28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 20:21

Dans le cadre de notre grande semaine de ballets, je suis retournée hier soir au

Palais des Congrès voir le Lac des cygnes de Piotr Ilitch Tchaïkovski (orthographe variable), interprété

et mis en scène par la troupe et l'orchestre de l'Opéra national de Lviv en Ukraine.

Panneau lumineux

Panneau lumineux

J'étais au milieu de la salle, d'où je voyais mieux la scène que quelques jours auparavant, mais moins bien les danseurs

individuellement, car myope, et beaucoup mieux la fosse d'orchestre, qui me parut cette fois d'une taille

suffisante pour contenir tout l'orchestre!

L'amphithéâtre vu de ma place

L'amphithéâtre vu de ma place

Billet côté de chez Swan

Billet côté de chez Swan

Je vais être assez brève pour cause d'examens imminents...

L'intrigue varie selon les interprétations, je vous livre celle que j'ai vue. Dans une cour germanique, le roi

et la reine décident de marier le prince Siegfried, ce qui donne des danses de présentation de

demoiselles ravissantes en tutus pastels, la reine étant vêtue d'un tutu long rouge avec manches et

couronne assorties. Siegfried a du mal à choisir. Le bouffon du roi, vêtu de blanc avec des petits losanges

multicolores, danse (particulièrement bien) et amuse la société (c'est la seule fantaisie du ballet). Puis Siegfried,

parti chasser avec une arbalète (!) rencontre une femme-cygne envoûtée par un magicien, Odette.

Ils dansent ensemble et tombent amoureux. Mais le magicien ne veut pas lâcher Odette, et amène sa

propre fille, Odile, le cygne noir, à la cour. Siegfried confond les deux cygnes et accepte d'épouser Odile.

Mais il retrouve Odette, son amour la sauve et tue le magicien, la déliant du sort qu'il lui avait jeté.

Cher Piotr Ilitch, après le coup du Casse-noisette, vous avez fait encore plus fort sur ce scénario-ci...

Le magicien et les cygnes

Le magicien et les cygnes

Le public a beaucoup aimé, et le grand amphithéâtre était plein à craquer. J'ai passé une très bonne

soirée, et vu un très beau spectacle de danse sur la très belle musique de Tchaïkovski, impeccablement

jouée par des musiciens de haut niveau. Mais la reine des souris m'a manqué... on ne se refait pas!

Disons que le Casse-noisette, facétieux et ingénieux, m'a plu davantage.

Siegfried, Odette, et les cygnes

Siegfried, Odette, et les cygnes

C'était évidemment remarquablement bien dansé, et l'orchestre était formidable. C'est l'histoire qui

manque de relief, et qu'on ne peut amender. Elle était améliorée par la mise en scène des danses à

la cour, et les drôleries du bouffon déjà évoqué. Mais finalement ce n'est pas si surprenant, les cygnes n'étant pas

des créatures réputées pour leur fantaisie et leur esprit! Je m'égare, mais pas tant que ça! Il existe des fins plus

tragiques de ce ballet (qui correspondent mieux au thème musical mélancolique du cygne selon Tchaïkovski)

dont le drame final rattrape alors la faiblesse de l'histoire, et des cygnes.

 

Le chef de l'orchestre, les deux amoureux, et les cygnes

Le chef de l'orchestre, les deux amoureux, et les cygnes

Je ne suis pas sûre que le cygne soit un bon personnage d'histoire, il est trop lisse. Je lui préfère

le canard, mais personne n'écrirait un ballet qui s'intitulerait le Lac des canards, à part Walt Disney, peut-être...

Je m'égare à nouveau, et retourne à mes études!

 

Sylvie, blogmestre

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Published by Blog des choristes des CP13
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