22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 08:23

Comme je l'avais annoncé sur ce blog, les grandes salles donnaient hier soir des concerts gratuits,

avec entrée sur réservation préalable de sa place, j'en avais une pour la Maison de la radio,

où l'Orchestre philharmonique de Radio France fêtait la Musique, sous la direction de Marzena Diakun.

Le Philhar' fête la musique

Nous avions été priés d'arriver en avance, j'étais en gare d'Arcueil à 19h15*, et pris la ligne 6 du métro à Denfert-Rochereau,

direction Etoile. A La Motte-Piquet, on nous informa que deux stations étaient fermées au public, Dupleix, et Passy (?!)

(Passy était celle où j'allais et Dupleix était la station près de laquelle mes parents ont habité 17 ans, ce sont deux petites

stations situées  entre deux grosses, qui étaient ouvertes, pour quelle raison  les avait-on fermées?) Je descendis donc à

Bir-Hakeim à 19h45**, et fis un peu de chemin à pied en plus. Voici la Tour Eiffel vue du Pont de Bir-Hakeim:

La Tour Eiffel vue du Pont de Bir-Hakeim

La Tour Eiffel vue du Pont de Bir-Hakeim

Je suis arrivée à la Maison de la Radio un peu après 20h, il y avait une animation sur le parvis. Nous sommes entrés

facilement, les arrivées plus précoces facilitent l'entrée et le contrôle. Le grand auditorium était déjà plein au niveau du parterre

et de la corbeille. Comme le placement était libre, les hôtes et hôtesses procédaient méthodiqueent, en remplissant les loges

au fur et à mesure des arrivées. J'ai inauguré le premier balcon avec une dizaine d'autres auditeurs,

j'étais à la place 10 de la rangée O, au premier rang de face, avec une vue superbe sur l'orchestre.

L'auditorium du premier rang du premier balcon, de face

L'auditorium du premier rang du premier balcon, de face

Le premier balcon a continué à se remplir sans bruit, même après le début du concert. L'orchestre arriva par bribes (je crois

que les musiciens avaient une autre prestation dans la Maison avant la nôtre), un monsieur en short assis au parterre

applaudissait chaleureusement dès qu'un musicien se présentait (un fan!). Alors que l'orchestre était complet et que

l'on n'attendait plus que Marzena Diakun, une algarade éclata quelques rangs derrière moi, une dame voulait

absolument s'asseoir là où une autre avait gardé une place pour son mari parti aux toilettes, puisque le placement était libre.

Marzena Diakun entra. Applaudissements. Quand le silence se fit, on entendit "mais vous êtes cinglé!" et "c'est vous

qui êtes cinglée!"  Marzena noya magistralement les cris et les noms d'oiseau sous les accords tonitruants

de la 5è symphonie de Beethoven, dont le premier mouvement débutait le concert. Quand l'orchestre joua

mezzo-forte, on n'netendit plus rien... les belligérants, venus aux mains, avaient probablement été embarqués discrètement par

la sécurité! Il y avait un public différent du public habituel que l'on rencontre dans cette salle, la Fête de

la Musique étant une opportunité de découverte sans frais d'une grande salle et d'un concert de qualité.

Derrière moi, des parents mélomanes avaient amené un bébé gazouilleur, qui appréciait particulièrement les flûtes et les

haubois, et formait un trio là où le compositeur n'avait prévu qu'un duo... En revanche, les bassons le laissaient coi (ça a une

grosse voix, le basson!) Nous avons donc entendu de très beaux airs de musique classique, populaires, pour orchestre

symphonique, avec improvisation de bébé soliste gazouilleur. Mais c'était plutôt amusant.

Une partie de l'orchestre philharmonique, et Marzena Diakun

Une partie de l'orchestre philharmonique, et Marzena Diakun

Le concert était majoritairement d'inspiration slave, avec quatre compositeurs slaves sur les sept

présentés: Tchaikovski, Borodine, Rimski-Korsakov, et Dvorak, dirigé par Marzena Diakun, qui est

d'origine polonaise et a mis toute la passion de l'âme slave dans sa direction. L'exécution a été superbe.

Bravo! On nous a dit que le concert était diffusé en direct, mais c'est un autre concert qui était à l'entenne sur France Musique

hier soir à cette heure-là. Peut-être a-t'il été enregistré pour être diffusé ultérieurement, à moins que les incidents du début

aient empêché la diffusion... Ce serait dommage. J'avais incrusté le fichier audio proposé, qui est vide, je l'ai ôté.

 

Nous avions donc au programme le premier mouvement de la 5è symphonie de Beethoven, puis un extrait

de Peer Gynt d'Edward Grieg, puis l'ouverture de Roméo et Juliette de Piotr Ilitch Tchaikovski, particulière-

ment impressionnante avec des syncopes et contretemps et beaucoup de volume dans les cuivres et les

cordes, très applaudie par le public, de plus en plus démonstratif. Puis vint le vol du bourdon de Nicolaï

Rimski-Korsakov, très court par rapport à la pièce précédente, et plein d'humour, qui amuse toujours beau-

coup les auditeurs, suivi des Danses polovtsiennes du Prince Igor d'Alexandre Borodine (dans lesquelles il y a

un thème secondaire joué par les cuivres qui a été utilisé pour la musique de générique entêtante de la série de dessins

animés des aventures de Tintin) Gros succès, bien entendu! Dans toutes ces pièces, j'ai remarqué que le

hautbois était particulièrement sollicité, suivi de près par la flûte solo, en vermeil,dotée d'un très joli son

(le bébé gazouilleur était comblé!). Le concert se poursuivit avec la Danse macabre de Camille Saint Saëns,

seul compositeur français de la soirée, et se termina par la danse slave n°1 d'Anton Dvorak, qui fait partie de

mes premiers vinyles de coeur d'adolescence. L'interprétation d'hier soir, plus puissante et cuivrée

que je l'avais entendue jusque là, plus symphonique que bohémienne, m'a bien plu!

Marzena Diakun, qui est très jeune, gracieuse silhouette féminine longiligne en frac, dirige de tout

son corps, et y met beaucoup d'âme et d'énergie. Le résultat était superbe, la salle l'a rappelée,

jusqu'à ce que l'orchestre se disperse. C'était un splendide concert classique accessible à tous.

Bravo le Philharmonique, bravo Marzena Diakun, et bonne continuation! Et merci pour cette belle soirée!

Marzena Diakun et les violons

Marzena Diakun et les violons

N'ayant aucune envie de refaire 20 minutes de marche pour rejoindre la station Bir-Hakeim, j'ai testé le RER C,

repris à 21h45*** avenue du Président Kennedy, avec vue sur la Maison de la Radio, ci-dessous:

 

Sylvie, blogmestre

La station de RER C et la Maison de la Radio en arrière plan

La station de RER C et la Maison de la Radio en arrière plan

Départ d'Arcueil-gare à 19h15

Départ d'Arcueil-gare à 19h15

Sortie du métro à Bir-Hakeim à 19h43

Sortie du métro à Bir-Hakeim à 19h43

Reprise du RER C à la station Avenue du Président Kennedy à 21h45

Reprise du RER C à la station Avenue du Président Kennedy à 21h45

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Published by Blog des choristes des CP13
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