5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 08:08

Après une première tentative manquée, j'ai vu l'opéra Aïda de Giuseppe Verdi hier soir à l'Opéra Bastille.

Aïda

J'avais une place en galerie sur les côtés, à l'extrémité de la galerie qui est près de la scène.

Voici la salle (très pleine) vue de l'extrémité de la galerie:

Aïda

L'opéra dure deux heures et demie ce qui de mon point de vue est une bonne durée, il est en quatre actes,

entrecoupés d'un entracte d'une demi-heure, soit trois heures au total environ. L'orchestre et les choeurs de l'Opéra

national de Paris étaient placés sous la direction de Daniel Oren, je voyais très bien l'orchestre.

Vous noterez l'à-pic de l'extrémité de la galerie, des spectateurs sont même venus exprès se faire peur à l'entracte...

 

Aïda

Enfin... je voyais très bien la partie à ciel ouvert de l'orchestre, sachant que les trompettes, les fameuses trompettes d'Aïda,

sont localisées sous la scène (une partie était dans les décors aussi).La mise en scène était d'Olivier Py.

Aïda
Aïda

L'intrigue se déroule à Thèbes, en haute Egypte, du temps des pharaons. Aïda est une jeune esclave

éthiopienne, fille d'un roi, qui a été affectée au service de la fille du pharaon, Amneris. Amneris aime le

jeune capitaine Radamès, qui a jeté secrètement son dévolu sur Aïda, dont les sentiments sont

réciproques. Radamès compte se distinguer sur le champ de bataille, ce qui lui permettra de racheter

Aïda et de l'épouser. Mais le père d'Aïda est fait prisonnier par les Egyptiens, et sa fille se retrouve écartelée

entre les sentiments et la loyauté qu'elle doit à son père, et son amour pour Radamès. La jalousie

d'Amneris, les pressions du père d'Aïda sur sa fille, et la position difficile de celle-ci conduisent Radamès à

trahir involontairement les siens en révélant ses plans. Les prêtres, plus puissants que le pharaon, le

condamnent à mort. Il est enfermé dans la crypte d'un temple, et Aîda l'y rejoint pour mourir avec lui.

 

La mise en scène était décalée à bien des égards. Dans le premier acte, une ville détruite par les

bombardements en image de fond plaçait l'action au XXè siècle, et un drapeau italien localisait l'Ethiopie

sous la domination mussolinienne. Les bâtiments du palais royal étaient revêtus de cuivre jaune, ce qui

reflétait l'éclairage de la scène sur les spectateurs. Lorsque le temple (lui aussi cuivré) apparut, du feu fut

allumé sur une maquette, illuminant quelque deux mille spectateurs de la lueur d'un gros feu de camp. 

Le palais royal et la maquette du temple, à la fin de l'entracte

Le palais royal et la maquette du temple, à la fin de l'entracte

Les prêtres, curieusement, étaient vêtus selon les costumes du clergé catholique. Les Ethiopiens

étaient blancs de peau (tous les Ethiopiens que j'ai connus étaient noirs), il y avait un charnier dans la crypte

sous le temple, empli de poupées verdâtres très réalistes, dont l'une fut pendue au dessus de la scène,

et l'on vit des individus de blanc vêtus, coiffés de chapeaux pointus et cagoulés faire un tour sur

la scène, devant une croix dont la branche horizontale était enflammée (Ku Klux Klan, I presume?)

 

De ma place haut perchée, il fallait se pencher sur la rambarde pour voir la scène, je le faisais de temps

en temps, mais majoritairement j'ai profité bien assise dans mon fauteuil de la musique de Verdi,

splendide, magnifiquement interprétée par des artistes lyriques au top de leurs capacités.

Les chanteurs lyriques à la fin de l'opéra

Les chanteurs lyriques à la fin de l'opéra

Le trio amoureux était chanté par Sondra Radvanovsky (Aïda), Marco Berti (Radamès),

et Daniela Barcelona (Amneris).Bravo à tous, il il a des représentations jusqu'à la mi-juillet!

La mise en scène ne m'a pas enthousiasmée, mais j'ai aimé les décors et la flamboyance. A défaut

d'adhérer aux évocations décalées, qui me semblaient superflues dans une histoire antique qui se suffit à elle-même, la

lumière spectaculaire avait un côté barbare et hors civilisation qui créait une atmosphère intéressante.

L'opéra s'est terminé vers 22h40, il a été très applaudi.

 

Sylvie, blogmestre

Aïda

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