15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 23:15

Ce soir j'ai entendu le concert du choeur de garçons de la Maîtrise de Radio France, dont

nous sommes ressortis assez tôt, ce qui me permet de rédiger l'article dès mon retour.

Pueri pueri erunt, le concert

Comme je l'avais écrit précédemment, l'entrée était libre, on pouvait réserver sa place sur internet,

ou la retirer à l'accueil. L'auditorium était rempli en son parterre, et en ses loges 1 et 2 de la corbeille,

et un peu en loges 3 et 4. Les jeunes choristes étaient sur la scène, qui pour la première fois depuis

que je fréquente l'auditorium m'apparut comme une arène. Certains étaient vraiment très jeunes,

c'était peut-être leur premier concert, la scène-arène devait être très impressionnante.

Pueri pueri erunt, le concert

Les plus jeunes étaient en blanc et noir, les plus âgés en noir. Le concert fut chanté a capella à

4 voix pour les chansons profanes, un choeur à 3 voix avec seulement les plus grands dont des

contre-ténors, puis une messe fut chantée à 5 voix. Il est parfois difficile d'estimer dans quelle voix

chante un jeune garçon quand il a commencé à muer, plusieurs se déplacèrent au cours du concert,

changeant de pupitre au gré des pièces chantées. Ils étaient dirigés par Marie-Noëlle Maerten,

qui est directrice musicale ajointe de la Maîtrise de Radio France.

Pueri pueri erunt, le concert

Le concert commença par "Tant que vivray" de Claudin de Sermisy, une galanterie joyeuse et courtoise,

qui fut suivie de "Pour un plaisir" et "Au joli bois" du même auteur. Puis ce fut Josquin des Prés avec

"Mille regretz", qui a été ma chanson préférée de ce concert, pour la délicatesse et la sensibilité de

l'interprétation, qui conte l'histoire d'une séparation amoureuse à laquelle l'auteur craint de ne pas survivre.

Puis du même Josquin des Près, plus coquin fut "En l'ombre d'ung buissonnet". Puis de

Clément Janequin furent chantées "Toutes les nuits", "Il s'en va tard", "Tu as tout seul", et "Le chant

du rossignol". Les chansons avaient été soigneusement choisies pour ne pas être trop gaillardes dans leurs

descriptions, gaillardise qui fait le piquant des airs de la Renaissance, et amuse beaucoup les adultes...

Il y eut une messe de William Byrd à cinq voix, dont deux voix de sopranes, avec de très

beaux soli , qui furent très applaudis à la fin, suivie d'un Ave Verum corpus du même auteur.

Les jeunes choristes bissèrent "Il s'en va tard" à la fin du concert. Voici un extrait:

 

Choeur de garçons de la Maîtrise d'enfants de Radio France

 

Je suis désolée pour le bruit de crécelle que fait le zoom de mon appareil photo, qui va partir en révision...

 

Ce fut un très joli concert, très juste et harmonieux, avec de jeunes voix de très grande qualité.

Certains jeunes choristes étaient impressionnants, je pense au jeune soliste soprane, à la voix d'ange,

ou aux contre-ténors plus âgés, qui sont dans des tessitures similaires aux tessitures féminines,

mais avec un timbre différent, que je trouve émouvant. On entend parfois dire que les chorales

vieillissent, que le chant n'est plus un art populaire, une soirée comme celle-ci était un excellent

exemple que le chant de bon niveau attire encore les jeunes. Certes, c'est une élite musicale,

mais espérons qu' elle fait envie à d'autres!

Sylvie, blogmestre

La Tour Eiffel vue de l'avenue du Président Kennedy

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