28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:28

Hier, 27 février, je suis allée aussi au Théâtre des Champs Elysées, où Emmanuel Pahud, flûtiste

virtuose,donnait un concert avec l'Orchestre de chambre de Paris, sous la direction de Douglas Boyd.

Vers 19h45, j'étais avenue Montaigne, un peu fatiguée mais heureuse d'entendre un concert avec

une flûte en solo (la flûte traversière est mon instrument, même si je ne pratique actuellement plus).

 

Lundi 27 février 2017

Le programme proposait un concerto pour flûte d'Ignaz Pleyel, une Sonate pour flûte de

Francis Poulenc, et la Gran Partita (sans flûte) en si bémol majeur de Wolfgang Amadeus Mozart.

Lundi 27 février 2017

La place S30 que j'avais louée était au premier balcon sur le côté.

Le Théâtre vu de la place S30

Le Théâtre vu de la place S30

J'eus de la chance, je voyais très bien le flûtiste, ainsi que les violons, les cuivres et vents les plus

à gauche de la scène le reste de l'orchestre étant moins aisé à voir sans gêner en me penchant.

Le livret nous apprenait qu'Ignaz Pleyel était le 24è enfant (ciel!) d'une fratrie, et qu'il avait étudié avec

Josef Haydn, qu'il avait été maître de chapelle, notamment à Strasbourg, avait beaucoup composé, et

effectué des tournées à Londres et à Vienne. La fabrique de pianos qui porte son nom fut fondée en 1807.

Le concerto en ut majeur qui nous fut présenté avait été écrit par lui en plusieurs arrangements:

pour flûte, ou pour violoncelle, ou pour clarinette. L'oeuvre eut beaucoup de succès et fut largement

rentabilisée! Elle est élégante, brillante, virtuose sur la fin, dans le style de Haydn.
 

Emmanuel Pahud, Douglas Boyd et les violons

Emmanuel Pahud, Douglas Boyd et les violons

La sonate pour flûte de Francis Poulenc qui suivit m'était connue (mon addiction à Jean-Pierre Rampal...)

Elle fut créée en 1957 à Strasbourg par le compositeur au piano, et Jean-Pierre Rampal à la flûte.

La version originale de cette sonate ne comportait que ces deux instruments. Elle fut arrangée en

1977 pour flûte et orchestre par Lennox Berkeley. Elle est délicate, charmante, et virtuose.

Emmanuel Pahud était extrêmement rapide dans son jeu, sans effort apparent, fascinant, tout en

souplesse et en force contenue, s'imposant à six autres instruments à vent réputés plus sonores.

Le flûtiste, en photo ci-dessus avec Douglas Boyd devant les violons, fut très applaudi, et très rappelé.

Il nous joua un bis avec l'orchestre. J'ai beaucoup aimé cette première partie de concert,

qui m'a donné envie de ressortir la flûte dormante que j'ai chez moi...

 

 

Des places étant restées inoccupées plus au centre du premier balcon, je m'y installai à l'entracte avec d'autres

personnes, et vis beaucoup mieux la deuxième partie, la Gran Partita de Mozart en 7 mouvements, dont

le 3è est le plus connu (utilisé dans le film Amadeus), qui est jouée par un orchestre de vents et de

cuivres et une unique contrebasse. Pas de flûte, mais deux hautbois et deux clarinettes.

Vous pouvez entendre ci-dessous le dialogue entre hautbois et clarinettes de ce 3è mouvement:

 

 

 

 

Le livret nous expliquait que pendant sa période salzbourgeoise, Mozart composait volontiers pour de

petits ensembles de plein-air, qui accompagnait les événements rythmant la vie de la cité. Il valait mieux

jouer du hautbois que de la contrebasse... La Gran Partita comporte 13 instruments. Outre ceux déjà cités,

il y a des cors, des bassons, et des cors de basset, tous par deux, seule la contrebasse est unique.

L'oeuvre, qui est une sérénade, dure une cinquantaine de minutes, elle est plus longue

qu'une symphonie de l'époque. Il semblerait que Mozart eut la surprise, lors de son mariage en 1782,

d'entendre sa sérénade jouée par des musiciens invités... Elle comporte des mouvements de style

différent, le troisième présenté ci-dessus, mais aussi des danses, berceuse, aubade. Le 7è et dernier

mouvement, un rondo, comme il se doit, conclut la sérénade avec brio, à la manière... de Mozart.

 

L'orchestre et Douglas Boyd dans la Gran Partita

L'orchestre et Douglas Boyd dans la Gran Partita

Le concert fut très applaudi, et Douglas Boyd fut lui aussi bissé après la sonate de Mozart.

Ce fut une très belle soirée, j'ai beaucoup aimé les deux parties (et manifestement le public aussi).

Nous sommes ressortis vers 22h10 du théâtre.

 

Sylvie, blogmestre

Partager cet article

Repost 0
Published by Blog des choristes des CP13
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d'une choriste parisienne vagabonde
  • Le blog d'une choriste parisienne vagabonde
  • : Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
  • Contact

Recherche