16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 19:06

Il y a actuellement, du 14 octobre 2016 au 29 janvier 2017 à la Philharmonie de Paris, une opération

génie musical qui porte ce titre. Beethoven super-héros. Et l'opération commence par une série de

concerts, qui sont tous complets, avec liste d'attente. Tous sauf un, où je suis parvenue à avoir

une place: un concert en famille donné hier samedi, en matinée. Au menu, la 6è symphonie.

Auditeurs du concert en famille

Auditeurs du concert en famille

Voici le public convergeant vers les volutes argentés de la salle de concert (l'enfant au skate-board est bien

entré avec son véhicule, probablement entreposé ensuite au vestiaire). J'avais une place à l'arrière de la scène.

Ludwig van
Ludwig van

Voici la salle de ma place, pour changer, j'ai choisi de montrer le plafond, où le dispositif d'éclairage 

m'évoque une grosse paramécie replète (on a les références qu'on peut!) Quand j'arrive, en avance, les

chaises des musiciens sont vides, mais il y a quelqu'un sur la scène, derrière l'orchestre.

Le fantôme de Ludwig van, de passage à la Philharmonie

Le fantôme de Ludwig van, de passage à la Philharmonie

Ce personnage dans un cadre nous dira, avant la symphonie, être Ludwig van, revenu sur terre... Mais moi qui

fréquente aussi la Comédie française, je sais qu'il s'appelle Elliot Jenicot, et qu'il est comédien! Elliot/ Ludwig

dissèque la symphonie pour les enfants, mouvement par mouvement, et même par demi-mouvement,

puis l'orchestre joue le demi-mouvement concerné. La méthode me parait discutable! OK, un demi-mou-

vement, ça permet de maintenir l'attention des enfants, mais musicalement ça n'a pas de sens pour les adultes.

Elliot/Ludwig s'est piqué au jeu, il nous en fait des tonnes, enlevant ses chaussettes pour mettre les pieds

dans le ruisseau imaginaire décrit par la musique, et faisant pousser des cris d'oiseaux (et même de

chimpanzé) aux gamins ravis de l'aubaine... Je sens le dérapage possible et m'inquiète pour la suite...

Mais non, les chimpanzés écoutent sagement le reste du concert (et les canards aussi, super, les canards!)

 

L'Orchestre de Paris

L'Orchestre de Paris

Le chef qui dirige ce jour-là l'Orchestre de Paris pour une Pastorale saucissonnée s'appelle

Lucas Macias Navarro. Il reste très zen face à l'animateur quoique l'on perçoive qu'il est un peu

perturbé par les interruptions de son programme musical. L'Orchestre est totalement

imperturbable, et c'est un bonheur de l'entendre, comme d'habitude. Luxe des luxes: nous avons

eu droit à un cinquième mouvement symphonique complet, sans coupure explicative.

En toute honnêteté, je crois que la beauté délicate de cette oeuvre aurait autant plu, voire davantage,

aux grands et aux petits avec moins d'entertainment, et une présentation plus sobre, surtout en ce lieu.

Enfin, les tranches de 6è symphonie m'ont laissée sur ma faim. Peut-être que c'est une oeuvre indécoupable.

 

Sylvie, blogmestre

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Published by Blog des choristes des CP13
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