15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 15:50

Hier après-midi, comme écrit dans l'article précédent, j'ai écourté le travail collectif du Osanna de la

Messe en ut mineur de Mozart pour aller entendre l'orchestre et le choeur de Paris sous la direction

de Gianandrea Noseda, interpréter le Requiem de Giuseppe Verdi. Que l'on se rassure, j'avais les fichiers

musicaux du Osanna dans mon baladeur, et les transports en commun sont parfaits pour apprendre ou réviser !

(une oreille : 4 voix, deux oreilles : 8 voix)

Billet pour sopranes 1 élargies

Billet pour sopranes 1 élargies

J'arrivai à la Philharmonie vers 16h15, ma place était à l'arrière du choeur, quelques rangs au-dessus

des sopranes, pas de dépaysement auditif donc, quasiment une position de concert ! Le choeur était en rangs derrière

l'orchestre, sur la scène, avec des chaises. Le concert était affiché complet, et le public était très

nombreux, seuls de très rares sièges étaient vacants.

 

 

La grande salle très comble vue de ma place

La grande salle très comble vue de ma place

Enserrés à l'intérieur d'un public très dense, les musiciens étaient aussi très nombreux, il y avait une

centaine de choristes, et les quatre solistes. Avant le concert, quatre trompettistes s'étaient positionnés

sur les côtés parmi les spectateurs, deux par deux, créant un effet triphonique avec les cuivres restés

sur la scène. Gianandrea Noseda dirigeait à mains nues, sans baguette. Dès le début de l'oeuvre,

pianissimo, on notait la qualité exceptionnelle du choeur (l'orchestre aussi est excellent, mais je l'avais

déjà constaté dans un concert précédent). Le premier Dies irae claqua comme un coup de tonnerre à

répétition, une chute vertigineuse qui suivait la descente semée d'altérations des deuxièmes sopranes,

ponctuée par les timbales et une très grosse caisse. Les trois groupes de cuivres intervinrent en créant

une impression d'espace sonore qui ravit le public. Les solistes brillaient tous les quatre dans les passages

de l'oeuvre qui les mettent en valeur, chacun avait son morceau de grâce (la partition du Requiem de Verdi et

son enregistrement faisant partie des objets qui m'ont été confisqués, je ne peux être plus précise, malheureusement, excepté

de mémoire pour la voix de soprano, superbe dans le Lacrymosa, ainsi que dans le Libera me).

L'orchestre, le chef, et les choristes en éclairage réduit

L'orchestre, le chef, et les choristes en éclairage réduit

La soprano était Erika Grimaldi, jeune soliste aux aigus puissants, et l'alto, Marie-Nicole Lemieux,

avait une tessiture étonnante, de mezzo-soprane à contralto, avec parfois des harmoniques très graves.

Le ténor, Saimir Pirgu a chanté un très beau solo à la fin du concert, plus lyrique que ce qui se pratique

habituellement (les solistes étaient tous quatre des artistes lyriques, ce qui explique leurs aptitudes

différentes des solistes classiques). La basse était Michele Pertusi, lui aussi remarquable.

Le choeur avait été entraîné par Lionel Sow, que l'on voit sur l'une des photos.

Les quatre solistes SATB

Les quatre solistes SATB

J'ai apprécié les fins de phrases du choeur, légères, enlevées, juste ce qu'il fallait, du grand art. J'ai

beaucoup aimé la direction de Gianandrea Noseda, nette, précise, et j'aurais volontiers chanté le troisième

Dies irae et le Libera me avec le choeur sous sa direction... Il a marqué une minute de silence après le « dona

eis requiem », avant de poursuivre l'oeuvre. J'espère que ce concert a été filmé, et qu'il sera disponible soit en vidéo

sur le site de la Philharmonie, soit en DVD, je serais très heureuse de le revoir et de le montrer à d'autres. Un concert

exceptionnel, qui explique la réservation totale de la salle ! L'oeuvre a été jouée complètement un peu avant 18h.

De nombreux applaudissements ont salué les musiciens, le chef, les solistes et les choristes, des

spectateurs étaient debout, j'ai pris quelques photos avant de sortir de la salle de concert.

Le chef à gauche, les solistes, les violons, le chef de choeur, et les spectateurs derrière eux

Le chef à gauche, les solistes, les violons, le chef de choeur, et les spectateurs derrière eux

Une heure et quart de transports en commun plus tard, avec le Osanna de la Messe en ut mineur

en accompagnement musical, et j'étais de retour chez moi...

 

Sylvie, blogmestre

PS: j'avais commis une erreur en substituant dans cet article le chef de choeur au chef d'orchestre,

mais grâce à deux choristes vigilants, tout a été corrigé, merci messieurs!

 

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Published by Blog des choristes des CP13
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commentaires

François 16/02/2016 09:40

Comme d'habitude, excellente critique,très vivante, de ce concert; Mais est-ce bien Lionel Sow qui dirigeait?
Le programme du concert mentionne Gianandrea Noseda, chef italien assez rare en France,semble t-il;

Nicola 15/02/2016 18:03

Attention Sylvie, petit erreur: Lionel Sow est bien le chef du Choeur de l'Orchestre de Paris, mais le directeur d'orchestre pour le concert était Gianandrea Noseda, Directeur Musicale du Teatro Regio de Torino et qui vient d’être nommé à la tête de la National Symphony Orchestra à Washington. Dans la photo que tu a pris, Noseda est effectivement à gauche, après t'a Grimaldi (Soprano) Lemieux (Alto), Pirgu (Ténor), Pertusi (Basse) et Lionel Sow. J'ai vu le concert de vendredi, qui m'a complètement bouleversé.....

Blog des choristes des CP13 25/02/2016 09:55

J'ai vu un jour un chef d'orchestre se planter la baguette dans l'autre main, après il a envoyé des petites goutes de sang sur les violonistes... mais le public n'a rien vu, c'est l'essentiel! Geste plus précis, dis-tu? ;-)

Nicola 22/02/2016 17:05

Je pense qu'il s'agit simplement d'une préférence du à son style de direction très physique, comme t'as pu remarquer. La baguette permet un geste plus précis, mais moins expressif.

Blog des choristes des CP13 16/02/2016 18:16

Merci pour ta surveillance attentive Nicola :-) J'ai les deux chefs mentionnés dans le programme et je me suis trompée... Ce concert était fabuleux, je confirme. Sais-tu pourquoi Gianandrea Noseda dirige sans baguette? Ce sont les chefs de choeur qui font ça habituellement...

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