17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 18:41

L'Opéra Bastille, pour le 14 juillet, donnait une représentation gratuite, sur réservation individuelle, du

spectacle de ballet chorégraphié par Justin Peck, sur une musique de Francis Poulenc, et par George

Balanchine, sur une musique de Johannes Brahms, orchestrée par Arnold Schönberg. Il s'agissait de la 6è

représentation du ballet, qui a été donné 7 fois à l'Opéra Bastille, la dernière étant le 15 juillet 2016.

Billet gratuit pour ballet nouveau

Billet gratuit pour ballet nouveau

J'avais eu la chance de trouver l'information assez tôt: il n'y avait plus de place en catégorie 1, mais toutes les autres catégories

étaient disponibles, d'où la catégorie 2. Arrivée devant l'opéra, ma surprise fut grande de voir une foule de personnes,

certaines en files incertaines, d'autres en gros rassemblement serré devant l'entrée (habituellement l'entrée des spectateurs 

est très fluide, je n'ai jamais vu d'attroupement serré). Les personnes qui arrivaient étaient égarées comme moi par le

nombre de postulants à l'entrée au spectacle. Il m'a fallu une dizaine de minutes pour comprendre que les files incertaines

étaient les possesseurs de billets, et que le gros rassemblement serré était formé par ceux qui n'en avaient pas,

qui empêchaient involontairement ceux qui en avaient d'entrer normalement, en tentant, devant les portes,

de récupérer une place inutilisée. Ca marchait, d'ailleurs, un peu. Je n'avais réservé qu'une place.

 

La salle de l'Opéra Bastille vue de la place 39 rangée 26 du parterre

La salle de l'Opéra Bastille vue de la place 39 rangée 26 du parterre

Une fois assise, je constatai que l'entrée se faisait plus lentement que d'habitude. La sonnerie retentit,

la représentation commença un peu en retard mais finit à l'heure prévue. Il devait y avoir des personnes

qui entraient dans cette salle d'opéra pour la première fois, ce qui était probablement l'un des objectifs

de l'Opéra de Paris: ouvrir un lieu culte à toutes les populations, en ce jour de Fête nationale. L'idée de

réserver des places numérotées, même gratuites, était bonne, puisque l'algarade déroutante de spectateurs qui s'em-

poignent pour une place, dont j'avais été témoin le 21 juin au grand auditorium de la Maison de la Radio, ne se renouvela pas.

Les personnes qui connaissaient la salle et ses usages entraînaient ou guidaient les autres. Arrivée de l'orchestre

et salut du chef d'orchestre à la salle: applaudissements (ne riez pas, ce n'est pas automatique pour tout le monde!)

Personnes mal placées: autorisation possible d'occuper des places libres voisines, mais juste avant le début du spectacle...

Ballet Peck/ Balanchine

Après avoir applaudi l'orchestre de l'Opéra national de Paris et son chef, Patrick Lange, la lumière

s'éteignit, et l'orchestre joua la Marseillaise. Tous les spectateurs se levèrent. Certains chantèrent un peu,

mais la version orchestrale était splendide, il eut été dommage de chanter par-dessus. L'hymne terminé

fut salué par des applaudissements, puis nous nous rassîmes dans le noir, pour le spectacle.

 

Habituellement, je me documente avant d'aller à l'opéra Bastille, sur l'opéra que je vais voir. J'aurais du le

faire aussi pour ce ballet, ce qui m'aurait appris que George Balanchine (1904-1983) fait partie des

chorégraphes à l'origine de la danse néo-classique, dont Justin Peck (28 ans) est un admirateur.

Voici la bande-annonce du spectacle:

 

 

N'ayant aucune formation en danse classique ou néo-classique, j'ai eu la chance d'avoir quelques commentaires subséquents

d'une enseignante en danse qui faisait partie du groupe avec lequel j'ai été au concert du Champ de Mars le soir du 14 juillet,

et qui m'a expliqué qu'il s'agissait de pliés de bras et de positions de pieds (ah oui, j'avais remarqué!). Je ne peux pas vous

en dire davantage. Les personnages de Peck sont arrivés en combinaison noire à liseré coloré, dans un décor

moderne, chic. Ils avaient un masque rond coloré sur le visage, qu'ils ont perdu au cours de la chorégraphie,

que j'ai trouvée très belle. L'oeuvre jouée par l'orchestre était le concerto pour deux pianos et orchestre

de Poulenc.Voici une photo des danseurs à la fin de la première partie du spectacle:

Ballet Peck/ Balanchine

La deuxième partie était de mon point de vue de néophyte en danse classique, beaucoup plus classique

que la première, et d'esprit, dirais-je, "Lac des cygnes". Des tutus en ligne, en rond, des demoiselles avec

des serre-têtes, pas en plumes mais en fleurs, des jeunes gens avec des bottes de cosaques... L'oeuvre

jouée par l'orchestre de l'Opéra national de Paris était le Quatuor pour piano n°1 de Brahms, orchestré par

Schönberg. Une peinture de fond représentait un château qui évoquait Charlottenburg, concession à la

nationalité germanique du compositeur (?) mais il me semble qu'il vivait plutôt à Vienne qu'à Berlin, notre ami Johannes...

Voici une photo des danseurs et danseuses, et du chef d'orchestre Patrick Lange:

Ballet Peck/ Balanchine

Il y eut à la fin de l'oeuvre de Brahms un rondo tzigane (ah, les tziganes de Brahms!:) mais les jeunes

gens n'avaient rien de tzigane dans leur costume, plutôt d'inspiration géorgienne. Qu'importe,

Balanchine et Brahms ont fait un tabac dans la grande salle de l'opéra Bastille, et c'était l'essentiel.

Personnellement, je retiens Justin Peck, un jeune homme qui a de l'avenir...

 

Sylvie, blogmestre

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Published by Blog des choristes des CP13
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