période de quatre semaines précédant Noël. Pendant les quatre dimanches

de l'Avent, il y aura en la cathédrale des conférences à 17h. Il y aura aussi deux concerts

les 22 et 29 novembre, respectivement "La légende de Sainte-Cécile" par la Maîtrise d'enfants

de Notre-Dame, avec l'orchestre de la Garde républicaine, et "Lux aeterna" par

la Maîtrise de Notre-Dame et celle de Radio-France.

 

Dimanche matin 20 novembre 2016

La messe internationale s'est terminée vers 12h40

et nous sommes ressortis de la cathédrale vers 12h45.

 

 

Sylvie, blogmestre

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:31

Partie hier dimanche 20 novembre de chez moi vers 9h25, je suis arrivée en gare d'Arcueil-Cachan suffisamment tôt

pour prendre le train de 9h38. Mon passe Navigo faisait un bruit bizarre à la validation, depuis deux jours,

comme si j'avais gagné à la loterie, ting-gling-gling... curieux! Arrivée à Saint-Michel Notre-Dame à 9h52*, j'achetai

un carnet de tickets de RER, et reçus un ticket de carte bleue normal et semble-t'il un 2è ticket fantaisiste. 

Je vous fais part du ticket de carte bleue, qui est correct.

 

Dimanche 20 novembre 2016

Nous étions le jour de la Solennité du Christ-Roi. Il y avait à l'entrée des exemplaires de

Magnificat de novembre 2016, j'en pris un ainsi que la feuille liturgique du jour.

Dimanche 20 novembre 2016

J'ai participé aux deux messes, grégorienne de 10h, et internationale de 11h30. La messe grégorienne

était animée par 8 ou 9 choristes adultes masculins, sous la direction de Sylvain Dieudonné, et la

messe internationale par 9 jeunes choristes féminines sous la direction de Henri Chalet.

Cette partie a fait l'objet d'un article indépendant, qui suit celui-ci.

La messe internationale s'est terminée vers 12h45. En sortant, j'ai rencontré un choriste CP13 que j'ai salué,

puis ai repris le RER à 12h49**, obtenant de la machine deux tickets normaux et un autre ticket fantaisiste (??),

(j'ai récupéré un ticket horodaté à 5h58, et un autre à 12h39, un oubli différé d'autres personnes?)

Dimanche 20 novembre 2016
Dimanche 20 novembre 2016

et toujours le ting-bling-bling anormal de mon passe Navigo au compostage...

 

J'avais prévu d'aller voter à la primaire de la droite ensuite, mais des difficultés à la marche m'ont

fait opter pour un retour maison, avec un vote d'après-midi, en voiture. J'ai donc gagné le 14è arrondissement

de Paris en automobile, et à 16h29*** j'ai fait quelques courses à proximité de l'école élémentaire de la rue

Pierre Larousse, où je vote depuis 15 ans, dans un magasin bien connu qui a récemment changé de gérance.

Dimanche 20 novembre 2016

Il y avait la foule des grands jours dans ce bureau de vote, pire qu'à la vraie présidentielle, en fait.

Dimanche 20 novembre 2016

Les bénévoles qui encadraient l'opération étaient là depuis 8h du matin, les pauvres. J'aurais volontiers fait un tour

au salon du Made in France après, mais j'avais trop de mal à marcher. J'ai repris ma voiture, et suis rentrée

à Arcueil, après une halte essence à la station Total de la Porte de Châtillon, à 17h01****

Après cet état sommaire de mes activités de la journée, j'ai détaillé

la partie matinale dans un article indépendant, qui suit celui-ci.

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 20 novembre 2016
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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 19:32

Ce matin, il y avait un concert en famille à la Philharmonie, sur le thème "Beethoven à Vienne", avec

l'Orchestre National d'Ile-de-France dirigé par Enrique Mazzola. Je ne pouvais pas résister à une telle proposition!

Beethoven à Vienne

Il y avait du soleil sur le Parc de la Villette, quand j'arrivai vers 10h45. Etait-ce l'orchestre, ou la difficulté

d'assister aux concerts Beethoven pour adultes? Ou peut-être était-ce, comme pour moi, le plaisir d'un moment

musical partagé avec toutes les générations? Il y avait aussi beaucoup d'adultes sans enfants.

Beethoven à Vienne

La présentation du concert sur le site de la Philharmonie, où j'avais réservé ma place, faisait état d'une

projection d'images, qui accompagnerait le 5è concerto pour piano de Beethoven, dit "L'Empereur".

Beethoven à Vienne

Ci-dessus la vue sur l'orchestre de ma place, et le coin gauche du bas de l'écran.

En fait, pour la modique somme de 10€, nous eûmes un concerto magnifique, un cours d'histoire,

un cours de musique, et une projection de détails de peintures et portraits d'époque.

Beethoven à Vienne

J'ai apprécié en cinéphile la minutie du scénario, et la précision du découpage de ce qui était devenu

un spectacle son et images. J'ai aussi apprécié la qualité didactique des explications et de la narration,

le soin dans le choix des illustrations, l'animation vidéo des images fixes. Deux comédiens lisaient

tour-à-tour la narration, nous racontant la situation de l'Autriche de 1808, lors de la composition du

concerto, les guerres napoléoniennes, la virtuosité de Beethoven, décortiquant pour nous les gammes,

arpèges et trilles du concerto, la protection du musicien par trois mécènes, le château de Schoenbrunn

et ses retraites bucoliques à Baden. J'eus le plaisir de retrouver dans le rôle du narrateur Loïc Corbery,

de la Comédie Française, que j'avais vu jouer Alceste dans le Misanthrope, et qui était donc en terrain

de connaissance pour nous parler de Ludwig. Léonie Simaga assurait l'autre partie de la narration.

 

Beethoven à Vienne

Louis Lortie était le pianiste de ce concerto. On le voit ci-dessus aux saluts avec Loïc Corbery et

Léonie Simaga (pendant que Enrique Mazzola parle avec son premier violon). Dans l'exécution

musicale, quelques phrases du concerto étaient jouées, puis interrompues de manière calculée,

et la parole était aux narrateurs, dans les deux mouvements rapides, le premier et le troisième.

Dans le deuxième mouvement, lent, il y eut un chevauchement de la musique et de la narration,

le chef d'orchestre faisait démarrer les comédiens comme il l'aurait fait de choristes, les comédiens

devenaient alors les instruments d'une musique différente, d'un contrepoint parlé. Et pour le plaisir

de la vue, nous avions des peintures, esquisses, aquarelles, partitions... C'était passionnant,  et la qualité

de la narration et des illustrations faisait oublier la légère frustration de ne pas entendre le concerto d'une pièce.

Le public était remarquablement silencieux, même les bambins étaient scotchés (leurs parents reviendront!),

mais manifesta son plaisir par de longs applaudissements et des rappels à la fin.

Beethoven à Vienne

L'orchestre national d'Ile-de-France et Louis Lortie furent magnifiques.

Enrique Mazzola dirigea ce concert avec sa grâce et son aisance habituelles.

Les comédiens furent parfaits: présence juste, et conviction du propos. Bravo à tous, mais aussi

aux artistes invisibles: Anne-Charlotte Rémond pour le texte, Jeanne Debost pour la

coordination artistique et la mise en espace, et Sébastien Bretagne pour la vidéo.

 

Sylvie, blogmestre

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 09:40

Hier soir, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, un concert de musique vocale ancienne, intitulé

"Saint-Martin, le manteau partagé" ouvrait le Festival des heures du Collège des Bernardins.

Saint Martin
Saint Martin

L'ensemble vocal de Notre-Dame de Paris y interprétait des oeuvres musicales du IXè au XVè siècle,

sous la direction de Sylvain Dieudonné. Ce concert a déjà été donné le 11 novembre en

l'abbaye de Ligugé, dans la Vienne. Il comportait 17 chants et dura environ une heure et demie.

Saint Martin

L'Ensemble vocal était composé de six hommes et une femme, deux voix aiguës, quatre voix graves,

et un chef de choeur. Et des cloches de tonalités différentes pour tout instrument non vocal.

Ci-dessous le carillon du Beatus Servus, chant de communion du XIIIè siècle:

 

 

Le concert commença par un conduit à deux voix, datant du XIIIè siècle, de soprane et de contre-ténor,

positionnés devant l'autel. Puis les voix masculines répondirent depuis le côté droit du transept,

et  rejoignirent l'autel pour chanter un Alleluia- Beatus vir de la fin du IXè siècle, ci-dessous:

 

 

Saint Martin était évêque de Tours et vivait au IVè siècle. C'est lui que l'on voyait dans l'iconographie des livres

d'histoire de l'école primaire fendre son manteau d'un coup de sabre pour en donner la moitié à un pauvre

(ci-dessous un vitrail de l'église Saint-Martin d'Etampes). Martin de Tours fut canonisé, et devint le sujet d'un culte.

 

 

Le concert relatait la geste martinienne par une sélection de chants qu'il inspira à des

musiciens, anonymes ou non, au cours des siècles. La provenance des oeuvres chantées était

 majoritairement française, mais aussi néerlandaise, anglaise, italienne. Selon l'époque, il y avait

des monodies, ou des polyphonies, ou une alternance des deux, comme dans la pièce finale

de Guillaume Dufay (XIVè siècle), Iste confessor dont un extrait suit:

 

 

Ce fut l'un de ces concerts dont je pense toujours que la cathédrale se réjouit en son âme de grande dame de pierre,

car c'est la musique de ses jeunes années... J'étais placée derrière un couple américain de Chicago qui se leva

spontanément pour applaudir à la fin du dernier morceau. Les applaudissements furent nombreux et

longs, avec rappels, et nous eûmes le plaisir de pouvoir féliciter les artistes après le concert.

Une très belle soirée, bravo et merci à tous!

 

Saint Martin

Sylvie, blogmestre

Le buisson de lys blancs de la Vierge à l'enfant

Le buisson de lys blancs de la Vierge à l'enfant

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 09:23

J'ai participé hier au concert donné par le Choeur philharmonique international à l'UNESCO, qui

accompagnait le prix UNESCO-Madanjeet Singh pour la promotion de la tolérance et de la non-violence.

Journée de la tolérance à l'UNESCO

Nous chantions dans la salle II, au rez-de-chaussée, une soixantaine de choristes étaient inscrits,

et étions accompagnés par un pianiste, sur un superbe Steinway à queue. La cérémonie débuta

avec un peu de retard, après 18h30 qui était l'heure prévue. Voici la file d'attente des choristes...

Journée de la tolérance à l'UNESCO

Nous sommes entrés en chantant le Va pensiero du Nabucco de Verdi, puis avons chanté

l'Ode à la Joie extraite du 4è mouvement de la 9è symphonie de Beethoven.

Puis nous sommes ressortis de la salle, pour y rentrer une heure après, lorsque les délibérations

ont été achevées, sur l'introduction du Choeur des enclumes, extrait du Trouvère de Verdi,

et avons conclu par le Galop infernal, extrait d'Orphée aux Enfers d'Offenbach.

Nous avons été filmés, et notre prestation a semblé beaucoup plaire puisque le public

s'est levé pour nous applaudir. J'ai pris de ma place de concert une photo du public...

Journée de la tolérance à l'UNESCO

Nous avons ensuite été invités au pot qui s'est tenu au dernier étage du bâtiment, où nous

avons signé une sorte de livre d'or, et dégusté des canapés extraordinaires (bravo au traiteur!),

accompagnés d'une coupe de champagne... Ci-dessous les petits canapés d'enfer!

Journée de la tolérance à l'UNESCO

Merci à toutes et à tous, merci à Olivier pour sa brillante direction et de nous avoir bien houspillés

à la générale deux jours plus tôt, ce fut productif! Merci à l'UNESCO pour son accueil.

Merci au pianiste et au  public chaleureux, et bravo au prix de la tolérance!

 

Sylvie, blogmestre

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 09:15

Hier dimanche 13 novembre, j'ai quitté Arcueil-gare par le train de 9h41, et suis arrivée à Saint-Michel Notre Dame à 9h57*.

Une bruine d'automne mouillait le paysage, et les touristes étaient un peu moins nombreux qu'à l'accoutumée.

Dimanche 13 novembre 2016

J'entrai dans la cathédrale juste avant la procession. L'introït grégorien était chanté par trois

choristes masculins de l'Ensemble vocal de Notre-Dame, dirigés par Sylvain Dieudonné.

Dimanche 13 novembre 2016

Ci-dessus le psaume responsorial du jour de la messe grégorienne du 13 novembre. Il nous fut

rappelé que la semaine qui allait suivre serait la dernière du Jubilé de la Miséricorde. L'Evangile

était étrangement adapté aux circonstances particulières de cette commémoration

des attentats terroristes de l'année précédente.

Dimanche 13 novembre 2016

La messe grégorienne fut dite majoritairement en latin, dont j'intègre peu à peu le contenu. Il y eut

un sermon très intéressant, puis un deuxième développant un autre point de l'Evangile lors de la

messe de 11h30 à laquelle je participai ensuite (les deux sermons sont une des gratifications des deux

messes successives,  dans leurs différences d'appréciation). La messe internationale était animée par un

quatuor de solistes. J'étais tellement dans l'instant que j'en oubliai que c'était un 13 novembre à la même heure

que j'avais dirigé ma première messe... il y a des années. Le quatuor de solistes chanta une messe de

Joan Cererols, et un Gaudete cum laetitia d'Estevao Lopes Morago. Les premiers rangs de l'assemblée,

au centre de la nef, étaient occupés par des enfants de Clichy en démarche jubilaire, qui s'agenouillèrent comme

un seul homme. On nous rappela le prochain concert en la cathédrale du 17 novembre, à 20h30,

de musique médiévale, dédié à Saint Martin, qui ouvrira les Heures du Collège des Bernardins.

Nous sommes ressortis de Notre-Dame vers 12h40. J'ai repris le RER à 12h41**

Dimanche 13 novembre 2016

Sylvie, blogmestre

Dimanche 13 novembre 2016
Dimanche 13 novembre 2016
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 09:40

J'ai réalisé que la présentation de ce blog prête peut-être à confusion... Etant affectivement liée à

mes camarades choristes des ex-Choeurs de Paris 13 avec qui j'ai partagé beaucoup de grands

moments pendant mes 9 années de participation aux CP13, j'ai adopté transitoirement  une

présentation de ce blog qui, excusez-moi, n'avait pas le mérite de la plus grande clarté. 

 

Voici le détail de mon activité chorale personnelle depuis la rentrée de septembre:

j'ai participé aux répétitions des lundis 5, 12, et 26 septembre, ainsi qu'à l'après-midi

du dimanche 18 septembre avec les Choeurs de Paris Lacryma Voce.  Dans le cadre des auditions

de recrutement dans des choeurs extérieurs aux ex-Choeurs de Paris 13, j'ai chanté avec beaucoup

de plaisir  deux répétitions de musique baroque a capella avec l'Ensemble vocal Philomèle

du 13è arrondissement les mercredis 28 septembre et 5 octobre, puis passé l'audition (prévue

depuis un mois) du Choeur philharmonique international le 6 octobre, et été intégrée sur le champ.

 

Ne pouvant participer simultanément à plusieurs chorales pour des raisons de fatigue et de finances, j'ai choisi

de chanter pendant le restant de l'année 2016-2017 au Choeur philharmonique international,

dont j'ai acquitté la cotisation le jeudi 13 octobre, puis ai fait faire le badge de circulation à l'UNESCO

pendant les vacances de la Toussaint. Je ne suis pas retournée aux Choeurs de Paris Lacryma Voce

depuis le 26 septembre, et j'ai chanté les jeudis 3 et 10 novembre, ainsi que le lundi 7 novembre

au Choeur philharmonique international. J'espère que tout est clair, et j'ai modifié l'intitulé du blog.

 

Le but de mon changement de choeur était de changer de style musical pour l'année

2016-2017, mes camarades des ex-Choeurs de Paris 13 restent évidemment dans mon coeur!

 

Sylvie, blogmestre

 

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 09:14

L'Opéra Bastille donne les Contes d'Hoffmann, unique opéra de Jacques Offenbach,

du 3 au 27 novembre 2016. J'étais hier soir à la représentation du 9 novembre.

Contes d'Hoffmann
Contes d'Hoffmann
Contes d'Hoffmann

L'opéra commençait à 19h30. Je l'avais déjà vu dans une autre mise en scène, à Mulhouse, à l'époque de

mes études originelles, et en gardais le souvenir d'un scénario un peu confus (à l'époque, il n'y avait pas internet

pour télécharger quelques pages d'explications avant le spectacle!) J'avais pu acheter une place

de 9è catégorie, à la revente, ce qui correspondait à la plus haute galerie.

Contes d'Hoffmann

Ci-dessus, la vue très plongeante de la plus haute galerie. L'orchestre de l'Opéra national de Paris, ses

choeurs, et les solistes, étaient dirigés par Philippe Jordan, et la mise en scène était de Robert Carsen.

Contes d'Hoffmann
Contes d'Hoffmann

Les Contes d'Hoffmann ont été créés, à titre posthume, en 1881, le livret a été écrit à partir de l'oeuvre

d'un écrivain et compositeur allemand du même nom. Il s'agit de l'un des opéras en langue française les

plus représentés au monde. On y retrouve l'espièglerie et l'humour de l'auteur des opérettes, mais

l'oeuvre appartient à la catégorie tragique et sérieuse, quoique la bouffonnerie ne soit jamais loin.

 

L'intrigue est la suivante: Hoffmann est un poète aux amours malheureuses, qui noie ses tourments

dans la boisson. Accompagné de sa Muse, déguisée en étudiant Nicklausse, Hoffmann courtise

Stella, une cantatrice dont il est l'amant. Au comptoir d'un zinc, il raconte à ses camarades

de bouteille trois histoires d'amours ratées. Il y eut Olympia, qui l'éblouit tant qu'il ne s'aperçut pas

qu'il s'agissait... d'un automate. Ici, le génie bouffon d'Offenbach se réveille, et la séquence Olympia vire au fou

rire pour les spectateurs, soutenue par une mise en scène suggestive, et une interprète (Nadine Koutcher) extraordinaire.

Les solistes et Philippe Jordan aux saluts (Olympia en blanc à droite)

Les solistes et Philippe Jordan aux saluts (Olympia en blanc à droite)

Olympia ayant été dézinguée par un personnage récurrent sous plusieurs formes, qui est

probablement le Diable, Hoffmann s'éprend d'Antonia, une jeune chanteuse malade, que la créature

diabolique va pousser à chanter à la limite de ses forces et de sa vie.  Il y a ici une mise en abyme,

la scène représentant une scène et un orchestre, l'acte se termine avec deux orchestres, celui qui est dans la fosse,

et celui qui est sur la scène, devant la scène qui est sur la scène (suis-je claire?) Après la mort d'Antonia,

Hoffmann s'éprend de Giulietta (c'est ici que se place le passage le plus connu de l'opéra:

la Barcarolle), qui est une courtisane, et lui vole son reflet (vampire!) La mise en scène, totalement

dépouillée au début, puisque la scène est vide au commencement de l'opéra, se complexifie peu à peu. Dans ce

4è acte, la Barcarolle donne lieu à une deuxième mise en abyme, ce sont les spectateurs que l'on voit, dans

leurs sièges, derrière le grand rideau de la scène, qui a été retourné, et les sièges oscillent par rangée, à droite,

à gauche...Hoffmann n'a plus de reflet, et le nôtre est parti sur la scène! Après un duel, où Hoffmann occit

un rival passé, on retourne à  la taverne du début (je maintiens que le scénario est un peu confus).

Hoffmann affirme que les trois femmes n'en font qu'une seule, Stella. La Muse proteste, et l'opéra

se termine dans les larmes, car "les pleurs et la souffrance rendent grand".

Contes d'Hoffmann

Ci-dessus les choeurs de l'opéra, en costumes multicolores, excellents comme toujours.

Hoffmann était interprété par Ramon Vargas, et la Muse par Stéphanie d'Oustrac.

Le spectacle s'est terminé un peu après 23h, sous les applaudissements et les rappels.

Je recommande chaudement cet opéra, on passe une superbe soirée!

La salle était très pleine, et j'étais très haut, le flot du public sortit avant moi, et je repris le métro à 23h14*

 

Sylvie, blogmestre

Contes d'Hoffmann
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 09:41

Après avoir présenté Armide de Jean-Baptiste Lully à la saison dernière, la Philharmonie

présentait hier soir Armide de Christoph Willibald Gluck, sur le même livret de Philippe Quinault,

par les Musiciens du Louvre sous la direction de Marc Minkowski. Ayant beaucoup aimé la

version Lully, relatée sur ce blog (cliquez sur le lien), je me devais d'aller entendre la version Gluck!

Armide, par Gluck et Minkowski

L'opéra-concert commençait à 19h30, nous sommes arrivés à la Villette sous la pluie, et dans

la froidure nocturne de cette soirée de novembre. J'avais commis la même erreur de prendre

une place à l'arrière scène que l'an dernier (c'est le seul emplacement de la salle d'où l'on ne

voit pas les sous-titres) mais connaissant déjà l'intrigue, ce ne fut pas un problème.

Armide, par Gluck et Minkowski
Armide, par Gluck et Minkowski

Les places de l'arrière-scène présentent un intérêt économique certain, et pour nous choristes,

elles ont un côté familier: on y voit le chef de face, et on est derrière les musiciens. Outre l'orchestre,

les interprètes de la soirée étaient le Choeur de l'Opéra national de Bordeaux, et onze solistes.

Armide était jouée par la sublime Gaëlle Arquez, vêtue d'une non moins sublime robe rouge.

Armide, par Gluck et Minkowski

Sans vouloir tomber dans la chronique people, je trouve les solistes de plus en plus décoiffants! Il y a un grand

travail sur l'image de leur part, non seulement, ils et elles chantent merveilleusement bien, mais ils et elles

font de leur mieux pour présenter une très belle apparence extérieure, bravo! Hier soir, les solistes étaient vêtus

de noir ou de blanc ou de noir et blanc, sauf Armide qui était vêtue de rouge.

L'Armide de Gluck date de 1777, celui de Lully datant de 1686. A l'époque, reprendre le livret d'un

opéra de Lully pour écrire la musique d'un nouvel opéra relevait du sacrilège, et échouait

immanquablement. Mais l'entreprise de Gluck fut un succès. Dès l'ouverture musicale, on reconnait

une grande oeuvre, qui vous prend et ne vous lâche plus pendant trois heures et demie.

Marc Minkowski, à la baguette, est habité par l'opéra, il se dépense sans compter, déployant

une énergie spectaculaire à faire vivre cette tragédie. Les Musiciens du Louvre jouent sur des instruments

pour partie baroques: flûtes, hautbois, clarinettes, et il y a un clavecin. Contrairement à Lully, Gluck

n'utilise pas le clavecin seul pour accompagner les récitatifs, le clavecin est un instrument

parmi les instruments de l'orchestre. Le style est plus enlevé et plus martial, orchestral et choral,

se rapprochant de Haydn ou de Mozart, comportant déjà des envolées pré-romantiques.

Une très belle oeuvre. Rappelons le propos du livret: Armide a vaincu les croisés à Jérusalem

(nous sommes au Moyen-Age), mais Renaud lui résiste. Elle parvient le mettre sous un charme

(sorcellerie), mais tombant sous le sien (amoureux) ne peut se résoudre à le tuer.

 

Les chanteurs devant l'orchestre, Armide en rouge et Renaud en blanc à droite

Les chanteurs devant l'orchestre, Armide en rouge et Renaud en blanc à droite

La Haine tente de lui extirper Renaud du coeur, sans succès, et finit par prédire que sa faiblesse

à l'égard de cet homme sera punie par une trahison de celui-ci. Ce qui se réalisera.

Armide apparait dans l'opéra de Gluck plus humaine que sorcière, et suscite notre compassion:

elle a sauvé la vie de Renaud, qui lui jettera à la figure qu'il lui préfère la gloire... Pour obtenir ce

basculement d'Armide du côté de la sympathie du public, Gluck a un peu triché en ajoutant quatre vers au texte de

Quinault, nous apprend le programme. Armide a rejoint Didon dans la tragédie féminine, et à son

exclamation "Ah, quelle cruauté de lui ravir la vie!", mort qu'elle épargnera à Renaud, répond son

reproche final "Tu vois couler mes pleurs sans me rendre un soupir". Elle a abandonné son rang

de sorcière pour devenir femme, aimante, et l'heureux élu ne pense qu'à la gloire. 

Renaud était interprété par Stanislas de Barbeyrac. L'évolution d'Armide vers un personnage

plus humain, faisait de lui un homme un peu lâche et forcément moins héroïque.

On remarquera qu'Armide de Gluck est vêtue de rouge, c'est un personnage de passion et de feu. L'Armide de Lully

était vêtue de noir, et restait essentiellement une sorcière. Est-ce l'influence du siècle des Lumières?

Armide, par Gluck et Minkowski

Le public a applaudi de plus en plus bruyamment (si je puis dire) après chaque acte, pour terminer

dans une ovation à la fin du cinquième acte.  Marc Minkowski disparut après avoir salué rapidement,

remplacé aux rappels par les solistes, puis revenant finalement parmi eux, on le voit sur la photo

ci-dessus, au centre droit de la photo, de dos, entre deux solistes féminines en noir et en rouge.

L'opéra-concert, sans ses ballets d'origine, s'est terminé un peu après 22h30.

Une splendide soirée, bravo à tous les chanteurs et musiciens pour la qualité de la représentation!

 

Sylvie, blogmestre

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