30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 09:08

Et de trois! Hier soir, l'Orchestre de Paris donnait, pour la deuxième fois, son troisième concert de rentrée

sous la direction de Daniel Harding, à la Philharmonie. Au programme, le prélude de Parsifal de Richard

Wagner, "Dream of the song" de George Benjamin, et la 1ère symphonie de Johannes Brahms.

Wagner, Benjamin, Brahms

A cause des travaux sur le RER, j'étais partie en avance, méfiance. Mais tout s'est bien passé, arrivée

bien à l'heure. A l'entrée dans la salle, on nous distribua un grand programme orné d'arabesques, dont j'ai lu le contenu,

dense, avant le concert et pendant l'entracte, sans cependant parvenir à l'épuiser.

Wagner, Benjamin, Brahms

Récapitulons: le premier concert de septembre du même orchestre avec le même chef présentait

le Faust de Goethe par Schumann, le deuxième la dixième symphonie de Mahler reconstituée;

celui-ci était plus classique dans sa présentation d'oeuvres romantiques, mais la pièce

de Benjamin était une création en France. Il s'agit donc de concerts singuliers.

L'Orchestre de Paris dans l'oeuvre de George Benjamin

L'Orchestre de Paris dans l'oeuvre de George Benjamin

Nous entendîmes en ouverture un prélude d'opéra de Wagner, avec exposition des personnages,

et grand orchestre. Puis les musiciens sortirent et la scène fut réaménagée, les instruments en nombre

plus restreint furent augmentés de harpes, et de percussions, métallophones et gongs, pour la pièce de

George Benjamin, créée à partir de poèmes et chantée par un contre-ténor, Bejun Mehta, et un choeur

de huit femmes, le SWR Vokalensemble de Stuttgart. Les poèmes d'inspiration arabe avaient été écrits

par trois poètes andalous, deux du XIè siècle, et un du XXè siècle (Garcia Llorca), et étaient reproduits

traduits dans le livret du concert. Le résultat était surprenant et intéressant. George Benjamin

était dans la salle et monta sur scène aux applaudissements (ci-dessous entre le contre-ténor et le chef).

Bejun Mehta, George Benjamin, et Daniel Harding devant les premiers violons

Bejun Mehta, George Benjamin, et Daniel Harding devant les premiers violons

Dans ce concert comme dans les deux précédents, je le souligne à nouveau, il y avait une recherche

manifeste dans les oeuvres proposées, et une exigence de perfection. La symphonie de Brahms

qui suivra l'entracte sera comme un cadeau au public, une récompense bien connue après la découverte

des nouveaux espaces musicaux où nous avaient entraînés l'orchestre et son jeune chef.

Daniel Harding fait lever ses musiciens

Daniel Harding fait lever ses musiciens

Si vous avez lu l'article sur le concert du 27 septembre donné au Théâtre des Champs-Elysées, vous avez compris que

Brahms était anxieux de composer une oeuvre dénomée symphonie, et trompait l'attente en composant des sinfoniettas...

En 1876, à 43 ans, il estima être mûr pour affronter les mânes de Beethoven, et sa 1ère symphonie,

en ut mineur, fut créée par Hans von Bülow. Elle sera suivie de trois autres symphonies. Il y a des musiciens

avec qui nous sommes personnellement en résonance, c'est mon cas pour Brahms (mais aussi pour Mozart, Beethoven,

Haendel, Purcell...) Après les deux premiers mouvements qui sont comme un prélude à l'essentiel, voici le

bonheur pur du troisième mouvement, beethovenien comme il se doit, on souhaiterait qu'il ne finisse

jamais. Mais le quatrième mouvement n'est pas en reste, avec ses longues phrases lyriques

qui donnent des frissons dans le dos... L'écriture de la symphonie est brillante, elle est dirigée et

interprétée avec beaucoup d'intensité et d'émotion. Chacun se surpasse, le public est ravi et transporté.

L'Orchestre de Paris et Daniel Harding dans la symphonie de Brahms

L'Orchestre de Paris et Daniel Harding dans la symphonie de Brahms

Comme lors des deux concerts précédents, l'engouement du public pour la direction de Daniel Harding

était manifeste, longs applaudissements, rappels... Le concert s'acheva sous les bravos vers 22h30,

et je pris mon temps pour ressortir, ayant par la magie de la musique, tout oublié du RER et de ses travaux. Un coup de chance,

j'attraperai néanmoins sans le faire exprès le tout dernier train circulant entre Gare du Nord et Châtelet, vers 23h. Ouf!

 

Sylvie, blogmestre

Partager cet article

Repost 0
Published by Blog des choristes des CP13
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d'une choriste parisienne vagabonde
  • Le blog d'une choriste parisienne vagabonde
  • : Ex-blog des choristes des Choeurs de Paris 13, lieu d'échanges entre les choristes de Paris, de France, de Navarre et d'ailleurs! Instrumentistes de toutes cordes, vocales ou autres, bienvenue aussi!
  • Contact

Recherche