9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 18:33

Mardi soir au Théâtre des Champs Elysées, un concert réunissait les Mozart, père et fils, et le père et

le fils spirituels de Wolfgang, Haydn et Schubert. Ce concert était interprété par l'Orchestre de chambre

de Paris, sous la direction de Sascha Goetzel. Le programme comprenait la symphonie en sol majeur

"Neue Lambacher" de Leopold Mozart, créée vers 1769, le concerto pour violoncelle et orchestre n°1 de

Joseph Haydn, composé entre 1762 et 1765, la première symphonie en mi bémol majeur de

Wolfgang Amadeus Mozart, composée en 1764-1765, trois pièces contemporaines, ainsi que la

troisième symphonie en ré majeur de Franz Schubert, composée en 1815, et créée à titre posthume.

Place d'origine

Place d'origine

J"ai sans le faire exprès, réservé semble-t'il une place en loge (j'avais réservé une place de catégorie 4 à la corbeille,

et après attribution, c'était une place de loge), alors que je préfère les balcons... Mais il n'a pas été difficile de

me replacer au premier balcon, merci au personnel du Théâtre des Champs Elysées!

Vue sur la frise sous la coupole de ma place

Vue sur la frise sous la coupole de ma place

Avant le concert, on nous informa que le violoncelliste, Jean-Guihen Queyras, signerait des autographes

à l'entracte, et qu'il était strictement interdit de filmer ou d'enregistrer le concert. L'Orchestre de chambre

de Paris, après un baise-main galant du chef d'orchestre au premier violon (ou bien était-ce à l'entracte?), joua la

symphonie de Mozart, Léopold, longtemps attribuée à Mozart, Wolfgang, quoique qu'elle n'ait pas la

souplesse et l'inventivité du second. On finit par l'attribuer à son compositeur légitime. C'est une pièce

agréable, de musique de cour du XVIIIè siècle, en quatre mouvements, rapide, classique dans sa facture,

mais tout à fait plaisante. Puis vint le concerto de Haydn, interprété par un extraordinaire soliste,

Jean-Guihen Queyras, qui jouait sur un violoncelle de 1610, nous apprenait le livret. Une pièce plus brillante

et plus émouvante que la symphonie de Léopold Mozart, qui suggère avec finesse le choix musical

du jeune Wolfgang qui l'appelait "papa Haydn". Habituellement, je prends une photo du soliste, mais eu égard à

l'annonce du début du concert, je n'ai pas voulu me distinguer en étant la seule à photographier avant l'entracte.

Le violoncelliste virtuose, très applaudi, bissé, nous a joué un petit morceau supplémentaire de son

violoncelle hors d'âge, qui avait un son extraordinaire. Aimant la musique contemporaine, il nous a

annoncé "Ombres" de Kurtag, enchaîné avec le prélude de la première suite pour violoncelle de

JS Bach. L'enchaînement des deux était amusant. Il a été très applaudi, à nouveau.

L'Orchestre de chambre de Paris et Sascha Goetzel

L'Orchestre de chambre de Paris et Sascha Goetzel

Mon voisin de devant était un musicien professionnel, et m'a fait part de ses impressions, qui ne manquaient pas d'intérêt.

Ma connaissance de la musique instrumentale n'allait pas jusqu'à pouvoir apprécier pleinement ses remarques cependant.

Après l'entracte, le concert reprit avec la première symphonie de Mozart, Wolfgang, composée à l'âge

de... 9 ans. Mais témoignant d'une maîtrise parfaite de la composition, et de ce supplément de fantaisie,

de capacité émotionnelle et d'aisance qui le caractérise. Imaginons le jeune Mozart, 9 ans, ne touchant pas des pieds

par terre quand il est au piano, avec son petit habit et sa coiffure Louis XV, composant une symphonie musicalement parfaite...

Le livret nous dit qu'il s'était lié d'amitié avec Johann-Christian Bach, qui avait vingt ans de plus que lui, ce qui en dit long sur

sa maturité musicale! La dernière oeuvre du concert était une symphonie composée par Schubert à l'âge de

18 ans. L'orchestre s'étoffa de quelques musiciens supplémentaires, dont deux flûtes et une clarinette, qui

avait un rôle de soliste dans cette symphonie. A la réflexion, et toute révérence gardée pour les deux

oeuvres de jeunesse de WA Mozart, et de Schubert, et la musique de cour de L. Mozart, c'est le concerto

de Haydn qui m'a le plus touchée. Pour la beauté du son du violoncelle, et peut-être pour la maturité

de l'écriture et simultanément cette grâce courtoise que Haydn mettait en tout.

Les cordes et Sascha Goetzel

Les cordes et Sascha Goetzel

L'orchestre fut très applaudi et bissé à la fin du concert, et joua un extrait de Rosamunde de Schubert.

Et là je compris enfin le sens des remarques de mon voisin de devant, musicien, car c'est une oeuvre que je

connaissais déjà dans d'autres interprétations. Qu'il soit remercié de m'avoir fait entendre autrement...

 

Sylvie, blogmestre

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