22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 19:26

Premier film vu hier soir à la Ciné Cité des Halles, à la séance de 18h45, "Moka" de Frédéric Mermoud

fait référence à la couleur d'une automobile, celle qui a percuté et tué, près du Conservatoire

de musique de Lausanne, le fils de Diane (Emmanuelle Devos), jeune violoniste de 14 ans.

 

 

Après la mort de l'enfant, Diane s'est séparée de son compagnon, et l'idée fixe de retrouver l'auteur de

l'accident la hante. Trouvant la police trop peu inquisitrice, elle mène sa propre enquête et retrouve le

véhicule, et ses propriétaires, un couple d'Evian, de l'autre côté du lac. Une artisane (Nathalie Baye)

et un animateur de centre de remise en forme. Diane se procure une arme, et pénètre dans la vie

de ces personnes, s'y incruste même, au point de créer un grand malaise chez le spectateur. Le

conducteur qui a renversé son fils ne s'est pas arrêté, c'est un homicide involontaire et un délit de fuite.

Que ne va-t'elle faire part à la police de ses découvertes, au lieu de tourner autour de ces gens? Elle

"cherche à comprendre", avec son revolver dans la poche... Va-t'elle en abattre un pour se faire justice?

 

 

Sur les affiches de promotion du film, on peut lire "qu'auriez-vous fait à sa place?" Je crois que j'aurais

pris de la distance, parce que le contact direct avec des personnes qui vous ont causé un tort irréparable

conduit soit au pardon total (à condition d'être un saint), soit à la haine avec risque de surenchère, soit

à une position intermédiaire déstabilisante, un mélange malsain d'attraction et de répulsion. Ce côté

malsain de la quête de Diane, qui est dans la position intermédiaire déstabilisante, puisque son approche

a révélé la coupable présumée plus attachante qu'on l'aurait cru, pèse sur tout le film. On se demande

quel est le propos du réalisateur, où veut-il en venir? Marlène (Nathalie Baye) échappe de justesse à la

balle vengeresse, au milieu du thym et du serpolet en fleurs, au flanc des Alpes... Le renversement de

situation final est assez classique dans les séries policières, mais la violence qui l'entoure l'est moins.

Malgré toute l'émotion que suscitent les flashbacks sur le jeune musicien, malgré le jeu sans faille des

deux actrices principales, le malaise engendré par la pénétration de Diane dans la vie de ce couple

a dominé mon ressenti pendant le film. J'ai aimé les magnifiques vues du Lac Léman et des Alpes.

 

Sylvie, blogmestre

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Published by Blog des choristes des CP13
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