11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 21:21

Jeudi soir j'ai vu Le trouvère de Giuseppe Verdi à l'Opéra Bastille,

grâce à un billet acheté d'occasion sur un site agréé pour la revente de billets de spectacles.

Place d'opéra à la revente

Place d'opéra à la revente

La salle de l'Opéra Bastille, de la place 9 J 10 35

La salle de l'Opéra Bastille, de la place 9 J 10 35

Les chanteurs avaient de très belles voix, et la musique était ...très verdienne. L'orchestre,

dirigé par Danielle Callegari, était splendide. Cependant l'intrigue n'était pas des plus limpides,

et la mise en scène très sombre n'a pas éclairci ma compréhension (je n'avais pas fait de travail

préparatoire cette fois-ci, ayant un programme unviversitaire chargé). Aïe! Je mets ci-dessous

la bande-annonce officielle pour que vous puissiez voir la mise en scène et le décor.

 

 

Le choeur choisi pour la bande-annonce est le plus populaire, mais n'est pas représentatif de l'ensemble

de l'oeuvre qui est plus noire. Voici aussi le lien vers la galerie de photos du spectacle.

 

Après l'entracte, on nous a annoncé que quelqu'un était souffrant, mais assurerait la deuxième partie quand même.

J'aurais pu en dire autant. Je suis sortie de la salle avant la fin de la deuxième partie, suite à un problème

respiratoire persistant. Comme je m'améliorais à l'extérieur, j'ai regardé le dernier quart d'heure de l'opéra sur le

grand écran de télévision du deuxième étage, et ne suis rentrée dans la salle que pour les saluts à la fin.

Fiche du spectacle du 10 mars 2016

Fiche du spectacle du 10 mars 2016

Voici l'intrigue, elle a été écrite par un auteur espagnol, Antonio Guttierez. Il s'agit d'un drame situé en

Espagne au XVè siècle, dans l'entourage de la famille royale d'Aragon. Le comte de Luna avait fait brûler

sur le bûcher une gitane sous l'accusation de sorcellerie. La gitane avait une fille, Azucena, qui à l'âge

adulte, enleva le fils du comte, qu'elle élèvera comme le sien en lui cachant ses origines, et l'appella

Manrico. Le trouvère, c'est lui. Le comte père avait un second fils, dénommé comte de Luna dans l'opéra.

Il entra en conflit avec Manrico pour une suivante de la reine d'Aragon, Leonora, dont tous deux sont

amoureux.Mais Leonora n'aime que Manrico, que le jeune comte parvient à faire enfermer. Leonora promet

au comte de l'épouser s'il libère Manrico, et pour échapper à ce mariage, s'empoisonne. De dépit, le comte

donne l'ordre d'exécuter Manrico sous les yeux de sa mère Azucena, qui a été arrêtée elle aussi, et qui

lui révèle qu'elle avait enlevé l'enfant autrefois et qu'il vient de tuer son frère... Azucena meurt aussi.

 

Verdi, qui avait perdu ses proches jeune, avait une relation récurrente à la mort dans ses opéras.

La mise en scène plaçait les personnages dans un environnement désolé moderne, évoquant à la fois

les deux guerres mondiales (treillis kaki, casques de type allemand, masques à gaz), un cimetière militaire,

des tranchées, des squelettes, le parallélépipède multiplié de 2001, Odyssée de l'espace, ou même

un jeu vidéo. Les personnages étaient habillés de teintes tertiaires, aucune couleur franche, à

l'exception de nonnes vêtues de blanc (des infirmières?), le blanc étant la somme de toutes les couleurs

pour les radiations lumineuses, et l'absence de tout pigment coloré pour le tissu. J'aurais préféré un décor

coloré qui aurait mis en valeur les protagonistes, et aurait permis de les identifier clairement. Et puis,

l'intrigue parle de conflits individuels, et non collectifs, que venaient faire toutes ces tombes ici?

Le choeur et les rôles principaux

Le choeur et les rôles principaux

La photo ci-dessus a été prise aux saluts, après le spectacle, à hauteur du parterre, on voit que les

costumes sont de teintes mélangées, et le décor minimaliste, l'ensemble étant, de mon point de vue,

plutôt lugubre. Mais j'ai parlé à des spectateurs à qui ce dépouillement convenait très bien!

Comme je l'ai écrit plus haut, la mise en scène n'enlevait rien à la qualité vocale des interprètes,

qui était superbe. Mais j'ai la faiblesse d'aimer les beaux décors...

 

Sylvie, blogmestre

 

En rentrant, dans ma rue, le premier forsythia, prélude au printemps, dressait ses fleurs jaunes dans la nuit.

Il trovatore

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