6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 19:43

Hier soir j'ai entendu un groupe de jazz féminin dans la grande salle de la Philharmonie. La soirée

s'appelait « Ladies ! » et j'avais une place à visibilité réduite (et au prix assorti), ce qui me laissait perplexe

puisque le propre de la grande salle de la Philharmonie, c'est qu'on voit bien partout...

 

Place très correcte pour le tarif

Place très correcte pour le tarif

J'ai failli suspendre brutalement ma carrière de blogueuse hier soir, avant ce concert, car un livreur de pizza à cyclomoteur m'a

ratée de peu en descendant à fond les gaz un trottoir que je m'apprêtais à prendre. Il s'est excusé d'un air ravi (de m'avoir ratée?),

et a bien ri quand je lui ai dit de ne pas le refaire... Cent mètres avant, c'était un jogger pressé qui m'aurait percutée si je ne

m'étais pas effacée pour le laisser passer, sur le trottoir précédent... Un début de soirée tout en courtoisie.

 

Il n'y eut pas d' autre incident, j'arrivai en avance à la Philharmonie. Ma place était au deuxième balcon,

sur le côté. La visibilité réduite tenait au fait que la scène avait été déplacée vers l'arrière.

J'étais dans les volutes, près de l'orgue, et c'était les barres de protection qui gênaient la visibilité.

La grande salle vue du bout du deuxième balcon

La grande salle vue du bout du deuxième balcon

J'ignorais que la scène et l'arrière scène étaient modulables... A la place où, le 3 mars, j'avais vu jouer

l'Orchestre de Paris, il y avait des spectateurs en parterre. Et l'arrière scène où j'étais spectatrice

le 3 mars avait été démontée pour y mettre une autre scène, plus étroite, où se produirait

le groupe de jazz. Cette grande salle était pleine de ressources, finalement !

Le parterre de spectateurs ajouté à la place de la scène habituelle

Le parterre de spectateurs ajouté à la place de la scène habituelle

Je confesse ne connaître à peu près rien au jazz, à l'exception du jazz classique de type

Nouvelle-Orléans. Ce qui m'avait incitée à venir à ce concert, c'est le côté féminin du groupe. Il était

composé de sept jeunes femmes : Renee Rosnes au piano, Cécile Mc Lorin Salvant au chant, Anat Cohen

à la clarinette, Melissa Aldana au saxophone, Ingrid Jensen à la trompette, Linda Oh à la contrebasse,

et Terri Lyne Carrington à la batterie, de nationalités ou d'origines différentes. Aucune mention du

programme joué dans le programme écrit, seulement les itinéraires de ces musiciennes brillantes. J'étais

ravie de découvrir qu'il n'était pas indispensable d'être un monsieur enrobé et transpirant pour jouer

correctement du saxophone, et qu'une jeune femme svelte pouvait aussi parvenir à un résultat étonnant...

 

Le groupe de jazz féminin

Le groupe de jazz féminin

Pour le reste, la soirée fut pour moi une suite d'improvisations rythmées par la batterie, en point de repère,

dont les cymbales vibraient visuellement d'ondes stationnaires, produits de l'interférence entre la battue

de la batteuse, et la fréquence alternative de l'éclairage. J'ai surtout été enchantée par la chanteuse,

et par la clarinettiste, dont le jeu avait des sonorités de musique traditionnelle, comme j'en avais entendu

lors de journées de danses israéliennes pratiquées autrefois à Strasbourg. Ah, la clarinettiste est Israélienne, j'avais

deviné juste ! La chanteuse avait une voix superbe, le livret dit qu'elle avait commencé par la musique

baroque, et lyrique, elle est polyvalente, bravo ! Pour les autres instruments, je ne suis pas habilitée

à commenter, à part la batterie, classique, sauf pour l'exécutante. Il ne faut donc pas être

un rockeur vétéran à catogan pour battre très bien, encore une conquête féminine, yeepie !

 

Ladies!

Voici un court extrait du bis, solo de trompette (il était interdit d'enregistrer le concert, mais le bis était hors concert,

quoique l'on ne connaissait pas les limites du concert), copyright respecté, moins de 20 secondes.

 

 

C'était une soirée très agréable. Elles ont été rappelées plusieurs fois et ont joué une pièce en bis,

puis devant l'intensité de l'enthousiasme, une deuxième. C'est un autre indice de féminité, elles ne

sont pas blasées par la réussite, ni aveuglées par leur notoriété,souhaitons

qu'elles gardent longtemps cette fraîcheur !

 

Sylvie, blogmestre

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Published by Blog des choristes des CP13
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