30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:00

Les 29 et 30 mars, j'ai entendu deux fois le concerto n°22 pour piano et orchestre à la Philharmonie,

en première partie du Requiem de Brahms, qui fait l'objet de l'article suivant.Le concerto était joué

par l'Orchestre de Paris, et par Emanuel Ax au piano, sous la direction de Thomas Hengelbrock.

Concerto n°22 pour piano de Mozart
Concerto n°22 pour piano de Mozart
Concerto n°22 pour piano de Mozart

Ma place du 30 mars était une rangée plus en avant que la veille, soit la quatrième rangée de

l'arrière-scène, sur la gauche, au bord de l'allée, donc avec un dégagement de visibilité très agréable.

Concerto n°22 pour piano de Mozart

Ci-dessus, la vue de la place D216, occupée le 30 mars. Je vais parler ici seulement du concerto n°22

de Mozart qui constituait la première partie du concert, et me sembla identique les 29 et 30 mars.

Le Requiem de Brahms, lui, n'était pas identique les deux soirs. C'est la différence qu'il y a entre un

ensemble de musiciens professionnels (l'Orchestre de Paris) et un ensemble composé de musiciens

amateurs: les musiciens professionnels proposent des concerts reproductibles, alors que pour les

musiciens amateurs, chaque concert est une nouvelle aventure, différente de celle de la veille.

Thomas Hengelbrock, Emanuel Ax et Les premiers violons

Thomas Hengelbrock, Emanuel Ax et Les premiers violons

Le concerto pour piano et orchestre fut créé par Mozart en 1785, à Vienne, au sommet de la popularité

du compositeur. C'est son plus long concerto. Mozart y incorpore un instrument nouveau qui lui plaisait

beaucoup, et pour lequel il écrira son ultime concerto: la clarinette. Une longue ouverture instrumentale

précéde l'entrée du piano dans le premier mouvement, allegro. Le 29 mars, je voyais très bien les mains

du pianiste, qui couraient sans effort sur les touches. Certains pianistes font de grands effets, lui restait

au plus près du clavier, dans un jeu précis, tonique, et dépourvu de mouvements inutiles.

L'Orchestre de Paris en formation concerto

L'Orchestre de Paris en formation concerto

Le deuxième mouvement, andante, serait funèbre et contiendrait une lamentation et des soupirs

pathétiques (j'utilise le conditionnel, car je n'ai rien remarqué de tel, mais je suis sous-sous critique musicale et choriste

amatrice, donc certaines subtilités artistiques m'échappent forcément!) Mon mouvement préféré est le troisième,

allegro. Ce mouvement a été popularisé par le film Amadeus, dans la scène où le compositeur le joue

devant l'empereur Joseph II. C'est un rondo très allègre, joyeux, et c'était aussi manifestement

le mouvement préféré du pianiste Emanuel Ax, qui en marquait les attaques de la bouche

et du geste quand il ne jouait pas lui même, et que l'orchestre lui répondait.

 

 

Ci-dessus, l'interprétation de l'Academy de St Martin-in-the-fields, et de Neville Marriner dans le film Amadeus

 

La partie de piano est très virtuose dans ce concerto. On se souvient que Mozart était un pianiste

prodige, après avoir été un très jeune claveciniste prodige. Le concerto est sa forme musicale de

prédilection pour la composition, et dans ses nombreux concertos, on peut voir son évolution musicale.

C'est sur ce 3è mouvement à la fois guilleret et virtuose que se termina la première partie

des deux concerts. Le pianiste, très applaudi, nous joua un bis, sans l'orchestre.

(la suite des deux concerts des 29 et 30 mars est dans l'article suivant).

 

 

Sylvie, blogmestre

 

ci-dessous, les ticket et reçu du 30 mars, attestant de ma présence Porte de Pantin à 20h, et Gare du Nord à 23h15

Concerto n°22 pour piano de Mozart
Concerto n°22 pour piano de Mozart
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 08:05

Il y avait hier soir à Notre-Dame de Paris un concert de musique espagnole, comportant

des oeuvres de Maurice Ohana, de Tomas Luis de Victoria, et de Cristobal de Morales.

Ce concert était interprété par la Maîtrise de la cathédrale, Choeurs d'enfants et d'adultes,

et Jeune Ensemble, accompagnée de musiciens du Conservatoire de Paris,

sous la direction de Henri Chalet, et d'Emilie Fleury.

Cantigas

La cathédrale était en disposition retournée vers le fond de la nef. La partie centrale à l'avant

était réservée, j'ai trouvé une place latérale dans les trois premières rangées, proche de la scène.

Cantigas

C'est le Choeur d'enfants qui commença le concert par quatre choeurs pour voix d'enfants,

de Maurice Ohana, sous la direction d'Emilie Fleury. Maurice Ohana (1913-1992), était un compositeur

français né au Maroc, d'une mère andalouse. Les Cantigas présentés au concert ont été écrits dans

les années1950, à partir de textes anciens, selon un mode néo-archaïque en hommage au XIIIè siècle.

L'Andalousie de Ohana est une Andalousie rêvée, idéale, mélange de cultures et d'influences.

Tomas Luis de Victoria était un prêtre, maître de chapelle, compositeur, qui vécut au XVIè siècle,

et fut le plus connu des polyphonistes de la Renaissance espagnole. Cristobal de Morales était

un soliste et compositeur espagnol de la Renaissance, contemporain de Victoria.

 

Cantigas

Le premier de ces choeurs fut chanté sur scène et les suivants dans la nef. Puis le Jeune Ensemble

et le Choeur d'adultes rejoignirent le choeur d'enfants pour les oeuvres de la Renaissance

de Victoria et Morales, Ave Maria, Regina caeli, Congratulamini mihi omnes, Ave Regina coelorum.

Cantigas

J'étais très bien placée puisque je voyais bien la scène et aussi les choeurs latéraux dans la nef (ci-dessus).

Les choeurs de la Renaissance étaient de difficulté croissante, écrits pour 4, 5, 6 puis 8 voix,

en double choeur, un choeur à chaque extrémité du milieu de la nef et le chef de choeur au centre.

Cantigas

J'ai été très impressionnée par l'excellence de l'exécution des choeurs doubles, l'ensemble

du concert étant impressionnant de qualité vocale. Il y eut ensuite des Cantigas de Ohana, par

les choristes adultes, avec des solistes, dont un très jeune que l'on voit ci-dessous avec son chef.

Cantigas

La fin des Cantigas (et du concert) fut interprétée par les seuls choristes adultes, avec

les musiciens. Ci-dessous une vidéo (je ne pêux dire de quel Cantiga il s'agit...)

 

 

 

Ce fut un très beau concert, avec un rapprochement intéressant entre l'Andalousie

du XVIè siècle de Victoria et Morales, et celle rêvée au XXè siècle, de Ohana.

Bravo à toutes et à tous!

 

Sylvie, blogmestre

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:46

Samedi soir, 25 mars, je suis allée entendre Daniel Harding au Théâtre des Champs-Elysées dans une

symphonie de Schumann, et des pièces de Schoenberg et Berlioz, interprétées par le Gustav Mahler

Jugendorchester . Voici le billet de concert du Théâtre des Champs Elysées, retiré sur place. Partie

de chez moi vers 18h40, il y avait 20 minutes d'attente pour la correspondance entre les RER B et C .Changeant

d'itinéraire, je pris la ligne 1 à Chätelet, qui (pas de chance!) fut bloquée par un problème technique  entre Châtelet

et la Défense! Un troisième itinéraire me permit enfin d'atteindre la rue Montaigne, où j'arrivai un quart d'heure avant

le début du concert. Heureusement que j'avais de l'avance! D'autres auditeurs mirent plus de temps pour arriver...

 

 

Week-end des 25 et 26 mars 2017

 

J'ignore si c'était dû à la panne de la ligne 1 du métro, mais le premier balcon côté cour avait des places vides,

mieux situées que la mienne, dont une juste au-dessus de la scène, la dernière du 2è rang, où je me suis installée.

Ci-dessous, le Gustav Mahler Jugendorchester, avant le début du concert. Cet orchestre de jeunes

musiciens de moins de 27 ans fut créé à Vienne en 1986 à l'intiative de Claudio Abbado, dont

Daniel Harding sera, dix ans plus tard, assistant au Philharmonique de Berlin. L'orchestre est ouvert

aux jeunes de toute l'Europe et reçoit chaque année environ 2000 candidatures! Considéré comme l'un

des meilleurs orchestres de jeunes, il est placé sous le patronage du Conseil de l'Europe.

 

Week-end des 25 et 26 mars 2017

 

La première partie du concert commençait par cinq pièces pour orchestre d'Arnold Schoenberg,

composées en 1909, dans lesquelles le compositeur rejetait toute forme et tout symbole, cohérence

et logique et souhaitait en finir avec l'harmonie. Il expliqua à Richard Strauss que ses pièces n'étaient

qu'une suite bariolée de couleurs, rythmes et atmosphères. Strauss lui répondit poliment que le public

berlinois n'était pas prêt à entendre des expériences sonores aussi osées...  Finalement, les 5 pièces

seront créées à Londres, en 1912. A part ses oeuvres d'inspiration romantique, Schoenberg me laisse

un peu perplexe. Cependant, j'ai aimé le fracas de ces compositions sans logique, admirant que l'on

puisse jouer sans harmonie, dans une écriture dépourvue de classiques "repères" musicaux.

 

Week-end des 25 et 26 mars 2017

 

La deuxième sous-partie de la première partie du concert était "Les nuits d'été" de Hector Berlioz, six

mélodies écrites sur des poèmes de Théophile Gautier, et chantées par le baryton Christian Gerhaher.

J'avais eu une semaine Berlioz, comme vous pouvez le constater, de la Symphonie fantastique aux

Nuits d'été, en passant par Béatrice et Benedict ! Mais ce n'était pas le Berlioz flamboyant de la

symphonie, ni le Berlioz farceur de l'opéra comique, qui avait composé ces nuits d'été. Le recueil de

poèmes de Gautier dont les extraits mis en musique sont issus est intitulé "La comédie de la mort",

ce qui donne le ton... Le Berlioz compositeur de ces nuits me parut plutôt déprimé, et l'oeuvre très

sombre. Curieusement, la lecture des poèmes de Théophile Gautier ne me cause pas la même

impression neurasthénique. La musique de Berlioz accentue le côté mortifère de l'écriture.

C'était très beau, mais très triste!

 
Week-end des 25 et 26 mars 2017

La deuxième partie du concert était constituée de la deuxième symphonie de Robert Schumann

La première partie avait été belle, mais la symphonie, dirigée par ce spécialiste de Schumann qu'est

Daniel Harding, fut splendide.. Je remarquai qu'il avait dirigé la première partie avec partitions,

Schoenberg à la baguette, Berlioz sans, qu'il avait repris sa baguette pour Schumann, et que sa

partition de la symphonie resta fermée: il la savait par coeur. Connaître une oeuvre par coeur permet de se

concentrer sur autre chose que sur la partition, c'est particulièrement utile dans les mouvements rapides, car le

temps que la vision de la partition parvienne au cerveau peut faire perdre de la vitesse à l'exécution musicale.

Cette symphonie, créée à Leipzig en 1846, fut écrite après une maladie du compositeur, qui était

à peine convalescent quand il commença son écriture. La première partie serait déchirante, et

l'oeuvre irait vers la renaissance, mouvement après mouvement. Je n'ai rien remarqué, j'ai trouvé la

symphonie belle, sensible, romantique, spectaculaire car je surplombais la scène et le chef était

au mieux de sa direction, avec un superbe suivi de l'orchestre dont il faisait ce qu'il voulait.

Quand il baissa les bras, après une époustouflante traversée des angoisses et de la

résurrection schumannienne, le public les ovationna (voir la petite vidéo des saluts ci-dessous)

et les jeunes musiciens se tombèrent dans les bras les uns des autres !

 

 

Nous sommes ressortis du Théâtre vers 22h, deux gros cars attendaient dans l'avenue Montaigne

pour ramener les jeunes musiciens à Vienne. Le retour en métro et RER se passa sans incident!

 

Sylvie, blogmestre

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 08:10

Comme vous l'avez peut-être constaté, amis lecteurs de ce blog, je n'ai pas rédigé les trois articles promis

hier matin, car hier après-midi, j'étais au Salon du Livre, dont c'était le dernier jour. Je vous livre (c'est

le cas de le dire!) ici mes impressions (bis!) sur ce salon, puis terminerai les articles précédents.

Salon du Livre de Paris

J'avais acheté en ligne hier matin un billet au code sybillin (preuve d'achat en fin d'article), et arrivai vers

15h45* au Salon, Porte de Versailles. Je redoutai un peu cette manifestation, dont j'avais gardé le

souvenir épuisant d'une foule dense qu'il fallait presque écarter avec les bras comme on nagerait

la brasse... J'avais dû y aller en week-end. En semaine, c'était beaucoup plus aisé.

Salon du Livre de Paris

J'eus une pensée pour mes amies les brebis, porcelettes, poussinettes, génisses, qui avaient regagné leurs étables

ou basse-cours après leur petit séjour dans la capitale, hébergées, me semblait-il, dans le même pavillon...

Il n'y avait plus que des bipèdes non-résidents des lieux, feuilletant des êtres de papier et de rêves.

 

Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris

Je redoutais un peu le Salon du Livre pour cette autre raison: c'est un supplice de Tantale.

Financièrement, je suis beaucoup plus dangereuse dans une librairie que dans un magasin de vêtements!

Après avoir fait le tour des exposants, écouté des interventions, feuilleté des dizaines d'ouvrages,

repéré ceux que j'emprunterai volontiers en bibliothèque, je me décidai à faire l'emplette d'un roman

symbolique de notre cher Emile, qui gratifia grâce à lui d'un surnom toute la gent féminine: Nana.

La lutte avait été rude, un recueil de poèmes déglingués de Rimbaud était parvenu en finale, mais Zola,

l'auteur de mes seize ans (j'ai lu tous les Rougon-Macquart à cet âge!), avait gagné au finish.

Salon du Livre de Paris

Il s'agissait d'une très modeste emplette, 4€*, à laquelle j'ajoutai une petite trousse en cuir artisanale,

pour mettre les plumes et crayons indispensables à ceux qui écrivent beaucoup (vous aviez

probablement remarqué que j'appartiens à cette catégorie!) J'ai beaucoup regretté de ne pas pouvoir repartir

avec un plein sac de livres, comme je voyais d'autres le faire, mais ce sera peut-être pour une

autre fois. Ce passage au Salon du Livre d'hier m'a beaucoup plu, et réconciliée avec la manifestation.

Il faut que j'y aille en semaine, hors des heures de pointe, et tout se passe bien!

Je suis repartie du salon environ une heure et quart avant la fermeture de l'édition 2017, soit vers 17h45***

 

Sylvie, blogmestre

Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
Salon du Livre de Paris
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 08:34

C'était le premier week-end de printemps... Je suis allée à Notre-Dame dimanche matin, 26 mars,

et chanter le Gloria de Vivaldi en l'église Saint-Louis en l'Ile, dimanche après-midi.

Dimanche 26 mars 2017

Je partis avec la tenue de concert et tout l'équipement vers Notre-Dame, et arrivai en retard d'environ

un quart d'heure...* La messe grégorienne était animée par trois solistes sous la direction de

Sylvain Dieudonné, qui joua aussi de la vièle à archet pour accompagner un ténor solo.

La célébration était conduite par Mgr Chauvet, avec retransmission sur France Culture.

Dimanche 26 mars 2017

La messe internationale qui suivit fut animée par un quatuor SATB, qui chanta une messe

de Cererols, et le Locus iste d'Anton Bruckner (ci-dessous). Une lecture fut faite en espagnol

par un jeune homme dominicain, et on nous annonça un concert le 28 mars, ainsi que les

dernières conférences de Carême. La messe se termina vers 12h40**.

 

 

Après un déjeuner au jardin du Luxembourg, je regagnai Saint-Michel Notre-Dame,

et de là l'Ile Saint Louis pour le raccord du concert de l'après-midi.

Dimanche 26 mars 2017

Le concert à Saint-Louis en l'Ile, donné par le Choeur polyphonique de Choisy le Roi en

compagnie d'autres choeurs sous la direction de Laurent Boer, avec la participation de

l'Académie d'orchestre, proposait le Te Deum de Haydn, puis la symphonie n°22 de Mozart,

suivie du concert pour violon d'Albinoni, et enfin du Gloria de Vivaldi, auquel je participai

parmi les choristes. Ce concert eut beaucoup de succès, l'église était pleine d'un public

chaleureux, qui participa au premier choeur du Gloria, en ouverture, puis en bis.

Dimanche 26 mars 2017

Voici la fin du Gloria de ma place de soprane. Le concert se termina vers 17h45, et je

repartis en tenue de concert dans les rues, jusqu'au parvis de Notre-Dame, où je pus

changer de vêtements avant de reprendre le RER... Un superbe week-end!

 

Sylvie, blogmestre

Dimanche 26 mars 2017
Dimanche 26 mars 2017
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 00:39

Je participerai aujourd'hui au concert donné en l'église Saint-Louis en l'Ile, à 16h, par plusieurs

choeurs du Val-de-Marne, et par l'Académie d'orchestre. Ma participation se limitera au Gloria

d'Antonio Vivaldi, mais il y aura aussi le Te Deum de Joseph Haydn, la 20è symphonie de Mozart,

et le concerto pour violon d'Albinoni. Un très joli programme, sous la direction de Laurent Boer.

 

 

Sylvie, blogmestre

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 09:13

Il y a deux jours, j'avais eu la chance de trouver une place, à un prix abordable, pour l'opéra comique

de Hector Berlioz, Béatrice et Benedict, inspiré de la comédie Much ado about nothing (Beaucoup

de bruit pour rien) de William Shakespeare, qui se donne actuellement au Palais Garnier.

Béatrice et Benedict

J'arrivai hier soir vers 19h10, et me glissai à la fin d'une file d'attente, devant le Palais Garnier.

Ma place était à l'amphithéâtre, à l'avant-dernière rangée, sous le plafond de la grande salle.

Béatrice et Benedict

On voyait très bien, à la fois la scène et l'orchestre, dirigé par Philippe Jordan. En revanche le confort

était pire que dans mes souvenirs! L'amphithéâtre étant, comme le reste du Palais Garnier, classé, il n'est pas

réaménageable pour s'adapter à la taille actuelle des spectateurs, quoique les sièges aient été prévus a minima de

celle de nos ancêtres, au XIXè siècle de sa construction. Mais, rendons justice à Garnier, on y voit très bien!

Béatrice et Benedict

J'ai eu encore plus de chance que je pensais car je découvre que j'ai assisté à la première hier soir... Je suis allée

voir ce qu'écrit la concurrence officielle (les médias!) sur ce spectacle. Voici un podcast de France Musique:

 

 

 

et un article intéressant publié dans le quotidien le Figaro, qui trouve l'opéra "étrangement poétique".

L'opéra comique en deux actes de Berlioz fut créé en 1862 à Baden-Baden. On se souvient que Berlioz

avait eu un coup de coeur pour Shakespeare, et pour Harriet Smithson, actrice shakespearienne

(voir la Symphonie fantastique dans un article récent) de ce blog. Il lui fallut quand même 25 ans, après avoir

songé à composer une version d'opéra de la pièce de théâtre, pour passer à l'acte. Berlioz avait la

réputation d'être un musicien bruyant, qui tirait son renom du fracas des orchestres puissants.

De faire dans le spectaculaire, le grandiose, et l'académique. Ici, il en va tout autrement. Aucune

inspiration épique comme dans Les Troyens. La guerre est évoquée mais seulement pour se réjouir du

retour des amants partis défendre la patrie, avec force libations, qui donnent lieu à de jolis choeurs.

Berlioz évoque cette oeuvre comme un "petit opéra", comique, avec "farces de son invention".

Béatrice et Benedict

La version présentée par l'Opéra national de Paris était à mi-chemin entre l'opéra et le concert.

Les musiciens étaient bien dans la fosse d'orchestre, mais le choeur était explicitement sur scène

puisqu'il y avait ses chaises! Il y avait des personnages parlés et des chanteurs, ce qui était un peu

déroutant au départ, puisque on voyait sur scène deux Béatrices et deux Benedicts! La musique était

douce et très mélodieuse, fine, complexe, loin des fureurs d'autres oeuvres de Berlioz. On riait des

farces et de la mauvaise foi des uns et des autres, des stratagèmes de séduction croisée

immémoriaux, que l'on trouve dans Shakespeare, Molière et bien d'autres (et même dans le Fabuleux

destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet!) Deux jeunes gens, Béatrice et Benedict, se détestent trop pour

que cette détestation affichée ne cache pas un sentiment plus doux. Leurs proches entreprennent

de leur ouvrir les yeux sur leur attirance mutuelle en convainquant chacun que l'autre l'aime.

 

Au centre, Héro, Philippe Jordan, Benedict, Béatrice, et plus à droite Claudio

Au centre, Héro, Philippe Jordan, Benedict, Béatrice, et plus à droite Claudio

Béatrice a une cousine, Héro, qui va se marier avec Claudio, qui se trouve être le meilleur ami de ...

Benedict. Le rapprochement va donc se faire à peu près facilement, après deux heures de résistance

des intéressés, qui finiront unis dans le mariage, comme Héro et Claudio. Sabine Devieilhe et

Stéphanie d'Oustrac chantaient les rôles de Héro et de Béatrice, tandis que Florian Sempey et

Paul Appleby chantaient ceux de Claudio et de Benedict. Les rôles parlés étaient interprétés par

des acteurs dramatiques, dont Didier Sandre qui jouait le père de Héro. Une excellente distribution,

une très jolie musique superbement interprétée, du rire et de la bonne humeur... Un divertissement

que je recommande chaudement et qui changera l'image que vous aviez de Hector Berlioz!

Béatrice et Benedict

L'opéra s'est terminé peu après 22h, soit une durée de deux heure trente avec entracte.

 

Sylvie, blogmestre

 

 

Béatrice et Benedict
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 20:40

Jacques, ex-ténor et chef de pupitre des Choeurs de Paris 13, nous propose trois concerts

du choeur et de l'orchestre Note et Bien, en entrée libre, les 23, 25 et 26 mars 2017.

Au programme, l'Oiseau de Feu de Stravinsky, et des choeurs a capella d' Eric Whitacre,

sous les directions respectives d' Emmanuel Calef et de Denis Thuillier

Trois concerts Stravinsky et Whitacre

L'entrée est libre, une quête sera faite à l'issue de chaque concert au profit d'une association

différente. Les horaires, lieux de concerts, et associations aidées sont détaillés

sur le site de l'association Note et Bien.

 

Sylvie, blogmestre

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:08

J'ai entendu mardi soir en concert à la Philharmonie l'Orchestre du Conservatoire de Paris, sous

la direction de Jean-Claude Casadesus, dans un programme composé de l'Ouverture de Coriolan,

de Ludwig van Beethoven, de Prélude et mort d'Isolde de Richard Wagner,

et de la Symphonie fantastique de Hector Berlioz.

Orchestre du Conservatoire de Paris

J'avais une très belle place, proche de la scène, voici une vue de la grande salle depuis cette place:

Orchestre du Conservatoire de Paris

L'Orchestre du Conservatoire de Paris comporte 350 instrumentistes, réunis en formations variables

selon les oeuvres abordées et les chefs invités. Ils étaient une centaine pour ce concert,

et ce qui frappait c'était la diversité de leurs origines, et leur jeunesse. On ne présente plus

Jean-Claude Casadesus, dont la biographie est particulièrement impressionnante, et que j'étais très

heureuse de voir diriger, pour la première fois. Le fil rouge du concert était "trois récits d'amour

et de mort", sous-titré "Coriolan déchiré", "Isolde exaltée", et "Berlioz foudroyé".

Ci-dessous, l'orchestre vu de ma place après l'Ouverture de Coriolan.

Orchestre du Conservatoire de Paris

Au départ, l'Ouverture de Coriolan de Beethoven "ouvrait" une tragédie éponyme de von Collin,

"Coriolanus". L'Ouverture de Beethoven a acquis son autonomie, et on la présente actuellement seule

en concert. L'ouverture traduirait en musique ce qui se passe dans la pièce, ce serait un résumé

musical qui se suffit à lui-même. Wagner considérait que Beethoven avait décrit le déchirement de

Coriolan, conquérant romain passé dans le camp des Volsques après avoir été banni de Rome, pris

entre son désir de vengeance, et l'imploration de sa mère et de son épouse de ne pas détruire la Ville.

Ceci expliquerait l'alternance de passages violents et de mélodie tendre. Le dénouement est violent

aussi: Coriolan se donne la mort, et la musique s'éteint progressivement, jusqu'au glas.

Ce qui frappait, après cette première oeuvre, c'était l'excellence des jeunes interprètes!

Orchestre du Conservatoire de Paris

Le Prélude de Tristan et Isolde de Wagner était la deuxième pièce du concert. J'avais entendu Tristan

et Isolde l'an dernier au Théâtre des Champs-Elysées, par l'Orchestre national de France, si vous vous

en souvenez. Contrairement à l'Ouverture de Coriolan, il s'agit ici d'un véritable prélude, qui introduit

la première scène, auquel répondra en miroir dans la scène finale de l'opéra, la Liebestod d'Isolde.

Musicalement, ce prélude évoque l'amour avoué des amants et inclut une dissonance musicale

célèbre, novatrice pour l'époque, portant en germe l'amour maudit qui se terminerait dans la mort.

L'Orchestre du Conservatoire interpréta Wagner tout aussi parfaitement que Beethoven.

Ci-dessous, Jean-Claude Casadesus et Ricarda Merbeth, qui interprétait Isolde.

Orchestre du Conservatoire de Paris

La deuxième partie du concert était constituée de la Symphonie fantastique de Berlioz, une oeuvre

atypique en 5 mouvements, connue, et généralement très appréciée.  Il s'agit encore d'une histoire

d'amour, celle, musicale, inspirée par les sentiments passionnés de Berlioz envers l'actrice

shakespearienne irlandaise Harriet Smithson. L'idée fixe de l'aimée Harriet accompagne Hector dans

cinq scènes de sa vie. Détail intéressant, en clin d'oeil: la Symphonie fantastique fut créée en 1830

au Conservatoire de Paris. Elle est plus proche du poème symphonique que de la symphonie classique.

La première partie s'intitule "Rêveries - Passions", Hector rêve de Harriet. Dans la deuxième partie,

il l'emmène au bal, dans une valse étourdissante. Voici la musique du 2è mouvement, sur laquelle un

passionné de Berlioz s'est donné la peine de commenter tous les détails musicaux, une curiosité anglophone.

 

 

 

Puis, Harriet accompagnait Hector dans une scène champêtre, évoquant (et influencée par) la

symphonie pastorale de Beethoven, autre grand émoi artistique de Berlioz, avec Shakespeare.

Après ce troisième mouvement bucolique, le compositeur était soudain pris d'angoisse dans le 4è

mouvement, "Marche au supplice", à l'idée que son amour méconnu était peut-être sans espoir.

Il s'adonnait à l'opium, rêvait qu'il tuait sa bien-aimée, et assistait à sa propre exécution.

Orchestre du Conservatoire de Paris

Dans le cinquième et dernier mouvement, intitulé "Songe d'une nuit de sabbat", le compositeur

assistait à ses propres funérailles, en compagnie de créatures fantastiques, ombres et monstres,

auxquelles s'était jointe l'aimée. La conclusion est un mélange de ronde de sabbat et de Dies irae,

sonore et claquant, grandiose, furieusement romantique. Le public a adoré!

 

Jean-Claude Casadesus dirigeait son orchestre avec baguette, en faisant de petits signes

supplémentaires, des indications que l'on ne voit pas avec les orchestres composés d'adultes.

Il était en symbiose avec son orchestre, sans perdre de vue que malgré l'excellence des musiciens,

il s'agissait de jeunes qui avaient besoin d'être confortés dans la qualité de leur production.

Tout en leur témoignant beaucoup de respect, autant qu'à des professionnels aguerris.

Ci-dessous, il serre la main du premier alto, après avoir serré celle du premier violon.

Orchestre du Conservatoire de Paris

Le concert s'est terminé dans la joie des auditeurs et les applaudissements, clameurs, bis.

Nous avons été charmés par le programme et par la grande virtuosité de ces jeunes gens,

dont certain(e)s étaient vraiment très jeunes. Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas...

Merci à Tristan Labouret, élève en métiers de culture musicale, qui a rédigé le livret, très bien documenté.

 

Orchestre du Conservatoire de Paris

En vous remerciant de votre patience pour l'ensemble du contenu de l'article.

 

Sylvie, blogmestre

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 09:19

Hier soir, la grande salle de la Philharmonie était pleine de fans de Monteverdi... Je n'aurais pas cru

qu'ils fussent si nombreux! Le spectacle était donné par les Arts Florissants sous la direction de

Paul Agnew, directeur musical adjoint et chef de choeur associé, qui présentaient l'Orfeo.

Orfeo

Ayant croisé un billet à revendre, j'en avais fait l'acquisition dans la journée*

Ma place était au 2è balcon, dans une zone de la salle que je n'avais pas encore pratiquée.

Orfeo

Cette année 2017 est le 450è anniversaire de la naissance de Claudio Monteverdi, à Crémone

en 1567. Décédé en 1643, Monteverdi se situe musicalement à la charnière de la Renaissance

et de l'époque baroque. Compositeur de pièces variées, madrigaux, musique sacrée, oeuvres

dramatiques, il est considéré comme l'un des fondateurs de l'opéra moderne,

dont son Orfeo est le premier chef d'oeuvre.

Orfeo

La scène de la grande salle de la Philharmonie était hier soir aménagée en décor antique avec

des pierres levées en cercle, et de la verdure au sol. Les musiciens étaient disposés autour, et

les chanteurs évoluaient à l'intérieur. Voici la première page du programme:

Orfeo

Et voici ci-dessous un extrait musical de l'Orfeo, c'est la Toccata d'ouverture, avec cordes,

clavecin et trompette. Vous noterez le caractère baroque de cet extrait. L'Orfeo a été créé en 1607,

il s'agit d'un baroque tout nouveau! Il fut donné dans un petit salon du Palais de Mantoue, par une

petite formation de chanteurs et de musiciens (que Monteverdi, lui, jugea très conséquente!)

 

Comment adapter cet opéra en chambre à l'immense salle de la Philharmonie?

Dans le livret, nous en apprenions un peu plus long sur les intentions du compositeur, le choeur doit

compter seize à dix-huit chanteurs, et on dispose d'une liste d'instruments variés, à vent et à cordes.

Il y avait hier soir sur scène violons, altos, violoncelle, "violone", flûtes à bec et cornets, trombones,

harpe, théorbe, luth, clavecin, orgue et archicistre (instrument néo-médiéval à cordes métalliques).

Au début de l'opéra, j'ai pensé qu'il aurait mieux convenu à la scène de la Cité de la Musique, plus petite.

L'avantage de la grande salle de la Philharmonie, c'est que la disposition en gradins rend l'action visible par tous.

Le handicap, c'est que les chanteurs sont des chanteurs classiques, et les instruments, anciens, donc adaptés

aux salles plus petites. Il y eut cependant une adaptation progressive des musiciens et chanteurs obtenue

en élevant le niveau sonore, et du public, en suspendant les bruits de fond et en tendant l'oreille.

 

Orfeo

L'opéra est en cinq actes, et dure un peu plus de deux heures. La première partie comportait

les deux premiers actes, la deuxième partie les trois derniers. L'histoire est celle, mythologique,

d'Orphée, fils d'Apollon, qui descendit aux Enfers rechercher sa bien-aimée Eurydice, obtint des dieux

qu'elle revint avec lui parmi les mortels, et trop pressé de contempler l'objet de sa flamme, se retourna

pour la regarder avant leur sortie du territoire de la mort, la perdant ainsi définitivement.

Sur ce canevas de base, Monteverdi, en méditerranéen, a brodé des déclamations volubiles qui

évoquent l'amour courtois contrarié, le fatum, et les forces de la terre, de la vie et de la mort.

Son Orphée se répand d'une manière que nous jugerions peu digne aujourd'hui, avec une hyper-

sensibilité littéraire, mais nullement affectée. Le pauvre homme est dans tous ses états que la belle

Eurydice enfin conquise à son coeur, lui ait été enlevée brutalement par la piqûre d'un serpent (animal

biblique). Orphée, dont la voix charmait les animaux sauvages (mais pas le serpent), va exercer

ses talents sur Charon, le passeur des Enfers, et franchit le Styx. Proserpine, épouse de Pluton,

dieu des Enfers, intervient en sa faveur: il pourra ramener Eurydice aux vivants. Mais Orphée manque

à son serment et perd son aimée, ce que Monteverdi accompagne de longues lamentations.

Orfeo

Le texte est frappant, si l'on pense à des auteurs comme Molière, pour l'époque baroque, qui aurait

bien ri des attendrissements d'Orphée sur son sort, quoique cruel. En revanche, on trouve dans les écrits

de la Renaissance une hypersensibilité masculine (je pense à Montaigne, du Bellay, Ronsard). Le texte

de l'Orfeo serait donc plutôt Renaissance. La musique des deux premiers actes comporte des danses

qui sont très nettement d'inspiration Renaissance. En revanche, les deux actes du passage aux Enfers,

le troisième et le quatrième sont musicalement clairement baroques. Cette oscillation entre deux

époques culturelles était très intéressante, et avait quelque chose d'un peu déroutant au départ.

Le baroque est très représenté dans les arts à notre époque. La Renaissance l'est moins. Entendre

l'Orfeo et l'apprécier supposait de se mettre dans le costume de l'auditeur de 1607, avec sa sensibilité,

qui était différente de la nôtre, puisque les" torrents de larmes" (sic) d'Orphée lui étaient naturels,

et qu'il l'était tout autant pour lui d'en parler ainsi, ce que la pudeur, le surmoi, nous interdiraient.

Orfeo

On voit ci-dessus les chanteurs aux saluts, Eurydice (Hannah Morrison) en blanc, Apollon (Paul Agnew)

en blanc aussi, et Orphée (Cyril Auvity), en blanc et vert, au centre de la photo. Cyril Auvity, de tous

les chanteurs, avait la voix la plus lyrique, ce qui convenait bien au texte qu'il devait chanter.

Dans le dernier acte, Monteverdi avait d'abord repris la mythologie, c'est à dire qu'Orphée était "déchiré

par les Bacchantes en furie" (vous noterez la distance entre la poésie fleurie de Monteverdi, et la cruauté de sa

source d'inspiration...!) une correction fut faite ensuite, plus dans le ton du reste de l'oeuvre, dans laquelle

Apollon proposait à son fils de partager le sort des dieux dans les régions célestes, à quoi les bergers,

pour l'occasion, jouaient une dernière danse d'inspiration Renaissance, miroir du début de l'opéra.

Orfeo

C'est la deuxième fois que j'entends les Arts Florissants en concert, et comme la première fois,

ils furent parfaits. Je salue le tour de force d'avoir adapté l'opéra de Monteverdi, dans sa langue

fleurie de 1607, à la grande salle de concerts de 2017, et d'avoir su faire entrer le public dans le récit

musical d'un drame très éloigné de ses préoccupations actuelles et de sa musique ordinaire.

Ils furent très applaudis, bissés, et revinrent saluer de nombreuses fois. Un grand bravo!

Nous sommes ressortis de la grande salle vers 23h.

 

Sylvie, blogmestre

 

Ci-dessous, l'attestation d'achat* du billet de concert.

Orfeo
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